On connait le mot de Pierre Dac: «J’ai un bel avenir devant moi. Mais je l’aurai dans le dos chaque fois que je ferai demi-tour». Cela ne pourrait-il pas s’appliquer à l’intelligence humaine?
Après avoir constaté que la moyenne des scores obtenus aux tests dits d’intelligence augmentait au cours du temps (effet Flynn), on scrute aujourd’hui avec inquiétude sa stagnation, voire sa baisse (inversion de l’effet). Doit-on craindre une «stupidisation» de l’humanité? Un examen critique de la conception de l’intelligence véhiculée par le débat actuel sur sa progression et sa chute s’avère nécessaire.
Querelle de l’inné et de l’acquis
Les faits ne sont guère discutables. Le néo-zélandais James Flynn a mis en évidence un accroissement, au XXe siècle, des scores aux tests de QI (quotient intellectuel) aux États-Unis, puis dans quatorze pays développés. On constaterait, dans les pays occidentaux, une élévation de trois à sept points par décennie.
Mais une nouvelle étude réalisée en 2016 par Richard Lynn, Dimitri van der Linden et Edward Dutton est venue montrer que depuis 1995, dans un certain nombre de pays, le QI avait tendance à régresser –le QI moyen des Français et Françaises aurait ainsi baissé de quatre points entre 1999 et 2009.
La recherche des causes possibles de la hausse puis de la baisse du QI n’est pas inintéressante. Le débat porte fondamentalement sur la part respective, dans les deux cas, des causes environnementales et des causes génétiques. On replonge dans la fameuse querelle de l’inné et de l’acquis.
L’enjeu est fort: il s’agit en somme de dire si l’intelligence est une donnée naturelle, auquel cas les possibilités de développement intellectuel de certaines personnes seraient réduites du fait de leur faible dotation individuelle (théorie du don) ou collective (conception racialiste), ou bien si elle est au contraire le résultat d’une construction sociale, ce qui ouvre à tous et à toutes l’espoir d’un bon développement intellectuel, si les conditions en sont réunies.
Mais en se focalisant sur les causes des fluctuations de QI sans s’interroger sur la nature de ce qui fluctue, c’est-à-dire sur l’idée même d’intelligence, on prend parti dans le débat. On admet en effet implicitement l’existence d’une intelligence comme donnée naturelle, susceptible de s’accroître ou de diminuer en volume.
Confusion entre performance et compétence
La question est de savoir ce que mesure le QI. La possibilité d’apprécier le niveau de certaines aptitudes, capacités ou de certains facteurs (par exemple le facteur verbal ou le facteur numérique) à l’aide d’épreuves dédiées n’est plus guère contestée aujourd’hui.
Depuis les premières avancées dues à Binet et Simon, les tests ont fait la preuve de leur pertinence et de leur utilité. Mais pour mesurer quoi? En fait: des niveaux de performance, dans des domaines spécifiques, en les situant par rapport à ceux de l’ensemble des autres individus constituant une population.
Bien sûr, cette mesure soulève des problèmes techniques et s’expose à de nombreux biais. Mais pour nous, l’essentiel n’est pas là. Il faut comprendre que cette mesure est relative: le QI n’apprécie pas le «poids intellectuel» d’un individu, mais exprime sa position au sein de la distribution de l’échantillon d’étalonnage du test.
Il s'agit ensuite –et surtout– de ne pas commettre l’erreur de confondre performance et compétence. Au mieux, les variations du QI correspondent à des fluctuations de performances, cognitives ou motrices. Que les performances puissent fluctuer est indéniable. C’est à bon droit que l’on peut, par exemple, déplorer des baisses de niveau dans les performances orthographiques d’une population, que l’on pourra attribuer à la place prise par les écrans et aux transformations du rapport à l’écrit. Mais les fluctuations de performances ne sont en aucun cas la preuve de l’existence d’une sorte de capacité naturelle, inhérente à la structure de l’individu, et qui serait l’équivalent des aires ou des lobes structurant le cerveau humain sur le plan organique.
C’est tout le problème de l’intelligence générale, dont l’existence a toujours été plus ou moins contestée. Parler d’«intelligences multiples» en suivant Howard Gardner fait déjà progresser sur la voie d’une conception plus intelligente de l’intelligence, qui nous dispenserait de nous encombrer avec l’idée d’une «réalité» intelligence, tapie au fond de notre personnalité comme un monstre au fond du lac du Loch Ness.
L’intelligence comme un pouvoir
Faut-il continuer à utiliser le terme d’intelligence, si ce terme ne renvoie à aucun donné naturel? On ne peut pas se contenter de dire que l’on ne mesure, avec le QI, que des facettes de l’intelligence. Il faut aller plus loin, en refusant les courts-circuits qui font remonter d’une performance constatée à une capacité intellectuelle induite, puis de celle-ci à une intelligence générale postulée. L’intelligence n’est pas un organe; il est important de s'abstenir de la tentation d’en faire une chose, de la réifier.
C’est pourquoi ce serait sans doute faire preuve d’intelligence que de se délivrer de la conception de l’intelligence implicitement admise par celles et ceux qui, avec l’effet Flynn, se sont réjouis de son extension avant de déplorer sa chute. Mais comment concevoir alors ce que l’on continue à désigner par ce terme?
Nous avons proposé de considérer ce qu’on appelle l'intelligence comme un pouvoir, en la plaçant au sein des universaux anthropologiques identifiés par Edgar Morin et Massimo Piattelli Palmarini dans Le cerveau humain, en 1974.
Les universaux anthropologiques sont des attributs, ou des caractères spécifiques, propres à tous les être humains. Ces attributs, comme l’écrit François Jacob dans La logique du vivant, sont prescrits avec rigidité par le programme génétique, dans sa part fermée. Mais ils ne déterminent que des potentialités –le pouvoir de marcher, de parler n’importe quelle langue, de comprendre...
On pourrait dire que l’intelligence est l’attribut qui s’exprime dans le pouvoir de penser. Ce pouvoir nous fait toutes et tous égaux en intelligence. Mais il n’est qu’un pouvoir: libre à chacun d’en user, ou non.
L’intelligence a un bel avenir devant elle si les êtres humains décident d’exercer le pouvoir qu’ils ont de se montrer intelligents, c’est-à-dire décident de sauvegarder et de faire fructifier leur pouvoir de penser; sinon, on risque de voir triompher ce que l’on peut appeler la connerie. Finalement, l’intelligence ne chute que si l’on ne s’en sert pas!
Communiqué de presse du 20 juin 2018.
La commission des affaires juridiques (JURI) a adopté ce matin la proposition de directive sur le droit d'auteur et notamment son article 13 qui impose aux plateformes d'hébergement la mise en place d'un filtrage généralisé et automatisé des contenus que nous mettons en ligne sur Internet. Les plateformes de développement de logiciels libres sont exemptées de ces exigences de filtrage1 mais l'idée même de ce principe est désastreuse. L'April appelle les parlementaires européens à rejeter la proposition de directive dans sa globalité lors de la plénière de juillet.
Ce matin s'est tenu au Parlement européen un vote crucial pour la sauvegarde d'un Internet libre et ouvert. La commission des affaires juridiques a notamment adopté l'article 13 qui impose aux plateformes d'hébergement la mise en place d'outils de censure automatiques. Cette disposition a pourtant été très largement critiquée, par des organisations de défense des libertés sur Internet, des auteurs, des entreprises du logiciel libre… mais aussi par le rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection de la liberté d’opinion et d’expression.
Sur la question des forges de logiciel libre plus spécifiquement, la commission JURI a fait un pas dans le bon sens en les excluant du champ d'application de l'article 13, qu'elles soient ou non à but lucratif. Malgré cette avancée, l'April considère que le principe même d'un filtrage généralisé est à proscrire.
La Commission a également adopté la décision d’entrer en négociation avec le co-législateur, le Conseil. Lors de la plénière qui commence le 2 juillet, les parlementaires pourront contester cette décision et demander à cette occasion qu'un vote ait lieu sur le lancement ou non des négociations. L'association appelle les parlementaires européens à rejeter le projet de directive.
