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 La revue de web de Kat

21 degrés de liberté – 02 – Framablog

Mon 22 Jan 2018 - 13:55

Au sein de leur monde analogique nos parents considéraient leurs libertés comme acquises. Ces mêmes libertés qui ne sont pas transmises à nos enfants dans la transition numérique — telles que simplement le droit d’envoyer une lettre sans mention externe de l’expéditeur.

Lors d’interventions, il m’arrive de demander aux personnes du public combien d’entre elles approuveraient des sites tels que The Pirate Bay, alors même qu’ils engendrent une perte de revenus pour les artistes (je pose la question en partant du principe que cette assertion est vraie). La proportion de spectateurs qui lèvent la main varie selon le public et le lieu.

Les défenseurs du droit d’auteur affirment que les lois hors ligne ne sont pas respectées sur Internet, lorsqu’ils souhaitent poursuivre en justice les personnes partageant savoir et culture. Ils n’ont pas tort, mais pas comme ils l’imaginent. Ils ont raison sur un point, il est clair que les lois relatives au droit d’auteur s’appliquent aussi en ligne. Mais ce n’est pas le cas des lois sur la protection de la vie privée, or cela devrait l’être.

Dans le monde hors ligne, le courrier bénéficiait d’un certain niveau de protection. Il n’était pas censé uniquement s’appliquer à la lettre elle-même, mais à toute correspondance ; la lettre était simplement l’unique moyen de correspondance lors de la conception de ces libertés.

D’abord, le courrier était anonyme. Libre à l’expéditeur de se faire connaître à l’extérieur ou seulement à l’intérieur de l’enveloppe (de cette façon l’expéditeur était inconnu du service postal, seul le destinataire en avait connaissance), ou pas du tout.

De plus, le courrier n’était pas pisté durant son transport. Les quelques gouvernements qui suivaient à la trace la correspondance de leurs citoyens étaient largement méprisés.

Troisièmement, la lettre était secrète. Jamais l’enveloppe n’était ouverte durant son transfert.

Quatrièmement, le transporteur n’était jamais tenu responsable du contenu, pour la simple et bonne raison qu’il lui était interdit d’examiner ce contenu. Quand bien même il aurait pu le faire, avec les cartes postales sans enveloppe par exemple, il ne pouvait être tenu responsable de faire son travail de transporteur — ce principe d’immunité du transporteur ou du messager remonte à l’Empire Romain.

Ces principes de liberté de correspondance devraient s’appliquer à la correspondance qu’elle soit hors ligne (la lettre) ou en ligne. Mais ça n’est pas le cas. En ligne vous n’êtes pas libre d’envoyer ce que vous souhaitez à qui vous le souhaitez, parce que cela pourrait constituer une atteinte au droit d’auteur — nos parents jouissaient pourtant de cette liberté dans leur monde hors ligne.

Les défenseurs du droit d’auteur ont raison — envoyer par courrier la copie d’un dessin est une violation du droit d’auteur, tout autant qu’envoyer une musique piratée via Internet. Seulement hors ligne, ces lois ont pondérations. Hors ligne, quand bien même cela constitue une violation du droit d’auteur, personne n’est autorisé à ouvrir une lettre en transit simplement pour vérifier si son contenu n’enfreint pas la loi, parce que le secret de la correspondance privée est considéré comme plus important que la découverte d’une violation de droit d’auteur. C’est primordial. Ce principe de hiérarchie n’a pas été appliqué dans le monde numérique.

Le seul moment où une lettre est ouverte et bloquée, c’est lorsqu’une personne à titre individuel est suspectée au préalable d’un crime grave. Les mots « grave » et « au préalable » sont importants : l’ouverture de lettres simplement pour vérifier si elles contiennent un élément de crime sans grande gravité, tel qu’une violation du droit d’auteur, n’est tout bonnement pas autorisée du tout.

Il n’y a aucune raison que les libertés concédées à nos parents dans le monde hors ligne ne soient pas transposées en ligne de la même manière à nos enfants, peu importe si cela signifie que des modèles économiques deviennent caducs.

Après avoir mis ces points en évidence, je repose la question aux spectateurs pour savoir combien d’entre eux approuveraient des sites tel que The Pirate Bay, alors même qu’ils engendrent une perte de revenus pour les artistes. Mon argumentaire terminé, tous les spectateurs lèvent la main pour signifier leur approbation ; ils souhaiteraient que nos enfants jouissent des mêmes libertés que nos parents, et que le respect des acquis du monde hors ligne soit également appliqués en ligne.

Dans la suite de la série nous aborderons des sujets apparentés – les annonces publiques anonymes et le rôle essentiel rempli par les tribunes improvisées dans l’exercice de la liberté.

Votre vie privée est votre propre responsabilité.

libre mail Vie-privée
https://framablog.org/2018/01/22/21-degres-de-liberte-02/

Logiciel libre : une philosophie du don ?

Sun 21 Jan 2018 - 20:26

Qu’y a-t-il de commun entre un hacker de la côte Est des États-Unis féru de programmation et un Indien d’Amérique du temps jadis ? Peu de choses en apparence. Pourtant, à y regarder de plus près, avec l’œil de l’ethnologue, ces deux tribus partageraient un même culte du don.

Le succès grandissant des logiciels libres promus inlassablement depuis près de vingt ans par ses militants, et désormais bien au-delà, n’est plus à démontrer. Le succès de cette entreprise, appuyée sur la notion trompeuse du bénévolat, a encouragé l’idée selon laquelle les contributions des partisans du libre reposent sur une éthique, voire une « philosophie du don ». Quelles sont la validité et la pertinence d’une telle association,  et de quoi parle-t-on au juste ?
La notion de don fait fréquemment l’objet d’une confusion. En effet, il est d’usage de croire que celui-ci appelle un contre-don obligé, une contrepartie différée impliquant en définitive le droit d’exiger en retour.
Or, il n’en est rien si l’on tient pour acquis que cette structure anthropologique, observée tant chez les Mélanésiens que les Amérindiens, pour être accompagnée d’une obligation morale, n’implique aucune contrainte juridique. Si l’on y regarde de plus près, l’objectif n’est nullement l’échange de propriétés. En réalité, le don aboutit à un abandon qui tempère la triple obligation de « donner, recevoir et rendre » dégagée en 1924 par Marcel Mauss (Alain Testart, Critique du don, Syllepse, 2007). Pour autant, le don n’est pas un cadeau (Mary Douglas, Comment pensent les institutions, La Découverte, 2007). Le malentendu une fois levé, quelle clef de compréhension des pratiques du logiciel libre cette notion dessinée en creux délivre-t-elle ?
Le don remplit la fonction d’un principe liant qui permet au donataire de montrer son attachement à un système de valeurs. « Il n’est de don que de ce qui excède par sa dimension symbolique la dimension utilitaire et fonctionnelle des biens et des services » et c’est d’abord le lien social que le don s’attache à édifier (Alain Caillé, Anthropologie du don, La Découverte, 2007). Le bénéfice non explicite est en réalité acquis au donateur tandis que le donataire est rendu dépositaire de valeurs.
Richard Stallman, alors qu’il conduisait des recherches en programmation au MIT, a considéré que le développement et la promotion du logiciel libre participaient d’une véritable « philosophie » – certains partisans emploieront rapidement l’expression « philosophie du don » – tout autant que d’une règle comportementale devant guider et inspirer les principes de la circulation sur le réseau. Cela a conduit Stallman à remarquer que l’expression free software (logiciel libre) est souvent l’objet d’une méprise ou plutôt d’une incompréhension conduisant à brouiller le concept.
Se démarquant d’activistes libertaires comme John Perry Barlow ou Esther Dyson, il soutient que celui-ci n’entretient pas de rapport avec la gratuité – les logiciels libres ne s’opposant ni au commerce ni à l’idée de rémunération, contrairement à une idée reçue – mais plutôt avec la liberté. Le slogan de la Free Software Fondation (FSF) « Free as in free speech not as in free beer » entend ainsi dissiper, non sans humour, tout malentendu.
Cette liberté se décline en liberté d’utiliser le programme pour quelque usage que ce soit, y compris commercial, de modifier ce même programme via son code source, d’en redistribuer des copies au besoin modifiées et, ce faisant, elle se conjugue dans le même temps avec la lutte contre le secret. Ainsi, l’expression open source utilisée par ailleurs serait impropre à décrire cette philosophie dès lors qu’elle éclipse le terme « liberté ».
Le logiciel libre se conçoit donc comme un bien sémiophore, porteur de sens. Et c’est précisément dans ce sens que le don peut être compris comme une reconnaissance de la communauté du libre avec l’organisation et les valeurs qu’elle promeut. Pour autant, un dilemme est apparu à la FSF.
Pour garantir la liberté attachée au logiciel, seule une protection juridique par le biais d’une licence d’utilisation est en mesure d’empêcher une société de récupérer un logiciel libre pour, au terme de quelques modifications, le transformer en logiciel propriétaire. Afin de contrer une telle menace, le « don » a pris appui sur un contrat de licence comme la Licence Publique Générale « GNU » et ses déclinaisons, ce document juridique marquant l’appartenance à la communauté du libre, elle-même appuyée sur une fondation, la FSF.
L’instrument juridique formalise, par conséquent, la reconnaissance réciproque et renforce l’interdépendance des contractants au profit d’un partage de valeurs communes. En filigrane de la philosophie du don, c’est bien une théorie du changement social qui trouve à s’exprimer. En cela, le projet GNU, qui double la licence d’utilisation par un véritable contrat social, se présente comme un projet total.

Lire l'intégralité de notre contribution à l'ouvrage Imaginaire(s) des technologies d'information et de communication.

libre logiciel-libre
http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/52337/logiciel-libre---une-philosophie-du-don.shtml?_scpsug=crawled_26238_94649f30-f8b9-11e7-b822-90b11c40440d#_scpsug=crawled_26238_94649f30-f8b9-11e7-b822-90b11c40440d

70, 80 et 90 : dites-moi comment vous les prononcez, je vous dirai qui vous êtes

Wed 17 Jan 2018 - 08:20

septante, octante et nonante versus soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt-dix

langue
http://theconversation.com/70-80-et-90-dites-moi-comment-vous-les-prononcez-je-vous-dirai-qui-vous-etes-87387

Intel de nouveau dans la tourmente

Sun 14 Jan 2018 - 07:58

Une faille sur le système Intel AMT permettrait de prendre le contrôle de beaucoup d'ordinateurs récents.

(CCM) — Moins d'une minute serait nécessaire pour exploiter la nouvelle faille découverte. Elle concerne le système Intel Active Management Technology - Intel AMT - qui équipe bon nombre d'ordinateurs. Grâce à cette faille, des hackers pourraient contrôler à distance les machines ciblées.

L'annonce de la découverte vient d'être faite par F-Secure, une société finlandaise renommée dans le milieu de la cybersécurité. La plupart des ordinateurs équipés de processeurs Intel et mis en vente ces dernières années serait concernée par cette faille qui succède à la dernière vague de révélations sur le manque de fiabilité des CPU du géant américain. Cette fois, c'est le système Intel Active Management Technology qui est mis en cause. Cet outil est couramment utilisé par les gestionnaires de parcs informatiques pour accéder aux machines à distance et réaliser des opérations de maintenance.

