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 La revue de web de Kat

«J'ai toujours voulu être écrivain, pas écrivaine» | Slate.fr

Thu 16 Nov 2017 - 19:53

Pour Abnousse Shalmani, auteur de «Khomeyni, Sade, et moi», la libération de la femme ne passera pas par l'écriture inclusive.

Le souci avec le féminisme, depuis qu’il est devenu «mainstream», c’est le pot pourri des revendications qui étouffent la légitimité du combat et brisent la colonne vertébrale de la raison –oui, je sais aussi: c’est devenu un gros mot, vu que, dorénavant, ce qui prime et séduit, c’est l’émotion, le ressenti, le témoignage; nous vivons la fin de l’esprit critique. Parmi ses nouvelles marottes: l’écriture inclusive. Qu’est-ce que c’est? Une orthographe qui inclut le masculin et le féminin. Par exemple: les militant.e.s. sont tou.te.s des con.ne.s. Le tout dans l’espoir de rencontrer le prince charmant, pardon, d’effacer les inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes.

Les défenseurs de l’écriture inclusive en sont convaincus: le langage conditionne l’inégalité, et structure la domination (ou le contraire). Le masculin l’emportant sur le féminin, les femmes sont naturellement infériorisées, il faut donc changer cette odieuse règle qui sévit seulement depuis le XVIIe siècle et condamne les femmes à être exclues de la grammaire, de la parole, de la société, de la galaxie.

Seulement voilà: en persan ou en turc –pour ne parler que des langues que je connais un peu–, il n’y a pas de masculin et de féminin. Ce qui ne fait pas pour autant de l’Iran et de la Turquie, des havres de paix et d’égalité où l’infériorité des femmes n’est pas terriblement intériorisée comme dans notre République si abjecte envers les femmes jusque dans la grammaire.

Soyons sérieux: lorsque j’apprenais le français à l’école de la République, personne ne m’a asséné: «Le masculin gagne sur le féminin» mais «Le masculin est neutre». Nuance. Je passe rapidement sur la laideur esthétique de l’écriture inclusive, pour imaginer un monde façonné par les adeptes de la novlangue où il faudra traduire Madame Bovary ou Anna Karénine en inclusif parce que, merde, les femmes méritent leur forme écriture à elles toutes seules. Quoique… si nous en arrivons là, dans la logique où s’inscrit l’écriture inclusive, les deux romans précédemment cités seront interdits et brulés, car comment! des hommes, des hétérosexuels blancs, fruits du patriarcat dominant qui écrivent sur les femmes, qui s’autorisent à faire parler les femmes? Vous n’y pensez pas! Usurpation sexuelle! Trahison de sexe! Au bûcher! Flaubert repasserait devant le tribunal de l’inquisition féministe: «Non, Monsieur Flaubert, vous n’êtes pas Madame Bovary.»

Et Madame la procureure s’empresserait de déterrer des limbes du temps, la belle formule de l’écrivain, à propos de sa grande amie et collègue, George Sand (ci-contre): «Il fallait la connaître comme je l’ai connue, pour savoir tout ce qu’il y avait de féminin dans ce grand homme.» Sursaut dans la salle d’audience, un frisson de haine parcourait la foule: Flaubert ce phallocrate immonde. Ce serait une preuve à charge: parce que George Sand osait être écrivaine, osait se travestir pour être plus libre de ses mouvements, Flaubert, ce sexiste qui s’ignorait, éprouvait le besoin patriarcal de préciser, dans son «hommage», que c’était quand même toujours une femme! Ne riez pas: nous n’en sommes pas si loin.

Les femmes ont besoin de liberté

L’écriture inclusive nous raconte quelque chose du féminisme qui sévit et qui n’a plus grand chose à voir avec le féminisme historique (ou universaliste): créer les conditions de l’égalité en offrant les mêmes chances de réussite et d’émancipation, militer pour la liberté sexuelle, soutenir l’entrée des femmes dans toutes les carrières et lutter contre les discriminations. Personne n’avait imaginé qu’on en viendrait à dresser des listes de noms féminins négatifs (la soumission, la corvée, la vaisselle etc. et je pourrais rajouter la clairvoyance, la violence, la puissance etc. pour équilibrer) et qu’il serait sexiste de dire «Madame le Président» ou de vouloir demeurer «Mademoiselle» (ne pas se marier et le revendiquer est aussi un choix féministe).

La sacralisation des femmes sous-entend sa fragilité et par conséquent sa protection indispensable. Protéger les femmes, c’est les discriminer

Les conséquences de ce parasitage continu du féminisme historique sont doubles: la sacralisation de la femme et son corolaire, la sainte victimisation. La sacralisation des femmes sous-entend sa fragilité et par conséquent sa protection indispensable. Protéger les femmes, c’est les discriminer.

Ainsi, en 1928, lors des Jeux olympique d’Amsterdam, les femmes participent pour la première fois à l’épreuve du 800 mètres. Mais à l’arrivée, devant le spectacle d’athlètes effondrées par l’effort ou reprenant simplement leur souffle, les organisateurs décidèrent que les femmes étaient inaptes à tenir plus de 200 mètres, le tout dans le but de les préserver… L’épreuve olympique du 800 mètres fut alors interdite aux femmes jusqu’en… 1960.

Les femmes n’ont pas besoin d’être protégées, elles ont besoin de liberté pour exister et faire la preuve de leur endurance. Car derrière la fragilité se dévoile la victime éternelle qu’est la femme et qui arrange les sexistes depuis des millénaires pour justifier sa mise à l’écart et sa discrimination au nom de sa différence. Victimes, les femmes! Victimes tout le temps, partout, victimes nues et habillées, victimes dans le verbe, victime dans l’art, victime dans le travail, victime dans l’espace public!

À 8 ans, je ne parlais pas un mot de français. Mais je voulais déjà être «écrivain français», ce qui faisait gentiment rire mon entourage. Zola fut l’un des premiers auteurs que j’ai adoré. De l’âge de 10 ans à 15 ans, je croyais que Zola était une femme. Emile et Emilie sont proches, mon français était encore immature et j’avais joliment choisi que mon écrivain préféré était une femme. Une femme écrivain. Cela m’a conforté dans mon ambition. En 2014, la question m’était encore posée: écrivain ou écrivaine? Ce temps-là est achevé. Femme tu es, écrivaine tu seras.

À nous de prendre le pouvoir

Eh bien, je ne veux pas. Je ne veux pas vivre dans un monde parallèle à celui des hommes, réservé aux femmes décidément si fragiles. J’ai toujours voulu être écrivain et déjà enfant, je trouvais injuste que dans les manuels scolaires français, l’histoire des femmes se résume à un chapitre couvrant plusieurs siècles en fin de livre. Pourquoi ne pas mentionner Olympe de Gouges lors de la Révolution Française mais lui réserver une place à part? Comme si les femmes ne faisaient pas parti du même monde que les hommes, comme si leur histoire se déroulait en marge de celle des hommes.

Ainsi, l’injonction à être écrivaine, réveille en moi ce même sentiment enfantin de rejet. L’écrivain n’a pas de sexe et son œuvre s’inscrit dans l’histoire universelle de la littérature. Je suis une femme, j’écris. Je suis un écrivain.

Et pourtant. Adolescente, je découvre les figures féministes d’avant mai 1968 et des luttes collectives. Je découvre Madeleine Pelletier, la première femme psychiatre en 1905. Elle s’est farouchement battu pour poursuivre ses études: il fallait alors posséder ses droits civiques pour s’inscrire en psychiatrie et les femmes n’en avaient pas. Madeleine Pelletier encore moins: boursière, orpheline de père, mère catholique intégriste. Alors quand elle installe son cabinet dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en 1907, il est légitime qu’elle féminise sa profession pour faire naître la révolutionnaire Doctoresse Pelletier (elle pratiquait aussi illégalement l’avortement).

Ici, est la différence: le contexte, l’époque, l’inédit. Aujourd’hui, nous sommes égales aux hommes dans le droit –faite des pieds et des mains, hurlez à la mort, en tapant du pied, que c’est pas vrai, ça l’est, Doctoresse Pelletier s’est battue pour ça– bien que les mentalités évoluent plus lentement que la loi, bien que nos droits fondamentaux soient régulièrement mis en cause, nous disposons d’un arsenal juridique pour exister à l’égal des hommes.

À nous d’exercer nos droits et de se battre pour nous imposer, à nous de renvoyer une baffe bien sentie après une main au cul, à nous d’avoir une attitude conquérante et une certitude inébranlable, à nous de ne pas glousser comme des gourdes face à des attaques sexistes, à nous de nous mettre en avant, à nous de prendre la parole et de la garder, à nous de conquérir des espaces masculins, à nous de refuser d’être des victimes, à nous d’être fières, à nous, chacune, individuellement, de prendre le pouvoir, comme ont su le faire des femmes extraordinaires à une époque pas si lointaine où elles n’étaient pas protégées par aucune loi.

Féminiser les métiers ne rendra pas le rapport de force moins inégalitaire comme écrire «tou.te.s» ne rendra pas les femmes plus autonomes et indépendantes. Au contraire, choisir sa vie, en dehors de toutes les injonctions parentales, sociétales, religieuses et culturelles, demeurera toujours une démarche féministe. Et gagnante.

féminisme langue écriture-inclusive
http://www.slate.fr/story/152174/toujours-voulu-etre-ecrivain-pas-ecrivaine

Écriture inclusive: Slate.fr choisit l'accord de proximité | Slate.fr

Thu 16 Nov 2017 - 17:48

Longtemps cantonné à des violents échanges sur Twitter, le débat sur l’écriture inclusive a quitté les réseaux sociaux et réveillé l’Académie Française, où l'on dénonce avec un brin d’emphase ce «péril mortel, dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures».

