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 La revue de web de Kat

GeneaKat

Wed 1 Aug 2018 - 07:06

Généalogie des familles Cadel, Chauvigné et de tous leurs alliés (ou presque ...) - Site privé

Généalogie Katryne
http://clan.chauvigne.info/

Lignées revestoises

Wed 1 Aug 2018 - 07:05

Généalogies croisées au Revest-les-Eaux

Généalogie Katryne Revest
https://genealogie.revestou.fr/

Revest actualités

Wed 1 Aug 2018 - 07:01

Veille d'actualité sur le Revest-les-eaux, made in Shaarli/Gestliens

Katryne Revest
https://actu.revestou.fr/

Carnets de Voyages

Wed 1 Aug 2018 - 06:57

Récits de voyages et de balades, made in adHoc

Canada Katryne USA
https://gabandjo.legtux.org/

Carnets de balades

Wed 1 Aug 2018 - 06:55

Photos de balades et de voyages, made in Piwigo

Katryne
http://photos.katrynou.fr/

Explosion des prix de Google Maps : le département de Maine-et-Loire abandonne Google pour OpenStreetMaps, un service de cartographie open source

Tue 31 Jul 2018 - 15:33

Début mai, Google a annoncé une refonte complète de son offre cartographique à destination des professionnels. Ces changements, qui impliquent de renseigner obligatoirement un code de carte bleue, se traduisent par une explosion des prix pour les usages professionnels avec une réduction drastique du volume d’affichages gratuits autorisés.

Le quota gratuit de 25 000 cartes affichées par jour sur un site web passe maintenant à 28 000, mais par mois (soit en moyenne moins de 1000 par jour). C'est-à-dire 25 fois moins qu'avant. Pendant ce temps, la tarification au-delà du quota gratuit passe de 0,50 $ les 1000 cartes affichées à 7 $. Elle a été multipliée par 14. Un site qui affiche en moyenne 10 000 cartes par jour passe donc de 0 $ avant la nouvelle politique tarifaire à 1904 $ par mois (30 jours). Ceux qui étaient proches de la limite gratuite de 25 000 affichages par jour - disons 24 000 par exemple - devront désormais s'acquitter d'une facture de plus de 4800 $ par mois, pour un service qu'ils utilisaient gratuitement juste un mois plus tôt.

Cette nouvelle politique tarifaire va bien sûr affecter de nombreuses personnes physiques ou morales, sans oublier les collectivités territoriales qui comptent sur le service de cartographie de Google pour offrir certains services à leurs populations. C'est le cas par exemple du département français de Maine-et-Loire où la collectivité a souvent recours à Google Maps pour le module d’information sur le trafic routier, la carte des sentiers nature, l'annuaire des établissements d’accueil des personnes handicapées ou encore la carte pour connaître son collège de rattachement.

Or le département de Maine-et-Loire revendique 200 000 visiteurs, chaque mois, sur son site Internet. Il n'indique pas combien accèdent à ses services basés sur Google Maps, ou le nombre moyen d'affichages de cartes par visiteur. Mais il semble que la nouvelle politique de Google va nécessiter des coûts supplémentaires pour le contribuable. Pour éviter ces coûts, le département a décidé d'abandonner Google Maps et a opté pour une solution open source : OpenStreetMap.

google-maps libre oSM
https://www.developpez.com/actu/215961/Explosion-des-prix-de-Google-Maps-le-departement-de-Maine-et-Loire-abandonne-Google-pour-OpenStreetMaps-un-service-de-cartographie-open-source

RGPD et Genealogie: Les vivants et les morts | the b@rrett blog

Tue 31 Jul 2018 - 09:15

À moins que vous n'ayez fait un voyage sur Mars, il n'a pas dû vous échapper que le règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne est entré en vigueur le 25 mai 2018.

Un arbre généalogique est un endroit peu propice à l'émergence de questions relatives au RGPD, car il concerne principalement des personnes décédées auxquelles le RGPD ne s'applique pas. Mais chaque arbre comporte des personnes vivantes et les historiens de la famille qui hébergent leurs propres sites web généalogiques doivent réfléchir aux implications du RGPD et à "ce qui se cache en dessous". Certains aspects du RGPD vont au-delà du consentement aux cookies et des déclarations de confidentialité.

Le dilemme du généalogiste face au RGPD

Au cours des derniers mois, nous avons tous été confrontés à une avalanche de demandes de consentement à l'utilisation de cookies et d'acceptation des politiques de confidentialité des sites. Où que vous alliez, ces invites désormais familières apparaissent, et nous sommes peut-être devenus blasés à l'idée de les accepter.

Chacune d'entre elles nous demande d'approuver les informations associées à notre compte en ligne sur le site en question. Et c'est bien ainsi. Mais si nous gérons un site d'histoire familiale, nous disposons d'informations qui vont plus loin que cela, car chaque personne vivante a également une entrée dans l'arbre généalogique. Mon arbre en compte des centaines et 99 % d'entre eux n'ont pas de compte sur le serveur parce que leurs coordonnées ont été saisies par les historiens de la famille. La quantité d'informations varie, mais elle comprend généralement au minimum le nom complet, la date de naissance et les noms et dates de naissance des parents - exactement le genre d'informations qui pourraient être utilisées pour une usurpation d'identité, par exemple.

Le RGPD ne s'applique-t-il pas uniquement aux entreprises ?

Il est vrai que le RGPD a été conçu principalement pour contrôler les excès des entreprises que nous avons vus récemment avec des violations massives conduisant à la fuite de millions d'enregistrements. Comme les entreprises étaient la cible principale, la plupart des documents disponibles se concentrent également sur elles. Cela donne la fausse impression que nous sommes exemptés. Le règlement est très clair : il n'y a qu'une seule exemption pour l'usage personnel, et elle est strictement limitée :

Le présent règlement ne s'applique pas au traitement de données à caractère personnel : ... (c) par une personne physique dans le cadre d'une activité purement personnelle ou domestique RGPD

Cela signifie que vous pouvez collecter des informations sur vous-même ou sur les membres de votre foyer, afin de pouvoir gérer votre vie quotidienne. Cela n'inclut pas la collecte d'informations sur votre famille élargie.

C'est pourquoi la généalogie est un cas particulier du RGPD. Les rédacteurs n'avaient pas les arbres généalogiques à l'esprit en tant que cas d'utilisation typique. Ils étaient motivés par les excès des entreprises qui abusent de nos données mais, comme c'est souvent le cas, la loi des conséquences involontaires a fait que nous avons été pris dans le filet.

Généalogie RGPD
http://pfbarrett.uk/gdpr-and-genealogy-the-living-and-the-dead/

RGPD et nous et nous et nous ...

