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 La revue de web de Kat

Apple veut adapter "Fondation" d'Isaac Asimov, l'une des plus prestigieuses séries de livres de science-fiction

Wed 11 Apr 2018 - 19:43

Il ne faut pas crier victoire trop vite, car le cycle de Fondation d'Isaac Asimov a souvent failli être porté à l'écran.
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Par Gregory Rozieres

Michael Whelan
Apple veut adapter "Fondation" d'Isaac Asimov, l'une des plus prestigieuses séries de livres de science-fiction

CULTURE - Depuis quelques mois, Apple tente de se lancer dans la série pour concurrencer Netflix et Amazon. Et selon Deadline, la société pourrait bien taper un grand coup avec l'adaptation du cycle de romans "Fondation", d'Isaac Asimov. Une information confirmée par Variety, ce mardi 10 avril.

Publiée à partir de 1942 sous la formes de nouvelles de science-fiction, "Fondation" a ensuite pris la forme d'une trilogie. Et pas n'importe laquelle. En 1966, elle a été récompensée, lors du prestigieux prix Hugo, avec le titre de "meilleure série de tous les temps". Devançant notamment "Le Seigneur des anneaux". Ce prix n'a jamais été décerné depuis.

Avec le cycle des "Robots", "Fondation" est l’œuvre phare d'Isaac Asimov, inventeur du terme robotique. C'est l'un des livres préférés d'Elon Musk. Plus tard, l'écrivain a écrit plusieurs autres romans permettant de relier les deux univers qu'il a inventé et de conclure la grande histoire qu'il a inventé.

La série télévisée sera produite et scénarisée par David Goyer ("Blade", la trilogie "Dark Knight") et Josh Fridman ("Les chroniques de Sarah Connor", "Avatar 2" en préparation).

Un récit qui se joue sur des générations

Les trois tomes de Fondation narrent l'histoire d'un gigantesque empire humain galactique, quelque 30.000 ans dans le futur. Similaire à l'empire romain et centralisé, il court vers sa chute.

Un mathématicien, Hari Seldon (qui a inspiré Jean-Luc Mélenchon pour son hologramme) invente alors une nouvelle science, la psychohistoire, qui permet de prédire le futur en analysant les phénomènes sociaux et réactions des masses humaines.

Discernant cette chute annoncée et les millénaires de barbarie qui suivront, il élabore un plan, une Fondation, située à "l'autre bout de la galaxie", pour tenter de préserver la connaissance et d'établir un second empire plus rapidement.

Dans les différentes parties de l'ouvrage, Isaac Asimov met en scène des personnes à des époques différentes, qui schématisent les grandes étapes du basculement de l'Empire galactique. Si c'est une oeuvre de science-fiction, elle évoque surtout des questions liées à la psychologie et à la sociologie humaine.

De multiples adaptations avortées

Aucune date n'est pour l'instant annoncée pour l'adaptation que prévoirait Apple. Et il n'est pas non plus impossible que le projet soit avorté.

En effet, ce n'est pas la première fois que Fondation fait de l'oeil au petit ou au grand écran. Des projets de films, imaginés par la Fox, Warner Bros ou encore Sony ont émergé au fil des ans. Mais sans jamais se concrétiser.

Il faut dire que la temporalité et les sauts générationnels entre certaines nouvelles rend difficile une adaptation en films, même dans le cadre d'une trilogie. En 2014, justement, l'espoir était revenu pour les fans. HBO réfléchissait à la création d'une série dirigée par Jonathan Nolan, en charge de la série Westworld.

Mais le projet a vraisemblablement été abandonné. Reste à voir si Apple réussira à aller au bout de cette adaptation tant attendue.

asimov SF série
https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/11/apple-veut-adapter-fondation-disaac-asimov-lune-des-plus-prestigieuses-series-de-livres-de-science-fiction_a_23408462/

7 points d’éclaircissement sur le RGPD appliqué aux sites Internet | Alexandre Joly blog sur la sécurité informatique et la sensibilisation des entreprises et particuliers

Wed 11 Apr 2018 - 14:53

0 - La question à vous poser pour tout traitement

Pour toutes les données que vous souhaitez collecter et/ou que vous conserver la question principale à vous poser c'est : "Est-ce pertinent de conserver cette information et pourquoi la collectez-vous ?", si la réponse et non supprimez là ou ne la collectez pas. On reviendra plus loin dans l'article sur cette question à se poser et vous verrez que ça aide à clarifier certain point très particuliers.
1 - Consentement à demander

Comme c'est déjà le cas pour les cookies, vous devez demander le consentement de manière explicite à l'internaute pour la collecte/traitement de données personnelles telles que l'adresse IP, prénom, nom, etc. C'est valable pour tous les services : Google Analytics/Adsense/Adwords, Facebook, Twitter, AddThis, etc.

Vous avez le droit de demander le consentement soit de manière globale, pour tous les services avec une page explicative de tous les services, soit de le faire un service à la fois. Vous pouvez aussi grouper cookies et collecte de données, mais attention vous risquez de nuire à la lisibilité de l'information et une information floue est souvent cause de rejet par l'internaute. Attention toutefois à demander un consentement en bloc vous risquez de voir un refus de l'internaute juste pour un traqueur de moindre importance pour votre site, par exemple, le pixel Facebook, mais il est vrai que c'est tout de même plus simple pour l'internaute de devoir valider une seule fois.

Consentement explicite : vous n'avez pas le droit de mettre des messages du genre : "Si, vous continuez à naviguer sur notre site, vous acceptez etc." où la plupart du temps si vous ne cliquez pas sur "OK" et que vous consultez une autre page du site les cookies se mettent en place automatiquement. Vous devez donc avoir un bouton "Autoriser" et "Refuser", les termes devant être compréhensibles par un enfant, vous n'aurez pas le droit de faire des tournures très compliquées pour embrouiller l'internaute et le faire cliquer sur OUI.

Il y a toutefois des exceptions aux demandes d'acceptation de cookie, tout cookie servant au bon fonctionnement de l'application ne doivent pas être nécessairement stipulés dans les mentions légales et ne fait pas l'objet de consentement préalable à l'internaute. Cela aussi ne change pas par rapport à la précédente réglementation déjà en vigueur.
2 - Logs de serveur : un cas particulier

On est tous d'accord que dans les logs serveur d'Apache, Nginx ou IIS il y a des données personnelles tel que l'adresse IP de la personne et dans d'autres logs l'adresse e-mail de l'internaute (mail.info par exemple). Ma question à la CNIL a été de savoir si je devais demander là aussi un consentement préalable à la collecte de ces données, ce qui entre nous serait une tâche complexe à mettre en œuvre.

Du coup la réponse a été : "Pourquoi l'a collectez-vous et dans quel but ?" (mon fameux point 0), pour ma part ce n'est jamais dans des cas statistiques, c'est généralement pour faire de la recherche incident notamment en cas d'attaques ou de tentatives d'attaques informatiques. C'est important si vous utilisez un SIEM.

La durée de conservation maximale des logs ? 1 an après les données doivent être détruites (code des télécommunications), car on le voit souvent le délai de détection des APT est généralement de 3 à 6 mois, il paraît donc inutile de les conserver plus d'une année.

Doit-on demander le consentement à l'internaute ? Étant donné la finalité du traitement et la durée, vous n'êtes pas obligé de demander le consentement, mais comme vous y oblige déjà la loi informatique et libertés, vous devez en faire mention dans vos mentions légales. Ces données échappent à la CNIL sauf, si vous l'utilisez à des fin statistiques, il faudra donc en demander le consentement.
3 - Preuve du consentement

Le RGPD demande aussi que tout responsable de traitement puisse apporter la preuve du consentement de la personne qui aurait accepté un traitement, ce n'est pas nouveau c'est déjà le cas dans le droit commun. Sur ce point, je n'ai eu pour réponse uniquement : "La formalisation de la preuve de consentement pour être recevable n'a pas encore été transposée en droit Français", ce n'est en effet pas nécessaire de l'être, car c'est un règlement.

Grosso modo vous devez conserver la preuve du mieux que vous pouvez, car il y a peu de chances que nous ayons plus d'informations à ce sujet. Pour le moment, aucun texte de loi de figure à l'agenda du Parlement. Vous noterez aussi que la loi CNIL a déjà été modifiée pour se conformer au RGPD.

Il faudra notamment apporter un éclaircissement sur la preuve de consentement par les parents pour un mineur, car via un simple clic "Moi parent autorise..." ça me paraît léger.
4 - Durée du consentement

Une fois le consentement donné il n'y a pas de limite de validité, il est valable tant que l'utilisateur ne change pas d'avis. Cela concerne la collecte et le traitement des données, mais le consentement pour les cookies lui à toujours une durée maximale de 13 mois...

