Afficher/masquer le menu ChroniKat
  • Mots-clefs
  • Chronica
  • Agora
    ► Play Videos
  • Rechercher
  • RSS Feed
  • Connexion
page 53 / 96

 La revue de web de Kat

Adobe Reader DC - Accès refusé sur certains fichiers PDF

Mon 6 Nov 2017 - 10:36

Adobe Reader DC est une application qui permet d’ouvrir vos fichiers au format PDF. J’ai rencontré quelques bugs auprès de certains utilisateurs.

Notamment sur un serveur TSE en Windows Serveur 2012R2. Il était impossible d’ouvrir les fichiers PDF stockés sur le bureau des utilisateurs.

Voici donc un tutoriel pour débloquer la situation.
Adobe Reader DC et problèmes de droits d’accès

Il existe désormais sur les dernières versions d’adobe Reader DC une protection sur les fichiers.

Cette protection est activée de base. Il est donc possible de décocher la case et ainsi désactiver la protection.

pdf
https://www.tutos-informatique.com/adobe-reader-dc-acces-refuse/

Comment les Croisades ont permis la diffusion du savon dans toute l'Europe | Atlantico.fr

Sat 4 Nov 2017 - 11:29

Dès l’aube de la civilisation, les matières premières, sources de richesse et de bien-être, ont été un ressort essentiel du développement de nos sociétés. Elles ont aussi alimenté des guerres féroces, des actions d’espionnage et une contrebande sans merci : marchands et banquiers, espions et scientifiques, explorateurs et marins ; tous se battent depuis toujours pour acquérir les secrets de fabrication et contrôler l’offre. Extrait de "Nouvelles Histoires extraordinaires des matières premières" d'Alessandro Giraudo, publié aux Editions François Bourin.

On trouve des traces du savon à partir de 2800 av. J.-C. en Mésopotamie, dans la région de Babylone (surtout pour traiter la laine et le coton) et une tablette sumérienne (datée de 2200 av. J.-C.) indique la recette : eau, alcalis et huile de cassia. Le papyrus Ebers (XVIIIe dynastie égyptienne, environ 1550 av. J.-C.), qui comporte de nombreuses prescriptions médicales, précise que les Égyptiens se lavaient avec du savon préparé avec du gras d’animaux et des huiles végétales mélangés à un minerai (le trona, un carbonate de sodium qui se trouve dans les régions proches de lacs salés).

La Bible (Jérémie, Malachie) mentionne un produit semblable à celui que nous connaissons. Les Romains, eux, n’utilisent pas de savon, mais des poudres très fines (pierre ponce et argile) ; elles exercent une délicate action abrasive sur la peau qui, ensuite, est enduite d’huile. Pline cite un produit très proche du savon actuel : il le nomme cepo galliarum car il arrive de Gaule, (probablement de Marseille) ; ce produit est employé comme teinture rouge pour les cheveux. On dispose également des informations sur les barils de savon liquide distribués aux galères avant la bataille. Les marins déversent du savon sur le pont ; en cas d’abordage, l’ennemi glisse et tombe sur le pont... L’équipage de la galère, évidemment informé de la ruse, profite ainsi de l’effet de surprise.

Et les Croisades importèrent le savon en Europe

Le vrai savon vient du monde arabe ; vers la fin du premier millénaire, la production de savons fins se diffuse à Alep et dans le bassin méditerranéen, qui dispose d’une importante production d’huile d’olive et de soude. Le savon d’Alep est préparé avec de l’huile d’olive de très bonne qualité à laquelle on ajoute de l’eau et de la soude, et que l’on fait bouillir dans des chaudrons de cuivre, avant d’y ajouter des cendres de laurier qui lui confèrent une couleur ambrée. Les pièces de savon sont exposées au soleil pendant douze mois et la chlorophylle du laurier change la coloration du produit. Un document manuscrit d’al-Razi (scientifique pluridisciplinaire iranien, qui a travaillé sur la médecine, la chimie et la philosophie ; 865-925) précise les détails de la fabrication. Les contacts très denses du monde arabe avec l’Espagne et la Sicile, au début du deuxième millénaire, permettent à ces deux régions de disposer de savons de grande qualité. Les croisades facilitent la diffusion du savon dans toute l’Europe médiévale. Toutefois, la production d’Alep est fortement pénalisée par une série d’épidémies et de famines qui se développent au cours du xiiie siècle et par l’arrivée des Mamelucks circassiens (peuplade du Nord du Caucase) qui imposent une fiscalité contraignante. Les principaux centres de productions sont alors situés dans les régions disposant d’huile d’olive (Espagne, Sud de la France, Italie et îles grecques) ; Alicante, Marseille, Gênes, Venise et Savone figurent parmi les principaux producteurs. Au xve siècle, Venise devient le principal centre de fabrication de savon en Europe. La ville profite du boom de la lingerie féminine et des relations commerciales avec les ports levantins de la Méditerranée, d’où la Sérénissime importe les cendres, composante alcaline essentielle dans la fabrication du savon. La production de Venise est de grande qualité et la ville détient presque le monopole d’achat de produits alcalins provenant de Syrie et d’Égypte. L’encyclopédiste Tommaso Garzoni dans son livre Piazza universale di tutte le professioni del mondo (Venise, 1587) parle des savons de Venise qui sont parfumés avec des essences et des extraits d’herbes. La forte concurrence des savonniers d’Ancône, Raguse, Savone et Marseille et la lente décadence industrielle de Venise au milieu du xviie siècle affectent la production de savon de la ville, qui doit importer la matière première alors que les fabricants marseillais disposent de l’huile provençale. Une légende affirme que la technique de fabrication du savon de Savone (à l’ouest de Gênes), a été découverte par pur hasard (encore un cas de sérendipité !) par l’épouse d’un pêcheur qui faisait bouillir de l’huile avec de la soude. Cette histoire peut être vraie ou fausse, mais l’industrie du savon de Savone et Gênes a été très prospère, ainsi que celle du Sud de l’Espagne, surtout à Séville dont le savon est vendu par les apothicaires. Il s’agit d’un savon blanc produit avec de l’huile d’olive et de la barilla (les cendres de l’erba kali, la soude commune, qui pousse dans les terrains secs et dans des prés salés).

Le savon de Marseille, Colbert et les forçats des galères

La grande disponibilité d’huile de Provence permet à Marseille, Salon-de-Provence et Toulon de devenir de grands centres de production dès la fin du Moyen Âge. Des documents signalent la présence d’un savonnier en 1371 à Marseille ; mais la première fabrique dépassant le stade artisanal est fondée en 1593 par Georges Prunemoyr. Les guerres du xviie siècle, en particulier la guerre de Trente Ans, coupent les approvisionnements de matières premières. Au début de chaque conflit, la demande de savon explose et la production marseillaise augmente.

En 1668, un édit de Colbert fixe les règles de la production du « savon de Marseille » : il doit être fabriqué dans de grandes chaudières avec de l’huile d’olive et le produit final doit contenir 72 % d’huile, le reste étant de l’eau ; toute autre huile est interdite. Le produit est vendu en pains de vingt kilos et en barres de cinq kilos. En 1786, quarante-neuf savonneries produisent à Marseille 76 000 tonnes, employant 600 ouvriers. Pour faire face à une demande spéciale, l’arsenal des galères peut prêter aux producteurs jusqu’à 1 500 forçats. Les guerres napoléoniennes compliquent la situation et entraînent une chute de l’exportation. Mais, en 1813, Nicolas Leblanc invente un procédé chimique qui permet d’obtenir du carbonate de sodium à partir du sel marin – l’Académie des Sciences a créé en 1783 un prix allant au savant capable de produire ce composant chimique, qu’il faut importer après la grande déforestation de la France au xviiie siècle.

On peut appliquer cette technique à l’industrie du savon, du verre, du textile et du papier, mais elle a deux inconvénients : elle consomme beaucoup d’énergie et pollue du fait de la production d’acide chlorhydrique, souvent jeté dans l’eau des rivières et de la mer. En 1870, la technique de Leblanc est remplacée par le procédé Solvay, chimiste belge qui est parvenu à synthétiser le carbonate de sodium. Finalement, en 1906, François Merklen fixe la nouvelle formule du savon de Marseille : 63 % d’huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d’eau. L’objectif est de limiter la fraude, de nombreux producteurs utilisant du gras de mauvaise qualité. Après les deux guerres mondiales, l’industrie du savon périclite, un déclin dû à plusieurs causes, parmi lesquelles l’apparition des détergents de synthèse, la diffusion de la machine à laver, le développement des grandes surfaces, la création de nouvelles savonneries, enfin la chute de l’Empire colonial français, grand consommateur de savon. La Chine et la Turquie sont aujourd’hui les plus gros fabricants de savon de Marseille.

marseille olives Provence savon
http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-croisades-ont-permis-diffusion-savon-dans-toute-europe-alessandro-giraudo-3213053.html

Le tourisme généalogique québécois, à la rescousse des campagnes normandes ?

