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 La revue de web de Kat

Emmanuel Macron annonce la fusion des ministères de l'Ecologie et de l'Economie — Le Gorafi.fr Gorafi News Network

Fri 2 Nov 2018 - 14:56

Le président de la République a annoncé ce matin que le ministère de la Transition écologique et celui de l’Economie allaient fusionner.

« Si la France veut redevenir une start up nation top five dans le monde, il faut qu’elle soit capable de pivoter son business model et de créer un copyright différenciant et ça passe par des stratégies de coworking et de job mentoring pour optimiser les ressources et slow up les dépenses » a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion à la ferme Saint-Siméon de Honfleur classée “relais et châteaux” où le président a pris quelques jours de repos incognito. « On a beaucoup brainstormé avec ma team love et on a décidé d’actualiser les process et de rebooster le mindset pour upgrader ce ministère bottom up » a-t-il ensuite ajouté.

La planète comme priorité

A ceux qui s’inquiètent de ce rapprochement et qui craignent l’abandon des questions écologiques, le chef de l’Etat a tenu à adresser un message : « A ceux qui pensent que je vais outer les questions écologiques, je leur réponds que c’est bullshit. Nous allons tout mettre en œuvre pour faire converger l’économie, le numérique et le healthcare à travers les civic tech, les green tech, les clean tech ».

Puis le président de conclure : « Mais pour cela, nous aurons besoin de tout le monde, nos helpers, la silver economy, le crowdfunding car il faut encore lever en equity plusieurs millions pour développer un venture capital écologique performant et une task force no pollution permanente. La culture du invented here ne suffira pas. Make our business great again ! ».

Gorafi! Macron écologie économie
http://www.legorafi.fr/2018/11/02/emmanuel-macron-annonce-la-fusion-des-ministeres-de-lecologie-et-de-leconomie/

Free arrête la téléphonie fixe par Internet

Wed 31 Oct 2018 - 23:46

Sans explications, l'opérateur annonce l'arrêt de son service de téléphonie fixe passant par Internet.

(CCM) — Trop coûteux ? Pas assez utilisé par ses clients ? Déclassé par des applications mobiles ? Free n'a pas donné ses raisons pour annuler son service Session Initiation Protocol offert à ses clients depuis plus d'une dizaine d'années. L'opérateur a contacté ses clients pour leur annoncer la mise au placard à la fin de cette année de ce service permettant d'utiliser sa ligne téléphonique Freebox depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet.

Derrière ce nom obscur de Session Initiation Protocol se trouve en réalité un service fort pratique, puisqu'il permet de pouvoir téléphoner via sa ligne Free depuis n'importe quel ordinateur équipé d'un micro, de haut-parleurs et d'une connexion Internet grâce à un logiciel dit "softphone". Un service qui permettait de profiter des tarifs de Free partout dans le monde, et pour cette raison fort apprécié par les clients de Free résidant à l'étranger, comme le rappellent nos confrères de Freenews.

Rivalisant avec Skype à son lancement, le service SIP est tombé peu à peu en désuétude avec l'avènement d'applications comme WhatsApp ou Facebook Messenger permettant d'appeler facilement partout dans le monde depuis son mobile. Ce qui pourrait expliquer pourquoi Free a décidé de mettre fin à ce service. Et pour les inquiets, rassurez-vous, il n'est bien entendu pas question de couper définitivement le cordon de la téléphonie fixe : vous pourrez encore utiliser votre bon vieux téléphone raccordé à votre Freebox !

Free SIP téléphone_fixe
https://www.commentcamarche.net/news/5871998-free-arrete-la-telephonie-fixe-par-internet

http://securitytuesday.com/wp-content/uploads/2018/10/ISSA.Cahier.SecNum777.pdf

Tue 30 Oct 2018 - 23:31

En libre téléchargement au format PDF, un cahier de vacances pour les 7-11 ans sur la sécurité numérique.

NDLR : Il parait qu'officiellement en France il ne faut plus dire "fake news", mais infox. Si si si, c''était au Journal officiel, donc, ce n'est pas une fake news ... heu je veux dire une infox.

sécurité TF Vie-privée
http://securitytuesday.com/wp-content/uploads/2018/10/ISSA.Cahier.SecNum777.pdf

La CNIL met en demeure l'école 42 de Xavier Niel pour vidéosurveillance excessive

Tue 30 Oct 2018 - 23:03

La CNIL a mis en demeure l'école 42, fondée par Xavier Niel, pour son système de vidéosurveillance, jugé excessif. L'établissement à deux mois pour se mettre en conformité, sous peine de sanctions.

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a annoncé mardi avoir mis en demeure le 8 octobre l'école informatique 42, créée par le fondateur de Free Xavier Niel, pour « vidéosurveillance excessive » au sein de l'établissement.

L'association 42, qui a créé l'école éponyme en 2013, est mise en demeure de « mettre en conformité avec la loi Informatique et Libertés son système de vidéosurveillance » dans un délai de deux mois sous peine de sanction, a précisé l'autorité française de protection des données personnelles dans un communiqué.
Deux mois pour se mettre en conformité

Au cours d'un contrôle effectué en février 2018, la CNIL a constaté « que des caméras filmaient en permanence les espaces de travail des étudiants, les bureaux dédiés au personnel administratif ainsi que des lieux de vie », sans que les personnes filmées n'en soient « correctement informées ».

Dans son communiqué, la CNIL rappelle que les images issues du dispositif doivent être réservées aux personnes habilitées, or le contrôle a révélé que les étudiants avaient accès aux images sur leur espace personnel au sein du réseau intranet de l'école.

L'an dernier, des étudiantes de l'école avaient dénoncé les comportements déplacés qu'elles subissaient.

CNIL TF vidéo-surveillance Vie-privée école-42
https://www.ouest-france.fr/education/la-cnil-met-en-demeure-l-ecole-42-de-xavier-niel-pour-videosurveillance-excessive-6044072

Dans le Dakota du Nord, une loi prive des Amérindiens de vote | Slate.fr

Sat 27 Oct 2018 - 07:51

La Cour suprême des États-Unis vient de valider une loi locale du Dakota du Nord selon laquelle une adresse résidentielle est nécessaire pour s'inscrire sur les listes électorales. Cela pourrait sembler être un détail mais de nombreux Amérindiens et Amérindiennes de l'État vivent dans des réserves où il n'y a pas de noms de rue. Dans ces circonstances, ils et elles ne pourront pas voter lors des élections de mi-mandat du 6 novembre.

