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 La revue de web de Kat

Orange envoie le dernier Télégramme de France

Fri 4 May 2018 - 08:18

L'opérateur historique Orange a envoyé ce début de semaine, ce qui se présente comme le tout dernier télégramme de l'histoire française.

Ce lundi à 23h59, le service du télégramme français géré par Orange a envoyé le dernier télégramme de l'histoire en France avant de fermer définitivement ses portes.

Le message en question aura été le suivant : "C'est une page de l'histoire des Télécoms qui se tourne au profit des nouvelles technologies -STOP- Bon vent et merci à tous nos collègues qui faisaient encore fonctionner ce service - STOP et FIN".

Le message était adressé à la communauté des Zagrum, un groupe Facebook totalement indépendant qui rassemble des salariés d'Orange. C'est Christophe Ndi, fondateur du groupe Facebook qui l'a ainsi envoyé à lui même et partagé sur le réseau social.

Le "petit bleu" signe ainsi la fin de l'histoire du télégramme en France, une histoire lancée le 24 mai 1844 qui avait perdu en intérêt au fil du temps pour ne plus être utilisé qu'à de rares occasions par quelques entreprises ces dernières années. D'ailleurs, le dernier télégramme "client" a été émis ce lundi à 21h05.
Le service avait malgré tout évolué au fil des années. Les particuliers qui souhaitaient envoyer un Télégramme devaient ainsi composer le 36 55 par téléphone et dicter leur texte à un téléconseiller qui recopiait et archivait le message avant de l'envoyer par courrier ou de le transmettre par téléphone au destinataire selon les options choisies par le client.
En 2017, Orange rapporte avoir envoyé 38000 Télégrammes. Le service, plus vraiment adapté aux autres moyens de communication concurrents se montrait également particulièrement onéreux : entre 7,49€ et 19,43€ en fonction du nombre de mots. Désormais l'heure est au SMS et messagerie instantanée, STOP et FIN.

telecom tout-fout-le-camp
https://www.generation-nt.com/orange-envoie-dernier-telegramme-france-actualite-1953510.html

Les assureurs veulent à tout prix mettre la main sur votre profil génétique | Slate.fr

Fri 4 May 2018 - 07:55

Pour l’heure, en France, la loi protège l'intimité génétique de chacun. Mais la Suisse est sur le point de craquer. Et demain, les assurances trieront-elles leurs clients en fonction de leurs gènes? 3 mars 2018

Êtes-vous le seul propriétaire de vos gènes? Qui d’autre que vous peut avoir accès au prodigieux coffre-fort informatif que constitue votre patrimoine génétique? Durant des millénaires ces questions ne se posèrent pas: personne ne disposait de la clef. Et les assurances privées n’avaient pas été inventées. Vint la découverte de l’ADN. C’était dans la seconde partie du siècle dernier. Puis tout s’emballa dans l’ivresse d’une quête scientifique et médicale aux parfums d’eldorado.

Les assureurs sont très intéressés par nos données

Inaccessible, le coffre-fort génétique devint visible. Puis de plus en plus accessible. Se substituant aux cartomanciens, les généticiens annonçaient des miracles prédictifs. L’esprit de conquête, de lucre et la publicité suivirent: vous pouvez aujourd’hui (un prélèvement de salive, quelques cheveux ou une goutte de sang suffisent) connaître quelques aperçus d’une vérité personnelle, génétique et généalogique. Il vous suffit pour cela de contacter 23andme (c’est l’exemple le plus célèbre) ou l’une des entreprises similaires –comme la belge DNAVision du transhumaniste français Laurent Alexandre.

Dans ce nouveau contexte, quid de la préservation de l’intimité biologique héréditaire? Rempart contre cette irrésistible dynamique planétaire au service de la transparence génétique: la France, ses valeurs et son corpus législatif de bioéthique. Officiellement, tout y est verrouillé depuis les premières lois de 1994 transposées dans l’article 16-10 du code civil:

«L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l'examen, après qu'elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l'examen.»

Or la situation évolue aujourd’hui à très grande vitesse, outre-Atlantique mais aussi en Suisse:
«Notre gouvernement vient de soumettre au Parlement un projet de loi sur l’analyse génétique humaine. C’est un modèle du genre, ce texte prend en compte la subtilité des enjeux en une dentelle juridique destinée à protéger les citoyens de tout abus et à leur garantir la maîtrise de leur génome, explique à Slate.fr le Dr Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse. Cette loi fait comme si notre pays était un monde étanche, fermé sur lui-même. La réalité, celle du marché mondial du séquençage et de la loi de la jungle qui y règne, n’est qu’à peine évoquée. Mais il n’y a pas que cela.»
Il poursuit:
« La politique suisse a aussi, comme celle des autres pays, ses forces qui sont loin d’avoir la défense de la personnalité de chacun comme objectif. Ainsi, sous pression du lobby des assureurs, une commission du Parlement chargée d’une première lecture de ce projet de loi lui a infligé un sérieux coup de canif. Elle a demandé que les assurances sur la vie –ou celles couvrant l’invalidité– puissent exiger, à partir d’un certain montant de couverture, d’avoir accès à toutes les analyses génétiques déjà effectuées par la personne. Que ce soit dans un cadre médical ou de manière libre, sur internet par exemple.
Si le Parlement accepte ce que lui propose sa commission, les citoyens suisses feront bien d’éviter toute analyse génétique, y compris sur internet (les clauses de confidentialité n’empêchent pas toujours de vendre la liste des clients). Ils feraient bien aussi de refuser de participer à toute bio-banque et aux recherches susceptibles de séquencer leur génome. Sans indication médicale vraiment impérative, le mieux pour eux serait de rester dans le vieux monde de l’ignorance génétique. Car il est dans l’ordre des choses que si le Parlement ouvre cette brèche, quantité d’autres lobbies voudront aussi accéder à l’intimité génétique de chacun.»
En France
Qu’en est-il en France? Ce questionnement s’inscrit dans le cadre général de la connaissance par les assureurs des «données de santé», données dites «sensibles» et qui, à compter du 25 mai prochain, feront l’objet du «Règlement général sur la protection des données» (RGPD). Pour l’heure ces données sont clairement protégées par un ensemble de dispositions incluant le secret médical et le respect d’un code de bonne conduite. Si l’on excepte les contrats d’assurance complémentaire santé (collectifs ou individuels) qui interdisent la prise en compte de ces données et les indemnisations de dommages corporels, ce sont les contrats d’assurance en cas de décès et ceux inhérents à des emprunts bancaires importants (pour projets immobiliers notamment) qui sont ici concernés.
«Dans certains cas, la déclaration sur l’honneur peut être suffisante, précise-t-on à Slate.fr auprès de la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Dans d’autres situations, en fonction des montants, une visite médicale peut être demandée ainsi que des investigations complémentaires. Mais dans tous les cas le cadre général de la protection des données est impérativement respecté.»

On peut y ajouter les récentes «dispositions relatives au “droit à l’oubli”», dont peuvent désormais théoriquement bénéficier les malades guéris de pathologies qui, hier, leur interdisaient l’accès aux assurances.
Cette situation apparaît d’autant plus solide que l’interdiction qui est faite aux assureurs français d’avoir recours aux tests génétiques est inscrite à la fois dans le code de la santé publique, dans le code des assurances et dans le code pénal (sanctions prévues: jusqu’à 225.000 euros d’amende).
«Tous les traitements de données de santé sont fortement encadrés, outre le respect de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 et du pack de conformité assurance de la CNIL, tous les traitements de données de santé sont couverts par le secret professionnel, ce qui implique l’intervention d’un médecin conseil ou d’un membre du personnel spécifique, souligne-t-on auprès de la FFA. Et l’entrée en application du RGPD ne modifiera pas le fondement légal de ces traitements.»
«Vous cibler pour vous vendre tel ou tel produit, ou éventuellement vous refuser telle ou telle assurance»
Il est difficile d’imaginer que cette situation restera très longtemps figée. Les puissants opérateurs français de l’assurance (et ceux, internationaux, de la réassurance) ne cachent nullement leur intérêt pour l’évolution du cadre et des pratiques dans le monde anglo-saxon.
«Pour notre part, si nous devions exprimer un regret, ce serait celui de ne pas pouvoir avoir accès aux données publiques françaises anonymisées dont dispose notamment aujourd’hui l’Assurance Maladie», nous explique-t-on auprès de la FFA. Une Assurance Maladie qui vient d’ailleurs d’être mise en demeure par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’améliorer sous trois mois son système de protection informatique des milliards de données personnelles de santé qu’elle détient.