« Une importante mobilisation a permis d'exclure les forges de logiciels libres des dispositions de l'article 13. Mais ce patch est insuffisant, l'article 13 reste dangereux et doit être supprimé. La mobilisation doit encore s’intensifier d'ici le vote en plénière pour que ce projet de directive rejoigne ACTA dans les poubelles de l'Histoire » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.
« On nous parle de compromis ; le texte est pointé comme liberticide par les plus grandes sommités. On nous parle de lutter contre le pouvoir des GAFAM et d'instaurer un marché unique numérique ; on renforce les silos. On nous parle d'auteurs et d'autrices ; on brime un des plus importants outils de création et de partage jamais créé. Au-delà de la disposition elle-même, c'est tout le procédé qui est désastreux. L'unique chose à faire est de rejeter intégralement ce texte et de repartir sur des bases saines, avec un véritable débat public de fond » ajoute Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l'April.
1.
L'amendement de compromis dit « CA 2 » adopté ce matin (voir page 2 de ce document PDF (en anglais)) a introduit l'exclusion des forges de logiciel libre en modifiant l'article 2 qui précise la définition de « online content sharing service providers », terminologie qui est ensuite utilisée dans la nouvelle version de l'article 13 :
« Providers of cloud services for individual use which do not provide direct access to the public, open source software developing platforms, and online market places whose main activity is online retail of physical goods, should not be considered online content sharing service providers within the meaning of this Directive ».
La nouvelle version de l'article 13 étant page 14 du même document (amendement CA 14).Pour stalker vos cousins éloignés, les grandes tantes et... les donneurs de spermes.
Repéré sur The New York Times
La démocratisation des kits de tests génétiques a engendré une nouvelle tendance: les tests ADN récréationnels. Vous voulez connaître les secrets de vos chromosomes? Il suffit de vous rendre sur un des sites qui proposent ce genre de test –23andme et Ancestry.com. Selon la Société internationale de généalogie génétique, presque huit millions de personnes dans le monde ont déjà fait analyser leur ADN via ces services –en particulier aux États-Unis.
Après réception des résultats, il est proposé aux clients de «découvrir des proches parents», qui auraient aussi fait le test et qui se seraient eux aussi inscrits sur ce genre de sites. Si des points communs dans les génomes respectifs apparaissent, un mise en relation est proposée, quaisment comme une banale suggestion d’amis sur Facebook. En France, faire tester son ADN à des fins récréationnelles est interdit. Toutefois, il est possible de passer outre la loi en se faisant livrer le kit dans un autre pays.
En 2016, Nolwenn Le Blevennec, journaliste à Rue89, avait comparé son expérience avec les tests ADN à une inscription sur un réseau social: «23andme me propose de découvrir les gens inscrits sur son site qui partagent des séquences de leur ADN avec moi. Le plus souvent, des cousins éloignés, au cinquième degré ou plus. [...] Dans mon cas, le premier profil qui sort est très proche de moi. [...] 23andMe me dit qu’il s’agit surement d’un demi-frère», expliquait-elle à l’époque.
La génétique reprend les codes qui ont fait le succès de Facebook
En utilisant leur base de données génétiques pour «matcher» des clients volontaires avec des personnes qui leur sont génétiquement apparentées, les sites comme 23andme et Ancestry.com reprennent simplement les codes des réseaux sociaux. Rappelons qu'à sa création, le but de Facebook était de connecter les gens entre eux.
«Dans de nombreux cas, des parents éloignés se réunissent, deviennent amis, partenaires de voyage ou confidents. Les enfants adoptés se créent des liens avec leurs familles biologiques», note Alyson Krueger dans le New York Times.
Dyan deNapoli, conférencière TED, fait partie des millions de personnes ayant fait tester leur ADN. Deux mois après avoir craché dans une éprouvette, elle a reçu un dossier de quarante-et-une pages qui liste les personnes qui lui sont génétiquement apparentées: 1.200 personnes au total: «Je me suis très vite trouvée dans un puit sans fond génétique», témoigne-t-elle.
Le New York Times raconte que grâce au système de messagerie interne –non sans rappeler Messenger– Dyan deNapoli a contacté trois de ses cousins au second degré qu'elle a fini par rencontrer pour échanger de longues heures à propos de l'histoire familiale.
Toutefois, tout le monde ne ressort pas satisfait de ces tests ADN. Pour certains groupes ethniques, il est très difficile de trouver des liens de parenté. D’après le magazine Pacific Standard, les Asiatiques et les Latino-Américains ont moins recours à ces tests ADN.
«La manque de diversité dans la recherche génétique est un problème mondial. Mais notre base de données continue de grandir. On y est presque», explique Joanna Mountain, directrice principale à la recherche pour 23andme.
L’étude, commandée par l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), relève deux anomalies.
Elle conclut que la nouvelle formule contient moins de Lévothyroxine que les spécifications en vigueur: "Les patients se trouvent sous-dosés en hormones thyroïdiennes, nous avons observé de façon conséquente des réveils de cancers endormis depuis des années", écrit l’étude.
Deuxième constat: la présence de Dextrothyroxine qui ne figure pas, selon l’association, dans la liste des composants du médicament.
Cette substance de synthèse, non commercialisée en France, a été retirée de la vente aux États-Unis en raison d’effets secondaires semblables à ceux rencontrés parles malades de la thyroïde (maux de tête, crampes, vertiges, perte de cheveux...).
Les résultats ont été transmis à la juge d’instruction du pôle santé de Marseille chargée du dossier.
L’association en appelle à l’Agence nationale de sécurité du médicament(ANSM) et estime que "la sécurité sanitaire ne permet pas d’attendre l’issue de l’instruction pénale pour agir".
25 mai 2018 - Avant-hier, Emmanuel Macron recevait son homologue Mark Zuckerberg, symbole défait d'un monde dont le glas a sonné ce matin. Sous les traits forcés du dynamisme et de l'innovation, Macron, ne comprenant rien à son époque, fait la cour à des puissances dont le modèle, aussi dépassé qu'illégal, prendra bientôt fin. Les seules structures qui compteront à l'avenir seront les nôtres : celles de l'Internet libre et décentralisé, établies et régulées par le peuple lui-même. C'est la voie qu'a ouvert le RGPD : prenons-la sans détour.
La lecture du livre du sociologue Laurent Mucchielli (@lmucchielli), Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, m’a profondément déprimé. Elle m’a profondément déprimé parce qu’elle montre que ceux qui n’ont cessé de dénoncer l’inutilité de la vidéosurveillance n’ont absolument pas été entendus. Ils ont été laminés par le bulldozer d’une désinformation sans précédent… alors même que les constats initiaux sur l’inefficacité de la vidéosurveillance (voir notamment les articles de Jean-Marc Manach de 2009 et 2010 ou encore le dossier que consacrait déjà en 2010 Laurent Mucchielli sur son blog) n’ont cessé d’être confortés par les rares évaluations qui ont eu lieu. Après des années de développement, la vidéosurveillance, rapportée à son coût, ne sert toujours à rien et pourtant, elle s’est imposée partout. Elle est devenue si banale désormais, qu’on s’étonne plutôt quand une collectivité locale n’en est pas équipée. Pourtant, ces années d’équipements, ces ces centaines de millions d’euros dépensés, n’ont pas changé le constat initial, celui pointé depuis très longtemps par les chercheurs : à savoir que la vidéosurveillance sur la voie publique ne produit rien. Le retour sur investissement de cette technologie est scandaleux. Le taux « d’utilité » aux enquêtes comme le taux de « participation » à l’élucidation de voies de fait est quasiment inexistant. Elle ne parvient même pas à combattre le sentiment d’insécurité que les caméras promettaient de résoudre comme par magie.
Une réforme essentielle de protection des données personnelles entre en vigueur demain. Nous sommes tous inquiets. Mais faisons-nous le nécessaire?