Les personnes amérindiennes représentent environ 5% de la population du Dakota du Nord et au moins cinq mille d'entre elles n'ont pas d'adresse adéquate. Or cette élection est décisive dans la mesure où les Démocrates ne pourront pas avoir de majorité au Sénat sans une victoire de l'actuelle sénatrice, Heidi Heitkamp, qui est devancée dans les sondages par son opposant Républicain. Chaque vote compte dans cet État de 750.000 habitants et habitantes: en 2012, Heitkamp avait gagné avec un écart de seulement 3.000 votes.

La nouvelle loi sur les adresses avait été introduite en 2013 par une majorité d'élus Républicains, et aussitôt dénoncée comme une tentative politique de rendre le vote difficile pour les Amérindiens, qui ont tendance à voter Démocrate. La loi n'avait pas pu être mise en place car plusieurs tribunaux l'avait jugée illégale. Il y a six mois, un juge avait déclaré: «L'État a reconnu que les communautés amérindiennes n'ont souvent pas d'adresse résidentielle. Cependant, selon cette loi, un individu qui n'a pas d'adresse résidentielle n'aura pas le droit de voter.»

Les Républicains qui ont voté cette loi disent qu'elle est nécessaire pour lutter contre la fraude électorale, mais les cas de fraude sont quasi inexistants dans cet État.

Dans une interview avec ABC, l'actuelle sénatrice Heidi Heikamp, a déclaré: «Pourquoi ôterait-on des listes un Amérindien qui a seulement une boîte postale et que tout le monde connaît quand il arrive au bureau de vote. Ils savent exactement qui est cette personne, que c'est un résident du Dakota du Nord [...] Ceux qui disent qu'il ne s'agit pas d'empêcher les Amérindiens de voter ne sont pas honnêtes.»

amérindien droit-de-vote north-dakota
http://www.slate.fr/story/169080/dakota-du-nord-loi-prive-amerindiens-voter-midterms

À quel point le son change-t-il le goût de vos repas? | Le Huffington Post

Wed 24 Oct 2018 - 08:05

Beaucoup. Et ça, certains patrons l’ont bien compris et s’en servent pour manipuler leurs clients.
Un soir vous entrez dans un restaurant... En ouvrant la porte, vous êtes frappé.e par le bruit, vous restez mais vous n'appréciez pas votre dîner, vous forcez la voix, la discussion est difficile.

Ce n'est pas vous, c'est que le bruit change l'expérience de votre repas et le goût des aliments dans votre assiette.

Dans le 4e épisode du podcast Plan Culinaire, que je co-présente avec la journaliste Nora Bouazzouni, nous racontons comment nous avons découvert que l'ouïe influence énormément notre perception du goût. C'est le spécialiste mondial de la question, Charles Spence, professeur et docteur en psychologie expérimentale à Oxford, qui nous a permis de réaliser que le bruit pouvait modifier du tout au tout notre expérience gustative. Avec son équipe, ils ont en effet mené une étude sur 34 sujets pour voir si leur goût changeait de manière similaire quand on leur jouait certaines sonorités. Il explique en effet:

"Quand le son, la musique ou les conversations deviennent trop bruyantes, on peut parler de quelque chose de gênant. Et ce bruit de fond bloque nos capacités gustatives. C'est pour cette raison qu'on a tendance à rajouter du sucre ou bien du sel dans ce qu'on mange pour compenser l'effet de ces bruits de fond. Notre goût est donc diminué lorsque notre environnement est trop bruyant."

C'est pour ça que vous mettez beaucoup plus de sel de céleri dans votre jus de tomate quand vous prenez l'avion ou que vos frites ont l'air plus salées quand vous les mangez chez vous et pas dans un McDo bruyant.

Avec son équipe de recherches à Oxford, ils ont en effet identifié des musiques qui modifient véritablement le goût de ce que l'on mange. Certains sons vont rendre les aliments plus sucrés, d'autres plus salés, une musique qui fait ressortir l'amertume, une pour le crémeux et enfin une dernière qui rend tout plus épicé.

On ne sait pas vous mais on a été frappées de voir à quelle vitesse le goût peut changer en fonction de ce qu'on entend. Et ce qui est tout aussi étonnant, c'est que la musique peut non seulement changer notre goût, mais aussi notre comportement quand on mange. Charles Spence souligne qu'il faut aussi prendre en compte le rythme:

"ll faut également penser au tempo de la musique qui passe. Des recherches ont montré que plus il est rapide, plus il y a de battements par minutes, et plus on a tendance à boire et manger vite. On adapte en quelque sorte notre comportement au tempo."

Et ça, certains patrons l'ont bien compris et s'en servent pour manipuler leurs clients. C'est notamment le cas de la chaîne de fast-food américaine Chipotle, qui a plusieurs restaus en Ile-de-France, continue Charles Spence:

"Cela devient très intéressant lorsque l'on se penche sur les chaînes de restaurants en Amérique du Nord, par exemple avec Chipotle. Ils ont presque 1500 restaurants et ils choisissent avec soin la musique.(...) Et ils changent délibérément le tempo de la musique dans tous les restaurants, en mettant plus vite quand la clientèle est nombreuse, pour l'encourager à venir, manger vite et partir, et ils ralentissent le rythme quand il y a moins de monde. Ils se servent du son pour influencer les comportements".

bruit santé
https://www.huffingtonpost.fr/melissa-bounoua/a-quel-point-le-son-change-t-il-le-gout-de-vos-repas_a_23569063/

Des oubliés de la révolution numérique ?

Wed 24 Oct 2018 - 05:16

Il y a des révolutions qui se font en silence. L’intégration d’Internet dans les foyers des milieux populaires en est un bon exemple.
Où situer la « fracture numérique » ?