Tue 31 Jul 2018 - 09:11

Le 25 mai 2018, entre en vigueur, le règlement européen sur la protection des données personnelles. Voté par le parlement européen le 14 avril 2016, le règlement n°2016/679 s'applique d'autorité dans l'ensemble des 28 pays de l'Union européenne sans que chaque état n'ait à l'adopter. Les objectifs du règlement sont d'accroître la protection des personnes concernées par le traitement des données personnelles et de responsabiliser les acteurs de ce traitement.
Qu'est-ce que ça nous apporte en tant qu'individus ? Et en quoi devrait-il s'appliquer à nos petits sites amateurs ou associatifs ?
Que faut-il faire ? ce n'est pas encore bien clairement expliqué, mais il n'y a plus trop de temps maintenant.

Les principes clés du RGPD selon la synthèse de Wikipedia :

  • cadre légal harmonisé au sein de l'UE
  • application extra-territoriale aux sociétés extra-européennes dès qu'elles ciblent des résidents européens par le profilage et leur proposent des biens et services
  • consentement explicite et positif des citoyens pour reprendre le contrôle de leurs données privées
  • droit à l'effacement des données personnelles
  • droit à la portabilité des données personnelles (pouvoir les transférer d'un service à un autre)
  • profilage : toute personne a le droit de ne pas faire l'objet d'une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage, produisant des effets juridiques la concernant ou l'affectant - article 22
  • imposer aux organisations la protection des données personnelles dès la conception des produits, services et systèmes et la sécurisation par défaut du système d’information - article 25
  • notification en cas de fuite des données
  • Majorité numérique fixée à 16 ans par l'UE, mais peut être adaptée selon les pays : en France, c'est à partir de 15 ans qu'un adolescent protège lui-même ses données et pourra, par exemple, s'inscrire sur les réseaux sociaux sans autorisation parentale.

Des réactions au RGPD notamment à l'étranger

Google, Microsoft et les autres, mettent à jour leurs conditions générales d'utilisation et en profitent pour nous extorquer des acceptations exprès et détaillées pour un paquet d'utilisations de nos données dont on ne soupçonnait même pas l'existence. Avec chaque fois, comme pour la mise à jour de Windows la semaine passée, un bel argumentaire plus marketing que juridique pour détailler tout ce qu'on loupe en refusant, le tout relevant parfois du chantage : tu acceptes expressément ou ton compte est supprimé. "Voulez-vous vraiment les refuser? Vous ne serez plus en mesure d'utiliser le site web et les applications pour tablettes ou mobiles d'Airbnb si vous refusez les conditions actualisées." Voilà pour le consentement libre et éclairé. Notons que fin avril-début mai, Google a supprimé son slogan de 18 ans "Don't be evil" (ne soyez pas maléfique) du code de conduite distribué aux employés. Tirez-en les conclusions que vous voulez.

Selon Le Hollandais Volant , "Ça y est : des dizaines de sites bloquent les utilisateurs européens car l'UE veut protéger nos données mais les sites refusent de se bouger pour nous."
C'est la première conséquence de la future applicabilité du règlement européen sur la protection des données personnelles : le bannissement des internautes Européens. Le même effet qu'une censure.
Il y en a même qui en font du business pour aider les sociétés à bannir les internautes européens. L'article qualifie d'infâme le RGPD.
Certaines entreprises se détourneraient déjà du marché européen. https://www.bleepingcomputer.com/news/security/new-service-blocks-eu-users-so-companies-can-save-thousands-on-gdpr-compliance/

Et pendant ce temps, le 23 mars dernier, le congrès américain a voté en procédure accélérée le Cloud Act qui renforce l'ingérence des autorités américaines sur les opérateurs de cloud américains et s'oppose donc frontalement au RGPD qui interdit dans son article 48 les transferts ou divulgations de données hors de l'UE. Le Cloud Act :

  • peut contraindre les entreprises américaines à divulguer des informations personnelles sur leurs utilisateurs dans le cadre d'enquêtes, même lorsqu'elles ne sont pas stockées sur le territoire américain
  • permet à l'exécutif américain de négocier avec d'autres gouvernements des accords bilatéraux pour des échanges d'informations, sans recourir au juge pour faire valider les demandes.
    Source Les Échos

Sommes nous concernés pour nos sites web?

Rappelons l'article 25 du RGPD : imposer aux organisations la protection des données personnelles dès la conception des produits, services et systèmes et la sécurisation par défaut du système d’information, c'est là où les webmestres utilisateurs de CMS demandent des adaptations aux codeurs. Pour les CMS que j'utilise, ça carbure un peu et les webmestres utilisateurs européens sont plus exigeants que les autres, demandant un pack de conformité au RGPD prêt à installer. Mais les codeurs du monde du logiciel libre ne disposent pas de l'armada de juristes des acteurs commerciaux du secteur et tardent à fournir une solution complète.

Quelle solution, d'ailleurs ? Nous ne collectons pas grand chose : il y a bien la pose des cookies pour le bon fonctionnement, la collecte de quelques infos au moment de l'inscription membre ou info-lettre.

Sûr qu'en cas d'utilisation de services externes (partage, cartes, pub, stats de visites ...) ça pose aussi des cookies et ça collecte des données et dès le 25 mai, ce sera au webmestre de demander le consentement (pour les cookies et l'utilisation des données perso) aux visiteurs pour chacun des services externes présents sur le site. Ça va refroidir un peu ceux qui ont l'habitude de parsemer leur site d'icônes de partage social, de cartes Google, de pubs Adsense et même de vidéos YouTube.

Donc, j'ai bien cherché, lu et relu sur le RGPD, puis digéré les commentaires, y compris l'intégralité de ce qu'en dit la CNIL. Et la somme de tout cela, c'est RIEN. Du moins pour les sites web de particuliers.

De tout ce fatras de littérature sur le sujet, il transparaît que ce règlement européen ne s'applique qu'aux professionnels et aux grosses associations. Et comme la CNIL en France, telle ses équivalents dans les autres pays de l'UE, est dessaisie de toutes ses attributions, que les déclarations de sites web sont supprimées, il ne resterait comme obligation pour les sites web non professionnels que la gestion des cookies, pour se mettre en conformité avec la législation. Mais ça ne concerne pas le RGPD. Et encore, si ces cookies ne servent qu'à assurer le bon fonctionnement du service fourni par le site, il n'y a pas de consentement à obtenir, juste une information que des cookies sont installés sur l'appareil de l'internaute et qu'il peut les détruire comme indiqué dans le mode d'emploi de son navigateur. En matière de cookie, l'enregistrement d'un consentement ne concernerait que des sites qui utilisent les infos collectées à des fins de marketing ou de profilage.