Comme l'expliquent nos confrères du Figaro, la simplicité de la faille est stupéfiante. En tapant « CTRL + P » au démarrage de l'ordinateur et en entrant le mot de passe « admin » dans l'interface Intel MEBx qui se lance, on accède à l'activation de l'accès à distance. Une fois la manipulation réalisée en quelques secondes, un hacker peut surveiller les activités de la machine, réaliser des opérations ou se connecter au réseau.

On comprend donc que la faille d'Intel AMT révélée par F-Secure nécessite un accès physique à l'ordinateur, ce qui devrait limiter les risques de propagation. Mais cela n'enlève rien au risque potentiel de la vulnérabilité. Pour se protéger, l'idéal est de ne jamais se séparer de son ordinateur portable, notamment dans un lieu public, ou encore de modifier le mot de passe par défaut du système Intel AMT.

cyber-sécurité intel sécurité
http://www.commentcamarche.net/news/5870894-intel-de-nouveau-dans-la-tourmente

Tout ce qu'il est possible d'écrire dans la balise HEAD

Thu 11 Jan 2018 - 13:29

Tous ceux qui se sont frottés au langage HTML savent qu'une page Web est constituée d'une tête et d'un corps. Cela se matérialise avec les balises HTML <head> et <body>, elles-mêmes à l'intérieur d'une balise <html>.

C'est à l'intérieur des balises <body> </body> que le contenu visible de la page HTML est codé grâce aux balises de ce langage de description de page.

À l'intérieur du couple des balises d'entête, <head> qui se ferme avec un </head>, on va trouver tous les éléments qui constituent l'entête de la page HTML.

Ces informations ne seront pas affichées par le navigateur Web, mais sont utiles pour ajouter des métadonnées au document HTML pour le décrire et pour y ajouter des informations.

Le plus connu de ces éléments est le titre de la page Web qui se spécifie avec la balise <title> suivie du nom de la page et qui se termine par la balise de fermeture </title> ; par exemple <title>ceci est le nom de ma page Web </title>.

De nombreux autres éléments peuvent être ajoutés dans l'entête d'une page HTML : une ou plusieurs feuilles de styles CSS, le réglage pour spécifier l'encodage des caractères affichés par le navigateur, des fichiers de scripts (JAVASCRIPT par exemple), des polices de caractères, les favicons...

Sur le site sobrement appelé HEAD on trouvera une description complète de toutes les métadonnées qui peuvent être ajoutées à l'intérieur de l'entête d'une page HTML.

site-head
Save

Pour résumer, ce site recense tout ce qu'il est possible de faire dans la partie head d'un document HTML.

Cela va du minimum requis à des fonctionnalités plutôt plus pointues comme la géolocalisation ou encore les propriétés intrinsèques aux réseaux sociaux.

HEAD se présente sous la forme d'une table des matières où il suffit de cliquer sur une rubrique pour en connaître le détail. Les explications sont développées en anglais.

Des exemples commentés sont à récupérer par copier-coller afin de les inclure dans ses propres projets de développement sans avoir à faire des recherches depuis d'autres sources.

Quelques conseils d'utilisation, de bonnes pratiques d'écriture et même d’optimisation des performances sont aussi à lire. Ils s’avéreront utiles notamment pour savoir dans quel ordre les différents éléments et les attributs des balises doivent s'écrire.

site-head-elements
Save

En cas de besoin, des liens renvoient vers des sites tiers où sont détaillées d'autres explications.

C'est un document très technique, mais qui devrait faire le bonheur des développeurs Web en herbe ou plus expérimentés. Il a le mérite de rassembler toutes les informations qu'il est possible de trouver dans l'entête d'une page Web dans un même texte.

Le document de synthèse HEAD est dans le domaine public. Il peut donc être diffusé largement sans problème. Ces sources sont accessibles sur GitHub.

html
http://www.ballajack.com/savoir-balise-head

Compilation d'applications den ligne de collage photo

Mon 8 Jan 2018 - 20:24

Pour présenter avec goût et originalité des photos, il est pratique de les agencer sur une même page en effectuant un collage de différents clichés selon diverses dispositions, tailles et orientations.

Chaque photo est représentée dans une case. Le fond de page est personnalisable avec un motif ou une illustration. D'éventuels textes viennent légender les clichés pour décrire chacun d'entre eux.

Il s'agit en fait de réaliser un photomontage de plusieurs photos où sont assemblées plusieurs photographies d'un même évènement ou de tout autre souvenir.

Avant l'avènement de l'informatique, les collages photo se réalisaient avec une paire de ciseaux et un pot de colle, d'où le nom de collage qui a subsisté.

Car bien évidemment, il existe des logiciels et des applications en ligne pour fabriquer en quelques clics de souris des collages de photos sans pour autant être un champion en manipulation graphique.

Le principe de fonctionnement de ces outils est toujours le même. On commence par choisir un modèle de mise en page où les cases vides, leur nombre, les lignes, les colonnes et les agencements sont déjà en place.

Il ne reste plus alors qu'à remplir les cases vides avec des photos, puis de finaliser le photomontage en y ajoutant une touche finale (fond de page, textes, bordures, stickers...).
pikage-spot
Save

Le chien Spot

Dans la compilation ci-dessous, j'ai recensé quelques outils en ligne ou mis en avant des fonctionnalités spécialisées de collage photo d'applications plus complètes d'édition et de manipulation d'images.

Personnellement, j'utilise de préférence Fotor.

BeFunky
Canva
FotoJet
Fotor
Ipiccy
Pastetogrid
PhotoCollage
PhotoFancy
Photo Joiner
Photovisi
Picture2Life
PicMonkey
PiZap
Ribbet

La plupart de ces outils gratuits proposent de nombreux gabarits pour réaliser des collages photo ou encore de concevoir ses propres modèles de mises en page.

Les cases où viennent se loger les photos ne sont pas forcément carrées ou rectangulaires. Certains outils proposent des gabarits avec des formes de cases plus variées. Les photos sont à récupérer depuis son disque dur, le cloud ou encore les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest...).

Il est également possible de détourner leur usage pour créer des cartes en tout genre, des affichettes publicitaires, des bannières, des romans-photos...

Une fois que le collage photo est terminé, il se récupère en récupère en le téléchargeant sous la forme d'un fichier JPEG ou PNG sur son ordinateur, dans le cloud (Google Drive, Dropbox) ou se partage sur les réseaux sociaux.

services-en-ligne
http://www.ballajack.com/creation-collage-photo

La science contaminée par les croyances numériques - Libération

Sun 31 Dec 2017 - 06:44

Le déterminisme de l’innovation, qui prophétise la transformation de la société par les «nouvelles technologies», s’est immiscé dans de nombreux discours. Même la recherche scientifique, par essence rationnelle, n’y échappe pas. La technique n’est pas neutre, elle est truffée de valeurs morales.

La science contaminée par les croyances numériques

Nous savons que nos circulations numériques sont orientées : de nombreux algorithmes nous «recommandent» des recherches, des achats, des amis. Ces algorithmes ont-ils pour autant du pouvoir ? Assurément non. Un algorithme est une production humaine, mise en place pour des besoins parfois précis, et d’autres fois non. Il ne menace personne. La technique ne peut être jugée, seuls peuvent l’être ceux qui la développent ou la détournent pour des motifs illégaux (accroissement de la richesse ou du pouvoir aux dépens d’autrui, diffusion d’idéologies, meurtre, etc.). On ne peut accuser un algorithme d’insertion d’un film publicitaire dans une vidéo YouTube. En revanche, on peut juger les personnes qui décident de telles insertions dans les films pour enfants de 2 ans.

La technique n’est pas pour autant neutre. Elle est truffée de valeurs morales : au XIXe siècle, le travail des enfants fut interdit en ajustant les machines textiles américaines à la taille des adultes, au grand dam des industriels qui pensaient que la concurrence étrangère les anéantirait. Quelles valeurs structurent le numérique ? Elles sont capitalistes, sous couvert de libéralisme : alors qu’un Etat (les Etats-Unis) fut à l’origine des usages massifs d’Internet, aujourd’hui seules les start-up, par définition privées, ont droit de cité pour le développer.

La technique ne nous est pas plus extérieure. Nos expériences quotidiennes nous le rappellent : nous nous déplaçons avec des bicyclettes, nos corps sont truffés de prothèses, de la paire de lunettes au plombage dentaire, nombre d’entre nous ne survivraient pas sans prise quotidienne de médicaments, et nous écrivons avec des ordinateurs fonctionnant à l’électricité. Peut-on imaginer plus intime ?

Pour le dire autrement, nombre de techniques, surtout une fois socialisées, ne sont pas objectivables. Nous avons peine à séparer ce qui sépare l’humain (le sujet) de ses techniques (des objets ?), et nous savons que nos représentations du monde sont métissées par ces appareillages qui nous ont aidés à comprendre que le Soleil ne tourne pas autour de la Terre, que les microbes existent, que la matière ou la réalité ont des dimensions virtuelles : au-delà de sa fonction utilitaire, la technique fait sens et culture, et nos catégories d’appréhension du monde n’ont plus de rapport avec celles d’un Aristote. Cette hybridité humaine technique existe depuis toujours, elle est constitutive de notre humanité.

Restent les discours tenus sur la technique. Le plus fréquent est le déterminisme technique, qui suppose que la technique transforme la société. Il est problématique car il suppose cette extériorité et objectivité dont nous avons vu la fausseté. Il peut être utile pour différencier de façon synthétique des évolutions sur le temps long : pas de ville sans écriture… Mais il n’explique rien : s’il fut dit que le chemin de fer allait transformer la société française, d’autres facteurs étaient oubliés (la colonisation, les guerres), et nous pouvons aujourd’hui douter des effets sociaux des diligences sur rail : c’est bien la société qui en a fait des rames de TGV.

Cette théorie a un petit frère, le déterminisme de l’innovation, qui affirme que ce sont les «nouvelles technologies» qui transforment nos sociétés. Cette théorie est aussi fausse que la précédente, et il a été prouvé qu’elle n’a qu’une fonction politique : freiner les revendications sociales, en invitant les pauvres et les exclus à attendre des jours meilleurs, une fois que ces nouvelles technologies nous auront apporté bonheur, richesse, démocratie et savoirs. La rengaine date du début du XXe siècle. Avec Internet, ces discours renaissent, alors que le chômage, l’analphabétisme (surtout numérique), le terrorisme, les guerres et leurs lots de réfugiés s’amplifient. Ils disent, parfois explicitement, que si nous ne prenons pas ce train du progrès, ce sont les Chinois qui vont y monter, pour nous exploiter : fonçons dans le numérique pour dominer autrui avant que l’inverse ne se produise. Nous sommes loin des utopies fraternelles et démocratiques.
Caractère totalisant

Pour autant, ces propos sur l’objectivité de la technique et sur son pouvoir sociétal sont largement répandus, y compris chez les ingénieurs et scientifiques. Comment se fait-il que des personnes dont le métier est d’exercer une activité rationnelle au quotidien basculent en de tels régimes de croyance ? Certes, elles ne sont pas seules. Les hommes et femmes politiques, publicitaires et bureaucrates reproduisent abondamment de tels discours. Il est aussi possible que nos scientifiques soient contraints par des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent plus. Pour le dire autrement, ce ne sont pas les algorithmes qui vont transformer la société et la science, mais ses gestionnaires et toutes les personnes qui aiment les solutions simples.