On a, au début des années 2000, beaucoup parlé de « fracture numérique » en s’intéressant à la fois aux inégalités d’accès et d’usages. Les rapports annuels du CREDOC montrent que les catégories populaires ont commencé à rattraper leur retard de connexion depuis une dizaine d’années : entre 2006 et 2017, en France, la proportion d’employés ayant une connexion Internet à domicile est passée de 51 % à 93 %, celle des ouvriers de 38 à 83 % (CREDOC 2017 : 48).

C’est désormais l’âge et non le revenu ou le niveau de diplôme qui est le facteur le plus clivant (parmi ceux qui ne se connectent jamais à Internet, huit personnes sur dix ont 60 ans ou plus). Si la question de l’accès est en passe d’être résolue, les usages des classes populaires restent moins variés et moins fréquents que ceux des classes moyennes et supérieures, nous apprennent ces mêmes rapports. Les individus non diplômés ont plus de mal à s’adapter à la dématérialisation des services administratifs, font moins de recherches, pratiquent moins les achats, se lancent très rarement dans la production de contenus. Bref, il y aurait en quelque sorte un « Internet du pauvre », moins créatif, moins audacieux, moins utile en quelque sorte…

Changer de focale

Peut-être faut-il adopter un autre regard ? Ces enquêtes statistiques reposent sur un comptage déploratif des manques par rapport aux pratiques les plus innovantes, celles des individus jeunes, diplômés, urbains. On peut partir d’un point de vue différent en posant a priori que les pratiques d’Internet privilégiées par les classes populaires font sens par rapport à leur besoins quotidiens et qu’elles sont des indicateurs pertinents de leur rapport au monde et des transformations possibles de ce rapport au monde.

Comme Jacques Rancière l’a analysé à propos des productions écrites d’ouvriers au XIXe siècle, il s’agit de poser l’égalité des intelligences comme point de départ de la réflexion pour comprendre comment « une langue commune appropriée par les autres » peut être réappropriée par ceux à qui elle n’était pas destinée. (Rancière 2009 : 152).

Un tel changement de focale permet d’entrevoir des usages qui n’ont rien de spectaculaire si ce n’est qu’ils ont profondément transformé le rapport au savoir et aux connaissances de ceux qui ne sont pas allés longtemps à l’école. Ce sont par exemple des recherches sur le sens des mots employés par les médecins ou celui des intitulés des devoirs scolaires des enfants. Pour des internautes avertis, elles pourraient paraître peu sophistiquées, mais, en attendant, elles opèrent une transformation majeure en réduisant l’asymétrie du rapport aux experts et en atténuant ces phénomènes de « déférence subie » des classes populaires face au monde des sachants – qu’Annette Lareau a analysée dans un beau livre, Unequal Childhoods (2011).
Recherche en ligne : s’informer et acheter

Des salariés qui exercent des emplois subalternes et n’ont aucun usage du numérique dans leur vie professionnelle passent aussi beaucoup de temps en ligne pour s’informer sur leur métier ou leurs droits : le succès des sites d’employés des services à la personne est là pour en témoigner. Des assistantes maternelles y parlent de leur conception de l’éducation des enfants, des aides-soignantes ou des agents de service hospitaliers de leur rapport aux patients. On pourrait aussi souligner tout ce que les tutoriels renouvellent au sein de savoir-faire traditionnellement investis par les classes populaires : ce sont des ingrédients jamais utilisés pour la cuisine, des manières de jardiner ou bricoler nouvelles, des modèles de tricot inconnus qui sont arrivés dans les foyers.

Apprendre donc, mais aussi acheter. Pour ceux qui vivent dans des zones rurales ou semi rurales, l’accès en quelques clics à des biens jusqu’alors introuvables dans leur environnement immédiat paraît a priori comme une immense opportunité. Mais en fait, les choses sont plus compliquées. La grande vitrine marchande en ligne est moins appréciée pour le choix qu’elle offre que pour les économies qu’elle permet de réaliser en surfant sur les promotions. C’est la recherche de la bonne affaire qui motive en priorité : c’est aussi qu’elle permet de pratiquer une gestion par les stocks en achetant par lots. En même temps, ces gains sont coupables puisqu’ils contribuent à fragiliser le commerce local, ou du moins ce qu’il en reste.

Dans une société d’interconnaissance forte où les commerçants sont aussi des voisins, et parfois des amis, la trahison laisse un goût amer des deux côtés. À l’inverse, les marchés de biens d’occasion entre particuliers, à commencer par Le Bon Coin qui recrute une importante clientèle rurale et populaire, sont décrits comme des marchés vertueux : ils offrent le plaisir d’une flânerie géolocalisée – c’est devenu une nouvelle source de commérage !-, évitent de jeter, et permettent de gagner quelques euros en sauvegardant la fierté de l’acheteur qui peut se meubler et se vêtir à moindre coût sans passer par des systèmes de dons. L’achat en ligne a donc opéré une transformation paradoxale du rapport au local, en détruisant certains liens et en en créant d’autres.
Lire et communiquer sur Internet

Enfin, Internet c’est une relation à l’écrit, marque de ceux qui en ont été les créateurs. Elle ne va pas de soi pour des individus qui ont un faible niveau de diplôme et très peu de pratiques scripturales sur leur lieu de travail. Le mail, qui demande une écriture normée, est largement délaissé dans ces familles populaires : il ne sert qu’aux échanges avec les sites d’achat et les administrations -le terme de démêlés serait en l’occurrence plus exact dans ce dernier cas.

C’est aussi qu’il s’inscrit dans une logique de communication interpersonnelle et asynchrone qui contrevient aux normes de relations en face à face et des échanges collectifs qui prévalent dans les milieux populaires. Facebook a bien mieux tiré son épingle du jeu : il permet l’échange de contenus sous forme de liens partagés, s’inscrit dans une dynamique d’échange de groupe et ne demande aucune écriture soignée. Ce réseau social apparaît être un moyen privilégié pour garder le contact avec les membres de sa famille large et les très proches, à la recherche d’un consensus sur les valeurs partagées. C’est un réseau de l’entre-soi, sans ouverture particulière sur d’autres mondes sociaux.

Car si l’Internet a finalement tenu de nombreuses promesses du côté du rapport au savoir, il n’a visiblement pas réussi à estomper les frontières entre les univers sociaux.