Les médias, qui semblent pour la plupart avoir découvert son existence avec la publication fin septembre par les éditions Hatier du premier manuel scolaire entièrement rédigé en écriture inclusive, se sont eux aussi penchés sur l’épineuse question. Au Figaro, on hyperventile face à ce qu’on qualifie de «délire» féministe pendant qu’au Monde et chez Libé, on s’interroge sans toutefois s’engager. Chez Slate, certains sont farouchement pour, d’autres sont résolument contre.

Si pro et anti écriture pour tous et toutes n’en finissent pas de s’affronter, c’est principalement à cause du point médian, ce · qui permet d’inclure le féminin dans certains mots ( «Les manifestant·e·s») et enflamme les discussions. Dommage. Si on comprend les réticences face à un tel changement des habitudes grammaticales, l’écriture inclusive, c’est bien plus que ce point médian de crispation.

L’écriture inclusive, c’est aussi la féminisation des noms des fonctions et professions. Deux ans après la publication du Guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, dire et écrire Madame la Ministre, l’auteure, la cheffe semble passé dans les mœurs d’une grande partie de la population.

L’écriture inclusive, c’est surtout arrêter d’enseigner aux plus jeunes d’entre nous que «le masculin l’emporte sur le féminin», comme le racontait récemment Titiou Lecoq ici-même. En français, le masculin vaut neutre? Descendez dans la rue, arrêtez dix personnes. Demandez-leur d’énoncer la règle d’accord en genre. Personne ne vous parlera du masculin considéré comme neutre. En revanche, vous risquez d’entendre plus d’une fois que «le masculin l’emporte sur le féminin», quel que soit le genre de celles et ceux qui vous répondent.

Voilà pourquoi nous avons décidé de publier le manifeste de ces 314 professeurs et professeures bien décidées à braver les indications de leur ministre en cessant d’enseigner à leurs élèves cette formule du masculin tout puissant. Pas de point médian dans leurs leçons, mais une règle, celle de l’accord de proximité, «venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche». «Les pays et les villes étrangères» plutôt que «les pays et les villes étrangers».

Cette règle de proximité, nous nous engageons à l’appliquer par défaut dans les papiers de Slate.fr. Tout comme nous préférerons désormais l’emploi de mots épicènes, c’est-à-dire «les mots dont la forme ne varie pas entre le masculin et le féminin» ( un ou une élève, membre, fonctionnaire), de mots désignant indifféremment une femme ou un homme ou des mots «englobants» (le corps professoral, le peuple, le public), suivant les recommandations du Haut Comité à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pas de point médian, donc, mais une langue plus inclusive, sans impact pour les plus conservateurs de nos internautes et bien plus équitable.

écriture-inclusive
https://www.slate.fr/story/153501/ecriture-inclusive-slatefr-sengage-pour-laccord-de-proximite

European Air Quality Index

Thu 16 Nov 2017 - 17:41
air santé
http://airindex.eea.europa.eu/

Comment améliorer l'ergonomie de sa newsletter

Thu 16 Nov 2017 - 16:54

Concevoir une newsletter performante ne dépend pas seulement des contenus. L'ergonomie et la maquette jouent également un rôle crucial. Cinq conseils pour améliorer la lisibilité de ses informations. (08/11/2006)

Dans un environnement où les boîtes électroniques sont surchargées par les spams, les courriers promotionnels ou encore les scams, la visibilité des newsletters légitimes peut-être fortement compromise. Pire encore, les fonctionnalités de certains logiciels de messagerie, comme le blocage des images, peut altérer considérablement la lisibilité des lettres d'informations. Enfin, l'oeil des internautes devient de plus en plus sélectif et le temps consacré à la lecture des newsletters de plus en plus réduit.

Comment, dans ce contexte, parvenir à capter l'intérêt des internautes et faire en sorte qu'ils identifient très vite l'émetteur ainsi que les contenus importants ? Quelles règles faut-il respecter pour faciliter la lecture des informations transmises ? Comment contourner les pièges des logiciels de messagerie ? Cinq règles élémentaires afin d'optimiser l'ergonomie de sa newsletter avec Laure Sauvage, consultante "usabilité" au sein de Benchmark Group.

1 Valoriser les contenus stratégiques
Pour capter l'intérêt des lecteurs et exploiter au mieux l'espace fourni par la fenêtre de prévisualisation des logiciels de messagerie, les informations jugées stratégiques pour l'entreprise ou susceptibles d'intéresser le plus les abonnés doivent être impérativement placées tout en haut de la newsletter. "Il en va de même pour tous les contenus interactifs tels que les jeux, les forums, les sondages, explique Laure Sauvage. Car non seulement ces dispositifs sont appréciés des internautes, mais ils permettent également de comprendre et d'échanger avec ses abonnés, contribuant ainsi à créer un climat de proximité avec eux."

A l'inverse, il vaut mieux éviter de mettre de la publicité tout en haut de la newsletter. De même, capter l'intérêt des lecteurs ne signifie pas forcément surcharger la lettre d'information par des formats animés. Certes, ils attireront l'attention, mais ils peuvent également être assimilés à de la publicité, risquant de décrédibiliser le contenu de la newsletter et, plus largement, d'éclipser les informations importantes.

2 Faciliter l'identification de l'émetteur
Afin d'être facilement identifié par l'abonné et augmenter ainsi ses chances d'être lu, il est très important d'intégrer tous les éléments d'identification de l'entreprise en haut de la lettre d'information. Logos, baseline, bandeau, etc., doivent figurer en bonne place sur la newsletter. De même, il est préférable que celle-ci reprenne les principaux éléments de la charte graphique utilisée par le site : couleurs, typographie, etc. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il est interdit d'innover. Mais il est important de ne pas bouleverser tous les repères.

Enfin, si l'objectif de la newsletter est de favoriser les échanges avec les internautes, il peut être intéressant de placer au sommet de celle-ci un lien les invitant, pour toutes questions, à cliquer pour contacter directement l'entreprise. "Cette astuce permet d'éviter que les abonnés fassent un 'reply to' depuis la newsletter pour poser leur question et attendent en vain une réponse puisqu'aucune boite ne recueille ces envois. Dans cette même logique d'échange, on peut également rappeler dans chaque envoi le pseudo de l'abonné, pour l'inviter à échanger des informations sur le site."

3 Ecrire concis, mais explicite
La newsletter, comme la page d'accueil d'un site, ne doit être ni trop longue, ni trop chargée. Mais elle ne doit pas être vide pour autant avec un seul lien redirigeant vers le site émetteur pour consulter les contenus. "En moyenne, une newsletter bien équilibrée doit compter sept articles ou entrées hiérarchisés par ordre d'importance, commente Laure Sauvage. Chacune d'elle sera composée d'un titre qui ne fait pas plus d'une ligne et d'un chapô de quatre lignes maximum. Car l'objectif de la newsletter n'est pas de tout dire ni de tout montrer, mais d'être une porte d'entrée vers le site et de donner envie d'en savoir plus en cliquant sur un lien."

De fait, les liens doivent eux aussi être très visibles. Dans l'idéal, ceux-ci devraient tous être positionnés à droite, car cette partie de l'écran est celle vers laquelle se dirige en premier l'oeil de l'internaute. De même, ils doivent être explicites : c'est-à-dire soulignés lorsque le public de la newsletter n'est pas très averti, et en rapport direct avec le contenu qu'ils accompagnent. "Ainsi, plutôt que d'écrire systématiquement 'lire' pour enjoindre l'abonner à cliquer sur le lien, mieux vaut préciser 'lire l'article', ou encore, 'participer au jeu', 'voir la vidéo', 'afficher le PDF', etc."

4 Jouer avec les zones froides et chaudes
Comme la page d'accueil d'un site, la lecture d'une newsletter sur écran comprend ses zones froides et chaudes. En raison de l'étroitesse de ce format, il n'est pas conseillé de le diviser en plus de deux colonnes. L'oeil étant attiré naturellement vers la droite de l'écran, les contenus importants devront obligatoirement être placés en colonne de droite. Celle de gauche, moins visible, pourra accueillir les sondages, la rubrique 'contactez-nous', les informations personnelles de l'abonné ou encore les contenus plus promotionnels.

5 Attention aux photos
En savoir plus
Comment éviter à sa newsletter d'être bloquée
Séminaire Réussir sa stratégie Newsletter
Si les images permettent d'illustrer les contenus et d'attirer l'attention des lecteurs, leur usage implique le respect de quelques règles élémentaires. Toutes les photos doivent être cliquables et renvoyer vers les articles ou les fiches produits sur le site qu'elles illustrent. Si elles sont particulièrement importantes, elles doivent de préférence être placées à droite, car elles seront plus visibles qu'à gauche. Enfin, si elles occupent le sommet de la newsletter, il est préférable de les accompagner de texte afin que l'internaute puisse se rendre compte tout de même du contenu de la newsletter si les images sont bloquées par son logiciel de messagerie.

mail
http://www.journaldunet.com/0611/061108-ergonews.shtml

Quand CSS et Courriel s’embrassent sous le gui

Thu 16 Nov 2017 - 16:42

attention article de 2004 !
En tentant de recréer un design sophistiqué dans un courriel HTML à l'aide de CSS, on se heurte souvent à un mur qui peut se présenter soit sous la forme d'inexplicables mutilations par les clients mail, soit sous celle d'un mail sentencieux de la part d'un administrateur de messagerie, statuant que les CSS sont “contre les règles”. Si vous aussi vous en avez assez de vous taper la tête contre les murs et d'utiliser les balises font, cet article est pour vous.