Pour le site de généalogie, j'ai ajouté dans le footer que si une personne trouve son nom sur le site, elle peut demander à ce qu'il soit effacé par le formulaire de contact. Mais l'obligation existait bien avant le RGPD.

Selon le RGPD, le listage des logs fait l'objet d'une exception au consentement exprès, du moment que cette collecte est réalisée pour des raisons de sécurité et dans une optique d'identification en cas de pratiques illégales de certains internautes. Toutefois, il convient :

  • d'informer les visiteurs de cette pratique
  • de détruire les logs au-delà d'une durée raisonnable (1 an maximum, il me semble)
  • de veiller à ce que les logs ne soient pas publiquement accessibles. (c'est le problème actuel avec mes sites de généalogie, et en attendant une solution, j'ai configuré la collecte à zéro enregistrement et vidé les fichiers de logs)

Sur le site de la CNIL, dont la seule fonction désormais semble être l'assistance à la mise en application du RGPD, il n'existe que 2 catégories de public :

  • les professionnels qui doivent s'équiper de tout une panoplie d'obligations (registre, études d'impact des traitements, délégué ...) pour démontrer qu'ils ne sont pas les horribles profiteurs qui pillent nos données persos pour se faire un max de blé sur notre dos.
  • les particuliers qui sont par nature des exploités qu'il convient d'aider à se révolter pour défendre les pauvres droits qui leur restent.

Entre les deux, il n'y a personne. Les petit sites de particuliers ou d'association n'existent pas.

Le responsable des sites d'un ministère rejoint mon analyse quand je l'interroge sur les implications du RGPD sur notre site d'association :

"Tout ce que vous risqueriez, dans le pire des cas, c'est un rappel à l'ordre de la part de la CNIL, qui vous expliquerait alors où vous pêchez. Et encore, il faudrait au préalable qu'une plainte soit déposée par un membre du site."

Ce qui importe :

  • ne jamais stocker les mots de passe des comptes des utilisateurs en clair dans les bases de données
  • tenir précisément la liste des contacts pour lesquels vous stockeriez des données personnelles de façon à pouvoir les alerter en cas d'attaque réussie ou d'exfiltration illégitime de leurs données.
  • pour les newsletters, faire une campagne annuelle auprès de tous les destinataires pour leur demander de confirmer leur intention de recevoir la newsletter. Dans le cas de notre association, il s'agit surtout des mails d'information. Car pour le bulletin, leur adhésion vaut consentement (le préciser dans le formulaire d'abonnement et/ou de paiement)"

Mais comme nous le martèle Rick Falkvinge, militant des libertés numériques et fondateur du Parti Pirate suédois : La vie privée demeure de votre responsabilité. Depuis janvier, Framasoft traduit sur son blog les 21 billets de sa réflexion : 21 degrés de liberté. "Dans une série de 21 articles sur ce blog nous examinerons comment le droit à la vie privée, une liberté fondamentale, a complètement disparu quand on est passé à l’ère numérique. Sa dégradation n’est rien moins que catastrophique. Nous aborderons toute une série de domaines dans lesquels la vie privée a tout simplement disparu avec la transition vers le numérique, et où cela nous mène. Pour chacune de ces thématiques, nous examinerons la position des différentes juridictions et les tendances qui se dessinent. La motivation principale est claire — il n’est absolument pas déraisonnable de penser que nos enfants devraient avoir au moins les mêmes libertés fondamentales individuelles que celles dont jouissaient nos parents, et aujourd’hui ce n’est pas le cas. Pas du tout."

Voir là : https://framablog.org/2018/01/15/21-degres-de-liberte-01/

à lire aussi : Les textes officiels sur le site de la CNIL
Source(s) : Wikipedia, Le Hollandais Volant, BleepingComputer, Les Echos

Katryne RGPD technifree
https://technifree.com/articles/?url=/0-root/4-rgpd/

Le RGPD vu des deux côtés de l’Atlantique : des divergences philosophiques inconciliables ?

Tue 31 Jul 2018 - 09:03

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en application en mai dernier, et avec lui son lot de provisions supposées renforcer la protection des données à caractère personnel. Prétendue révolution, ce texte n’est en réalité que l’expression plus aboutie d’une vision philosophique ancienne, tendant à rapprocher donnée, vie privée et personne humaine et s’opposant à une vision plus mercantile de la donnée, adoptée outre-Atlantique.

Transformation de la notion de vie privée

En développant massivement les services numériques, nos sociétés ont profondément transformé la notion de vie privée : consciemment ou non, chaque individu partage des informations plus nombreuses et plus diverses le concernant, faisant d’éléments ordinairement privés, des données connues par d’autres individus, des entreprises ou des administrations.

Parmi ces données comptent, de manière très immédiate et par exemple, les données de localisation collectées notamment par les smartphones et les diverses applications qui y sont installées, les données biométriques collectées à la demande d’édition d’un passeport ou encore les préférences alimentaires via les cartes de fidélité utilisées par les grands acteurs de la distribution.

En outre, la modification de la notion de vie privée est d’autant plus grande lorsque l’entité collectant initialement des informations sur un utilisateur, les recoupe, déduisant ainsi de nouvelles données, notamment par l’utilisation d’algorithmes.

Dans les deux cas, en face des possibilités offertes par la technologie, existent des risques pour les personnes concernées en cas de fuite de données comme le prouvent les nombreux scandales passés (Target, Ashley Madison, etc.) ou lors de la prise de décisions basées sur des données erronées. Dès lors, il appartient à chaque société, notamment par le droit, de contrôler les opérations portant sur des données à caractère personnel.
De la sacralité de la personne humaine à celle de la donnée

De l’anthropocentrisme aristotélicien à l’idée kantienne de respect de la personne, les philosophes européens ont longtemps considéré que toute chose de nature ontologique méritait une protection des plus absolues. Cette approche fondamentaliste, embrassant les droits de l’Homme, se retrouve par exemple en droit français dans le concept d’indisponibilité du corps humain, lui-même à l’origine de l’interdiction de vente d’organes, ou de la pratique des mères porteuses.

Le philosophe italien Luciano Floridi (Information : a very short introduction, 2010) crée à ce titre un parallèle éloquent entre la donnée et le corps humain en expliquant que la « quatrième révolution » (celle de l’informatique, en référence à Alan Turing) et la circulation accrue de données qui y est associée ont transformé la vie humaine à tel point que la donnée devrait être vue comme une extension de la personne humaine.