Tue 31 Oct 2017 - 07:53

Une ruelle de la commune de Longueil dans le Pays de Caux (580 hab) dont est originaire Charles Le Moyne qui a donné le nom à la commune homonyme de Longueuil au Québec (240 000 hab).

Avec l’avènement d’Internet, la recherche généalogique est devenue plus accessible et se démocratise de plus en plus. Preuve en est avec le développement récent de sites dédiés à la généalogie (Ancestry, Geneanet, MyHeritage, etc.). Au Québec, elle connaît un véritable engouement et la création d’émissions télévisées qui mettent en scène des personnalités québécoises en quête de leurs origines en est le meilleur exemple. D’ailleurs, l’affirmation de l’identité québécoise (où le français est la seule langue officielle) au sein d’un Canada majoritairement anglophone n’est sûrement pas étrangère à cette activité.

Depuis quelques années, on constate en France l’émergence d’un tourisme généalogique québécois. Pourtant, cette nouvelle forme de tourisme reste confidentielle alors que son potentiel de développement économique ne serait pas négligeable à l’échelle locale, notamment pour les territoires ruraux qui ont vu partir bon nombre de pionniers. Alors, le tourisme généalogique peut-il répondre aux enjeux de redynamisation de ces campagnes qui sont de plus en plus vieillissantes et de moins en moins attractives ? Voici quelques éléments d’éclairage avec l’exemple de la région normande où ses nombreux pionniers ont laissé une descendance prolifique au Québec et dont le potentiel touristique généalogique est encore peu exploité par les acteurs territoriaux.
La maison ancestrale de Jean Giguère à Tourouvre-au-Perche (Orne), ancêtre de tous les Giguère d’Amérique du Nord. angelanoelle/Flickr
L’immigration vers la Nouvelle-France : un pan méconnu de l’histoire française

Après la découverte de l’actuel Québec par Jacques Cartier en 1534, le Royaume de France prend possession des lieux et fonde la Nouvelle-France. Après plusieurs tentatives avortées, la campagne de colonisation initiée par Samuel de Champlain en 1608 puis par la Compagnie des Cent-Associés en 1627 – notamment motivée par le commerce de fourrures – est la bonne. Dès lors, plusieurs centaines de pionniers principalement originaires des provinces de Normandie, du Perche (dont son territoire sera intégré en partie à la Normandie en 1789), d’Aunis et de Saintonge (correspondant actuellement à l’ex région Poitou-Charentes) partent défricher ce nouveau territoire dans l’espoir d’une vie meilleure.
Plaque honorifique en l’honneur des ancêtres Hamel du Québec et d’Amérique du Nord dans l’église Saint-Jacques de Dieppe (Seine-Maritime). Philippe Aubry/Flickr

Par la suite, plus de 800 femmes appelées « Filles du Roy » sont envoyées en Nouvelle-France pour se marier et fonder une famille avec les hommes sur place. Elles proviennent généralement d’orphelinats ou d’hôpitaux des villes de Dieppe, La Rochelle, Paris ou Rouen et sont âgées de 15 à 30 ans. La population de la Nouvelle-France doublera rapidement après l’arrivée de ces jeunes femmes et une nouvelle vague de nouveaux migrants de moindre importance viendra par la suite s’y installer au XVIIIe siècle. Par conséquent, il est fortement probable aujourd’hui qu’un québécois d’origine « canadien-français » ait plusieurs ancêtres parmi ces pionniers du XVIIe et XVIIIe siècles.
Plus de deux millions de Québécois porteraient un nom de famille hérité d’un ancêtre normand

Parmi les dix noms de famille les plus portés actuellement au Québec, quatre d’entre eux proviennent exclusivement d’ancêtres originaires de l’actuelle Normandie (Tremblay, Gagnon, Côté et Gagné) et cinq d’entre eux en contiennent partiellement (Roy, Gauthier, Morin, Lavoie et Fortin). Citons le plus prolifique d’entre eux, Pierre Tremblay, originaire de Randonnai (Orne) et dont son nom est désormais porté par plus de 80 000 québécois avec une descendance estimée à 150 000 personnes en Amérique du Nord. Pour l’anecdote et pour bien mesurer la descendance laissée notamment par les percherons au Québec, le géographe Élisée Reclus disait de la commune de Tourouvre (Orne) qu’elle fut « le lieu d’Europe qui a contribué, pour la plus grande part, au peuplement du Nouveau Monde ». Pas étonnant que cette commune accueille depuis 2006 le Musée de l’émigration française au Canada.
Distribution des immigrants (masculin et féminin) en Nouvelle-France par province d’origine. (Charbonneau et Guillemette, 1994)

La Normandie et l’ancienne province du Perche ont fourni 843 des 3303 individus partis peupler la Nouvelle-France (voire carte ci-dessus), soit environ un quart du contingent français. Mais d’après mes estimations personnelles à partir de diverses sources d’informations (sites généalogiques, bases de données publiques, etc.), environ un tiers des Québécois d’origine « canadien-français » porteraient un patronyme hérité d’un ancêtre originaire de Normandie, soit une population estimée de 2 à 2,5 millions de personnes. Si l’on rajoute les ancêtres féminins, la descendance laissée par les hommes et femmes originaires de Normandie sur la population québécoise est probablement beaucoup plus conséquente.
Source : Reportage du JT de France 2 (25/09/2017) : « Normandie, des Québécois en quête de leurs racines ».
Le tourisme généalogique : un levier de développement local pour les territoires ruraux ?

Le potentiel touristique généalogique est donc bien réel en Normandie si on tient compte du nombre important de Québécois concernés et de leur engouement pour la généalogie. D’ailleurs, j’ai cartographié ce potentiel touristique par commune après avoir identifié l’ensemble des ancêtres normands (masculin et féminin) qui ont laissé une descendance au Québec jusqu’à nos jours (cette recension n’est pas encore totalement exhaustive). En effet, les lieux de mémoire de ces ancêtres se concentrent presque exclusivement dans leur commune d’origine (maison ancestrale, église de baptême et/ou mariage, rue portant son nom, etc.).

Cette géographie communale d’origine de ces ancêtres montre deux choses :

Un potentiel touristique qui est hétérogène géographiquement (les 5 départements normands sont concernés même si celui de l’Eure le semble moins que les autres).

Outre trois villes de taille moyenne ou importante (Rouen, Dieppe et Caen), de nombreuses communes rurales sont concernées par ce potentiel, généralement dans des espaces ruraux peu attractifs économiquement et vieillissants (Perche, Pays de Caux, Pays d’Auge et le sud-Manche).

Cartographie du potentiel touristique généalogique québécois en Normandie. François Raulin (2017)

D’autres sites touristiques régionaux très fréquentés (Le Mont-Saint-Michel, Giverny, le Memorial de Caen, etc.) ainsi que plusieurs lieux ayant un lien avec l’histoire du Québec (Musée de l’émigration française au Canada de Tourouvre, cimetières canadiens de Dieppe et de Bény-sur-Mer, port de Honfleur qui a vu le départ de plusieurs expéditions de Samuel de Champlain, etc.) ont été rajoutés dans cette carte afin de mieux se rendre compte de ce potentiel touristique.

Dès lors, si les acteurs publics et privés du territoire décidaient de capter ce potentiel (élus locaux et entreprises dédiées au tourisme notamment), il est certain que ces territoires ruraux bénéficieront directement de retombées économiques locales (établissements hôteliers, restaurants, etc.). Face aux enjeux (difficiles) de la redynamisation des espaces ruraux, est-ce que cette nouvelle forme de tourisme peut-elle être une réponse (certes modeste) aux territoires concernés ?

Canada Généalogie Normandie Québec
http://theconversation.com/le-tourisme-genealogique-quebecois-a-la-rescousse-des-campagnes-normandes-86282

Mise à jour Word avec langue inclusive

Mon 30 Oct 2017 - 23:48
langue écriture-inclusive
http://www.commentcamarche.net/news/5870553-mise-a-jour-word-avec-langue-inclusive

Mails, navigation Internet, stockage des données : comment réduire son impact énergétique au bureau

Mon 30 Oct 2017 - 08:09

Lire et écrire des emails, imprimer un rapport, utiliser son smartphone, organiser une visioconférence avec son ordinateur portable… Le quotidien de millions de travailleurs ne se vit plus aujourd’hui sans outils informatiques et numériques.