Contrairement à ce que l'on peut penser, vous pouvez créer en toute tranquillité des courriels HTML avec une bonne vieille CSS façonnée à l'ancienne. Oui, vous avez bien lu. Et même si tous les attributs ne seront pas de la partie, la plupart fonctionneront de manière irréprochable avec cette méthode.
D'abord arrive l'amour : pour le meilleur et pour le pire

Entre des articles sur le web design, des conversations entre professionnels, et des retours d'administrateurs de messagerie, j'ai fini par apprendre que certains clients mail massacraient allégrement les CSS en supprimant les styles ou en tronquant les en-têtes. J'ai également réalisé que si je voulais réellement utiliser des CSS dans mes courriels, j'avais tout intérêt à lier la feuille de style plutôt que de l'encapsuler.

Comme je n'avais encore jamais lu d'ouvrage ou rencontré d'administrateur de messagerie autorisant l'usage de mes CSS sans une guerre en règle, je m'en étais remis à la sagesse populaire. Quelle n'a pas été ma surprise quand je me suis attaqué au sujet et que j'ai décidé d'expérimenter !
Puis vient le mariage : la remise en cause

Le seul moyen de trouver une méthode pour utiliser les CSS dans les courriels HTML était de remettre en cause tout ce que je savais, et de casser toutes les “règles”. Une fois affranchi de celles-ci, il devenait possible d'explorer chacune des techniques recelant la moindre petite promesse. Voici comment cela s'est passé :

J'ai tout d'abord conçu un mail lié à une feuille de style et je l'ai expédié via un serveur d'administration connecté à de multiples adresses, webmails, et clients de messagerie. Je n'ai pas réalisé de tests sur tous les clients mail, mais tous les leaders des marchés Mac, PC et Unix ont pu être testés.
Après plusieurs essais, j'ai réussi à introduire des styles encapsulés. Ce qui s'est révélé être mon premier pas vers la réussite. (Dans le cadre d'une utilisation poussée des styles encapsulés, il est important de noter que les versions 6.0 et supérieures d'AOL rejetteront tout mail lié à des feuilles de style externes. Eh oui ! Rejetés, renvoyés en vous claquant la porte virtuelle au nez virtuel)
J'ai ensuite lu les codes source (ce qui relève de l'exploit en ce qui concerne les webmails) pour voir comment mon courriel avait pu déguster.
Enfin, j'ai utilisé mon expertise sur les styles mutilés pour tester les méthodes qui devaient, en théorie, éviter un tel massacre.

Mais quand j'ai vu les codes source, j'ai découvert quelque chose de plus horrible que je ne l'aurais cru. C'était incroyable ! En fait, la plupart du HTML n'en était plus - il n'en restait qu'un bric-à-brac de code et (apparemment) de balises propriétaires.
Enfin l'enfant paraît : mode d'emploi

Chaque client mail a sa propre manière de gérer le balisage, chacun avec ses propres bugs, ses fantaisies, ou ses propres méthodes de prise en charge des feuilles de style. Ce qui suit est la liste des problèmes les plus significatifs et de leurs solutions.
Problème :

L'enveloppe de chaque client basé sur la technologie web repose sur HTML, et il en résulte la présence de deux balises body lors de l'affichage d'un courriel HTML. Certains clients tentent de résoudre le problème en supprimant les deux ocurrences; d'autres y ajoutent un “x,” de sorte que <body> se mue en <xbody>. Dans les deux cas, le style définissant la balise body devient inapplicable.
Solution :

Enveloppez le contenu entier de votre mail dans une balise div et appliquez lui les attributs initialement destinés à body. That's all folks! C'est un remède simple et efficace, faisant uniquement appel à une balise <div> supplémentaire.
Problème :

Certains clients affichent purement et simplement les courriels sans aucun style. J'ai d'abord attribué ceci à la mutilation de mon style, pourtant clairement apparent dans le balisage. J'ai donc passé un temps non négligeable à traquer le coupable, testant une multitude de courriels. Hélas, la solution était en fait juste sous mon nez : les styles n'étaient pas supprimés, mais les points (.) précédant leurs noms, si. En l'occurrence, .DefinitionDeStyle{} se transformait en DefinitionDeStyle{}, provoquant ainsi une définition de style sans aucune portée.
Solution :

J'ai utilisé les sélecteurs de classe, qui assurent que chaque style défini commencera par une lettre plutôt que par un point. Ainsi .DefinitionDeStyle{} peut devenir td.DefinitionDeStyle{} ou div.DefinitionDeStyle{} (le cas échéant). Une solution quelque peu déconcertante, mais qui a le mérite d'être efficace et (une fois de plus) accommodante.
Problème :

Les webmails utilisent leurs propres feuilles de styles, et comme celles-ci précèdent les miennes, l'effet de cascade aboutit à une priorité de mes règles sur celles du webmail. De sorte que mes pseudo-classes et mes définitions d'éléments (tel a:link{} et td{}) altéraient par mégarde le design du webmail lui-même. Fichtre !
Solution :

J'ai paramétré précisément chaque définition. C'est ainsi que a:link{} est devenue à la fois span.DefinitionDeStyle a:link{} et td.Contenu a:link{} pour mettre en forme les liens HTML dans les deux niveaux de l'arbre du document. Cette approche peu orthodoxe alourdit le balisage, mais elle assure que mes styles seront appliqués uniquement aux éléments de mon courriel. Elle établit aussi un respect du travail, pour le designer du webmail comme pour ses utilisateurs. Mais surtout, le code qui en résulte est correct et fonctionne comme prévu.
Problème :

Hotmail : le plus démoniaque de tous. Aucune pitié pour les mails en HTML qui s'appuient sur des CSS. Il ne se contente pas d'éradiquer les styles, mais aussi les balises suivantes des courriels : <head>, <title>, <meta>, et <body>. Dites adieu à votre beau design.
Solution :

Je vous recommande de considérer soigneusement jusqu'où vous voulez vous plier à l'ineptie d'Hotmail, car la méthode suivante va demander du dévouement et de la rigueur. Comme la balise <body> et toutes celles qui précèdent se sont évaporées, la seule option consiste à utiliser les styles CSS en-ligne. Les styles définis en-ligne sont pénibles et peu productifs, et vous préféreriez sans doute ne pas avoir à les utiliser, mais ils fonctionnent tout de même. Si vous prévoyez une utilisation massive d'Hotmail par votre public, vous pouvez vous tourner vers cette méthode. Mais si vous n'avez pas à vous soucier d'Hotmail, sautez donc cette étape et pensez aux choses importantes de la vie, comme manger et dormir.
Remarques
Les attributs

Avant de venir me passer un savon parce que vous avez trouvé un attribut qui échoue en utilisant l'une de ces techniques, gardez à l'esprit le fait que je n'ai pas testé tous les attributs CSS. J'ai testé les attributs les plus courants et ceux que j'utilise fréquemment. Vous découvrirez peut-être que votre attribut favori ne marche guère, et c'est la raison pour laquelle je vous adresse toute ma sympathie, et mes encouragements à tester de nouvelles méthodes.
Clients testés

J'ai testé ces méthodes avec MailApp 1.3.2 (Mac), Squirrel Mail (Mac/Windows), AOL 7.0, 8.0, 9.0 (Mac/Windows), Mozilla Thunderbird 0.5 (Mac/Unix), Yahoo Mail (Mac/Windows), Hotmail (Mac/Windows), et Microsoft Outlook 2001/XP (Windows).

Tenez-moi au courant si ces techniques échouent dans votre configuration. Notez tout de même que les capacités d'Eudora en matière d'HTML sont incroyablement faibles, je l'ai donc exclu définitivement de tout test.

css html mail
http://www.pompage.net/traduction/cssemail

Science décalée : on dort moins bien les nuits de Pleine Lune

Sun 12 Nov 2017 - 23:40

La vieille croyance populaire aurait trouvé une vérification scientifique. De nombreux paramètres du sommeil seraient en effet perturbés les nuits de Pleine Lune. Des résultats inattendus pour les chercheurs suisses à l'origine de ce travail, puisque ce n'était pas leur but premier...

On associe à la Pleine Lune des pouvoirs presque mystiques. En effet, de nombreuses croyances populaires font état d'événements bizarres lorsque l'astre de la nuit brille de tout son éclat. Sans aller jusqu'à parler des loups-garous, on dit souvent qu'il y a davantage de délits commis sous la pleine lueur de la Lune, qu'il y a plus de naissances ou que l'on dort moins bien. De nombreuses études sont venues invalider ces affirmations. Mais une nouvelle recherche, réalisée après une discussion dans un bar, pourrait bien confirmer l'influence du cycle lunaire sur notre sommeil.
Le contexte : une idée née une nuit de Pleine Lune

Entre 2000 et 2003, Christian Cajochen et ses collègues de l'université de Bâle, en Suisse, ont mené une étude sur 33 volontaires de 20 à 74 ans afin de tester l'effet de l'âge sur de nombreux paramètres du sommeil. Plus tard, alors qu'ils discutaient ensemble autour d'un verre dans un bar une nuit de Pleine Lune, ils ont eu l'idée de se servir de leurs données pour réaliser une nouvelle étude : voir si le cycle de la Lune influence notre façon de dormir.