Vos données personnelles sont pillées sur Internet. La donne va-t-elle changer dès ce vendredi en Europe? Ce 25 mai, entre en vigueur le Règlement général de protection des données personnelles (RGPD) qu’il vous faudra valider, un par un, service après service.
Pour filer la métaphore, le New York Magazine a trouvé la bonne formule: c’est comme une colonie de termites habitant depuis longtemps dans votre maison et qu’on obligerait à se présenter à vous, un à un, et à vous demander poliment la permission de rester...
Pourquoi cela reste obscur
Depuis plusieurs jours, vous recevez mails ou alertes vous demandant de valider le RGPD. Cela vous concerne de près, beaucoup plus intimement que vous ne l’imaginez.
Facebook, WhatsApp, Airbnb, associations, collectivités, banque: dès vendredi, aucun de ces acteurs, jusqu’au plus petit, ne pourra traiter vos données personnelles sans votre consentement "clair et explicite". Voilà pour le texte. Dans les faits, c’est plus obscur.
"C’est normal", décrypte Hervé Michelland, expert en sécurité informatique (1). La stratégie de la plupart des entreprises dont le business est de commercialiser votre vie privée, c’est de tout faire pour opacifier les choses." Circulez, y’a rien à voir.
Un business lucratif
La collecte de nos données personnelles est un business mondial extrêmement lucratif, notamment chez les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon).
Selon la Commission européenne, la valeur de l’économie de la donnée pourrait passer à 739 milliards d’euros en 2020 (285 milliards d’euros en 2015.
"En naviguant sur Internet, en utilisant des services sur nos smartphones, on se trouve dans un eco système dont le but est de collecter des masses d’informations à caractère personnel, comme un mineur (ou un termite donc, ndlr) et de les monétiser. Dites-vous bien que quand un service est gratuit sur Internet, c’est que le produit c’est vous."
Faut-il donc se plonger dans la validation du RGPD que chaque service nous envoie en ce moment?
"C’est comme se poser la question d’acheter un appartement et de se demander si on doit s’intéresser à la vie du quartier. Évidemment, oui", conseille Hervé Michelland. Il s’agit de notre vie privée!"
Que risquent associations, entreprises, etc.?
"Si elles exploitant vos données sans consentement, la sanction est colossale, jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial. Et cela concerne non seulement les entreprises, associations, etc., mais aussi leurs sous-traitants.
"Et ce sera à l’entreprise d’origine de vérifier que ses sous-traitants appliquent bien les règles, sans cela les deux seront condamnées », explique Hervé Michelland.
Faut-il se méfier de tout?
A des degrés divers, nous sommes tous un peu perdus dans cette jungle. L’expert rappelle deux points importants. "D’un, sur Internet la notion de confidentialité n’existe pas. Deux, Internet n’oublie jamais rien. Quand vous avez ceci à l’esprit, et que vous l’utilisez avec prudence, il ne peut rien vous arriver de désagréable."
En matière de droit à l’oubli, le RGPD apporte des progrès. "Google vient de mettre à disposition un formulaire (2) où l’on peut consulter toutes les infos accumulées sur nous, et offre la possibilité de les purger."
Sur Internet, on sait tout de vous ; noms de vos enfants ou petits-enfants (avec leurs photos), capacité d’emprunt, numéro de sécu, données bancaires, adresse, plats préférés, magasins de prédilection, déplacements, etc.
Alors, laisserez-vous les termites continuer à piller votre vie privée?
Var-Matin 24 mai 2018
Longtemps niée, la possibilité d'une influence du psychisme sur la santé et la guérison n'est plus discutable. L'étude des liens psycho-neuro-endocrino-immunologiques apporte la preuve d'un continuum dans la transformation et la circulation des informations au sein de l'être humain. Alors, arrêtons d'opposer le corps à l'esprit.
A new European law goes into effect on May 25, 2018, that will require changes for almost everyone who publishes information online. In my opinion, this is a very good law. However, if you write a genealogy blog or collect email addresses for those who read your genealogy data online, you need to be aware of the changes that might be required of your web site.
Even though the General Data Protection Regulation (GDPR) is a European law, it affects almost everyone who publishes information online. Just because you live in North America or in Asia doesn’t mean you can ignore this new law. The law covers privacy requirements, and we all live in a digital world where data privacy is of the utmost importance. If you have one or more readers in Europe, you need to comply with the new law. In fact, I would suggest everyone should follow the new guidelines simply as a matter of common sense, regardless of where your readers reside. Compliance should be easy.
The General Data Protection Regulation, otherwise referred to as GDPR, is new legislation that strives to put the control back in the hands of European Union citizens when it comes to their personal information. Since it will require changes to web sites worldwide, the result will be better privacy for all of us, regardless of where we live.
Once the new law goes into effect, an individual can retrieve details on what personal information is being held about him or her, who is using it, how they’re using it, and how it’s being stored. Additionally, information is to be provided on how individuals can request copies of this data, and even more, they can request to be completely deleted from the web site’s database (which goes beyond the simple “Unsubscribe” button).
Will this affect you? The answer is “Yes” if your answer is affirmative for any of these questions:
Do you have a newsletter list with at least one person in the European Union?
Have you posted at least one Facebook ad to advertise your blog or other information you publish online?
Are you maintaining a mailing list to be used on social media?
Do you use PayPal or Square or any other type of eCommerce platform to accept credit card payments your readers or customers?
If you answered “Yes” to any of the above questions, you must comply with the new law. That is true with you make money with your web site or not, even nonprofits must comply with the new law. Luckily for you, compliance is easy.
The primary thing to remember is that individuals in the European Union must explicitly opt-in to communications from you. You cannot add anyone in the European Union to your mailing list without that person’s stated permission. You cannot just add someone to your email list because they asked you a question; they must have given explicit permission to be added to the mailing list.
Likewise, when anyone in the European Union asks to be deleted from your mailing list, you must delete that person’s information immediately. That is referred to as “opt-out” of the mailing list. There are to be no exceptions.
With GDPR, you must be able to provide an audit trail of how and when each person opted-in, should you ever be asked to provide substantiation.
Most mailing list software, such as MailChimp or Mailer Lite or FeedBlitz (which is used by the eogn.com web site), already complies with the new GDPR law. The bigger risk is for someone who MANUALLY maintains a mailing list and is unaware of the new law’s requirements. Fines for noncompliance could cost $20 million Euros. And… yes, the European courts have legal methods of collecting those fines from North American violators of the new law.
Purchasing a mailing list online and sending unsolicited emails to the list has always been a poor business practice, but now it will become illegal. Of course, sending spam mail will become illegal, but I suspect the new law won’t impact spam mail very much. Those who send spam mail have always ignored most other laws, and I suspect they will ignore the new law as well.
If you have questions about the General Data Protection Regulation, you should consult your legal counsel for additional information. You can also read more at the new law’s support page at https://www.eugdpr.org/ as well as on hundreds of web sites by starting at https://duckduckgo.com/?q=%22https%3A%2F%2Fwww.eugdpr.org%2F%22&t=hg&ia=web.
L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a appelé la Justice, mercredi 2 mai, à examiner le rôle que pourraient avoir selon elle des nanoparticules de métal dans les effets secondaires du médicament Levothyrox.
Présentes dans la nouvelle formule controversée de ce médicament, ces nanoparticules n'étaient pas dans l'ancienne, a affirmé Jacques Guillet, un médecin qui a mené des analyses au profit de l'AFMT.
"On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l'ancienne formule il y avait seulement quelques débris d'acier", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Paris en présence de l'actrice Anny Duperey.
Ce spécialiste de médecine nucléaire a précisé avoir passé sous son microscope et à la spectrométrie "plusieurs dizaines de comprimés" de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule (aujourd'hui appelée Euthyrox).
Pour des raisons toujours inconnues, le changement de formule en 2017 du Levothyrox, traitement contre l'hypothyroïdie, a provoqué une vague d'effets secondaires (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).
