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 La revue de web de Kat

Les Licornes - Nouvelle pub CANAL+ - YouTube

Sun 26 Nov 2017 - 07:15
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licorne
https://www.youtube.com/watch?v=MzTq9-8U84k

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Sun 26 Nov 2017 - 07:10
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licorne
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Pourquoi les licornes s'imposent dans les tendances de Noël

Sun 26 Nov 2017 - 07:06

Pourquoi les licornes s'imposent dans les tendances de Noël.

NOEL - Vous voulez des culottes licorne? Ca existe. Des bouées licorne? Aussi. Du maquillage, des cafés licorne? Oui, ça existe aussi. Si les licornes en tout genre sont de plus en plus présentes dans notre quotidien depuis quelques années, ce Noël s'annonce comme l'apogée de l'animal magique. Dans les catalogues pour jouets, entre les habituels jeux de constructions, poupées, dînettes et autres gadgets high-tech, elles viennent rajouter leurs paillettes et leurs couleurs arc-en-ciel.

Au-delà des très nombreuses peluches -les plus grandes mesurent plus d'un mètre de long, corne non incluse- les marchands de jeux redoublent d'imagination, du robot licorne à la chouette licorne, en passant par les enceintes licorne.

Et loin de se limiter aux enfants, la licorne-mania traverse plusieurs générations. La page Facebook Unicorn Gift (cadeaux-licorne) peut en témoigner. Chaque jour, elle recense des dizaines et dizaines de gadgets plus ou moins utiles, des tenues pour bambins au verre à vin.

Des monstres antiques à la licorne arc-en-ciel

L'intérêt pour les licornes est loin d'être récent. En réalité, cela fait quelques millénaires que cela dure. "Les premières mentions apparaissent dans l'antiquité, comme chez Pline l'Ancien qui mentionne un 'unicornis'", explique au HuffPost l'historienne Elisabeth Taburet-Delahaye, directrice du musée de Cluny et coauteure du livre "Les secrets des licornes".

"On la retrouve chez des auteurs grecs comme Ctesias au IVe siècle avant Jésus-Christ, ou même dans la Bible, où elle apparaît comme un animal menaçant", poursuit Béatrice de Chancel-Bardelot, conservatrice générale du patrimoine, en charge des collections de tapisserie au musée de Cluny -et notamment de la célèbre tenture de la "Dame à la Licorne".

"La licorne a connu deux grandes périodes de popularité", résume Elisabeth Taburet-Delahaye. "Autour des années 1500, comme le montrent les grandes séries de tapisseries qui lui sont dédiées, et à l'époque contemporaine." Animal initialement masculin chez les auteurs antiques, l'unicorne est repris par les auteurs médiévaux, qui ajoutent à son caractère sauvage un symbole de pureté. La licorne devient ainsi une créature ambiguë, à la fois attirée par les femmes vierges utilisées par les chasseurs comme appât pour la capturer, et susceptible d'être agressive.

La redécouverte des tapisseries médiévales, comme la "Dame à la Licorne", dans la seconde moitié du XIXe siècle, a réactivé l'imaginaire autour de la créature. L'Angleterre de l'ère victorienne l'a adaptée au monde enfantin, et y a associé les couleurs de l'arc-en-ciel, explique au Guardian l'historienne et philosophe Natalie Lawrence. "De nombreuses images de bestiaires ont été édulcorées, même si les Victoriens avaient également des images érotiques de licornes."

Des visuels taillés sur mesure pour une société de l'image

Ainsi transformées, ces créatures fantastiques vivent une nouvelle jeunesse avec la montée en puissance des réseaux sociaux et de la culture internet. D'après l'expert en tendances Daniel Levine, interrogé par le site Refinery 29, une mode se crée quand "il y a un intérêt culturel reconnu dans quelque chose qui colle à l'air du temps", que des célébrités le rendent public, et que "cette mode est suffisamment visuelle pour décoller sur les réseaux sociaux".

Les licornes, elles, cumulent les trois. "Nos profils sur les réseaux sociaux sont élaborés à partir d'une culture visuelle", explique Hannah Dick, professeure de communication à l'université de New York. "Il n'est donc pas surprenant que les arcs-en-ciels, les licornes, et toutes les représentations pleines de couleurs vives se soient imposées dans ce champ visuel."

En France, la youtubeuse Natoo fait presque figure d'avant-garde quand elle publie, en 2014, sa kitchissime chanson des licornes, habillée d'un pyjama licorne. Depuis, la vidéo a été vue près de 22 millions de fois, et d'autres célébrités ont pris le relais pour populariser l'animal fantastique, de Séléna Gomez à Christina Aliguera.

Une frénésie commerciale des produits dérivés

Cet engouement a rapidement été commercialisé. Alors que la marque Australienne Frank Body décide de commercialiser au mois d'avril un gommage qui fait briller la peau, elle est dépassée par son succès. Plus de 50.000 personnes s'inscrivent pour recevoir le produit, décrit par plusieurs sites comme le "gommage licorne", comme le rapportait Fast Company.

Autre signe de cette frénésie, la marque Starbuck's a fait exploser à la fin avril les compteurs de Google pour les recherches sur les licornes. Elle commercialisait de manière temporaire un frappuccino licorne, partagé plus de 100.000 fois sur Instagram. Les logiques marchandes, depuis les ventes de cornes et de poudre de corne de licorne au moyen-âge, n'ont guère changé.

La nostalgie de toute une génération aide à porter cette mode. "On a retrouvé la licorne dans les années 1990 chez les fabricants de jouets, à travers les jeux Hasbro, la licorne de Barbie ou encore Mon Petit Poney", rappelle Elisabeth Taburet-Delahaye. Les producteurs et industriels se reposent sur cette nostalgie. Lancée en 1982, la série My Little Pony a engrangé plus d'un milliard de recettes avec sa version de 2015, "Friendship is magic". Le personne principal est la princesse Twiligh Sparkle, une licorne ailée.

Un échappatoire plein de couleurs

La symbolique attachée à l'animal aide à la lier à toute cette mélancolie. "Elle endosse plusieurs symboles liés à la pureté, la naïveté", indiquait ainsi l'historien Michel Pastoureau à 20 Minutes. Cette nostalgie pour la magie des licornes et les joies de la jeunesse offre une échappatoire pour les jeunes femmes, estime auprès de Fast Company Aminata Tall, directrice de la communication de la marque Wet n Wild, qui vend du maquillage licorne. "Les gens cherchent à échapper à la réalité. Une des raisons principales pour cela est probablement que l'atmosphère actuelle n'est pas des plus réjouissantes."

Lumineuses et pleines de couleurs, les licornes sont ainsi assimilées à la joie et à l'espoir. "On retrouve le caractère magique de l'antidote du moyen-âge", analyse pour Le HuffPost Béatrice de Chancel-Bardelot. Un caractère merveilleux auquel on se raccroche, que l'on soit petit ou plus âgé.

Des licornes en lutte

La licorne peut être également vue comme une manière d'exprimer son individualité. "Elle est assimilée à la rareté, à l'unicité", rappelle Elisabeth Taburet-Delahaye. Revendiquer être une licorne, c'est revendiquer être unique. "Il y a un écartèlement entre le le goût du merveilleux et un attachement à des tendances humaines séculaires ambiguës, entre pureté et virulence", poursuit l'historienne.

De même, la rareté et la magie de la licorne en a fait un emblème des luttes LGBT, comme le rappelait Slate. "Il y a très probablement un lien avec l'arc-en-ciel, mais pas seulement. Je pense que la licorne est aussi l'étendard de l'invisible", expliquait au pure-player Sophie Barel, doctorante en sciences de l'information et de la communication à l'Université Rennes 2.

"Les licornes sont parfaites pour les célébrités, pour Instagram, ou pour une période politique sombre", résume Daniel Levine pour Refinery 29. "Les licornes ont été faites pour nous, et pour ce moment présent." Autant de raison qui expliquent pourquoi elles font encore et toujours de la résistance, malgré leur remplacement annoncé par les lamas ou les sirènes.

licorne
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/25/pourquoi-les-licornes-simposent-dans-les-tendances-de-noel_a_23287452/

Edouard Philippe interdit l'utilisation de l'écriture inclusive dans les textes officiels | Atlantico.fr

Tue 21 Nov 2017 - 23:26

Selon une circulaire dont l'AFP a eu une copie ce mardi 21 novembre, Édouard Philippe a décidé de bannir l'écriture inclusive des textes officiels. "Je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive", demande le chef du gouvernement à ses ministres. Et d'ajouter : "Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l'État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme".

L'ancien maire du Havre veut donc que tout le monde veille à "la bonne application de ces principes" par "l'ensemble des services placés sous (leur) autorité".
Objectif, "clore la polémique"

Ce petit recadrage a eu lieu alors que la règle controversée d'élargissement du féminin dans la langue française continue à susciter un vif débat. Dans ces conditions, la circulaire vise à apporter une "clarification après des initiatives dans certaines administrations" et à "clore la polémique", a précisé Matignon à l'AFP.

Par exemple, la semaine dernière, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a publié une profession de foi en écriture inclusive. Et ce, sans le feu vert de l'Académie française et contre l’avis de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education, qui a déjà exprimé ses réserves concernant cette nouvelle méthode d'écriture. Il l'a fait une fois, il ne le refera donc plus.
Engagé dans le renforcement de l'égalité entre les femmes et les hommes

Toutefois, la note d'Edouard Philippe ne signifie pas que le gouvernement ne sera pas engagé dans le renforcement de l'égalité entre les femmes et les hommes, au contraire. Comme l'indique le Premier ministre, même si dans les textes réglementaires, "le masculin est une forme neutre qu'il convient d'utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aux femmes", quand l'auteur d'un texte officiel ou la personne nommée est une femme, il convient bien d'écrire "la ministre", "la secrétaire générale" et de féminiser la fonction en se référant à un guide ( "Femme, j'écris ton nom...") élaboré par le CNRS et l'Institut national de la langue française. La seule exception : dans les actes de recrutement et avis de vacances publiés au JO, il faudra utiliser des formules comme "le candidat ou la candidate" afin, cette fois, de "ne pas marquer de préférence de genre".

langue écriture-inclusive
http://www.atlantico.fr/pepites/edouard-philippe-interdit-utilisation-ecriture-inclusive-dans-textes-officiels-3232427.html

Quand le mistral souffle violemment...

Tue 21 Nov 2017 - 23:03

Quand le mistral souffle violemment et arrache les embruns à la surface des eaux, la côte de l’Estaque à la Couronne mérite bien son appellation de Côte Bleue tant les eaux affichent des bleus sombres et froids, des bleus violacés, des bleus outremer…
A l’abri du chaînon littoral de la Nerthe, la randonnée au soleil, sous le vent, est comme une promenade sous serre....

Provence
http://www.rando83.fr/spip.php?article117

Le paradoxe de la transmission

Sun 19 Nov 2017 - 05:07

Sans transmission, pas d'histoire humaine. Mais une transmission intégrale et parfaite annulerait aussi toute évolution. Son statut paradoxal est donc de devoir être toujours active et incomplète, de réussir en échouant partiellement.

« Quel progrès pourrait faire le genre humain épars dans les bois parmi les animaux ? » Rousseau pose cette question en 1755, dans son célébrissime Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. Aucune transmission n'existe tant que l'humanité vit encore dans ce que le philosophe nomme « état de pure nature » - fiction conceptuelle décrivant une sorte de dehors de toute civilisation. Des animaux humanoïdes déambulent en forêt, solitaires, dispersés, dépourvus même de langues pour communiquer. Ils n'héritent donc d'aucun savoir, ne lèguent aucune trouvaille. Si l'un d'eux, par hasard, découvre quelque chose, cette invention périt avec son inventeur. Sans possibilité de mémoriser, d'inscrire, de faire passer quoi que ce soit des uns aux autres, l'histoire humaine demeure immobile, annulée. Humanité zéro, transmission zéro et histoire zéro vont ensemble.