Si ces équipements ont contribué à « dématérialiser » les façons de travailler, cette dématérialisation n’est cependant pas sans coût énergétique.

On estime ainsi que 215 milliards de mails (hors spam) ont été échangés chaque jour le monde en 2016… et quelque 180 millions de recherches effectuées sur Google. Pour permettre toutes ces opérations, il faut des serveurs, des routeurs, des data centers, des terminaux…

Mais il est possible, et en fait assez simple, d’adopter les bons réflexes pour être plus économe en énergie et en ressources sur son lieu de travail, comme le souligne un récent guide conçu par l’Ademe.
Bien utiliser son équipement

Au bureau, les technologies numériques constituent le premier poste de consommation électrique. Or on estime que le quart des consommations électriques des équipements informatiques pourrait être évité en suivant ces quelques conseils.

On peut d’abord penser à régler son ordinateur – et son smartphone quand c’est possible – en mode « économies d’énergie » : diminution de la luminosité de l’écran, mise en veille automatique après 10 minutes d’inactivité, écran de veille noir… Attention toutefois à certains économiseurs d’écran faisant appel à des graphismes « 3D ». Ils sollicitent énormément la carte graphique et peuvent consommer autant, sinon plus, que le mode actif.

On pourra également désactiver les fonctions GPS, Wifi, Bluetooth des téléphones et des tablettes quand on ne s’en sert pas, ou encore adopter le mode « avion ».

Il faut enfin veiller à ne pas laisser les appareils allumés en permanence. Une solution possible consiste à brancher ses équipements (ordinateur et imprimante) sur une multiprise à interrupteur pour couper l’alimentation une fois la journée finie… car même éteints, les équipements continuent de consommer de l’électricité. Cette consommation dite « passive » est due au fait que l’interrupteur de ces équipements est placé après le transformateur ; branché, ce dernier continue d’utiliser de l’énergie (le courant résiduel circulant toujours).

Gérer ses mails et sa messagerie

L’impact de l’envoi d’un mail dépend du poids des pièces jointes, du temps de stockage sur un serveur mais aussi du nombre de destinataires. Multiplier par 10 le nombre des destinataires d’un mail multipliera ainsi son impact par 4.

On peut donc essayer de cibler les destinataires et de limiter les envois en nombre, d’autant que ce type d’envoi peut être considéré comme indésirable ou même traité comme un spam par certaines messageries.

Une autre astuce pour rendre sa communication moins énergivore consistera à envoyer des messages légers ; cela se fait en optimisant notamment la taille des pièces jointes : on optera donc pour des fichiers compressés, des images et des PDF basse définition…

Si la pièce jointe est très lourde, on préférera utiliser une clé USB ou un lien hypertexte pour remplacer le document ; l’usage des sites de transfert de fichiers lourds (comme les FTP) n’étant pas vraiment la solution la plus écologique.

Un autre détail auquel porter attention : les logos placés dans les signatures des mails. On leur préférera plutôt une image en basse définition contenant le texte et le logo de la signature.

Une gestion efficace de la boîte mail passe également par un nettoyage régulier, tout particulièrement s’il s’agit d’un webmail. On supprimera de même rapidement les spams qui s’empilent à vue d’œil.
Surfer léger sur le Net

L’impact d’une requête web dépend du temps de recherche et du nombre de pages consultées.

On divise ainsi par 4 les émissions de gaz à effet de serre de son surf sur le Net en allant directement à l’adresse du site. Dans cette optique, la création de favoris dans le navigateur pour les sites les plus régulièrement consultés s’impose.

Toujours pour limiter la sollicitation des serveurs, on utilisera des mots-clés précis dans le moteur de recherche. Sachant que les requêtes peuvent être affinées en excluant certains mots, en en couplant d’autres ou encore en utilisant la fonction « recherche avancée » du navigateur.

À propos des navigateurs, on sait que certains consomment plus d’énergie que d’autres : l’étude Web Energy Archive pour l’Ademe a ainsi désigné Chrome comme l’un des plus gourmands (27 Wh pour 1 000 pages vues), devant Internet Explorer et Firefox.

Dans le surf, le matériel compte aussi : une recherche d’une minute sur Internet consomme 100 watts sur un ordinateur fixe, 20 watts sur un ordinateur portable, quelques watts sur une tablette, et encore moins sur un téléphone. Une connexion par fil (câble Ethernet) au réseau consomme moins qu’une liaison wifi.

Garder juste ce qu’il faut

On assiste depuis quelques années au développement du stockage des données en externe ; c’est ce que permet notamment le cloud qui désigne l’ensemble des réseaux, serveurs et unités de stockage auquel les usagers se connectent via une liaison Internet sécurisée. Le cloud permet le stockage de données (hébergement de photos, de vidéos, de musique, sauvegarde en ligne des données), mais aussi l’usage d’applications, de services, de logiciels (streaming vidéo, suites bureautiques connectées) sans les posséder.

Si ces solutions peuvent donner l’impression d’accéder à un espace de stockage infini et éternel, ce sont ici de grandes quantités de données qui s’accumulent et réclament de plus en plus d’énergie pour leur gestion et leur conservation.

Il est donc essentiel de trier, d’organiser… et de jeter ses données. On le fera aussi bien pour les e-mails, les favoris, et toutes les données stockées localement que pour les données stockées en externe (en supprimant les vidéos et les photos jamais regardées, la musique jamais écoutée…). On classera ce que l’on souhaite conserver pour y accéder rapidement, en préférant le stockage local, moins énergivore au cloud : transporter une donnée sur Internet consomme deux fois plus d’énergie que la stocker pendant un an.
Qu’est-ce que le cloud ? (Pixees Scienceparticipative, 2017).
Imprimer avec modération

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le développement du numérique ne s’est pas accompagné d’une diminution de la consommation de papier. Réduire les impressions, c’est faire des économies de consommables, de matières premières, d’énergie.

On imprimera donc seulement ce qui est utile et nécessaire, en paramétrant l’imprimante (noir et blanc, brouillon, recto-verso, deux pages par feuille). Le papier imprimé sur une seule face pourra toujours servir de brouillon. On évitera également d’imprimer des documents gourmands en encre (aplats de couleur).

Certains labels et écolabels peuvent guider les choix pour une consommation plus durable : l’Écolabel européen (pour le papier) ; l’Écolabel nordique ou l’Ange bleu (pour le papier et les cartouches d’encre).
La police de caractère Ryman Eco pour limiter la consommation d’encre.

Rappelons enfin que les économies peuvent commencer dès la conception des documents : en les rendant faciles et agréables à lire à l’écran (le destinataire aura moins envie de l’imprimer) et en optant pour des polices de caractère qui consomment peu d’encre (comme Garamond, Century Gothic, Ryman Eco ou Ecofont).

bureautique écologie
https://theconversation.com/mails-navigation-internet-stockage-des-donnees-comment-reduire-son-impact-energetique-au-bureau-86268

YouTube

Sun 29 Oct 2017 - 21:19
YouTube thumbnail

Joli passage piétons

https://youtu.be/szJbz-z7iJw

Quand les femmes ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque - Libération

Sun 29 Oct 2017 - 15:15

A l’occasion des cinquante ans de la loi autorisant les femmes à ouvrir un compte en banque et à travailler sans l’autorisation de leur mari, petite histoire des interdictions qu’ont eu à combattre les femmes.

Quand les femmes ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque

Le XXe siècle a créé la femme d’aujourd’hui. Celle qui travaille, gère ses biens, vote et vit sa vie. La loi de 1965, qui souffle aujourd’hui ses 50 bougies, a ouvert la porte à l’émancipation féminine. Avant elle, une femme ne peut travailler sans l’accord de son mari ni ouvrir de compte en banque à son nom propre. Mais le combat ne s’est pas arrêté là. Il a fallu attendre très longtemps pour qu’elle ait l’autorisation de porter un pantalon ou avoir accès à toutes les écoles hexagonales.

Il y a cinquante ans, les femmes obtenaient le droit de… par libezap

1907 Les femmes mariées disposent de leur salaire. Avant ça, tout revient à son mari. C’est aussi cette même année que le conseil des prud’hommes autorise les femmes à siéger.

1924 Avant cette date, il est impossible pour une femme de passer le baccalauréat. Une femme l’a pourtant fait : Julie-Victoire Daubié, en 1861 qui fut autorisée à le passer. Léon Bérard, ministre de l’Instruction publique sous Raymond Poincaré, institue le même enseignement secondaire que ce soit pour les filles ou les garçons. Tout le monde peut désormais passer le bac.