Ainsi, la marque de possession de la donnée à caractère personnel (« mes données ») se rapprocherait davantage du lien entre l’individu et son corps (« mon bras ») que de la marque de possession d’un objet (« ma voiture »).
En Allemagne, un droit à l’autodétermination informationnelle

En considérant la donnée comme une véritable émanation de la personne, celle-ci devient digne d’une protection très élevée. La volonté de protéger les données à caractère personnel est ainsi bien antérieure au RGPD en Europe, les premières législations relatives aux données à caractère personnel datant de 1970 (Land de Hesse, Allemagne), 1976 (Suède) et 1978 (France).

En Allemagne, la protection des données à caractère personnel revêt, en outre, un caractère constitutionnel depuis qu’en 1983 la Cour constitutionnelle a déduit de la Constitution fédérale un principe de droit à l’autodétermination informationnelle.

Ce principe dépasse la conception minimaliste de la vie privée (« le droit d’être laissé tranquille ») pour correspondre davantage à une protection large de la sphère privée et à la capacité de l’individu à participer de manière indépendante à la vie politique et sociale, comme l’expliquent Gerrit Hornung et Christoph Schnabel (« Computer law and security report », 2009).

Un renforcement progressif au sein de l’UE

L’Union européenne est également intervenue sur le sujet de la protection des données à caractère personnel avant le RGPD par l’adoption de la Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 24 octobre 1995), créant un cadre général relatif à la protection des données à caractère personnel ainsi que par l’inclusion, dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, d’un article 8 relatif à la protection des données à caractère personnel.

Sans constituer une révolution, le RGPD vient toutefois renforcer sensiblement la protection des données à caractère personnel, en ligne avec l’idéologie fondamentaliste présente en Europe.

À titre d’exemple, le Règlement a une portée plus large territorialement puisqu’il s’applique à des contrôleurs de données situés en dehors de l’Union européenne. Substantiellement également, il accorde davantage de droits aux personnes concernées et prévoit notamment des sanctions plus fortes en cas de non-respect.
Aux États-Unis : laissez-faire, laissez-passer

À l’opposé de la vision sacrée de la vie privée et de la considération quasi corporelle de la donnée, existe une vision plus matérielle de cette dernière, dérivée d’une vision plus mercantile de la vie privée.

Dans An economic theory of privacy (1978), Richard Posner dépeint la notion de privacy comme nocive pour le marché en ce qu’elle prive d’informations les agents dans leurs prises de décisions. Dès lors, il m’apparaîtrait pas justifié d’accorder une protection particulièrement élevée aux données mais plutôt d’en autoriser la libre aliénabilité, notamment en créant un droit de propriété de l’individu sur ses données comme le défendait récemment le think tank Génération libre.

La structure américaine s’inspire de cette logique mercantile et est ainsi moins contraignante pour les entreprises désireuses de collecter et traiter des données à caractère personnel. Elle s’oppose au choix européen d’un régime protecteur de l’individu, destiné à sécuriser sa confiance en l’économie numérique.

Au contraire d’une intervention publique forte comme l’est le RGPD, les premières initiatives de régulation aux États-Unis sont l’œuvre des acteurs privés ayant produit des codes de bonne conduite (voir notamment les guidelines de la Direct Marketing Association).

La liberté laissée aux grands acteurs du secteur symbolise parfaitement l’approche libérale choisie par le législateur américain, suivant la doctrine libérale du « laissez-faire, laissez passer » élaborée par Vincent de Gournay au XVIIIe siècle. Cette expression, symbole de la confiance en la capacité autorégulatrice du marché, explique alors la structure parcellaire du droit américain de la protection des données à caractère personnel.

Ce seul exemple de la structure du droit suffit à mettre en lumière les différences juridiques résultant des différences philosophiques dont font l’objet États-Unis et Union européenne. En effet, aucun texte général relatif à la protection des données à caractère personnel n’existe aux États-Unis et le législateur n’est intervenu que sporadiquement sur des points particulièrement sensibles (la protection des jeunes enfants avec le Children Online Privacy Protection Act, 1998) ou pour certains secteurs comme les télécommunications (1996) et la finance (1970, 1999).
Des désaccords insurmontables ?

En somme, l’analyse philosophique et juridique comparée de la vie privée et de la protection des données à caractère personnel met en évidence d’importantes divergences entre États-Unis et Union européenne.

La multiplication des flux de données et les problématiques résolument transfrontières qu’ils engendrent pourraient pourtant inciter à la création de cadres plus larges. De telles améliorations permettraient notamment de faciliter la mise en conformité des différents contrôleurs de données et de sécuriser plus aisément la confiance des utilisateurs de services internationaux.

Quoi qu’une telle issue collaborative puisse séduire dans l’absolu, l’expérience passée n’incite pas à l’optimisme ainsi que le suggèrent les échecs passés dans les négociations internationales trop anciennes et limitées ou dans les négociations bilatérales remises en cause (invalidation du Safe Harbor) ou vivement critiquées (contestation du Privacy Shield).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

RGPD
https://theconversation.com/le-rgpd-vu-des-deux-cotes-de-latlantique-des-divergences-philosophiques-inconciliables-100192

La couleur noire disparaît progressivement des garde-robes féminines | Slate.fr

Tue 31 Jul 2018 - 07:52

Il suffit de visiter quelques sites internet de grands magasins pour s'en rendre compte. Un arc-en-ciel de couleurs s'offre aux consommatrices. TopShop met en avant des plumes colorées et des imprimés léopard décalés. Un peu partout, cerises, tomates, pastèques, flamants roses s'appliquent sur les robes, jupes et petit hauts. Zara et Mango mettent en avant le jaune, l'émeraude et le bleu-canard. Le statut intemporel du noir, nuance indéniable du chic, serait-il obsolète?

Rien à voir avec l'été, ni même avec la canicule. Depuis des mois, la mode vit au rythme des couleurs. Selon le cabinet de tendances WGSN, les vêtements de couleurs vives représentaient 16% du marché britannique il y a deux ans, aujourd'hui c'est plus de 20%. Entre avril 2017 et 2018, la part des vêtements de couleur noire dans les achats a baissé de 10 points. C'est le jaune qui réalise les meilleures performances avec une augmentation de 50% entre 2017 et 2018.

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Couleurs politiques

Florance Allday, analyste pour Euromonitor international, prédit que la proportion de vêtements noirs «va décroitre progressivement des rayons des commerçants». Elle perçoit un changement dans nos modes de vie: «Maintenant le bureau peut être un peu partout, les frontières entre le formel et l'informel, le travail et la maison se floutent». Porter de la couleur «n'est plus vu comme frivole, excentrique ou inapproprié».