Attention toutefois, si vous ajoutez un nouveau service à votre site Internet, par exemple AddThis, vous devrez demander le consentement pour ce service. Si vous faites des consentements par bloc, le risque est de voir un utilisateur qui avait consenti à les refuser suite à cet ajout.

Cela va vous obliger à bien réfléchir la mise en place de nouveaux services pour vos internautes.
5 - Les formulaires

C'est aussi un cas un peu particulier, car l'internaute les remplis de son plein gré et de ça propre volonté. Cependant, vous devez tout de même pour chaque formulaire indiqué la durée de conservation des données et leurs finalités. N'oubliez pas de mentionner si vous conservez l'adresse IP, car on ne lui demande pas de manière explicite à la saisie dudit formulaire.

Pour un formulaire de demande de contact, comme me l'a dit la CNIL, si vous avez répondu à la demande, vous pouvez le supprimer directement la conservation n'étant plus pertinente le plus souvent. Bien entendu si vous souhaitez le conserver en tant que prospects dans vos bases vous en avez le droit tout en respectant la loi CNIL et le RGPD. C'est d'ailleurs souvent le cas sur les sites WordPress avec Flamingo et Contact Form 7 qui sauvegarde automatiquement les messages. Il faut juste indiquer dans vos mentions légales combien de temps seront conservées les données, honnêtement 6 mois seront largement suffisants, avec toujours un maximum d'une année.

Si l'échange doit avoir une valeur de preuve pas besoin de traitement particulier par contre comme me l'a fait remarquer Pierre Desmarais c'est surtout une question de : "degré de force probante".

Ne gardez pas les formulaires plus d'un an, le consentement lui est sans limite de validité. Au final, reprenez la question au point 0 et vous saurez si ces informations issues d'un formulaire doivent être conservées.

Vous n'êtes pas obligé d'afficher les informations au niveau du formulaire, mais un lien vers les mentions légales sur la section traitant du formulaire et une preuve de transparence en facilitant l'accès aux explications. Vous n'êtes pas obligé de faire une section par formulaire, sauf si l'un ou l'autre donne lieu à une autre finalité du traitement et/ou de sa durée.

Typiquement pour les newsletters la durée de conservation sera jusqu'à la demande de suppression de l'internaute ou si vous jugez qu'il n'est plus pertinent de lui envoyer des e-mailings, car il ne les ouvre jamais.
6 - Mise en place technique

Le plus gros chantier, vous devez l'avoir déjà fait en théorie, en effet la plus grosse difficulté pour la mise en place sur votre site Internet du consentement de l'internaute est à 90% près celui qui doit être en place pour l'acceptation des cookies.

Sur un site réalisé avec WordPress, je vous le concède, ça devient vite compliqué, il vous faudra faire le deuil de la majorité de vos plugins favoris tant qu'ils n'ont pas eu de mise à jour pour être conforme. Et d'ailleurs ne rêvez pas car il devrait déjà l'être pour les cookies, notamment AddThis, Yoast pour ne parler que de ces deux-là.

Il faut aussi voir que la simple utilisation de fonctionnalités natives de WordPress deviennent compliquées, notamment l'insertion d'une Twitter Card, il devient dorénavant impossible d'utiliser l'ajout natif de WordPress, vous devrez utiliser une autre solution... Ce sera de même pour l'insertion de vidéo Youtube, de player calameo et de carte Google Maps... En effet, ces insertions natives insèrent directement le code des services en question et il y aura collecte des données et de cookie sans consentement préalable.

Pour vous simplifier la vie vous pouvez notamment utiliser des gestionnaires de tag tel que Tarteaucitron (open-source) qui vous permettra de gérer plus de 50 services. C'est d'ailleurs ce dernier qu'utilise la CNIL pour gérer consentement et cookie sur son site Internet.
7 - Les sites de vos clients ?

Vous êtes une agence de communication et vous avez réalisé de très nombreux sites et vous commencez à vous dire : "La charge de travail pour mettre nos clients en conformité va être énorme". Vous avez raison, mais vous avez l'obligation de l'en informer, car c'est lui qui est gestionnaire de son site donc responsable du traitement des données.

Attention toutefois si vous n'avez pas livré un site conforme à la législation sur les Cookies, vous êtes en tort, car vous n'avez pas averti votre client et n'avez pas fourni une solution conforme.

Pour rappel seul le gestionnaire du site Internet est responsable de sa déclaration à la CNIL ou non. Avec le RGPD vous serez aussi responsable en tant que sous-traitant, bonne nouvelle les déclarations à la CNIL elles disparaissent en mai 2018 avec l'application du RGPD.
Remerciements :

Je tiens à remercier la CNIL pour le temps accordé, sachez d'ailleurs qu'ils sont à votre disposition pour toutes questions liées à leurs domaines et c'est vraiment appréciable.

Un très grand merci à Pierre Desmarais (@DesmaraisPierre) pour sa relecture et ses commentaires sur l'article, sans lui je l'avoue, il n'aurait pas été aussi précis et aurait laissé passer une ânerie ou deux.

Cet article n'engage bien sûr pas ces personnes, mais je tenais à les remercier.
Conclusion

Étant donné l'état actuel de la formalisation du RGPD en droit Français tout n'est pas clairement défini ni applicable en l'état. Par contre, ce que vous devez faire dès a présent c'est suivre les 6 étapes proposées par la CNIL (cf : Se préparer en 6 étapes), notamment la cartographie et les actions à mener.

D'un point de vue personnel, je comprends le but de ces réglementations et je trouve que c'est une bonne chose que de donner le droit aux usagers de pouvoir simplement se protéger. Par contre, que ce soit à nous gestionnaire du site Internet de demander l'accord pour les services externes je dois bien avouer que je trouve ça limite. Car au final c'est surtout le service externe qui va tirer le plus grand bénéfice de ces données de tracking.

RGPD
https://www.kanjian.fr/7-points-declaircissement-sur-le-rgpd-applique-aux-sites-internet.html

Loi sur les Fake news : en marche pour les leçons de Journalisme neutre et impartial

Thu 5 Apr 2018 - 12:44
libre presse
http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-fake-news-en-marche-pour-lecons-journalisme-neutre-et-impartial-eric-verhaeghe-3354163.html

La transparence, nouvelle arme du capitalisme de l’information ?

Fri 16 Mar 2018 - 08:16

Philippe Vasset et Pierre Gastineau travaillent pour Indigo Publication, un groupe média qui publie des lettres d’information sur des sujets difficiles : négoce pétrolier, industrie minière, services de renseignements… Comme Intelligence online ou La lettre A. « Des secteurs qui ne sont pas vraiment transparents », s’amuse le journaliste et écrivain Philippe Vasset en introduction à la présentation de son livre qu’il faisait au Tank dans le cadre de la 23e édition d’Aux sources du numérique.

Leur livre justement, Armes de déstabilisation massive, est consacré au phénomène des fuites massives de données, les « leaks », c’est-à-dire la diffusion massive de documents qui ne sont pas destinés à être publiques. Les deux enquêteurs en ont dénombré près de 40 depuis 2006, allant de la publication des noms de 276 agents du MI6 en 2005 par le site Cryptome aux publications de la messagerie du cabinet d’avocats portugais PLJM en août 2017 dont le principal client est la fille de l’ex-président angolais Isabel dos Santos, en passant par la publication des télégrammes diplomatiques américains sur Wikileaks en 2010, par les documents internes à la NSA par Edward Snowden, les Panama Papers, les Football Leaks… Avec une accélération considérable des fuites massives depuis 2015 : chaque mois quasiment apportant de nouvelles publications et de nouvelles révélations !