1938 L’incapacité juridique des femmes est levée. Dès lors, elles peuvent aller à l’université, avoir une carte d’identité ou un passeport sans l’autorisation de leur mari.

1946 Ouverture du statut de juge pour les femmes. L’une des premières sera Simone Rozès, en 1949, qui deviendra première femme président de la Cour de cassation, en 1984.

1967 Les femmes sont désormais autorisées à entrer à la Bourse de Paris et à spéculer. Auparavant, certaines décident de contourner le système. Marthe Hanau, la «Madoff des années folles», initiatrice d’une chaîne de Ponzi qui fit sa fortune, avait pour habitude de se travestir pour entrer dans le palais Brongniart et faire trembler ses rivaux.

1970 Le gouvernement Chaban-Delmas apporte une autre pierre notoire à la reconnaissance du statut de femme indépendante : il supprime le «chef de famille». Le couple régit de concert le ménage dans les dépenses et les choix de vie et d’éducation. L’autorité parentale vient de naître. Pourtants, 45 ans plus tard, la pilule ne passe toujours pas. Dans son ouvrage Le suicide français, Eric Zemmour écrit que la disparition de la notion de chef de famille, c’est un peu la «mort de la famille occidentale». Et d’ajouter que l’homme a «besoin de dominer pour se rassurer sexuellement et les femmes d’admirer pour se donner sans honte».

1972 Polytechnique devient complètement mixte, tout comme HEC. La même année, huit femmes y entrent et l’une sera major de promotion : Anne Chopinet. Les autres grandes écoles se sont déjà ouvertes à la mixité : Chartres (1906), les Ponts et Chaussées (1959), les Mines (1969).

1975 La mariée a désormais droit à un peu d’intimité. Son mari ne peut plus ni lire ses lettres ni décider pour elle de ses relations. La même année, tout enseignement ou spécialité de l’enseignement supérieur est accessible pour les garçons et les filles.

2013 Mieux vaut tard que jamais, l’interdiction du port du pantalon est enfin abrogée. Dès 1909, le pantalon peut être féminin… mais uniquement s’il est utilisé pour faire du vélo, du cheval ou du ski. Pour la petite histoire, le pantalon est interdit par une ordonnance du 16 Brumaire an IX (7 novembre 1800) pour toute personne de sexe féminin parce qu’il est considéré comme «objet de travestissement». L’ordonnance prévoit quand même quelques cas particuliers qu’elle appelle «les autorisations de travestissement». Amantine Dupin ou George Sand en a bénéficié. Au fur et à mesure, l’ordonnance est assouplie mais jamais formellement abrogée. Le pantalon fait scandale dans les années 20 avant de se banaliser dans les années 60 avec le smoking Yves Saint Laurent ou le pantalon Courrèges. Quelle Française aujourd’hui n’a jamais porté de pantalon ? Aucune, mais elles étaient toutes en infraction.

droit femmes féminisme
http://www.liberation.fr/france/2015/07/13/quand-les-femmes-ne-pouvaient-pas-ouvrir-de-compte-en-banque_1347300

4 astuces pour découvrir CSS :[VIDEO] tutos GRATUIT pour tous

Sat 28 Oct 2017 - 15:51

Débuter avec le langage CSS, apprendre pas à pas !
Cours CSS (Cascading Style Sheets ou feuille de style)
Débuter RAPIDEMENT et apprendre le CSS : astuces pour gagner du temps pour votre site !

css
https://www.cssdebutant.com/

CSS avancé : métriques des fontes, line-height et vertical-align - Vincent De Oliveira

Sat 28 Oct 2017 - 15:35

Line-height et vertical-align sont des propriétés très simples. Tellement simples que la majorité d’entre nous sommes persuadés de savoir comment elles fonctionnent et comment les utiliser. Mais non. Elles sont vraiment tout sauf simples, voire les plus complexes, puisqu’elles ont un rôle important dans la création de l’une des choses les moins connues de CSS : le contexte de formatage inline (inline formatting context)

Par exemple, line-height peut être défini comme une longueur ou comme une valeur sans unité 1, mais la valeur par défaut est normal. OK, mais c’est combien normal ? On lit souvent que c’est (ou que ça devrait être) 1, ou alors 1.2, même la spec CSS n’est pas très claire sur ce point. Ce que l’on sait, c’est que le line-height sans unité est relatif à la propriété font-size, mais le problème c’est que font-size: 100px se comporte différemment entre les polices, donc est-ce que line-height est également différent ? Est-ce vraiment entre 1 et 1.2 ? Et vertical-align, quelles sont ses implications par rapport à line-height ?
...

css
http://iamvdo.me/blog/css-avance-metriques-des-fontes-line-height-et-vertical-align

Ecriture inclusive : non, l’Académie française ne décide pas seule du « bon usage » de la langue - Le Monde

Sat 28 Oct 2017 - 07:29

L’Académie française a adopté à l’unanimité de ses membres jeudi 26 octobre une déclaration très critique sur l’écriture inclusive. Cette « solennelle mise en garde » dénonce la « démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques » engendrée par cette graphie, qui « aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité », selon l’institution. Ce verdict des « Immortels » met-il pour autant un terme au débat ? Place-t-il de fait tout recours à l’écriture inclusive en dehors des bons usages de la langue ? Pas forcément.

Une institution consacrée au « perfectionnement » et au « rayonnement » des lettres

L’Académie française a été fondée en 1635 par Richelieu et a depuis traversé les âges. Selon la loi de programme pour la recherche de 2006, elle est une personne morale de droit public à statut particulier, placée sous la protection du président de la République. C’est également le cas de l’Institut de France, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques. La mission de toutes ces instances est, selon ce texte, de « contribuer à titre non lucratif au perfectionnement et au rayonnement des lettres, des sciences et des arts ».

Les 40 membres de l’Académie française se réunissent les jeudis après-midi et débattent des sujets prévus à l’ordre du jour, établi par le secrétaire perpétuel. Parmi les 34 membres de l’institution qui siègent actuellement (six fauteuils sont vacants pour cause de décès), on trouve des profils divers comme l’écrivain et chroniqueur Jean d’Ormesson, l’historienne Hélène Carrère d’Encausse (qui est également secrétaire perpétuelle de l’Académie), l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing ou le philosophe Michel Serres. En 2017, on ne compte que cinq membres de sexe féminin. En quatre siècles, il n’y a eu que huit femmes sur 729 académiciens. Certaines critiques estiment d’ailleurs que cet état de fait biaise quelque peu le regard de l’institution au sujet des questions de genre.

Une autorité avant tout morale

Selon ses statuts (article XXIV), la « principale fonction » de l’Académie française est de « travailler (…) à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ». A ce titre, elle rédige son propre dictionnaire, qui respecte le « bon usage de la langue » et indique des niveaux de langages ainsi que les emplois déconseillés et les constructions fautives. Si l’institution française tire une certaine légitimité de son histoire et du prestige de ses membres, elle ne fait pas figure d’autorité suprême et indiscutable de la langue française pour autant. Elle possède certes un droit de regard sur la publication au Journal officiel des termes et expressions nouveaux, comme le prévoit le décret de 1996 relatif à l’enrichissement de la langue française. Mais pour le reste, rien n’oblige à partager toutes ses positions, tout comme l’Académie des beaux-arts ne définit pas à elle seule ce qui serait « beau » ou non.

Des positions parfois contestées

Plusieurs exemples récents rappellent cet état de fait. Ainsi, l’Académie française s’oppose à la féminisation des fonctions et des titres lorsque ce serait contraire « aux règles ordinaires de dérivation ». Position qui s’est retrouvée au centre d’un débat houleux à l’Assemblée nationale en 2014. Le député UMP Julien Aubert, se fondant sur le verdict des académiciens, refusait d’appeler la socialiste Sandrine Mazetier « madame la présidente », préférant dire (contre la volonté de l’intéressée), « madame le président ». Se prévaloir de l’Académie française n’a pas empêché le député de se voir infliger une sanction financière.

La polémique autour de la prétendue « mort de l’accent circonflexe » en 2016 illustre également les contradictions de l’Académie en elle-même. A l’origine, on trouve des rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française et approuvées par l’Académie française en 1990. Parmi les possibilités, toutes facultatives, prévues dans ces dispositions, il y a le fait que l’accent circonflexe peut ne plus être employé sur les « i » et les « u » dans la plupart des cas. Le ministère de l’éducation nationale a rappelé en 2008 dans son bulletin officiel puis dans la réforme des programmes de 2015 l’existence de ces révisions facultatives, avant qu’elles ne soient appliquées par les éditeurs de manuels scolaires à la rentrée de 2016, suscitant alors une polémique… Jusqu’à la colère même de l’Académie française, qui n’y était pourtant pas hostile vingt-six ans plus tôt.