Passons aux antipodes. Imaginons le modèle inverse, celui d'une transmission parfaite, intégrale, absolue. Toute aussi fictif que l'état de pure nature de Rousseau, cet achèvement idéal permet de faire un pas de plus dans la compréhension. Comme serait étrange, en effet, une société où les valeurs, les conduites, les institutions passeraient d'une génération à l'autre sans perte ni modification aucune... Par hypothèse, cette Cité serait dépourvue de corrosion, de contestation, d'oublis. Tout y serait transmis. Le patrimoine littéraire, musical, esthétique, scientifique se trouverait rigoureusement préservé, exactement conservé à l'identique. Conséquence : rien ne pourrait plus distinguer un siècle d'un autre ! Dans ce modèle idéal, incarné par la Cité parfaite que Platon élabore dans La République tout est transmis, donc tout est figé. Aucune évolution n'est plus possible. A l'extrême opposé de l'état de nature, le résultat est le même : l'histoire disparait, le progrès et l'humanité aussi.

Récapitulons. Nulle transmission, donc nul progrès - voilà qui n'a rien d'étonnant. Mais on constate également, ce qui est déjà plus surprenant qu'une transmission totale déboucherait sur un progrès impossible. Il faut donc tirer cette leçon, simple mais paradoxale : la transmission, pour être humaine, doit être... imparfaite. Pour qu'elle fonctionne, du jeu est nécessaire, c'est-à-dire des ruptures et des discontinuités. On ne transmet toujours qu'en partie, avec des lacunes et des transformations . La transmission vivante réinvente ce qu'elle transmet. Elle interprète, réactualise. Elle reconstitue, parfois sans le savoir, les pièces manquantes du puzzle, avec une fidélité apparente, mais inéluctablement trompeuse. C'est heureux, car ainsi rien n'est figé - dans aucun domaine de la connaissance, qu'elle soit scientifique ou spirituelle.

Transmettre la richesse d'une spiritualité, le système conceptuel d'une philosophie, les données d'une discipline scientifique, revient à les réinventer, au moins pour une part. Ceci vaut du côté du maître, du transmetteur, comme du côté du disciple, de l'étudiant. C'est au prix d'une certaine marge d'infidélité à la lettre que se transmet l'esprit. Les développements nouveaux naissent dans les ratés ou les ruptures de la transmission. Le paradoxe central de la transmission est donc bien celui-ci : la continuité est nécessaire, mais doit imparfaite et incomplète pour être efficace.

Ceci se vérifie au niveau des existences individuelles comme des entreprises collectives. L'éducation, au sein des familles, doit à la fois reproduire valeurs, croyances et modes de vie et laisser libre cours à l'autonomie et l'émancipation des jeunes. De même, les institutions - scolaires, universitaires, mais aussi judiciaires, économiques, sociales... - ont pour double objectif de maintenir les équilibres et de permettre les évolutions.

La transmission est un pratique à double face. Trop pesante, elle étouffe. Négligée, elle laisse désemparé. Elle doit être assez souple pour laisser émerger du nouveau, mais ne peut ni ne doit se laisser anéantir. Croire qu'on peut faire sans elle, vivre uniquement dans l'innovation et le disruptif, constitue un piège majeur de notre époque. Ce qu'elle garantit ? Réorganisation du passé en vue de l'avenir, réécriture permanente du texte de la Cité, interminable équilibre instable du progrès.

histoire langue transmission
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/030883363879-le-paradoxe-de-la-transmission-2131194.php?google_editors_picks=true

Le point sur l'écriture inclusive. | Les mots ailés

Sat 18 Nov 2017 - 20:04

Depuis plusieurs semaines, on en parle de plus en plus. Il faut croire que le sujet devient une controverse qui ébranle tout le monde. On pourrait trouver fou que chacun considère un fait de langue si capital, si digne de révolte, si révélateur de la pensée, dans un camp comme dans l’autre. Car les camps s’affrontent, et là, en revanche, c’est moins drôle. Je ne retranscrirai pas de propos précis ici mais j’ai été stupéfaite de lire de véritables insultes, parfois vulgaires, prononcées à l’encontre de F féministes qui prônent ces bêtises, ou de ces F (aussi) vieux réacs qui ne veulent pas changer la langue alors qu’elle est tellement macho, notre bonne vieille langue. Vous ne le saviez pas ? Une macho finie. C’est vrai, on apprend aux petites filles que « le masculin l’emporte sur le féminin », les temps ont changé, non ? Et si on propose de remettre un peu le féminin aux commandes, les vieux s’insurgent, quelle honte, ne touchez pas à mon orthographe. Bref. J’arrête-là, mais je caricature à peine, à mon grand regret. (Il suffit d’écouter un débat radiophonique ou d’ouvrir twitter pour être soufflé de toute cette violence, terrassé par ces arguments, toujours les mêmes, et parfois faux, des deux côtés.)

Avant de commencer, il faut aussi préciser quelque chose. Cet article n’est pas un article de fond, une référence, un manifeste. Il s’agit simplement de nos deux avis. Mon avis, celui d’une femme (et ça compte), agrégée de lettres, et professeure de lycée. Et l’avis de mon mari, ce chercheur en linguistique antique spécialiste du genre. (Oui.) Tous les deux, nous sommes sensibles à ce sujet passionnant qu’est l’évolution des genres dans les langues occidentales. Nous avons même prénommé notre fils… Camille, ce si joli nom épicène, il faut croire que nous avons toujours eu quelque chose avec cette question du masculin et du féminin.

Voici donc notre petit avis, je vais tenter de le rendre le plus bref et le plus clair possible, mais aussi le plus complet, et le plus lisible. C’est un avis de passionnés de la langue, dans son ensemble, et de toutes les réflexions qui gravitent autour d’elle. Je compte donc sur votre compréhension et votre bienveillance. Si cela permet de clarifier les choses pour beaucoup, nous en serons ravis, mais chacun pense ce qu’il veut et nous n’avons pas envie de convertir (ni de froisser) qui que ce soit. Il s’agit surtout de nuancer plusieurs idées que l’on entend beaucoup, et d’inviter chacun à être mesuré sur la question.

  1. Situer le débat.

D’abord, je vais essayer de rappeler très brièvement les faits, si (vous vivez sous un caillou et que) vous n’avez pas trop entendu parler de tout ça.

On entend en cette fin d’année l’expression « écriture inclusive » partout. Elle est présentée comme une idée portée par les mouvements féministes et comme un concept en train de s’imposer, d’autant plus qu’un manuel scolaire l’a adoptée récemment. Il s’agirait donc de « réformer l’orthographe et la syntaxe », et l’on « attend que l’académie fasse une loi ». (C’est ainsi qu’on peut le lire dans les journaux.)

Mais qu’est-ce que c’est d’abord, cette écriture ?

En fait, c’est compliqué, mais ce qu’on entend beaucoup, ce que les médias (et les gens) retiennent, c’est : une mise en valeur du féminin dans la langue, passant par une féminisation des noms de métiers, la précision du genre féminin s’il y a lieu (celles et ceux qui…), ou grâce notamment au point en haut (les éditeurs・trices) (ou iels, ou celleux) , l’abolition du « masculin qui l’emporte », en « rétablissant l’accord de proximité », on pourrait dire « les hommes et les femmes sont belles », ce qu’on faisait avant que des grammairiens statuent là-dessus au XVIIIème, et hop, exemple de Racine (toujours le même exemple d’ailleurs), tenez tenez, «Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle» (Athalie), vous voyez ?

Bon.

  1. Les premières idées reçues.

Autrement dit, sans rentrer dans le contenu des propositions, il y a déjà des précisions à apporter. Je mettrai en vert les arguments que l’on entend beaucoup et qui posent problème, en expliquant ensuite pourquoi.

« Il faut réformer l’écriture, la grammaire est sexiste. » // « Qu’est-ce que c’est que cette réforme, conservons l’orthographe telle qu’elle est. »

Le premier problème, c’est de penser que la langue est une loi. (J’en avais longuement parlé dans mon article sur la réforme sur l’orthographe, si vous voulez en savoir plus.) Dans la langue il n’y a pas de loi. Donc pas de réforme. On entend beaucoup dire que les enseignants qui veulent enseigner l’écriture inclusive « ne respectent pas la règle et sont hors la loi, condamnables ». Mais… il n’y a ni loi, ni loi à changer ! Il y a un usage. La langue n’existe que par ce que nous faisons d’elle, ce que nous prenons l’habitude de dire.

Et c’est là un point qui nous semble crucial : d’un côté comme de l’autre, on ne pourra pas dire « allez hop maintenant on va faire comme ça ». La plupart du temps, la règle officielle ne suffit pas. On ne vote pas ça comme on vote une loi. La langue ne repose que sur des usages.

Si vous êtes écrivain, ou écrivaine, vous pouvez tout à fait choisir d’écrire en écriture inclusive. Ou pas. C’est un choix, selon vous-même, selon votre éditeur, selon vos futurs lecteurs, dans un cas comme dans l’autre. Rien n’est interdit. Il y a certes des normes, mais surtout un usage, mais l’usage a toujours primé et primera toujours.

Bien sûr, il est vrai aussi que parfois les normes vont contre l’usage, comme si elles étaient un peu périmées, et il faut qu’elles soient adaptables. Mais elles ne sont périmées qu’à cause de ce que la majorité adopte comme usage, on ne peut pas forcer une majorité à adopter une manière de parler.

« L’académie française, c’est une bande de vieux qui décide de tout, et qui décide n’importe quoi. Je vais leur écrire. « 

L’académie en a parfaitement conscience, : ce n’est pas elle qui fait la langue. C’est lui donner mille fois plus d’importance qu’elle n’en a vraiment ! Les académiciens font leur propre dictionnaire, il font des recommandations, mais c’est tout. Ce n’est pas un parlement de la langue. Leurs recommandations ne sont d’ailleurs pas toujours raccord avec le Robert, ou le Littré ou le Larousse. On peut trouver des informations différentes d’un dictionnaire à l’autre, ce qui surprend souvent les gens qui prennent un dictionnaire pour un code pénal. Mais non ! Une langue est mouvante. Il y a des normes qui aident à se comprendre les uns les autres mais l’usage domine ces normes.

« C’est faux d’écrire iels, c’est juste d’écrire il et elles » (ou l’inverse.)

On a un problème avec l’orthographe en France parce que c’est si compliqué que des générations ont été traumatisées par ça et on entretient l’idée selon laquelle il y a « le bon » et le « pas bon ». Le faux et le juste. Mais l’affaire est bien moins binaire, et tout dépend des époques, et des contextes. Voilà qui est regrettable : aucun des deux camps n’est mesuré là-dedans.

« Il faut l’enseigner à l’école. »

Alors, ne me fustigez pas, nous décidons simplement de vous donner notre avis. L’école est souvent très en retard sur plein de choses dans l’évolution de la société, parce qu’il reste sans doute préférable qu’elle s’adapte à l’usage, et non l’inverse. Son but reste de former des élèves à s’intégrer dans la vie du travail, et même, la vie en général. Si cette écriture inclusive (dans son aspect acteur•trice•s et celleux) est promue par un tout petit nombre de personnes (parce que ça reste le cas, qu’on le veuille ou non), je crois qu’il faut préférer enseigner l’usage majoritaire. Pour l’instant l’usage dominant c’est l’autre. L’école ne peut pas prendre les devants. Elle n’a pas à le faire. Si les auteurs décident d’écrire davantage ainsi, si les entreprises, les employés, à tous les niveaux, l’adoptent, imaginons, dans 50 ans, ou plus, si on la trouve partout, cette écriture iels ou candidat•e, là on l’enseignera. Mais aujourd’hui, l’école ne peut pas suivre une mode tant qu’on ne sait pas si c’est une mode ou si c’est durable.

  1. Et le contenu, alors ? Parlons-en.

L’écriture inclusive repose sur plusieurs grands principes. Ce sont ces principes qui sont au coeur des débats que l’on entend en ce moment, alors, prenons le temps de les examiner.