Visiblement, les réseaux sociaux jouent aussi un rôle important dans la valorisation des couleurs. Comment mieux se faire remarquer dans un fil d'actualités bondé qu'en portant une couleur flashy? Dans le monde de l'image, les couleurs sont les reines de la photographie.

Porter des nuances vives deviendrait progressivement un moyen d'affirmer son individualité. Les fabricants répondent à cette demande en prévoyant plusieurs couleurs pour le même modèle, afin que chaque cliente puisse choisir la sienne.

La couleur n'est plus perçue comme superficielle, elle est même politisée, symbole d'identité et d'humeur. Elle envahit les manifestations, rose pour les «pussy hats», rouge pour la journée internationale des droits des femmes, orange contre les armes, etc.

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Couleurs féministes?

On impose de moins en moins aux femmes de porter du noir pour «avoir l'air plus mince» ou pour se fondre dans le décor. D'abord associé aux deuils puis aux femmes de «petite vertu», le noir a vu son destin transfiguré par Coco Chanel qui en fait un uniforme pour toutes les femmes avec sa «petite robe noire» en 1926. Le noir devient synonyme d'absence de faute de goût et de prise de risque.

Susie Orbach, sociologue et autrice, explique que le noir est codé, symbolisé par l'héroïne de Diamants sur Canapé, Audrey Hepburn. «L'image de cette gamine, mignonne et sophistiquée dans sa robe noire. Ce qu'il y a là-dedans c'est la minceur, qui, bien sûr est déterminante dans la représentation de la féminité depuis des années.»

Mais pour elle, porter du noir ou non n'est pas plus un combat féministe: «Il n'y a aucun différence quand on parle de vêtement. C'est toujours par rapport à “comment je me représente”. Il y a toujours un œil interne qui juge, que la mode soit ce dont vous avez besoin pour vous démarquer ou pour avoir l'air svelte et sophistiquée».

Naomi Wolf, autrice du Mythe de la beauté, est plus optimiste: «Si les femmes adoptent la couleur, cela suggèrent qu'elles croient pouvoir être prises au sérieux sans forcément porter de noir. [...] Si les gens ne choisissent plus leurs vêtements juste pour avoir l'air plus fins, je pense que c'est politiquement important».

couleur mode vêtement
http://www.slate.fr/story/165224/pourquoi-femmes-desinteressent-couleur-noire-les-femmes

Les 4 doigts du KitKat ne sont pas brevetables

Sun 29 Jul 2018 - 15:28
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Le suisse Nestlé a perdu mercredi une bataille devant la justice européenne mais pas encore la guerre pour défendre sa marque, la forme à "quatre doigts" de sa célèbre confiserie Kit Kat.

KitKat
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Les Acadiens de Belle-Île-en-Mer | Le Devoir

Thu 26 Jul 2018 - 19:20

Nous venons tous, plus ou moins, d’une lignée d’océan, de mer et d’eaux vives. Notre collaboratrice Monique Durand nous présente cet été une série d’articles où se mêlent petite et grande histoire dans les vents de l’Atlantique. Trajectoires de femmes et d’hommes qui nous ont précédés, illustres inconnus pour la plupart, creusant jusqu’à nous leur sillon dans la chair du temps.

Ils arrivaient enfin quelque part. Sur ce petit fragment de France détaché de la Bretagne appelé Belle-Île-en-Mer. Après des années d’errance, ils abordaient une nouvelle vie sur la grève de Palais, porte d’entrée de Belle-Île. Ils pouvaient enfin poser leurs enfants et leurs bagages.

Au cours des années qui suivirent le Grand Dérangement de 1755, des milliers d’Acadiens furent dispersés dans les ports anglais et français. Ils furent nombreux aussi à croupir dans les prisons britanniques — Southampton, Bristol, Liverpool — jusqu’à la signature du Traité de Paris, en février 1763. Par ce traité, la France cédait à l’Angleterre, entre autres, toutes ses possessions du Canada, sauf Saint-Pierre-et-Miquelon, et lui rendait Minorque en échange de Belle-Île-en-Mer, que les Anglais occupaient depuis deux ans. L’île bretonne, à 15 kilomètres au large de Quiberon, était convoitée pour son climat tempéré, l’abondance de ses ressources en eau douce et sa position hautement stratégique, au carrefour des routes maritimes qui allaient de la Manche jusqu’à l’Espagne.

Rien ne prédestinait l’Acadie et Belle-Île-en-Mer à voir leurs destins liés. Après le Traité de Paris, Louis XV négocie le rapatriement des Acadiens prisonniers en Angleterre, « ces Français fidèles à leur roi et à leur religion », écrit feu Jean-Marie Fonteneau, spécialiste de Belle-Île. Puis il lance une sorte d’appel d’offres auprès de tous les intendants de France : 3 500 Acadiens se trouvent à la disposition de ceux qui pourraient les accueillir et leur fournir des terres.

Plus de vingt offres d’accueil furent proposées et c’est Belle-Île-en-Mer qui remporta la mise. Pillée et dévastée par les occupants anglais, elle avait besoin de main-d’oeuvre pour la remettre sur pied et cultiver les terres abandonnées. C’est ainsi que 78 familles, des Leblanc, des Granger, des Thomas, des Mélanson, au total 363 Acadiens, dont 211 enfants, s’établirent sur l’île perdue dans l’Atlantique, après que trois de leurs représentants s’y soient rendus pour examiner les lieux.

Formidable citadelle

Il y eut d’abord de longs mois d’attente à Morlaix et à Saint-Malo, le temps de régler les modalités d’installation et l’épineux problème de la distribution des terres. Ils arrivèrent enfin, en quatre groupes, à l’automne 1765. Le dernier groupe toucha terre à Belle-Île le 30 octobre par une retentissante tempête sur la mer. Ballottés dans l’écume, à travers la pluie et le grain, les exilés virent bientôt apparaître la formidable citadelle de Vauban qui, des siècles après sa construction, mange encore tout entier le paysage quand les voyageurs d’aujourd’hui arrivent sur l’île. Peut-être les Acadiens furent-ils un tant soit peu rassurés d’imaginer leur nouvelle vie sous la protection d’une telle forteresse ?

Mais tout n’était pas gagné. Il leur faudrait encore affronter les natifs de Belle-Île, qui allaient leur tenir rigueur de ce que le Roi de France les prenait sous son aile et leur fournissait animaux, instruments aratoires et solde. Un boeuf, un cheval, une charrette et trois faucilles furent distribués à chaque famille. Quelques Bellilois « de souche » seront même déplacés pour céder des terres aux Acadiens. En plus, ces derniers parlaient français, alors que les Bellilois, eux, parlaient breton. L’accueil réservé aux émigrés fut pour le moins mitigé.