Ce travail, décrit plus bas, concluait que l'astre de la nuit influait réellement sur le sommeil. Des résultats auxquels les auteurs ne s'attendaient pas, puisque la majorité des articles de la littérature scientifique n'ont jamais établi un tel lien.

Dubitatif sur sa propre expérience, Christian Cajochen a préféré ne pas publier ses résultats, avant que des collègues d'autres universités le poussent à divulguer le contenu des recherches. Ce qu'il s'est enfin décidé à faire, dans la sérieuse revue Current Biology.
L’étude : le cycle lunaire influence le sommeil

En tout, les volontaires avaient passé 64 nuits à dormir dans une chambre isolée du monde extérieur, donc sans bruit et sans lumière, pour des conditions de sommeil pleinement contrôlées. Au lieu de se focaliser sur les âges comme dans un premier temps, ils ont placé chaque nuitée par rapport au calendrier lunaire, afin de déterminer l'écart par rapport à la Pleine Lune. Ils ont ainsi défini trois groupes : les nuits recouvrant les jours avec un ciel sans Lune, celles durant les périodes intermédiaires du cycle, et enfin celles autour des moments de Pleine Lune.

Les nuits ne se ressemblent pas toutes. Certaines sont bonnes, d'autres plus difficiles. Plusieurs facteurs peuvent rentrer, parmi lesquels le calendrier lunaire. © Alyssa L. Miller, Flickr, cc by 2.0

Les nuits ne se ressemblent pas toutes. Certaines sont bonnes, d'autres plus difficiles. Plusieurs facteurs peuvent rentrer, parmi lesquels le calendrier lunaire. © Alyssa L. Miller, Flickr, cc by 2.0

Qu'ont-ils observé ? L'électroencéphalogramme révèle que le sommeil profond, mis en avant par des tracés caractéristiques, a été raccourci de 30 % lorsque la Lune illuminait le ciel. Globalement, le sommeil est écourté de 20 minutes, tandis que la qualité est jugée moins bonne de 15 % par les participants qui, au moment de l'interrogatoire, ne savaient pas que les données seraient réutilisées pour faire le parallèle avec l'influence de la Pleine Lune.

Enfin, toujours pour cette même catégorie, les sécrétions de mélatonine, une hormone liée au sommeil et au rythme biologique, étaient nettement plus basses, nouveau critère attestant d'une perte de la qualité du sommeil. Alors que les taux avoisinaient les 4 pg/ml (picogramme par millilitre) lorsque l'astre de la nuit brillait de tous ses éclats, ils étaient doublés à l'autre bout du cycle, au moment de la Nouvelle Lune.
L’œil extérieur : un rythme biologique calé sur celui de la Lune

Cette étude, bien qu'entamée après une discussion dans un bar et menée à partir d'un petit échantillon, ne manque pas pour autant de pertinence scientifique. Le mode opératoire est, de l'avis des spécialistes, tout à fait cohérent avec les exigences scientifiques, en accord avec ce que les relecteurs de Current Biology ont décidé.

Désormais se pose la question du pourquoi. Pourquoi serions-nous affectés par la Lune ? Une chose est certaine : ce n'est pas la lumière qu'elle dégage qui nous empêche de nous reposer, car les participants ont dormi dans un noir complet. Est-ce que notre satellite pourrait agir sur nous comme il le fait pour les mers et les océans ? Non, car nous ne sommes que de bien petites créatures, et ses effets ne se font sentir que sur de gros volumes. Même les lacs ne connaissent pas de marées.

Alors, à l'instar d'animaux invertébrés pour lesquels on l'a montré, les chercheurs émettent l'hypothèse que nous pourrions être dotés d'une horloge biologique calée sur le cycle de la Lune. Le reliquat d'une époque où nos ancêtres vivaient plus en phase avec la luminosité naturelle ? Peut-être. Il faudra désormais le prouver à plus grande échelle, et éprouver les volontaires durant au moins une trentaine de jours consécutifs. L'idée de tester des ethnies vivant encore sans lumières artificielles fait également son chemin. Et seulement à ce moment-là, il pourrait être possible de conclure que nous sommes, en fait, tous des enfants de la Lune.

lune sommeil
http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/sommeil-science-decalee-on-dort-moins-bien-nuits-pleine-lune-48061/

Que faire à Atlanta, la Big Peach ?

Sat 11 Nov 2017 - 10:11

Avec Atlanta, il nous a fallu du temps. Du temps pour digérer nos deux visites (2012, 2016), pour mettre toutes nos idées en place, mais aussi pour aimer cette ville (comme plein d’autres). Notre première impression sur la capitale de la Géorgie a d’abord été mitigée. En deux journées, en 2012, on y a vu un downtown spectaculaire, des autoroutes transperçant la ville, des animations maousses mais aussi quelques quartiers verts et un potentiel un peu discret. En 2016, quatre ans plus tard, nous avons pris la chose de manière complètement différente en passant plus de temps sur place. Et là, la plus grande ville de Géorgie nous a conquis, montrant d’autres facettes, assez branchées. Que voir ? Que faire ? Où manger et où dormir ? Que visiter ? On vous dit tout pour réussir votre découverte d’Atlanta avec ce city-guide.

Avant d’y aller, tout le monde ou presque a déjà entendu parler d’Atlanta. Martin Luther King, « Autant en Emporte le Vent« , les JO de 1996, « Walking Dead« , Coca-Cola… Dans les activités, il y a les traditionnels, façon « grosse Bertha » (aquarium de Géorgie, CNN, Coca-Cola, Centennial Park), par lesquels on va commencer, mais pour une découverte plus en profondeur, moins superficielle, au plus près des habitants, il y a de quoi faire. C’est parti pour la « Big Peach », la « grosse pêche », l’emblème de l’état de Géorgie, le « Peach State ».

America
http://www.lostintheusa.fr/2017/11/10/que-faire-atlanta-georgie-big-peach-visite/

Nuls en anglais ? Voire... : À la fortune du mot

Fri 10 Nov 2017 - 07:36

Nouvel accès de masochisme linguistique, hier : les médias n'ont cessé de s'apitoyer sur le niveau du Français moyen en anglais. Une fois n'est pas coutume, je me contenterai dans ce billet de laisser la parole à Ilyes Zouari, spécialiste du monde francophone, ex-administrateur de l'association Paris-Québec. Ne serait-ce que pour le plaisir d'entendre un son de cloche quelque peu différent... et d'alimenter le débat !

« Selon la dernière édition du classement international EF EPI, publiée ce 8 novembre, la France se classe 32e pour ce qui est du niveau en anglais de sa population adulte. L’Hexagone fait ainsi mieux que dix ex-colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sri Lanka ou encore le Pakistan.

Mais la France est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, et se classe largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Arabie saoudite (ou l’Égypte). Par ailleurs, elle devance aussi le Japon dont la société est technologiquement la plus avancée au monde.

Cette situation ubuesque est la conséquence de cette anglicisation à outrance que subit la France. Une France repliée sur l’Union européenne (UE), qui ne cesse de se comparer aux autres de ses pays membres, vassaux culturels et donc politiques des puissances anglo-saxonnes. Cette UE, qui est de loin la zone la plus anglicisée du monde et qui ne cache plus son hostilité à la langue et à la culture françaises. Dernier exemple en date, la toute nouvelle réglementation européenne SERA - Partie C qui vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports de France métropolitaine. Aberration qui n’existe nullement au Québec et en Afrique francophone, où il faut désormais s’exiler afin de vivre paisiblement en français.

À cette attitude de l’UE, s’ajoute celle de la France elle-même où l’on ne compte plus les Grandes écoles aux sites internet majoritairement en anglais, ainsi que les manifestations et salons internationaux où le français est banni de l’affichage. Choses absolument impensables au Québec ou dans la vaste Afrique francophone, Maghreb inclus. Une France où l’on ne compte plus les slogans publicitaires ou les intitulés de fonction intégralement en anglais, alors qu’ils sont en français au Québec. Une France où se multiplient les bars et restaurants où le français est désormais lingua non grata, et qui accueille avec mépris les touristes francophones et francophiles, de l’Hexagone et du reste du monde, en mettant de plus en plus à leur disposition des brochures exclusivement en anglais, ou avec une version microscopique en français. Chose inimaginable au Québec ou en Afrique francophone. Une France dont de nombreux diplomates irresponsables affichent des messages d’absence uniquement en anglais, contrairement à leurs confrères francophones du Québec ou d’Afrique. Enfin, une France désormais république bananière où les tribunaux s’acharnent à ne pas faire appliquer la loi en déboutant systématiquement les associations de défense de la langue française. Situation là encore impensable au Québec où la loi… est la loi.

La France d’aujourd’hui est donc bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue et la culture françaises dans le monde. Cette langue qui est l’un des piliers de son identité et de sa puissance mondiale. Un de ses piliers auxquels l’on s’attaque sans retenue afin de servir certains intérêts. Loin d’être un simple passe-temps pour passionnés de dictées, de mots croisés ou encore de poèmes, la langue est avant tout une question de géopolitique, de parts de marchés et d’influence culturelle. Ainsi, ce n’est pas un hasard si les premiers pays au monde à avoir interdit le niqab étaient tous francophones, en Europe comme en Afrique, ou si le Canada est toujours plus pacifiste lorsqu’il est dirigé par un Québécois.