Au-delà de ces deux exemples, d’autres références de la langue française se sont fréquemment opposées à certaines positions des académiciens, depuis des décennies. Ce que souligne la quatorzième édition du Bon usage de Grevisse et Goosse : « Le Dictionnaire de l’Académie française (…) donne une certaine image de la langue soignée, et la caution de ce juge sévère suffit à rendre légitimes des tours que l’on avait critiqués. En revanche, ses mises en garde sont plus d’une fois discutables, parfois même oubliées par les académiciens aussitôt quitté le quai de Conti. »

langue écriture-inclusive
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/ecriture-inclusive-non-l-academie-francaise-ne-decide-pas-seule-du-bon-usage-de-la-langue_5206995_4355770.html

L'Académie française n'aime pas l'écriture inclusive. Mais alors pas du tout - Huffington Post

Thu 26 Oct 2017 - 21:17

"La langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures."

FÉMINISME - Les immortels de l'Académie Française entrent en guerre contre l'écriture inclusive. Dans une déclaration relayée ce jeudi 26 octobre par Le Figaro, ils jugent "cette aberration" comme "un péril mortel". Rien que ça.

L'écriture inclusive est un mode d'écriture qui vise à féminiser la grammaire en plaçant à la fin des mots, quand c'est nécessaire, la terminaison du féminin entre des points. Ainsi, "les Immortels de l'Académie française" deviendrait "les Immortel.le.s de l'Académie française".

Elle est notamment recommandée par le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui écrivait en 2015 que "les représentations auxquelles les citoyen.ne.s sont constamment exposé.e.s renforcent les stéréotypes de sexe et les inégalités entre les femmes et les hommes".

Bravo aux @EditionsHatier qui donnent l'exemple pour une écriture inclusive et une éducation égalitaire #EgaCom : https://t.co/W5i6NV5wNS
— HCE (@HCEfh) 25 septembre 2017

Pour l'Académie française, ce mode d'écriture, dont les Immortels ne voient pas "l'objectif poursuivi", crée "une confusion qui confine à l'illisibilité". Les difficultés de lecture engendrées pénaliseraient donc à la fois l'apprentissage et la lecture, mais aussi "les promesses de la francophonie".

L'écriture inclusive avait été mise sur le devant de la scène par la médiatisation, en septembre 2017, du premier manuel scolaire à l'avoir adoptée. Intitulé "Questionner le Monde", le livre avait été salué par Hatier, son éditeur, ainsi que par le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes, mais critiqué par d'autres, comme le chroniqueur Raphaël Enthoven qui craignait un "négationnisme vertueux".

Un mois plus tard, les Immortels, chargés selon leurs statuts de "donner des règles certaines à notre langue", se rangent à leur tour parmi les critiques:

"La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité. On voit mal quel est l'objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d'écriture, de lecture - visuelle ou à voix haute - et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l'Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu'elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c'est moins en gardienne de la norme qu'en garante de l'avenir qu'elle lance un cri d'alarme: devant cette aberration «inclusive», la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d'acquérir une langue, qu'en sera-t-il si l'usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s'empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d'autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète."

langue écriture-inclusive
http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/26/lacademie-francaise-naime-pas-lecriture-inclusive-mais-alors-pas-du-tout_a_23257108/

Pour l'Académie, l'écriture inclusive est un «péril mortel» - Le Figaro

Thu 26 Oct 2017 - 20:39

Les Immortels, à l'unanimité, estiment que cette nouvelle pratique est un danger pour la langue française.

Les immortels de l'Académie française se sont fendus ce jeudi 26 octobre d'une déclaration au ton alarmiste condamnant vertement l'écriture inclusive. Ils vont même jusqu'à prédire un«péril mortel» pour l'avenir de la langue française. Pour rappel, cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin.

Cette pratique défendue par certaines militantes féministes au prétexte que la langue française «invisibiliserait les femmes» a beaucoup fait parler d'elle ces dernières semaines alors qu'un manuel scolaire, destiné à des élèves de CE2, a été publié pour la première fois en écriture inclusive en mars 2017. On peut y lire que «grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche». L'éditeur a expliqué avoir choisi d'appliquer les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes datant de 2015.

Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s'imposer comme norme», l'Académie française élève à l'unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité. On voit mal quel est l'objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d'écriture, de lecture - visuelle ou à voix haute - et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l'Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu'elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c'est moins en gardienne de la norme qu'en garante de l'avenir qu'elle lance un cri d'alarme: devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d'acquérir une langue, qu'en sera-t-il si l'usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s'empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d'autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.»
«Bégaiement cérébral»

Membre de l'Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l'écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C'est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d'une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il. Les académiciens avec qui il avait discuté du sujet étaient «scandalisés» mais ont décidé de prendre un peu de temps pour réagir officiellement.

La virulence du communiqué de l'Académie a été peu goûtée, jeudi, par les féministes, comme la militante et «cheffe d'entreprise» Caroline De Haas: «On va tous mourir!», écrit-elle sur Twitter. «Et après, c'est nous qu'on traite d'hystériques...»

Cette condamnation sans appel des académiciens sera-t-elle entendue? Pas si sûr. Depuis 2015 et les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes, l'écriture inclusive, longtemps cantonnée aux associations féministes et aux partis d'extrême gauche, entre peu à peu dans les mœurs.

Plusieurs ministères, institutions, collectivités et universités se sont depuis mises à appliquer peu ou prou ces recommandations. Sur le site du ministère de l'Éducation nationale, il est ainsi désormais question de professeur·es. Le ministère de la Santé, quant à lui, évoque les chirurgien·ne·s-dentistes. Depuis 2016, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s'est engagé très officiellement à écrire de façon inclusive: «Assemblée la plus paritaire de la République française, le CESE est convaincu que les stéréotypes, terreau du sexisme, sont profondément ancrés dans notre société et s'expriment dans le langage et la grammaire.» Le Cnam se définit désormais comme une école d'ingénieure·es «parce que nos formations sont ouvertes à toutes et tous».

Dans certains médias comme TV5Monde, dans des communications du CNRS, cette graphie a fait son apparition. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, lui, n'approuve pas: «On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n'est pas nécessaire.»

langue écriture-inclusive
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/26/01016-20171026ARTFIG00256-l-academie-francaise-met-en-garde-contre-le-peril-mortel-de-l-ecriture-inclusive.php

Langue française : massacre au politiquement correct ; L'université (enfin) sauvée par la sélection ? Brigitte Macron fait le ménage à l'Elysée ; Les jeux vidéo acquièrent leurs lettres culturelles de noblesse | Atlantico.fr

Thu 26 Oct 2017 - 19:26

Aïe, ma langue française

Grand dossier dans Le Point qui en fait sa couverture sur la langue française qui nous interpelle : "ceci n'est pas une interview mais un entretien, publié non pas dans une news magazine, encore moins dans un "mag (pan pour nous !),mais dans un hebdomadaire d'informations générales "écrit le journal en avant propos de son "entretien" avec Alain Borer, (auteur de "De quel amour blessée", Gallimard, (et qui enseigne à Los Angeles), qui déplore "notre soumission à l'anglais" et "alerte contre un Azincourt dans la langue" (Azincourt, célèbre bataille perdue par la France contre l'Angleterre pendant la Guerre de Cent Ans).