LIRE AUSSI. Perte de cheveux, nausées, trous de mémoire... sa vie est devenue un cauchemar avec le nouveau Levothyrox
Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017. Environ 1.200 d'entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck.
L'avocate de l'AFMT, Marie-Odile Bertella-Geffroy, a annoncé qu'elle transmettrait ces analyses à la juge d'instruction de Marseille enquêtant sur des faits de tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d'autrui.
"il ne s'agit pas d'affoler les gens"
Le laboratoire Merck a rejeté toute faute.
"Qu'il s'agisse de l'ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l'analyse de l'ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications", a souligné le groupe dans un communiqué.
"Nous démentons formellement la présence de 'nanoparticules' ou de n'importe quel 'débris d'acier' dans notre médicament", a-t-il insisté, déplorant un "type de contre-vérité et d'effet d'annonce qui ne font qu'inquiéter les patients".
Le Dr Guillet a estimé que ce communiqué ne répondait pas aux interrogations. "Il n'y a aucune spécification sur ces métaux dans les textes réglementaires", a-t-il relevé.
La presse n'a pas pu voir ses analyses, Me Bertella-Geffroy disant qu'elle en réservait l'exclusivité à la Justice. "Pour nous il ne s'agit pas d'affoler les gens. Des nanoparticules, on en inhale bien plus en marchant dans les rues de Paris. Et on n'a pas mis là en évidence de lien de cause à effet", a par ailleurs expliqué le médecin.
L'AFMT et son avocate défendent la théorie selon laquelle le changement de formule du Levothyrox a été dicté non par des exigences scientifiques ou sanitaires, mais par un impératif économique, celui de supprimer le lactose afin d'avoir un médicament mieux adapté au marché chinois.
"Le pénal est pour moi nécessaire dans cette crise sanitaire (...) J'espère qu'il y aura un procès où comparaîtront tous ceux qui sont responsables", a affirmé Me Bertella-Geffroy.
L'opérateur historique Orange a envoyé ce début de semaine, ce qui se présente comme le tout dernier télégramme de l'histoire française.
Ce lundi à 23h59, le service du télégramme français géré par Orange a envoyé le dernier télégramme de l'histoire en France avant de fermer définitivement ses portes.
Le message en question aura été le suivant : "C'est une page de l'histoire des Télécoms qui se tourne au profit des nouvelles technologies -STOP- Bon vent et merci à tous nos collègues qui faisaient encore fonctionner ce service - STOP et FIN".
Le message était adressé à la communauté des Zagrum, un groupe Facebook totalement indépendant qui rassemble des salariés d'Orange. C'est Christophe Ndi, fondateur du groupe Facebook qui l'a ainsi envoyé à lui même et partagé sur le réseau social.
Le "petit bleu" signe ainsi la fin de l'histoire du télégramme en France, une histoire lancée le 24 mai 1844 qui avait perdu en intérêt au fil du temps pour ne plus être utilisé qu'à de rares occasions par quelques entreprises ces dernières années. D'ailleurs, le dernier télégramme "client" a été émis ce lundi à 21h05.
Le service avait malgré tout évolué au fil des années. Les particuliers qui souhaitaient envoyer un Télégramme devaient ainsi composer le 36 55 par téléphone et dicter leur texte à un téléconseiller qui recopiait et archivait le message avant de l'envoyer par courrier ou de le transmettre par téléphone au destinataire selon les options choisies par le client.
En 2017, Orange rapporte avoir envoyé 38000 Télégrammes. Le service, plus vraiment adapté aux autres moyens de communication concurrents se montrait également particulièrement onéreux : entre 7,49€ et 19,43€ en fonction du nombre de mots. Désormais l'heure est au SMS et messagerie instantanée, STOP et FIN.
Pour l’heure, en France, la loi protège l'intimité génétique de chacun. Mais la Suisse est sur le point de craquer. Et demain, les assurances trieront-elles leurs clients en fonction de leurs gènes? 3 mars 2018
Êtes-vous le seul propriétaire de vos gènes? Qui d’autre que vous peut avoir accès au prodigieux coffre-fort informatif que constitue votre patrimoine génétique? Durant des millénaires ces questions ne se posèrent pas: personne ne disposait de la clef. Et les assurances privées n’avaient pas été inventées. Vint la découverte de l’ADN. C’était dans la seconde partie du siècle dernier. Puis tout s’emballa dans l’ivresse d’une quête scientifique et médicale aux parfums d’eldorado.
Les assureurs sont très intéressés par nos données
Inaccessible, le coffre-fort génétique devint visible. Puis de plus en plus accessible. Se substituant aux cartomanciens, les généticiens annonçaient des miracles prédictifs. L’esprit de conquête, de lucre et la publicité suivirent: vous pouvez aujourd’hui (un prélèvement de salive, quelques cheveux ou une goutte de sang suffisent) connaître quelques aperçus d’une vérité personnelle, génétique et généalogique. Il vous suffit pour cela de contacter 23andme (c’est l’exemple le plus célèbre) ou l’une des entreprises similaires –comme la belge DNAVision du transhumaniste français Laurent Alexandre.
Dans ce nouveau contexte, quid de la préservation de l’intimité biologique héréditaire? Rempart contre cette irrésistible dynamique planétaire au service de la transparence génétique: la France, ses valeurs et son corpus législatif de bioéthique. Officiellement, tout y est verrouillé depuis les premières lois de 1994 transposées dans l’article 16-10 du code civil:
«L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l'examen, après qu'elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l'examen.»
Or la situation évolue aujourd’hui à très grande vitesse, outre-Atlantique mais aussi en Suisse:
«Notre gouvernement vient de soumettre au Parlement un projet de loi sur l’analyse génétique humaine. C’est un modèle du genre, ce texte prend en compte la subtilité des enjeux en une dentelle juridique destinée à protéger les citoyens de tout abus et à leur garantir la maîtrise de leur génome, explique à Slate.fr le Dr Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse. Cette loi fait comme si notre pays était un monde étanche, fermé sur lui-même. La réalité, celle du marché mondial du séquençage et de la loi de la jungle qui y règne, n’est qu’à peine évoquée. Mais il n’y a pas que cela.»
Il poursuit:
« La politique suisse a aussi, comme celle des autres pays, ses forces qui sont loin d’avoir la défense de la personnalité de chacun comme objectif. Ainsi, sous pression du lobby des assureurs, une commission du Parlement chargée d’une première lecture de ce projet de loi lui a infligé un sérieux coup de canif. Elle a demandé que les assurances sur la vie –ou celles couvrant l’invalidité– puissent exiger, à partir d’un certain montant de couverture, d’avoir accès à toutes les analyses génétiques déjà effectuées par la personne. Que ce soit dans un cadre médical ou de manière libre, sur internet par exemple.
Si le Parlement accepte ce que lui propose sa commission, les citoyens suisses feront bien d’éviter toute analyse génétique, y compris sur internet (les clauses de confidentialité n’empêchent pas toujours de vendre la liste des clients). Ils feraient bien aussi de refuser de participer à toute bio-banque et aux recherches susceptibles de séquencer leur génome. Sans indication médicale vraiment impérative, le mieux pour eux serait de rester dans le vieux monde de l’ignorance génétique. Car il est dans l’ordre des choses que si le Parlement ouvre cette brèche, quantité d’autres lobbies voudront aussi accéder à l’intimité génétique de chacun.»
En France
Qu’en est-il en France? Ce questionnement s’inscrit dans le cadre général de la connaissance par les assureurs des «données de santé», données dites «sensibles» et qui, à compter du 25 mai prochain, feront l’objet du «Règlement général sur la protection des données» (RGPD). Pour l’heure ces données sont clairement protégées par un ensemble de dispositions incluant le secret médical et le respect d’un code de bonne conduite. Si l’on excepte les contrats d’assurance complémentaire santé (collectifs ou individuels) qui interdisent la prise en compte de ces données et les indemnisations de dommages corporels, ce sont les contrats d’assurance en cas de décès et ceux inhérents à des emprunts bancaires importants (pour projets immobiliers notamment) qui sont ici concernés.