Pourtant, et dans cette partie européenne et sans repères d’un monde francophone grand comme près de quatre fois l’UE et regroupant 470 millions d’habitants, dans sa définition la plus stricte, la France s’emploie donc activement à entraver la dynamique favorable dont bénéficie le français à travers le monde, grâce à l’émergence démographique et économique de l’espace francophone. Tel un enfant, qui sur une plage, prendrait un malin plaisir à venir régulièrement détruire un château de sable patiemment édifié par d’autres enfants. Une France, seconde puissance militaro-économique du monde, trente fois plus étendue que l’Allemagne en incluant son vaste territoire maritime, et où certains souhaitent aller encore plus loin sur la voie de l’absurde, de la défrancisation, de la trahison et de la collaboration, en rendant désormais quasi obligatoire, de facto, l’apprentissage de l’anglais dès le CP (chose que même trois des quatre pays scandinaves n’ont osé faire). Ou encore, en proposant que les films américains soient diffusés en version originale à la télévision.

Comme l’avait dit le Général de Gaulle, "Le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres." Quels qu’ils soient et où qu’ils soient, les responsables et acteurs de ce processus d’éradication du français doivent être écartés. Il ne peut y avoir de place en France pour des individus hostiles à la langue et à la culture françaises, et donc à la France. »

Ilyes ZOUARI, auteur du Petit Dictionnaire du monde francophone (éd. de L'Harmattan)

Anglais Français langue
http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2017/11/09/nule-en-anglais-voire-15474.html

Ecriture inclusive: Schiappa juge "problématique" que des profs changent d'eux-mêmes les règles

Thu 9 Nov 2017 - 16:47
langue écriture-inclusive
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/ecriture-inclusive-schiappa-juge-problematique-que-des-profs-changent-deux-memes-les-regles_a_23271647/

Un outil pour récupérer un flux RSS complet

Thu 9 Nov 2017 - 16:40

Quand je m'abonne au flux RSS d'un site Web, j'apprécie qu'il soit complet et pas limité à quelques misérables mots d'un extrait, histoire d’appâter le lecteur en le forçant à continuer sa lecture à la source, sur ledit site Web.

Il est en effet assez désagréable de constater que de nombreux sites proposent bien des flux RSS, mais que bien souvent ils sont tronqués.

Cela limite grandement l'intérêt des flux RSS, car cette pratique oblige à se rendre sur les sites en question pour y lire la suite des articles, ce que personnellement, je ne fais pratiquement jamais.

Dans ce cas, autant supprimer le flux RSS de son site purement et simplement, comme l'on fait les réseaux sociaux, plutôt que de proposer des ersatz qui ne servent à rien.

Le but des flux RSS est de gagner du temps en centralisant les lectures des articles complets dans un agrégateur de news, du genre Feedly, InoReader ou encore The Old Reader, pas de naviguer sur des dizaines de sites pour aller y faire des visites chronophages.

Les administrateurs des sites où les flux RSS sont raccourcis argumentent que les flux RSS complets nuisent au référencement naturel et qu'ils sont pénalisés par Google (duplicate content notamment). Cela reste à démontrer.

RSS-journal

La réalité c'est qu'il est préférable de faire venir des visiteurs sur un site, surtout s'il est monétisé, plutôt que de donner l'accès à son contenu depuis des applications tierces, ce qui ne rapporte rien, car tous les encarts publicitaires sont supprimés au passage par le flux RSS.

Avec Free Full RSS, on dispose d'une application gratuite en ligne qui à partir de l'URL d'un flux RSS tronqué va générer l'équivalent complet auquel on s'abonnera dans son lecteur de news préféré.

free-full-rss

Il suffit d'entrer l'adresse du flux RSS tronqué dans la zone Enter URL, de régler éventuellement quelques options, notamment le nombre d'éléments à extraire (Max items), puis de cliquer sur le bouton Create Full Text RSS.

Le flux RSS complet est alors affiché à l'écran. Le ou les derniers articles du site Web sont présentés.

Le texte et les images sont préservés ainsi que les éventuels liens si on a choisi l'option dans le menu Links.

Il ne reste plus qu'à récupérer l'adresse du flux RSS complet dans la barre d'adresses du navigateur Web afin de s'y abonner depuis son lecteur de flux.

À partir de là, ce dernier affichera les articles complets pour les sites pour lesquels on aura procédé à la manipulation.

Il reste maintenant à espérer que Free Full RSS reste disponible assez longtemps, car malheureusement, ce type d'outil a tendance à disparaître rapidement de la circulation.

Ci-dessous une liste d'applications similaires, au cas où celle-ci venait à se volatiliser.

Fivefilters
Feed Enlarger
WM Utils
Full Content RSS
RSS
http://www.ballajack.com/outil-recuperer-flux-rss-complet

Dans ce village normand, la cabine téléphonique inutilisée est devenue une bibliothèque (et fait des émules)

Wed 8 Nov 2017 - 21:10

INSOLITE - Dans le petit village normand de Boissey, entre Lisieux et Caen, se trouve une cabine téléphonique. Inutilisée depuis longtemps, elle vieillissait sur le bord d'une départementale. Qu'allait-elle bien pouvoir devenir? Allait-elle être démantelée, comme le prévoyait l'un des amendements de la Loi Macron?

C'était compter sans l'ingéniosité et la créativité de l'artiste plasticienne Évelyne Tosello, qui, après s'être installée dans cette commune du Calvados, a décidé de prendre en charge la reconversion pratique et esthétique de la cabine téléphonique qui est devenue une petite bibliothèque libre. Une "cabliothèque" en somme.

La "cabliothèque" a été installée en 2015, mais elle connaît une seconde jeunesse (et récolte les louanges des internautes) depuis qu'elle s'est retrouvée sur Twitter début novembre.

Au départ c'est une cabine téléphonique dans un village, de plus près c'est une bibliothèque, et à bien y penser c'est beaucoup plus encore. pic.twitter.com/TejskfB1mx
— Xavier Alberti (@xavier_alberti) 4 novembre 2017

Le principe est simple: n'importe qui peut venir se servir ou déposer un nouveau livre. Une fois lu, l'ouvrage doit être replacé dans la "cabliothèque", afin que les autres riverains puissent en profiter. Basée sur le civisme des lecteurs, l'initiative a été soutenue par la Mairie de la ville et par son maire, Monsieur Philippe Desforges.

L'idée a germé dans la tête de l'artiste pendant la fête de ce village de 230 âmes, en juillet 2015. Après avoir eu l'autorisation d'Orange (anciennement France Télécom), propriétaire des cabines téléphoniques dans l'hexagone, Évelyne Tosello s'est retroussée les manches, prête à donner à l'habitacle une nouvelle vie: "J'ai décidé de m'impliquer dans la vie du village, afin de créer du lien humain et social. Mon fils a réalisé les calligraphies que l'on voit en haut de la "cabliothèque" et un menuisier du village s'est chargé de fabriquer les étagères. On ne voulait pas dissimuler la beauté de la cabine, juste la réhabiliter", confie l'artiste au HuffPost. Trois mois de travaux plus tard, la cabine téléphonique était métamorphosée.

Deux années sont passées et des centaines de livres ont été empruntés. Même si Évelyne Tosello a eu de bons échos de la part des habitants, elle manque de retour. Les nombreux partages des photos de sa bibliothèque en ce mois de novembre lui permettront sans doute d'avoir plus de témoignages de lecteurs.

Environ 600 ouvrages sont proposés dans cette cabine et malgré quelques livres "piqués", Évelyne Tosello retient surtout le bon côté de cette expérience. La "cabliothèque" est devenu un lieu d'échange culturel et littéraire dans ce petit village: "Ça a créé du lien social dans un village un peu vieillissant".

L'initiative a inspiré d'autres communes françaises: dans le Morbihan, le Vaucluse, l'Oise ou le Vercors, des dizaines de cabines téléphoniques sont reconverties en bibliothèques. Mais celle de Boissey a été l'une des premières avec la "cabliothèque" de Conliège, dans le Jura, inaugurée un an plus tôt. Des pionniers!

Jamais à court d'idées, Évelyne Tosello ne compte pas raccrocher: deux autres cabines téléphoniques sont en attente de reconversion. "J'aimerais qu'elles deviennent des petits musées. Mais je ne le ferai pas seule, il faut que les autres habitants de Boissey se motivent. Les Normands, il faut les secouer pour casser leur petit mode de vie", lance-t-elle dans un éclat de rire.

boîte-à-lire
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/07/dans-ce-village-normand-la-cabine-telephonique-inutilisee-est-devenue-une-bibliotheque_a_23269157/

Adobe Reader DC - Accès refusé sur certains fichiers PDF

Mon 6 Nov 2017 - 10:36

Adobe Reader DC est une application qui permet d’ouvrir vos fichiers au format PDF. J’ai rencontré quelques bugs auprès de certains utilisateurs.

Notamment sur un serveur TSE en Windows Serveur 2012R2. Il était impossible d’ouvrir les fichiers PDF stockés sur le bureau des utilisateurs.

Voici donc un tutoriel pour débloquer la situation.
Adobe Reader DC et problèmes de droits d’accès

Il existe désormais sur les dernières versions d’adobe Reader DC une protection sur les fichiers.

Cette protection est activée de base. Il est donc possible de décocher la case et ainsi désactiver la protection.

pdf
https://www.tutos-informatique.com/adobe-reader-dc-acces-refuse/

Comment les Croisades ont permis la diffusion du savon dans toute l'Europe | Atlantico.fr

Sat 4 Nov 2017 - 11:29

Dès l’aube de la civilisation, les matières premières, sources de richesse et de bien-être, ont été un ressort essentiel du développement de nos sociétés. Elles ont aussi alimenté des guerres féroces, des actions d’espionnage et une contrebande sans merci : marchands et banquiers, espions et scientifiques, explorateurs et marins ; tous se battent depuis toujours pour acquérir les secrets de fabrication et contrôler l’offre. Extrait de "Nouvelles Histoires extraordinaires des matières premières" d'Alessandro Giraudo, publié aux Editions François Bourin.