Aucune volonté chez les assureurs français de violer les libertés individuelles et le secret médical. Mais bien le souci assurantiel consubstantiel d’ajuster au mieux leurs calculs pour des prises maximales de profit fondées sur une connaissance approfondie du risque.
De ce point de vue les assureurs français sont dans une situation paradoxale, corsetés dans leur impossibilité d’avoir une connaissance des risques prédictif –et ce alors que ces mêmes risques sont de plus en plus fréquemment et planétairement affichés par les premiers concernés (voir «Nebula Genomics» ou «Patientslikeme»). Cette dynamique est d’autant plus rapide que les prix des tests génétiques ne cessent de s’effondrer et que chacun peut y avoir accès (y compris en France où ils sont officiellement interdits).
«Il faut ici faire la part entre les simples “analyses génétiques” désormais facturées une centaine d’euros et les “séquençage complet” de l’ADN, de l’ordre du millier d’euros, auxquels il faut ajouter le coût des interprétations, nous explique le généticien moléculaire Bertrand Jordan. Outre-Atlantique les premiers succès ont été assurés à 23andMe par l’engouement massif pour la quête génétique généalogique de ses origines –et ce alors que la solidité des informations à prétention médicale pouvait aisément être mises en doute. Puis vinrent les contrats entre ces firmes et celles des entreprises pharmaceutiques.»
Au final, selon Bertrand Jordan, «23andMe» aura réussi à accumuler un ensemble de données génétiques et cliniques auxquelles l’industrie pharmaceutique accorde aujourd’hui une grande valeur –tout en faisant financer cette collecte par les patients eux-mêmes.
«Profils génétiques, informations médicales, et bientôt séquence d’ADN (obtenue dans le cadre des contrats passés avec Genentech, Pfizer ou d’autres), tout cela intéresse beaucoup de monde, assurances, marketing pharmaceutique, qui peuvent, au vu de ces informations, vous cibler pour vous vendre tel ou tel produit, ou éventuellement pour vous refuser telle ou telle assurance, écrivait déjà Bertrand Jordan dans la revue Médecine/Sciences en 2015.
Les garanties que donne l’entreprise ne peuvent être totalement rassurantes: on a vu avec Google et Facebook comment ces promesses pouvaient se diluer au fil du temps, ou même être carrément oubliées, et on sait aussi qu’une séquence d’ADN “anonyme” peut assez facilement être rattachée à une personne précise. Notre “intimité génétique’” est en danger (…), le problème est général, mais particulièrement aigu pour ce qui concerne notre santé et notre génome. Oui, décidément, nous risquons bien d’assister à la fin de la vie privée, ou tout au moins d’une certaine idée de l’intimité.»
Trois ans plus tard, la menace ne cesse de croître. Et le citoyen français informé des menaces et des enjeux, ne peut que regretter que le sujet soit étrangement absent de l’agenda de ses États généraux de la bioéthique –une entreprise pourtant démocratique qui nous interroge officiellement sur «le monde que nous voulons pour demain».

À dire vrai, depuis un siècle ou presque, assureurs ou pas, l’alternative finale ne change guère: Aldous Huxley ou George Orwell.

Généalogie génétique RGPD
http://www.slate.fr/story/158233/assureurs-genes

Bulletin : l’appli qui fait remonter les infos locales

Tue 24 Apr 2018 - 19:02

Vous avez une âme d’investigateur… Vous en avez toujours rêvé, Google l’a fait ! Le moteur de recherche se lance dans l’information locale dont vous êtes l’auteur. Exit le carnet de note, un smartphone suffira et c’est parti.

Faîtes entendre la voix de votre communauté

Le géant Google est actuellement en train de tester une nouvelle application. Bulletin vous permettrait de publier de l’info locale, sur l’actualité de votre quartier ou de votre ville. Le nom de l’application a notamment été pensé pour partager l’actu des écoles ou des clubs sportifs selon les informations repérées par Slate et confirmées par Google. Si vous savez prendre des photos et envoyer des messages, vous saurez écrire un article Bulletin.

Comment ça marche ?

Bulletin est simple et gratuit. Avec cette appli, vous partagez un article sur le web en prenant une photo ou une vidéo à laquelle vous pouvez y ajouter du texte. Et tout cela depuis votre smartphone ! Pas besoin de créer blog ou site web. Pour l’instant, l’appli n’est qu’un projet pilote, accessible à Nashville dans le Tennessee ou à Oakland en Californie. Si vous souhaitez déposer votre candidature pour participer au projet, il vous faudra demander un accès anticipé.

Quelles sont les particularités de Bulletin ?

Un troquet sympa dans le 11e ou une tombola dans votre bourgade dimanche prochain ? L’appli vous aide à raconter les évènements qui gagnent à être connus. Une fois que votre âme journalistique a fait le travail, vos articles sont publiés en public. Ils sont faciles à trouver via la recherche Google, les réseaux sociaux ou à l’aide de liens envoyés par e-mail et dans des applications SMS-MMS. A part le téléchargement de l’application, aucune configuration n’est requise pour créer un feuillet puisqu’un Smartphone suffit.

Pour en savoir plus, c’est par ici. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSflVrcKXSMhrrX5mdrf4lZAv1vxclru3h3I2BCMI6ybD3lvdQ/viewform

journal local partage
https://www.commentcamarche.net/news/5871364-bulletin-l-appli-qui-fait-remonter-les-infos-locales

50 ans après, Mai 68 est encore le symbole des divisions françaises

Tue 24 Apr 2018 - 10:50

Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes.

Alors que l'agitation sociale est forte en France en ce printemps 2018, d'aucuns se mettent à comparer 2018 à 1968. Or, comme le dit l'adage, comparaison n'est pas raison, surtout quand l'on soumet les faits à l'analyse historique. Mai 68 a connu trois phases: une phase étudiante, une phase sociale et une phase politique. Peu s'intéressent aux causes de Mai 68 préférant s'attarder aux conséquences et à l'instrumentalisation politique qui en est faite. De même, dans les réunions de famille, Mai 68 reste un sujet de discorde parfois entre les baby-boomers et leurs enfants: les uns pensent que Mai 68 est responsable de tous les maux de la France depuis lors; d'autres préfèrent entretenir la légende dorée autour de ce mois historique. Les historiens travaillent en oubliant ce clivage et en croisant leurs sources. Le clivage droite-gauche s'est parfois joué sur la reconnaissance ou non que Mai 68 est bien une référence historique incontournable de notre société.

Mai 68, un phénomène social et mondial

Bien plus qu'un problème idéologique qui aurait concerné le plus souvent une minorité de jeunes et d'intellectuels, Mai 68 est d'abord un problème social à l'origine. La jeunesse veut rompre avec la France de la Seconde Guerre mondiale (résistante et héroïque) et les guerres coloniales. Elle lutte contre la guerre du Vietnam et pour la liberté sexuelle. Mai 68 est un mouvement étudiant et ouvrier qui débouche sur une crise politique, une quasi-crise de régime. Mai 68 a été un "test d'effort" pour nos institutions. Les ouvriers et les employés ont des salaires très faibles et des cadences de travail infernales. Des augmentations salariales sont espérées.

Il n'y a pas que la France qui est touchée. Partout dans le monde, les jeunes crient leur envie de liberté de parole et leur opposition au capitalisme américain; l'envie d'écouter du rock, etc. Cela dit, cela touche une partie de la jeunesse, celle qui sera dans les rues de Paris et des grandes villes de province - qu'on oublie souvent; on oublie souvent aussi que les lycéens ont lancé le mouvement dès 1967 sous la forme des CAL (comités d'action lycéenne).

Mai 68, une ligne de fracture?

50 années après, Mai 68 occupe toujours une place très importante dans les représentations des Français, dans leurs références. Cela fait partie des références que les Français nouent avec le passé comme la Guerre d'Algérie, les deux guerres mondiales. Mai 68 marque les mémoires, sans doute davantage que la fin de la Guerre d'Algérie ou que la prise du pouvoir par la gauche en 1981. De très nombreux articles et ouvrages tentent d'expliquer les raisons et les influences ; certains veulent en finir avec l'héritage soi-disant nocif de l'héritage de la référence "68" ; certains cherchent à en dresser un droit d'inventaire; enfin, d'autres voient en Mai 68 le début d'une autre ère. C'est plus compliqué que cela. Toujours est-il que Mai 68 fait partie du patrimoine historique français. Toutefois, les 50 ans de Mai 68 semblent avoir une portée plus importante que les précédents anniversaires décennaux. 1988 semble avoir été un tournant avec une génération 68 qui a pris le pouvoir, le pouvoir culturel notamment. Dans les ouvrages parus, il y a soit de la nostalgie, soit de la rancœur récurrente. Mai 68 est devenu peu à peu une référence essentielle.

Mai 68 responsable de tous les maux de la France?