Dominique Pasquier, sociologue, directrice de recherche CNRS est l’auteur de « L’Internet des familles modestes. Enquête dans la France rurale ». Paris, Presses des Mines, 2018.

fracture-numérique Internet TF
https://theconversation.com/des-oublies-de-la-revolution-numerique-105228

Réintroduction du loup : des bénéfices inattendus pour le parc de Yellowstone

Tue 23 Oct 2018 - 22:20

Une nouvelle étude a analysé 40 années de recherches sur l'écologie de ce parc naturel aux États-Unis. Il apparaît que depuis la réintroduction du loup l'écosystème est devenu plus complexe, avec un impact sur la biodiversité : arbres, wapitis, bisons, grizzlis, pumas...

Des loups gris, Canis lupus, ont été réintroduits dans le parc national de Yellowstone en 1995. Dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy, Mark Boyce, professeur d'écologie à l'université d'Alberta, décrit la dynamique de cet écosystème pendant 40 années. Dans un communiqué, il a expliqué que le parc de Yellowstone « a profité de la réintroduction des loups d'une manière que nous n'avions pas anticipée. »

Comme le loup influence la population d'ongulés, ses proies, la réintroduction du loup a eu un effet sur la végétation. Dans certaines zones, les arbres comme des saules (Salix), des peupliers (Populus) ont récupéré. Au fur et à mesure, les relations entre animaux sont devenues plus complexes.
Le Yellowstone abrite aussi des grizzlis, des pumas et des bisons

L'influence des ours bruns (grizzlis), des pumas, des bisons est devenue plus importante et ces mammifères sont venus compliquer la simple interaction entre loups et ongulés. Ainsi, les ours influencent aussi la survie des petits ongulés (wapitis) ; le bison a tendance à remplacer le wapiti comme principal herbivore dans le nord du Yellowstone et le nombre de bisons augmente.

Cependant, dans ce parc naturel, l'intervention humaine est minime ; cette expérience de réintroduction du loup n'aboutirait pas forcément aux mêmes conséquences écologiques en dehors d'un parc naturel protégé. Pour Mark Boyce, « Les systèmes dominés par l'homme sont très différents et la récupération du loup ne produira pas les mêmes résultats car l'agriculture, l'élevage et la chasse l'emportent sur les effets causés par les grands carnivores. »

biodiversité loup
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/loup-reintroduction-loup-benefices-inattendus-parc-yellowstone-5851/

Et si Android devenait payant ?

Tue 23 Oct 2018 - 06:22

Google envisagerait de faire payer Android aux constructeurs de smartphones en Europe.

(CCM) — A compter du 1er février 2019, Google devrait demander aux fabricants de smartphones et tablettes de payer pour installer Android sur leurs appareils. C'est la réponse du géant américain aux injonctions de la Commission Européenne qui lui reproche d'abuser de sa position dominante sur le marché de l'Internet mobile.

Les documents internes que The Verge (lien en anglais) s'est procurés détaillent les tarifs applicables dès février prochain. La licence d'Android pourrait coûter jusqu'à 40 $ par smartphone, pour un modèle haut de gamme vendu en Europe. Pour les modèles d'entrée de gamme, la licence ne serait que de 2,5 $. Entre ces deux extrêmes, Google fait varier la facture selon la qualité de l'écran du smartphone ou de la tablette tactile (exprimée en ppp, ou taux de pixel par pouce).

Bien entendu, cette tarification ne concernera que les ventes de nouveaux appareils. Il n'est pas question à ce stade de faire payer les utilisateurs actuels d'Android. Mais pour Google, ce changement de politique tarifaire marque un véritable tournant. Jusqu'à présent, le géant américain avait misé sur la gratuité de son OS mobile pour en faire une référence sur le marché. Son modèle reposait alors sur l'utilisation liée d'Android, de Google Search, de Google Chrome et de ses autres applis mobiles, très rémunératrices.

C'est cette combinaison que la Commission Européenne a dénoncé. Désormais, Google a l'obligation de séparer l'utilisation de son système d'exploitation Android et celle de ces autres applications (recherche, navigateur, cartographie...). Reste à voir comment les marques de téléphone répercuteront le coût de cette licence Android dans les prix de vente de leurs appareils.

Android apps-android Google TF
https://www.commentcamarche.net/news/5871967-et-si-android-devenait-payant

La Commission européenne donne son feu vert pour le rachat de GitHub par Microsoft, sans condition

Tue 23 Oct 2018 - 06:18

Après une rumeur de courte durée, Microsoft a annoncé début juin l'acquisition de la plateforme web d'hébergement et de gestion de développement de logiciels GitHub, pour le montant de 7,5 milliards de dollars en actions. Mais comme il est coutume pour ce genre de transaction, la firme de Redmond devait se soumettre à un examen règlementaire de différentes autorités de régulation dans le monde afin de finaliser le rachat de GitHub.

La décision du régulateur européen de la concurrence devait être connue ce vendredi 19 octobre, et comme on s'y attendait, la Commission européenne a donné son feu vert pour la finalisation de cette opération, sans condition. Dans un communiqué, la Commission dit être arrivée à la conclusion que « l'opération n'entraverait pas l'exercice d'une concurrence effective sur les marchés en cause et que Microsoft n'aurait aucune raison de s'en prendre à la nature ouverte de la plateforme GitHub. »

L'annonce de l'opération de rachat de GitHub par Microsoft avait en effet immédiatement suscité des inquiétudes ; lesquelles inquiétudes semblent toutefois avoir disparu après quelques communications. Dans un communiqué juste après l'annonce, Microsoft a mis en avant quelques avantages qui pourraient découler de cette opération, pour la société elle-même, pour GitHub et pour les développeurs : « Ensemble, les deux sociétés permettront aux développeurs de faire plus à chaque étape du cycle de vie du développement », expliquait le géant du logiciel. Cet accord permettrait aussi « d'accélérer l'utilisation de GitHub en entreprise et d'apporter les outils et services de développement de Microsoft à de nouveaux publics. »

GitHub va en outre continuer à fonctionner de manière indépendante pour fournir une plateforme ouverte à tous les développeurs de tous les secteurs. « Les développeurs continueront à utiliser les langages de programmation, les outils et les systèmes d'exploitation de leur choix pour leurs projets, et pourront toujours déployer leur code sur n'importe quel système d'exploitation, n'importe quel cloud et n'importe quel appareil », a assuré Microsoft dans son communiqué. Nat Friedman, vétéran de l'open source et nouveau CEO de GitHub s'est également montré rassurant après un communiqué et une séance de questions et réponses sur l'opération.