Preuve en est le caractère totalisant de ces discours : l’Agence nationale de la recherche (ANR), dans l’annexe à son appel générique publié en septembre, a un chapitre entier sur «la Révolution numérique». Le «r» majuscule est dans le texte. Sont ici évoqués l’éducation et la formation, la création et le partage des savoirs et, bien sûr, la culture et le patrimoine. En bref, le numérique fait système. Il résoudra tous nos problèmes. La preuve ? «Apprendre le numérique devient une compétence clé pour l’éducation, tant la capacité de participer à une société qui utilise la technologie des communications numériques dans les milieux du travail, le foyer, l’espace civique, est facteur d’inclusion sociale». Le numérique, meilleur vecteur de lutte contre l’exclusion. Ne sommes-nous pas ici dans le pur registre de la foi, dans le dévoilement d’une nouvelle ère paradisiaque ? Hélas, oui : «Apprendre à l’ère numérique, c’est disposer de la promesse permanente d’un équipement massif, nomade et connecté, qui modifie les valeurs et les comportements.» Oui, l’équipement le plus matériel transforme la société et ses valeurs, c’est écrit dans le «Livre» de l’ANR. Au cas où nous ne serions pas convaincus de la mécanicité de ce déterminisme, il nous est rappelé que «les infrastructures de communication, de traitement et de stockage constituent le socle du fonctionnement de nos sociétés numériques : elles ont un rôle central dans des domaines aussi divers et essentiels que le partage de connaissance, l’émergence des villes». Le Numérique est grand et l’ANR est son «Prophète».

Quid de la réalité, face à ces incantations ?

En sciences (humaines et) sociales, l’informatique et les réseaux ont facilité l’essor de nouvelles méthodes et pratiques de recherche. Mais peu en tirent profit ou en déduisent des analyses épistémologiques. Souvent, le rapport au nombre et à ses possibles reste minimal. Des thèses nous apprennent que X % des personnes utilisent tel outil numérique et Y % sont de sexe masculin. Mais la différence de pratiques à ce sujet entre hommes et femmes n’est jamais calculée. Si la documentation en ligne semble mieux maîtrisée, les arts de compter, dessiner et même écrire ne se repèrent qu’au sein de groupes fort restreints de chercheurs. L’écriture, vue comme technologie de l’intellect, est désormais inaccessible dans sa version numérique à la majorité de nos collègues. Ce qui réduit drastiquement la possibilité d’une pensée critique, hier caractéristique des sciences sociales. On enseigne qu’il faut communiquer avec les réseaux sociaux, mais pas ce que Google, Facebook ou Apple connaissent de nos pratiques. Les questions de surveillance, d’éthique du numérique ne peuvent être abordées faute de culture technique, qui pourtant fait appel à de vieux savoirs ou algorithmes. On se réjouit de poser, sur une affiche de colloque, les logos de Twitter et Facebook, quand ceux d’Esso, Shell ou Volkswagen généreraient assurément de vertueuses récriminations.
Inculture scribale

En bref, nombre d’entre nous ont basculé dans une inculture scribale qui leur fait renier la spécificité de leurs disciplines (expliciter le caractère socialement, culturellement construit des objets et faits sociaux) et les rend doublement dépendants : des spécialistes des sciences exactes, qui eux savent écrire, compter, dessiner, et qui investissent sans vergogne les champs des sciences sociales abandonnés par les nouveaux illettrés du numérique ; et des algorithmes de gestion de l’université, qui les contraignent à de douloureuses abdications. Ici, l’algorithme semble tout-puissant. Mais ce sont les gestionnaires qui manifestent ainsi leur prise de pouvoir en imposant ces logiciels.

Rappelons-le, quelques représentants des sciences sociales et humaines savent tirer grand parti de tous les algorithmes disponibles ; en considérant le numérique comme une technique scribale moderne, ils prouvent que l’écriture est constitutive de nos capacités à penser. Mais ils et elles sont rares, et les étudiants sont de plus en plus déçus des enseignements transmis à l’université.

L’ANR propose de traiter «le fait religieux dans sa diversité : […] rites et croyances, […] place du religieux dans l’espace public». Pouvons-nous proposer à l’ANR, qui s’intéresse tant aux radicalisations violentes, une recherche sur la religiosité du numérique et du «big data», appuyée par une étude précise des discours des agences scientifiques qui en font la promotion ? Car l’ANR n’est pas seule en Europe à produire ce type de discours. Il est à peu près certain qu’un tel projet ne sera jamais financé. La science n’est pas menacée par le pouvoir des algorithmes, elle est malade du pouvoir de ses gestionnaires pétris de croyances en le déterminisme de l’innovation.
Eric Guichard philosophe, maître de conférences HDR à l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib)

culture numérique science
http://www.liberation.fr/debats/2017/12/29/la-science-contaminee-par-les-croyances-numeriques_1619541?google_editors_picks=true

Note : pour les geeks qui réparent les PC à la fin d’année…

Sun 31 Dec 2017 - 05:53

… sous Windows 10 :

♦ Il y a déjà un antivirus intégré (Defender). Il s’est nettement amélioré depuis le temps et perso, il me suffit. Virez donc tout ce qui est Norton, AVG ou McAfee.
À la limite, installez Avira Antivir Free (lien) ou bien Avast (lien), Defender se désactivera automatiquement.

♦ Comme navigateur, mettez Firefox + µBlock Origin et participez à sauver le web.

♦ Ccleaner (lien direct — pensez à décocher la case qui pousse à installer Chrome).

♦ Defraggler (lien direct — idem, sauf que parfois c’est pas Chrome mais d’autres merdes)

♦ Virez Adobe Flash. On est en 2017.

♦ Virez Adobe Reader : 500 Mo pour lire des PDF c’est abusé. Installez Sumatra PDF : 4 Mo, rapide comme l’éclair.

♦ WinZip ? WinRar ? Supprimez tout ça et mettez 7-Zip, qui est gratuit (et libre).

♦ Besoin d’installer 36 logiciels d’un seul coup ? Ninite est fait pour vous : cochez les cases que vous voulez, récupérez l’exécutable, lancez-le et il installera tous vos programmes sans autre forme de "suivant", "suivant", "accepter", "suivant".

♦ Besoin de supprimer 42 logiciels d’un seul coup ? Absolute Uninstaller est là. Cochez les cases et envoyez la sauce. Par contre, lui il vous demandera de confirmer à chaque fois.

♦ Quelques autres liens vers des sites officiels de logiciels (ça vous évitera de tomber sur des sites fumeux) : https://lehollandaisvolant.net/?d=2012/07/09/17/59/27-liens-vers-les-sites-officiels-de-quelques-logiciels

N’oubliez pas non plus :
– d’activer cette astuce : https://korben.info/une-astuce-pour-rendre-windows-10-plus-rapide.html
– de désactiver la télémétrie de Windows 10
– de checker quels programmes se lancent au démarrage (ça se fait dans CCleaner)
– de désactiver la veille prolongée si ça n’est pas utilisé (ça libèrera quelques giga sur le disque)
– d’utiliser l’outil windows de nettoyage de disque, en plus de CCleaner : ça supprimera aussi des fichiers systèmes que ce dernier ne peut pas virer (par contre, ça prend du temps… beaucoup de temps…)

Et si vous êtes un filou, vous pouvez installer un mineur de cryptomonnaies aussi, et les lier à votre wallet. Mais chut.

informatique Windows10
https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20171230155611

Prélèvement à la source : année blanche, confidentialité… tout comprendre sur sa mise en place en 2019 - Capital.fr

Mon 25 Dec 2017 - 08:58

La mise en place du prélèvement à la source, prévue pour le 1er janvier 2019, va avoir de nombreuses conséquences pour les contribuables, en particulier lors de l’année de transition, la fameuse “année blanche”. Retour sur les modalités de cette réforme fiscale, en 10 questions-réponses.

C’était l’une des réformes clés de François Hollande, et elle n’a pas été abandonnée par Emmanuel Macron. Après une période d’incertitudes dans la foulée de l’élection présidentielle, l’exécutif a finalement confirmé que l’impôt sur le revenu serait bien prélevé “à la source”, c’est-à-dire directement ponctionné sur la fiche de paie (ou la pension, ou l’allocation chômage…). La réforme a toutefois été reportée d’un an, au 1er janvier 2019, afin de parer à d’éventuels bugs.

Toujours est-il que cela va provoquer un sacré changement pour les contribuables, qui verront par la même occasion disparaître le décalage d’un an entre la perception des revenus et leur imposition. Une mesure de simplification donc… du moins pour les ménages puisque la tâche sera en revanche plus ardue pour les employeurs, désormais chargés de prélever l’impôt. Voici donc, en questions-réponses, tout ce qu’il faut savoir sur le prélèvement à la source et ses conséquences : quand s’appliquera-t-il, que se passera-t-il lors de l’année de transition avec la fameuse “année blanche”, les pièges à éviter…
Le prélèvement de l’impôt à la source, ça change quoi ?

Actuellement, l'impôt sur le revenu est payé avec une année de décalage. Par exemple, l'impôt qui sera réglé en 2018 portera sur les revenus engrangés en 2017. Le prélèvement à la source permet d'éviter cet écueil, en ponctionnant l'impôt la même année que la perception des revenus. Cela permet potentiellement de prendre en compte plus rapidement les variations de revenus ou les changements de situation. De plus, cela permet d'automatiser le paiement de l'impôt : son montant est directement déduit des revenus bruts. Pour un salarié, il apparaît donc comme une nouvelle ligne sur la fiche de paie. Par ailleurs, le paiement de l’impôt sera étalé sur 12 mois, ce qui réduira le montant des échéances par rapport au système actuel de mensualisation (étalé sur 10 mois, de janvier à octobre) ou de prélèvement par tiers provisionnels (en trois fois par an).
Le prélèvement de l’impôt à la source, c’est pour quand ?

Alors que la réforme devait initialement entrer en vigueur en 2018, la mise en place a finalement été retardée au 1er janvier 2019, le gouvernement actuel voulant éviter tout risque de gros bug au démarrage. Par ailleurs, le projet de loi de finances rectificative pour 2017 prévoit d’instaurer une période pédagogique, à partir de septembre 2018. Les entreprises volontaires pourront alors faire apparaître le taux de prélèvement à la source potentiellement applicable, le montant “virtuel” de retenue à la source et le salaire net qui en découle.
La déclaration de revenus va-t-elle disparaître en raison du prélèvement de l’impôt à la source ?

Non. Il y aura toujours une déclaration de revenus à envoyer au printemps de l'année suivant leur perception. Mais celle-ci servira simplement à effectuer une régularisation en septembre de cette même année, en fonction des revenus réellement touchés et des réductions ou crédits d’impôt octroyés. Cela pourra donner lieu à une modification du taux d’imposition appliqué.
Quels revenus seront prélevés à la source ?