♦ »Accorder en genre les noms des fonctions, grades, métiers et titres. » (Exemples, que je cite depuis écriture-inclusive.fr : « présidente, intervenante, directrice, chroniqueuse, professeure. » )

Alors là… il est évident que cela relève du bon sens. Et même… c’est déjà très largement le cas ! (Mon correcteur orthographique n’a pas tiqué lorsque j’ai tapé ces mots d’ailleurs.) C’est tout à fait entendu à l’oral, d’ailleurs l’usage se l’est approprié. Le besoin est né, l’usage a su évoluer. Alors, évidemment, certains préfèrent encore dire « madame le professeur », ou « madame le ministre ». Mais il faut être honnêtes : l’usage populaire a déjà imposé le féminin. Allez dans n’importe quel café du commerce, je vous mets au défi d’entendre quelqu’un dire autre chose que « la ministre ». C’est là un point véritablement important : cela s’impose dans l’usage, et donc dans la langue, et donc, il n’y a même pas de débat à avoir là-dessus. On ne peut pas « décider que désormais tout le monde dira ou écrira » A ou B. Les mots sont vivants, ils naissent lorsque nous en avons besoin.

Et, parlons-en d’ailleurs : ce n’est pas (selon moi, mais vous avez le droit de ne pas être d’accord) le langage qui a créé des femmes ministres. Ce n’est pas la mise au féminin du nom qui a encouragé la féminisation de la fonction. C’est la société, c’est la réalité, et le langage a suivi. Je ne crois donc pas que l’on puisse dire que si l’on impose une adaptation de la langue qui irait dans le sens d’une mise en valeur des femmes, on ferait changer la société. Cela se produit toujours dans la langue : quand on a besoin d’un mot, on le crée. Le féminin se met à exister pour être plus clair, plus logique à l’oreille. (Et « Madame la ministre », c’est plus logique à l’oreille.) (Après, militer pour qu’il y ait plus de femmes ministres, ou présidentes, là, je suis bien d’accord avec vous, mais c’est un autre sujet ! ) En bref : cet accord se fait de lui-même, avec le temps, dans l’usage, puis à l’écrit.

♦User du féminin et du masculin, par la double flexion, l’épicène ou le point milieu. Exemples (je cite toujours ce site) « »elles et ils font », « les membres », « les candidat·e·s à la Présidence de la République », etc. »

Il y a plusieurs soucis là-dedans, mais qui ne sont pas vraiment des soucis, et je vais essayer de les expliquer clairement, sans trop rentrer dans des détails techniques.

(Accrochez-vous et enfilez votre costume de linguiste, ou de philosophe, vous allez voir c’est amusant.)

Le principe de l’écrit est au départ d’exister pour figer quelque chose de dit. Le principe d’une langue est d’être la version sur le papier d’une langue orale. Tout écrit doit pouvoir se dire. Il existe un cas ou l’on s’éloigne un peu de ce principe : le cas des abréviations. Toutefois, cela correspond quand même à quelque chose qu’on peut développer à l’oral. (Si j’écris qqch, je peux le prononcer « quelque chose ».) Sur des milliers d’années d’écriture, la seule petite différence qui ait existé entre l’écrit et l’oral se situe ici, sinon, tout écrit est prononçable. Même la ponctuation est une retranscription écrite de quelque chose d’oral.

Le problème de l’écriture avec le point en haut se situe donc ici : en plus d’être délicate à lire, elle est proprement imprononçable. Ce serait donc rompre un lien ancestral, et cela pose un problème de fond. Tout texte écrit doit pouvoir être lu. Comment faire, alors, si on écrit «iels sont fier.e.s », comment dire ? « Iels sont fiereuess? » Ou alors doit-on lire «ils et elles sont fier et fières », et alors, on considère « l’écriture inclusive » comme une abréviation ? Dans ce cas pourquoi ne pas l’écrire en entier ? Le voilà, le premier souci de cette histoire de point en haut. On ne peut pas considérer l’écrit en faisant abstraction de l’oral.

Evidemment, plus ça va, plus il y a un fossé dans notre langue entre l’écrit et l’oral, plus on idéalise l’écrit, on utilise à l’écrit des élégances dont on se passe à l’oral, évidemment. Mais normalement, et, quoi qu’il arrive, fondamentalement, c’est indissociable, on ne peut penser l’un sans l’autre.

Eh, dites, si on se mettait à conseiller de préciser à chaque fois le masculin ET le féminin (c’est ce qui s’appelle la « double flexion » : « celles et ceux », « tous et toutes»…) ? Comme ça, on peut le prononcer !

Alors. C’est un fait : il existe dans la langue française (comme dans toutes les langues occidentales) un masculin pluriel qui englobe masculin et féminin. Je reviendrai sur l’origine, mais techniquement,et sans être linguiste, tout le monde sait qu’on dit « vous êtes arrivés » si le pronom « vous » désigne à la fois des femmes et des hommes. On dira de même pour des objets : « chez nous, les fourchettes et les couteaux sont verts ». (L’autre jour en faisant mes courses, j’entendais un enfant dire à sa soeur « ils sont où, papa et maman ? ». Ce dernier avait donc intégré sans y réfléchir que pour désigner un masculin + un féminin, on utilise le masculin pluriel, sans que ce « masculin » exclue le féminin, me suis-je dit, avant d’aller au rayon pâtes.) Encore une fois, j’y reviendrai, mais je voulais préciser cela pour mieux situer les choses.

Or, ce masculin pluriel globalisant commence parfois à nous gêner, (« nous » au sens de « nous tous utilisateurs de la langue française »), et nous sentons de plus en plus le besoin de préciser le genre féminin lorsque nous parlons de référents animés, pour bien indiquer que nous ne l’oublions pas. (L’enfant des courses n’en a pas besoin, par exemple, il ne dira jamais « il et elle sont où, papa et maman ». En revanche, on peut imaginer qu’on commence une annonce par « les danseuses et les danseurs », ou « les musiciennes et les musiciens », parce qu’on a peur que l’utilisation de « les danseurs » n’indique pas assez qu’il peut y avoir des danseuses dedans, et la même chose pour « les musiciens ».)

Là encore : c’est un fait, on le dit de plus en plus. « Chers adhérentes, chers adhérents ». Je ne sais pas si c’est bien ou pas. D’un côté, je trouve que c’est bien, c’est la femme en moi qui parle. D’un autre, je trouve que ça rend la phrase assez lourde, et puis, l’inconvénient et que, si par malheur on oublie de préciser le féminin quelque part, on peut nous accuser d’oublier les femmes. (Je n’invente rien, et je lis beaucoup d’avis dans ce sens.) Toujours est-il que l’usage l’adopte de plus en plus, et il suffit d’écouter n’importe quel discours de notre président de la république pour l’entendre. Il s’agit donc là non d’une écriture inclusive mais d’une évolution naturelle de l’usage et de la langue qui fait son chemin : à chacun de voir ce qu’il utilise, s’il ressent le besoin de préciser la version féminine ou pas de ceux dont il parle. (Et si vous voulez mon avis, je trouve ça très fastidieux à écouter, à dire, à écrire, et à lire.)

D’accord, et alors, si on contournait le problème ? On pourrait systématiser l’usage d’une tournure épicène, c’est-à-dire, on pourrait essayer de se débrouiller pour trouver à chaque fois un équivalent globalisant, « les membres » au lieu de « les employés », « les plumes » au lieu de « les écrivains » ?

Alors, oui, c’est une autre solution : contourner le souci en trouvant une formulation qui évite d’avoir à choisir. Et là, eh bien… évidemment, qu’on peut ! Mais ça ne résout pas vraiment le problème ! Est-ce que cela voudrait dire qu’il faudrait se débrouiller pour trouver dans TOUTES les situations où le masculin pluriel se manifeste une tournure qui évite de se poser des questions ? Qu’à chaque fois qu’on aurait besoin d’un pluriel dans une phrase, on chercherait un mot qui nous évite de choisir entre masculin et féminin ? C’est certain, nous ne pouvons pas deviner l’évolution de la langue dans le futur. Toutefois, je doute que le masculin pluriel conçu comme un neutre, comme une tournure globalisante, disparaisse, parce que notre langue en a besoin. Et qu’on ne peut rendre « obligatoire » ni le fait de préciser le féminin à chaque fois, ni celui de trouver un détour, car l’ensemble serait très fastidieux, d’un point de vue linguistique.

Le point crucial demeure cette idée de « il faut dire ou écrire ainsi » : on ne peut pas statuer sur une «obligation» de précision grammaticale, on ne peut pas imposer d’écrire « les abonnés et les abonnées », ou seulement « les abonnés », parce que techniquement, « les abonnés » englobent encore le masculin et le féminin. Je recevais encore aujourd’hui un mail s’ouvrant par un « bonjour à tous » (signé par une femme) alors qu’il y a des femmes dans le « tous », et je ne m’en offusquais pas, et j’imagine qu’elle non plus. J’entendais une étudiante dire à son copain « Viens, on va s’installer là tous les deux », avec un beau « tous » qui englobe masculin et féminin, et qui est bien la preuve que notre langue a besoin de ce pluriel globalisant, portant la marque du masculin sans désigner seulement des hommes. (Sinon c’est assez compliqué, avouez, « Viens, on va s’installer là tout•e•s, euh, toute les deux, tous, enfin, à deux, enfin, toi et moi quoi. »)

Si seulement c’était comme en anglais, sans féminin et masculin, ce serait plus simple (bordel).

C’est un fait : la langue française est une langue qui contient un genre grammatical, pour les référents animés (les personnes), comme pour les référents inanimés. On ne la fera pas passer là maintenant tout de suite du côté d’une langue sans genre. Allez savoir, peut-être un jour, mais pas tout de suite. (Et je ne sais pas vous, mais moi, je le trouve jolie, notre bonne vieille langue, avec son féminin et son masculin.) Cet aspect travaille énormément les grammairiens depuis des siècles, et c’est passionnant à lire. (Par exemple, les grammairiens latins ont établi que tous les noms d’arbres étaient au féminin, parce qu’ils portent des fruits. Ça a changé en français : c’est bien dommage.) Depuis des centaines d’années, on se pose des questions là-dessus, on se demande pourquoi on dit « une corde », et « un livre », et pas l’inverse. Or, beaucoup de chercheurs passés et présents s’interrogent sur le lien entre genre grammatical et sexe, autrement dit, sur la vision de la société qu’une telle distinction linguistique imposerait (ou n’imposerait pas) dans nos esprits. Pour résumer, certains linguistes établissent que le féminin de « vaisselle » est lié à de la fragilité, par exemple. On se pose beaucoup de questions sur cette histoire de masculin et féminin, et on se demande si on attribue aux objets des caractéristiques sexistes. (Une fourchette, et un couteau, est-ce suspect ? Je vous laisse réfléchir là-dessus.)

Mais le langage influence tellement la pensée. Donc si on apprend que le masculin l’emporte, même pour les objets, ce n’est pas juste ! On va finir par croire que les choses au masculin, comme les hommes, sont supérieur(e)s aux choses au féminin, comme les femmes.

Forcément, nous sommes façonnés par le langage, et forcément, nous ne mesurons pas consciemment tout. Mais (vous avez le droit de penser le contraire) : je crois que la notion de genre grammatical ne peut pas aller jusqu’à influer sur notre vision des hommes et des femmes. Si c’était le cas…on penserait tous la même chose, puisqu’on utilise tous la même langue ! En des centaines d’années, l’égalité en France entre hommes et femmes n’a cessé de changer, et pourtant on a toujours dit « une table » et « un tabouret ». L’enfant que j’évoquais qui disait « ils sont où, papa et maman », ne devait pas pour autant penser que papa était plus fort que maman, et j’avoue que moi-même, en tant que maman, je ne me sentirai ni oubliée ni inférieure quand mon petit garçon dira « papa et maman sont parfaits ». (Parce qu’il le dira.)

Oui mais regardez à côté, les autres langues ! Les sociétés les plus égalitaristes sont celles avec un genre neutre !

Mais ce n’est pas toujours aussi simple. En finois, oui d’accord, mais il existe des contre-exemples. (Le Turc, notamment, ou le mandarin oral.) Cet impact de la grammaire sur les comportements sociétaux, en terme d’égalité homme-femme, est réellement encore très controversé, c’est un point d’interrogation. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’il y a un masculin et un féminin en français que nous sommes très en retard en matière de place de la femme.

Mais et l’accord de proximité ? Racine écrivait bien en accordant avec le plus proche si c’était un féminin, comme en latin, non ? (On peut lire ça un peu partout, comme ici ou ici. ) Pourquoi « le masculin l’emporte » ? Les hommes et les femmes sont beaux, c’est injuste, on pourrait dire « les hommes et les femmes sont belles », parce qu’il paraît que c’était le cas, avant ?