Sont raillées également "la positive attitude chère à Jean-Pierre Raffarin, le ParisRollers Marathon d'Anne Hidalgo. Le jugement de Borer est implacable : "ce qui se passe en langue pourrait se décrire en termes de mercatique (je n'ai pas dit "marketing"), car cela ressemble à la désindustrialisation : la fabrique de mots francophones est en panne. Jadis nous avons fourni 60% de son vocabulaire actuel. Désormais, non seulement nous importons, mais nous remplaçons des mots déjà existants. Nous nous soumettons". A cela il faut ajouter la bataille autour de l'écriture inclusive : "Il s'agit de déconstruire les inégalités hommes-femmes quitte à reconstruire le langage d'abord et c'est la partie la moins controversée de féminiser systématiquement les noms de profession . Ensuite il faut faire attention à la parité là où auparavant le masculin occultait le féminin. À l'oral cela donne par exemple "étudiants et étudiantes", qui sonne comme le discours d'un politique désireux de ne pas se couper de 50 % de son électorat mais elle écrit ça se corse avec l'usage des points milieu "étudiant-e-s". Cela vous paraît illisible ? Une ruse consiste à reformuler des noms différents en genre en "termes épicènes" (qui peuvent être employés au masculin et au féminin sens variation de forme... Remplacer "collaborateur" par "membre", " répondant" par "personne qui ont répondu". Elémentaire, non? A ce sabir vient s'ajouter "la poltronnerie toute virulence est effacée : "plus de place pour la réflexion spontanée, pour le raisonnement bâti au fur et à mesure d'une conversation ; non, les politiques soumis aux pressions des chaînes d'information en continu qui les interrogent dix fois par jour, préfèrent s'abriter derrière des réponses toutes faites, lisses et donc inoffensives, s'évitant ainsi bien des désagréments", comme celui de devoir se justifier à propos de "ceux qui foutent le bordel".

langue
http://www.atlantico.fr/rdv/revue-presse-hebdos/langue-francaise-massacre-au-politiquement-correct-universite-enfin-sauvee-selection-brigitte-macron-fait-menage-elysee-jeux-3205686.html/page/0/2

EN IMAGES. "Serpillière" ou "torchon" ? "Crayon à papier" ou "crayon gris" ? Cinq cartes du français de nos régions

Mon 23 Oct 2017 - 07:37

On connait l'éternel débat linguistique entre ceux qui parlent de "pain au chocolat" et ceux qui préfèrent déguster "une chocolatine". Mais c'est loin d'être le seul différend sémantique qui oppose les Français. Dans son ouvrage, Atlas du français de nos régions (Armand Colin), publié en octobre, le linguiste Mathieu Avanzi s'intéresse à toutes les petites différences géographiques en termes de langage, qu'il a synthétisé sous forme de cartes.

"Les cartes ont été générées à partir des résultats d’enquêtes dirigées par des linguistes des universités de Louvain-la-Neuve, Zurich, Genève, Strasbourg, Neuchâtel, Paris-Sorbonne et Bangor", explique l'auteur sur son site internet. Franceinfo vous propose de découvrir cinq d'entre elles.
"Crayon à papier" ou "crayon gris" ?

Vous devez faire un schéma à votre collègue et cherchez quelque chose pour griffonner. Lui demandez-vous un "crayon à papier" ou un "crayon gris" ? Tout dépend d'où vous vivez. Les Normands où les habitants de Nouvelle-Aquitaine parleront de "crayon à papier", tandis que ceux qui vivent en PACA ou dans le Finistère réclameront un "crayon gris". Les habitants de Troyes ou de Nancy préfèrent, quant à eux, les "crayons de papier", tandis que les Wallons et les Mosellans parlent simplement de "crayon".

langue
http://www.francetvinfo.fr/france/langues-regionale/en-images-serpilliere-ou-torchon-crayon-a-papier-ou-crayon-gris-cinq-cartes-du-francais-de-nos-regions_2432081.html?google_editors_picks=true

Ce que la Catalogne nous dit de la diversité culturelle et de la disruption politique

Mon 23 Oct 2017 - 07:17

Barcelona, plaza Espana. Visual hunt

Le cas de la Catalogne – et d’autres régions européennes aux revendications similaires (Écosse, Flandre, Padanie, Pays basque, Bavière…) – illustre les conséquences logiques et les bouleversements potentiels du « glocal » (combinatoire de global et de local, zappant le national). Les États-nations pouvaient se croire épargnés par la disruption provoquée par la mondialisation combinée au numérique transfrontière, mais le statu quo est désormais contesté. La Catalogne semble aux avant-postes d’autres disruptions à venir dans d’autres régions, au-delà de celles déjà en rupture de ban.

Ces phénomènes se trouvaient déjà en filigrane dans les discussions concernant le traité sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles,adopté en 2005, où les États réclamaient leur souveraineté… mais les régions aussi ! La Catalogne était alors à l’avant-garde de cette diplomatie régionale dont elle fait preuve dans la crise actuelle, en dénonçant la subalternité de certaines régions par rapport aux États dans la nouvelle colonialité globale. Elle a été la première à demander et obtenir le 16 septembre 2005 une extension des domaines de l’adressage Internet pour les régions et communautés linguistiques, le « .cat », ce qui n’a pas été sans hérisser Madrid.
Subalternité vs colonialité : modifier le statu quo

Dans le glocal, la subalternité des régions est désormais un outil de contestation face à une théorie de l’État-nation prénumérique. Pour le moment, face à une Espagne sciemment construite comme hégémonique et réduite à Madrid (pour ne pas s’aliéner les autres régions), la Catalogne met en scène des astuces dramatiques pour exacerber la violence du pouvoir central et mettre la communauté internationale de son côté ou en neutralité. Seule, elle n’a pas la possibilité de changer l’histoire, mais elle se sert de tous les interstices ouverts de manière créative, donc disruptive.

Et Mariano Rajoy se retrouve en père autoritaire à sommer Carles Puigdemont de se prononcer clairement… Rajoy, dont le grand-père a été un des rédacteurs du statut d’autonomie de la Galice en 1932. Pour Puigdemont, il s’agit aussi de créer des images fortes pour son projet d’affiliation à une histoire commune de l’Europe qui n’est pas obligé de passer par la case Madrid.

Les Catalans se vivent en position de subalternité à l’égard d’un Madrid qui se comporte en état colonial, drainant ses ressources vives vers le centre avec peu de contreparties et beaucoup de corruption (ce qu’ils vérifient en se voyant reléguer en quelques décennies de 1re région industrielle à la 3e). Ils ne veulent plus subir l’étiquette de minorité imposée par ce pouvoir colonial alors qu’ils ont connu leur propre forme de pouvoir, républicain de surcroît. Ils dénoncent la colonialité du pouvoir étatique, qui crée des barrières ethniques et des exploitations commerciales.
Barcelona, Montjuic. Visual Hunt
Un contre-récit, en demande de démocratie directe

Les Catalans proposent un contre-récit au récit étatique moderne, en se voyant déjà comme nation au sein de l’Europe. Au discours moderne qui a créé les termes d’ethnicité et de minorité, ils opposent un discours disruptif de solidarité et de démocratie directe, – discours que je qualifie de « cybériste » pour signifier la rupture avec des références prénumériques obsolètes. D’où l’enjeu autour du référendum, une des formes les plus participatives de démocratie.

Leurs références politiques ne sont d’ailleurs plus identifiables selon des axes polarisés extrême droite vs extrême gauche, conservateurs vs progressistes, élite vs peuple. Dans la disruption, ces catégories ne recouvrent plus la complexité des choix non-rationnels et non-linéaires (mais néanmoins légitimes) qui guident les individus et les collectifs.

De fait, considérer la disruption catalane à l’aune du simple nationalisme, c’est nier sa dimension transnationaliste, avec le risque d’y appliquer des remèdes et solutions prénumériques, ce qui ira irrémédiablement plus loin que le clash symbolique…

Les Catalans peuvent s’appuyer sur leurs communautés de la diaspora, les casals, Catalans de l’extérieur. Elles sont ailleurs dans le monde mais reliées au pays par les réseaux transfrontières d’Internet pour comparer leur situation à celle partagée par d’autres cultures subalternisées, ce qui les conforte dans leur différence et leur diversité culturelle à l’égard de Madrid.
Une culture catalane locale et globale à la fois

Le bouillonnement culturel de la région catalane pousse ses habitants à imaginer, inventer, oser et à façonner la région à leur image, avec un regard porté sur le local autant que sur le global. La Catalogne, à travers Barcelone notamment mais pas seulement, s’est depuis longtemps constituée comme une région utilisant la créativité et la diversité culturelle comme levier de développement urbain et de rayonnement économique. Et ce, même avant le mouvement « Barcelona Posat Guapa » (« Barcelone, fais-toi belle ») de 1985.

Des artistes célèbres comme Antoni Gaudi ou Salvadro Dali, ou encore, plus récemment des chanteurs comme Luis Llach avec sa chanson « L’Estaca » (le pieu) en 1976 illustrent cette excentricité ludique et disruptive, loin de la capitale officielle. Cet excentrisme du coup donne de la force à l’authenticité du local, ce qui amène au décrochage à l’égard du national, puis éventuellement à la disruption.
Les quatre T de la Catalogne

Ce bouillonnement disruptif relève du même phénomène que celui des villes et régions créatives dans le monde, autour des trois T de Richard Florida (Routledge, 2014) auquel je rajoute le T de transnationalisme : technologie, talent et tolérance.

En Catalogne, ces quatre T indicateurs sont fortement présents. Le T de technologie se manifeste dans les hubs d’innovation high-tech, le numérique permettant à la région de s’installer dans les industries créatives du XXIe siècle (du design à la gastronomie). Il permet aussi de s’exprimer et de s’organiser et crée de la proximité à distance avec la diaspora.