La quasi totalité d'entre eux (97,6%, pour être précis, selon les chiffrages de la majorité) : salaires, pensions, allocations chômage, revenus fonciers ou encore revenus des indépendants y sont intégrés, tandis que les plus-values sur actions figurent parmi les rares à y échapper.
Qui prélèvera cet impôt à la source ?

Pour les salaires, pensions, allocations chômage, l'impôt sera récolté par le tiers versant ces revenus (employeur pour le salaire, caisses de retraite pour la pension, Pôle emploi pour le chômage…), en fonction d'un taux calculé par l'administration fiscale. Pour les revenus des indépendants et les revenus fonciers, l'impôt fera l'objet d'acomptes, calculés par l'administration et payés mensuellement ou trimestriellement.
Comment sera calculé mon taux d'imposition ?

Comme d’habitude, vous devrez déclarer vos revenus touchés en 2017 au printemps prochain. Cela permettra à l’administration de calculer le taux de prélèvement qui sera appliqué en 2019. Il vous sera communiqué dès cette déclaration pour ceux effectuant la démarche en ligne, ou au moment de la réception de l’avis d’impôt, pendant l’été, pour les autres. Il sera ensuite éventuellement actualisé en septembre 2019, afin de tenir compte de l'évolution des revenus en 2018, grâce à la déclaration de revenus envoyée au printemps 2019. Les années suivantes, le taux d’imposition sera calculé de la même manière : il reposera sur les revenus de l’année N-2 pendant les 8 premiers mois de l’année, puis sera mis à jour en septembre sur la base des revenus N-1 (avant la régularisation finale l’année suivante).
Que faire si mes revenus changent en cours d'année ?

Il est prévu que le taux soit automatiquement modifié en cours d’année en cas de mariage, divorce, décès de l’un des conjoints, ou de naissance, si cet événement a été déclaré à l’administration. Les autres changements de situation n’entraîneront pas de mise à jour automatique. Certes, une baisse de revenu, liée par exemple à un départ en retraite ou un licenciement, fera mécaniquement diminuer le montant de l’impôt payé mensuellement, puisque le taux s’appliquera à des revenus plus faibles. Mais si vous estimez que cette baisse de revenus fait aussi diminuer votre taux d’imposition (par exemple, que cela vous rend non imposable), vous devrez demander vous-même cette modulation. A vos risques et périls : en cas de modulation à la baisse, une majoration de 10% sera appliquée si l’écart avec l’impôt réellement dû est supérieur d’au moins 10% au montant réglé.
Y'aura-t-il une double imposition lors de l'année de transition ?

C'était l'une des craintes suscitées par cette réforme : l'année de transition risquait de se traduire par une double imposition. En clair, en 2019, on aurait dû payer l'impôt sur les revenus de 2018 (comme actuellement), ainsi que l'impôt sur les revenus de 2019 (via le prélèvement à la source). Ce ne sera pas le cas : le gouvernement a décidé d'une “année blanche” pour les revenus de 2018. Concrètement, en 2018 seront imposés les revenus de 2017, et en 2019 seront imposés les revenus de 2019. L’impôt normalement dû sur les revenus de 2018 sera calculé, mais immédiatement effacé via un crédit d’impôt spécifique. Attention : certains revenus touchés en 2018, considérés comme “exceptionnels”, resteront imposés (tout comme les revenus hors du champ du prélèvement à la source).
L’année blanche va-t-elle me faire perdre les avantages fiscaux dont je bénéficie ?

Pour la plupart d’entre eux, non. Les avantages octroyés sous la forme d’abattements sur les revenus, tels les 10% au titre des frais professionnels appliqués sur les salaires, seront automatiquement intégrés dans le calcul du taux d’imposition. Les crédits et réductions d’impôt seront, eux, perçus avec un an de décalage. Par exemple, un don réalisé en 2018 donnera droit à une réduction d’impôt vers septembre 2019. Par ailleurs, ceux employant une personne à domicile percevront une partie (30%) de leur crédit d’impôt sous forme d’acompte, avant le 1er mars 2019.

Par contre, certains avantages fiscaux vont perdre de leur intérêt lors de l’année de mise en place du prélèvement à la source. En particulier ceux octroyés en cas de versement sur un Perp, puisque les députés ont voté un mécanisme anti-optimisation, qui incitera les épargnants à reporter leurs versements à 2020. Le même genre de mécanisme s’appliquera pour le calcul des déficits fonciers, ce qui obligera les contribuables à bien faire leurs comptes avant de réaliser des travaux dans un logement destiné à la location (les calculs que nous avions présentés l'an dernier restent valables).
L'employeur saura-t-il tout des revenus de mon foyer ?

Il n'aura accès qu'à une information restreinte sur les revenus totaux de ses salariés, au travers du taux d'imposition global que lui transmettra l'administration fiscale. Par ailleurs, pour éviter que l'employeur puisse se faire une idée de leur revenu réel, les contribuables auront deux options. Les couples pourront choisir un taux “individualisé”, qui consistera à appliquer des taux différents à chacun des membres du couple, selon leurs revenus respectifs, ce qui peut s’avérer utile lorsque l’écart de salaire est important entre les conjoints. Il sera aussi possible d’opter pour un taux “neutre”, mesuré selon le seul revenu d’activité. Attention toutefois : ce taux étant calqué sur celui d’un célibataire sans enfant, il peut s’avérer moins avantageux pour certains profils, comme nous l’avions expliqué. Ce taux neutre s’appliquera aussi aux personnes pour lesquelles l’administration est incapable de calculer un taux spécifique (par exemple, celles entrant sur le marché du travail) ou pour lesquelles le fisc n’a pas eu le temps de communiquer ce taux (notamment les contrats courts).

impôts prélèvement-à-la-source
https://www.capital.fr/votre-argent/prelevement-a-la-source-annee-blanche-confidentialite-tout-comprendre-sur-sa-mise-en-place-en-2019-1261570

3 manières de écrire de bonnes légendes de photojournalisme

Fri 22 Dec 2017 - 23:17

Les légendes des photos sont une partie importante du journalisme. Elles doivent être précises et informatives[1]. En fait, la plupart des lecteurs ont tendance à regarder les photos, puis les légendes avant de décider s'ils ont envie de lire l'histoire qui les accompagne[2]. Servez-vous de certaines astuces pour écrire une légende qui va intriguer les lecteurs et les amener à lire la suite.
1
Apprendre les bases des légendes

Vérifiez les faits. Un des aspects les plus importants de tout type de journalisme est la précision. Si vous utilisez des informations incorrectes, l'histoire ou la photo perd de sa crédibilité. Avant de confirmer ou d'imprimer une légende sur une photo, vous devez vous assurer que tout ce que vous avez mis dedans est correct[3].
    N'imprimez pas une légende incorrecte si vous avez du mal à vérifier les faits, que ce soit parce que vous ne pouvez pas trouver la source ou parce que vous devez rendre l'article au plus vite. Il vaut mieux que vous omettiez une information plutôt que d'en mettre une fausse.
Décrivez quelque chose qui n'est pas évident. Si la légende ne fait que décrire ce qu'il se passe sur la photo, elle est plutôt inutile. Si vous avez une photo d'un coucher de Soleil et si vous écrivez « un coucher de Soleil », vous ne donnez pas d'informations supplémentaires au lecteur. Essayez plutôt de décrire les détails qui ne sont pas évidents, par exemple le lieu, l'heure, la saison ou un évènement spécial qui se déroulait en même temps[4].
    Par exemple, si vous avez une photo d'un coucher de Soleil, vous pourriez écrire la légende suivante : « Côte d'Azur, mars 2016, depuis la jetée du port de Toulon ».
    Évitez aussi les termes comme « on voit », « il apparait », « au-dessus ».
Évitez certains mots au début. Une légende ne devrait pas commencer avec un article comme « un », « une », « le » ou « la » si c'est possible. Ces mots sont trop basiques et ils occupent un espace précieux dans la légende alors qu'ils sont parfois inutiles. Par exemple, au lieu d'écrire : « un geai bleu dans la forêt boréale », écrivez simplement : « geai bleu qui vole dans la forêt boréale[5] ».
    Ne commencez pas non plus la légende avec le nom de quelqu'un, démarrez avec une description et incluez le nom à la fin. Par exemple, ne dites pas : « Jean Dupont dans le parc aux platanes », mais plutôt : « Parc aux platanes et Jean Dupont faisant son jogging ».
    Lorsque vous identifiez quelqu'un dans la photo, vous pouvez aussi dire : « depuis la gauche ». Il n'est pas nécessaire de dire : « de la gauche vers la droite ».
Identifiez les personnages principaux. Si votre photo inclut des gens importants, vous devez les identifier. Si vous connaissez leurs noms, marquez-les (à moins qu'ils vous aient demandé de rester anonymes). Si vous ne connaissez pas leurs noms, vous pourriez plutôt décrire qui ils sont à la place (par exemple « manifestants dans les rues de Paris »[6]).
    Même si cela va sans dire, vous devez vous assurer que les noms sont bien écrits et précédés du titre qui leur convient.
    Si la photo présente un groupe de personnes ou des gens qui n'ont pas de rapport avec l'histoire (c'est-à-dire que leurs noms ne sont pas importants pour l'histoire), il n'est pas nécessaire de les nommer dans la légende[7].
Soyez le plus spécifique possible. Ce conseil va de pair avec le précédent à propos de la précision des informations. Si vous n'êtes pas sûr de l'endroit où ont été prises les photos ou des personnes qui se trouvent dessus, renseignez-vous. Si vous montrez une photo sans aucune information, cela pourrait ne pas être utile au lecteur, surtout si vous ne pouvez pas l'informer du contexte dans lequel la photo a été prise[8].
    Si vous travailliez avec un autre journaliste sur l'histoire, vous pouvez le contacter pour lui demander plus d'informations.
    Si vous essayez d'identifier une personne en particulier sur la photo, il pourrait être utile de décrire l'endroit où elle se trouve. Par exemple, si Jean Dupont est le seul avec un chapeau, vous pouvez dire : « Jean Dupont, dernière rangée avec le chapeau ».
    Même s'il vaut mieux être précis, vous pouvez aussi tourner votre phrase pour qu'elle démarre avec quelque chose de général avant d'arriver à quelque chose de plus précis ou le contraire. Une de ces méthodes vous assure d'être suffisamment précis tout en créant des phrases faciles à lire[9].
Étiquetez correctement les photos historiques. Si vous utilisez une photo historique dans votre histoire, vous devez vous assurer de lui mettre une légende correcte et d'y inclure la date (au moins l'année). Selon la personne qui détient les droits de la photo, vous allez aussi devoir mentionner un autre photographe ou une autre institution (par exemple un musée, des archives, etc.[10])
Utilisez le présent dans vos légendes. Puisque la plupart des photos présentées aux informations font partie d'évènements qui se produisent en ce moment, utilisez le présent dans vos légendes. Les photos historiques sont une exception évidente à cette règle, car vous devriez utiliser le passé[11][12].
    Un des avantages du présent est de pouvoir donner un sens d'immédiateté et d'augmenter l'impact de la photo sur le lecteur.
Évitez l'humour si ce n'est pas approprié. Si la photo que vous décrivez présente un évènement sérieux ou sombre, n'essayez pas de faire de l'humour. Les légendes amusantes ne doivent être utilisées que lorsque la photo est une blague ou un évènement amusant qui est fait pour faire rire le lecteur[13].
N'oubliez jamais les crédits et les citations. Chaque photo doit inclure le nom du photographe ou de l'organisme qui en possède les droits. Dans les magazines et les publications photographiques, les photos indiquent même des détails techniques relatifs à la prise (par exemple l'aperture, la vitesse, la lentille, etc.[14])
    Lorsque vous écrivez les crédits, il n'est pas nécessaire de l'indiquer de manière évidente avec des mots comme « crédits à » ou « photo par » si l'information est présentée de manière consistante et compréhensible. Par exemple, vous pourriez les écrire en italique ou dans une police plus petite.