«Dans certains cas, la déclaration sur l’honneur peut être suffisante, précise-t-on à Slate.fr auprès de la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Dans d’autres situations, en fonction des montants, une visite médicale peut être demandée ainsi que des investigations complémentaires. Mais dans tous les cas le cadre général de la protection des données est impérativement respecté.»
On peut y ajouter les récentes «dispositions relatives au “droit à l’oubli”», dont peuvent désormais théoriquement bénéficier les malades guéris de pathologies qui, hier, leur interdisaient l’accès aux assurances.
Cette situation apparaît d’autant plus solide que l’interdiction qui est faite aux assureurs français d’avoir recours aux tests génétiques est inscrite à la fois dans le code de la santé publique, dans le code des assurances et dans le code pénal (sanctions prévues: jusqu’à 225.000 euros d’amende).
«Tous les traitements de données de santé sont fortement encadrés, outre le respect de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 et du pack de conformité assurance de la CNIL, tous les traitements de données de santé sont couverts par le secret professionnel, ce qui implique l’intervention d’un médecin conseil ou d’un membre du personnel spécifique, souligne-t-on auprès de la FFA. Et l’entrée en application du RGPD ne modifiera pas le fondement légal de ces traitements.»
«Vous cibler pour vous vendre tel ou tel produit, ou éventuellement vous refuser telle ou telle assurance»
Il est difficile d’imaginer que cette situation restera très longtemps figée. Les puissants opérateurs français de l’assurance (et ceux, internationaux, de la réassurance) ne cachent nullement leur intérêt pour l’évolution du cadre et des pratiques dans le monde anglo-saxon.
«Pour notre part, si nous devions exprimer un regret, ce serait celui de ne pas pouvoir avoir accès aux données publiques françaises anonymisées dont dispose notamment aujourd’hui l’Assurance Maladie», nous explique-t-on auprès de la FFA. Une Assurance Maladie qui vient d’ailleurs d’être mise en demeure par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’améliorer sous trois mois son système de protection informatique des milliards de données personnelles de santé qu’elle détient.
Aucune volonté chez les assureurs français de violer les libertés individuelles et le secret médical. Mais bien le souci assurantiel consubstantiel d’ajuster au mieux leurs calculs pour des prises maximales de profit fondées sur une connaissance approfondie du risque.
De ce point de vue les assureurs français sont dans une situation paradoxale, corsetés dans leur impossibilité d’avoir une connaissance des risques prédictif –et ce alors que ces mêmes risques sont de plus en plus fréquemment et planétairement affichés par les premiers concernés (voir «Nebula Genomics» ou «Patientslikeme»). Cette dynamique est d’autant plus rapide que les prix des tests génétiques ne cessent de s’effondrer et que chacun peut y avoir accès (y compris en France où ils sont officiellement interdits).
«Il faut ici faire la part entre les simples “analyses génétiques” désormais facturées une centaine d’euros et les “séquençage complet” de l’ADN, de l’ordre du millier d’euros, auxquels il faut ajouter le coût des interprétations, nous explique le généticien moléculaire Bertrand Jordan. Outre-Atlantique les premiers succès ont été assurés à 23andMe par l’engouement massif pour la quête génétique généalogique de ses origines –et ce alors que la solidité des informations à prétention médicale pouvait aisément être mises en doute. Puis vinrent les contrats entre ces firmes et celles des entreprises pharmaceutiques.»
Au final, selon Bertrand Jordan, «23andMe» aura réussi à accumuler un ensemble de données génétiques et cliniques auxquelles l’industrie pharmaceutique accorde aujourd’hui une grande valeur –tout en faisant financer cette collecte par les patients eux-mêmes.
«Profils génétiques, informations médicales, et bientôt séquence d’ADN (obtenue dans le cadre des contrats passés avec Genentech, Pfizer ou d’autres), tout cela intéresse beaucoup de monde, assurances, marketing pharmaceutique, qui peuvent, au vu de ces informations, vous cibler pour vous vendre tel ou tel produit, ou éventuellement pour vous refuser telle ou telle assurance, écrivait déjà Bertrand Jordan dans la revue Médecine/Sciences en 2015.
Les garanties que donne l’entreprise ne peuvent être totalement rassurantes: on a vu avec Google et Facebook comment ces promesses pouvaient se diluer au fil du temps, ou même être carrément oubliées, et on sait aussi qu’une séquence d’ADN “anonyme” peut assez facilement être rattachée à une personne précise. Notre “intimité génétique’” est en danger (…), le problème est général, mais particulièrement aigu pour ce qui concerne notre santé et notre génome. Oui, décidément, nous risquons bien d’assister à la fin de la vie privée, ou tout au moins d’une certaine idée de l’intimité.»
Trois ans plus tard, la menace ne cesse de croître. Et le citoyen français informé des menaces et des enjeux, ne peut que regretter que le sujet soit étrangement absent de l’agenda de ses États généraux de la bioéthique –une entreprise pourtant démocratique qui nous interroge officiellement sur «le monde que nous voulons pour demain».
À dire vrai, depuis un siècle ou presque, assureurs ou pas, l’alternative finale ne change guère: Aldous Huxley ou George Orwell.
Vous avez une âme d’investigateur… Vous en avez toujours rêvé, Google l’a fait ! Le moteur de recherche se lance dans l’information locale dont vous êtes l’auteur. Exit le carnet de note, un smartphone suffira et c’est parti.
Faîtes entendre la voix de votre communauté
Le géant Google est actuellement en train de tester une nouvelle application. Bulletin vous permettrait de publier de l’info locale, sur l’actualité de votre quartier ou de votre ville. Le nom de l’application a notamment été pensé pour partager l’actu des écoles ou des clubs sportifs selon les informations repérées par Slate et confirmées par Google. Si vous savez prendre des photos et envoyer des messages, vous saurez écrire un article Bulletin.
Comment ça marche ?
Bulletin est simple et gratuit. Avec cette appli, vous partagez un article sur le web en prenant une photo ou une vidéo à laquelle vous pouvez y ajouter du texte. Et tout cela depuis votre smartphone ! Pas besoin de créer blog ou site web. Pour l’instant, l’appli n’est qu’un projet pilote, accessible à Nashville dans le Tennessee ou à Oakland en Californie. Si vous souhaitez déposer votre candidature pour participer au projet, il vous faudra demander un accès anticipé.
Quelles sont les particularités de Bulletin ?
Un troquet sympa dans le 11e ou une tombola dans votre bourgade dimanche prochain ? L’appli vous aide à raconter les évènements qui gagnent à être connus. Une fois que votre âme journalistique a fait le travail, vos articles sont publiés en public. Ils sont faciles à trouver via la recherche Google, les réseaux sociaux ou à l’aide de liens envoyés par e-mail et dans des applications SMS-MMS. A part le téléchargement de l’application, aucune configuration n’est requise pour créer un feuillet puisqu’un Smartphone suffit.
Pour en savoir plus, c’est par ici. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSflVrcKXSMhrrX5mdrf4lZAv1vxclru3h3I2BCMI6ybD3lvdQ/viewform
Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes.
Alors que l'agitation sociale est forte en France en ce printemps 2018, d'aucuns se mettent à comparer 2018 à 1968. Or, comme le dit l'adage, comparaison n'est pas raison, surtout quand l'on soumet les faits à l'analyse historique. Mai 68 a connu trois phases: une phase étudiante, une phase sociale et une phase politique. Peu s'intéressent aux causes de Mai 68 préférant s'attarder aux conséquences et à l'instrumentalisation politique qui en est faite. De même, dans les réunions de famille, Mai 68 reste un sujet de discorde parfois entre les baby-boomers et leurs enfants: les uns pensent que Mai 68 est responsable de tous les maux de la France depuis lors; d'autres préfèrent entretenir la légende dorée autour de ce mois historique. Les historiens travaillent en oubliant ce clivage et en croisant leurs sources. Le clivage droite-gauche s'est parfois joué sur la reconnaissance ou non que Mai 68 est bien une référence historique incontournable de notre société.