Alors.

Je vais essayer d’être compréhensible.

Ce qui est très embêtant là-dedans, c’est justement que le genre grammatical ait un lien avec le sexe. Prenons de la hauteur. De tout temps, les langues ont fait une distinction naturelle (d’usage) entre des référents animés et des référents inanimés. C’était d’ailleurs la distinction première en indo-européen, la langue-mère. Dans les deux langues descendant de l’indo-européen que l’on connait le plus, le latin et grec, on a eu une division en 3. (L’animé-masculin, l’animé-féminin, et le neutre pour l’inanimé.) Sauf qu’au fil du temps, le neutre a disparu, et tous les inanimés sont venus s’inscrire dans des cases de féminin et de masculin. On arrive donc au fameux système de notre langue, dans laquelle une chose a un genre, et où l’on dit une table et un tabouret, avec cette fameuse complexité qui laisse si perplexe nos voisins anglo-saxons. Ils nous demandent pourquoi un tabouret est masculin… Nous sommes souvent si démunis pour leur répondre ! C’est bien qu’il ne s’agit pas de problème homme/femme là-dedans. Les mots sont rentrés dans ces genres masculins ou féminins pour des questions de terminaisons, de flexion, et d’usage.

Donc, si vous me suivez, nous avons une langue avec deux grandes colonnes : les animés et les inanimés. Ces deux colonnes sont elles-mêmes partagées en deux, le féminin et le masculin, à chaque fois. Or, pour simplifier les choses, on apprend aux élèves qu’en cas de pluriel, « le masculin l’emporte « . (« Papa et maman sont ravis », « le croissant et la tasse de thé que j’ai apportés ».) Dans notre débat, on entend trop souvent : « Avant les méchants grammairiens du XVIIIème, on accordait couramment au féminin, exemple : Racine, et surtout : les citations des grammairiens qui disent que le masculin est plus noble. (Cf par exemple cette tribune de Marie Darrieussecq dans l’Obs.)

Mais ce n’est pas si simple.

Racine aurait hurlé si on lui avait dit « les hommes et les femmes sont belles ». Ça ne s’est JAMAIS FAIT, JAMAIS JAMAIS.

Qu’est ce qui s’est fait alors?

En latin, en grec, dans toutes langues romanes depuis 3000 ans, quand nous sommes dans la colonne des animés, si on veut utiliser le pluriel, on accorde au masculin. Et surtout quand l’adjectif est attribut. En grec, en latin, on accordait au masculin, systématiquement. « Les hommes et les femmes sont beaux ». On pouvait aussi éventuellement accorder l’attribut et le verbe avec le dernier nommé, ou le plus important des deux. Si on essayait de faire un équivalent français, ça donnerait : « La fille et le garçon a été arrêté ». Pourquoi? En fait, suite de la phrase avec le premier sujet sous-entendu. (« La fille a été arrêtée et le garçon a été arrêté. ») Dans tous les cas, il faut bien avoir à l’esprit que les syntaxes latines et grecques n’ont rien à voir avec notre syntaxe, et qu’il est donc très délicat de comparer strictement avec notre langue. (Et pour finir, le statut de la femme dans la civilisation latine, parlons-en, hein.)

Passons dans la colonne des inanimés. Là, et si l’adjectif est attribut, on trouve plusieurs possibilités. Soit on accorde au neutre pluriel. (Et ça, on ne peut plus le faire, on n’a plus de neutre.) Soit on accordait le verbe et l’attribut avec le dernier nommé, là encore. (Cela faisait quelque chose comme : « nous avons eu affaire à des conflits et des haines sérieuses ».)

Au moyen-âge, on a continué à appliquer cette règle de proximité, qui n’était donc pas si simple et pas applicable dans tous les cas, et, effectivement, nos grands auteurs l’ont employée, pour les référents inanimés. Jamais pour les animés. (Rappelons-nous l’exemple entendu partout de Racine (« Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle ») : « le courage », et « la foi » ne sont pas des référents animés, des êtres vivants. De plus, il s’agit d’un exemple, il n’appliquait pas cette règle à chaque fois, et puis on l’oublie, mais eh, c’est bien utile pour sa rime, donc, bon. )

Quand les premiers grammairiens ont essayé de tout normaliser au XVIIIème siècle, parce que c’était un gigantesque capharnaüm, ils se sont demandé quelle règle fixer. Ils ont proposé une idée qui ne sortait pas de nulle part : le masculin l’emporterait, dans tous les cas, inanimé ou animé. On les voit misogynes avec nos yeux d’aujourd’hui. Et pourtant, cela devait très probablement être déjà l’usage courant, sinon, leur règle ne se serait jamais installée. Leur formulation est certes maladroite, mais ils voulaient suivre l’usage, ils n’ont pas sorti ça de nulle part.

Il est donc bien trop simple de dire « de méchants grammairiens ont tout imposé et l’école a appris ça aux malheureux écoliers qui l’ont fait contre nature ».

Je ne dis pas que ça veut dire qu’il ne faut rien changer.

Je veux simplement dire : attention à ne pas déformer l’histoire de la langue pour la mettre au service d’une idéologie.

Certes, on peut rêver, et se dire qu’un jour on modifiera l’usage, et qu’il sera courant d’entendre « les hommes et les femmes sont belles ». Mais pour l’instant on ne le dit pas. Et on ne l’a jamais dit. Intuitivement, on ne l’a jamais fait dans l’histoire de la langue. Est ce que ça pourra s’imposer ? Qui sait. Mais dans tous les cas, arrêtons de mentir en le présentant comme un retour à un ordre ancien, une sorte d’âge d’or avant le sexisme. (Et laissons Racine tranquille.)
Pour conclure…

Cet article un peu long ne veut pas blâmer qui que ce soit. Il a simplement pour but de rappeler des faits de langues trop méconnus qui sont détournés au service d’une idéologie, sans être creusés, ce qui est regrettable.

Je crois qu’il faut garder en tête que pour les référents animés, les êtres vivants, si depuis 3000 ans, on fait un accord au masculin lorsqu’on les met au pluriel, il y a très peu de chances que l’usage prenne pour faire autre chose. Je ne dis pas qu’il faut tout enterrer, mais simplement qu’il faut avoir un recul historique sage sur tout cela. Et qu’il faut garder en tête que ce pluriel masculin n’est pas un masque à la féminité, pas du tout : il s’agit d’une forme qui englobe, qui rassemble, et ça, c’est joli, non ? Vous n’avez pas envie d’être rassemblés ?

Il reste les noms de métiers : et là, évidemment, la version féminine s’impose si on en a besoin. Il n’y a rien à revendiquer, selon moi : l’usage suit l’évolution de la société.

Terminons par ce qui paraît essentiel dans toute cette polémique : cette culpabilisation ambiante des français par eux-mêmes, cette idée selon laquelle la langue française va mal, la société va mal, avant c’était mieux, ailleurs c’est mieux. C’est là un mal bien français et tellement triste. Dans aucune langue romane on ne dit aujourd’hui « les hommes et les femmes sont belles », et on ne l’a jamais dit dans un âge d’or passé.

Moralité : laissons l’usage nous guider, laissons notre impression et notre rapport à la langue nous guider. Et l’usage rassemble des millions de personnes. On ne peut pas résoudre un dogmatisme par un autre dogmatisme. Sur ce sujet, et avec un recul de linguiste, ce n’est pas aussi simple que de dire « il n’y a qu’à écrire ça », et boum, tout le monde l’écrirait. La langue est vivante, et libre, tellement libre, c’est ce qui la rend merveilleuse. Elle est incontrôlable, elle touche à l’intimité des gens et à leur pensée. La mue vers un nouvel usage, quel qu’il soit, est très longue et progressive.

Allez, pour finir, un autre petit exemple de Racine. C’est dans une de ses pièces que je préfère.

Andromaque (V, 2) « Son salut et sa gloire semblent être avec vous sortis de sa mémoire ».

« Sortis ». Au masculin pluriel. Sans l’accord de proximité avec « gloire ». Comme quoi…

Français langue écriture-inclusive
http://lesmotsailes.fr/le-point-sur-lecriture-inclusive/

5 conseils pour soigner vos écrits dans l'animation d'une communauté sur Internet

Sat 18 Nov 2017 - 19:31

Être aux commandes d'une communauté sur Internet ne s'improvise pas: l'espace d'expression sur le web est une formidable agora pour les lecteurs, mais peut vite devenir un défouloir où l'on retrouvera toutes sortes de frustrations, plus ou moins bien exprimées et parfois sous couvert d'un pseudo. Que vous soyez aux commandes d'un forum, d'un support d'assistance, d'un blog ou de réseaux sociaux, vos mots, vos phrases sont vos meilleurs alliés.

Votre mission, si vous l'acceptez...

Celui qui a le devoir de bien formuler, c'est lui, l'animateur de communauté. Alors oui, il aura une orthographe irréprochable, mais ce sujet a été largement traité; oui, il déploiera des trésors d'imagination et d'humour pour déjouer les situations sensibles; mais il est de plus confronté à une exigence de qualité rédactionnelle. Désamorcer un "emballement" ou une "polémique" (traductions que je retiens de "troll") répond aux mêmes règles qu'une réponse à réclamation, comme dans un vrai service clients.

Voici 5 conseils pour soigner vos écrits dans l'animation d'une communauté et quelques astuces empruntées aux neurosciences et neuromarketing.

Voyez plutôt: cela se traduit en mots et en phrases choisies.

Montrez de la considération en remerciant votre lecteur dès les premiers mots

Il doit se sentir accueilli, pris en charge, reconnu dans sa demande. Chaque commentaire mérite une réponse, chaque internaute est un client dont l'insatisfaction doit être prise en considération au plus vite. Le remercier dès les premiers mots favorisera une entrée en relation positive: "Merci d'avoir contacté le support » - "Merci pour vos remarques très intéressantes au sujet de...".

L'astuce neuromarketing: commencez votre première phrase par "vous" et continuez autant que possible. Pour intéresser votre interlocuteur, parlez de lui et non de vous.

Choisissez bien vos mots

Le cas de Corinne – support plateforme pour agences de voyages

Voici la réponse de Corinne à un agent mécontent: "Vous vous plaignez de ne plus avoir accès à votre site"

Qu'en pensez-vous? Il y a des mots interdits dans ces situations, je crois que vous l'avez compris! Elle a passé plus de temps à justifier son malheureux "vous vous plaignez" qu'à traiter la demande.

Fuyez les termes employés par vos interlocuteurs énervés (problème, abusif, blocage...), venant de vous, ils amplifieront sa colère!

Restez factuel, neutre et choisissez bien vos mots:

  • un "problème" devient une "question" ou un "besoin",

  • un "blocage" devient une "panne temporaire"...

=> L'astuce neuromarketing: les mots négatifs parlent directement au cerveau de votre interlocuteur et le mettent instantanément en état de méfiance, voire d'irritation.

Interdisez-vous tout jugement

Le cas de Sébastien - animateur d'un blog de voyages:

Alors qu'un internaute lui faisait remarquer que tel pays était dangereux, il a répondu: "vous avez tort, vous vous privez d'une belle expérience!" - là encore, réaction furieuse, comme vous pouvez l'imaginer!

Ce que Sébastien aurait pu écrire dans ce cas: "c'est votre avis et je le respecte" - "je vais tenter de vous montrer d'autres aspects".

=> L'astuce neuroscientifique: le cerveau apprécie les histoires et les images; pour convaincre un interlocuteur, illustrez par des exemples, des chiffres, des photos... Une opinion provoquera au contraire, de la méfiance.

Montrez de la (vraie) empathie

Voici de vraies expressions de fausse empathie à bannir: "personne ne s'en est jamais plaint" - "vous êtes le/la seul(e) à nous le signaler" - "nous faisons le maximum pour vous répondre au plus vite".

L'empathie s'exprime en termes forts: "je comprends votre mécontentement »

"je m'engage à faire une recherche" et en actions: chercher une solution, le bon interlocuteur...

Et valorisez les apports dans la communauté: "Nous vous remercions pour vos remarques très pertinentes/ de nous avoir signalé cette anomalie".

Acceptez et traitez au plus vite les situations inconfortables

Elles sont nombreuses et variées: critique, ironie, insulte... Elles doivent être traitées au plus vite et de manière publique pour montrer votre considération et minimiser l'impact sur votre image.