Les hommes politiques instrumentalisent la mémoire de Mai 68: Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2007 s'adresse à ses sympathisants à Bercy et s'improvise procureur de Mai 68; il veut "tourner la page une fois pour toutes". Mai 68 serait responsable de tous les maux de notre pays. Actuellement, dans le débat politique, il n'est pas rare d'entendre que la "génération 68" est gâtée et qu'une fois arrivée à la retraite, elle pourrait mieux aider les jeunes générations qui souffrent. Ce n'est pas bien perçu: c'est comme si on imputait à des millions de gens qui ont entre 65 et 80 ans la responsabilité des difficultés actuelles de la France. C'est injuste et pas très historique. Simone Veil, dans un ouvrage de 2007, Une Vie, est beaucoup plus nuancée que l'ancien président Sarkozy; elle parle d'une contestation des hiérarchies, des patrons, des ministres, entre autres. Son propos reste neutre et très réaliste, passionnée par Mai 68, mais pas surprise.

La gauche revendique très peu l'héritage de Mai 68; c'est l'extrême-gauche qui en parle, car la révolution n'a pas eu lieu en 68 et certains espèrent encore le Grand Soir. En 1981, François Mitterrand n'incarne pas du tout l'héritage de Mai 68; son parcours en témoigne et même si le "Changer la vie" reprend l'un des slogans de Mai 68. Mitterrand n'a pas une vision libertaire du socialisme. Les Verts sont sans doute les plus près de l'esprit de 68. Mais les propos de Nicolas Sarkozy en 2007 ont permis à certains cadres de la gauche de reprendre à leur compte l'héritage de Mai 68, en en faisant un véritable marqueur identitaire.

Si Mai 68 est si souvent accusé de tous les maux, c'est parce que l'événement lui-même est complexe. Souvent, on colle des étiquettes sur l'événement, ce qui ferme finalement le débat. Si on parle autant de Mai 68 n'est-ce pas pour essayer de trouver soit des solutions aux maux actuels ou bien des boucs-émissaires? L'héritage de Mai 68 est très difficile à manier et le faut-il d'ailleurs? Sans doute que nous avons besoin de recul pour apprécier encore mieux cette histoire sociale et politique, très mouvementée.

Mai 68, une révélation plus qu'une révolution

Mai 68 ne fut pas une révolution comme certains de ses opposants le disent. Ce fut pour beaucoup une révélation, une contestation, une accélération de la prise en compte de revendications déjà datées. Mai 68 ne fut pas non plus un combat intergénérationnel. Dans les manifestations de rue, jeunes et aînés défilaient ensemble. Ils avaient souvent des demandes sociales similaires, espérant que l'avenir serait meilleur, alors que la croissance battait son plein. Chacun a voulu profiter des fruits de la croissance et personne chez les manifestants n'a souhaité prolonger trop longtemps le mouvement tout comme les services d'ordre n'ont jamais cherché à tuer des manifestants.

Enfin, Mai 68 a-t-il été l'événement qui a plongé la France dans une ère très individualiste comme certains le disent ou l'écrivent? Non ; loin s'en faut. Il y a là un contresens, car les slogans de Mai 68 demandent une émancipation collective. Mai 68 est de même une période où la sexualité est abordée, mais pas de façon majeure et débridée comme les tenants d'un retour à l'ordre moral le laisse entendre. Mai 68 pense à une société d'entraide afin que tous aient un travail. Le chômage est résiduel à l'époque avec environ 500.000 chômeurs, mais il inquiète beaucoup les familles des futurs diplômés de l'Université.

Au final, Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes.

Eric Alary est l'auteur de IL Y A 50 ANS : MAI 68 !, paru en octobre 2017 aux éditions Larousse

livre mai68
https://www.huffingtonpost.fr/eric-alary/50-ans-apres-mai-68-est-encore-le-symbole-des-divisions-francaises_a_23412186/

DOSSIER. Et si on réparait pour ne plus jeter? 1/2 - Var-Matin

Wed 18 Apr 2018 - 08:41

ET SI ON CONSOMMAIT AUTREMENT? Episode 9. Pour lutter contre l’obsolescence programmée et déjouer les pièges des fabricants, de plus en plus de "Repair Café" voient le jour. Il en existe déjà quatre dans le Var... Reportage à La Seyne-sur-mer, où une petite équipe de bénévoles répare gratuitement de vieux appareils électroménagers pour leur donner une nouvelle vie.

La visite commence par... une panne de courant. A peine a-t-on franchi la porte de l’ancienne école Eugénie-Cotton de la Seyne-sur-mer que la lumière nous joue déjà des tours. "De temps en temps, on fait sauter les plombs", s’amuse d’entrée Sylvie Desez, en nous présentant les lieux. Bloc-notes en mains et petites lunettes posées sur le nez, la co-fondatrice et trésorière du "Repair Café" a le sens de l’accueil.

"Personne n’a envie de jeter, il y a un réflexe écolo dans l’âme"

En l’occurrence, chaque "client" est ici accueilli avec un café et une fiche à remplir. "On note le nom, la marque de l’appareil, son année, et le problème rencontré, détaille Sylvie. Après, les réparateurs s’en occupent un par un".

"Beaucoup viennent par souci d’économie, explique la trésorière. Mais dans l’ensemble, personne n’a envie de jeter, il y a un réflexe écolo dans l’âme".

Créé en octobre 2015, le Repair Café de la Seyne-sur-mer est la première structure de ce type à avoir vu le jour dans le département. Une petite fierté pour sa cofondatrice. Car le concept, lui, est né en Hollande il y a une dizaine d’années déjà. Et force est de constater qu’il n’a pas fini de se développer...

En France, chaque habitant produit près de 22 kg de déchets électroniques. Alors pourquoi jeter lorsqu’on peut encore réparer?
Paul s'attaque à la centrale vapeur de Valérie. Avant de pouvoir régler le problème, le tout est d'abord de mettre le doigt dessus...
Paul s'attaque à la centrale vapeur de Valérie. Avant de pouvoir régler le problème, le tout est d'abord de mettre le doigt dessus... G.A.

C'est quoi le problème?

C’est pour cette raison que Valérie a poussé les portes du Repair Café. "J’ai vu un émission l’autre jour à la télé qui parlait de l’obsolescence programmée et de ce type d’endroit". Elle a aussitôt été séduite par le côté "civique" de la démarche. Cette Valettoise qui travail dans le secteur social avoue être "très sensible au fait de ne pas jeter". Une question de "bon sens".

"Souvent, déplore-t-elle, les réparateurs disent qu’une réparation coûterait plus cher que le produit lui-même!" Carabistouilles...

Pour Paul comme pour les autres réparateurs présents ce jour-là, "il y a toujours un moyen de réparer". La trentaine, le cheveu en bataille, Paul vient pour "aider les autres", mais aussi pour acquérir sur le tas "plus de compétences sur les machines de tous les jours". C’est son grand truc dans la vie. Réparer...

A ses heures "gagnées", le jeune homme, qui a suivi des études de génie mécanique à La Garde, est livreur de pizzas et DJ en boîte de nuit. Il intervient aussi bénévolement dans un foyer pour enfants. Un CV hybride qui l’a conduit à se retrouver ici, dans cette ancienne salle de classe dédiée aux réparations. Et il ne regrette pas. D’abord, par pur "souci écologique". Ensuite, parce qu’il "adore manipuler".
Pour Jean, qui est en train de réparer la machine à coudre de Michelle, "une panne est faite pour être réparée".
Pour Jean, qui est en train de réparer la machine à coudre de Michelle, "une panne est faite pour être réparée". G.A.

La solution: réparer pour faire durer

Après déjà une année d’existence, le Repair Café seynois avait par exemple pu "traiter l’équivalent d’une tonne d’objets qui serait partie à la déchetterie sans nous". Une grande victoire pour Sylvie. Car toutes les semaines, de nouvelles personnes affluent. Si bien que "chaque mois, plusieurs centaines de kilos de ferraille et de plastique" sont en quelque sorte économisées...

En ce mercredi après-midi pluvieux, trois réparateurs électroménagers sont présents: Paul, Michel, et Jean. Il y a aussi trois couturières: Françoise, Mona et Mony. Tous sont bénévoles et "motivés à l’idée de rendre service" à tous ces gens embarrassés avec leurs appareils électroménagers défaillants.

Valérie, par exemple, est en galère avec sa centrale vapeur. "Elle repasse plus mal qu’un fer à repasser", souffle-t-elle, dans l’attente d’un diagnostic précis. Face à elle, Paul a déjà déballé la trousse à outils. "Oh là, c’est pas tout neuf, ça". Mais alors, docteur, c’est grave? "A mon avis, jauge-t-il à première vue en agitant une clé de 13, les circuits d’eau doivent être encrassés".

Il n’avait jamais ouvert de centrale à vapeur jusqu’ici, mais cela n’a pas l’air de l’impressionner. "Il doit y avoir une occlusion quelque part, sans doute à cause du tartre et du calcaire. Ca peut aussi être un problème de contacteur", préconise-t-il sous le regard inquiet de la propriétaire de la machine.
Parfois, "il n'y a malheureusement plus rien à faire" pour sauver certains appareils. C'est le cas de ce grille-pain.
Parfois, "il n'y a malheureusement plus rien à faire" pour sauver certains appareils. C'est le cas de ce grille-pain. G.A.

