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 La revue de web de Kat

Microsoft tente (encore) d'imposer son navigateur Edge dans Windows 10

Fri 9 Nov 2018 - 07:39

Microsoft continue de déployer des trésors d'imagination pour tenter de faire basculer les utilisateurs vers ses propres services dans Windows 10 et notamment son navigateur Edge.

Microsoft souffle le chaud et le froid concernant les tentatives d'imposer ses propres services aux utilisateurs de Windows 10. Après avoir tenté d'imposer Edge sur son OS, la firme était revenue sur certaines décisions suite à la gronde des utilisateurs, mais aussi des éditeurs d'autres navigateurs Internet.

Cela n'empêche pas la firme de Redmond de tenter d'autres manipulations (désespérées). Ainsi, un utilisateur de Reddit partage une capture d'écran étonnante.

Sur cette dernière, on voir la barre de menu de Windows 10 ouverte et une recherche amorcée dans la boite de saisie laissant entendre que l'utilisateur chercher à lancer le navigateur Firefox.

Sauf que Windows 10 lui présente comme "meilleur résultat" Microsoft Edge avant même Firefox. Microsoft est-il donc suffisamment désespérée pour penser qu'une fausse manipulation permette de doper le taux d'adoption de son navigateur ?

Notons que l'utilisateur ne précise pas la version de Windows 10 mise en avant dans le cliché. Nous n'avons pas pu reproduire la situation sur notre version et il se pourrait que Microsoft teste cette fonctionnalité auprès d'une poignée d'utilisateurs.

Sans se montrer mauvais, Edge n'a pas séduit les utilisateurs de par son retard à proposer des plug-ins et le peu de modules encore proposés. Par ailleurs, les tentatives de Microsoft d'imposer son logiciel passent toujours mal auprès des utilisateurs de plus en plus encouragés à boycotter ce dernier par esprit de contradiction et en signe de mécontentement face aux pratiques abusives de la marque.

Edge Microsoft
https://www.generation-nt.com/microsoft-tente-encore-imposer-navigateur-edge-windows-10-actualite-1959231.html

L'ancienne formule du Levothyrox restera disponible, en quantité limitée, "tout au long de 2019", affirme le laboratoire Merck

Tue 6 Nov 2018 - 20:15

De nombreux patients estiment que la nouvelle formule de ce médicament, destiné aux malades de la thyroïde, provoque d'importants effets secondaires.

Un soulagement pour les patients en colère ? Le laboratoire Merck, qui commercialise le Levothyrox, a annoncé mardi 6 novembre que l'ancienne formule de son médicament resterait disponible "tout au long de 2019", pour les patients disposant d'une ordonnance. Mais moins de 50 000 boîtes seront mises à disposition par mois.

Ce volume correspond "aux volumes mis à disposition en 2018" et aux "besoins des patients", estime Valérie Leto, pharmacienne responsable de Merck France. Elle estime que cette période de disponibilité doit être "transitoire" et "permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne".

De nombreux patients accusent la nouvelle formule, mise sur le marché l'an dernier, de causer d'importants effets secondaires. Lundi, le tribunal de grande instance de Toulouse, saisi par 48 de ces patients, a condamné Merck à leur mettre à disposition l'ancienne formule du médicament et ordonné une expertise médicale pour déterminer "en quoi la nouvelle formule diffère de l'ancienne".

lévothyrox
https://www.francetvinfo.fr/sante/levothyrox/l-ancienne-formule-du-levothyrox-restera-disponible-en-quantite-limitee-tout-au-long-de-2019-affirme-le-laboratoire-merck_3020689.html

Pourquoi faire analyser son ADN pour connaître ses origines est une très mauvaise idée - Sciences - Numerama

Tue 6 Nov 2018 - 07:40

Les tests d'ADN pour connaître ses « origines » explosent aux États-Unis. Mais les entreprises privées qui les réalisent revendent souvent ces données, pourtant si précieuses.