Les familles acadiennes avaient demandé d’être regroupées dans un seul village. Elles voulaient enfin pouvoir se serrer les unes contre les autres, dans une proximité qu’elles n’avaient plus connue depuis de longues années. Mais ce fut peine perdue. Leurs terres seront réparties entre une quarantaine de villages « afin que tous les habitants ne fassent qu’un seul esprit et qu’un même peuple », écrit le gouverneur de l’île, le baron de Warren. Ces « honnêtes gens », les qualifia-t-il, acceptèrent de bon gré. Tout était mieux que l’errance et la prison.

Ils travaillèrent comme des forcenés, de l’aurore jusqu’à la nuit, pour construire leurs maisons et cultiver les terres souvent les plus ingrates de l’île. Plusieurs demeures qu’ils ont construites existent toujours à Belle-Île-en-Mer. On peut voir, apposée sur certaines d’entre elles, un petit écriteau marqué « 1766 », ces quatre chiffres, plus évocateurs et plus émouvants que n’importe quelle autre trace de leur installation sur l’île.

Les nouveaux venus s’engageaient à rester à Belle-Île au moins dix ans, jusqu’au 1er janvier 1776. Après cette décennie belliloise, plusieurs remirent le cap sur l’Amérique et tout particulièrement sur la Louisiane. Mais certains firent souche sur une île qui était un peu devenue la leur. Ils avaient été reconnus propriétaires de leur parcelle et avaient acquis un état civil français.

Un territoire profondément acadien

Aujourd’hui encore, Belle-Île-en-Mer respire littéralement l’Acadie. Et quand on aborde ce paradis aux paysages contrastés de landes rases et de falaises, un long et lent parfum d’histoire monte jusqu’à vous. Il y a le « Quai de l’Acadie », où les traversiers venus du continent déversent touristes, villégiateurs et gens du cru. Il y a les maisons, les villages qui portent le sceau des Acadiens. Des monuments, des croix de chemin à leur mémoire. Des échanges, des colloques. Mais là où l’Acadie est la plus présente, c’est au fond des êtres. Le tiers des 5 000 habitants de Belle-Île serait d’origine acadienne. Christine Thomas, serveuse au restaurant L’Odyssée, s’anime quand elle parle de ses racines acadiennes en servant l’agneau et les Saint-Jacques de Belle-Île aux clients attablés. Danielle Blancaneaux, née Mélanson, retraitée de l’enseignement, raconte, encore émue, cette procession du 28 juillet 2005 pour marquer le 250e anniversaire de la Déportation de 1755. À 17 h 55 précises retentirent les cloches de Bangor, le village où s’étaient établis les Granger. Hommes, femmes et enfants entonnèrent l’Ave Maris Stella, au milieu des vallons dorés cheminant vers la mer.

Maryvonne Le Gac est propriétaire d’une mercerie à Palais, À la Providence, sise dans une maison construite entre 1650 et 1700. « Avant l’arrivée des Acadiens », dit-elle. Maryvonne a fait de la perpétuation des racines acadiennes de Belle-Île le centre de sa vie. Elle passe des heures à rassembler des souvenirs, créer des contacts, organiser anniversaires et commémorations. « Ce qu’il y a d’acadien en moi ? » Elle fait une pause. « D’abord la simplicité des rapports avec les autres, des rapports sans filtres, sans couches de vernis. » Comme si ces rapports échappaient aux codes sociaux, si puissants en France. « C’est en nous », souffle-t-elle.

Le poissonnier de Palais, Herlé Lanco, né Granger par sa mère, se souvient d’une vieille amie de la famille qui portait encore des robes acadiennes. Il se souvient aussi qu’il ne faisait pas bon se dire Acadien en ces temps-là.
« Quand j’étais gamin, les gens étaient discrets sur le sujet. Aujourd’hui, on a enfin le droit d’en parler. » Mû par une sorte d’appel, il est allé en voyage de noces à Richibouctou, au Nouveau-Brunswick. « Le principal, résume-t-il, c’est de savoir qu’on vient de là. »

Mais certains jours de vague à l’âme, assis devant la mer, Herlé voudrait prendre le large. « Quand ça ne va pas, c’est à l’Acadie que je pense, c’est là-bas que j’aurais envie d’être. » Puis, comme un cri du coeur, il lâche en plaisantant : « Si y avait pas eu ces putains d’Anglais ! »

Acadie Belle-Île
https://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/415508/vents-de-mer-et-d-histoire-les-acadiens-de-belle-ile-en-mer

Créer son album photo à partir de photos numériques | Dossier

Mon 16 Jul 2018 - 23:31

Le disque dur de votre ordinateur et votre smartphone regorgent de photos que vous consultez peu voire pas du tout ? Vous êtes nostalgique des albums photo soigneusement classés et annotés mais vous manquez de temps pour en faire un vous-même ? Il existe aujourd’hui de nombreux services en ligne qui, pour quelques dizaines d’euros, vous permettent de créer facilement des compositions à partir de vos photos personnelles puis de les faire imprimer. Qu’il s’agisse de livres photo, de posters, de faire-part, de calendriers ou même d’une photo sur toile, les options sont nombreuses et à la portée de tous les budgets. Tour d’horizon.

photo services-en-ligne
https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/photo-album-photo-donnez-vie-vos-plus-belles-photos-2123/

Les flux RSS, maintenant ! – Framablog

Mon 16 Jul 2018 - 21:42

On veut retrouver les flux rss.
Il n’y a pas si longtemps, les flux RSS nous étaient familiers et fort utiles. Aral Balkan nous invite à nous en servir partout et explique pourquoi ils sont peut-être l’avenir d’un autre Web en gestation..

Peu compliqués à mettre en place sur une page web, ils permettent un lien sans intermédiaire entre la production de contenu et son audience, court-circuitant ainsi les plateformes centralisatrices que nous avons laissé parasiter nos communications. Tandis que se confirme une tendance forte à la fédération des contenus, la pertinence des flux RSS qui permet de les découvrir pourrait être un allié important pour re-décentraliser le Web.