Les réparateurs bénévoles voient de tout. Du taille-haie électrique à la tronçonneuse, en passant par un vieux poste radio d’avant-guerre ou un orgue électronique... A eux de s’adapter, de localiser la panne et de trouver la solution.

"Pour elle, c'était Noël avant l'heure"

"Un jour, raconte Paul, tout en désossant minutieusement la centrale vapeur de Valérie, on m’a ramené une guirlande de Noël, il y avait 200 LED à vérifier à la loupe, une par une, car s’il y en a une qui claque, c’est tout le circuit qui claque". Au bout de plusieurs heures de boulot, la propriétaire de ladite guirlande est repartie avec un objet qui fonctionnait à nouveau. "Pour elle, c’était Noël avant l’heure".

Un taux de réussite de plus de 50%

A la table d’à côté, Michel s’est lancé dans une opération à cœur ouvert sur un micro-ondes capricieux. "Tu vas nous faire un compteur Linky avec ça?", chambre Robert, un habitué des lieux. Les "Transform’Acteurs" ont beau être des génies, ce ne sont pas encore des magiciens. Ainsi, comme le précise Sylvie, "le taux de réussite de réparations est d’un peu plus de 50%".
Le Repair Café de La Seyne dispose aussi de trois couturières capables de vous raccommoder un jean en deux temps trois mouvements.
Le Repair Café de La Seyne dispose aussi de trois couturières capables de vous raccommoder un jean en deux temps trois mouvements. G.A.

Jean, lui, est sur le point d’en finir avec la machine à coudre de Michelle, une retraitée de l’Education nationale. On le sent concentré, limite imperturbable. Jean fait partie de ces "touche à tout" qui, dès lors qu’il s’agit de manier un outil, n’ont "peur de rien". Pas même d’une vieille machine Singer qui remonte à un temps où l'obsolescence programmée n’existait pas encore. Pour lui, la panne est un vilain mal qu’il faut combattre par la racine. "Tout ce qui ne fonctionne pas m’énerve", dit-il, en remontant la bête à l’aide d’un petit tournevis plat.

 "Ils disaient sur la notice de s’adresser à un magasin Singer, sauf qu’il n’y en a plus ici…"

Face à lui, Michelle est tout sourire. "Il y avait un problème à cause de deux petites pièces qui étaient sorties. Mais ils disaient sur la notice de s’adresser à un magasin Singer, sauf qu’il n’y en a plus ici…" Passée cinq minutes entre les mains du sorcier seynois au tournevis plat, la machine est finalement repartie pour quelques années. "Fantastique". Michelle a trouvé "(son) héros".

Alors qu’à l’entrée de la salle patientent encore un appareil à raclette ainsi qu’un petit vélo de princesse, Coelia, la propriétaire du grille-pain éviscéré, doit se rendre à l’évidence. "Il est mort. Mais au moins, dit-elle, on aura tout essayé."

Quant à la centrale vapeur de Valérie, le diagnostic est tombé. Ses jours ne sont pas complètement finis, mais il "faudra revenir" pour une opération de la dernière chance.
Passionné de mécanique et d'informatique, Paul a appris à murmurer à l'oreille des appareils électroménagers...
Passionné de mécanique et d'informatique, Paul a appris à murmurer à l'oreille des appareils électroménagers... G.A.

Les adresses dans le Var:

Repair Café de La Seyne-sur-mer. Relais Citoyen Ouest, rue François Villon. Tous les 2e mercredi et 4e vendredi de chaque mois, à partir de 15h30. Informations sur la page Facebook. Tél: 06.51.92.02.26. Contact: repaircafevar@gmail.com

Répare-Café de Hyères. Le vendredi de 14 à 16 h 30, deux fois par mois, dans les locaux de l'association ISA, 12 rue de Verdun. Prochain rendez-vous, le vendredi 27 avril. Contact: reparecafehyeres@gmail.com. Tél: 04.94.27.42.54

Repair Café du Pays de Fayence. Chaque dernier samedi du mois, de 14 à 19 h, et tous les mercredis de 10 à 12 h, dans la maison de pays de Fayence, route de l’aérodrome. Informations sur la page Facebook/repaircafépaysdefayence ou auprès d'Anne Wulveryck. Tél. 06.73.20.59.52.

Restor Café de Draguignan (association SEL Avenir). Dans les locaux de La Fabrique, centre social et communal du centre ancien de la Ville de Draguignan, 60-62, rue de l’observance. Tél association: 06.20.78.85.99. La Fabrique: 04.98.10.32.74. contact@la-fabrique-draguignan.org. Tous les vendredis de 14 à 17 heures.

écologie
http://www.varmatin.com/conso-shopping/dossier-et-si-on-reparait-pour-ne-plus-jeter-12-223827?t=ZDcxNDQ1ODAwNTMwZmI4MjhkYWJiMzdmNjdiNmM3ZDZfMTUyNDAzMzQ1MzIxOF8yMjM4Mjc%3D&tp=viewpay

Décret n° 2017-890 du 6 mai 2017 relatif à l'état civil - Le blog de la Fédération Française de Généalogie

Tue 17 Apr 2018 - 15:27

Les actes de naissance, les actes de reconnaissance et les actes de mariage ainsi que les registres de l'état civil qui les contiennent, datant de moins de soixante-quinze ans, ne peuvent être directement consultés que par les agents de l'Etat habilités à cet effet et les personnes munies d'une autorisation écrite de l'administration des archives, conformément à l'article L. 213-3 du code du patrimoine. Au-delà de ce délai, l'accès de toute personne à ces actes et registres est régi par les dispositions du chapitre III du titre Ier du livre II du même code.
A l'exception des actes de décès dont la communication est de nature à porter atteinte, compte tenu des circonstances du décès, à la sécurité des personnes qui y sont désignées et qui est opérée conformément aux dispositions du 3° du I de l'article L. 213-2 du même code, les actes de décès sont librement communicables conformément à l'article L. 213-1 du code du patrimoine.

Généalogie
http://www.leblog-ffg.eu/2017/05/decret-n-2017-890-du-6-mai-2017-relatif-a-l-etat-civil.html

Code du patrimoine - Article L213-2 | Legifrance

Tue 17 Apr 2018 - 15:26

I. – Les archives publiques sont communicables de plein droit à l'expiration d'un délai de :

1° Vingt-cinq ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier :

a) Pour les documents dont la communication porte atteinte au secret des délibérations du Gouvernement et des autorités responsables relevant du pouvoir exécutif, à la conduite des relations extérieures, à la monnaie et au crédit public, au secret en matière commerciale et industrielle, à la recherche par les services compétents des infractions fiscales et douanières ou au secret en matière de statistiques sauf lorsque sont en cause des données collectées au moyen de questionnaires ayant trait aux faits et comportements d'ordre privé mentionnées aux 4° et 5° ;

b) Pour les documents mentionnés au 1° du I de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration, à l'exception des documents produits dans le cadre d'un contrat de prestation de services exécuté pour le compte d'une ou de plusieurs personnes déterminées lorsque ces documents entrent, du fait de leur contenu, dans le champ d'application des 3° ou 4° du présent I ;

2° Vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé, pour les documents dont la communication porte atteinte au secret médical. Si la date du décès n'est pas connue, le délai est de cent vingt ans à compter de la date de naissance de la personne en cause ;

3° Cinquante ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, pour les documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale, aux intérêts fondamentaux de l'Etat dans la conduite de la politique extérieure, à la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la protection de la vie privée, à l'exception des documents mentionnés aux 4° et 5°. Le même délai s'applique aux documents qui portent une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique, nommément désignée ou facilement identifiable, ou qui font apparaître le comportement d'une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice.

Le même délai s'applique aux documents relatifs à la construction, à l'équipement et au fonctionnement des ouvrages, bâtiments ou parties de bâtiment utilisés pour la détention des personnes ou recevant habituellement des personnes détenues. Ce délai est décompté depuis la fin de l'affectation à ces usages des ouvrages, bâtiments ou parties de bâtiment en cause ;

4° Soixante-quinze ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ou un délai de vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé si ce dernier délai est plus bref :

a) Pour les documents dont la communication porte atteinte au secret en matière de statistiques lorsque sont en cause des données collectées au moyen de questionnaires ayant trait aux faits et comportements d'ordre privé ;

b) Pour les documents relatifs aux enquêtes réalisées par les services de la police judiciaire ;

c) Pour les documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions, sous réserve des dispositions particulières relatives aux jugements, et à l'exécution des décisions de justice ;

d) Pour les minutes et répertoires des officiers publics ou ministériels ;

e) Pour les registres de naissance et de mariage de l'état civil, à compter de leur clôture ;

5° Cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ou un délai de vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé si ce dernier délai est plus bref, pour les documents mentionnés au 4° qui se rapportent à une personne mineure.