Le cas de Sophia, internaute, et de son commentaire ironique:

"Bonjour! Heureusement que des chercheurs planchent sur le sujet pour permettre aux publicitaires d'agir directement sur ma matière grise. J'ai hâte de les voir opérer sur mon cerveau... Vive le progrès!"

Voici un bon moyen de répondre à Sophia: la remercier pour sa réaction à la publication, puis lui formuler des excuses pour l'impression donnée, lui fournir ensuite des explications courtes et factuelles et conclure sur une question fermée inspirant une réponse positive ("êtes-vous satisfait(e) de ...?").


Envie d'en apprendre davantage sur les écrits pro du 21° siècle? Cet article est largement inspiré de la nouvelle formation que je vous propose en e-learning: "les écrits orientés client". Vous y trouverez des phrases de pros adaptées à toutes les situations professionnelles actuelles. Je vous invite à la découvrir dès à présent.

community-manager forum Internet
http://www.huffingtonpost.fr/sylvie-azoulaybismuth/5-conseils-pour-soigner-vos-ecrits-dans-lanimation-dune-communaute-sur-internet_a_23280477/

L’atlas des merveilles du monde

Fri 17 Nov 2017 - 13:36

Sortir des sentiers battus et visiter les endroits les plus insolites du monde entier, c’est ce que propose Atlas Obscura. Des baroudeurs et explorateurs intrépides ont répertorié sur cette Google Map interactive leurs découvertes : plus de 12 500 merveilles, à découvrir et à compléter !

Comment fonctionne l'Atlas ?

Atlas Obscura répertorie les endroits les plus insolites, surprenants et étonnants à travers le monde entier, grâce aux découvertes partagées par une communauté de globe-trotters. Vous pouvez chercher une destination directement depuis la carte, depuis la page Places qui affiche les plus récentes découvertes répertoriées, en mode random (aléatoire) par pays ou par thème… Les possibilités d’exploration depuis le site sont infinies et un article décrit chaque lieu, chaque objet, racontant sa petite histoire… Comme la carte est interactive, vous pouvez vous aussi proposer et ajouter un endroit digne d'intérêt en vous inscrivant sur Atlas Obscura.

Entre cabinet de curiosités et merveilles du monde

Le champ d’exploration est vaste : musée de la sorcellerie en Islande, le majeur de Galilée (le doigt du savant !), Lac des squelettes en Inde, marché des amulette à Bangkok, arbre avaleur de banc en Irlande… Des milliers d'autres curiosités architecturales, naturelles, catacombes, cryptes, collections uniques à travers le monde... A explorer et à découvrir sans tarder, à commencer par la France qui regorge de merveilles. La cascade qui illustre l’article ne se trouve pas au Costa Rica, mais à deux pas d’Aubagne dans le sud de l’Hexagone !

album cartes voyages
http://www.commentcamarche.net/news/5870636-l-atlas-des-merveilles-du-monde

«J'ai toujours voulu être écrivain, pas écrivaine» | Slate.fr

Thu 16 Nov 2017 - 19:53

Pour Abnousse Shalmani, auteur de «Khomeyni, Sade, et moi», la libération de la femme ne passera pas par l'écriture inclusive.

Le souci avec le féminisme, depuis qu’il est devenu «mainstream», c’est le pot pourri des revendications qui étouffent la légitimité du combat et brisent la colonne vertébrale de la raison –oui, je sais aussi: c’est devenu un gros mot, vu que, dorénavant, ce qui prime et séduit, c’est l’émotion, le ressenti, le témoignage; nous vivons la fin de l’esprit critique. Parmi ses nouvelles marottes: l’écriture inclusive. Qu’est-ce que c’est? Une orthographe qui inclut le masculin et le féminin. Par exemple: les militant.e.s. sont tou.te.s des con.ne.s. Le tout dans l’espoir de rencontrer le prince charmant, pardon, d’effacer les inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes.

Les défenseurs de l’écriture inclusive en sont convaincus: le langage conditionne l’inégalité, et structure la domination (ou le contraire). Le masculin l’emportant sur le féminin, les femmes sont naturellement infériorisées, il faut donc changer cette odieuse règle qui sévit seulement depuis le XVIIe siècle et condamne les femmes à être exclues de la grammaire, de la parole, de la société, de la galaxie.

Seulement voilà: en persan ou en turc –pour ne parler que des langues que je connais un peu–, il n’y a pas de masculin et de féminin. Ce qui ne fait pas pour autant de l’Iran et de la Turquie, des havres de paix et d’égalité où l’infériorité des femmes n’est pas terriblement intériorisée comme dans notre République si abjecte envers les femmes jusque dans la grammaire.

Soyons sérieux: lorsque j’apprenais le français à l’école de la République, personne ne m’a asséné: «Le masculin gagne sur le féminin» mais «Le masculin est neutre». Nuance. Je passe rapidement sur la laideur esthétique de l’écriture inclusive, pour imaginer un monde façonné par les adeptes de la novlangue où il faudra traduire Madame Bovary ou Anna Karénine en inclusif parce que, merde, les femmes méritent leur forme écriture à elles toutes seules. Quoique… si nous en arrivons là, dans la logique où s’inscrit l’écriture inclusive, les deux romans précédemment cités seront interdits et brulés, car comment! des hommes, des hétérosexuels blancs, fruits du patriarcat dominant qui écrivent sur les femmes, qui s’autorisent à faire parler les femmes? Vous n’y pensez pas! Usurpation sexuelle! Trahison de sexe! Au bûcher! Flaubert repasserait devant le tribunal de l’inquisition féministe: «Non, Monsieur Flaubert, vous n’êtes pas Madame Bovary.»

Et Madame la procureure s’empresserait de déterrer des limbes du temps, la belle formule de l’écrivain, à propos de sa grande amie et collègue, George Sand (ci-contre): «Il fallait la connaître comme je l’ai connue, pour savoir tout ce qu’il y avait de féminin dans ce grand homme.» Sursaut dans la salle d’audience, un frisson de haine parcourait la foule: Flaubert ce phallocrate immonde. Ce serait une preuve à charge: parce que George Sand osait être écrivaine, osait se travestir pour être plus libre de ses mouvements, Flaubert, ce sexiste qui s’ignorait, éprouvait le besoin patriarcal de préciser, dans son «hommage», que c’était quand même toujours une femme! Ne riez pas: nous n’en sommes pas si loin.

Les femmes ont besoin de liberté

L’écriture inclusive nous raconte quelque chose du féminisme qui sévit et qui n’a plus grand chose à voir avec le féminisme historique (ou universaliste): créer les conditions de l’égalité en offrant les mêmes chances de réussite et d’émancipation, militer pour la liberté sexuelle, soutenir l’entrée des femmes dans toutes les carrières et lutter contre les discriminations. Personne n’avait imaginé qu’on en viendrait à dresser des listes de noms féminins négatifs (la soumission, la corvée, la vaisselle etc. et je pourrais rajouter la clairvoyance, la violence, la puissance etc. pour équilibrer) et qu’il serait sexiste de dire «Madame le Président» ou de vouloir demeurer «Mademoiselle» (ne pas se marier et le revendiquer est aussi un choix féministe).

La sacralisation des femmes sous-entend sa fragilité et par conséquent sa protection indispensable. Protéger les femmes, c’est les discriminer

Les conséquences de ce parasitage continu du féminisme historique sont doubles: la sacralisation de la femme et son corolaire, la sainte victimisation. La sacralisation des femmes sous-entend sa fragilité et par conséquent sa protection indispensable. Protéger les femmes, c’est les discriminer.

Ainsi, en 1928, lors des Jeux olympique d’Amsterdam, les femmes participent pour la première fois à l’épreuve du 800 mètres. Mais à l’arrivée, devant le spectacle d’athlètes effondrées par l’effort ou reprenant simplement leur souffle, les organisateurs décidèrent que les femmes étaient inaptes à tenir plus de 200 mètres, le tout dans le but de les préserver… L’épreuve olympique du 800 mètres fut alors interdite aux femmes jusqu’en… 1960.

Les femmes n’ont pas besoin d’être protégées, elles ont besoin de liberté pour exister et faire la preuve de leur endurance. Car derrière la fragilité se dévoile la victime éternelle qu’est la femme et qui arrange les sexistes depuis des millénaires pour justifier sa mise à l’écart et sa discrimination au nom de sa différence. Victimes, les femmes! Victimes tout le temps, partout, victimes nues et habillées, victimes dans le verbe, victime dans l’art, victime dans le travail, victime dans l’espace public!

À 8 ans, je ne parlais pas un mot de français. Mais je voulais déjà être «écrivain français», ce qui faisait gentiment rire mon entourage. Zola fut l’un des premiers auteurs que j’ai adoré. De l’âge de 10 ans à 15 ans, je croyais que Zola était une femme. Emile et Emilie sont proches, mon français était encore immature et j’avais joliment choisi que mon écrivain préféré était une femme. Une femme écrivain. Cela m’a conforté dans mon ambition. En 2014, la question m’était encore posée: écrivain ou écrivaine? Ce temps-là est achevé. Femme tu es, écrivaine tu seras.

À nous de prendre le pouvoir

Eh bien, je ne veux pas. Je ne veux pas vivre dans un monde parallèle à celui des hommes, réservé aux femmes décidément si fragiles. J’ai toujours voulu être écrivain et déjà enfant, je trouvais injuste que dans les manuels scolaires français, l’histoire des femmes se résume à un chapitre couvrant plusieurs siècles en fin de livre. Pourquoi ne pas mentionner Olympe de Gouges lors de la Révolution Française mais lui réserver une place à part? Comme si les femmes ne faisaient pas parti du même monde que les hommes, comme si leur histoire se déroulait en marge de celle des hommes.

Ainsi, l’injonction à être écrivaine, réveille en moi ce même sentiment enfantin de rejet. L’écrivain n’a pas de sexe et son œuvre s’inscrit dans l’histoire universelle de la littérature. Je suis une femme, j’écris. Je suis un écrivain.

Et pourtant. Adolescente, je découvre les figures féministes d’avant mai 1968 et des luttes collectives. Je découvre Madeleine Pelletier, la première femme psychiatre en 1905. Elle s’est farouchement battu pour poursuivre ses études: il fallait alors posséder ses droits civiques pour s’inscrire en psychiatrie et les femmes n’en avaient pas. Madeleine Pelletier encore moins: boursière, orpheline de père, mère catholique intégriste. Alors quand elle installe son cabinet dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en 1907, il est légitime qu’elle féminise sa profession pour faire naître la révolutionnaire Doctoresse Pelletier (elle pratiquait aussi illégalement l’avortement).

Ici, est la différence: le contexte, l’époque, l’inédit. Aujourd’hui, nous sommes égales aux hommes dans le droit –faite des pieds et des mains, hurlez à la mort, en tapant du pied, que c’est pas vrai, ça l’est, Doctoresse Pelletier s’est battue pour ça– bien que les mentalités évoluent plus lentement que la loi, bien que nos droits fondamentaux soient régulièrement mis en cause, nous disposons d’un arsenal juridique pour exister à l’égal des hommes.

À nous d’exercer nos droits et de se battre pour nous imposer, à nous de renvoyer une baffe bien sentie après une main au cul, à nous d’avoir une attitude conquérante et une certitude inébranlable, à nous de ne pas glousser comme des gourdes face à des attaques sexistes, à nous de nous mettre en avant, à nous de prendre la parole et de la garder, à nous de conquérir des espaces masculins, à nous de refuser d’être des victimes, à nous d’être fières, à nous, chacune, individuellement, de prendre le pouvoir, comme ont su le faire des femmes extraordinaires à une époque pas si lointaine où elles n’étaient pas protégées par aucune loi.

Féminiser les métiers ne rendra pas le rapport de force moins inégalitaire comme écrire «tou.te.s» ne rendra pas les femmes plus autonomes et indépendantes. Au contraire, choisir sa vie, en dehors de toutes les injonctions parentales, sociétales, religieuses et culturelles, demeurera toujours une démarche féministe. Et gagnante.

féminisme langue écriture-inclusive
http://www.slate.fr/story/152174/toujours-voulu-etre-ecrivain-pas-ecrivaine

Écriture inclusive: Slate.fr choisit l'accord de proximité | Slate.fr

Thu 16 Nov 2017 - 17:48

Longtemps cantonné à des violents échanges sur Twitter, le débat sur l’écriture inclusive a quitté les réseaux sociaux et réveillé l’Académie Française, où l'on dénonce avec un brin d’emphase ce «péril mortel, dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures».