Dans leur ouvrage, ils se sont particulièrement intéressés au paradoxe de la transparence de ces fuites qui d’un côté sont l’emblème actuel de la transparence la plus radicale, mais qui possèdent en même temps un caractère éminemment opaque puisque couverts par l’anonymat, ce qui empêche souvent ceux qui les exploitent de remonter aux intérêts que les sources ont à livrer ces documents. D’où la nécessité d’enquêter, de regarder d’où proviennent les données, pourquoi elles sont « libérées », par qui, dans quel but…

Comme l’explique Pierre Gastineau, ce livre révèle un peu la face cachée des « lanceurs d’alertes » (même si ce qualificatif dépasse largement le phénomène des fuites massives). Les lanceurs d’alertes sont devenus un terme commode pour masquer l’origine de documents qui n’en relèvent pas toujours – voire de moins en moins. Les fuites massives servent bien plus des intérêts économiques ou politiques qu’elles ne sont le fait d’informateurs vertueux et désintéressés...

http://www.internetactu.net/2018/03/16/la-transparence-nouvelle-arme-du-capitalisme-de-linformation/

Creative Commons. Où en est-on en 2017 ? Lionel Maurel

Fri 2 Mar 2018 - 10:22
libre
https://www.april.org/creative-commons-ou-en-est-en-2017-lionel-maurel

(1) Fox Dives Headfirst Into Snow | North America - YouTube

Mon 12 Feb 2018 - 07:39
YouTube thumbnail
nature renard
https://www.youtube.com/watch?v=D2SoGHFM18I

Comment déplacer mes documents, mes images, ... - Culture Informatique

Sat 10 Feb 2018 - 20:01
informatique tutos
https://www.culture-informatique.net/comment-deplacer-mesdocuments-mesimages/#comment-127311

Des tutos pour s'initier à l'informatique

Mon 5 Feb 2018 - 20:38

Les débutants peuvent aussi suivre des cours en ligne ou plus simplement parcourir les nombreuses pages du site Xyoos qui a la bonne idée d'être en français, d'être gratuit et d'être accessible aux grands débutants, ceux qui n'ont jamais touché une souris de leur vie, mais qui désirent néanmoins comprendre et manipuler un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

Xyoos n'est pas récent, la première mouture du site d'apprentissage remonte à 2008, mais j'avoue que je ne le connaissais pas. Il a déjà permis à des millions de personnes de tout âge de s'initier à l'informatique.

Tout le contenu du site est consultable sans bourse déliée, avec un léger affichage publicitaire.

informatique tutos
http://www.ballajack.com/tutos-initiation-informatique

Amoureux de la langue française, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la com'

Mon 29 Jan 2018 - 10:48

Lettre ouverte à Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française

Madame le Secrétaire perpétuel de l'Académie Française,

Né à Saumur, le long de la Loire et derrière l'école de cavalerie et son célèbre Cadre Noir, ayant grandi dans la douceur angevine, fait mes études au lycée David d'Angers puis étudié à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et au British Institute de Paris, je ne peux me résigner à l'affaiblissement de notre langue et accepter les attaques quotidiennes contre le français, à la manière de ces monstrueuses grandes surfaces qui tuent à petit feu commerces et métiers artisanaux de nos villes, communes et villages.

Voici donc quelques exemples d'expressions et de mots du dictionnaire "branché" d'un nouvel esperanto: Clip, Cool, Bottom line, être au Top, Lobby , Job dating, Brand, Marketing, Trade, Dumping, Lobbying, Wording, booster, bruncher, Working process et Working progress, Teaser, Workshop, Cheap, Benchmark, Testing, Teasing, Feeling, Rush, Buzz, Bug, Concept-store, Co-working, Open-space, Free-lance, Open-bar, Open-data, Success stories, Powerpoint, Slides, Cluster, Start-up, Stand-up, Bottom-up, Corporate, Chat, Flyer, Look, être Overbooké, Speaker, Team, Full-time job, Burn-out, Coming-out...... La liste est longue et affligeante.

Moi qui n'ai jamais été dans le placard (je suis out of the closet disent les anglo-saxons), je me sens le devoir de porter auprès de vous, tel un militant des droits de la langue française, cette requête enflammée pour que les plus hautes autorités de l'État et les médias français, se ressaisissent et réagissent, afin que notre langue si riche, si belle et si complexe, apprise et parlée avec tant de passion et détermination par des millions de gens, ne soit plus piétinée, contournée, abimée, oubliée, outragée, brisée et martyrisée par ces formes de paresse et de vulgarité nouvelles, mais qu'elle soit libérée!

Je souhaite de tout mon cœur, Madame le Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, que vous entendiez mon cri d'amour pour la langue française, sur laquelle veille votre institution unique au monde. Mais si je revendique, au même moment, le droit salutaire à l'évolution de notre langue car le français est une langue plus que jamais vivante, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la "com'", et donc de la facilité et de l'air du temps.

Aimer le monde moderne ou vouloir un monde nouveau requiert, me semble-t-il, une obligation de connaitre, de respecter, d'écrire et de parler notre vocabulaire, afin d'être nous-mêmes, c'est-à-dire différents, autres, singuliers et cultivés. N'est-ce pas le meilleur chemin pour faire envie au monde et d'aimer mieux la France?

Dans l'espoir de vous lire, je vous prie de croire, Madame le Secrétaire perpétuel, à l'assurance de ma haute considération.

langue
http://www.huffingtonpost.fr/christophe-girard/amoureux-de-la-langue-francaise-je-ne-peux-me-resigner-a-linvasion-et-a-la-promotion-du-bluff-et-de-la-com_a_23344543/

Le Club des Cinq a perdu son passé simple (et pas mal d'autres choses aussi) - Nouvel Obs

Wed 24 Jan 2018 - 08:08

Par Anne Crignon - Paru dans "L'OBS" du 6 avril 2017

Enid Blyton avait laissé quelques historiettes en jachère dans ses imposantes archives, que Hachette a rachetées en 2012 à Londres. De courtes aventures écrites, imagine-t-on, du temps qu'elle était gouvernante de très jeunes enfants. Hachette n'ayant pas à composer avec des héritiers sourcilleux, ces fonds de tiroir vont paraître dans une collection créée ad hoc pour les 6 à 8 ans: «le Club des Cinq junior». Le premier texte, en librairie cette semaine, s'intitule «Un après-midi bien tranquille». Edgar, 7 ans et demi, un goût affirmé pour la lecture, l'a avalé en un quart d'heure et trouvé «rigolo», particulièrement le chien Dagobert avec ses «ouaff'» sempiternels.

Quoi qu'on pense de ce Club des Cinq riquiqui, le miracle est là: la série «The Famous Five» écrite «pour la libération des enfants», selon François Rivière, biographe d'Enid Blyton (1), et installée depuis 1955 dans les librairies de France, est toujours au XXIe siècle une œuvre qui compte 300.000 exemplaires vendus rien qu'en France en 2016. Pour comprendre comment Hachette la «modernise» depuis soixante ans, nous avons donc lu et comparé, stylo à la main, «le Club des Cinq contre-attaque» dans ses versions successives: celle de 1955 avec la tranche jaune qui a préludé à la Bibliothèque rose (très prisée des bibliophiles), celle de 1974 dans la Rose, et ses versions édulcorées en 2000 et 2005.

Exit, le passé simple

Six ans après la mort d'Enid Blyton, les modifications survenues sont un incroyable coup de ciseaux: 400 lignes de moins en 1976, soit douze pages ou l'équivalent de deux chapitres. Des bavardages charmants et des considérations échangées par François, Mick, Claude et Annie en marge de l'intrigue disparaissent. Chez Hachette, on n'a pas gardé trace de ce travail éditorial; mais on est passé de 31 dessins à 57.

Dans les années 2000, la série est reprise. On raccourcit, on simplifie. On ôte au texte son vocabulaire désuet - des mots comme «grommeler» - et les marques d'une technologie dépassée - les enfants ne reçoivent plus un télégramme mais un appel téléphonique. En 2005, la bascule est spectaculaire: pour les 150 ans de la Bibliothèque rose, le passé simple est déclaré non grata. La série est récrite au présent. On ne veut pas risquer qu'un enfant lâche le livre au premier «découvrit» venu.

"Le premier polar pour enfants"

Un autre Club entre alors en scène, celui des anciens lecteurs catastrophés. Qui ose dégrader ainsi la chère série de leur enfance? Un blogueur nommé Celeborn prend la tête de la contestation. Le petit Edgar, à qui nous expliquons cette querelle, dit qu'il «aime bien le passé» et file chercher un Roald Dahl écrit au passé simple. «Si c'est au présent, dit-il, c'est comme si ça arrivait au moment où c'est écrit. Avec le passé, on voit que ça leur est déjà arrivé.» Mais Edgar grandit dans un milieu où on lit. Or le Club des Cinq est pensé pour le grand public enfantin. C'est «le premier polar pour enfant et les abdominaux de la lecture», disait Charlotte Ruffault, l'éditrice qui décida de tout mettre au présent.

Aujourd'hui encore cette série doit être «divertissante, attrayante et facile, explique Myriam Héricier, directrice des Bibliothèques rose et verte. Les enfants commencent par le Club des Cinq puis ils lisent Jack London et plus tard Kant, et nous avons gagné.» Jamais elle ne récrirait la comtesse de Ségur, qui reflète l'esprit du XIXe siècle, mais il lui semble pertinent de simplifier la série la plus susceptible de faire aimer les livres. Le prix à payer, c'est que le Club des Cinq de 2017 a bel et bien perdu son charme au profit d'une intrigue déshabillée jusqu'à l'os et d'une histoire platement rédigée.

Je constate ça dans d’autres séries littéraires également.
En particulier une série de livres pour enfant en néerlandais. J’avais la série complète, mais avec des bouquins de deux éditions différentes (originale & reformulée). J’ai fini par me mettre à la recherche de la série en version originale.