Généalogie
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=EEBF2B0BD585FA139854BC9AF1EFFFD8.tplgfr39s_3?idArticle=LEGIARTI000033155652&cidTexte=LEGITEXT000006074236&dateTexte=20180417&categorieLien=id&oldAction=&nbResultRech=

CNIL Le traitement des données à caractère personnel par les services des Archives - Le blog de la Fédération Française de Généalogie

Tue 17 Apr 2018 - 14:54

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (C.N.I.L) vient de délibérer en matière de traitement de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques le 12 avril 2012 (délibération n° 2012-113).

Les documents comportant des données à caractère personnel sont dans son collimateur, et la présente délibération va nécessairement avoir des conséquences pour les généalogistes.

La CNIL émet un principe général qui veut que les archives qui contiennent de telles données appellent une protection particulière au regard de la loi « Informatique et libertés ».

La numérisation, la publication, la diffusion ou toute autre mise à disposition sous quelque forme que ce soit ainsi que l'indexation de documents d'archives de manière nominative constituent un traitement de données à caractère personnel au sens de l’article 2 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée. Il en résulte donc que les traitements opérés sont soumis aux formalités prévues au chapitre IV de la loi de 1978.

Généalogie
http://www.leblog-ffg.eu/article-cnil-le-traitement-des-donnees-a-caractere-personnel-par-les-services-des-archives-104239924.html

Les couche-tard risquent de mourir plus jeune (et ça pourrait être à cause du travail)

Thu 12 Apr 2018 - 12:32

Des chercheurs ont étudié 500.000 personnes sur plus de six ans. Les lève-tôt ont un risque de décès 10% inférieur.

Grégory Rozières
avec AFP

stevanovicigor via Getty Images
Les couches tard risquent de mourir plus jeune (et ça pourrait être à cause du travail)

SOMMEIL - Les "oiseaux de nuit", qui se couchent tard et ont du mal à émerger du lit le matin, ont un risque de mortalité plus élevé que les couche-tôt qui aiment se lever avec le soleil, selon une étude publiée ce jeudi 12 avril.

Celle-ci a porté sur près d'un demi-million d'habitants du Royaume-Uni âgés de 38 à 73 ans. Elle montre que les couche-tard ont un risque de décès, de toutes causes, de 10% plus élevé que les couche-tôt sur la période étudié de six ans et demi. Un peu plus de 10.500 décès au total ont été relevés sur la période de six ans et demi.

Des études antérieures avaient souligné leurs taux plus élevés de maladies cardiovasculaires et de pathologies métaboliques comme le diabète. Mais cette étude est la première à explorer le risque de mortalité, note l'Université de Surrey dans un communiqué.

Des horaires de travail qu'il faudrait adapter

L'étude, réalisée à partir d'une base de données publique, est parue dans le journal spécialisé Chronobiology International.

Les participants se sont définis soit comme "une personne du matin" (27%), "plus du matin que du soir" (35%), "plus du soir que du matin" (28%), ou "vraiment une personne du soir" (9%).

"C'est un problème de santé publique qui ne peut plus être ignoré", estime Malcolm von Schantz, professeur de chronobiologie à l'Université de Surrey. Selon lui, les couche-tard devraient pouvoir bénéficier d'une plus grande flexibilité d'horaires de travail pour commencer et finir plus tard.

"Les noctambules qui tentent de vivre dans un monde du matin peuvent en subir les conséquences sur leur santé", renchérit Kristen Knutson (université Northwestern, à Chicago) co-auteure avec lui de l'article.

"Il se pourrait que les personnes couche-tard aient une horloge biologique interne qui ne correspond pas à leur environnement externe", avance Kristen Knutson en évoquant toute une variété de comportements mauvais pour la santé chez ces derniers (manque d'exercice, ne pas dormir suffisamment...).

Mieux gérer sa lumière

Les couche-tard ont plus tendance à souffrir de troubles psychologiques, de diabète, de troubles neurologiques, gastro-intestinaux et respiratoires.

Ils ont également davantage tendance, à fumer, boire de l'alcool, consommer de la caféine et des drogues illégales.

Le passage à l'heure d'été, qui coincide d'ailleurs avec une incidence plus grande de crises cardiaques, est moins bien supporté par les couche-tard, relèvent également les chercheurs. Malcolm von Schantz suggérant d'envisager sa suppression.

En attendant que les lois et les pratiques sociales évolue, peut-on se transformer en couche tôt? Il y a une part de génétique qui définit notre rythme circadien, mais il y a aussi une part environnementale, précise Kristen Knutson.

Ainsi, pour essayer de se coucher plus tôt et être plus frais le matin, il faut essayer de s'exposer dès le petit matin à la lumière. A l'inverse, il faut éviter de s'y exposer la nuit. Mieux vaut donc éviter la série télé avant d'aller dormir.

lumiere sommeil
https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/12/les-couche-tard-risquent-de-mourir-plus-jeune-et-ca-pourrait-etre-a-cause-du-travail_a_23409297/

Apple veut adapter "Fondation" d'Isaac Asimov, l'une des plus prestigieuses séries de livres de science-fiction

Wed 11 Apr 2018 - 19:43

Il ne faut pas crier victoire trop vite, car le cycle de Fondation d'Isaac Asimov a souvent failli être porté à l'écran.
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Par Gregory Rozieres

Michael Whelan
Apple veut adapter "Fondation" d'Isaac Asimov, l'une des plus prestigieuses séries de livres de science-fiction

CULTURE - Depuis quelques mois, Apple tente de se lancer dans la série pour concurrencer Netflix et Amazon. Et selon Deadline, la société pourrait bien taper un grand coup avec l'adaptation du cycle de romans "Fondation", d'Isaac Asimov. Une information confirmée par Variety, ce mardi 10 avril.

Publiée à partir de 1942 sous la formes de nouvelles de science-fiction, "Fondation" a ensuite pris la forme d'une trilogie. Et pas n'importe laquelle. En 1966, elle a été récompensée, lors du prestigieux prix Hugo, avec le titre de "meilleure série de tous les temps". Devançant notamment "Le Seigneur des anneaux". Ce prix n'a jamais été décerné depuis.

Avec le cycle des "Robots", "Fondation" est l’œuvre phare d'Isaac Asimov, inventeur du terme robotique. C'est l'un des livres préférés d'Elon Musk. Plus tard, l'écrivain a écrit plusieurs autres romans permettant de relier les deux univers qu'il a inventé et de conclure la grande histoire qu'il a inventé.

La série télévisée sera produite et scénarisée par David Goyer ("Blade", la trilogie "Dark Knight") et Josh Fridman ("Les chroniques de Sarah Connor", "Avatar 2" en préparation).

Un récit qui se joue sur des générations

Les trois tomes de Fondation narrent l'histoire d'un gigantesque empire humain galactique, quelque 30.000 ans dans le futur. Similaire à l'empire romain et centralisé, il court vers sa chute.

Un mathématicien, Hari Seldon (qui a inspiré Jean-Luc Mélenchon pour son hologramme) invente alors une nouvelle science, la psychohistoire, qui permet de prédire le futur en analysant les phénomènes sociaux et réactions des masses humaines.

Discernant cette chute annoncée et les millénaires de barbarie qui suivront, il élabore un plan, une Fondation, située à "l'autre bout de la galaxie", pour tenter de préserver la connaissance et d'établir un second empire plus rapidement.

Dans les différentes parties de l'ouvrage, Isaac Asimov met en scène des personnes à des époques différentes, qui schématisent les grandes étapes du basculement de l'Empire galactique. Si c'est une oeuvre de science-fiction, elle évoque surtout des questions liées à la psychologie et à la sociologie humaine.

De multiples adaptations avortées

Aucune date n'est pour l'instant annoncée pour l'adaptation que prévoirait Apple. Et il n'est pas non plus impossible que le projet soit avorté.

En effet, ce n'est pas la première fois que Fondation fait de l'oeil au petit ou au grand écran. Des projets de films, imaginés par la Fox, Warner Bros ou encore Sony ont émergé au fil des ans. Mais sans jamais se concrétiser.

Il faut dire que la temporalité et les sauts générationnels entre certaines nouvelles rend difficile une adaptation en films, même dans le cadre d'une trilogie. En 2014, justement, l'espoir était revenu pour les fans. HBO réfléchissait à la création d'une série dirigée par Jonathan Nolan, en charge de la série Westworld.