On trouve des traces du savon à partir de 2800 av. J.-C. en Mésopotamie, dans la région de Babylone (surtout pour traiter la laine et le coton) et une tablette sumérienne (datée de 2200 av. J.-C.) indique la recette : eau, alcalis et huile de cassia. Le papyrus Ebers (XVIIIe dynastie égyptienne, environ 1550 av. J.-C.), qui comporte de nombreuses prescriptions médicales, précise que les Égyptiens se lavaient avec du savon préparé avec du gras d’animaux et des huiles végétales mélangés à un minerai (le trona, un carbonate de sodium qui se trouve dans les régions proches de lacs salés).

La Bible (Jérémie, Malachie) mentionne un produit semblable à celui que nous connaissons. Les Romains, eux, n’utilisent pas de savon, mais des poudres très fines (pierre ponce et argile) ; elles exercent une délicate action abrasive sur la peau qui, ensuite, est enduite d’huile. Pline cite un produit très proche du savon actuel : il le nomme cepo galliarum car il arrive de Gaule, (probablement de Marseille) ; ce produit est employé comme teinture rouge pour les cheveux. On dispose également des informations sur les barils de savon liquide distribués aux galères avant la bataille. Les marins déversent du savon sur le pont ; en cas d’abordage, l’ennemi glisse et tombe sur le pont... L’équipage de la galère, évidemment informé de la ruse, profite ainsi de l’effet de surprise.

Et les Croisades importèrent le savon en Europe

Le vrai savon vient du monde arabe ; vers la fin du premier millénaire, la production de savons fins se diffuse à Alep et dans le bassin méditerranéen, qui dispose d’une importante production d’huile d’olive et de soude. Le savon d’Alep est préparé avec de l’huile d’olive de très bonne qualité à laquelle on ajoute de l’eau et de la soude, et que l’on fait bouillir dans des chaudrons de cuivre, avant d’y ajouter des cendres de laurier qui lui confèrent une couleur ambrée. Les pièces de savon sont exposées au soleil pendant douze mois et la chlorophylle du laurier change la coloration du produit. Un document manuscrit d’al-Razi (scientifique pluridisciplinaire iranien, qui a travaillé sur la médecine, la chimie et la philosophie ; 865-925) précise les détails de la fabrication. Les contacts très denses du monde arabe avec l’Espagne et la Sicile, au début du deuxième millénaire, permettent à ces deux régions de disposer de savons de grande qualité. Les croisades facilitent la diffusion du savon dans toute l’Europe médiévale. Toutefois, la production d’Alep est fortement pénalisée par une série d’épidémies et de famines qui se développent au cours du xiiie siècle et par l’arrivée des Mamelucks circassiens (peuplade du Nord du Caucase) qui imposent une fiscalité contraignante. Les principaux centres de productions sont alors situés dans les régions disposant d’huile d’olive (Espagne, Sud de la France, Italie et îles grecques) ; Alicante, Marseille, Gênes, Venise et Savone figurent parmi les principaux producteurs. Au xve siècle, Venise devient le principal centre de fabrication de savon en Europe. La ville profite du boom de la lingerie féminine et des relations commerciales avec les ports levantins de la Méditerranée, d’où la Sérénissime importe les cendres, composante alcaline essentielle dans la fabrication du savon. La production de Venise est de grande qualité et la ville détient presque le monopole d’achat de produits alcalins provenant de Syrie et d’Égypte. L’encyclopédiste Tommaso Garzoni dans son livre Piazza universale di tutte le professioni del mondo (Venise, 1587) parle des savons de Venise qui sont parfumés avec des essences et des extraits d’herbes. La forte concurrence des savonniers d’Ancône, Raguse, Savone et Marseille et la lente décadence industrielle de Venise au milieu du xviie siècle affectent la production de savon de la ville, qui doit importer la matière première alors que les fabricants marseillais disposent de l’huile provençale. Une légende affirme que la technique de fabrication du savon de Savone (à l’ouest de Gênes), a été découverte par pur hasard (encore un cas de sérendipité !) par l’épouse d’un pêcheur qui faisait bouillir de l’huile avec de la soude. Cette histoire peut être vraie ou fausse, mais l’industrie du savon de Savone et Gênes a été très prospère, ainsi que celle du Sud de l’Espagne, surtout à Séville dont le savon est vendu par les apothicaires. Il s’agit d’un savon blanc produit avec de l’huile d’olive et de la barilla (les cendres de l’erba kali, la soude commune, qui pousse dans les terrains secs et dans des prés salés).

Le savon de Marseille, Colbert et les forçats des galères

La grande disponibilité d’huile de Provence permet à Marseille, Salon-de-Provence et Toulon de devenir de grands centres de production dès la fin du Moyen Âge. Des documents signalent la présence d’un savonnier en 1371 à Marseille ; mais la première fabrique dépassant le stade artisanal est fondée en 1593 par Georges Prunemoyr. Les guerres du xviie siècle, en particulier la guerre de Trente Ans, coupent les approvisionnements de matières premières. Au début de chaque conflit, la demande de savon explose et la production marseillaise augmente.

En 1668, un édit de Colbert fixe les règles de la production du « savon de Marseille » : il doit être fabriqué dans de grandes chaudières avec de l’huile d’olive et le produit final doit contenir 72 % d’huile, le reste étant de l’eau ; toute autre huile est interdite. Le produit est vendu en pains de vingt kilos et en barres de cinq kilos. En 1786, quarante-neuf savonneries produisent à Marseille 76 000 tonnes, employant 600 ouvriers. Pour faire face à une demande spéciale, l’arsenal des galères peut prêter aux producteurs jusqu’à 1 500 forçats. Les guerres napoléoniennes compliquent la situation et entraînent une chute de l’exportation. Mais, en 1813, Nicolas Leblanc invente un procédé chimique qui permet d’obtenir du carbonate de sodium à partir du sel marin – l’Académie des Sciences a créé en 1783 un prix allant au savant capable de produire ce composant chimique, qu’il faut importer après la grande déforestation de la France au xviiie siècle.

On peut appliquer cette technique à l’industrie du savon, du verre, du textile et du papier, mais elle a deux inconvénients : elle consomme beaucoup d’énergie et pollue du fait de la production d’acide chlorhydrique, souvent jeté dans l’eau des rivières et de la mer. En 1870, la technique de Leblanc est remplacée par le procédé Solvay, chimiste belge qui est parvenu à synthétiser le carbonate de sodium. Finalement, en 1906, François Merklen fixe la nouvelle formule du savon de Marseille : 63 % d’huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d’eau. L’objectif est de limiter la fraude, de nombreux producteurs utilisant du gras de mauvaise qualité. Après les deux guerres mondiales, l’industrie du savon périclite, un déclin dû à plusieurs causes, parmi lesquelles l’apparition des détergents de synthèse, la diffusion de la machine à laver, le développement des grandes surfaces, la création de nouvelles savonneries, enfin la chute de l’Empire colonial français, grand consommateur de savon. La Chine et la Turquie sont aujourd’hui les plus gros fabricants de savon de Marseille.

marseille olives Provence savon
http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-croisades-ont-permis-diffusion-savon-dans-toute-europe-alessandro-giraudo-3213053.html

Le tourisme généalogique québécois, à la rescousse des campagnes normandes ?

Tue 31 Oct 2017 - 07:53

Une ruelle de la commune de Longueil dans le Pays de Caux (580 hab) dont est originaire Charles Le Moyne qui a donné le nom à la commune homonyme de Longueuil au Québec (240 000 hab).

Avec l’avènement d’Internet, la recherche généalogique est devenue plus accessible et se démocratise de plus en plus. Preuve en est avec le développement récent de sites dédiés à la généalogie (Ancestry, Geneanet, MyHeritage, etc.). Au Québec, elle connaît un véritable engouement et la création d’émissions télévisées qui mettent en scène des personnalités québécoises en quête de leurs origines en est le meilleur exemple. D’ailleurs, l’affirmation de l’identité québécoise (où le français est la seule langue officielle) au sein d’un Canada majoritairement anglophone n’est sûrement pas étrangère à cette activité.