Je trouve ça assez lamentable, de simplifier. C’est pas mieux de maintenir le niveau ? Là ça revient simplement à avouer que les gens sont de plus en plus cons. Ni plus, ni moins.

Dans quelques années, on va avoir droit à une version en SMS aussi ?
Finalement Jean Rochefort n’avait pas tort avec ça : https://www.youtube.com/watch?v=16ubmu7qbJc

Du coup, je salue la solution à tout ça :

Que faire, alors ? Proposer deux versions en librairie. Celle des années 1970, avec son passé simple et ses longueurs savoureuses, simplement modernisée par les illustrations; et l'actuelle, rétrécie au nom de la lecture pour tous.

Si ça peut permettre à tous de lire, c’est bien.
J’espère juste que les éditeurs ne nous prennent pas tous pour des débiles et finissent par laisser tomber la version normale.

ÉDIT : Certaines choses disparaissent et d’autres apparaissent, ce qui est normal. Mais si c’est pour perdre le passé simple et le subjonctif pour se retrouver avec du SMS et des émoticônes… jsui pa conv1Q d’émé sa.

langue lecture livre
https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20170406.OBS7659/le-club-des-cinq-a-perdu-son-passe-simple-et-pas-mal-d-autres-choses-aussi.html

Une association bretonne dénonce "une discrimination linguistique", après le rejet du "c'h" dans un ...

Wed 24 Jan 2018 - 08:06

LANGUES RÉGIONALES - L'orthographe de la discorde. Les parents du petit Derc'hen, né le 21 août 2017, ne pourront pas orthographier le prénom de leur fils comme ils le souhaitaient, à savoir avec une apostrophe entre le "c" et le "h", comme le rapporte Ouest-France.

Ce mardi 23 janvier, l'association "Secours Breton" (Skoazell Vreizh) a publié un communiqué de presse dans lequel elle explique avoir été saisie pour un cas similaire à celui du petit Fañch. En septembre 2017, le tribunal de Quimper avait refusé de faire figurer le tilde sur le prénom du petit garçon, ce qui avait déclenché une vague de protestations de la part des défenseurs des langues régionales.

Communiqué de presse Après le Ñ, le C'H refusé par l'administration française pour orthographier un #PrénomBreton ! pic.twitter.com/zQ1X4R7BXw
— Skoazell Vreizh (@SkoazellVreizh) 23 janvier 2018

Cette fois-ci, c'est le trigramme, c'est-à-dire l'association d'un groupe de trois caractères, qui pose problème à la municipalité de Rennes. Dans son communiqué, l'association Secours Breton relaie l'appel à l'aide qu'elle a reçu de la part d'un couple de jeunes parents.

"Le 21 août 2017 est né notre petit garçon. Nous avions depuis six ans déjà choisi son prénom qui était Derc'hen. Lors de la déclaration de naissance, l'apostrophe a été refusée par la mairie de Rennes", écrivent-ils.

Ils saisissent alors le procureur, qui refuse leur demande. Les parents sont alors contraints de se rabattre sur "Derchen" -sans apostrophe-, pour respecter les délais de déclaration de naissance. La mairie leur assure alors qu'ils pourront déposer un recours par la suite.

Mais alors que les parents s'apprêtent à déposer le recours, ils découvrent que ce n'est plus possible: "Nous avons appris que la procédure de refus du prénom n'avait pas dû être réalisée correctement, et qu'aucun recours ne serait possible, mise à part une éventuelle demande de modification de prénom qui devrait être faite en mairie." A la mairie de Rennes donc, qui a déjà fait connaitre sa position en refusant l'apostrophe lors de la déclaration de naissance.

L'association "Secours Breton", qui dénonce une "discrimination linguistique intolérable", précise avoir demandé à la mairie de Rennes les raisons de la décision du procureur. Mais, indique-t-elle dans son communiqué, "il semblerait que le procureur s'appuie sur la circulaire ministérielle de juillet 2014 listant les signes diacritiques autorisés."

Cette circulaire concentre les critiques des défenseurs des langues régionales, qui ont déjà demandé sa modification. En vain pour l'instant.

Breton langue
http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/23/une-association-bretonne-denonce-une-discrimination-linguistique-apres-le-rejet-du-ch-dans-un-prenom_a_23341413/

21 degrés de liberté – 02 – Framablog

Mon 22 Jan 2018 - 13:55

Au sein de leur monde analogique nos parents considéraient leurs libertés comme acquises. Ces mêmes libertés qui ne sont pas transmises à nos enfants dans la transition numérique — telles que simplement le droit d’envoyer une lettre sans mention externe de l’expéditeur.

Lors d’interventions, il m’arrive de demander aux personnes du public combien d’entre elles approuveraient des sites tels que The Pirate Bay, alors même qu’ils engendrent une perte de revenus pour les artistes (je pose la question en partant du principe que cette assertion est vraie). La proportion de spectateurs qui lèvent la main varie selon le public et le lieu.

Les défenseurs du droit d’auteur affirment que les lois hors ligne ne sont pas respectées sur Internet, lorsqu’ils souhaitent poursuivre en justice les personnes partageant savoir et culture. Ils n’ont pas tort, mais pas comme ils l’imaginent. Ils ont raison sur un point, il est clair que les lois relatives au droit d’auteur s’appliquent aussi en ligne. Mais ce n’est pas le cas des lois sur la protection de la vie privée, or cela devrait l’être.

Dans le monde hors ligne, le courrier bénéficiait d’un certain niveau de protection. Il n’était pas censé uniquement s’appliquer à la lettre elle-même, mais à toute correspondance ; la lettre était simplement l’unique moyen de correspondance lors de la conception de ces libertés.

D’abord, le courrier était anonyme. Libre à l’expéditeur de se faire connaître à l’extérieur ou seulement à l’intérieur de l’enveloppe (de cette façon l’expéditeur était inconnu du service postal, seul le destinataire en avait connaissance), ou pas du tout.

De plus, le courrier n’était pas pisté durant son transport. Les quelques gouvernements qui suivaient à la trace la correspondance de leurs citoyens étaient largement méprisés.

Troisièmement, la lettre était secrète. Jamais l’enveloppe n’était ouverte durant son transfert.

Quatrièmement, le transporteur n’était jamais tenu responsable du contenu, pour la simple et bonne raison qu’il lui était interdit d’examiner ce contenu. Quand bien même il aurait pu le faire, avec les cartes postales sans enveloppe par exemple, il ne pouvait être tenu responsable de faire son travail de transporteur — ce principe d’immunité du transporteur ou du messager remonte à l’Empire Romain.

Ces principes de liberté de correspondance devraient s’appliquer à la correspondance qu’elle soit hors ligne (la lettre) ou en ligne. Mais ça n’est pas le cas. En ligne vous n’êtes pas libre d’envoyer ce que vous souhaitez à qui vous le souhaitez, parce que cela pourrait constituer une atteinte au droit d’auteur — nos parents jouissaient pourtant de cette liberté dans leur monde hors ligne.

Les défenseurs du droit d’auteur ont raison — envoyer par courrier la copie d’un dessin est une violation du droit d’auteur, tout autant qu’envoyer une musique piratée via Internet. Seulement hors ligne, ces lois ont pondérations. Hors ligne, quand bien même cela constitue une violation du droit d’auteur, personne n’est autorisé à ouvrir une lettre en transit simplement pour vérifier si son contenu n’enfreint pas la loi, parce que le secret de la correspondance privée est considéré comme plus important que la découverte d’une violation de droit d’auteur. C’est primordial. Ce principe de hiérarchie n’a pas été appliqué dans le monde numérique.

Le seul moment où une lettre est ouverte et bloquée, c’est lorsqu’une personne à titre individuel est suspectée au préalable d’un crime grave. Les mots « grave » et « au préalable » sont importants : l’ouverture de lettres simplement pour vérifier si elles contiennent un élément de crime sans grande gravité, tel qu’une violation du droit d’auteur, n’est tout bonnement pas autorisée du tout.

Il n’y a aucune raison que les libertés concédées à nos parents dans le monde hors ligne ne soient pas transposées en ligne de la même manière à nos enfants, peu importe si cela signifie que des modèles économiques deviennent caducs.

Après avoir mis ces points en évidence, je repose la question aux spectateurs pour savoir combien d’entre eux approuveraient des sites tel que The Pirate Bay, alors même qu’ils engendrent une perte de revenus pour les artistes. Mon argumentaire terminé, tous les spectateurs lèvent la main pour signifier leur approbation ; ils souhaiteraient que nos enfants jouissent des mêmes libertés que nos parents, et que le respect des acquis du monde hors ligne soit également appliqués en ligne.

Dans la suite de la série nous aborderons des sujets apparentés – les annonces publiques anonymes et le rôle essentiel rempli par les tribunes improvisées dans l’exercice de la liberté.