Bref, Microsoft a mené une bonne communication pour rassurer la communauté et les régulateurs. Pour sa part, la Commission européenne dit en effet avoir constaté que « le regroupement des activités de Microsoft et de GitHub sur les marchés concernés [plateformes de collaboration sur du code source ; et éditeurs de code et environnements de développement, NDLR] ne poserait aucun problème de concurrence parce que l'entité issue de la concentration resterait confrontée à une concurrence importante de la part d'autres acteurs sur ces deux marchés. »

La Commission dit avoir également cherché à savoir s'il existait un risque d'affaiblissement de la concurrence si Microsoft devait tirer parti de la popularité de GitHub pour stimuler les ventes de ses propres outils DevOps et services cloud. « Plus particulièrement, la Commission a cherché à savoir si Microsoft serait en mesure de poursuivre le rapprochement de ses propres outils DevOps et services cloud avec GitHub et aurait un intérêt à le faire, tout en restreignant une intégration de ce type avec les outils DevOps et les services cloud tiers », peut-on lire dans le communiqué. Mais « il est ressorti de l'enquête sur le marché que Microsoft ne disposerait pas d'un pouvoir de marché suffisant pour porter préjudice à la nature ouverte de GitHub, au détriment d'outils DevOps et de services cloud concurrents. La raison en est qu'un tel comportement réduirait la valeur de GitHub aux yeux des développeurs désireux et en mesure de changer de plateforme », explique la Commission.

Sur cette base, la Commission est donc parvenue à la conclusion selon laquelle l'opération ne poserait des problèmes de concurrence sur aucun des marchés concernés et l'a autorisée sans condition. Microsoft obtient ainsi le feu vert du régulateur européen pour la finalisation du rachat de GitHub.

Github logiciel-libre Microsoft TF
https://www.developpez.com/actu/229829/La-Commission-europeenne-donne-son-feu-vert-pour-le-rachat-de-GitHub-par-Microsoft-sans-condition

5 questions que l'on se pose sur le fichage numérique de 60 millions de Français, validé par le Conseil d'Etat - Var-Matin

Tue 23 Oct 2018 - 06:14

Il existait déjà depuis 2017 mais faisait face à de nombreuses critiques: le TES, un méga fichier centralisant les données de 60 millions de Français, vient d'être finalement validé par le Conseil d'Etat.

Le nom de TES ne vous dit rien? Pourtant, ce fichier créé par le gouvernement français en sait long sur vous.

Car derrière cette appellation (TES signifie Titres Électroniques Sécurisés) se cache une énorme base de données, mise en place en 2017 afin de centraliser les informations personnelles et biométriques de la quasi-totalité des Français.

Face aux risques qu'un tel dispositif peut présenter pour la sécurité, le Conseil d'Etat avait été saisi par la Quadrature du Net, la Ligue des Droits de l’Homme et le think tank Génération Libre.

Ce vendredi 19 octobre, la plus haute instance juridique française a rendu sa décision: la collecte de données personnelles et sensibles par le fichier TES ne porte "pas au droit des individus au respect de leur vie privée une atteinte disproportionnée aux buts de protection de l’ordre public en vue desquels ce traitement a été créé".

On vous en dit plus.

Qu'est-ce-que c'est?

La base de données TES centralise dans un seul et même fichier les informations biométriques et personnelles des Français.

Ce dispositif remplace ainsi les deux fichiers précédents existants, l'un relatif aux données des détenteurs d'un passeport, l'autre à celles des possesseurs d'une carte nationale d'identité.

pourquoi le mettre en place?

Lors de son déploiement il y a plus d'un an, le gouvernement français avait justifié sa création par la lutte contre la fraude documentaire (l’usurpation ou la falsification par exemple).

Le fichier est également destiné à faciliter la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour.

Quelles informations sont collectées?

Le fichier TES centralise toutes les données affichées sur votre carte nationale d'identité ou votre passeport: le nom de famille, le nom d’usage, les prénoms, la date et le lieu de naissance, le sexe, la couleur des yeux, la taille, les photos du visage, des empreintes digitales (sauf si vous avez opposé votre refus) et de la signature du demandeur, et éventuellement d'autres informations comme l'adresse postale.

Les noms et prénoms des parents, leur lieu et date de naissance, leur nationalité peuvent également être récoltés par le fichier TES.

combien de temps sont conservées ces données?

S'il s'agit d'un passeport, les informations seront conservées 15 ans.

Pour une carte nationale d'identité, la durée de conservation passe à 20 ans.

Elle est respectivement de 10 et 15 ans pour le passeport et la carte d'identité d'un mineur.

Quel est le risque?

Avec un stockage d'une telle ampleur, le fichier TES inquiète et fait redouter des dérives.

La principale crainte porte notamment sur le détournement de données sensibles, comme les empreintes ou le visage, qui pourraient faciliter l'identification des personnes sur les caméras de surveillance.

Sans compter le risque de piratage et toutes les questions d'ordre éthique que peut poser un tel dispositif...

fichage TES TF Vie-privée
https://www.varmatin.com/faits-de-societe/5-questions-que-lon-se-pose-sur-le-fichage-numerique-de-60-millions-de-francais-valide-par-le-conseil-detat-271314

Feu vert du Conseil d'Etat pour la critiquée megabase TES - Le Monde Informatique

Sun 21 Oct 2018 - 13:44

Le décret du fichier des Titres éléctroniques sécurisés (TES), ayant fait l'objet de nombreuses requêtes en annulation auprès du Conseil d'Etat depuis sa parution fin 2016, a été validé par ce dernier le 18 octobre. Regroupant les informations de plus de 66 millions de Français et à l'époque pointé du doigt par la CNIL, le secrétariat d'Etat au Numérique ou encore l'ANSSI, ce fichier ne constitue pas une « atteinte disproportionnée » à la vie privée selon le Palais Royal.