Les médias, qui semblent pour la plupart avoir découvert son existence avec la publication fin septembre par les éditions Hatier du premier manuel scolaire entièrement rédigé en écriture inclusive, se sont eux aussi penchés sur l’épineuse question. Au Figaro, on hyperventile face à ce qu’on qualifie de «délire» féministe pendant qu’au Monde et chez Libé, on s’interroge sans toutefois s’engager. Chez Slate, certains sont farouchement pour, d’autres sont résolument contre.

Si pro et anti écriture pour tous et toutes n’en finissent pas de s’affronter, c’est principalement à cause du point médian, ce · qui permet d’inclure le féminin dans certains mots ( «Les manifestant·e·s») et enflamme les discussions. Dommage. Si on comprend les réticences face à un tel changement des habitudes grammaticales, l’écriture inclusive, c’est bien plus que ce point médian de crispation.

L’écriture inclusive, c’est aussi la féminisation des noms des fonctions et professions. Deux ans après la publication du Guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, dire et écrire Madame la Ministre, l’auteure, la cheffe semble passé dans les mœurs d’une grande partie de la population.

L’écriture inclusive, c’est surtout arrêter d’enseigner aux plus jeunes d’entre nous que «le masculin l’emporte sur le féminin», comme le racontait récemment Titiou Lecoq ici-même. En français, le masculin vaut neutre? Descendez dans la rue, arrêtez dix personnes. Demandez-leur d’énoncer la règle d’accord en genre. Personne ne vous parlera du masculin considéré comme neutre. En revanche, vous risquez d’entendre plus d’une fois que «le masculin l’emporte sur le féminin», quel que soit le genre de celles et ceux qui vous répondent.

Voilà pourquoi nous avons décidé de publier le manifeste de ces 314 professeurs et professeures bien décidées à braver les indications de leur ministre en cessant d’enseigner à leurs élèves cette formule du masculin tout puissant. Pas de point médian dans leurs leçons, mais une règle, celle de l’accord de proximité, «venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche». «Les pays et les villes étrangères» plutôt que «les pays et les villes étrangers».

Cette règle de proximité, nous nous engageons à l’appliquer par défaut dans les papiers de Slate.fr. Tout comme nous préférerons désormais l’emploi de mots épicènes, c’est-à-dire «les mots dont la forme ne varie pas entre le masculin et le féminin» ( un ou une élève, membre, fonctionnaire), de mots désignant indifféremment une femme ou un homme ou des mots «englobants» (le corps professoral, le peuple, le public), suivant les recommandations du Haut Comité à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pas de point médian, donc, mais une langue plus inclusive, sans impact pour les plus conservateurs de nos internautes et bien plus équitable.

écriture-inclusive
https://www.slate.fr/story/153501/ecriture-inclusive-slatefr-sengage-pour-laccord-de-proximite

European Air Quality Index

Thu 16 Nov 2017 - 17:41
air santé
http://airindex.eea.europa.eu/

Comment améliorer l'ergonomie de sa newsletter

Thu 16 Nov 2017 - 16:54

Concevoir une newsletter performante ne dépend pas seulement des contenus. L'ergonomie et la maquette jouent également un rôle crucial. Cinq conseils pour améliorer la lisibilité de ses informations. (08/11/2006)

Dans un environnement où les boîtes électroniques sont surchargées par les spams, les courriers promotionnels ou encore les scams, la visibilité des newsletters légitimes peut-être fortement compromise. Pire encore, les fonctionnalités de certains logiciels de messagerie, comme le blocage des images, peut altérer considérablement la lisibilité des lettres d'informations. Enfin, l'oeil des internautes devient de plus en plus sélectif et le temps consacré à la lecture des newsletters de plus en plus réduit.

Comment, dans ce contexte, parvenir à capter l'intérêt des internautes et faire en sorte qu'ils identifient très vite l'émetteur ainsi que les contenus importants ? Quelles règles faut-il respecter pour faciliter la lecture des informations transmises ? Comment contourner les pièges des logiciels de messagerie ? Cinq règles élémentaires afin d'optimiser l'ergonomie de sa newsletter avec Laure Sauvage, consultante "usabilité" au sein de Benchmark Group.

1 Valoriser les contenus stratégiques
Pour capter l'intérêt des lecteurs et exploiter au mieux l'espace fourni par la fenêtre de prévisualisation des logiciels de messagerie, les informations jugées stratégiques pour l'entreprise ou susceptibles d'intéresser le plus les abonnés doivent être impérativement placées tout en haut de la newsletter. "Il en va de même pour tous les contenus interactifs tels que les jeux, les forums, les sondages, explique Laure Sauvage. Car non seulement ces dispositifs sont appréciés des internautes, mais ils permettent également de comprendre et d'échanger avec ses abonnés, contribuant ainsi à créer un climat de proximité avec eux."

A l'inverse, il vaut mieux éviter de mettre de la publicité tout en haut de la newsletter. De même, capter l'intérêt des lecteurs ne signifie pas forcément surcharger la lettre d'information par des formats animés. Certes, ils attireront l'attention, mais ils peuvent également être assimilés à de la publicité, risquant de décrédibiliser le contenu de la newsletter et, plus largement, d'éclipser les informations importantes.

2 Faciliter l'identification de l'émetteur
Afin d'être facilement identifié par l'abonné et augmenter ainsi ses chances d'être lu, il est très important d'intégrer tous les éléments d'identification de l'entreprise en haut de la lettre d'information. Logos, baseline, bandeau, etc., doivent figurer en bonne place sur la newsletter. De même, il est préférable que celle-ci reprenne les principaux éléments de la charte graphique utilisée par le site : couleurs, typographie, etc. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il est interdit d'innover. Mais il est important de ne pas bouleverser tous les repères.

Enfin, si l'objectif de la newsletter est de favoriser les échanges avec les internautes, il peut être intéressant de placer au sommet de celle-ci un lien les invitant, pour toutes questions, à cliquer pour contacter directement l'entreprise. "Cette astuce permet d'éviter que les abonnés fassent un 'reply to' depuis la newsletter pour poser leur question et attendent en vain une réponse puisqu'aucune boite ne recueille ces envois. Dans cette même logique d'échange, on peut également rappeler dans chaque envoi le pseudo de l'abonné, pour l'inviter à échanger des informations sur le site."

3 Ecrire concis, mais explicite
La newsletter, comme la page d'accueil d'un site, ne doit être ni trop longue, ni trop chargée. Mais elle ne doit pas être vide pour autant avec un seul lien redirigeant vers le site émetteur pour consulter les contenus. "En moyenne, une newsletter bien équilibrée doit compter sept articles ou entrées hiérarchisés par ordre d'importance, commente Laure Sauvage. Chacune d'elle sera composée d'un titre qui ne fait pas plus d'une ligne et d'un chapô de quatre lignes maximum. Car l'objectif de la newsletter n'est pas de tout dire ni de tout montrer, mais d'être une porte d'entrée vers le site et de donner envie d'en savoir plus en cliquant sur un lien."

De fait, les liens doivent eux aussi être très visibles. Dans l'idéal, ceux-ci devraient tous être positionnés à droite, car cette partie de l'écran est celle vers laquelle se dirige en premier l'oeil de l'internaute. De même, ils doivent être explicites : c'est-à-dire soulignés lorsque le public de la newsletter n'est pas très averti, et en rapport direct avec le contenu qu'ils accompagnent. "Ainsi, plutôt que d'écrire systématiquement 'lire' pour enjoindre l'abonner à cliquer sur le lien, mieux vaut préciser 'lire l'article', ou encore, 'participer au jeu', 'voir la vidéo', 'afficher le PDF', etc."

4 Jouer avec les zones froides et chaudes
Comme la page d'accueil d'un site, la lecture d'une newsletter sur écran comprend ses zones froides et chaudes. En raison de l'étroitesse de ce format, il n'est pas conseillé de le diviser en plus de deux colonnes. L'oeil étant attiré naturellement vers la droite de l'écran, les contenus importants devront obligatoirement être placés en colonne de droite. Celle de gauche, moins visible, pourra accueillir les sondages, la rubrique 'contactez-nous', les informations personnelles de l'abonné ou encore les contenus plus promotionnels.

5 Attention aux photos
En savoir plus
Comment éviter à sa newsletter d'être bloquée
Séminaire Réussir sa stratégie Newsletter
Si les images permettent d'illustrer les contenus et d'attirer l'attention des lecteurs, leur usage implique le respect de quelques règles élémentaires. Toutes les photos doivent être cliquables et renvoyer vers les articles ou les fiches produits sur le site qu'elles illustrent. Si elles sont particulièrement importantes, elles doivent de préférence être placées à droite, car elles seront plus visibles qu'à gauche. Enfin, si elles occupent le sommet de la newsletter, il est préférable de les accompagner de texte afin que l'internaute puisse se rendre compte tout de même du contenu de la newsletter si les images sont bloquées par son logiciel de messagerie.

mail
http://www.journaldunet.com/0611/061108-ergonews.shtml

Quand CSS et Courriel s’embrassent sous le gui

Thu 16 Nov 2017 - 16:42

attention article de 2004 !
En tentant de recréer un design sophistiqué dans un courriel HTML à l'aide de CSS, on se heurte souvent à un mur qui peut se présenter soit sous la forme d'inexplicables mutilations par les clients mail, soit sous celle d'un mail sentencieux de la part d'un administrateur de messagerie, statuant que les CSS sont “contre les règles”. Si vous aussi vous en avez assez de vous taper la tête contre les murs et d'utiliser les balises font, cet article est pour vous.

Contrairement à ce que l'on peut penser, vous pouvez créer en toute tranquillité des courriels HTML avec une bonne vieille CSS façonnée à l'ancienne. Oui, vous avez bien lu. Et même si tous les attributs ne seront pas de la partie, la plupart fonctionneront de manière irréprochable avec cette méthode.
D'abord arrive l'amour : pour le meilleur et pour le pire

Entre des articles sur le web design, des conversations entre professionnels, et des retours d'administrateurs de messagerie, j'ai fini par apprendre que certains clients mail massacraient allégrement les CSS en supprimant les styles ou en tronquant les en-têtes. J'ai également réalisé que si je voulais réellement utiliser des CSS dans mes courriels, j'avais tout intérêt à lier la feuille de style plutôt que de l'encapsuler.

Comme je n'avais encore jamais lu d'ouvrage ou rencontré d'administrateur de messagerie autorisant l'usage de mes CSS sans une guerre en règle, je m'en étais remis à la sagesse populaire. Quelle n'a pas été ma surprise quand je me suis attaqué au sujet et que j'ai décidé d'expérimenter !
Puis vient le mariage : la remise en cause

Le seul moyen de trouver une méthode pour utiliser les CSS dans les courriels HTML était de remettre en cause tout ce que je savais, et de casser toutes les “règles”. Une fois affranchi de celles-ci, il devenait possible d'explorer chacune des techniques recelant la moindre petite promesse. Voici comment cela s'est passé :

J'ai tout d'abord conçu un mail lié à une feuille de style et je l'ai expédié via un serveur d'administration connecté à de multiples adresses, webmails, et clients de messagerie. Je n'ai pas réalisé de tests sur tous les clients mail, mais tous les leaders des marchés Mac, PC et Unix ont pu être testés.
Après plusieurs essais, j'ai réussi à introduire des styles encapsulés. Ce qui s'est révélé être mon premier pas vers la réussite. (Dans le cadre d'une utilisation poussée des styles encapsulés, il est important de noter que les versions 6.0 et supérieures d'AOL rejetteront tout mail lié à des feuilles de style externes. Eh oui ! Rejetés, renvoyés en vous claquant la porte virtuelle au nez virtuel)
J'ai ensuite lu les codes source (ce qui relève de l'exploit en ce qui concerne les webmails) pour voir comment mon courriel avait pu déguster.
Enfin, j'ai utilisé mon expertise sur les styles mutilés pour tester les méthodes qui devaient, en théorie, éviter un tel massacre.