Mais le projet a vraisemblablement été abandonné. Reste à voir si Apple réussira à aller au bout de cette adaptation tant attendue.

asimov SF série
https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/11/apple-veut-adapter-fondation-disaac-asimov-lune-des-plus-prestigieuses-series-de-livres-de-science-fiction_a_23408462/

7 points d’éclaircissement sur le RGPD appliqué aux sites Internet | Alexandre Joly blog sur la sécurité informatique et la sensibilisation des entreprises et particuliers

Wed 11 Apr 2018 - 14:53

0 - La question à vous poser pour tout traitement

Pour toutes les données que vous souhaitez collecter et/ou que vous conserver la question principale à vous poser c'est : "Est-ce pertinent de conserver cette information et pourquoi la collectez-vous ?", si la réponse et non supprimez là ou ne la collectez pas. On reviendra plus loin dans l'article sur cette question à se poser et vous verrez que ça aide à clarifier certain point très particuliers.
1 - Consentement à demander

Comme c'est déjà le cas pour les cookies, vous devez demander le consentement de manière explicite à l'internaute pour la collecte/traitement de données personnelles telles que l'adresse IP, prénom, nom, etc. C'est valable pour tous les services : Google Analytics/Adsense/Adwords, Facebook, Twitter, AddThis, etc.

Vous avez le droit de demander le consentement soit de manière globale, pour tous les services avec une page explicative de tous les services, soit de le faire un service à la fois. Vous pouvez aussi grouper cookies et collecte de données, mais attention vous risquez de nuire à la lisibilité de l'information et une information floue est souvent cause de rejet par l'internaute. Attention toutefois à demander un consentement en bloc vous risquez de voir un refus de l'internaute juste pour un traqueur de moindre importance pour votre site, par exemple, le pixel Facebook, mais il est vrai que c'est tout de même plus simple pour l'internaute de devoir valider une seule fois.

Consentement explicite : vous n'avez pas le droit de mettre des messages du genre : "Si, vous continuez à naviguer sur notre site, vous acceptez etc." où la plupart du temps si vous ne cliquez pas sur "OK" et que vous consultez une autre page du site les cookies se mettent en place automatiquement. Vous devez donc avoir un bouton "Autoriser" et "Refuser", les termes devant être compréhensibles par un enfant, vous n'aurez pas le droit de faire des tournures très compliquées pour embrouiller l'internaute et le faire cliquer sur OUI.

Il y a toutefois des exceptions aux demandes d'acceptation de cookie, tout cookie servant au bon fonctionnement de l'application ne doivent pas être nécessairement stipulés dans les mentions légales et ne fait pas l'objet de consentement préalable à l'internaute. Cela aussi ne change pas par rapport à la précédente réglementation déjà en vigueur.
2 - Logs de serveur : un cas particulier

On est tous d'accord que dans les logs serveur d'Apache, Nginx ou IIS il y a des données personnelles tel que l'adresse IP de la personne et dans d'autres logs l'adresse e-mail de l'internaute (mail.info par exemple). Ma question à la CNIL a été de savoir si je devais demander là aussi un consentement préalable à la collecte de ces données, ce qui entre nous serait une tâche complexe à mettre en œuvre.

Du coup la réponse a été : "Pourquoi l'a collectez-vous et dans quel but ?" (mon fameux point 0), pour ma part ce n'est jamais dans des cas statistiques, c'est généralement pour faire de la recherche incident notamment en cas d'attaques ou de tentatives d'attaques informatiques. C'est important si vous utilisez un SIEM.

La durée de conservation maximale des logs ? 1 an après les données doivent être détruites (code des télécommunications), car on le voit souvent le délai de détection des APT est généralement de 3 à 6 mois, il paraît donc inutile de les conserver plus d'une année.

Doit-on demander le consentement à l'internaute ? Étant donné la finalité du traitement et la durée, vous n'êtes pas obligé de demander le consentement, mais comme vous y oblige déjà la loi informatique et libertés, vous devez en faire mention dans vos mentions légales. Ces données échappent à la CNIL sauf, si vous l'utilisez à des fin statistiques, il faudra donc en demander le consentement.
3 - Preuve du consentement

Le RGPD demande aussi que tout responsable de traitement puisse apporter la preuve du consentement de la personne qui aurait accepté un traitement, ce n'est pas nouveau c'est déjà le cas dans le droit commun. Sur ce point, je n'ai eu pour réponse uniquement : "La formalisation de la preuve de consentement pour être recevable n'a pas encore été transposée en droit Français", ce n'est en effet pas nécessaire de l'être, car c'est un règlement.

Grosso modo vous devez conserver la preuve du mieux que vous pouvez, car il y a peu de chances que nous ayons plus d'informations à ce sujet. Pour le moment, aucun texte de loi de figure à l'agenda du Parlement. Vous noterez aussi que la loi CNIL a déjà été modifiée pour se conformer au RGPD.

Il faudra notamment apporter un éclaircissement sur la preuve de consentement par les parents pour un mineur, car via un simple clic "Moi parent autorise..." ça me paraît léger.
4 - Durée du consentement

Une fois le consentement donné il n'y a pas de limite de validité, il est valable tant que l'utilisateur ne change pas d'avis. Cela concerne la collecte et le traitement des données, mais le consentement pour les cookies lui à toujours une durée maximale de 13 mois...

Attention toutefois, si vous ajoutez un nouveau service à votre site Internet, par exemple AddThis, vous devrez demander le consentement pour ce service. Si vous faites des consentements par bloc, le risque est de voir un utilisateur qui avait consenti à les refuser suite à cet ajout.

Cela va vous obliger à bien réfléchir la mise en place de nouveaux services pour vos internautes.
5 - Les formulaires

C'est aussi un cas un peu particulier, car l'internaute les remplis de son plein gré et de ça propre volonté. Cependant, vous devez tout de même pour chaque formulaire indiqué la durée de conservation des données et leurs finalités. N'oubliez pas de mentionner si vous conservez l'adresse IP, car on ne lui demande pas de manière explicite à la saisie dudit formulaire.

Pour un formulaire de demande de contact, comme me l'a dit la CNIL, si vous avez répondu à la demande, vous pouvez le supprimer directement la conservation n'étant plus pertinente le plus souvent. Bien entendu si vous souhaitez le conserver en tant que prospects dans vos bases vous en avez le droit tout en respectant la loi CNIL et le RGPD. C'est d'ailleurs souvent le cas sur les sites WordPress avec Flamingo et Contact Form 7 qui sauvegarde automatiquement les messages. Il faut juste indiquer dans vos mentions légales combien de temps seront conservées les données, honnêtement 6 mois seront largement suffisants, avec toujours un maximum d'une année.

Si l'échange doit avoir une valeur de preuve pas besoin de traitement particulier par contre comme me l'a fait remarquer Pierre Desmarais c'est surtout une question de : "degré de force probante".

Ne gardez pas les formulaires plus d'un an, le consentement lui est sans limite de validité. Au final, reprenez la question au point 0 et vous saurez si ces informations issues d'un formulaire doivent être conservées.

Vous n'êtes pas obligé d'afficher les informations au niveau du formulaire, mais un lien vers les mentions légales sur la section traitant du formulaire et une preuve de transparence en facilitant l'accès aux explications. Vous n'êtes pas obligé de faire une section par formulaire, sauf si l'un ou l'autre donne lieu à une autre finalité du traitement et/ou de sa durée.

Typiquement pour les newsletters la durée de conservation sera jusqu'à la demande de suppression de l'internaute ou si vous jugez qu'il n'est plus pertinent de lui envoyer des e-mailings, car il ne les ouvre jamais.
6 - Mise en place technique

Le plus gros chantier, vous devez l'avoir déjà fait en théorie, en effet la plus grosse difficulté pour la mise en place sur votre site Internet du consentement de l'internaute est à 90% près celui qui doit être en place pour l'acceptation des cookies.

Sur un site réalisé avec WordPress, je vous le concède, ça devient vite compliqué, il vous faudra faire le deuil de la majorité de vos plugins favoris tant qu'ils n'ont pas eu de mise à jour pour être conforme. Et d'ailleurs ne rêvez pas car il devrait déjà l'être pour les cookies, notamment AddThis, Yoast pour ne parler que de ces deux-là.

Il faut aussi voir que la simple utilisation de fonctionnalités natives de WordPress deviennent compliquées, notamment l'insertion d'une Twitter Card, il devient dorénavant impossible d'utiliser l'ajout natif de WordPress, vous devrez utiliser une autre solution... Ce sera de même pour l'insertion de vidéo Youtube, de player calameo et de carte Google Maps... En effet, ces insertions natives insèrent directement le code des services en question et il y aura collecte des données et de cookie sans consentement préalable.

Pour vous simplifier la vie vous pouvez notamment utiliser des gestionnaires de tag tel que Tarteaucitron (open-source) qui vous permettra de gérer plus de 50 services. C'est d'ailleurs ce dernier qu'utilise la CNIL pour gérer consentement et cookie sur son site Internet.
7 - Les sites de vos clients ?

Vous êtes une agence de communication et vous avez réalisé de très nombreux sites et vous commencez à vous dire : "La charge de travail pour mettre nos clients en conformité va être énorme". Vous avez raison, mais vous avez l'obligation de l'en informer, car c'est lui qui est gestionnaire de son site donc responsable du traitement des données.