Le Conseil d’État n’a eu cure de toutes les requêtes adressées contre le décret « autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d'identité ». L’institution a rejeté ces demandes d’annulation de la base de données des Titres électroniques sécurisés (TES) juge, dans un arrêt, que sa création ne constitue pas une « atteinte disproportionnée » à la vie privée.

Lancée officiellement début novembre 2016 suite à ce fameux décret pris le 28 octobre précédent, la base visant à centraliser les données personnelles des 66,6 millions de Français (identité, couleur des yeux, domicile, photographie ou encore empreintes digitales) en a fait bondir plus d’un. Mis en œuvre sous le mandat de François Hollande, TES devait apporter des « simplifications administratives » selon le ministre de l'Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.

Un décret passé en douce

A l’époque, même la Secrétaire au Numérique, Axelle Lemaire, était montée au créneau, ainsi que le Conseil national du Numérique qui, en dehors de critiquer le fait que le décret ait été pris en plein week-end de la Toussaint, alertait sur de potentiels problèmes de sécurité. L’Anssi et la Dinsic avaient également fait part de leur inquiétude à ce sujet en janvier 2017 dans un rapport adressé à Bruno Leroux, remplaçant de M. Cazeneuve à l’Intérieur.

Ces vives réactions n’avaient pas empêché le lancement de la base de données, en test dans un premier temps en Bretagne et dans les Yvelines, puis dans tout l’Hexagone fin mars 2017. Bien que les Français ne peuvent en principe pas s’opposer à la conservation de leurs données dans cette base, un décret paru en mai 2017 les autorise néanmoins à pouvoir refuser la numérisation et l'enregistrement de leurs empreintes digitales dans TES lors de la création d’une carte d’identité... Au moins une information qui ne sera pas à la merci des pirates.

surveillance TF Vie-privée
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-feu-vert-du-conseil-d-etat-pour-la-critiquee-megabase-tes-73195.html

Firefox 64 : Mozilla supprime RSS et marque-pages dynamiques

Sun 21 Oct 2018 - 13:37

Fin du support natif des flux RSS / Atom et des live bookmarks dans Firefox en version 64. Il faudra passer par des extensions.

C'était dans les tuyaux et cela a été officialisé. C'est finalement avec la version 64 de Firefox en fin d'année que le lecteur de flux intégré et le support natif des marque-pages dynamiques (live bookmarks) seront supprimés.

Il s'agit donc de la fonctionnalité permettant à Firefox de détecter quand un utilisateur accède à un flux RSS / Atom et l'affiche sur une page pour permettre un abonnement et une lecture. Les entrées du flux se retrouvent dans les marque-pages dynamiques.

Mozilla n'enterre pas RSS, mais considère que le meilleur moyen pour répondre aux besoins en la matière est du côté des WebExtensions. Qui plus est, les possibilités natives (prévisualisation des flux et live bookmarks) ne seraient utilisées que dans environ 0,01 % des sessions.

La décision de retrait a également été motivée par le fait que les marque-pages dynamiques s'appuient sur un vieux moyen d'accès à la base de données des marque-pages qui n'est plus en adéquation avec le niveau de performance attendu depuis le moteur de rendu Quantum.

De même, le lecteur de flux intégré dispose d'un parser XML spécifique et distinct de celui principal de Firefox. Des efforts de maintenance et mise à niveau sont considérés superflus au regard de la faible utilisation, et surtout avec les alternatives proposées par les WebExtensions.

Firefox RSS TF
https://www.generation-nt.com/firefox-rss-atom-live-bookmarks-fin-support-actualite-1958569.html

Au Canada, des milliers d'autochtones n'ont toujours pas l'eau potable chez eux | Slate.fr

Sat 20 Oct 2018 - 15:49

Pourtant, le Premier ministre Justin Trudeau s'était engagé à résoudre ce problème qui mine les réserves des Premières Nations depuis des années.

Pour boire un verre d'eau, ou même pour prendre une douche, certaines communautés des Premières Nations canadiennes ne peuvent pas se contenter d'ouvrir le robinet. Dans de nombreuses réserves du pays, l'eau courante est contaminée par les algues bleues, ou encore par des bactéries ou du mercure, rappelle dans un récent article le Washington Post.

Gérés par le Gouvernement fédéral, de nombreux systèmes d'épuration font de ce fait l'objet d'avis de non-consommation de l'eau. Certains sont entrés en vigueur récemment, mais d'autres durent depuis des années: «À Neskantaga, une réserve isolée du Nord de l'Ontario, les résidents font bouillir leur eau depuis 23 ans, décrit le Washington Post, après la panne d'une station de traitement construite en 1993.»

En novembre 2015, 105 avis préventifs «de longue durée» étaient en vigueur. Depuis, 71 ont été levés, mais 35 nouveaux ont dépassé le délai de 12 mois correspondant à cette définition. En résumé, 69 stations canadiennes fournissent de l'eau non potable depuis plus d'un an. «Et il y a toujours un risque qu'une nouvelle station rejoigne cette longue liste, ou qu'un avis de "courte durée" soit prolongé au-delà de 12 mois», prévient le quotidien américain.

Pourtant, le Gouvernement Trudeau a déjà dépensé 2 milliards d'euros pour mettre fin à ce fléau digne du «tiers-monde», selon les mots du chef d'une des réserves concernées. Une somme qui reste insuffisante, indiquait dans un rapport de 2017 un comité de surveillance.

Lourdeurs administratives et manque de personnel

Tout cet argent ne semble en effet pas suffire pour lever toutes les «lourdeurs administratives» qui empêchent de remettre en état de marche les stations défaillantes. Des études de faisabilité, des mesures, des plans, des remises aux normes... les démarches n'en finissent plus pour que les avis restrictifs prennent fin. «Je sais qu'il y a une volonté politique de la part du Premier ministre, remarque Erwin Redsky, chef d'une réserve indigène de quelques 290 personnes, mais si la bureaucratie ne change pas, rien ne changera».

Et quand bien même elles viendraient à bout de la paperasse administrative, les réserves peinent ensuite à trouver du personnel qualifié pour travailler dans ces stations de traitement des eaux; les opérateurs sont mieux formés, et mieux payés dans les grandes villes. Le Gouvernement soutient en ce sens des programmes visant à inciter ces techniciens à rester dans les réserves.