Votre vie privée est votre propre responsabilité.

libre mail Vie-privée
https://framablog.org/2018/01/22/21-degres-de-liberte-02/

Logiciel libre : une philosophie du don ?

Sun 21 Jan 2018 - 20:26

Qu’y a-t-il de commun entre un hacker de la côte Est des États-Unis féru de programmation et un Indien d’Amérique du temps jadis ? Peu de choses en apparence. Pourtant, à y regarder de plus près, avec l’œil de l’ethnologue, ces deux tribus partageraient un même culte du don.

Le succès grandissant des logiciels libres promus inlassablement depuis près de vingt ans par ses militants, et désormais bien au-delà, n’est plus à démontrer. Le succès de cette entreprise, appuyée sur la notion trompeuse du bénévolat, a encouragé l’idée selon laquelle les contributions des partisans du libre reposent sur une éthique, voire une « philosophie du don ». Quelles sont la validité et la pertinence d’une telle association,  et de quoi parle-t-on au juste ?
La notion de don fait fréquemment l’objet d’une confusion. En effet, il est d’usage de croire que celui-ci appelle un contre-don obligé, une contrepartie différée impliquant en définitive le droit d’exiger en retour.
Or, il n’en est rien si l’on tient pour acquis que cette structure anthropologique, observée tant chez les Mélanésiens que les Amérindiens, pour être accompagnée d’une obligation morale, n’implique aucune contrainte juridique. Si l’on y regarde de plus près, l’objectif n’est nullement l’échange de propriétés. En réalité, le don aboutit à un abandon qui tempère la triple obligation de « donner, recevoir et rendre » dégagée en 1924 par Marcel Mauss (Alain Testart, Critique du don, Syllepse, 2007). Pour autant, le don n’est pas un cadeau (Mary Douglas, Comment pensent les institutions, La Découverte, 2007). Le malentendu une fois levé, quelle clef de compréhension des pratiques du logiciel libre cette notion dessinée en creux délivre-t-elle ?
Le don remplit la fonction d’un principe liant qui permet au donataire de montrer son attachement à un système de valeurs. « Il n’est de don que de ce qui excède par sa dimension symbolique la dimension utilitaire et fonctionnelle des biens et des services » et c’est d’abord le lien social que le don s’attache à édifier (Alain Caillé, Anthropologie du don, La Découverte, 2007). Le bénéfice non explicite est en réalité acquis au donateur tandis que le donataire est rendu dépositaire de valeurs.
Richard Stallman, alors qu’il conduisait des recherches en programmation au MIT, a considéré que le développement et la promotion du logiciel libre participaient d’une véritable « philosophie » – certains partisans emploieront rapidement l’expression « philosophie du don » – tout autant que d’une règle comportementale devant guider et inspirer les principes de la circulation sur le réseau. Cela a conduit Stallman à remarquer que l’expression free software (logiciel libre) est souvent l’objet d’une méprise ou plutôt d’une incompréhension conduisant à brouiller le concept.
Se démarquant d’activistes libertaires comme John Perry Barlow ou Esther Dyson, il soutient que celui-ci n’entretient pas de rapport avec la gratuité – les logiciels libres ne s’opposant ni au commerce ni à l’idée de rémunération, contrairement à une idée reçue – mais plutôt avec la liberté. Le slogan de la Free Software Fondation (FSF) « Free as in free speech not as in free beer » entend ainsi dissiper, non sans humour, tout malentendu.
Cette liberté se décline en liberté d’utiliser le programme pour quelque usage que ce soit, y compris commercial, de modifier ce même programme via son code source, d’en redistribuer des copies au besoin modifiées et, ce faisant, elle se conjugue dans le même temps avec la lutte contre le secret. Ainsi, l’expression open source utilisée par ailleurs serait impropre à décrire cette philosophie dès lors qu’elle éclipse le terme « liberté ».
Le logiciel libre se conçoit donc comme un bien sémiophore, porteur de sens. Et c’est précisément dans ce sens que le don peut être compris comme une reconnaissance de la communauté du libre avec l’organisation et les valeurs qu’elle promeut. Pour autant, un dilemme est apparu à la FSF.
Pour garantir la liberté attachée au logiciel, seule une protection juridique par le biais d’une licence d’utilisation est en mesure d’empêcher une société de récupérer un logiciel libre pour, au terme de quelques modifications, le transformer en logiciel propriétaire. Afin de contrer une telle menace, le « don » a pris appui sur un contrat de licence comme la Licence Publique Générale « GNU » et ses déclinaisons, ce document juridique marquant l’appartenance à la communauté du libre, elle-même appuyée sur une fondation, la FSF.
L’instrument juridique formalise, par conséquent, la reconnaissance réciproque et renforce l’interdépendance des contractants au profit d’un partage de valeurs communes. En filigrane de la philosophie du don, c’est bien une théorie du changement social qui trouve à s’exprimer. En cela, le projet GNU, qui double la licence d’utilisation par un véritable contrat social, se présente comme un projet total.

Lire l'intégralité de notre contribution à l'ouvrage Imaginaire(s) des technologies d'information et de communication.

libre logiciel-libre
http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/52337/logiciel-libre---une-philosophie-du-don.shtml?_scpsug=crawled_26238_94649f30-f8b9-11e7-b822-90b11c40440d#_scpsug=crawled_26238_94649f30-f8b9-11e7-b822-90b11c40440d

70, 80 et 90 : dites-moi comment vous les prononcez, je vous dirai qui vous êtes

Wed 17 Jan 2018 - 08:20

septante, octante et nonante versus soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt-dix

langue
http://theconversation.com/70-80-et-90-dites-moi-comment-vous-les-prononcez-je-vous-dirai-qui-vous-etes-87387

Intel de nouveau dans la tourmente

Sun 14 Jan 2018 - 07:58

Une faille sur le système Intel AMT permettrait de prendre le contrôle de beaucoup d'ordinateurs récents.

(CCM) — Moins d'une minute serait nécessaire pour exploiter la nouvelle faille découverte. Elle concerne le système Intel Active Management Technology - Intel AMT - qui équipe bon nombre d'ordinateurs. Grâce à cette faille, des hackers pourraient contrôler à distance les machines ciblées.

L'annonce de la découverte vient d'être faite par F-Secure, une société finlandaise renommée dans le milieu de la cybersécurité. La plupart des ordinateurs équipés de processeurs Intel et mis en vente ces dernières années serait concernée par cette faille qui succède à la dernière vague de révélations sur le manque de fiabilité des CPU du géant américain. Cette fois, c'est le système Intel Active Management Technology qui est mis en cause. Cet outil est couramment utilisé par les gestionnaires de parcs informatiques pour accéder aux machines à distance et réaliser des opérations de maintenance.

Comme l'expliquent nos confrères du Figaro, la simplicité de la faille est stupéfiante. En tapant « CTRL + P » au démarrage de l'ordinateur et en entrant le mot de passe « admin » dans l'interface Intel MEBx qui se lance, on accède à l'activation de l'accès à distance. Une fois la manipulation réalisée en quelques secondes, un hacker peut surveiller les activités de la machine, réaliser des opérations ou se connecter au réseau.

On comprend donc que la faille d'Intel AMT révélée par F-Secure nécessite un accès physique à l'ordinateur, ce qui devrait limiter les risques de propagation. Mais cela n'enlève rien au risque potentiel de la vulnérabilité. Pour se protéger, l'idéal est de ne jamais se séparer de son ordinateur portable, notamment dans un lieu public, ou encore de modifier le mot de passe par défaut du système Intel AMT.

cyber-sécurité intel sécurité
http://www.commentcamarche.net/news/5870894-intel-de-nouveau-dans-la-tourmente

Tout ce qu'il est possible d'écrire dans la balise HEAD

Thu 11 Jan 2018 - 13:29

Tous ceux qui se sont frottés au langage HTML savent qu'une page Web est constituée d'une tête et d'un corps. Cela se matérialise avec les balises HTML <head> et <body>, elles-mêmes à l'intérieur d'une balise <html>.

C'est à l'intérieur des balises <body> </body> que le contenu visible de la page HTML est codé grâce aux balises de ce langage de description de page.

À l'intérieur du couple des balises d'entête, <head> qui se ferme avec un </head>, on va trouver tous les éléments qui constituent l'entête de la page HTML.

Ces informations ne seront pas affichées par le navigateur Web, mais sont utiles pour ajouter des métadonnées au document HTML pour le décrire et pour y ajouter des informations.

Le plus connu de ces éléments est le titre de la page Web qui se spécifie avec la balise <title> suivie du nom de la page et qui se termine par la balise de fermeture </title> ; par exemple <title>ceci est le nom de ma page Web </title>.