Depuis quelques années, on constate en France l’émergence d’un tourisme généalogique québécois. Pourtant, cette nouvelle forme de tourisme reste confidentielle alors que son potentiel de développement économique ne serait pas négligeable à l’échelle locale, notamment pour les territoires ruraux qui ont vu partir bon nombre de pionniers. Alors, le tourisme généalogique peut-il répondre aux enjeux de redynamisation de ces campagnes qui sont de plus en plus vieillissantes et de moins en moins attractives ? Voici quelques éléments d’éclairage avec l’exemple de la région normande où ses nombreux pionniers ont laissé une descendance prolifique au Québec et dont le potentiel touristique généalogique est encore peu exploité par les acteurs territoriaux.
La maison ancestrale de Jean Giguère à Tourouvre-au-Perche (Orne), ancêtre de tous les Giguère d’Amérique du Nord. angelanoelle/Flickr
L’immigration vers la Nouvelle-France : un pan méconnu de l’histoire française

Après la découverte de l’actuel Québec par Jacques Cartier en 1534, le Royaume de France prend possession des lieux et fonde la Nouvelle-France. Après plusieurs tentatives avortées, la campagne de colonisation initiée par Samuel de Champlain en 1608 puis par la Compagnie des Cent-Associés en 1627 – notamment motivée par le commerce de fourrures – est la bonne. Dès lors, plusieurs centaines de pionniers principalement originaires des provinces de Normandie, du Perche (dont son territoire sera intégré en partie à la Normandie en 1789), d’Aunis et de Saintonge (correspondant actuellement à l’ex région Poitou-Charentes) partent défricher ce nouveau territoire dans l’espoir d’une vie meilleure.
Plaque honorifique en l’honneur des ancêtres Hamel du Québec et d’Amérique du Nord dans l’église Saint-Jacques de Dieppe (Seine-Maritime). Philippe Aubry/Flickr

Par la suite, plus de 800 femmes appelées « Filles du Roy » sont envoyées en Nouvelle-France pour se marier et fonder une famille avec les hommes sur place. Elles proviennent généralement d’orphelinats ou d’hôpitaux des villes de Dieppe, La Rochelle, Paris ou Rouen et sont âgées de 15 à 30 ans. La population de la Nouvelle-France doublera rapidement après l’arrivée de ces jeunes femmes et une nouvelle vague de nouveaux migrants de moindre importance viendra par la suite s’y installer au XVIIIe siècle. Par conséquent, il est fortement probable aujourd’hui qu’un québécois d’origine « canadien-français » ait plusieurs ancêtres parmi ces pionniers du XVIIe et XVIIIe siècles.
Plus de deux millions de Québécois porteraient un nom de famille hérité d’un ancêtre normand

Parmi les dix noms de famille les plus portés actuellement au Québec, quatre d’entre eux proviennent exclusivement d’ancêtres originaires de l’actuelle Normandie (Tremblay, Gagnon, Côté et Gagné) et cinq d’entre eux en contiennent partiellement (Roy, Gauthier, Morin, Lavoie et Fortin). Citons le plus prolifique d’entre eux, Pierre Tremblay, originaire de Randonnai (Orne) et dont son nom est désormais porté par plus de 80 000 québécois avec une descendance estimée à 150 000 personnes en Amérique du Nord. Pour l’anecdote et pour bien mesurer la descendance laissée notamment par les percherons au Québec, le géographe Élisée Reclus disait de la commune de Tourouvre (Orne) qu’elle fut « le lieu d’Europe qui a contribué, pour la plus grande part, au peuplement du Nouveau Monde ». Pas étonnant que cette commune accueille depuis 2006 le Musée de l’émigration française au Canada.
Distribution des immigrants (masculin et féminin) en Nouvelle-France par province d’origine. (Charbonneau et Guillemette, 1994)

La Normandie et l’ancienne province du Perche ont fourni 843 des 3303 individus partis peupler la Nouvelle-France (voire carte ci-dessus), soit environ un quart du contingent français. Mais d’après mes estimations personnelles à partir de diverses sources d’informations (sites généalogiques, bases de données publiques, etc.), environ un tiers des Québécois d’origine « canadien-français » porteraient un patronyme hérité d’un ancêtre originaire de Normandie, soit une population estimée de 2 à 2,5 millions de personnes. Si l’on rajoute les ancêtres féminins, la descendance laissée par les hommes et femmes originaires de Normandie sur la population québécoise est probablement beaucoup plus conséquente.
Source : Reportage du JT de France 2 (25/09/2017) : « Normandie, des Québécois en quête de leurs racines ».
Le tourisme généalogique : un levier de développement local pour les territoires ruraux ?

Le potentiel touristique généalogique est donc bien réel en Normandie si on tient compte du nombre important de Québécois concernés et de leur engouement pour la généalogie. D’ailleurs, j’ai cartographié ce potentiel touristique par commune après avoir identifié l’ensemble des ancêtres normands (masculin et féminin) qui ont laissé une descendance au Québec jusqu’à nos jours (cette recension n’est pas encore totalement exhaustive). En effet, les lieux de mémoire de ces ancêtres se concentrent presque exclusivement dans leur commune d’origine (maison ancestrale, église de baptême et/ou mariage, rue portant son nom, etc.).

Cette géographie communale d’origine de ces ancêtres montre deux choses :

Un potentiel touristique qui est hétérogène géographiquement (les 5 départements normands sont concernés même si celui de l’Eure le semble moins que les autres).

Outre trois villes de taille moyenne ou importante (Rouen, Dieppe et Caen), de nombreuses communes rurales sont concernées par ce potentiel, généralement dans des espaces ruraux peu attractifs économiquement et vieillissants (Perche, Pays de Caux, Pays d’Auge et le sud-Manche).

Cartographie du potentiel touristique généalogique québécois en Normandie. François Raulin (2017)

D’autres sites touristiques régionaux très fréquentés (Le Mont-Saint-Michel, Giverny, le Memorial de Caen, etc.) ainsi que plusieurs lieux ayant un lien avec l’histoire du Québec (Musée de l’émigration française au Canada de Tourouvre, cimetières canadiens de Dieppe et de Bény-sur-Mer, port de Honfleur qui a vu le départ de plusieurs expéditions de Samuel de Champlain, etc.) ont été rajoutés dans cette carte afin de mieux se rendre compte de ce potentiel touristique.

Dès lors, si les acteurs publics et privés du territoire décidaient de capter ce potentiel (élus locaux et entreprises dédiées au tourisme notamment), il est certain que ces territoires ruraux bénéficieront directement de retombées économiques locales (établissements hôteliers, restaurants, etc.). Face aux enjeux (difficiles) de la redynamisation des espaces ruraux, est-ce que cette nouvelle forme de tourisme peut-elle être une réponse (certes modeste) aux territoires concernés ?

Canada Généalogie Normandie Québec
http://theconversation.com/le-tourisme-genealogique-quebecois-a-la-rescousse-des-campagnes-normandes-86282

Mise à jour Word avec langue inclusive

Mon 30 Oct 2017 - 23:48
langue écriture-inclusive
http://www.commentcamarche.net/news/5870553-mise-a-jour-word-avec-langue-inclusive

Mails, navigation Internet, stockage des données : comment réduire son impact énergétique au bureau

Mon 30 Oct 2017 - 08:09

Lire et écrire des emails, imprimer un rapport, utiliser son smartphone, organiser une visioconférence avec son ordinateur portable… Le quotidien de millions de travailleurs ne se vit plus aujourd’hui sans outils informatiques et numériques.

Si ces équipements ont contribué à « dématérialiser » les façons de travailler, cette dématérialisation n’est cependant pas sans coût énergétique.

On estime ainsi que 215 milliards de mails (hors spam) ont été échangés chaque jour le monde en 2016… et quelque 180 millions de recherches effectuées sur Google. Pour permettre toutes ces opérations, il faut des serveurs, des routeurs, des data centers, des terminaux…

Mais il est possible, et en fait assez simple, d’adopter les bons réflexes pour être plus économe en énergie et en ressources sur son lieu de travail, comme le souligne un récent guide conçu par l’Ademe.
Bien utiliser son équipement

Au bureau, les technologies numériques constituent le premier poste de consommation électrique. Or on estime que le quart des consommations électriques des équipements informatiques pourrait être évité en suivant ces quelques conseils.

On peut d’abord penser à régler son ordinateur – et son smartphone quand c’est possible – en mode « économies d’énergie » : diminution de la luminosité de l’écran, mise en veille automatique après 10 minutes d’inactivité, écran de veille noir… Attention toutefois à certains économiseurs d’écran faisant appel à des graphismes « 3D ». Ils sollicitent énormément la carte graphique et peuvent consommer autant, sinon plus, que le mode actif.

On pourra également désactiver les fonctions GPS, Wifi, Bluetooth des téléphones et des tablettes quand on ne s’en sert pas, ou encore adopter le mode « avion ».

Il faut enfin veiller à ne pas laisser les appareils allumés en permanence. Une solution possible consiste à brancher ses équipements (ordinateur et imprimante) sur une multiprise à interrupteur pour couper l’alimentation une fois la journée finie… car même éteints, les équipements continuent de consommer de l’électricité. Cette consommation dite « passive » est due au fait que l’interrupteur de ces équipements est placé après le transformateur ; branché, ce dernier continue d’utiliser de l’énergie (le courant résiduel circulant toujours).

Gérer ses mails et sa messagerie

L’impact de l’envoi d’un mail dépend du poids des pièces jointes, du temps de stockage sur un serveur mais aussi du nombre de destinataires. Multiplier par 10 le nombre des destinataires d’un mail multipliera ainsi son impact par 4.

On peut donc essayer de cibler les destinataires et de limiter les envois en nombre, d’autant que ce type d’envoi peut être considéré comme indésirable ou même traité comme un spam par certaines messageries.

Une autre astuce pour rendre sa communication moins énergivore consistera à envoyer des messages légers ; cela se fait en optimisant notamment la taille des pièces jointes : on optera donc pour des fichiers compressés, des images et des PDF basse définition…

Si la pièce jointe est très lourde, on préférera utiliser une clé USB ou un lien hypertexte pour remplacer le document ; l’usage des sites de transfert de fichiers lourds (comme les FTP) n’étant pas vraiment la solution la plus écologique.

Un autre détail auquel porter attention : les logos placés dans les signatures des mails. On leur préférera plutôt une image en basse définition contenant le texte et le logo de la signature.

Une gestion efficace de la boîte mail passe également par un nettoyage régulier, tout particulièrement s’il s’agit d’un webmail. On supprimera de même rapidement les spams qui s’empilent à vue d’œil.
Surfer léger sur le Net

L’impact d’une requête web dépend du temps de recherche et du nombre de pages consultées.

On divise ainsi par 4 les émissions de gaz à effet de serre de son surf sur le Net en allant directement à l’adresse du site. Dans cette optique, la création de favoris dans le navigateur pour les sites les plus régulièrement consultés s’impose.