RSS
https://framablog.org/2018/07/16/les-flux-rss-maintenant/

WHOIS et RGPD : l’Icann peine à endiguer la vague - ZDNet

Mon 16 Jul 2018 - 21:40

Juridique : Le bureau d’enregistrement a annoncé que les données personnelles contenues dans son registre WHOIS seraient dorénavant privées par défaut, en conformité avec le RGPD. Une tendance de plus en plus suivie parmi les bureaux d’enregistrement européens, malgré les efforts de l’Icann pour inverser la tendance.
Louis Adam

Par Louis Adam | Mercredi 11 Juillet 2018
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Dans un communiqué publié hier, le bureau d’enregistrement de nom de domaine Gandi a annoncé un changement sur la façon dont sont gérées les données accessibles via le service WHOIS, qui permet de se renseigner sur le propriétaire d’un nom de domaine. Les données personnelles mises à disposition au travers du service ne seront dorénavant plus consultables publiquement par défaut : il faudra que le titulaire du nom de domaine change un paramètre pour rendre les données en question accessible à tous.

C’est un changement qui pourrait paraître anodin au premier abord : le RGPD, entré en vigueur au mois de mai 2018, renforce en effet la protection des données personnelles des citoyens européens. Le service WHOIS, dont les données sont à l’origine publiques par défaut, exposait ainsi plusieurs noms, numéros et adresse email d’internautes qui étaient alors accessibles à n’importe qui, sauf si l’utilisateur acceptait de payer pour un service protégeant l’accès à ces données.

A lire, notre dossier : RGPD : tout pour être prêt<<<

Avec le RGPD, les bureaux d’enregistrement européens préfèrent donc inverser la tendance et proposer des données protégées par défaut, assortis d’une option pour les rendre éventuellement accessibles au public.

Gandi n’est pas le seul à avoir sauté le pas : OVH a ainsi récemment annoncé avoir mis en place une politique similaire de son côté. Mais l’Icann, la société chargée de veiller et d’organiser l’attribution des noms de domaines sur le réseau, voit cette évolution d’un très mauvais œil.
Une polémique qui traine en longueur

L’Icann est en effet vent debout face à ces initiatives et n’est pas seule dans son combat : aux États Unis, nombre de chercheurs en sécurité se sont élevés contre cet effet du RGPD, qui vient limiter leur accès aux données contenues dans le registre WHOIS. Pour les autorités américaines, la crainte d’un service WHOIS « fragmenté » est réelle : ces données étaient en effet fréquemment utilisées dans le cadre d’enquête et la question de savoir qui aura accès aux informations contenues dans les registres anonymisés reste encore à débattre.

L’Icann avait d’ailleurs intenté une action en justice à l’égard d’un registrar allemand qui avait choisi d’arrêter de collecter les données administratives et personnelles de ses clients afin de se mettre en conformité avec l’article 5 du RGPD, qui encadre le traitement des données personnelles. Le recours déposé par l’Icann devant les tribunaux allemands s’est néanmoins heurté à un mur.

La cour régionale de Bronn a ainsi débouté l’Icann de son action, en jugeant que l’entreprise américaine n’avait pas su présenter des arguments convaincants pour plaider sa cause, comme le rapporte The National Law Review. L’Icann a fait appel de cette décision.

confidentialité icann RGPD Vie-privée whois
https://www.zdnet.fr/actualites/whois-et-rgpd-l-icann-peine-a-endiguer-la-vague-39871041.htm

Notre Didier Deschamps

Mon 16 Jul 2018 - 16:00
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foot métro
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Cocoricouac

Sat 14 Jul 2018 - 19:57
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14 juillet 2018: rouge bleu blanc rouge, l'étonnant drapeau tricolore formé par la Patrouille de France au-dessus des Champs-Élysées
Une fumée bleue a été remplacée par une rouge.

Alors que les internautes ont rapidement souligné une erreur de couleur, un journaliste en charge des questions de défense à RFI a relayé sur son compte Twitter l'explication donnée par une source: la fumée rouge symboliserait "le sang versé des blessés embarqués avec la Patrouille de France". Une autre journaliste, au Journal de l'aviation, a eu la même information.

Mais le lieutenant-colonel Maud Grolier, invitée sur le plateau de France 2, a dissipé ces doutes: c'était bien une erreur. L'avion, selon elle, était chargé de plusieurs couleurs, "en capacité d'envoyer du bleu ou du rouge". "C'était peut-être une erreur humaine, ou peut-être que les bonnes couleurs n'ont pas été chargées à bord de l'avion", a-t-elle expliqué. L'armée de l'air a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait d'une erreur.

La Patrouille de France n'avait semble-t-il pas annoncé de dispositif particulier avant le défilé.

cocorico couac
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Il est temps de prendre en compte le fait qu'Alzheimer touche plus les femmes que les hommes | Slate.fr

Sat 14 Jul 2018 - 18:47

«–Salut Mamie!
–Bonjour Madame.
–Tu vas bien?
–Il fait beau, c'est gentil à vous d'être venue.»

Cette conversation se répète, inlassablement, chaque dimanche consacré à visiter la grand-mère dans son Ehpad normand.

Ils sont nombreux, les petits-enfants à avoir déjà vécu ce type de conversation. Dans le monde, cinquante millions de personnes vivent avec une démence, Alzheimer dans un peu plus de la moitié des cas. La plupart sont des femmes, plus de 60% des malades en France.

Selon une étude américaine, les femmes de plus de 60 ans ont deux fois plus de chance de développer Alzheimer plutôt qu'un cancer du sein. En France, Alzheimer est la quatrième cause de décès.

À LIRE AUSSI À quoi ça sert de diagnostiquer les Alzheimer?
Les facteurs de risques féminins

L'âge est la cause de la plupart des disparités entre les sexes face à la maladie. En vieillissant, les chances de développer Alzheimer augmentent, or les femmes vivent plus longtemps que les hommes –six ans de plus en moyenne en France.

Cependant, des recherches récentes montrent qu'Alzheimer n'est pas inévitable même en vieillissant. Au Royaume-Uni, les nouveaux cas ont diminué de 20% depuis vingt ans, majoritairement chez les hommes de plus de 65 ans comme le suggèrent deux études. Cela pourrait être dû aux campagnes de prévention contre le tabac et les problèmes cardiaques, tous deux étant des facteurs aggravants d'Alzheimer.

D'autres facteurs de risque affectent plus les femmes que les hommes. Par exemple, la dépression dont le lien a été établi avec Alzheimer et qui touche davantage les femmes. D'autres études ont montré que le déclin cognitif des femmes peut aussi être lié à la ménopause chirurgicale. Enfin, des complications de grossesse peuvent entrainer une démence des années plus tard.

Maria Teresa Ferretti, une chercheuse en biomédecine spécialisée dans la maladie d'Alzheimer, est convaincue qu'il est nécessaire de faire une «prévention plus spécifique par sexe afin de donner plus d'informations sur les facteurs de risque qui concernent les femmes».