Mais quand j'ai vu les codes source, j'ai découvert quelque chose de plus horrible que je ne l'aurais cru. C'était incroyable ! En fait, la plupart du HTML n'en était plus - il n'en restait qu'un bric-à-brac de code et (apparemment) de balises propriétaires.
Enfin l'enfant paraît : mode d'emploi

Chaque client mail a sa propre manière de gérer le balisage, chacun avec ses propres bugs, ses fantaisies, ou ses propres méthodes de prise en charge des feuilles de style. Ce qui suit est la liste des problèmes les plus significatifs et de leurs solutions.
Problème :

L'enveloppe de chaque client basé sur la technologie web repose sur HTML, et il en résulte la présence de deux balises body lors de l'affichage d'un courriel HTML. Certains clients tentent de résoudre le problème en supprimant les deux ocurrences; d'autres y ajoutent un “x,” de sorte que <body> se mue en <xbody>. Dans les deux cas, le style définissant la balise body devient inapplicable.
Solution :

Enveloppez le contenu entier de votre mail dans une balise div et appliquez lui les attributs initialement destinés à body. That's all folks! C'est un remède simple et efficace, faisant uniquement appel à une balise <div> supplémentaire.
Problème :

Certains clients affichent purement et simplement les courriels sans aucun style. J'ai d'abord attribué ceci à la mutilation de mon style, pourtant clairement apparent dans le balisage. J'ai donc passé un temps non négligeable à traquer le coupable, testant une multitude de courriels. Hélas, la solution était en fait juste sous mon nez : les styles n'étaient pas supprimés, mais les points (.) précédant leurs noms, si. En l'occurrence, .DefinitionDeStyle{} se transformait en DefinitionDeStyle{}, provoquant ainsi une définition de style sans aucune portée.
Solution :

J'ai utilisé les sélecteurs de classe, qui assurent que chaque style défini commencera par une lettre plutôt que par un point. Ainsi .DefinitionDeStyle{} peut devenir td.DefinitionDeStyle{} ou div.DefinitionDeStyle{} (le cas échéant). Une solution quelque peu déconcertante, mais qui a le mérite d'être efficace et (une fois de plus) accommodante.
Problème :

Les webmails utilisent leurs propres feuilles de styles, et comme celles-ci précèdent les miennes, l'effet de cascade aboutit à une priorité de mes règles sur celles du webmail. De sorte que mes pseudo-classes et mes définitions d'éléments (tel a:link{} et td{}) altéraient par mégarde le design du webmail lui-même. Fichtre !
Solution :

J'ai paramétré précisément chaque définition. C'est ainsi que a:link{} est devenue à la fois span.DefinitionDeStyle a:link{} et td.Contenu a:link{} pour mettre en forme les liens HTML dans les deux niveaux de l'arbre du document. Cette approche peu orthodoxe alourdit le balisage, mais elle assure que mes styles seront appliqués uniquement aux éléments de mon courriel. Elle établit aussi un respect du travail, pour le designer du webmail comme pour ses utilisateurs. Mais surtout, le code qui en résulte est correct et fonctionne comme prévu.
Problème :

Hotmail : le plus démoniaque de tous. Aucune pitié pour les mails en HTML qui s'appuient sur des CSS. Il ne se contente pas d'éradiquer les styles, mais aussi les balises suivantes des courriels : <head>, <title>, <meta>, et <body>. Dites adieu à votre beau design.
Solution :

Je vous recommande de considérer soigneusement jusqu'où vous voulez vous plier à l'ineptie d'Hotmail, car la méthode suivante va demander du dévouement et de la rigueur. Comme la balise <body> et toutes celles qui précèdent se sont évaporées, la seule option consiste à utiliser les styles CSS en-ligne. Les styles définis en-ligne sont pénibles et peu productifs, et vous préféreriez sans doute ne pas avoir à les utiliser, mais ils fonctionnent tout de même. Si vous prévoyez une utilisation massive d'Hotmail par votre public, vous pouvez vous tourner vers cette méthode. Mais si vous n'avez pas à vous soucier d'Hotmail, sautez donc cette étape et pensez aux choses importantes de la vie, comme manger et dormir.
Remarques
Les attributs

Avant de venir me passer un savon parce que vous avez trouvé un attribut qui échoue en utilisant l'une de ces techniques, gardez à l'esprit le fait que je n'ai pas testé tous les attributs CSS. J'ai testé les attributs les plus courants et ceux que j'utilise fréquemment. Vous découvrirez peut-être que votre attribut favori ne marche guère, et c'est la raison pour laquelle je vous adresse toute ma sympathie, et mes encouragements à tester de nouvelles méthodes.
Clients testés

J'ai testé ces méthodes avec MailApp 1.3.2 (Mac), Squirrel Mail (Mac/Windows), AOL 7.0, 8.0, 9.0 (Mac/Windows), Mozilla Thunderbird 0.5 (Mac/Unix), Yahoo Mail (Mac/Windows), Hotmail (Mac/Windows), et Microsoft Outlook 2001/XP (Windows).

Tenez-moi au courant si ces techniques échouent dans votre configuration. Notez tout de même que les capacités d'Eudora en matière d'HTML sont incroyablement faibles, je l'ai donc exclu définitivement de tout test.

css html mail
http://www.pompage.net/traduction/cssemail

Science décalée : on dort moins bien les nuits de Pleine Lune

Sun 12 Nov 2017 - 23:40

La vieille croyance populaire aurait trouvé une vérification scientifique. De nombreux paramètres du sommeil seraient en effet perturbés les nuits de Pleine Lune. Des résultats inattendus pour les chercheurs suisses à l'origine de ce travail, puisque ce n'était pas leur but premier...

On associe à la Pleine Lune des pouvoirs presque mystiques. En effet, de nombreuses croyances populaires font état d'événements bizarres lorsque l'astre de la nuit brille de tout son éclat. Sans aller jusqu'à parler des loups-garous, on dit souvent qu'il y a davantage de délits commis sous la pleine lueur de la Lune, qu'il y a plus de naissances ou que l'on dort moins bien. De nombreuses études sont venues invalider ces affirmations. Mais une nouvelle recherche, réalisée après une discussion dans un bar, pourrait bien confirmer l'influence du cycle lunaire sur notre sommeil.
Le contexte : une idée née une nuit de Pleine Lune

Entre 2000 et 2003, Christian Cajochen et ses collègues de l'université de Bâle, en Suisse, ont mené une étude sur 33 volontaires de 20 à 74 ans afin de tester l'effet de l'âge sur de nombreux paramètres du sommeil. Plus tard, alors qu'ils discutaient ensemble autour d'un verre dans un bar une nuit de Pleine Lune, ils ont eu l'idée de se servir de leurs données pour réaliser une nouvelle étude : voir si le cycle de la Lune influence notre façon de dormir.

Ce travail, décrit plus bas, concluait que l'astre de la nuit influait réellement sur le sommeil. Des résultats auxquels les auteurs ne s'attendaient pas, puisque la majorité des articles de la littérature scientifique n'ont jamais établi un tel lien.

Dubitatif sur sa propre expérience, Christian Cajochen a préféré ne pas publier ses résultats, avant que des collègues d'autres universités le poussent à divulguer le contenu des recherches. Ce qu'il s'est enfin décidé à faire, dans la sérieuse revue Current Biology.
L’étude : le cycle lunaire influence le sommeil

En tout, les volontaires avaient passé 64 nuits à dormir dans une chambre isolée du monde extérieur, donc sans bruit et sans lumière, pour des conditions de sommeil pleinement contrôlées. Au lieu de se focaliser sur les âges comme dans un premier temps, ils ont placé chaque nuitée par rapport au calendrier lunaire, afin de déterminer l'écart par rapport à la Pleine Lune. Ils ont ainsi défini trois groupes : les nuits recouvrant les jours avec un ciel sans Lune, celles durant les périodes intermédiaires du cycle, et enfin celles autour des moments de Pleine Lune.

Les nuits ne se ressemblent pas toutes. Certaines sont bonnes, d'autres plus difficiles. Plusieurs facteurs peuvent rentrer, parmi lesquels le calendrier lunaire. © Alyssa L. Miller, Flickr, cc by 2.0

Les nuits ne se ressemblent pas toutes. Certaines sont bonnes, d'autres plus difficiles. Plusieurs facteurs peuvent rentrer, parmi lesquels le calendrier lunaire. © Alyssa L. Miller, Flickr, cc by 2.0

Qu'ont-ils observé ? L'électroencéphalogramme révèle que le sommeil profond, mis en avant par des tracés caractéristiques, a été raccourci de 30 % lorsque la Lune illuminait le ciel. Globalement, le sommeil est écourté de 20 minutes, tandis que la qualité est jugée moins bonne de 15 % par les participants qui, au moment de l'interrogatoire, ne savaient pas que les données seraient réutilisées pour faire le parallèle avec l'influence de la Pleine Lune.

Enfin, toujours pour cette même catégorie, les sécrétions de mélatonine, une hormone liée au sommeil et au rythme biologique, étaient nettement plus basses, nouveau critère attestant d'une perte de la qualité du sommeil. Alors que les taux avoisinaient les 4 pg/ml (picogramme par millilitre) lorsque l'astre de la nuit brillait de tous ses éclats, ils étaient doublés à l'autre bout du cycle, au moment de la Nouvelle Lune.
L’œil extérieur : un rythme biologique calé sur celui de la Lune

Cette étude, bien qu'entamée après une discussion dans un bar et menée à partir d'un petit échantillon, ne manque pas pour autant de pertinence scientifique. Le mode opératoire est, de l'avis des spécialistes, tout à fait cohérent avec les exigences scientifiques, en accord avec ce que les relecteurs de Current Biology ont décidé.

Désormais se pose la question du pourquoi. Pourquoi serions-nous affectés par la Lune ? Une chose est certaine : ce n'est pas la lumière qu'elle dégage qui nous empêche de nous reposer, car les participants ont dormi dans un noir complet. Est-ce que notre satellite pourrait agir sur nous comme il le fait pour les mers et les océans ? Non, car nous ne sommes que de bien petites créatures, et ses effets ne se font sentir que sur de gros volumes. Même les lacs ne connaissent pas de marées.

Alors, à l'instar d'animaux invertébrés pour lesquels on l'a montré, les chercheurs émettent l'hypothèse que nous pourrions être dotés d'une horloge biologique calée sur le cycle de la Lune. Le reliquat d'une époque où nos ancêtres vivaient plus en phase avec la luminosité naturelle ? Peut-être. Il faudra désormais le prouver à plus grande échelle, et éprouver les volontaires durant au moins une trentaine de jours consécutifs. L'idée de tester des ethnies vivant encore sans lumières artificielles fait également son chemin. Et seulement à ce moment-là, il pourrait être possible de conclure que nous sommes, en fait, tous des enfants de la Lune.

lune sommeil
http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/sommeil-science-decalee-on-dort-moins-bien-nuits-pleine-lune-48061/

Que faire à Atlanta, la Big Peach ?

Sat 11 Nov 2017 - 10:11

Avec Atlanta, il nous a fallu du temps. Du temps pour digérer nos deux visites (2012, 2016), pour mettre toutes nos idées en place, mais aussi pour aimer cette ville (comme plein d’autres). Notre première impression sur la capitale de la Géorgie a d’abord été mitigée. En deux journées, en 2012, on y a vu un downtown spectaculaire, des autoroutes transperçant la ville, des animations maousses mais aussi quelques quartiers verts et un potentiel un peu discret. En 2016, quatre ans plus tard, nous avons pris la chose de manière complètement différente en passant plus de temps sur place. Et là, la plus grande ville de Géorgie nous a conquis, montrant d’autres facettes, assez branchées. Que voir ? Que faire ? Où manger et où dormir ? Que visiter ? On vous dit tout pour réussir votre découverte d’Atlanta avec ce city-guide.