De nombreux autres éléments peuvent être ajoutés dans l'entête d'une page HTML : une ou plusieurs feuilles de styles CSS, le réglage pour spécifier l'encodage des caractères affichés par le navigateur, des fichiers de scripts (JAVASCRIPT par exemple), des polices de caractères, les favicons...

Sur le site sobrement appelé HEAD on trouvera une description complète de toutes les métadonnées qui peuvent être ajoutées à l'intérieur de l'entête d'une page HTML.

site-head
Save

Pour résumer, ce site recense tout ce qu'il est possible de faire dans la partie head d'un document HTML.

Cela va du minimum requis à des fonctionnalités plutôt plus pointues comme la géolocalisation ou encore les propriétés intrinsèques aux réseaux sociaux.

HEAD se présente sous la forme d'une table des matières où il suffit de cliquer sur une rubrique pour en connaître le détail. Les explications sont développées en anglais.

Des exemples commentés sont à récupérer par copier-coller afin de les inclure dans ses propres projets de développement sans avoir à faire des recherches depuis d'autres sources.

Quelques conseils d'utilisation, de bonnes pratiques d'écriture et même d’optimisation des performances sont aussi à lire. Ils s’avéreront utiles notamment pour savoir dans quel ordre les différents éléments et les attributs des balises doivent s'écrire.

site-head-elements
Save

En cas de besoin, des liens renvoient vers des sites tiers où sont détaillées d'autres explications.

C'est un document très technique, mais qui devrait faire le bonheur des développeurs Web en herbe ou plus expérimentés. Il a le mérite de rassembler toutes les informations qu'il est possible de trouver dans l'entête d'une page Web dans un même texte.

Le document de synthèse HEAD est dans le domaine public. Il peut donc être diffusé largement sans problème. Ces sources sont accessibles sur GitHub.

html
http://www.ballajack.com/savoir-balise-head

Compilation d'applications den ligne de collage photo

Mon 8 Jan 2018 - 20:24

Pour présenter avec goût et originalité des photos, il est pratique de les agencer sur une même page en effectuant un collage de différents clichés selon diverses dispositions, tailles et orientations.

Chaque photo est représentée dans une case. Le fond de page est personnalisable avec un motif ou une illustration. D'éventuels textes viennent légender les clichés pour décrire chacun d'entre eux.

Il s'agit en fait de réaliser un photomontage de plusieurs photos où sont assemblées plusieurs photographies d'un même évènement ou de tout autre souvenir.

Avant l'avènement de l'informatique, les collages photo se réalisaient avec une paire de ciseaux et un pot de colle, d'où le nom de collage qui a subsisté.

Car bien évidemment, il existe des logiciels et des applications en ligne pour fabriquer en quelques clics de souris des collages de photos sans pour autant être un champion en manipulation graphique.

Le principe de fonctionnement de ces outils est toujours le même. On commence par choisir un modèle de mise en page où les cases vides, leur nombre, les lignes, les colonnes et les agencements sont déjà en place.

Il ne reste plus alors qu'à remplir les cases vides avec des photos, puis de finaliser le photomontage en y ajoutant une touche finale (fond de page, textes, bordures, stickers...).
pikage-spot
Save

Le chien Spot

Dans la compilation ci-dessous, j'ai recensé quelques outils en ligne ou mis en avant des fonctionnalités spécialisées de collage photo d'applications plus complètes d'édition et de manipulation d'images.

Personnellement, j'utilise de préférence Fotor.

BeFunky
Canva
FotoJet
Fotor
Ipiccy
Pastetogrid
PhotoCollage
PhotoFancy
Photo Joiner
Photovisi
Picture2Life
PicMonkey
PiZap
Ribbet

La plupart de ces outils gratuits proposent de nombreux gabarits pour réaliser des collages photo ou encore de concevoir ses propres modèles de mises en page.

Les cases où viennent se loger les photos ne sont pas forcément carrées ou rectangulaires. Certains outils proposent des gabarits avec des formes de cases plus variées. Les photos sont à récupérer depuis son disque dur, le cloud ou encore les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest...).

Il est également possible de détourner leur usage pour créer des cartes en tout genre, des affichettes publicitaires, des bannières, des romans-photos...

Une fois que le collage photo est terminé, il se récupère en récupère en le téléchargeant sous la forme d'un fichier JPEG ou PNG sur son ordinateur, dans le cloud (Google Drive, Dropbox) ou se partage sur les réseaux sociaux.

services-en-ligne
http://www.ballajack.com/creation-collage-photo

La science contaminée par les croyances numériques - Libération

Sun 31 Dec 2017 - 06:44

Le déterminisme de l’innovation, qui prophétise la transformation de la société par les «nouvelles technologies», s’est immiscé dans de nombreux discours. Même la recherche scientifique, par essence rationnelle, n’y échappe pas. La technique n’est pas neutre, elle est truffée de valeurs morales.

La science contaminée par les croyances numériques

Nous savons que nos circulations numériques sont orientées : de nombreux algorithmes nous «recommandent» des recherches, des achats, des amis. Ces algorithmes ont-ils pour autant du pouvoir ? Assurément non. Un algorithme est une production humaine, mise en place pour des besoins parfois précis, et d’autres fois non. Il ne menace personne. La technique ne peut être jugée, seuls peuvent l’être ceux qui la développent ou la détournent pour des motifs illégaux (accroissement de la richesse ou du pouvoir aux dépens d’autrui, diffusion d’idéologies, meurtre, etc.). On ne peut accuser un algorithme d’insertion d’un film publicitaire dans une vidéo YouTube. En revanche, on peut juger les personnes qui décident de telles insertions dans les films pour enfants de 2 ans.

La technique n’est pas pour autant neutre. Elle est truffée de valeurs morales : au XIXe siècle, le travail des enfants fut interdit en ajustant les machines textiles américaines à la taille des adultes, au grand dam des industriels qui pensaient que la concurrence étrangère les anéantirait. Quelles valeurs structurent le numérique ? Elles sont capitalistes, sous couvert de libéralisme : alors qu’un Etat (les Etats-Unis) fut à l’origine des usages massifs d’Internet, aujourd’hui seules les start-up, par définition privées, ont droit de cité pour le développer.

La technique ne nous est pas plus extérieure. Nos expériences quotidiennes nous le rappellent : nous nous déplaçons avec des bicyclettes, nos corps sont truffés de prothèses, de la paire de lunettes au plombage dentaire, nombre d’entre nous ne survivraient pas sans prise quotidienne de médicaments, et nous écrivons avec des ordinateurs fonctionnant à l’électricité. Peut-on imaginer plus intime ?

Pour le dire autrement, nombre de techniques, surtout une fois socialisées, ne sont pas objectivables. Nous avons peine à séparer ce qui sépare l’humain (le sujet) de ses techniques (des objets ?), et nous savons que nos représentations du monde sont métissées par ces appareillages qui nous ont aidés à comprendre que le Soleil ne tourne pas autour de la Terre, que les microbes existent, que la matière ou la réalité ont des dimensions virtuelles : au-delà de sa fonction utilitaire, la technique fait sens et culture, et nos catégories d’appréhension du monde n’ont plus de rapport avec celles d’un Aristote. Cette hybridité humaine technique existe depuis toujours, elle est constitutive de notre humanité.

Restent les discours tenus sur la technique. Le plus fréquent est le déterminisme technique, qui suppose que la technique transforme la société. Il est problématique car il suppose cette extériorité et objectivité dont nous avons vu la fausseté. Il peut être utile pour différencier de façon synthétique des évolutions sur le temps long : pas de ville sans écriture… Mais il n’explique rien : s’il fut dit que le chemin de fer allait transformer la société française, d’autres facteurs étaient oubliés (la colonisation, les guerres), et nous pouvons aujourd’hui douter des effets sociaux des diligences sur rail : c’est bien la société qui en a fait des rames de TGV.

Cette théorie a un petit frère, le déterminisme de l’innovation, qui affirme que ce sont les «nouvelles technologies» qui transforment nos sociétés. Cette théorie est aussi fausse que la précédente, et il a été prouvé qu’elle n’a qu’une fonction politique : freiner les revendications sociales, en invitant les pauvres et les exclus à attendre des jours meilleurs, une fois que ces nouvelles technologies nous auront apporté bonheur, richesse, démocratie et savoirs. La rengaine date du début du XXe siècle. Avec Internet, ces discours renaissent, alors que le chômage, l’analphabétisme (surtout numérique), le terrorisme, les guerres et leurs lots de réfugiés s’amplifient. Ils disent, parfois explicitement, que si nous ne prenons pas ce train du progrès, ce sont les Chinois qui vont y monter, pour nous exploiter : fonçons dans le numérique pour dominer autrui avant que l’inverse ne se produise. Nous sommes loin des utopies fraternelles et démocratiques.
Caractère totalisant

Pour autant, ces propos sur l’objectivité de la technique et sur son pouvoir sociétal sont largement répandus, y compris chez les ingénieurs et scientifiques. Comment se fait-il que des personnes dont le métier est d’exercer une activité rationnelle au quotidien basculent en de tels régimes de croyance ? Certes, elles ne sont pas seules. Les hommes et femmes politiques, publicitaires et bureaucrates reproduisent abondamment de tels discours. Il est aussi possible que nos scientifiques soient contraints par des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent plus. Pour le dire autrement, ce ne sont pas les algorithmes qui vont transformer la société et la science, mais ses gestionnaires et toutes les personnes qui aiment les solutions simples.