Toujours pour limiter la sollicitation des serveurs, on utilisera des mots-clés précis dans le moteur de recherche. Sachant que les requêtes peuvent être affinées en excluant certains mots, en en couplant d’autres ou encore en utilisant la fonction « recherche avancée » du navigateur.

À propos des navigateurs, on sait que certains consomment plus d’énergie que d’autres : l’étude Web Energy Archive pour l’Ademe a ainsi désigné Chrome comme l’un des plus gourmands (27 Wh pour 1 000 pages vues), devant Internet Explorer et Firefox.

Dans le surf, le matériel compte aussi : une recherche d’une minute sur Internet consomme 100 watts sur un ordinateur fixe, 20 watts sur un ordinateur portable, quelques watts sur une tablette, et encore moins sur un téléphone. Une connexion par fil (câble Ethernet) au réseau consomme moins qu’une liaison wifi.

Garder juste ce qu’il faut

On assiste depuis quelques années au développement du stockage des données en externe ; c’est ce que permet notamment le cloud qui désigne l’ensemble des réseaux, serveurs et unités de stockage auquel les usagers se connectent via une liaison Internet sécurisée. Le cloud permet le stockage de données (hébergement de photos, de vidéos, de musique, sauvegarde en ligne des données), mais aussi l’usage d’applications, de services, de logiciels (streaming vidéo, suites bureautiques connectées) sans les posséder.

Si ces solutions peuvent donner l’impression d’accéder à un espace de stockage infini et éternel, ce sont ici de grandes quantités de données qui s’accumulent et réclament de plus en plus d’énergie pour leur gestion et leur conservation.

Il est donc essentiel de trier, d’organiser… et de jeter ses données. On le fera aussi bien pour les e-mails, les favoris, et toutes les données stockées localement que pour les données stockées en externe (en supprimant les vidéos et les photos jamais regardées, la musique jamais écoutée…). On classera ce que l’on souhaite conserver pour y accéder rapidement, en préférant le stockage local, moins énergivore au cloud : transporter une donnée sur Internet consomme deux fois plus d’énergie que la stocker pendant un an.
Qu’est-ce que le cloud ? (Pixees Scienceparticipative, 2017).
Imprimer avec modération

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le développement du numérique ne s’est pas accompagné d’une diminution de la consommation de papier. Réduire les impressions, c’est faire des économies de consommables, de matières premières, d’énergie.

On imprimera donc seulement ce qui est utile et nécessaire, en paramétrant l’imprimante (noir et blanc, brouillon, recto-verso, deux pages par feuille). Le papier imprimé sur une seule face pourra toujours servir de brouillon. On évitera également d’imprimer des documents gourmands en encre (aplats de couleur).

Certains labels et écolabels peuvent guider les choix pour une consommation plus durable : l’Écolabel européen (pour le papier) ; l’Écolabel nordique ou l’Ange bleu (pour le papier et les cartouches d’encre).
La police de caractère Ryman Eco pour limiter la consommation d’encre.

Rappelons enfin que les économies peuvent commencer dès la conception des documents : en les rendant faciles et agréables à lire à l’écran (le destinataire aura moins envie de l’imprimer) et en optant pour des polices de caractère qui consomment peu d’encre (comme Garamond, Century Gothic, Ryman Eco ou Ecofont).

bureautique écologie
https://theconversation.com/mails-navigation-internet-stockage-des-donnees-comment-reduire-son-impact-energetique-au-bureau-86268

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Sun 29 Oct 2017 - 21:19
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Joli passage piétons

https://youtu.be/szJbz-z7iJw

Quand les femmes ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque - Libération

Sun 29 Oct 2017 - 15:15

A l’occasion des cinquante ans de la loi autorisant les femmes à ouvrir un compte en banque et à travailler sans l’autorisation de leur mari, petite histoire des interdictions qu’ont eu à combattre les femmes.

Quand les femmes ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque

Le XXe siècle a créé la femme d’aujourd’hui. Celle qui travaille, gère ses biens, vote et vit sa vie. La loi de 1965, qui souffle aujourd’hui ses 50 bougies, a ouvert la porte à l’émancipation féminine. Avant elle, une femme ne peut travailler sans l’accord de son mari ni ouvrir de compte en banque à son nom propre. Mais le combat ne s’est pas arrêté là. Il a fallu attendre très longtemps pour qu’elle ait l’autorisation de porter un pantalon ou avoir accès à toutes les écoles hexagonales.

Il y a cinquante ans, les femmes obtenaient le droit de… par libezap

1907 Les femmes mariées disposent de leur salaire. Avant ça, tout revient à son mari. C’est aussi cette même année que le conseil des prud’hommes autorise les femmes à siéger.

1924 Avant cette date, il est impossible pour une femme de passer le baccalauréat. Une femme l’a pourtant fait : Julie-Victoire Daubié, en 1861 qui fut autorisée à le passer. Léon Bérard, ministre de l’Instruction publique sous Raymond Poincaré, institue le même enseignement secondaire que ce soit pour les filles ou les garçons. Tout le monde peut désormais passer le bac.

1938 L’incapacité juridique des femmes est levée. Dès lors, elles peuvent aller à l’université, avoir une carte d’identité ou un passeport sans l’autorisation de leur mari.

1946 Ouverture du statut de juge pour les femmes. L’une des premières sera Simone Rozès, en 1949, qui deviendra première femme président de la Cour de cassation, en 1984.

1967 Les femmes sont désormais autorisées à entrer à la Bourse de Paris et à spéculer. Auparavant, certaines décident de contourner le système. Marthe Hanau, la «Madoff des années folles», initiatrice d’une chaîne de Ponzi qui fit sa fortune, avait pour habitude de se travestir pour entrer dans le palais Brongniart et faire trembler ses rivaux.

1970 Le gouvernement Chaban-Delmas apporte une autre pierre notoire à la reconnaissance du statut de femme indépendante : il supprime le «chef de famille». Le couple régit de concert le ménage dans les dépenses et les choix de vie et d’éducation. L’autorité parentale vient de naître. Pourtants, 45 ans plus tard, la pilule ne passe toujours pas. Dans son ouvrage Le suicide français, Eric Zemmour écrit que la disparition de la notion de chef de famille, c’est un peu la «mort de la famille occidentale». Et d’ajouter que l’homme a «besoin de dominer pour se rassurer sexuellement et les femmes d’admirer pour se donner sans honte».

1972 Polytechnique devient complètement mixte, tout comme HEC. La même année, huit femmes y entrent et l’une sera major de promotion : Anne Chopinet. Les autres grandes écoles se sont déjà ouvertes à la mixité : Chartres (1906), les Ponts et Chaussées (1959), les Mines (1969).

1975 La mariée a désormais droit à un peu d’intimité. Son mari ne peut plus ni lire ses lettres ni décider pour elle de ses relations. La même année, tout enseignement ou spécialité de l’enseignement supérieur est accessible pour les garçons et les filles.

2013 Mieux vaut tard que jamais, l’interdiction du port du pantalon est enfin abrogée. Dès 1909, le pantalon peut être féminin… mais uniquement s’il est utilisé pour faire du vélo, du cheval ou du ski. Pour la petite histoire, le pantalon est interdit par une ordonnance du 16 Brumaire an IX (7 novembre 1800) pour toute personne de sexe féminin parce qu’il est considéré comme «objet de travestissement». L’ordonnance prévoit quand même quelques cas particuliers qu’elle appelle «les autorisations de travestissement». Amantine Dupin ou George Sand en a bénéficié. Au fur et à mesure, l’ordonnance est assouplie mais jamais formellement abrogée. Le pantalon fait scandale dans les années 20 avant de se banaliser dans les années 60 avec le smoking Yves Saint Laurent ou le pantalon Courrèges. Quelle Française aujourd’hui n’a jamais porté de pantalon ? Aucune, mais elles étaient toutes en infraction.

droit femmes féminisme
http://www.liberation.fr/france/2015/07/13/quand-les-femmes-ne-pouvaient-pas-ouvrir-de-compte-en-banque_1347300

4 astuces pour découvrir CSS :[VIDEO] tutos GRATUIT pour tous

Sat 28 Oct 2017 - 15:51

Débuter avec le langage CSS, apprendre pas à pas !
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CSS avancé : métriques des fontes, line-height et vertical-align - Vincent De Oliveira

Sat 28 Oct 2017 - 15:35

Line-height et vertical-align sont des propriétés très simples. Tellement simples que la majorité d’entre nous sommes persuadés de savoir comment elles fonctionnent et comment les utiliser. Mais non. Elles sont vraiment tout sauf simples, voire les plus complexes, puisqu’elles ont un rôle important dans la création de l’une des choses les moins connues de CSS : le contexte de formatage inline (inline formatting context)

Par exemple, line-height peut être défini comme une longueur ou comme une valeur sans unité 1, mais la valeur par défaut est normal. OK, mais c’est combien normal ? On lit souvent que c’est (ou que ça devrait être) 1, ou alors 1.2, même la spec CSS n’est pas très claire sur ce point. Ce que l’on sait, c’est que le line-height sans unité est relatif à la propriété font-size, mais le problème c’est que font-size: 100px se comporte différemment entre les polices, donc est-ce que line-height est également différent ? Est-ce vraiment entre 1 et 1.2 ? Et vertical-align, quelles sont ses implications par rapport à line-height ?
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css
http://iamvdo.me/blog/css-avance-metriques-des-fontes-line-height-et-vertical-align
page 53 / 97

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