Attention toutefois si vous n'avez pas livré un site conforme à la législation sur les Cookies, vous êtes en tort, car vous n'avez pas averti votre client et n'avez pas fourni une solution conforme.

Pour rappel seul le gestionnaire du site Internet est responsable de sa déclaration à la CNIL ou non. Avec le RGPD vous serez aussi responsable en tant que sous-traitant, bonne nouvelle les déclarations à la CNIL elles disparaissent en mai 2018 avec l'application du RGPD.
Remerciements :

Je tiens à remercier la CNIL pour le temps accordé, sachez d'ailleurs qu'ils sont à votre disposition pour toutes questions liées à leurs domaines et c'est vraiment appréciable.

Un très grand merci à Pierre Desmarais (@DesmaraisPierre) pour sa relecture et ses commentaires sur l'article, sans lui je l'avoue, il n'aurait pas été aussi précis et aurait laissé passer une ânerie ou deux.

Cet article n'engage bien sûr pas ces personnes, mais je tenais à les remercier.
Conclusion

Étant donné l'état actuel de la formalisation du RGPD en droit Français tout n'est pas clairement défini ni applicable en l'état. Par contre, ce que vous devez faire dès a présent c'est suivre les 6 étapes proposées par la CNIL (cf : Se préparer en 6 étapes), notamment la cartographie et les actions à mener.

D'un point de vue personnel, je comprends le but de ces réglementations et je trouve que c'est une bonne chose que de donner le droit aux usagers de pouvoir simplement se protéger. Par contre, que ce soit à nous gestionnaire du site Internet de demander l'accord pour les services externes je dois bien avouer que je trouve ça limite. Car au final c'est surtout le service externe qui va tirer le plus grand bénéfice de ces données de tracking.

RGPD
https://www.kanjian.fr/7-points-declaircissement-sur-le-rgpd-applique-aux-sites-internet.html

Loi sur les Fake news : en marche pour les leçons de Journalisme neutre et impartial

Thu 5 Apr 2018 - 12:44
libre presse
http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-fake-news-en-marche-pour-lecons-journalisme-neutre-et-impartial-eric-verhaeghe-3354163.html

La transparence, nouvelle arme du capitalisme de l’information ?

Fri 16 Mar 2018 - 08:16

Philippe Vasset et Pierre Gastineau travaillent pour Indigo Publication, un groupe média qui publie des lettres d’information sur des sujets difficiles : négoce pétrolier, industrie minière, services de renseignements… Comme Intelligence online ou La lettre A. « Des secteurs qui ne sont pas vraiment transparents », s’amuse le journaliste et écrivain Philippe Vasset en introduction à la présentation de son livre qu’il faisait au Tank dans le cadre de la 23e édition d’Aux sources du numérique.

Leur livre justement, Armes de déstabilisation massive, est consacré au phénomène des fuites massives de données, les « leaks », c’est-à-dire la diffusion massive de documents qui ne sont pas destinés à être publiques. Les deux enquêteurs en ont dénombré près de 40 depuis 2006, allant de la publication des noms de 276 agents du MI6 en 2005 par le site Cryptome aux publications de la messagerie du cabinet d’avocats portugais PLJM en août 2017 dont le principal client est la fille de l’ex-président angolais Isabel dos Santos, en passant par la publication des télégrammes diplomatiques américains sur Wikileaks en 2010, par les documents internes à la NSA par Edward Snowden, les Panama Papers, les Football Leaks… Avec une accélération considérable des fuites massives depuis 2015 : chaque mois quasiment apportant de nouvelles publications et de nouvelles révélations !

Dans leur ouvrage, ils se sont particulièrement intéressés au paradoxe de la transparence de ces fuites qui d’un côté sont l’emblème actuel de la transparence la plus radicale, mais qui possèdent en même temps un caractère éminemment opaque puisque couverts par l’anonymat, ce qui empêche souvent ceux qui les exploitent de remonter aux intérêts que les sources ont à livrer ces documents. D’où la nécessité d’enquêter, de regarder d’où proviennent les données, pourquoi elles sont « libérées », par qui, dans quel but…

Comme l’explique Pierre Gastineau, ce livre révèle un peu la face cachée des « lanceurs d’alertes » (même si ce qualificatif dépasse largement le phénomène des fuites massives). Les lanceurs d’alertes sont devenus un terme commode pour masquer l’origine de documents qui n’en relèvent pas toujours – voire de moins en moins. Les fuites massives servent bien plus des intérêts économiques ou politiques qu’elles ne sont le fait d’informateurs vertueux et désintéressés...

http://www.internetactu.net/2018/03/16/la-transparence-nouvelle-arme-du-capitalisme-de-linformation/

Creative Commons. Où en est-on en 2017 ? Lionel Maurel

Fri 2 Mar 2018 - 10:22
libre
https://www.april.org/creative-commons-ou-en-est-en-2017-lionel-maurel

(1) Fox Dives Headfirst Into Snow | North America - YouTube

Mon 12 Feb 2018 - 07:39
YouTube thumbnail
nature renard
https://www.youtube.com/watch?v=D2SoGHFM18I

Comment déplacer mes documents, mes images, ... - Culture Informatique

Sat 10 Feb 2018 - 20:01
informatique tutos
https://www.culture-informatique.net/comment-deplacer-mesdocuments-mesimages/#comment-127311

Des tutos pour s'initier à l'informatique

Mon 5 Feb 2018 - 20:38

Les débutants peuvent aussi suivre des cours en ligne ou plus simplement parcourir les nombreuses pages du site Xyoos qui a la bonne idée d'être en français, d'être gratuit et d'être accessible aux grands débutants, ceux qui n'ont jamais touché une souris de leur vie, mais qui désirent néanmoins comprendre et manipuler un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

Xyoos n'est pas récent, la première mouture du site d'apprentissage remonte à 2008, mais j'avoue que je ne le connaissais pas. Il a déjà permis à des millions de personnes de tout âge de s'initier à l'informatique.

Tout le contenu du site est consultable sans bourse déliée, avec un léger affichage publicitaire.

informatique tutos
http://www.ballajack.com/tutos-initiation-informatique

Amoureux de la langue française, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la com'

Mon 29 Jan 2018 - 10:48

Lettre ouverte à Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française

Madame le Secrétaire perpétuel de l'Académie Française,

Né à Saumur, le long de la Loire et derrière l'école de cavalerie et son célèbre Cadre Noir, ayant grandi dans la douceur angevine, fait mes études au lycée David d'Angers puis étudié à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et au British Institute de Paris, je ne peux me résigner à l'affaiblissement de notre langue et accepter les attaques quotidiennes contre le français, à la manière de ces monstrueuses grandes surfaces qui tuent à petit feu commerces et métiers artisanaux de nos villes, communes et villages.

Voici donc quelques exemples d'expressions et de mots du dictionnaire "branché" d'un nouvel esperanto: Clip, Cool, Bottom line, être au Top, Lobby , Job dating, Brand, Marketing, Trade, Dumping, Lobbying, Wording, booster, bruncher, Working process et Working progress, Teaser, Workshop, Cheap, Benchmark, Testing, Teasing, Feeling, Rush, Buzz, Bug, Concept-store, Co-working, Open-space, Free-lance, Open-bar, Open-data, Success stories, Powerpoint, Slides, Cluster, Start-up, Stand-up, Bottom-up, Corporate, Chat, Flyer, Look, être Overbooké, Speaker, Team, Full-time job, Burn-out, Coming-out...... La liste est longue et affligeante.

Moi qui n'ai jamais été dans le placard (je suis out of the closet disent les anglo-saxons), je me sens le devoir de porter auprès de vous, tel un militant des droits de la langue française, cette requête enflammée pour que les plus hautes autorités de l'État et les médias français, se ressaisissent et réagissent, afin que notre langue si riche, si belle et si complexe, apprise et parlée avec tant de passion et détermination par des millions de gens, ne soit plus piétinée, contournée, abimée, oubliée, outragée, brisée et martyrisée par ces formes de paresse et de vulgarité nouvelles, mais qu'elle soit libérée!

Je souhaite de tout mon cœur, Madame le Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, que vous entendiez mon cri d'amour pour la langue française, sur laquelle veille votre institution unique au monde. Mais si je revendique, au même moment, le droit salutaire à l'évolution de notre langue car le français est une langue plus que jamais vivante, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la "com'", et donc de la facilité et de l'air du temps.

Aimer le monde moderne ou vouloir un monde nouveau requiert, me semble-t-il, une obligation de connaitre, de respecter, d'écrire et de parler notre vocabulaire, afin d'être nous-mêmes, c'est-à-dire différents, autres, singuliers et cultivés. N'est-ce pas le meilleur chemin pour faire envie au monde et d'aimer mieux la France?