Le T de talent tient dans sa capacité à créer une atmosphère où les arts de toutes sortes sont un élément de rayonnement socio-économique, qui attire la classe créative, en demande de bien-être culturel et friande d’infrastructures culturelles et sportives pour se maintenir créative.

Le T de tolérance concerne la capacité d’accueil de nouvelles formes de pensée et de différents groupes à l’identité ethnique, sexuelle ou sociale marquée, dont les migrants, les homosexuels et d’autres éléments d’une bohème geek internationale. Nombre d’entre eux sont bi-culturels et bi-lingues, les Catalans en premier (l’édition catalane tend à publier des ouvrages en français et en anglais en plus du catalan et du castillan).
Une disruption qui pointe vers d’autres en cours

Telle est la disruption catalane, quand on la pense hors de la boite. Elle est à suivre au même titre que la montée des réseaux de villes qui s’autonomisent des états comme le C40 des villes monde pour faire face au dérèglement climatique ou du réseau des régions d’Europe pour la culture.

Elle est une manifestation des recherches de réactivité face à des urgences, qu’elles soient numériques ou climatiques, les dérèglements glocaux imposant des solutions rapides, adaptées à des territoires dont l’aune n’est plus perçue comme relevant de l’Etat-nation moderne.

Mais toutes les disruptions ne sont pas égales entre elles. Certaines sont mieux dotées pour ne pas juste subir l’histoire tout en luttant pour elle. D’autres inégalités et déséquilibres vont se créer qui demandent accompagnement et vigilance. En politique, il va falloir aussi se montrer créatif, sinon les démocraties prénumériques vont rappeler aux mauvais souvenirs de bien des peuples leurs racines colonialisantes et subalternalisantes.

Il faut plus que jamais penser la trans-européanité et revoir le pacte de l’Union Européenne en faisant de la place à la diplomatie régionale en lien à la diplomatie transnationale. La demande catalane d’une médiation internationale bienveillante, sans violence, relève de cette démarche. Les Etats-nation européens qui se rallient à Madrid par peur de leurs propres régions et par respect de l’ordre prénumérique feraient mieux d’y repenser à deux fois car ils se coupent de forces créatives importantes et d’une réelle capacité de ré-enchanter l’Union Européenne.
The Conversation

Divina Frau-Meigs est membre de l'Association Internationale des Etudes et Recherches en Information-Communication (AIERI), à statut d'observateur de la société civile à l'UNESCO. A ce titre, elle a participé aux débats concernant le traité sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à l'UNESCO entre 2001 et 2005.

Catalogne langue région
http://theconversation.com/ce-que-la-catalogne-nous-dit-de-la-diversite-culturelle-et-de-la-disruption-politique-86115

Ecriture inclusive : le langage suivra l'évolution de la société, pas l'inverse - Challenges.fr

Fri 20 Oct 2017 - 10:16

C’est avec l’usage que la langue s’adapte. Le jour où les postes de préfets, chercheurs, ingénieurs et autres métiers seront occupés par autant de femmes que d’hommes, le langage suivra.
Le langage a-t-il besoin d’un manuel pour évoluer?

C’est avec l’usage que la langue s’adapte. Le jour où les postes de préfets, chercheurs, ingénieurs et autres métiers seront occupés par autant de femmes que d’hommes, le langage suivra.
ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

"Grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche". L’on pourrait croire à une nouvelle expérience d’écriture créative de l’OuLiPo où le "e", disparu sous la plume de Georges Pérec, ferait cette fois une grande apparition. Mais il s’agit plus prosaïquement d’un extrait en écriture inclusive du nouveau manuel scolaire édité par Hatier que les enseignants pourront désormais choisir pour leurs classes de CE2. Un manuel se voulant, comme l’explique son éditeur, "le reflet de la société et de ses évolutions". Mais le langage a-t-il besoin d’un manuel pour évoluer?
Le langage ne se décrète pas

Il est évident que l’égalité entre les femmes et les hommes doit être une priorité. Il est tout aussi évident que la langue française ne doit pas être figée pour être préservée et qu’une langue dite vivante doit justement s’adapter. Mais ce n’est pas en glissant de force des "e" minuscules entre deux points que l’on fera évoluer les usages. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes en apporte, sans le vouloir, la démonstration : c’est en constatant l’inapplication de la première circulaire relative à la féminisation des noms de métier que le Premier ministre a réitéré cette obligation en 1998. Vingt ans plus tard, entend-on davantage de femmes se dire "sapeuse-pompières" ou "doctoresses"?

Laissons les mots se transformer à leur rythme. C’est avec l’usage que la langue s’adapte et se transforme. "Ma doctrine est que ce sont les usagers qui décident", confiait récemment le linguiste Alain Rey dans un entretien pour Le 1. Prenons le mot "sénatrice". Dans sa version féminine, ce mot ne figure pas dans le Larousse. Il est pour autant facile de constater que cela ne l’a pas empêché de s’imposer dans le langage courant. Que l’usage précède le langage! Rien n’empêche les auteurs, "autrices" et les plumes en tous genres favorables à l’écriture inclusive de s’en saisir. Tout plaide en faveur d’une féminisation de certaines professions. Le jour où les professions de préfets, chercheurs, ingénieurs et autres activités seront occupées par autant de femmes que d’hommes, le langage suivra.
L’écriture inclusive pour les robots?

Selon étude menée par l’Université de Princeton sur un algorithme utilisé dans toutes sortes d’applications, l’intelligence artificielle associerait majoritairement les mots évoquant la gente féminine (fille, soeur, mère, etc.) aux notions de famille, enfants, foyer et aux arts. A l’inverse, l’algorithme rapprocherait automatiquement les hommes des notions de travail, carrière et les associe aux matières scientifiques et technologiques.

L’algorithme - né d’un concepteur subjectif - serait-il sexiste? Ou n’est-il que le reflet numérique de nos comportements individuels? Dans les deux cas, le big data alimente le risque de voir les comportements majoritaires devenir une norme. Et nous courrons aussi collectivement le risque de nous emprisonner dans nos propres conformismes. Faudra-t-il alors enseigner l’écriture inclusive aux robots? Commençons d’abord par intéresser les petites filles aux robots.

féminisme langue
https://www.challenges.fr/politique/ecriture-inclusive-le-langage-suivra-l-evolution-de-la-societe-pas-l-inverse_507614?google_editors_picks=true

Google Photos reconnait vos animaux

Tue 17 Oct 2017 - 20:02

Grâce à son IA de reconnaissance faciale, Google Photos peut maintenant reconnaître vos chiens ou chats parmi vos clichés

(CCM) — Voilà une excellente nouvelle pour toutes les personnes ayant un animal de compagnie ! Si vous avez une boule de poil à la maison, il y a de très fortes chance pour qu'une bonne partie de votre répertoire photo lui soit consacrée et Google l'a bien compris ! Car l'application Google Photos peut désormais reconnaître votre chien ou votre chat de la même façon qu'elle reconnait une personne.

Cette nouvelle fonctionnalité va regrouper toutes les photos de l'animal dans un seul et même dossier, comme Google Photos le fait déjà pour les personnes revenant le plus souvent dans vos clichés. Il est également possible d'attribuer un nom, ce qui fait que lorsque vous taperez le nom de votre chien ou votre chat - disons Félix et Brutus - dans Google Photos, l'application les retrouvera automatiquement. Google a de plus activé la recherche par noms de races de chiens et de chats, et même par émoji ! Mieux encore, l'Assistant Google sera capable de créer un petit film reprenant les photos de votre animal.

Si cette fonctionnalité peut paraître plutôt triviale (sauf bien sûr pour ceux qui adorent prendre des photos de leur chien), il faut quand même se rendre compte que l'IA de Google est désormais capable de distinguer un chien précis parmi d'autres... Ce qu'un être humain n'est pas forcément capable de faire. Sur son blog (lien en anglais), Google indique que cette nouvelle fonction est distribué dans la plupart des pays dès aujourd'hui, sur Android comme sur iOS.

photos
http://www.commentcamarche.net/news/5870498-google-photos-reconnait-vos-animaux

Finalement, Jean-Michel Blanquer est contre l'écriture inclusive dans les manuels scolaires

Mon 16 Oct 2017 - 16:05

Je trouve que ça ajoute une complexité qui n'est pas nécessaire", plaide le ministre de l'Education.
16/10/2017 13:19 CEST | Actualisé il y a 2 heures

Geoffroy Clavel
Chef du service politique du HuffPost

Philippe Wojazer / Reuters
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

EDUCATON - Il n'y aura pas de manuels scolaires pour tous et toutes. Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'est déclaré lundi contre l'emploi de l'écriture dite "inclusive" à l'école, estimant que cette méthode de promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes créait "des polémiques inutiles".