À LIRE AUSSI Une maison pas comme les autres pour les malades d'Alzheimer
«Il faut enquêter sur les différences spécifiques entre les hommes et les femmes»

Le groupe The Women's Brain Project (WBP) fondé par plusieurs chercheuses a publié une analyse des recherches sur Alzheimer des dix dernières années en analysant les données par sexe et ce pour la première fois.

«Comme les femmes sont plus touchées par la maladie, il faut enquêter sur les différences spécifiques entre les hommes et les femmes», avance Antonella Santuccione-Chadha, une physicienne spécialisée sur la maladie et co-fondatrice de WBP.

Aujourd'hui, on peut détecter la présence de la maladie dans le cerveau à l'aide des niveaux de deux biomarqueurs. Si ces niveaux ne sont pas différents pour les hommes et les femmes, le cerveau des femmes a tout de même tendance à décliner plus vite. Pour les chercheuses du WBP, il faudrait donc ajuster les niveaux d'analyse en fonction de cette donnée.

Pourquoi la maladie progresse-t-elle plus vite chez les femmes? Potentiellement à cause de la diminution des hormones oestrogènes avec l'âge. D'autres recherches tendent à montrer que les femmes réussissent mieux les tests dans les phases initiales, ce qui pourrait prouver qu'ils ne sont pas adaptés à détecter la maladie dans les cerveaux féminins.

Pour les scientifiques, les recherches pour la médication échouent car elles ne sont pas adaptées et qu'elles n'incluent pas assez de femmes dans les panels. De plus, elles souffrent d'un manque de ressources financières. Maintenant, «on peut faire de nouvelles hypothèses et trouver de nouvelles façons d'améliorer le traitement des patients et patientes», explique Ferretti. Rappelons qu'à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun traitement curatif d'Alzheimer.

alzheimer santé
http://www.slate.fr/story/164579/alzheimer-femmes-hommes

Paracétamol : pourquoi ce médicament peut être dangereux - Sud Ouest.fr

Fri 13 Jul 2018 - 06:56

A la suite de la mort de Naomi Musenga due à une intoxication au Paracétamol, certains spécialistes rappellent le danger que peut représenter la prise de cette substance.

Tout le monde a du paracétamol dans son armoire à pharmacie mais mal utilisé, ce médicament peut être dangereux voire mortel, comme le rappelle l’affaire Naomi Musenga. Chaque année, une mauvaise utilisation de ce médicament est à l’origine d’une centaine de greffes de foie.

"Le paracétamol, c’est la meilleure et la pire des choses. C’est un médicament anodin, très bien toléré dans 99,999% des cas mais qui devient une arme extrêmement dangereuse quand il est utilisé en dehors des clous", explique le pharmacologue François Chast. "C’est comme un couteau de cuisine: c’est un outil efficace et sans danger quand on le tient par le manche, mais si on est maladroit, on peut se couper", ajoute-t-il.
Des risques pour le foie

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan… De nombreux médicaments à base de paracétamol sont vendus sans ordonnance et couramment utilisés contre les douleurs et les fièvres. Mais à doses trop élevées, cette substance peut s’attaquer au foie.
La mort de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre à 22 ans après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu de Strasbourg, est "la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours", a indiqué mercredi la procureur de cette ville, Yolande Renzi.

"Une dose unique de 10 à 15 grammes suffit à provoquer une nécrose hépatique pouvant être mortelle" OMS

Des conclusions contestées par la famille: "Je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille", qui était "bien informée sur la manière de prendre ce médicament", a réagi le père de la jeune femme.
Souvent utilisé dans les suicides

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), "une dose unique de 10 à 15 grammes suffit à provoquer une nécrose hépatique pouvant être mortelle". C’est pourquoi le paracétamol est souvent utilisé dans les suicides.
La dose maximale est 3 grammes par 24 heures, en espaçant les prises.
Nausées, malaises, douleurs abdominales…

Une surdose de paracétamol provoque d’abord des "signes discrets d’irritation gastro-intestinale", selon l’OMS. Ils "sont généralement suivis deux jours plus tard d’anorexie, de nausées, de malaise, de douleurs abdominales, puis de signes progressifs d’insuffisance hépatique et, finalement, de coma hépatique".

médicament paracétamol santé
https://www.sudouest.fr/2018/07/12/paracetamol-pourquoi-ce-medicament-peut-etre-dangereux-5227492-4696.php

Faire le ménage trop souvent serait plus nocif que le tabac

Fri 13 Jul 2018 - 06:55

Nettoyer nous ferait moins bien respirer. Et les femmes seraient bien plus exposées que les hommes, selon les auteurs d’une étude publiée dans une revue américaine.

L’étude publiée dans le très sérieux American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine a de quoi inquiéter. Ses conclusions sont formelles : « Les femmes qui font le ménage à la maison ou dont le nettoyage est le métier voient décliner leurs fonctions pulmonaires de manière accélérée, ce qui suggère que les expositions liées aux activités de nettoyage peuvent constituer un risque pour la santé respiratoire à long terme ».

Pour en arriver à ce constat, les chercheurs de l’université de Bergen (Norvège) ont analysé les données de l’European Community Respiratory Health Survey (ECRHS), vaste étude menée sur vingt ans (1992-2012) auprès de 6 235 participants.
Asthme et symptômes respiratoires

Ils ont notamment mis en évidence que, comparativement à celles qui ne faisaient pas le ménage, les femmes responsables du nettoyage à domicile et les professionnelles de l’entretien perdaient de leur capacité à expirer de l’air.

« Les tâches de nettoyage peuvent impliquer une exposition à des agents chimiques ayant des effets nocifs potentiels sur le système respiratoire, et un risque accru d’asthme et de symptômes respiratoires chez les nettoyeurs professionnels et chez les personnes nettoyant à la maison, écrivent les auteurs. Les conséquences à long terme des produits de nettoyage sur la santé respiratoire ne sont cependant pas bien décrites. »

À titre de comparaison, les auteurs suggèrent que l’utilisation régulière de sprays pour l’entretien équivaut à fumer un paquet de vingt cigarettes par jour.
Les hommes moins exposés

L’autre enseignement de l’étude est que le nettoyage n’est « pas significativement associé au déclin de la fonction pulmonaire chez les hommes ou à l’obstruction de leurs voies respiratoires ».

Pourquoi les hommes seraient-ils épargnés ? Le fait qu’ils soient moins représentés que les femmes dans la cohorte étudiée fausse sans doute les résultats. Mais les chercheurs norvégiens n’excluent pas que les femmes soient plus sensibles aux substances nocives contenus dans les produits ménagers.

ménage santé
https://www.ouest-france.fr/sante/faire-le-menage-trop-souvent-serait-plus-nocif-que-le-tabac-5877586
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