2
Faire ressortir l'histoire avec la légende

Utilisez-la pour dire quelque chose au lecteur. Lorsqu'il regarde la photo, il va généralement ressentir certaines émotions et recevoir certaines informations (en se basant sur ce qu'il voit sur la photo). La légende, en retour, devrait lui donner des informations qu'il n'a pas vues lorsqu'il a regardé la photo. En clair, la légende est là pour apprendre quelque chose au lecteur à propos de la photo[15].
    Elle doit intriguer le lecteur pour qu'il creuse plus loin dans l'histoire et recherche plus d'informations.
    La légende doit aussi éviter de répéter des aspects de l'histoire. La légende et la photo doivent se compléter et éviter de répéter des informations.
Évitez les jugements. Les légendes doivent être informatives et elles ne doivent pas juger ou critiquer. À moins que vous ayez pu discuter avec les gens sur la photo pour leur demander ce qu'ils ressentent ou pensent, ne faites pas de suppositions en vous basant sur leur apparence sur la photo. Par exemple, ne dites pas : « clients mécontents qui font la queue » à moins que vous soyez sûr qu'ils étaient mécontents[16].
    Le journalisme est fait pour être objectif et informatif pour le lecteur. Les journalistes sont censés présenter les faits d'une manière objective et permettre aux lecteurs de se faire leur opinion.
Ne vous inquiétez pas de la longueur. Une photo peut en dire plus que des centaines de mots, mais parfois quelques mots sont nécessaires pour mettre la photo dans son contexte. Si une description longue est nécessaire pour donner du sens à la photo, ce n'est pas un problème. Même si vous voulez être le plus clair et le plus bref possible, ne limitez les informations que vous mettez dans la légende si elles peuvent être utiles[17][18].
Écrivez dans un langage du quotidien. Le journalisme en général n'a pas besoin de langage trop compliqué. Mais il n'utilise pas non plus de clichés ou d'argot. Les légendes doivent suivre les mêmes conditions de base. Écrivez vos légendes dans un langage de la vie de tous les jours, comme vous parleriez à votre famille en leur montrant la photo en question. Évitez les clichés et l'argot (ainsi que les acronymes). N'utilisez pas de mots compliqués s'ils ne sont pas nécessaires[19].
    Si la photo s'accompagne d'une histoire, essayez d'utiliser le même ton dans la légende que celui utilisé dans l'histoire[20].
Incluez des éléments moins importants. Les histoires qui accompagnent les photos ont tendance à parler de quelque chose en particulier et évidemment, à raconter une histoire. S'il y a une information utile pour comprendre la photo, mais si elle n'est pas nécessaire pour raconter l'histoire, mettez-la dans la légende au lieu de la mettre dans l'histoire[21].
    Cela ne veut pas dire que les légendes ne sont utilisées que pour y mettre des informations inutiles, mais plutôt des éléments qui ne sont pas essentiels au reste de l'histoire. Voyez la légende comme une petite histoire qui inclut des éléments utilisés à l'intérieur de l'histoire elle-même.
    Une fois de plus, vous devez vous souvenir que la légende et l'histoire doivent se compléter l'une l'autre. Évitez les répétitions.
Déterminez la ponctuation à utiliser. Si la photo représente simplement une personne (par exemple un portrait) ou si c'est une photo d'un objet en particulier (par exemple un parapluie), vous pouvez mettre le nom de la personne ou de l'objet dans la légende sans aucune ponctuation. Dans d'autres cas, vous pouvez utiliser des phrases incomplètes, mais cela va dépendre de la publication et des conditions qu'elle pose[22].
    Voici un exemple de légende sans ponctuation : « Toyota 345X boite manuelle ».
    Voici un exemple qui illustre la différence entre une légende complète et une légende incomplète : « l'actrice Ann Levy fait un tour en Acura 325 sur le circuit de test britannique à Londres » (complète), « Tour en Acura 325 » (incomplète).
Simplifiez les descriptions dans les autres légendes. S'il y a plusieurs photos dans la même histoire qui montrent le même lieu, la même personne ou le même évènement, il n'est pas nécessaire de répéter les mêmes détails dans chaque légende. Par exemple, si vous présentez la personne dans la première légende en utilisant son nom complet, vous pouvez ensuite vous y référer par son nom de famille dans le reste des légendes[23].
    Vous pouvez supposer que le lecteur a vu la photo et lu la légende des photos précédentes, car vous avez probablement choisi un certain ordre pour raconter l'histoire.
    Vous pouvez aussi éviter de mettre trop de détails dans la légende si l'histoire elle-même donne déjà beaucoup de détails. Par exemple, si l'histoire raconte les détails de l'évènement, vous n'avez pas à répéter ces détails dans les légendes.
Indiquez les photos retouchées. Les photos peuvent parfois être élargies, réduites ou coupées pour s'adapter à une situation, une histoire, une page, un espace, etc. Ce genre de changement ne doit pas être expliqué, car il ne change pas ce qui apparait sur l'image. Cependant, si vous avez modifié la photo d'une autre façon (par exemple en changeant la couleur, en supprimant un élément, en en ajoutant un autre, en mettant en valeur un élément, etc.), vous devez l'indiquer dans la légende[24].
    Il n'est pas nécessaire d'indiquer clairement ce que vous avez changé, mais vous devriez au moins le mentionner.
    Cette règle s'applique aussi aux méthodes photographiques comme des prises de vue à intervalle régulier, etc.
Envisagez d'utiliser une formule de légende. Jusqu'à ce que vous preniez l'habitude d'écrire des légendes, vous devriez commencer avec une certaine formule. Éventuellement, vos légendes vont commencer à suivre cette formule ou quelque chose de similaire sans que vous ayez à y penser. Mais jusqu'à ce que cela devienne automatique, vous devez suivre la formule pour vous assurer d'inclure les éléments nécessaires[25].
    Voici un exemple de formule : [nom] [verbe] [objet direct] pendant [nom de l'évènement] à [nom du lieu]à [ville] le [jour de la semaine], [date] [mois], [année]. Vous pouvez aussi ajouter la raison ou la manière de ce qu'il s'est passé.
    Voici un exemple écrit avec cette formule : « les pompiers de Dallas (nom) luttent (verbe au présent) contre un incendie (objet direct) qui s'est déclaré à la mairie (lieu) de Dallas (ville) le jeudi (jour de la semaine) 1er (date) juillet (mois) 2004 (année) »[26].

3
Éviter certaines erreurs

Évitez d'être arrogant. L'arrogance dans les légendes est le fait des journalistes qui les écrivent sans se soucier de leurs lecteurs ou qui se contentent de quelque chose de facile à écrire. Cela pourrait sembler égoïste, car l'auteur se soucie plus de lui-même que des lecteurs qui essayent de déchiffrer ce que la photo et l'histoire racontent[27].
    Cela peut aussi se produire lorsque l'auteur essaye une nouvelle technique ou quelque chose d'intelligent pour se faire bien voir. Il n'est pas nécessaire de faire compliqué. Gardez les choses simples, claires et précises.
Évitez les suppositions. Dans le journalisme comme dans la vie de tous les jours, les suppositions sont une mauvaise chose. Elles pourraient se produire au niveau du journaliste, du photographe ou même de quelqu'un au journal au moment où l'article est mis en place. Ne faites pas de suppositions à propos de ce qu'il se passe sur la photo et des individus qui se trouvent dessus. Trouvez la vérité et ne tirez que des conclusions sures[28].
    Il en va de même pour le style et le format. Si vous n'êtes pas sûr du format demandé par la publication, posez la question. N'en utilisez pas un que vous aimez qui devra être complètement changé plus tard parce que vous n'avez pas pris la peine de poser la question.
Ne vous relâchez pas. Cela se produit lorsque vous ne vous souciez pas de ce que vous faites ou lorsque vous ne trouvez pas que la situation est assez importante pour vérifier vos informations. Le résultat de ce comportement pourrait se manifester sous forme de fautes d'orthographe, de noms erronés, de légendes qui ne correspondent pas aux photos, de photos qui ne correspondent pas à l'histoire, etc. Si vous êtes fier de votre travail, faites de votre mieux du début à la fin[29].
    Cela peut aussi se produire lorsque quelqu'un essaye d'utiliser une autre forme de langage dans la légende et ne vérifie pas si elle a été bien écrite. Google Translate ne va pas vous aider à vérifier que vous avez bien écrit la légende !
N'oubliez pas que la légende est un fait. En tant que journaliste, tout ce que vous écrivez, que ce soit dans l'histoire ou dans la légende, est considéré comme un fait par vos lecteurs. Ils supposent légitimement que vous avez fait vos recherches et que ce que vous dites est juste. Si vous avez été trop paresseux ou laxiste pour faire le travail, vous risquez de rapporter des informations incorrectes à de nombreuses personnes[30].
    N'oubliez pas aussi qu'une fois que l'information se retrouve « dans la nature », il va être difficile de la corriger. C'est d'autant plus difficile si l'information est liée à un évènement tragique, stressant ou qui n'est pas encore terminé.

Conseils

La photo et la légende doivent se compléter. Elles doivent raconter une histoire ensemble. Vous devriez éviter les répétitions. Une légende devrait expliquer ce qu'il se passe, quand et où. La photo devrait surtout provoquer une réaction émotionnelle[31].
Selon les journaux, les légendes peuvent porter d'autres noms.
Les légendes des photos de National Geographic sont un bon exemple de légendes de photojournalisme. Il est célèbre pour la qualité de ses photos, mais la plupart d'entre elles dans le magazine incluent une histoire. Cependant, la plupart des lecteurs ont tendance à regarder la photo en premier, à lire la légende, à regarder la photo une deuxième fois avant de décider s'ils veulent lire l'histoire. Une bonne légende devrait permettre au lecteur de prendre la décision après avoir regardé la photo de lire l'article.
En tant que photographe, vous devez toujours avoir un carnet et un crayon sur vous pendant que vous prenez des photos. Servez-vous du temps entre chaque prise ou pendant que vous attendez un certain sujet pour noter le nom des gens sur les photos avec la bonne orthographe[32].