Justin Trudeau a promis que les avis de «long terme» interdisant la consommation d'eau courante seraient levés d'ici mars 2021. Mais après des années à se méfier de l'eau du robinet, les autochtones vont-ils vraiment oser la boire? Dawn Martin-Hill, professeur d'anthropologie et résident de la réserve des Six Nations, assure qu'un «problème plus important mettra plus longtemps à être résolu»: la confiance des habitants en l'eau de leur robinet.

Canada eau
http://www.slate.fr/story/168854/canada-autochtones-pas-eau-potable

Une carte grise bientôt obligatoire pour les vélos? | Le Huffington Post

Thu 18 Oct 2018 - 06:03

C'est en tout cas ce que dit la dernière version de l’avant-projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM).

TRANSPORTS - Cyclistes, motards et automobilistes bientôt logés à la même enseigne? Dans la dernière version de l'avant-projet de loi d'orientation sur les mobilités (LOM) que s'est procuré le site spécialisé dans l'activité parlementaire Contexte, un article portant sur les "mobilités actives" devraient particulièrement attirer l'attention de ceux qui se rendent au travail en vélo.

Car il reprend l'une des idées fortes du "plan vélo" que le gouvernement avait dévoilé à la mi-septembre: l'immatriculation des bicyclettes. L'idée, comme le précise BFMTV qui a repéré l'article, est de lutter contre le vol, et par conséquent, le recel de vélos. Selon ce texte, les montures devront donc faire l'objet d'un marquage spécial sur gravé le cadre "sous une forme lisible, indélébile, inamovible et infalsifiable" permettant sa "lecture par capteur optique".

Mais ce n'est pas tout. Une fois marqué, le vélo devra être enregistré au "fichier national des propriétaires de cycles", et le propriétaire obtiendra un "certificat de propriété", soit l'équivalent d'une carte grise pour un automobiliste. Le cycliste devra être capable de présenter ce certificat, dont l'authenticité sera vérifié en ligne. Par ailleurs, qui dit immatriculation, dit stationnement. Le texte envisage ainsi de développer les parkings sécurisés de vélos, via SNCF Mobilités et la RATP.

De quoi verbaliser les bicyclettes "mal garées" que l'on accroche aux lampadaires ou autres barrières? Le texte ne le dit pas. Dans l'hypothèse où cette loi serait promulguée fin 2019, ce dispositif devrait -en théorie- être appliqué à la fin de l'année 2020.

libre vélo
https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/17/une-carte-crise-bientot-obligatoire-pour-les-velos_a_23564471/

Franck Riester : l'ancien rapporteur de la loi Hadopi devient ministre de la Culture - Politique - Numerama

Tue 16 Oct 2018 - 18:53

Françoise Nyssen a quitté le ministère de la Culture. Pour la remplacer, le gouvernement a fait le choix du député Franck Riester. Le parlementaire a notamment été l'ancien rapporteur de la loi Hadopi et a siégé au collège de la Haute Autorité pendant six ans.

culture droit-d-auteur hadopi TF
https://www.numerama.com/politique/431795-franck-riester-lancien-rapporteur-de-la-loi-hadopi-devient-ministre-de-la-culture.html

Directive sur le droit d'auteur : vers un accord d'ici la fin décembre 2018 ? - Politique - Numerama

Tue 16 Oct 2018 - 08:53

Approuvée par le Parlement européen mi-septembre, la directive sur le droit d'auteur doit maintenant faire l'objet d'un accord avec le Conseil et la Commission. Officiellement, l'objectif est de trouver un terrain d'entente avant la fin de l'année.

Un accord sur la directive européenne sur le droit d’auteur, qui a suscité de forts débats ces derniers mois, essentiellement à cause de deux articles controversés, peut-il être conclu entre toutes les parties d’ici la fin de l’année ? Oui, répond en substance l’Autriche, selon le journaliste Alexander Fanta. Le pays préside actuellement le Conseil de l’Union européenne, jusqu’au 31 décembre 2018.

Depuis le 12 septembre, date à laquelle le Parlement européen a approuvé à une large majorité la directive Copyright, une nouvelle séquence institutionnelle est ouverte : celles des trilogues. Il s’agit de réunions tripartites entre les trois grandes instances du Vieux Continent, à savoir le Parlement, le Conseil et la Commission.

Le fait est que l’échéance fixée par l’Autriche, qui laisse donc onze semaines aux parties pour se mettre d’accord, demeure relativement incertaine, même si Bruxelles est sur la même longueur d’onde : « La Commission est prête à travailler […] afin que la directive puisse être approuvée dès que possible, idéalement d’ici la fin de 2018 », déclarait en septembre Mariya Gabriel, la commissaire en charge de l’économie et la société numériques.

Ainsi, même si Gernot Blümel, le ministre responsable des relations européennes, de l’art, de la culture et des médias dans le gouvernement autrichien, affirme que son pays « fera de son mieux » pour boucler ce dossier pendant sa présidence, des dissensions se font jour entre les États membres eux-mêmes.

La journaliste Laura Kayali rapportait début octobre que l’Italie a officialisé, lors d’une réunion avec des diplomates, le retrait de son soutien à l’égard de la directive sur le droit d’auteur. Il ne s’agit toutefois pas d’une totale surprise, puisque la position de Rome, qui a fait un 180° à la suite de la mise en place du nouveau gouvernement populiste, sur ce sujet avait déjà été exprimée au cours de l’été.

Prochaine réunion fin octobre

Selon l’eurodéputée Julia Reda, très impliquée sur ce dossier, le prochain trilogue doit avoir lieu le 25 octobre. Outre les articles controversés, qui concerne respectivement la création d’un droit voisin pour la presse sur le web et le filtrage automatique des contenus mis en ligne, il sera question des exceptions au droit d’auteur concernant la fouilles de textes (text data mining) l’enseignement et la préservation par les institutions du patrimoine culturel ou encore les droits d’auteur.

Un outil en ligne, disponible seulement en anglais, permet par ailleurs de comparer les positions du Conseil, du Parlement et de la Commission sur chaque article de la directive sur le droit d’auteur.