Mai 68, un phénomène social et mondial
Bien plus qu'un problème idéologique qui aurait concerné le plus souvent une minorité de jeunes et d'intellectuels, Mai 68 est d'abord un problème social à l'origine. La jeunesse veut rompre avec la France de la Seconde Guerre mondiale (résistante et héroïque) et les guerres coloniales. Elle lutte contre la guerre du Vietnam et pour la liberté sexuelle. Mai 68 est un mouvement étudiant et ouvrier qui débouche sur une crise politique, une quasi-crise de régime. Mai 68 a été un "test d'effort" pour nos institutions. Les ouvriers et les employés ont des salaires très faibles et des cadences de travail infernales. Des augmentations salariales sont espérées.
Il n'y a pas que la France qui est touchée. Partout dans le monde, les jeunes crient leur envie de liberté de parole et leur opposition au capitalisme américain; l'envie d'écouter du rock, etc. Cela dit, cela touche une partie de la jeunesse, celle qui sera dans les rues de Paris et des grandes villes de province - qu'on oublie souvent; on oublie souvent aussi que les lycéens ont lancé le mouvement dès 1967 sous la forme des CAL (comités d'action lycéenne).
Mai 68, une ligne de fracture?
50 années après, Mai 68 occupe toujours une place très importante dans les représentations des Français, dans leurs références. Cela fait partie des références que les Français nouent avec le passé comme la Guerre d'Algérie, les deux guerres mondiales. Mai 68 marque les mémoires, sans doute davantage que la fin de la Guerre d'Algérie ou que la prise du pouvoir par la gauche en 1981. De très nombreux articles et ouvrages tentent d'expliquer les raisons et les influences ; certains veulent en finir avec l'héritage soi-disant nocif de l'héritage de la référence "68" ; certains cherchent à en dresser un droit d'inventaire; enfin, d'autres voient en Mai 68 le début d'une autre ère. C'est plus compliqué que cela. Toujours est-il que Mai 68 fait partie du patrimoine historique français. Toutefois, les 50 ans de Mai 68 semblent avoir une portée plus importante que les précédents anniversaires décennaux. 1988 semble avoir été un tournant avec une génération 68 qui a pris le pouvoir, le pouvoir culturel notamment. Dans les ouvrages parus, il y a soit de la nostalgie, soit de la rancœur récurrente. Mai 68 est devenu peu à peu une référence essentielle.
Mai 68 responsable de tous les maux de la France?
Les hommes politiques instrumentalisent la mémoire de Mai 68: Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2007 s'adresse à ses sympathisants à Bercy et s'improvise procureur de Mai 68; il veut "tourner la page une fois pour toutes". Mai 68 serait responsable de tous les maux de notre pays. Actuellement, dans le débat politique, il n'est pas rare d'entendre que la "génération 68" est gâtée et qu'une fois arrivée à la retraite, elle pourrait mieux aider les jeunes générations qui souffrent. Ce n'est pas bien perçu: c'est comme si on imputait à des millions de gens qui ont entre 65 et 80 ans la responsabilité des difficultés actuelles de la France. C'est injuste et pas très historique. Simone Veil, dans un ouvrage de 2007, Une Vie, est beaucoup plus nuancée que l'ancien président Sarkozy; elle parle d'une contestation des hiérarchies, des patrons, des ministres, entre autres. Son propos reste neutre et très réaliste, passionnée par Mai 68, mais pas surprise.
La gauche revendique très peu l'héritage de Mai 68; c'est l'extrême-gauche qui en parle, car la révolution n'a pas eu lieu en 68 et certains espèrent encore le Grand Soir. En 1981, François Mitterrand n'incarne pas du tout l'héritage de Mai 68; son parcours en témoigne et même si le "Changer la vie" reprend l'un des slogans de Mai 68. Mitterrand n'a pas une vision libertaire du socialisme. Les Verts sont sans doute les plus près de l'esprit de 68. Mais les propos de Nicolas Sarkozy en 2007 ont permis à certains cadres de la gauche de reprendre à leur compte l'héritage de Mai 68, en en faisant un véritable marqueur identitaire.
Si Mai 68 est si souvent accusé de tous les maux, c'est parce que l'événement lui-même est complexe. Souvent, on colle des étiquettes sur l'événement, ce qui ferme finalement le débat. Si on parle autant de Mai 68 n'est-ce pas pour essayer de trouver soit des solutions aux maux actuels ou bien des boucs-émissaires? L'héritage de Mai 68 est très difficile à manier et le faut-il d'ailleurs? Sans doute que nous avons besoin de recul pour apprécier encore mieux cette histoire sociale et politique, très mouvementée.
Mai 68, une révélation plus qu'une révolution
Mai 68 ne fut pas une révolution comme certains de ses opposants le disent. Ce fut pour beaucoup une révélation, une contestation, une accélération de la prise en compte de revendications déjà datées. Mai 68 ne fut pas non plus un combat intergénérationnel. Dans les manifestations de rue, jeunes et aînés défilaient ensemble. Ils avaient souvent des demandes sociales similaires, espérant que l'avenir serait meilleur, alors que la croissance battait son plein. Chacun a voulu profiter des fruits de la croissance et personne chez les manifestants n'a souhaité prolonger trop longtemps le mouvement tout comme les services d'ordre n'ont jamais cherché à tuer des manifestants.
Enfin, Mai 68 a-t-il été l'événement qui a plongé la France dans une ère très individualiste comme certains le disent ou l'écrivent? Non ; loin s'en faut. Il y a là un contresens, car les slogans de Mai 68 demandent une émancipation collective. Mai 68 est de même une période où la sexualité est abordée, mais pas de façon majeure et débridée comme les tenants d'un retour à l'ordre moral le laisse entendre. Mai 68 pense à une société d'entraide afin que tous aient un travail. Le chômage est résiduel à l'époque avec environ 500.000 chômeurs, mais il inquiète beaucoup les familles des futurs diplômés de l'Université.
Au final, Mai 68 peut être vu comme la révélation d'une distorsion profonde entre les structures politiques et des aspirations sociales anciennes.
Eric Alary est l'auteur de IL Y A 50 ANS : MAI 68 !, paru en octobre 2017 aux éditions Larousse
ET SI ON CONSOMMAIT AUTREMENT? Episode 9. Pour lutter contre l’obsolescence programmée et déjouer les pièges des fabricants, de plus en plus de "Repair Café" voient le jour. Il en existe déjà quatre dans le Var... Reportage à La Seyne-sur-mer, où une petite équipe de bénévoles répare gratuitement de vieux appareils électroménagers pour leur donner une nouvelle vie.
La visite commence par... une panne de courant. A peine a-t-on franchi la porte de l’ancienne école Eugénie-Cotton de la Seyne-sur-mer que la lumière nous joue déjà des tours. "De temps en temps, on fait sauter les plombs", s’amuse d’entrée Sylvie Desez, en nous présentant les lieux. Bloc-notes en mains et petites lunettes posées sur le nez, la co-fondatrice et trésorière du "Repair Café" a le sens de l’accueil.
"Personne n’a envie de jeter, il y a un réflexe écolo dans l’âme"
En l’occurrence, chaque "client" est ici accueilli avec un café et une fiche à remplir. "On note le nom, la marque de l’appareil, son année, et le problème rencontré, détaille Sylvie. Après, les réparateurs s’en occupent un par un".
"Beaucoup viennent par souci d’économie, explique la trésorière. Mais dans l’ensemble, personne n’a envie de jeter, il y a un réflexe écolo dans l’âme".
Créé en octobre 2015, le Repair Café de la Seyne-sur-mer est la première structure de ce type à avoir vu le jour dans le département. Une petite fierté pour sa cofondatrice. Car le concept, lui, est né en Hollande il y a une dizaine d’années déjà. Et force est de constater qu’il n’a pas fini de se développer...