Avant d’y aller, tout le monde ou presque a déjà entendu parler d’Atlanta. Martin Luther King, « Autant en Emporte le Vent« , les JO de 1996, « Walking Dead« , Coca-Cola… Dans les activités, il y a les traditionnels, façon « grosse Bertha » (aquarium de Géorgie, CNN, Coca-Cola, Centennial Park), par lesquels on va commencer, mais pour une découverte plus en profondeur, moins superficielle, au plus près des habitants, il y a de quoi faire. C’est parti pour la « Big Peach », la « grosse pêche », l’emblème de l’état de Géorgie, le « Peach State ».

America
http://www.lostintheusa.fr/2017/11/10/que-faire-atlanta-georgie-big-peach-visite/

Nuls en anglais ? Voire... : À la fortune du mot

Fri 10 Nov 2017 - 07:36

Nouvel accès de masochisme linguistique, hier : les médias n'ont cessé de s'apitoyer sur le niveau du Français moyen en anglais. Une fois n'est pas coutume, je me contenterai dans ce billet de laisser la parole à Ilyes Zouari, spécialiste du monde francophone, ex-administrateur de l'association Paris-Québec. Ne serait-ce que pour le plaisir d'entendre un son de cloche quelque peu différent... et d'alimenter le débat !

« Selon la dernière édition du classement international EF EPI, publiée ce 8 novembre, la France se classe 32e pour ce qui est du niveau en anglais de sa population adulte. L’Hexagone fait ainsi mieux que dix ex-colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sri Lanka ou encore le Pakistan.

Mais la France est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, et se classe largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Arabie saoudite (ou l’Égypte). Par ailleurs, elle devance aussi le Japon dont la société est technologiquement la plus avancée au monde.

Cette situation ubuesque est la conséquence de cette anglicisation à outrance que subit la France. Une France repliée sur l’Union européenne (UE), qui ne cesse de se comparer aux autres de ses pays membres, vassaux culturels et donc politiques des puissances anglo-saxonnes. Cette UE, qui est de loin la zone la plus anglicisée du monde et qui ne cache plus son hostilité à la langue et à la culture françaises. Dernier exemple en date, la toute nouvelle réglementation européenne SERA - Partie C qui vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports de France métropolitaine. Aberration qui n’existe nullement au Québec et en Afrique francophone, où il faut désormais s’exiler afin de vivre paisiblement en français.

À cette attitude de l’UE, s’ajoute celle de la France elle-même où l’on ne compte plus les Grandes écoles aux sites internet majoritairement en anglais, ainsi que les manifestations et salons internationaux où le français est banni de l’affichage. Choses absolument impensables au Québec ou dans la vaste Afrique francophone, Maghreb inclus. Une France où l’on ne compte plus les slogans publicitaires ou les intitulés de fonction intégralement en anglais, alors qu’ils sont en français au Québec. Une France où se multiplient les bars et restaurants où le français est désormais lingua non grata, et qui accueille avec mépris les touristes francophones et francophiles, de l’Hexagone et du reste du monde, en mettant de plus en plus à leur disposition des brochures exclusivement en anglais, ou avec une version microscopique en français. Chose inimaginable au Québec ou en Afrique francophone. Une France dont de nombreux diplomates irresponsables affichent des messages d’absence uniquement en anglais, contrairement à leurs confrères francophones du Québec ou d’Afrique. Enfin, une France désormais république bananière où les tribunaux s’acharnent à ne pas faire appliquer la loi en déboutant systématiquement les associations de défense de la langue française. Situation là encore impensable au Québec où la loi… est la loi.

La France d’aujourd’hui est donc bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue et la culture françaises dans le monde. Cette langue qui est l’un des piliers de son identité et de sa puissance mondiale. Un de ses piliers auxquels l’on s’attaque sans retenue afin de servir certains intérêts. Loin d’être un simple passe-temps pour passionnés de dictées, de mots croisés ou encore de poèmes, la langue est avant tout une question de géopolitique, de parts de marchés et d’influence culturelle. Ainsi, ce n’est pas un hasard si les premiers pays au monde à avoir interdit le niqab étaient tous francophones, en Europe comme en Afrique, ou si le Canada est toujours plus pacifiste lorsqu’il est dirigé par un Québécois.

Pourtant, et dans cette partie européenne et sans repères d’un monde francophone grand comme près de quatre fois l’UE et regroupant 470 millions d’habitants, dans sa définition la plus stricte, la France s’emploie donc activement à entraver la dynamique favorable dont bénéficie le français à travers le monde, grâce à l’émergence démographique et économique de l’espace francophone. Tel un enfant, qui sur une plage, prendrait un malin plaisir à venir régulièrement détruire un château de sable patiemment édifié par d’autres enfants. Une France, seconde puissance militaro-économique du monde, trente fois plus étendue que l’Allemagne en incluant son vaste territoire maritime, et où certains souhaitent aller encore plus loin sur la voie de l’absurde, de la défrancisation, de la trahison et de la collaboration, en rendant désormais quasi obligatoire, de facto, l’apprentissage de l’anglais dès le CP (chose que même trois des quatre pays scandinaves n’ont osé faire). Ou encore, en proposant que les films américains soient diffusés en version originale à la télévision.

Comme l’avait dit le Général de Gaulle, "Le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres." Quels qu’ils soient et où qu’ils soient, les responsables et acteurs de ce processus d’éradication du français doivent être écartés. Il ne peut y avoir de place en France pour des individus hostiles à la langue et à la culture françaises, et donc à la France. »

Ilyes ZOUARI, auteur du Petit Dictionnaire du monde francophone (éd. de L'Harmattan)

Anglais Français langue
http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2017/11/09/nule-en-anglais-voire-15474.html

Ecriture inclusive: Schiappa juge "problématique" que des profs changent d'eux-mêmes les règles

Thu 9 Nov 2017 - 16:47
langue écriture-inclusive
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/09/ecriture-inclusive-schiappa-juge-problematique-que-des-profs-changent-deux-memes-les-regles_a_23271647/

Un outil pour récupérer un flux RSS complet

Thu 9 Nov 2017 - 16:40

Quand je m'abonne au flux RSS d'un site Web, j'apprécie qu'il soit complet et pas limité à quelques misérables mots d'un extrait, histoire d’appâter le lecteur en le forçant à continuer sa lecture à la source, sur ledit site Web.

Il est en effet assez désagréable de constater que de nombreux sites proposent bien des flux RSS, mais que bien souvent ils sont tronqués.

Cela limite grandement l'intérêt des flux RSS, car cette pratique oblige à se rendre sur les sites en question pour y lire la suite des articles, ce que personnellement, je ne fais pratiquement jamais.

Dans ce cas, autant supprimer le flux RSS de son site purement et simplement, comme l'on fait les réseaux sociaux, plutôt que de proposer des ersatz qui ne servent à rien.

Le but des flux RSS est de gagner du temps en centralisant les lectures des articles complets dans un agrégateur de news, du genre Feedly, InoReader ou encore The Old Reader, pas de naviguer sur des dizaines de sites pour aller y faire des visites chronophages.

Les administrateurs des sites où les flux RSS sont raccourcis argumentent que les flux RSS complets nuisent au référencement naturel et qu'ils sont pénalisés par Google (duplicate content notamment). Cela reste à démontrer.

RSS-journal

La réalité c'est qu'il est préférable de faire venir des visiteurs sur un site, surtout s'il est monétisé, plutôt que de donner l'accès à son contenu depuis des applications tierces, ce qui ne rapporte rien, car tous les encarts publicitaires sont supprimés au passage par le flux RSS.

Avec Free Full RSS, on dispose d'une application gratuite en ligne qui à partir de l'URL d'un flux RSS tronqué va générer l'équivalent complet auquel on s'abonnera dans son lecteur de news préféré.

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Il suffit d'entrer l'adresse du flux RSS tronqué dans la zone Enter URL, de régler éventuellement quelques options, notamment le nombre d'éléments à extraire (Max items), puis de cliquer sur le bouton Create Full Text RSS.

Le flux RSS complet est alors affiché à l'écran. Le ou les derniers articles du site Web sont présentés.

Le texte et les images sont préservés ainsi que les éventuels liens si on a choisi l'option dans le menu Links.

Il ne reste plus qu'à récupérer l'adresse du flux RSS complet dans la barre d'adresses du navigateur Web afin de s'y abonner depuis son lecteur de flux.

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Il reste maintenant à espérer que Free Full RSS reste disponible assez longtemps, car malheureusement, ce type d'outil a tendance à disparaître rapidement de la circulation.

Ci-dessous une liste d'applications similaires, au cas où celle-ci venait à se volatiliser.

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http://www.ballajack.com/outil-recuperer-flux-rss-complet

Dans ce village normand, la cabine téléphonique inutilisée est devenue une bibliothèque (et fait des émules)

Wed 8 Nov 2017 - 21:10

INSOLITE - Dans le petit village normand de Boissey, entre Lisieux et Caen, se trouve une cabine téléphonique. Inutilisée depuis longtemps, elle vieillissait sur le bord d'une départementale. Qu'allait-elle bien pouvoir devenir? Allait-elle être démantelée, comme le prévoyait l'un des amendements de la Loi Macron?

C'était compter sans l'ingéniosité et la créativité de l'artiste plasticienne Évelyne Tosello, qui, après s'être installée dans cette commune du Calvados, a décidé de prendre en charge la reconversion pratique et esthétique de la cabine téléphonique qui est devenue une petite bibliothèque libre. Une "cabliothèque" en somme.

La "cabliothèque" a été installée en 2015, mais elle connaît une seconde jeunesse (et récolte les louanges des internautes) depuis qu'elle s'est retrouvée sur Twitter début novembre.

Au départ c'est une cabine téléphonique dans un village, de plus près c'est une bibliothèque, et à bien y penser c'est beaucoup plus encore. pic.twitter.com/TejskfB1mx
— Xavier Alberti (@xavier_alberti) 4 novembre 2017

Le principe est simple: n'importe qui peut venir se servir ou déposer un nouveau livre. Une fois lu, l'ouvrage doit être replacé dans la "cabliothèque", afin que les autres riverains puissent en profiter. Basée sur le civisme des lecteurs, l'initiative a été soutenue par la Mairie de la ville et par son maire, Monsieur Philippe Desforges.

L'idée a germé dans la tête de l'artiste pendant la fête de ce village de 230 âmes, en juillet 2015. Après avoir eu l'autorisation d'Orange (anciennement France Télécom), propriétaire des cabines téléphoniques dans l'hexagone, Évelyne Tosello s'est retroussée les manches, prête à donner à l'habitacle une nouvelle vie: "J'ai décidé de m'impliquer dans la vie du village, afin de créer du lien humain et social. Mon fils a réalisé les calligraphies que l'on voit en haut de la "cabliothèque" et un menuisier du village s'est chargé de fabriquer les étagères. On ne voulait pas dissimuler la beauté de la cabine, juste la réhabiliter", confie l'artiste au HuffPost. Trois mois de travaux plus tard, la cabine téléphonique était métamorphosée.

Deux années sont passées et des centaines de livres ont été empruntés. Même si Évelyne Tosello a eu de bons échos de la part des habitants, elle manque de retour. Les nombreux partages des photos de sa bibliothèque en ce mois de novembre lui permettront sans doute d'avoir plus de témoignages de lecteurs.

Environ 600 ouvrages sont proposés dans cette cabine et malgré quelques livres "piqués", Évelyne Tosello retient surtout le bon côté de cette expérience. La "cabliothèque" est devenu un lieu d'échange culturel et littéraire dans ce petit village: "Ça a créé du lien social dans un village un peu vieillissant".

L'initiative a inspiré d'autres communes françaises: dans le Morbihan, le Vaucluse, l'Oise ou le Vercors, des dizaines de cabines téléphoniques sont reconverties en bibliothèques. Mais celle de Boissey a été l'une des premières avec la "cabliothèque" de Conliège, dans le Jura, inaugurée un an plus tôt. Des pionniers!

Jamais à court d'idées, Évelyne Tosello ne compte pas raccrocher: deux autres cabines téléphoniques sont en attente de reconversion. "J'aimerais qu'elles deviennent des petits musées. Mais je ne le ferai pas seule, il faut que les autres habitants de Boissey se motivent. Les Normands, il faut les secouer pour casser leur petit mode de vie", lance-t-elle dans un éclat de rire.

boîte-à-lire
http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/07/dans-ce-village-normand-la-cabine-telephonique-inutilisee-est-devenue-une-bibliotheque_a_23269157/
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