Interrogé sur BFMTV et RMC sur l'opportunité d'utiliser cette écriture dans les manuels scolaires, au moment où le gouvernement en fait la promotion à destination des TPE et des PME, le ministre a jugé que ce n'était "pas une bonne idée". "On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n'est pas nécessaire", a-t-il estimé en redoutant que cela finisse par nuire à une "bonne" cause, l'égalité des sexes.

"Je me considère comme féministe", a-t-il précisé. "Mais je ne pense pas que ce soit le juste combat", a-t-il indiqué en désignant l'écriture inclusive comme "une façon d'abîmer notre langue".

Pour Jean-Michel Blanquer, l'écriture inclusive "ajoute une complexité qui n'est pas nécessaire" pic.twitter.com/YGDGowSr2R
— BFMTV (@BFMTV) 16 octobre 2017

L'écriture inclusive est un outil destiné à lutter contre les stéréotypes liés aux sexes et les inégalités entre les femmes et les hommes. Son caractère le plus visible est l'accord des noms et des adjectifs au féminin et au masculin lorsque c'est possible. L'emploi du point est encouragé pour mettre sur le même plan hommes et femmes lorsque c'est nécessaire. Exemple: "les électeur.trice.s votent".

Un manuel sur la sellette?

Jusqu'ici, le ministre avait plutôt affiché sa prudence vis à vis de cet outil pédagogique, encouragé par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. Interrogé sur le sujet fin septembre, Jean-Michel Blanquer avait jugé "questionnable" l'utilisation de cette écriture dans des manuels : "que cette liberté soit offerte dans la vie démocratique courante, ça me paraît compréhensible. A l'école je suis plus réservé (...) quand je vois les difficultés qu'on a à bien consolider la lecture" chez les élèves.

Jean-Michel Blanquer ne s'est en revanche pas prononcé sur l'éventuelle interdiction d'un manuel scolaire de CE2 ("Découvrir le monde" paru aux éditions Hatier à la rentrée) qui utilise pour la première fois cette écriture inclusive. Le député LR Julien Aubert, qui avait réclamé son interdiction à l'école pour ne pas "transformer, sous couvert d'apprentissage à l'égalité, notre langue à des fins idéologiques", est du coup revenu à la charge.

#Blanquer se prononce sur #BFM c/ l'écriture inclusive, suite à notre lettre commune. Nous attendons qu'il retire le manuel scolaire pilote!
— Julien Aubert (@JulienAubert84) 16 octobre 2017

En 2015, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes avait publié un guide incitant les pouvoirs publics à adopter une communication "sans stéréotypes de sexe". Plusieurs ministères, institutions, collectivités et universités se sont depuis engagés à appliquer ces recommandations.

inclusive langue
http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/16/finalement-jean-michel-blanquer-est-contre-lecriture-inclusive-dans-les-manuels-scolaires_a_23244490/

Et si Google était un service public ?

Mon 16 Oct 2017 - 08:07

La Commission européenne et plusieurs gouvernements européens, dont le gouvernement français, se sont mis en tête de faire payer des impôts à Google.

On ne peut qu’approuver l’idée selon laquelle les multinationales – toutes spécialités confondues – devraient payer des impôts comme toutes les autres entreprises. On peut même se demander ce qui se serait passé si elles avaient payé leur part d’impôts depuis trente ou quarante ans.

Privés de leur remarquable capacité à faire de l'optimisation fiscale en toute légalité, elles n’auraient sans doute pas pu croître et prospérer autant qu’elles l’ont fait. Peut-être même n’auraient-elles pas pu remplacer les entreprises plus petites et plus locales par des monopoles et des oligopoles mondiaux. C’est que l’internationalisation coûte cher et présente des risques considérables.

Il n’est pas douteux que l’optimisation fiscale a largement compensé les coûts et les risques de l’ expansion des grandes entreprises au-delà de leur pays d’origine. On peut aussi prédire que, taxés autant que les petites entreprises, plusieurs de ces mammouths pourraient s’effondrer sous le poids financier de leurs coûts de coordination interne.

Il est donc légitime, utile, et urgent, de taxer les multinationales. Mais pourquoi s’acharner particulièrement sur Google ?
Service gratuit vs services publics payants

Je n’ai aucune action de cette entreprise et je n’ai strictement aucun intérêt à la défendre, mais j’en suis un utilisateur quotidien et satisfait. Dix à vingt fois par jour, je fais une recherche sur Google. Ça ne me coûte strictement rien et c’est pour moi un service d’une qualité et d’une utilité sans bornes. Google ne paie pas assez d’impôts, certes, mais quel service public !

Avoir une télévision chez soi coûte au contribuable chaque année une partie de ses impôts. L’accès à des statistiques de l’Insee est payant, comme le sont aussi les publications scientifiques des chercheurs du CNRS pour qui n’est pas membre statutaire d’un organisme de recherche public. Faire un tour dans un musée public ou visiter un château appartenant à l’État coûte au moins aussi cher qu’une place de cinéma, sans parler d’une représentation dans un théâtre public, dans une salle de concert ou dans un opéra.

Bref, pour le simple citoyen, tous ces services publics d'État sont payants, et (on y pense moins), présentent un coût caché pour ceux qui ne les utilisent pas, mais qui paient des impôts pour les entretenir.

Google, YouTube, Wikipédia, The Conversation donnent un accès gratuit à une masse énorme d’informations, disparate certes, mais souvent de bonne qualité.

Il me paraît utile de comparer cette merveilleuse accessibilité avec les restrictions dont font l’objet, par exemple, les vidéos conservées par le service public de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Des services publics d’État à accès limités

Une remarquable émission d’Apostrophe enregistrée sur le service public de la télévision française le 21 décembre 1979 montre Bernard Pivot interrogeant Fernand Braudel et Pierre Bourdieu. Cette émission serait d’un grand intérêt pour tous les étudiants en sciences sociales. Or, il faut payer 2,99 euros pour la voir dans son intégralité. Quid de la culture accessible à tous ?

Une recherche sur le site Cairn Info est payante s’il on n’est pas membre d’un temple officiel du savoir. Pourquoi cette tarification, qui limite l’usage de ces sources – la recherche- déjà largement financées par la collectivité et qui devraient être accessibles à tous les étudiants ?

Comparé à ces services publics d'État à accès limités, Google est tout simplement une improbable et divine merveille. C’est un chef d’œuvre d’accès à l’information, à la culture, à l’art. La qualité de service est remarquable et le rapport accessibilité/qualité/prix est excellent.
Google : liberté et égalité ?

Est-il bien raisonnable que l’État s’en mêle ? Ne s’est-il pas montré incapable de rendre des services aussi innovants, universels et bon marché ? Google est une parfaite illustration des deux premiers termes de la devise de notre république, Liberté et Égalité. En effet, c’est un service qui assure la promotion de la liberté (on peut y chercher tout ce qu’on veut) et de l’égalité (toute personne connectée, pauvre ou riche peut y accéder tant qu’elle veut, sans rien payer).

Si Google se trouve bientôt lourdement imposé en Europe, on peut craindre que par voie de conséquence, ses indispensables services deviennent payants. Qu’aura alors gagné le simple citoyen ?

La même remarque vaut pour le GPS, cet outil merveilleux et qui ne nous coûte pas grand-chose, sauf une petite perte d’amour propre parce qu’il illustre la supériorité technologique américaine.

Rien ne nous interdit d’être la prochaine nation à rendre de tels services à l’humanité tout entière. Mais faut-il taxer ceux qui l’on fait jusqu’ici, pour notre plus grand bien, et sans nous faire payer la facture ?

Google est une exception. Ce n’est pas une entreprise comme les autres, c’est notre meilleur service public. Si vous en doutez, demandez-vous quel chemin vous avez suivi la dernière fois que vous êtes allés sur Internet pour payer vos impôts ?

Google
http://theconversation.com/et-si-google-etait-un-service-public-85215

Animals Fleeing From Yellowstone Supervolcano?

Sat 14 Oct 2017 - 12:15
YouTube thumbnail
https://youtu.be/ij7ZHa1GqPQ
page 53 / 96

 Tags


  • RGPD
  • Vie-privée
  • reconnaissance-faciale
  • généalogie
  • histoire
  • acadie
  • canada
  • voyages
  • america
  • bretagne
  • provence
  • var
  • Revest
  • css
  • css3
  • html
  • générateur
  • adhoc
  • langue
  • livre
  • Lévothyrox

Nuage de tags

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service
by the Shaarli community - Help/documentation - Framasoft/myframa