En France, chaque habitant produit près de 22 kg de déchets électroniques. Alors pourquoi jeter lorsqu’on peut encore réparer?
Paul s'attaque à la centrale vapeur de Valérie. Avant de pouvoir régler le problème, le tout est d'abord de mettre le doigt dessus...
Paul s'attaque à la centrale vapeur de Valérie. Avant de pouvoir régler le problème, le tout est d'abord de mettre le doigt dessus... G.A.
C'est quoi le problème?
C’est pour cette raison que Valérie a poussé les portes du Repair Café. "J’ai vu un émission l’autre jour à la télé qui parlait de l’obsolescence programmée et de ce type d’endroit". Elle a aussitôt été séduite par le côté "civique" de la démarche. Cette Valettoise qui travail dans le secteur social avoue être "très sensible au fait de ne pas jeter". Une question de "bon sens".
"Souvent, déplore-t-elle, les réparateurs disent qu’une réparation coûterait plus cher que le produit lui-même!" Carabistouilles...
Pour Paul comme pour les autres réparateurs présents ce jour-là, "il y a toujours un moyen de réparer". La trentaine, le cheveu en bataille, Paul vient pour "aider les autres", mais aussi pour acquérir sur le tas "plus de compétences sur les machines de tous les jours". C’est son grand truc dans la vie. Réparer...
A ses heures "gagnées", le jeune homme, qui a suivi des études de génie mécanique à La Garde, est livreur de pizzas et DJ en boîte de nuit. Il intervient aussi bénévolement dans un foyer pour enfants. Un CV hybride qui l’a conduit à se retrouver ici, dans cette ancienne salle de classe dédiée aux réparations. Et il ne regrette pas. D’abord, par pur "souci écologique". Ensuite, parce qu’il "adore manipuler".
Pour Jean, qui est en train de réparer la machine à coudre de Michelle, "une panne est faite pour être réparée".
Pour Jean, qui est en train de réparer la machine à coudre de Michelle, "une panne est faite pour être réparée". G.A.
La solution: réparer pour faire durer
Après déjà une année d’existence, le Repair Café seynois avait par exemple pu "traiter l’équivalent d’une tonne d’objets qui serait partie à la déchetterie sans nous". Une grande victoire pour Sylvie. Car toutes les semaines, de nouvelles personnes affluent. Si bien que "chaque mois, plusieurs centaines de kilos de ferraille et de plastique" sont en quelque sorte économisées...
En ce mercredi après-midi pluvieux, trois réparateurs électroménagers sont présents: Paul, Michel, et Jean. Il y a aussi trois couturières: Françoise, Mona et Mony. Tous sont bénévoles et "motivés à l’idée de rendre service" à tous ces gens embarrassés avec leurs appareils électroménagers défaillants.
Valérie, par exemple, est en galère avec sa centrale vapeur. "Elle repasse plus mal qu’un fer à repasser", souffle-t-elle, dans l’attente d’un diagnostic précis. Face à elle, Paul a déjà déballé la trousse à outils. "Oh là, c’est pas tout neuf, ça". Mais alors, docteur, c’est grave? "A mon avis, jauge-t-il à première vue en agitant une clé de 13, les circuits d’eau doivent être encrassés".
Il n’avait jamais ouvert de centrale à vapeur jusqu’ici, mais cela n’a pas l’air de l’impressionner. "Il doit y avoir une occlusion quelque part, sans doute à cause du tartre et du calcaire. Ca peut aussi être un problème de contacteur", préconise-t-il sous le regard inquiet de la propriétaire de la machine.
Parfois, "il n'y a malheureusement plus rien à faire" pour sauver certains appareils. C'est le cas de ce grille-pain.
Parfois, "il n'y a malheureusement plus rien à faire" pour sauver certains appareils. C'est le cas de ce grille-pain. G.A.
Les réparateurs bénévoles voient de tout. Du taille-haie électrique à la tronçonneuse, en passant par un vieux poste radio d’avant-guerre ou un orgue électronique... A eux de s’adapter, de localiser la panne et de trouver la solution.
"Pour elle, c'était Noël avant l'heure"
"Un jour, raconte Paul, tout en désossant minutieusement la centrale vapeur de Valérie, on m’a ramené une guirlande de Noël, il y avait 200 LED à vérifier à la loupe, une par une, car s’il y en a une qui claque, c’est tout le circuit qui claque". Au bout de plusieurs heures de boulot, la propriétaire de ladite guirlande est repartie avec un objet qui fonctionnait à nouveau. "Pour elle, c’était Noël avant l’heure".
Un taux de réussite de plus de 50%
A la table d’à côté, Michel s’est lancé dans une opération à cœur ouvert sur un micro-ondes capricieux. "Tu vas nous faire un compteur Linky avec ça?", chambre Robert, un habitué des lieux. Les "Transform’Acteurs" ont beau être des génies, ce ne sont pas encore des magiciens. Ainsi, comme le précise Sylvie, "le taux de réussite de réparations est d’un peu plus de 50%".
Le Repair Café de La Seyne dispose aussi de trois couturières capables de vous raccommoder un jean en deux temps trois mouvements.
Le Repair Café de La Seyne dispose aussi de trois couturières capables de vous raccommoder un jean en deux temps trois mouvements. G.A.
Jean, lui, est sur le point d’en finir avec la machine à coudre de Michelle, une retraitée de l’Education nationale. On le sent concentré, limite imperturbable. Jean fait partie de ces "touche à tout" qui, dès lors qu’il s’agit de manier un outil, n’ont "peur de rien". Pas même d’une vieille machine Singer qui remonte à un temps où l'obsolescence programmée n’existait pas encore. Pour lui, la panne est un vilain mal qu’il faut combattre par la racine. "Tout ce qui ne fonctionne pas m’énerve", dit-il, en remontant la bête à l’aide d’un petit tournevis plat.
"Ils disaient sur la notice de s’adresser à un magasin Singer, sauf qu’il n’y en a plus ici…"
Face à lui, Michelle est tout sourire. "Il y avait un problème à cause de deux petites pièces qui étaient sorties. Mais ils disaient sur la notice de s’adresser à un magasin Singer, sauf qu’il n’y en a plus ici…" Passée cinq minutes entre les mains du sorcier seynois au tournevis plat, la machine est finalement repartie pour quelques années. "Fantastique". Michelle a trouvé "(son) héros".
Alors qu’à l’entrée de la salle patientent encore un appareil à raclette ainsi qu’un petit vélo de princesse, Coelia, la propriétaire du grille-pain éviscéré, doit se rendre à l’évidence. "Il est mort. Mais au moins, dit-elle, on aura tout essayé."
Quant à la centrale vapeur de Valérie, le diagnostic est tombé. Ses jours ne sont pas complètement finis, mais il "faudra revenir" pour une opération de la dernière chance.
Passionné de mécanique et d'informatique, Paul a appris à murmurer à l'oreille des appareils électroménagers...
Passionné de mécanique et d'informatique, Paul a appris à murmurer à l'oreille des appareils électroménagers... G.A.
Les adresses dans le Var:
Repair Café de La Seyne-sur-mer. Relais Citoyen Ouest, rue François Villon. Tous les 2e mercredi et 4e vendredi de chaque mois, à partir de 15h30. Informations sur la page Facebook. Tél: 06.51.92.02.26. Contact: repaircafevar@gmail.com
Répare-Café de Hyères. Le vendredi de 14 à 16 h 30, deux fois par mois, dans les locaux de l'association ISA, 12 rue de Verdun. Prochain rendez-vous, le vendredi 27 avril. Contact: reparecafehyeres@gmail.com. Tél: 04.94.27.42.54
Repair Café du Pays de Fayence. Chaque dernier samedi du mois, de 14 à 19 h, et tous les mercredis de 10 à 12 h, dans la maison de pays de Fayence, route de l’aérodrome. Informations sur la page Facebook/repaircafépaysdefayence ou auprès d'Anne Wulveryck. Tél. 06.73.20.59.52.