En admettant qu’un accord soit trouvé, celui-ci devra faire l’objet d’un vote final au niveau du Parlement européen. C’est d’ailleurs sur ce scrutin que les opposants au texte vont se positionner pour tenter de faire bouger les lignes politiques et convaincre une majorité de parlementaires de s’opposer au texte — et ainsi rééditer l’exploit de 2012 avec le rejet du projet d’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA).

Si le Parlement européen ne s’y oppose pas, alors la transposition du texte dans le droit national commencera : la France a en effet l’obligation de le faire, dans un délai de quelques années. Une directive n’est pas d’application immédiate, contrairement à un règlement (le RGPD en est l’illustration). En outre, la directive laisse aux États une certaine appréciation sur la façon de satisfaire les objectifs du texte.

droit-d-auteur Europe TF
https://www.numerama.com/politique/426439-directive-sur-le-droit-dauteur-vers-un-accord-dici-la-fin-decembre-2018.html

Les résistants du logiciel libre - Le Temps

Tue 16 Oct 2018 - 08:50

L’association française Framasoft se bat pour proposer un maximum de variations «libres» des principaux services commerciaux de Microsoft, Google et même Facebook. Son but: se libérer du joug de ces géants de la technologie

libre TF
https://www.letemps.ch/economie/resistants-logiciel-libre

Comment le stylo-bille a tué l'écriture cursive | Slate.fr

Sat 13 Oct 2018 - 20:39

Nos façons d'écrire évoluent avec le temps: elles sont conditionnées par les outils que nous utilisons.

L'entreprise Bic en fait régulièrement un argument de vente: les stylos aident à préserver l'écriture manuscrite, évidence bonne à rappeler. Le stylo à bille pourtant, derrière ses allures démocratiques et traditionnelles, pourrait bien être à l'origine du déclin de l'écriture cursive.

Son usage généralisé est relativement récent dans l'histoire de l'écriture manuscrite. En 1888, un tanneur américain, John Loud, brevète la première version du stylo à bille. Lacunaire, elle devient vite caduque, et d'autres brevets se succèdent à sa suite. Il faudra attendre 1938 pour que le journaliste hongrois László Bíró, aujourd'hui considéré comme l'inventeur du stylo-bille que nous connaissons, dépose son propre brevet.

Une nouvelle vedette dans le monde de l'écriture

La réussite de László Bíró tient au type d'encre que lui et son frère Georg élaborent: une encre épaisse à séchage rapide, inspirée de celle utilisée pour les impressions de journaux dans les presses de l'époque. À terme, ils modifient également le design du stylo, afin que celui-ci ne fuie pas –ou moins.

À LIRE AUSSI Le mystère du manuscrit invisible résolu

Les hommes d'affaires ne tardent pas à flairer le marché. En France, l'industriel Marcel Bich rachète les droits du brevet, et bâtit sa fortune en commercialisant le produit à bas coût.

«Quand il arrive sur le marché en 1946, un stylo à bille se vend autour de 10$, ce qui correspond environ à 100$ aujourd'hui. La concurrence a fait baisser le prix de façon constante, mais la stratégie de Bich l'a tiré à ras du sol. Quand le Bic Cristal s'attaque aux marchés américains en 1959, le prix était tombé à 19 centimes le stylo. Aujourd'hui, le Cristal se vend à peu près au même prix, en dépit de l'inflation», écrit Josh Giesbrecht dans The Atlantic.

C'est un succès mondial. Le stylo à bille offre dès lors un outil de longue durée, à bas coût, et qui permet de remédier aux inconvénients du stylo à plume: plus de bavures importunes causées par une main maladroite, moins de fuites, moins fragile... la seule contrepartie, ce sera une pression supplémentaire de la main, pour appuyer la bille sur le papier. Peu à peu, l'apparition du stylo-bille allait modifier l'expérience physique de l'écriture.
Le faux procès du numérique

Dans son livre Apprenez à mieux écrire, Rosemary Sassoon relevait pour sa part que si le stylo-plume a naturellement tendance à produire une écriture attachée par la fluidité de l'encre, le stylo-bille, qui nécessite une pression plus forte et un angle de tenue plus haut et plus douloureux à long terme, pousse davantage aux lettres séparées.

L'idée la plus souvent convoquée pour expliquer le déclin de l'écriture cursive est pourtant l'arrivée des ordinateurs: ayant pris l'habitude du clavier et de son écriture tapuscrite, nous serions amenés à écrire de moins en moins, et l'écriture détachée aurait progressivement pris le pas sur l'attachée.

tout-fout-le-camp écrire
http://www.slate.fr/story/168551/comment-le-stylo-bille-tue-lecriture-cursive

Suspension de la mise à jour Windows 10

Mon 8 Oct 2018 - 19:49

Microsoft vient de suspendre la mise à jour de Windows 10, à cause des problèmes rencontrés par ses utilisateurs.

(CCM) — Le déploiement de la mise à jour de Windows 10 est suspendu jusqu'à nouvel ordre. Microsoft plie face aux nombreuses réactions négatives des utilisateurs de l'October Update. Certains ont vu leurs données personnelles disparaître à cause de la mise à jour d'octobre.

Cela faisait moins d'une semaine que le déploiement avait été lancé. Mais très rapidement, la mise à jour de Windows 10 a commencé à poser problème. Notamment, des problèmes de compatibilité sont apparus entre la nouvelle version de l'OS et certains processeurs Intel non mis à jour. Résultat : des problèmes de consommation de ressources, ou la suppression de fichiers vidéos, audio ou images.

D'autres utilisateurs ont également rapporté avoir retrouvé sur OneDrive (dans le cloud) des données qu'ils n'avaient pas envoyées eux-mêmes. Et certains cas de disparition pure et simple de données personnelles sont même apparus. Devant tant d'interrogations, le support de Microsoft a annoncé la suspension de de la mise à jour October Update. Sans doute dans l'attente qu'une nouvelle version soit compilée et mise à disposition de tous les possesseurs de Windows 10.

microsoft TF Windows10
https://www.commentcamarche.net/news/5871923-suspension-de-la-mise-a-jour-windows-10
page 45 / 97

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