Preuve en est le caractère totalisant de ces discours : l’Agence nationale de la recherche (ANR), dans l’annexe à son appel générique publié en septembre, a un chapitre entier sur «la Révolution numérique». Le «r» majuscule est dans le texte. Sont ici évoqués l’éducation et la formation, la création et le partage des savoirs et, bien sûr, la culture et le patrimoine. En bref, le numérique fait système. Il résoudra tous nos problèmes. La preuve ? «Apprendre le numérique devient une compétence clé pour l’éducation, tant la capacité de participer à une société qui utilise la technologie des communications numériques dans les milieux du travail, le foyer, l’espace civique, est facteur d’inclusion sociale». Le numérique, meilleur vecteur de lutte contre l’exclusion. Ne sommes-nous pas ici dans le pur registre de la foi, dans le dévoilement d’une nouvelle ère paradisiaque ? Hélas, oui : «Apprendre à l’ère numérique, c’est disposer de la promesse permanente d’un équipement massif, nomade et connecté, qui modifie les valeurs et les comportements.» Oui, l’équipement le plus matériel transforme la société et ses valeurs, c’est écrit dans le «Livre» de l’ANR. Au cas où nous ne serions pas convaincus de la mécanicité de ce déterminisme, il nous est rappelé que «les infrastructures de communication, de traitement et de stockage constituent le socle du fonctionnement de nos sociétés numériques : elles ont un rôle central dans des domaines aussi divers et essentiels que le partage de connaissance, l’émergence des villes». Le Numérique est grand et l’ANR est son «Prophète».

Quid de la réalité, face à ces incantations ?

En sciences (humaines et) sociales, l’informatique et les réseaux ont facilité l’essor de nouvelles méthodes et pratiques de recherche. Mais peu en tirent profit ou en déduisent des analyses épistémologiques. Souvent, le rapport au nombre et à ses possibles reste minimal. Des thèses nous apprennent que X % des personnes utilisent tel outil numérique et Y % sont de sexe masculin. Mais la différence de pratiques à ce sujet entre hommes et femmes n’est jamais calculée. Si la documentation en ligne semble mieux maîtrisée, les arts de compter, dessiner et même écrire ne se repèrent qu’au sein de groupes fort restreints de chercheurs. L’écriture, vue comme technologie de l’intellect, est désormais inaccessible dans sa version numérique à la majorité de nos collègues. Ce qui réduit drastiquement la possibilité d’une pensée critique, hier caractéristique des sciences sociales. On enseigne qu’il faut communiquer avec les réseaux sociaux, mais pas ce que Google, Facebook ou Apple connaissent de nos pratiques. Les questions de surveillance, d’éthique du numérique ne peuvent être abordées faute de culture technique, qui pourtant fait appel à de vieux savoirs ou algorithmes. On se réjouit de poser, sur une affiche de colloque, les logos de Twitter et Facebook, quand ceux d’Esso, Shell ou Volkswagen généreraient assurément de vertueuses récriminations.
Inculture scribale

En bref, nombre d’entre nous ont basculé dans une inculture scribale qui leur fait renier la spécificité de leurs disciplines (expliciter le caractère socialement, culturellement construit des objets et faits sociaux) et les rend doublement dépendants : des spécialistes des sciences exactes, qui eux savent écrire, compter, dessiner, et qui investissent sans vergogne les champs des sciences sociales abandonnés par les nouveaux illettrés du numérique ; et des algorithmes de gestion de l’université, qui les contraignent à de douloureuses abdications. Ici, l’algorithme semble tout-puissant. Mais ce sont les gestionnaires qui manifestent ainsi leur prise de pouvoir en imposant ces logiciels.

Rappelons-le, quelques représentants des sciences sociales et humaines savent tirer grand parti de tous les algorithmes disponibles ; en considérant le numérique comme une technique scribale moderne, ils prouvent que l’écriture est constitutive de nos capacités à penser. Mais ils et elles sont rares, et les étudiants sont de plus en plus déçus des enseignements transmis à l’université.

L’ANR propose de traiter «le fait religieux dans sa diversité : […] rites et croyances, […] place du religieux dans l’espace public». Pouvons-nous proposer à l’ANR, qui s’intéresse tant aux radicalisations violentes, une recherche sur la religiosité du numérique et du «big data», appuyée par une étude précise des discours des agences scientifiques qui en font la promotion ? Car l’ANR n’est pas seule en Europe à produire ce type de discours. Il est à peu près certain qu’un tel projet ne sera jamais financé. La science n’est pas menacée par le pouvoir des algorithmes, elle est malade du pouvoir de ses gestionnaires pétris de croyances en le déterminisme de l’innovation.
Eric Guichard philosophe, maître de conférences HDR à l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib)

culture numérique science
http://www.liberation.fr/debats/2017/12/29/la-science-contaminee-par-les-croyances-numeriques_1619541?google_editors_picks=true

Note : pour les geeks qui réparent les PC à la fin d’année…

Sun 31 Dec 2017 - 05:53

… sous Windows 10 :

♦ Il y a déjà un antivirus intégré (Defender). Il s’est nettement amélioré depuis le temps et perso, il me suffit. Virez donc tout ce qui est Norton, AVG ou McAfee.
À la limite, installez Avira Antivir Free (lien) ou bien Avast (lien), Defender se désactivera automatiquement.

♦ Comme navigateur, mettez Firefox + µBlock Origin et participez à sauver le web.

♦ Ccleaner (lien direct — pensez à décocher la case qui pousse à installer Chrome).

♦ Defraggler (lien direct — idem, sauf que parfois c’est pas Chrome mais d’autres merdes)

♦ Virez Adobe Flash. On est en 2017.

♦ Virez Adobe Reader : 500 Mo pour lire des PDF c’est abusé. Installez Sumatra PDF : 4 Mo, rapide comme l’éclair.

♦ WinZip ? WinRar ? Supprimez tout ça et mettez 7-Zip, qui est gratuit (et libre).

♦ Besoin d’installer 36 logiciels d’un seul coup ? Ninite est fait pour vous : cochez les cases que vous voulez, récupérez l’exécutable, lancez-le et il installera tous vos programmes sans autre forme de "suivant", "suivant", "accepter", "suivant".

♦ Besoin de supprimer 42 logiciels d’un seul coup ? Absolute Uninstaller est là. Cochez les cases et envoyez la sauce. Par contre, lui il vous demandera de confirmer à chaque fois.

♦ Quelques autres liens vers des sites officiels de logiciels (ça vous évitera de tomber sur des sites fumeux) : https://lehollandaisvolant.net/?d=2012/07/09/17/59/27-liens-vers-les-sites-officiels-de-quelques-logiciels

N’oubliez pas non plus :
– d’activer cette astuce : https://korben.info/une-astuce-pour-rendre-windows-10-plus-rapide.html
– de désactiver la télémétrie de Windows 10
– de checker quels programmes se lancent au démarrage (ça se fait dans CCleaner)
– de désactiver la veille prolongée si ça n’est pas utilisé (ça libèrera quelques giga sur le disque)
– d’utiliser l’outil windows de nettoyage de disque, en plus de CCleaner : ça supprimera aussi des fichiers systèmes que ce dernier ne peut pas virer (par contre, ça prend du temps… beaucoup de temps…)

Et si vous êtes un filou, vous pouvez installer un mineur de cryptomonnaies aussi, et les lier à votre wallet. Mais chut.

informatique Windows10
https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20171230155611

Prélèvement à la source : année blanche, confidentialité… tout comprendre sur sa mise en place en 2019 - Capital.fr

Mon 25 Dec 2017 - 08:58

La mise en place du prélèvement à la source, prévue pour le 1er janvier 2019, va avoir de nombreuses conséquences pour les contribuables, en particulier lors de l’année de transition, la fameuse “année blanche”. Retour sur les modalités de cette réforme fiscale, en 10 questions-réponses.