Restor Café de Draguignan (association SEL Avenir). Dans les locaux de La Fabrique, centre social et communal du centre ancien de la Ville de Draguignan, 60-62, rue de l’observance. Tél association: 06.20.78.85.99. La Fabrique: 04.98.10.32.74. contact@la-fabrique-draguignan.org. Tous les vendredis de 14 à 17 heures.
Les actes de naissance, les actes de reconnaissance et les actes de mariage ainsi que les registres de l'état civil qui les contiennent, datant de moins de soixante-quinze ans, ne peuvent être directement consultés que par les agents de l'Etat habilités à cet effet et les personnes munies d'une autorisation écrite de l'administration des archives, conformément à l'article L. 213-3 du code du patrimoine. Au-delà de ce délai, l'accès de toute personne à ces actes et registres est régi par les dispositions du chapitre III du titre Ier du livre II du même code.
A l'exception des actes de décès dont la communication est de nature à porter atteinte, compte tenu des circonstances du décès, à la sécurité des personnes qui y sont désignées et qui est opérée conformément aux dispositions du 3° du I de l'article L. 213-2 du même code, les actes de décès sont librement communicables conformément à l'article L. 213-1 du code du patrimoine.
I. – Les archives publiques sont communicables de plein droit à l'expiration d'un délai de :
1° Vingt-cinq ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier :
a) Pour les documents dont la communication porte atteinte au secret des délibérations du Gouvernement et des autorités responsables relevant du pouvoir exécutif, à la conduite des relations extérieures, à la monnaie et au crédit public, au secret en matière commerciale et industrielle, à la recherche par les services compétents des infractions fiscales et douanières ou au secret en matière de statistiques sauf lorsque sont en cause des données collectées au moyen de questionnaires ayant trait aux faits et comportements d'ordre privé mentionnées aux 4° et 5° ;
b) Pour les documents mentionnés au 1° du I de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration, à l'exception des documents produits dans le cadre d'un contrat de prestation de services exécuté pour le compte d'une ou de plusieurs personnes déterminées lorsque ces documents entrent, du fait de leur contenu, dans le champ d'application des 3° ou 4° du présent I ;
2° Vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé, pour les documents dont la communication porte atteinte au secret médical. Si la date du décès n'est pas connue, le délai est de cent vingt ans à compter de la date de naissance de la personne en cause ;
3° Cinquante ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, pour les documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale, aux intérêts fondamentaux de l'Etat dans la conduite de la politique extérieure, à la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la protection de la vie privée, à l'exception des documents mentionnés aux 4° et 5°. Le même délai s'applique aux documents qui portent une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique, nommément désignée ou facilement identifiable, ou qui font apparaître le comportement d'une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice.
Le même délai s'applique aux documents relatifs à la construction, à l'équipement et au fonctionnement des ouvrages, bâtiments ou parties de bâtiment utilisés pour la détention des personnes ou recevant habituellement des personnes détenues. Ce délai est décompté depuis la fin de l'affectation à ces usages des ouvrages, bâtiments ou parties de bâtiment en cause ;
4° Soixante-quinze ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ou un délai de vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé si ce dernier délai est plus bref :
a) Pour les documents dont la communication porte atteinte au secret en matière de statistiques lorsque sont en cause des données collectées au moyen de questionnaires ayant trait aux faits et comportements d'ordre privé ;
b) Pour les documents relatifs aux enquêtes réalisées par les services de la police judiciaire ;
c) Pour les documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions, sous réserve des dispositions particulières relatives aux jugements, et à l'exécution des décisions de justice ;
d) Pour les minutes et répertoires des officiers publics ou ministériels ;
e) Pour les registres de naissance et de mariage de l'état civil, à compter de leur clôture ;
5° Cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ou un délai de vingt-cinq ans à compter de la date du décès de l'intéressé si ce dernier délai est plus bref, pour les documents mentionnés au 4° qui se rapportent à une personne mineure.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (C.N.I.L) vient de délibérer en matière de traitement de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques le 12 avril 2012 (délibération n° 2012-113).
Les documents comportant des données à caractère personnel sont dans son collimateur, et la présente délibération va nécessairement avoir des conséquences pour les généalogistes.
La CNIL émet un principe général qui veut que les archives qui contiennent de telles données appellent une protection particulière au regard de la loi « Informatique et libertés ».
La numérisation, la publication, la diffusion ou toute autre mise à disposition sous quelque forme que ce soit ainsi que l'indexation de documents d'archives de manière nominative constituent un traitement de données à caractère personnel au sens de l’article 2 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée. Il en résulte donc que les traitements opérés sont soumis aux formalités prévues au chapitre IV de la loi de 1978.
Des chercheurs ont étudié 500.000 personnes sur plus de six ans. Les lève-tôt ont un risque de décès 10% inférieur.
Grégory Rozières
avec AFP
stevanovicigor via Getty Images
Les couches tard risquent de mourir plus jeune (et ça pourrait être à cause du travail)
SOMMEIL - Les "oiseaux de nuit", qui se couchent tard et ont du mal à émerger du lit le matin, ont un risque de mortalité plus élevé que les couche-tôt qui aiment se lever avec le soleil, selon une étude publiée ce jeudi 12 avril.
Celle-ci a porté sur près d'un demi-million d'habitants du Royaume-Uni âgés de 38 à 73 ans. Elle montre que les couche-tard ont un risque de décès, de toutes causes, de 10% plus élevé que les couche-tôt sur la période étudié de six ans et demi. Un peu plus de 10.500 décès au total ont été relevés sur la période de six ans et demi.
Des études antérieures avaient souligné leurs taux plus élevés de maladies cardiovasculaires et de pathologies métaboliques comme le diabète. Mais cette étude est la première à explorer le risque de mortalité, note l'Université de Surrey dans un communiqué.
Des horaires de travail qu'il faudrait adapter
L'étude, réalisée à partir d'une base de données publique, est parue dans le journal spécialisé Chronobiology International.
Les participants se sont définis soit comme "une personne du matin" (27%), "plus du matin que du soir" (35%), "plus du soir que du matin" (28%), ou "vraiment une personne du soir" (9%).
"C'est un problème de santé publique qui ne peut plus être ignoré", estime Malcolm von Schantz, professeur de chronobiologie à l'Université de Surrey. Selon lui, les couche-tard devraient pouvoir bénéficier d'une plus grande flexibilité d'horaires de travail pour commencer et finir plus tard.
"Les noctambules qui tentent de vivre dans un monde du matin peuvent en subir les conséquences sur leur santé", renchérit Kristen Knutson (université Northwestern, à Chicago) co-auteure avec lui de l'article.
"Il se pourrait que les personnes couche-tard aient une horloge biologique interne qui ne correspond pas à leur environnement externe", avance Kristen Knutson en évoquant toute une variété de comportements mauvais pour la santé chez ces derniers (manque d'exercice, ne pas dormir suffisamment...).
Mieux gérer sa lumière
Les couche-tard ont plus tendance à souffrir de troubles psychologiques, de diabète, de troubles neurologiques, gastro-intestinaux et respiratoires.
Ils ont également davantage tendance, à fumer, boire de l'alcool, consommer de la caféine et des drogues illégales.
Le passage à l'heure d'été, qui coincide d'ailleurs avec une incidence plus grande de crises cardiaques, est moins bien supporté par les couche-tard, relèvent également les chercheurs. Malcolm von Schantz suggérant d'envisager sa suppression.
En attendant que les lois et les pratiques sociales évolue, peut-on se transformer en couche tôt? Il y a une part de génétique qui définit notre rythme circadien, mais il y a aussi une part environnementale, précise Kristen Knutson.
Ainsi, pour essayer de se coucher plus tôt et être plus frais le matin, il faut essayer de s'exposer dès le petit matin à la lumière. A l'inverse, il faut éviter de s'y exposer la nuit. Mieux vaut donc éviter la série télé avant d'aller dormir.