Avertissements

Lorsque vous écrivez des légendes, réfléchissez à celles que vous avez lues et qui vous ont embrouillé. Par exemple, certains organes de presse utilisent des photos générales pour illustrer une histoire parce qu'ils n'ont pas de photos de l'évènement. Même si ce n'est pas un problème en soi, il devrait être indiqué que la photo ne représente pas l'évènement tel qu'il s'est produit.

Sources et citations

↑ http://www.poynter.org/2002/hot-tips-for-writing-photo-captions/1753/
↑ http://nwscholasticpress.org/2012/09/30/follow-these-simple-techniques-to-write-the-perfect-caption-every-time-to-intrigue-inform-readers-2/
↑ http://www.poynter.org/2002/hot-tips-for-writing-photo-captions/1753/
journalisme photo écrire
https://fr.wikihow.com/%C3%A9crire-de-bonnes-l%C3%A9gendes-de-photojournalisme

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Fri 22 Dec 2017 - 20:09

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Le 21 décembre est le jour le plus court de l’année mais saviez-vous que celui où le soleil se couche le plus tôt est... déjà passé ? | Atlantico.fr

Thu 21 Dec 2017 - 20:37

Atlantico : Ce 21 décembre a lieu le solstice d'hiver. Correspond-il toujours au jour le plus court de l'année ? Pourtant, il apparaît que le jour où le soleil se lève le plus tard n'est pas le 21 décembre. Comment cela est-il possible ?
Michel Capderou : Le jour le plus court de l'année ne tombe pas forcément le 21 décembre. Cela peut être le 22 (comme en 2011 ou 2015 par exemple). Mais le moment du solstice est malgré tout très précis. Cette année, il aura lieu le 21 décembre à 17h27.

Effectivement, ce n'est pas ce jour-là que le soleil se lève le plus tard, ni se couche le plus tôt. C'est le Mardi 12 décembre que le soleil s'est couché le plus tôt.
Et il se lèvera le plus tard le dimanche 31 décembre. Durant cette période, les jours sont à peine plus longs que le 21 décembre, mais c'est bien ce jour-là qui reste le plus court de l'année.

A quoi est dû cet écart ? Pourquoi ce n'est pas le jour du solstice d'hiver que le soleil se lève le plus tard et se couche le plus tôt ?
Ce phénomène est dû à ce qu'on appelle l'équation du temps et qui est la différence entre le temps solaire moyen et le temps solaire vrai. Le temps solaire moyen est constant : avec lui, une journée fait 24 heures. Alors que le temps solaire vrai est variable. Pourquoi ces deux heures ne sont pas exactement les mêmes ? D'une part, l'orbite de la Terre n'est pas circulaire mais un peu elliptique. Il y a un différentiel de 1,6% entre ce qu'on appelle l'apogée – le point où la Terre est la plus éloignée du soleil – et le périgée – le point où la Terre est la plus proche du soleil. A titre de comparaison, sur Mars, cet écart est de 9%, de 20% sur Mercure. D'autre part, le plan équatorial de la Terre n'est pas dans le plan de l’écliptique – elle est penchée par rapport au plan de son orbite autour du soleil.

Ces deux effets font que, à certains moments, la Terre va un peu plus vite sur son orbite. C'est le cas fin décembre lorsque la Terre est au plus proche du soleil. Le temps solaire vrai n'est donc pas régulier, contrairement au temps solaire moyen qui est constant.

C'est pour cela que le temps entre les deux midis solaires, le vrai et le moyen, varie. Et comme le lever du soleil et le coucher du soleil sont symétriques par rapport au midi solaire vrai, les heures de lever et de coucher bougent elles-aussi. Le 13 décembre est donc le jour, cette année, où le soleil se couche le plus tôt (on parle de coucher précoce), mais ce n'est pas le jour le plus court.

La latitude et la longitude ont-elles une influence sur les heures de lever et de coucher du soleil ?
Le temps solaire vrai du lever et du coucher de soleil varie en fonction de la latitude et cela joue légèrement sur le jour de coucher précoce. Plus on va vers le nord et plus la date de ce coucher précoce est tard. Sur le territoire de la métropole, il y a une variation de 4 jours concernant le jour où le soleil se couche le plut tôt.

La longitude a également une influence, mais uniquement sur la différence entre le temps solaire moyen et l'heure de la montre. En France métropolitaine, entre Strasbourg et Brest (en gros à la même latitude) qui sont à la même heure légale, l’écart de temps solaire moyen entre ces deux villes est de 42 minutes. La variation de temps solaire due à la longitude est d'une heure pour 15° de longitude (13° d’écart entre Strasbourg et Brest).

Pourquoi la Terre accélère-t-elle lorsqu'elle s'approche du soleil ?
C'est dû à ce qu'on appelle la deuxième loi de Kepler et qui date de 1609 : quand deux corps sont soumis à la gravitation, plus l'un est près de l'autre et plus il va vite. Le périgée est le 3 janvier. C'est une date fixe, indépendantes des saisons. La terre accélère à ce moment. Cela a une influence, notamment sur le climat. La théorie de Milankovitch, qui est basée sur les paramètres orbitaux de l’orbite terrestre, explique très bien les variations climatiques à long terme (comme la période glaciaire à l’époque préhistorique).

temps
http://www.atlantico.fr/decryptage/21-decembre-est-jour-plus-court-annee-mais-saviez-que-celui-ou-soleil-se-couche-plus-tot-est-deja-passe-michel-capderou-3259916.html

Requiem pour un ministère fou

Mon 18 Dec 2017 - 04:55

Oh Malraux si tu savais !

Bien sûr, Emmanuel Macron n’était pas là le jour où André Malraux a inauguré la Maison de la Culture d’Amiens… Le 19 mars 1966 est néanmoins resté gravé comme une date clé de l’histoire de la politique culturelle française. Ce jour-là, par l’un de ses discours au ton et à l’inspiration inimitables, Malraux réaffirme les bases de l’action de son jeune ministère et légitime l’impérieux devoir qu’il fait à l’État de soutenir et protéger la création artistique.

Dans le monde de l’après-guerre fracturé en deux blocs, entre lesquels la France tente de restaurer son prestige de grande Nation éclaireuse, Malraux voit un péril mortel pour l’Humanité dans ce qu’il appelle « les usines de rêve ». Entendons par là les industries culturelles qui ont pris essor avec le cinéma, et dont l’objet est de remplir de vide spirituel le temps laissé vacant par les loisirs récemment conquis. Pour Malraux,

« Ces usines si puissantes apportent les moyens du rêve les pires qui existent, parce que les usines de rêve ne sont pas là pour grandir les hommes, elles sont là très simplement pour gagner de l’argent. Or, le rêve le plus efficace […], c’est naturellement celui qui fait appel aux éléments les plus profonds, les plus organiques et, pour tout dire, les plus terribles de l’être humain et avant tout, bien entendu, le sexe, l’argent et la mort ».

À la redoutable efficacité des machines qui produisent et diffusent les images de mort, Malraux oppose la force intemporelle et universelle des œuvres de l’esprit qui éclairent le destin de l’Homme à travers les siècles et les continents : « Les seules images aussi puissantes que les images de sang, ce sont les images d’immortalité. »
Grandeurs et misères de la démocratisation

C’est sur cette base que le premier ministre des Affaires culturelles donnera à son projet la double mission d’organiser l’accès de tous aux grandes œuvres de l’esprit et de soutenir la création artistique. Il s’agissait, comme l’a écrit Jean Caune, de « produire une culture contemporaine », en donnant en partage un patrimoine que les artistes vivants viendraient réinterpréter pour garantir son immortelle puissance émancipatrice. Ainsi conçue, la politique culturelle est avant tout un combat : il s’agit de dresser une sorte de cordon sanitaire autour de la culture dite cultivée, que Malraux entend protéger des « démons » enfantés par le lucre industrialisé.

On sait aujourd’hui que ce projet – qualifié a posteriori et de façon très réductrice de « démocratisation culturelle » – a échoué. Il est vrai qu’il portait en lui ses propres limites. Très vite en effet, il est apparu que pour être efficace, la politique culturelle ne pouvait s’abstenir de prendre en compte, en même temps que la culture cultivée, les cultures populaires. Ainsi vint le temps de la revendication d’une démocratie culturelle, phénomène ascendant censé équilibrer le mouvement descendant de la démocratisation culturelle. Dès lors le mot d’ordre sera celui de la créativité, dont Jack Lang fera son cheval de bataille : chaque individu recelant un talent créatif, il suffirait de lui donner l’occasion et les moyens de l’exprimer pour que la messe culturelle soit dite.

Le malheur fut que sous couvert d’objectifs soi-disant démocratiques parés d’intentions fort généreuses, ce mouvement s’est opéré dans la plus grande confusion. Au point qu’il a fini par déboucher sur ce que Malraux redoutait par-dessus tout : une forme de relativisme culturel mortifère non seulement pour l’ensemble de la société, mais pour le ministère de la Culture lui-même.
La Fête de la musique, un événement annuel voulu par Jack Lang en 1982. Wikipedia
Toute la culture vient de là

Car pour établir une relation équitable entre culture cultivée et culture populaire, encore aurait-il fallu prendre la peine de définir la seconde pour lui donner ses lettres de noblesse. Lesquelles résident dans la capacité des cultures populaires à produire des formes esthétiques exprimant les aspirations d’un groupe donné à un moment donné, et susceptibles de nourrir des représentations symboliques universelles.

Ainsi, la culture dite cultivée est fondamentalement le produit d’une mise en forme syncrétique des innombrables cultures populaires qui ont jalonné, exprimé, illustré et transmis l’histoire de l’Humanité. Que ces expressions dites populaires irriguent en permanence la culture cultivée est donc dans l’ordre naturel des choses de la culture. Les exemples en sont légion, des chants traditionnels au hip-hop, en passant par le jazz ou le rock. S’il n’avait pas d’abord fait rire dans les cours de ferme, Molière n’aurait jamais eu l’occasion de se rire de la cour… et on ne le jouerait plus aujourd’hui.

Mais cela ne veut pas dire que la créativité peut se substituer à la création. Le prétendre relève de la pure supercherie, et ne peut déboucher que sur un désastreux malentendu. Car le travail de création artistique, qui inlassablement renouvelle la culture, exige une maîtrise des formes qui ne s’improvise pas : s’il n’avait pas été en concurrence avec Corneille et Racine pour obtenir les faveurs du roi, Molière n’aurait pas atteint l’excellence qu’on lui reconnaît… et on ne le jouerait plus aujourd’hui.

Or de même que la maîtrise des formes est une condition de la création, la maîtrise des codes est indispensable au travail culturel, qu’on le veuille ou non, qu’on le déplore ou qu’on s’en satisfasse. L’ignorer, c’est vouer à l’échec tout processus démocratique de mise en culture de l’art, c’est condamner à une vie séparée culture cultivée et culture populaire, c’est consacrer des pratiques culturelles socialement distinctes et distinctives. Et c’est aussi, et peut-être surtout, jeter la culture populaire dans les bras avides des industries culturelles. Lesquelles peuvent produire le meilleur quand la puissance publique les protège de leurs propres appétits lucratifs. Mais lesquelles sont avant tout, et intrinsèquement, de formidables machines à fabriquer une culture de masse sans âme qui fait feu de tout bois, sans autre projet que le profit financier généré par l’obsession du divertissement.