C’était l’une des réformes clés de François Hollande, et elle n’a pas été abandonnée par Emmanuel Macron. Après une période d’incertitudes dans la foulée de l’élection présidentielle, l’exécutif a finalement confirmé que l’impôt sur le revenu serait bien prélevé “à la source”, c’est-à-dire directement ponctionné sur la fiche de paie (ou la pension, ou l’allocation chômage…). La réforme a toutefois été reportée d’un an, au 1er janvier 2019, afin de parer à d’éventuels bugs.

Toujours est-il que cela va provoquer un sacré changement pour les contribuables, qui verront par la même occasion disparaître le décalage d’un an entre la perception des revenus et leur imposition. Une mesure de simplification donc… du moins pour les ménages puisque la tâche sera en revanche plus ardue pour les employeurs, désormais chargés de prélever l’impôt. Voici donc, en questions-réponses, tout ce qu’il faut savoir sur le prélèvement à la source et ses conséquences : quand s’appliquera-t-il, que se passera-t-il lors de l’année de transition avec la fameuse “année blanche”, les pièges à éviter…
Le prélèvement de l’impôt à la source, ça change quoi ?

Actuellement, l'impôt sur le revenu est payé avec une année de décalage. Par exemple, l'impôt qui sera réglé en 2018 portera sur les revenus engrangés en 2017. Le prélèvement à la source permet d'éviter cet écueil, en ponctionnant l'impôt la même année que la perception des revenus. Cela permet potentiellement de prendre en compte plus rapidement les variations de revenus ou les changements de situation. De plus, cela permet d'automatiser le paiement de l'impôt : son montant est directement déduit des revenus bruts. Pour un salarié, il apparaît donc comme une nouvelle ligne sur la fiche de paie. Par ailleurs, le paiement de l’impôt sera étalé sur 12 mois, ce qui réduira le montant des échéances par rapport au système actuel de mensualisation (étalé sur 10 mois, de janvier à octobre) ou de prélèvement par tiers provisionnels (en trois fois par an).
Le prélèvement de l’impôt à la source, c’est pour quand ?

Alors que la réforme devait initialement entrer en vigueur en 2018, la mise en place a finalement été retardée au 1er janvier 2019, le gouvernement actuel voulant éviter tout risque de gros bug au démarrage. Par ailleurs, le projet de loi de finances rectificative pour 2017 prévoit d’instaurer une période pédagogique, à partir de septembre 2018. Les entreprises volontaires pourront alors faire apparaître le taux de prélèvement à la source potentiellement applicable, le montant “virtuel” de retenue à la source et le salaire net qui en découle.
La déclaration de revenus va-t-elle disparaître en raison du prélèvement de l’impôt à la source ?

Non. Il y aura toujours une déclaration de revenus à envoyer au printemps de l'année suivant leur perception. Mais celle-ci servira simplement à effectuer une régularisation en septembre de cette même année, en fonction des revenus réellement touchés et des réductions ou crédits d’impôt octroyés. Cela pourra donner lieu à une modification du taux d’imposition appliqué.
Quels revenus seront prélevés à la source ?

La quasi totalité d'entre eux (97,6%, pour être précis, selon les chiffrages de la majorité) : salaires, pensions, allocations chômage, revenus fonciers ou encore revenus des indépendants y sont intégrés, tandis que les plus-values sur actions figurent parmi les rares à y échapper.
Qui prélèvera cet impôt à la source ?

Pour les salaires, pensions, allocations chômage, l'impôt sera récolté par le tiers versant ces revenus (employeur pour le salaire, caisses de retraite pour la pension, Pôle emploi pour le chômage…), en fonction d'un taux calculé par l'administration fiscale. Pour les revenus des indépendants et les revenus fonciers, l'impôt fera l'objet d'acomptes, calculés par l'administration et payés mensuellement ou trimestriellement.
Comment sera calculé mon taux d'imposition ?

Comme d’habitude, vous devrez déclarer vos revenus touchés en 2017 au printemps prochain. Cela permettra à l’administration de calculer le taux de prélèvement qui sera appliqué en 2019. Il vous sera communiqué dès cette déclaration pour ceux effectuant la démarche en ligne, ou au moment de la réception de l’avis d’impôt, pendant l’été, pour les autres. Il sera ensuite éventuellement actualisé en septembre 2019, afin de tenir compte de l'évolution des revenus en 2018, grâce à la déclaration de revenus envoyée au printemps 2019. Les années suivantes, le taux d’imposition sera calculé de la même manière : il reposera sur les revenus de l’année N-2 pendant les 8 premiers mois de l’année, puis sera mis à jour en septembre sur la base des revenus N-1 (avant la régularisation finale l’année suivante).
Que faire si mes revenus changent en cours d'année ?

Il est prévu que le taux soit automatiquement modifié en cours d’année en cas de mariage, divorce, décès de l’un des conjoints, ou de naissance, si cet événement a été déclaré à l’administration. Les autres changements de situation n’entraîneront pas de mise à jour automatique. Certes, une baisse de revenu, liée par exemple à un départ en retraite ou un licenciement, fera mécaniquement diminuer le montant de l’impôt payé mensuellement, puisque le taux s’appliquera à des revenus plus faibles. Mais si vous estimez que cette baisse de revenus fait aussi diminuer votre taux d’imposition (par exemple, que cela vous rend non imposable), vous devrez demander vous-même cette modulation. A vos risques et périls : en cas de modulation à la baisse, une majoration de 10% sera appliquée si l’écart avec l’impôt réellement dû est supérieur d’au moins 10% au montant réglé.
Y'aura-t-il une double imposition lors de l'année de transition ?

C'était l'une des craintes suscitées par cette réforme : l'année de transition risquait de se traduire par une double imposition. En clair, en 2019, on aurait dû payer l'impôt sur les revenus de 2018 (comme actuellement), ainsi que l'impôt sur les revenus de 2019 (via le prélèvement à la source). Ce ne sera pas le cas : le gouvernement a décidé d'une “année blanche” pour les revenus de 2018. Concrètement, en 2018 seront imposés les revenus de 2017, et en 2019 seront imposés les revenus de 2019. L’impôt normalement dû sur les revenus de 2018 sera calculé, mais immédiatement effacé via un crédit d’impôt spécifique. Attention : certains revenus touchés en 2018, considérés comme “exceptionnels”, resteront imposés (tout comme les revenus hors du champ du prélèvement à la source).
L’année blanche va-t-elle me faire perdre les avantages fiscaux dont je bénéficie ?

Pour la plupart d’entre eux, non. Les avantages octroyés sous la forme d’abattements sur les revenus, tels les 10% au titre des frais professionnels appliqués sur les salaires, seront automatiquement intégrés dans le calcul du taux d’imposition. Les crédits et réductions d’impôt seront, eux, perçus avec un an de décalage. Par exemple, un don réalisé en 2018 donnera droit à une réduction d’impôt vers septembre 2019. Par ailleurs, ceux employant une personne à domicile percevront une partie (30%) de leur crédit d’impôt sous forme d’acompte, avant le 1er mars 2019.

Par contre, certains avantages fiscaux vont perdre de leur intérêt lors de l’année de mise en place du prélèvement à la source. En particulier ceux octroyés en cas de versement sur un Perp, puisque les députés ont voté un mécanisme anti-optimisation, qui incitera les épargnants à reporter leurs versements à 2020. Le même genre de mécanisme s’appliquera pour le calcul des déficits fonciers, ce qui obligera les contribuables à bien faire leurs comptes avant de réaliser des travaux dans un logement destiné à la location (les calculs que nous avions présentés l'an dernier restent valables).
L'employeur saura-t-il tout des revenus de mon foyer ?

Il n'aura accès qu'à une information restreinte sur les revenus totaux de ses salariés, au travers du taux d'imposition global que lui transmettra l'administration fiscale. Par ailleurs, pour éviter que l'employeur puisse se faire une idée de leur revenu réel, les contribuables auront deux options. Les couples pourront choisir un taux “individualisé”, qui consistera à appliquer des taux différents à chacun des membres du couple, selon leurs revenus respectifs, ce qui peut s’avérer utile lorsque l’écart de salaire est important entre les conjoints. Il sera aussi possible d’opter pour un taux “neutre”, mesuré selon le seul revenu d’activité. Attention toutefois : ce taux étant calqué sur celui d’un célibataire sans enfant, il peut s’avérer moins avantageux pour certains profils, comme nous l’avions expliqué. Ce taux neutre s’appliquera aussi aux personnes pour lesquelles l’administration est incapable de calculer un taux spécifique (par exemple, celles entrant sur le marché du travail) ou pour lesquelles le fisc n’a pas eu le temps de communiquer ce taux (notamment les contrats courts).

impôts prélèvement-à-la-source
https://www.capital.fr/votre-argent/prelevement-a-la-source-annee-blanche-confidentialite-tout-comprendre-sur-sa-mise-en-place-en-2019-1261570
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