Dans l'espoir de vous lire, je vous prie de croire, Madame le Secrétaire perpétuel, à l'assurance de ma haute considération.

langue
http://www.huffingtonpost.fr/christophe-girard/amoureux-de-la-langue-francaise-je-ne-peux-me-resigner-a-linvasion-et-a-la-promotion-du-bluff-et-de-la-com_a_23344543/

Le Club des Cinq a perdu son passé simple (et pas mal d'autres choses aussi) - Nouvel Obs

Wed 24 Jan 2018 - 08:08

Par Anne Crignon - Paru dans "L'OBS" du 6 avril 2017

Enid Blyton avait laissé quelques historiettes en jachère dans ses imposantes archives, que Hachette a rachetées en 2012 à Londres. De courtes aventures écrites, imagine-t-on, du temps qu'elle était gouvernante de très jeunes enfants. Hachette n'ayant pas à composer avec des héritiers sourcilleux, ces fonds de tiroir vont paraître dans une collection créée ad hoc pour les 6 à 8 ans: «le Club des Cinq junior». Le premier texte, en librairie cette semaine, s'intitule «Un après-midi bien tranquille». Edgar, 7 ans et demi, un goût affirmé pour la lecture, l'a avalé en un quart d'heure et trouvé «rigolo», particulièrement le chien Dagobert avec ses «ouaff'» sempiternels.

Quoi qu'on pense de ce Club des Cinq riquiqui, le miracle est là: la série «The Famous Five» écrite «pour la libération des enfants», selon François Rivière, biographe d'Enid Blyton (1), et installée depuis 1955 dans les librairies de France, est toujours au XXIe siècle une œuvre qui compte 300.000 exemplaires vendus rien qu'en France en 2016. Pour comprendre comment Hachette la «modernise» depuis soixante ans, nous avons donc lu et comparé, stylo à la main, «le Club des Cinq contre-attaque» dans ses versions successives: celle de 1955 avec la tranche jaune qui a préludé à la Bibliothèque rose (très prisée des bibliophiles), celle de 1974 dans la Rose, et ses versions édulcorées en 2000 et 2005.

Exit, le passé simple

Six ans après la mort d'Enid Blyton, les modifications survenues sont un incroyable coup de ciseaux: 400 lignes de moins en 1976, soit douze pages ou l'équivalent de deux chapitres. Des bavardages charmants et des considérations échangées par François, Mick, Claude et Annie en marge de l'intrigue disparaissent. Chez Hachette, on n'a pas gardé trace de ce travail éditorial; mais on est passé de 31 dessins à 57.

Dans les années 2000, la série est reprise. On raccourcit, on simplifie. On ôte au texte son vocabulaire désuet - des mots comme «grommeler» - et les marques d'une technologie dépassée - les enfants ne reçoivent plus un télégramme mais un appel téléphonique. En 2005, la bascule est spectaculaire: pour les 150 ans de la Bibliothèque rose, le passé simple est déclaré non grata. La série est récrite au présent. On ne veut pas risquer qu'un enfant lâche le livre au premier «découvrit» venu.

"Le premier polar pour enfants"

Un autre Club entre alors en scène, celui des anciens lecteurs catastrophés. Qui ose dégrader ainsi la chère série de leur enfance? Un blogueur nommé Celeborn prend la tête de la contestation. Le petit Edgar, à qui nous expliquons cette querelle, dit qu'il «aime bien le passé» et file chercher un Roald Dahl écrit au passé simple. «Si c'est au présent, dit-il, c'est comme si ça arrivait au moment où c'est écrit. Avec le passé, on voit que ça leur est déjà arrivé.» Mais Edgar grandit dans un milieu où on lit. Or le Club des Cinq est pensé pour le grand public enfantin. C'est «le premier polar pour enfant et les abdominaux de la lecture», disait Charlotte Ruffault, l'éditrice qui décida de tout mettre au présent.

Aujourd'hui encore cette série doit être «divertissante, attrayante et facile, explique Myriam Héricier, directrice des Bibliothèques rose et verte. Les enfants commencent par le Club des Cinq puis ils lisent Jack London et plus tard Kant, et nous avons gagné.» Jamais elle ne récrirait la comtesse de Ségur, qui reflète l'esprit du XIXe siècle, mais il lui semble pertinent de simplifier la série la plus susceptible de faire aimer les livres. Le prix à payer, c'est que le Club des Cinq de 2017 a bel et bien perdu son charme au profit d'une intrigue déshabillée jusqu'à l'os et d'une histoire platement rédigée.

Je constate ça dans d’autres séries littéraires également.
En particulier une série de livres pour enfant en néerlandais. J’avais la série complète, mais avec des bouquins de deux éditions différentes (originale & reformulée). J’ai fini par me mettre à la recherche de la série en version originale.

Je trouve ça assez lamentable, de simplifier. C’est pas mieux de maintenir le niveau ? Là ça revient simplement à avouer que les gens sont de plus en plus cons. Ni plus, ni moins.

Dans quelques années, on va avoir droit à une version en SMS aussi ?
Finalement Jean Rochefort n’avait pas tort avec ça : https://www.youtube.com/watch?v=16ubmu7qbJc

Du coup, je salue la solution à tout ça :

Que faire, alors ? Proposer deux versions en librairie. Celle des années 1970, avec son passé simple et ses longueurs savoureuses, simplement modernisée par les illustrations; et l'actuelle, rétrécie au nom de la lecture pour tous.

Si ça peut permettre à tous de lire, c’est bien.
J’espère juste que les éditeurs ne nous prennent pas tous pour des débiles et finissent par laisser tomber la version normale.

ÉDIT : Certaines choses disparaissent et d’autres apparaissent, ce qui est normal. Mais si c’est pour perdre le passé simple et le subjonctif pour se retrouver avec du SMS et des émoticônes… jsui pa conv1Q d’émé sa.

langue lecture livre
https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20170406.OBS7659/le-club-des-cinq-a-perdu-son-passe-simple-et-pas-mal-d-autres-choses-aussi.html

Une association bretonne dénonce "une discrimination linguistique", après le rejet du "c'h" dans un ...

Wed 24 Jan 2018 - 08:06

LANGUES RÉGIONALES - L'orthographe de la discorde. Les parents du petit Derc'hen, né le 21 août 2017, ne pourront pas orthographier le prénom de leur fils comme ils le souhaitaient, à savoir avec une apostrophe entre le "c" et le "h", comme le rapporte Ouest-France.

Ce mardi 23 janvier, l'association "Secours Breton" (Skoazell Vreizh) a publié un communiqué de presse dans lequel elle explique avoir été saisie pour un cas similaire à celui du petit Fañch. En septembre 2017, le tribunal de Quimper avait refusé de faire figurer le tilde sur le prénom du petit garçon, ce qui avait déclenché une vague de protestations de la part des défenseurs des langues régionales.

Communiqué de presse Après le Ñ, le C'H refusé par l'administration française pour orthographier un #PrénomBreton ! pic.twitter.com/zQ1X4R7BXw
— Skoazell Vreizh (@SkoazellVreizh) 23 janvier 2018

Cette fois-ci, c'est le trigramme, c'est-à-dire l'association d'un groupe de trois caractères, qui pose problème à la municipalité de Rennes. Dans son communiqué, l'association Secours Breton relaie l'appel à l'aide qu'elle a reçu de la part d'un couple de jeunes parents.

"Le 21 août 2017 est né notre petit garçon. Nous avions depuis six ans déjà choisi son prénom qui était Derc'hen. Lors de la déclaration de naissance, l'apostrophe a été refusée par la mairie de Rennes", écrivent-ils.

Ils saisissent alors le procureur, qui refuse leur demande. Les parents sont alors contraints de se rabattre sur "Derchen" -sans apostrophe-, pour respecter les délais de déclaration de naissance. La mairie leur assure alors qu'ils pourront déposer un recours par la suite.

Mais alors que les parents s'apprêtent à déposer le recours, ils découvrent que ce n'est plus possible: "Nous avons appris que la procédure de refus du prénom n'avait pas dû être réalisée correctement, et qu'aucun recours ne serait possible, mise à part une éventuelle demande de modification de prénom qui devrait être faite en mairie." A la mairie de Rennes donc, qui a déjà fait connaitre sa position en refusant l'apostrophe lors de la déclaration de naissance.

L'association "Secours Breton", qui dénonce une "discrimination linguistique intolérable", précise avoir demandé à la mairie de Rennes les raisons de la décision du procureur. Mais, indique-t-elle dans son communiqué, "il semblerait que le procureur s'appuie sur la circulaire ministérielle de juillet 2014 listant les signes diacritiques autorisés."

Cette circulaire concentre les critiques des défenseurs des langues régionales, qui ont déjà demandé sa modification. En vain pour l'instant.

Breton langue
http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/23/une-association-bretonne-denonce-une-discrimination-linguistique-apres-le-rejet-du-ch-dans-un-prenom_a_23341413/
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