Or si la créativité ne se confond pas avec la création, le divertissement n’est pas équivalent à la délectation. Si tel était le cas, toutes les chaînes de télévision programmeraient Molière en prime time, et les centres dramatiques n’auraient aucun mal à élargir et renouveler leur public.
Bête de scène

Dans le triangle sensoriel-sensible-symbolique qui contient le processus de création artistique et de mise en culture de l’art, le travail culturel se concentre sur le lien entre sensible et symbolique : celui qui permet de déconstruire des propositions esthétiques individuelles, pour construire des représentations éthiques collectives. La consommation culturelle suscitée et organisée par les industries du divertissement est pour sa part totalement indifférente à ce processus : seule l’intéresse la dimension sensorielle, celle qui procure un plaisir immédiat, déconnecté de toute opération symbolique.

De ce point de vue, on ne peut qu’être frappé par la façon dont les commentateurs de tout poil ont insisté sur les qualités de « bête de scène » prêtées à Johnny Hallyday, lors des longues journées d’enflure médiatique qui ont suivi son décès. Le caractère physique, voire animal de ses prestations scéniques, a été longuement salué – un psychanalyste allant jusqu’à souligner sa « stature phallique »… Et dans l’hommage qui lui a été rendu a éclaté, dans toute sa puissance, la relation compassionnelle qu’il avait su entretenir, tout au long de sa remarquable carrière, avec le public nombreux qui l’accompagnait de façon inconditionnelle.

« L’idole-copain », pour reprendre les termes d’Edgar Morin, était sans conteste passé maître dans l’art de se faire désirer. Il avait un talent exceptionnel pour susciter l’empathie, pour distiller à bon escient bonnes et mauvaises nouvelles, pour faire rêver de ses succès et pleurer de ses malheurs. Revendiquant la banalité de ses aspirations pour mieux rendre spectaculaire leur mise en scène, Johnny Hallyday était un authentique virtuose du show-business. Doué d’un sens des affaires hors du commun, il se donnait d’autant plus volontiers à son public qu’il savait très exactement ce que ses fans attendaient de lui : une relation charnelle, directe, dont les albums studio attisaient le désir, autant que les albums live entretenaient le souvenir.

Pour autant, son immense succès commercial fait-il de lui un « artiste exceptionnel », comparable à Victor Hugo et digne du Panthéon de la chanson française, comme l’ont affirmé des personnalités politiques de haut rang ?

Faire de lui une icône du rock français au motif qu’il a introduit le rock’n roll en France dans les années soixante, n’est-ce pas faire insulte aux musiciens qui, depuis des dizaines d’années et bien souvent dans l’ombre, explorent et redéployent l’esthétique rock dans de nombreux courants et sous-courants véritablement populaires ? Certes, Johnny Hallyday bénéficiait d’une immense popularité. Mais le mot est piégé. Inventé par les industries culturelles pour glorifier la culture de masse, il tend à faire croire que le caractère populaire d’une proposition artistique se mesure au nombre de disques ou de billets vendus.
Johnny Halliday à ses débuts. D. Friar
L’État piégé

Le piège fonctionne à merveille. Cela fait vingt ans déjà que l’État est tombé dedans : dès 1997, on a pour la première fois ajouté aux missions historiques du ministère de la Culture celle de « veiller au développement des industries culturelles ». Et dans une totale confusion des genres, c’est la ministre chargée de cette mission, Catherine Trautmann, qui avec bonheur inventera les Scènes de musiques actuelles (SMAC) pour que s’y développent les musiques populaires… tandis qu’au même moment la France se couvre des Zéniths si chers à Johnny !

Dans les heures et les jours qui ont suivi le décès de Johnny Hallyday, le piège s’est cruellement refermé : entre une ministre de la Culture souhaitant un « hommage national » pour l’idole des (ex-)jeunes, et un président de la République lui rendant officiellement un hommage « populaire » à l’occasion de ses obsèques, tout porte à croire que l’on a durablement renoncé, rue de Valois, à tenter d’organiser des relations équitables entre culture cultivée, culture populaire et culture de masse.

Dès lors une question demeure, lancinante : à quoi peut bien encore servir un ministère de la Culture ?

culture
http://theconversation.com/requiem-pour-un-ministere-fou-89288

Escapade chez nos cousins acadiens - La Croix

Sun 10 Dec 2017 - 11:28

Dans la « vraie » vie, elle se nomme Irène Belley. Chaque année, à la belle saison, vêtue d’un fichu et d’une blouse à fleurs vieillotte, elle devient Dorine, une quinquagénaire à la langue bien pendue qui raconte aux visiteurs du « village de la Sagouine », à Bouctouche, la douloureuse saga des Acadiens.

Les Acadiens ? Des Français qui, venus du Poitou et d’Anjou, ont fait souche et prospéré, à partir de 1604, avec l’aide des Indiens micmacs, d’abord sur l’île sainte-Croix puis dans tout l’est de l’actuel Canada, sur le territoire de la province aujourd’hui nommée Nouveau-Brunswick, entre la baie de Fundy et la baie des chaleurs, près de Caraquet. Las, insiste Dorine, en 1713, par le traité d’Utrecht, Louis XIV cède aux Anglais une partie des territoires « français » sur lesquels vivent les Acadiens.

En 1755, les Anglais, qui se préparent à une nouvelle guerre contre la France, imposent aux 13 000 Acadiens un serment d’allégeance à la couronne britannique, avec l’éventualité de devoir prendre les armes contre la France. Devant leur refus massif, ils sont déportés dans les colonies anglaises (les futurs États-Unis). Quelques décennies plus tard, ceux qui ne sont pas morts de maladie ou de faim au cours de ce « grand dérangement » (c’est le terme consacré) seront autorisés à revenir sur leur territoire d’origine désormais exclusivement dominé par l’anglais et les Anglais.

Sauvés par la pomme de terre et leur joie de vivre

Village de la Sagouine./Paula Boyer

Village de la Sagouine. / Paula Boyer

« Ce qui nous a sauvés, insiste Dorine, c’est la pomme de terre et notre joie de vivre ». Cette joie de vivre, le « village de la Sagouine », avec ses maisons en bois, son phare, son poste de douane, son pont d’accès en zigzag, ses personnages hauts en couleur, la cultive avec moult spectacles et concerts de groupes acadiens comme celui du violoneux Abel Cormier. Dans ce village, on fait un saut dans les années 1940-1950.

C’est aussi un voyage dans le temps que propose, près de Caraquet, le « village historique acadien » avec ses 40 maisons anciennes venant des quatre coins de la province. La plus récente est de 1949, la plus ancienne remonte à 1770, date à laquelle un certain Jean Martin est revenu de déportation. Des « interprètes » en costume d’époque y racontent l’histoire des Acadiens, leurs coutumes ancestrales et leurs métiers traditionnels.

En déambulant de maison en maison, on acquiert néanmoins la conviction que langue et culture acadiennes sont bien vivantes. Il a pourtant fallu deux siècles pour que le bilinguisme s’impose au Nouveau-Brunswick et qu’il y ait des lycées et une université francophones. Dorine reprend : « Nous le devons à Louis J. Robichaud, premier Acadien devenu premier ministre en 1960. Lui avait dû aller au Québec pour étudier le droit. » Elle insiste : « avec ses écoles et ses hôpitaux, l’Église catholique romaine nous a également beaucoup aidés. Et puis il y a eu Antonine Maillet. »

Prix Goncourt 1979, cette écrivaine rendue célèbre par La Sagouine et Pélagie-la-charrette a largement contribué à rendre aux Acadiens leur fierté et à renouer avec le fil de leur histoire. « Nos ancêtres ont été déportés car ils voulaient garder notre langue, notre culture, notre religion catholique. Pour que nos petits-enfants continuent à parler français, il faut nous battre. Quand je vais dans les écoles, je dis aux jeunes : “arrêtez de swicher l’english”, insiste Dorine.

Un tiers des habitants du Nouveau-Brunswick sont francophones

Aujourd’hui, un tiers des habitants du Nouveau-Brunswick sont francophones. Mais, ils ont un parler bien à eux : ils ne mangent pas des toasts mais des « roties », ils « amarrent » les lacets de leurs chaussures, « embarquent dans un char » (une voiture), prennent une « assurance mourant » (assurance vie), boivent des verres de « tchekafaire » (quelque chose) et ainsi de suite.

Bleu blanc rouge avec une étoile jaune, le drapeau de la province s’affiche partout, y compris sur la façade peinte des maisons, des phares ou sur des boîtes aux lettres. Cela renforce le charme d’une escapade sur ces rivages et dans ces bourgs aux maisons colorées en bois sagement alignées, qui respirent tranquillité et prospérité.

C’est un pays attachant de forêts, de marais salés et de dunes, de tourbières (rouge vif à l’automne, leur spectacle est éblouissant), d’estuaires, de lagunes abritées, d’eau douce et salée. La mer n’est jamais très loin et dans la baie de Fundy, les marées peuvent atteindre 14 mètres : elles dévoilent, lorsque l’eau se retire à Hopewell, le pied d’étranges rochers surnommés « pots de fleurs » : creusés par les flots à la base, leur tête est couverte de végétation. La pêche est un sport national qu’il s’agisse de celle au bar rayé pratiquée, à la ligne, par les amateurs sur les plages, ou celle au homard qui mobilise les professionnels à Shédiac notamment.

Le homard bleu son emblème touristique

Comme la « tarte au sucre » et la « poutine » (frites couvertes de fromage et de sauce), ce crustacé, vendu à prix modéré, se trouve sur toutes les tables de cette province qui a fait du « homard bleu », pourtant excessivement rare, son emblème touristique. En autres curiosités aquatiques, le centre marin de Shippagan en possède quelques exemplaires d’un étonnant bleu vif tandis que Shédiac se vante de posséder le plus gros du monde, installé au milieu d’un carrefour : cette sculpture orangée en béton, longue de 11 mètres, large de 5, pèse 90 tonnes ! Les touristes adorent grimper dessus et s’y photographier.

Dans ce port propret, Ron Cormier, un ancien pêcheur reconverti dans le tourisme, propose des « croisières homard ». Pendant la virée dans la baie, il sert avec humour force explications sur ce crustacé, sa pêche (taille minimum à respecter, etc.) et sa cuisson. Pour finir, on déguste à bord un homard cuit juste ce qu’il faut, avec une salade de chou.

Amateurs de nature comblés

Dans ce Nouveau – Brunswick, moins connu que le Québec – et c’est bien dommage –, les amateurs de nature sauvage seront comblés. Ils n’auront que l’embarras du choix : marcher sur les sentiers autour de la baie de Fundy ; observer, à Saint Andrews, des baleines, des phoques, des aigles chauves au cours d’une sortie en zodiac ; guetter du haut d’un tour en bois des ours noir en liberté à Acadieville, chez Richard Gauguin, un conducteur de bus qui, l’été, a tissé au fil des ans une étrange relation avec ces plantigrades dans un coin de forêt qui lui appartient ; découvrir des sternes dans les dunes du parc national de Kouchibouguac ou des balbuzards pêcheurs près de Caraquet ; admirer les étonnantes peintures couleur bonbon vif de l’église Sainte-Cécile de Petite Rivière  ; ou encore se passionner pour les étonnantes fleurs carnivores dans les tourbières de l’île de Miscou.

Les plus courageux grimperont au sommet du phare construit au XIXe siècle sur la pointe Birch pour éviter les nombreux naufrages : de là-haut, la vue est éblouissante sur la mer, la côte et les tourbières. Partout, l’accueil des cousins acadiens sera chaleureux. Alors, n’hésitez plus, faites vos valises, pardon, « paquetez vos hardes ! ».

Acadie Canada
https://www.la-croix.com/Culture/Art-de-vivre/Escapade-chez-cousins-acadiens-2017-12-10-1200898328?google_editors_picks=true

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Tue 5 Dec 2017 - 08:10
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America
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Trump s’attaque à deux régions protégées de l’Utah

Tue 5 Dec 2017 - 08:09

Pour ceux qui ont passé des vacances dans l’Ouest américain, la zone est quasi inaccessible. A 300 kilomètres du barrage sur le Colorado de Page-Lake Powell, à deux heures de route après Monument Valley, ce territoire navajo où John Ford tourna avec John Wayne La Chevauchée fantastique (1939) et Le Massacre de Fort Apache (1948) : il s’agit du parc de Bear Ears (littéralement « les oreilles de l’ours ») dans l’Utah, territoire de canyons rouges et de vestiges pueblo, dont Barack Obama avait annoncé en 2016 la protection.

Lundi 4 décembre, à Salt Lake City, la capitale de l’Utah, Donald Trump a annoncé la réduction dramatique de la surface de ce parc, qui fait partie des 129 « monuments nationaux américains » (moins protégés que les 59 parcs nationaux) : « Il y a des gens qui croient que les ressources naturelles devraient être contrôlées par une poignée de bureaucrates distants à Washington. Eh bien devinez quoi ? Ils ont tort. Les familles et les communautés de l’Utah sont celles qui connaissent et aiment le mieux leur terre, et vous savez mieux comment prendre soin de cette terre », a déclaré Donald Trump, qui va réduire de 85 % la taille de cette zone protégée de 5 500 kilomètres carrés (un département français). Un second parc sera divisé par deux : il s’agit du Grand Staircase Escalante, lui aussi dans l’Utah et protégé par Bill Clinton en 1996.

La décision d’Obama accédait à une demande des Nations indiennes de la région (Pueblo, Hopi, Navajo, Ute). Sa décision avait été immédiatement contestée par les Républicains locaux, qui veulent pouvoir exploiter économiquement ces territoires. La décision avait choqué car elle a été prise dans l’interrègne, le 31 décembre 2016, entre l’élection de M. Trump et sa prise de fonctions. Dès son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump avait demandé à son secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, de faire un rapport sur les 27 monuments nationaux créés depuis 1996. Ce dernier a remis un rapport cet été, estimant que les présidents américains avaient fait depuis vingt ans un usage excessif de leur droit et préconisé de réduire la taille de six parcs.
Le « pouvoir des agences fédérales » attaqué

A 56 ans, Ryan Zinke est un natif du Montana, proche du Parc national des Glaciers, qui n’a plus de glaciers que le nom tant ils ont fondu. Il est pourtant avec le climatosceptique de l’Oklahoma, Scott Pruitt, directeur de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), l’un des bras armés de l’administration pour défaire les législations fédérales sur l’environnement.

Lire aussi : Trump gagne inexorablement la « guerre des agences »

En tant que ministre de l’intérieur, Ryan Zynke règne sur les territoires fédéraux et les affaires indiennes. Un pouvoir considérable dans les Etats de l’Ouest américain, que contestent les populations locales, comme le résumait à la mi-novembre Geno Palazzari, électeur de Donald Trump, responsable de la communication de la ville minière de Gillette dans le Wyoming : « Obama a décidé de transformer en monuments nationaux des domaines dont personne n’avait jamais entendu parler », proteste M. Palazarri. « Vous ne pouvez pas comprendre pourquoi l’Etat fédéral continue de prendre des terres. Il faudrait prendre ces décisions en passant par le Congrès, pas par des technocrates. Ce qui agace les gens dans les Etats de l’Ouest, c’est le pouvoir des agences fédérales. Le gouvernement possède la moitié du territoire du Wyoming et dicte ce que nous devons faire. »

Selon une étude du Congrès de mars 2017, les terres fédérales représentent 28 % du territoire états-unien (cinq fois la superficie de la France), essentiellement en Alaska (61 % du territoire est fédéral) et dans l’Ouest (Nevada, 84 % ; Utah, 65 % ; Oregon, 53 % ; Wyoming, 48 % ; Californie, 46 %) tandis que les territoires indiens représentent 225 000 kilomètres carrés (40 % de la France).
Précédent politique

Donald Trump, en réduisant la taille de deux monuments nationaux, ne change rien à cette donnée – les territoires déclassés resteront fédéraux —, mais offre à ses amis Républicains de l’Utah une victoire politique. « Notre territoire public est fait pour être utilisé par le public, pas pour des intérêts particuliers », a déclaré Ryan Zinke, applaudi par les Républicains de l’Utah, qui veulent exploiter ces territoires. « Nous sommes reconnaissants de la décision d’aujourd’hui, qui va permettre aux éleveurs de reprendre leur rôle de gardiens de la nature et de moteur des économies rurales », a déclaré le patron du Syndicat des éleveurs, Craig Uden. En réalité, les bêtes sont déjà autorisées à aller dans les pâturages. De même, les sociétés minières ne semblent pas particulièrement intéressées par Bear Ears.

Donald Trump et les Républicains tentent de créer un précédent politique. Les 3 000 manifestants qui protestaient à Salt Lake City contre M. Trump et les associations de défense de l’environnement l’ont bien compris. « Et c’est quoi la suite, président Trump ? Le Grand Canyon ? », a demandé la présidente du Conseil national de défense des ressources nationales (NRDC), Rhea Suh. Ce n’est pas la première fois qu’un président réduit la taille d’un parc national : en 1915, Woodrow Wilson avait réduit de moitié la taille du parc du mont Olympe (Etat de Washington, près de Seattle) en raison des protestations des exploitants forestiers, tandis que Franklin Roosevelt avait réduit en 1940 de 290 kilomètres carrés la taille du Parc national du Grand Canyon à la demande des éleveurs.

La nouveauté est que la décision du président Trump devrait ouvrir la voie pour la première fois à une bataille judiciaire pour savoir si l’Antiquities Act, de Theodore Roosevelt, qui permet depuis 1906 au président de protéger des sites d’intérêt scientifique et historique, donne aussi au président le pouvoir de les déclasser. Les réductions précédentes n’avaient pas été attaquées. Avec une possibilité, si Donald Trump perd, de rendre irrévocables les frontières des zones protégées, mais avec le risque, en cas de victoire, de désacraliser la protection de ces territoires.
Résistance des populations amérindiennes

Pour montrer qu’il ne contestait que les excès des décisions prises depuis vingt ans, M. Zynke a proposé la création de trois monuments nationaux supplémentaires : l’un à camp Nelson, dans le Kentucky, où furent entraînés des soldats afro-américains pendant la guerre de sécession ; un deuxième à Jackson, dans le Mississippi, dans la maison du militant des droits civiques Medgar Evers, assassiné en 1963 ; le troisième dans le Montana, à Badger-Two Medicine, lieu sacré des indiens Pieds-Noirs. En clair, oui à la mémoire de l’esclavage ou des populations précolombiennes, non au gel d’immenses territoires au développement économique.

Cette offensive a lieu alors qu’un non-dit concerne les populations natives américaines. « Nous allons nous lever et nous battre à fond », a déclaré au New York Times Russell Begaye, président de la Nation Navajo, expliquant que le gouvernement avait déjà pris « des millions d’hectares de la terre de mon peuple ». Les populations amérindiennes vivent dans un dénuement tragique, frappées par un chômage endémique (20 % chez les Crow, 42 % chez les Navajos, plus de 80 % chez les Cheyennes) et vivent sur des terres peu exploitées économiquement.

Lire aussi : Dans le Nebraska, la terre contre le pétrole

Le contraste est saisissant avec les villes qu’ont fait pousser les Américains dans le désert, telle Las Vegas (600 000 habitants) au prix de deux barrages et d’un assèchement partiel du Colorado. Pendant qu’elles combattent les Monuments nationaux, les populations de l’Utah poursuivent un autre objectif, créer un pipeline de 270 kilomètres pour pomper l’eau du Colorado stockée dans le lac Powell – qui n’est qu’à moitié plein — et alimenter la ville-champignon de Saint George, située 150 kilomètres à l’est de Las Vegas, comme le relate le Los Angeles Times. Depuis 1990, sa population a triplé pour atteindre 160 000 habitants et elle pourrait atteindre 400 000 d’ici à 2060. Derrière l’annonce symbolique de Donald Trump, un conflit majeur sur la durabilité du développement des Etats semi-désertiques de l’Ouest américain.

America
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Sun 3 Dec 2017 - 14:00
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Var : il abîme sa Ferrari sur un dos d'âne, la mairie doit l'indemniser

Wed 29 Nov 2017 - 00:13

Cet homme a trouvé la bonne astuce. Après avoir heurté sa voiture sur un ralentisseur, il a réussi à prouver que celui-ci n'était pas aux normes.
ne Ferrari et un dos d’âne, en général ça ne fait pas bon ménage. Et c'est bien sûr le cas ici. En franchissant ce ralentisseur installé à Roquebrune-sur-Argens, une commune du Var, la sportive italienne, dont la garde au sol n'excède pas l'épaisseur d'une sole meunière, vient heurter le béton. La peinture rouge est arrachée ; le spoiler avant, légèrement endommagé, rapporte Nice Matin.

Le propriétaire, un habitant de Roquebrune-sur-Argens, est évidemment rouge de colère. Il va alors avoir l'astucieuse idée de se renseigner sur les normes qui régissent ces dos d'âne artificiels. Et fait constater par huissier que celui-ci n'a pas les dimensions légales. La mairie a bien demandé une contre-expertise, mais a perdu. L'ouvrage était légèrement trop haut, un petit centimètre.
Et du coup, cerise sur le ralentisseur, le propriétaire de la Ferrari va être indemnisé : 2.000 euros de réparation de carrosserie et remboursement des frais d'huissier. Belle victoire du cheval cabré sur un dos d’âne. De peur que les pilotes de Porsche, Maserati, Lamborghini se manifestent, la mairie va faire expertiser tous les autres ralentisseurs.

ralentisseurs
http://www.rtl.fr/actu/insolite/var-il-abime-sa-ferrari-sur-un-dos-d-ane-la-mairie-doit-l-indemniser-7791159613

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Tue 28 Nov 2017 - 18:51

Amélioration de photos trop pixellisées

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La pollution lumineuse ne cesse d'augmenter

Mon 27 Nov 2017 - 09:20
lumiere pollution-lumineuse
http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/pollution-pollution-lumineuse-ne-cesse-augmenter-24742/
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