Ils veulent savoir d’où viennent leurs épais sourcils, leurs tâches de rousseur ou leur teint olive. Un peu d’Irlande, de bassin méditerranéen ou d’Amérique centrale. Aux États-Unis, de plus en plus d’Américains choisissent de passer un test ADN afin de connaître leurs origines. Pour cela, nul besoin de se rendre dans des laboratoires spécialisés. Pour quelques dizaines de dollars, ils peuvent commander un kit de prélèvement sur internet ou même aller le chercher directement dans la pharmacie de leur quartier.

Pour savoir d’où ils « viennent », ils déposent un peu de salive dans un tube en plastique puis l’envoient par la poste pour le faire analyser. Plus de 10 millions d’Américains et Américaines y ont déjà eu recours, selon une étude publiée dans le magazine scientifique Genome biology. « Si on se projette d’ici à 2021, ce sont plus de 100 millions de profils ADN qui auront été analysés. La croissance réelle excèdera probablement nos prédictions en raison de l’augmentation croissante de la publicité et du prix de séquençage de l’ADN qui baisse », expliquent les deux auteurs de l’étude. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

De précieuses données de santé

Le séquençage du génome a fait des progrès fulgurants. Il a fallu 13 ans, de 1990 à 2003, pour séquencer un génome entier pour la première fois. 15 ans plus tard, en 2018, cela ne prend plus que quelques jours. Et les tests grand public, eux, n’en analysent en fait qu’une partie.

Cette technologie n’est pas chère, facile d’accès, et produit des résultats rapides. Pourquoi ne pas y céder et découvrir les secrets cachés dans nos doubles hélices d’ADN ? Peut-être parce que nos informations génétiques font partie de ce que nous avons de plus cher. Et pour cause, les grands groupes se l’arrachent… Cet été, 23andMe, l’une des principales entreprises de ce secteur, a revendu la quasi-totalité des données qu’elle possédait au géant de l’industrie pharmaceutique GlaxoSmithKline. 80 % des utilisateurs de ce kit ont autorisé le partage de leurs données, faute d’avoir bien lu les petites lignes des conditions du contrat.

23andMe assure n’utiliser les données que des clients qui ont donné leur autorisation, et qui plus est, en les anonymisant. « Personne ne peut être identifié », peut-on lire dans un communiqué publié par l’entreprise. Mais plusieurs voix dissidentes commencent à se faire entendre au sein de la communauté scientifique, comme sur le site du Times. « Ces informations ne sont jamais sécurisées à 100 %. Le risque est amplifié quand une organisation les partage avec une autre. Quand les informations vont d’un endroit à l’autre, il y a toujours un risque qu’elles soient interceptées par d’autres acteurs », estime Peter Pitts, le président du Center for medicine in the public interest (CMPI), une association de recherche à but non lucrative.

Un futur sans vie privée ?

Ces données destinées à découvrir ses origines seront finalement utilisées par un laboratoire pharmaceutique pour mettre sur le marché de nouveaux médicaments, notamment dans la maladie de Parkinson. « Ensemble, GSK et 23andme vont s’employer à traduire ces informations génétiques et phénotypiques dans nos activités de R&D pour développer la médecine de précision, mettre en point des sous-groupes de patients et constituer plus facilement des cohortes pour les études cliniques », explique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué.

Il suffit que 2 % de la population donne son ADN pour que tous les Américains puissent être identifiés

Surtout, la notion de vie privée risque d’être considérablement restreinte dans les années à venir. Il suffit que 2 % de la population donne son ADN pour que tous les Américains puissent être identifiés, selon une étude publiée dans la revue Science par Yaniv Erlich, le responsable scientifique de MyHeritage, une entreprise de tests ADN basée en Israël. Aujourd’hui déjà, plus de 60 % des Américains d’origine européenne peuvent être identifiés grâce aux bases de données de généalogie génétique publiques, comme GEDmatch.

Cette base de données a même permis à la police californienne de retrouver l’identité d’un tueur, en téléchargeant simplement son ADN sur le site. Sur GEDmatch, où tous les ADN sont enregistrés au format texte, avec un nom et une adresse mail associée, il est possible de retrouver les ADN proches des nôtres. La police a réussi à mettre la main sur un cousin au 3e degré du tueur, alors que le meurtre datait de 1980. La technique est maintenant utilisée à l’échelle nationale pour résoudre les cold cases, avec déjà 13 personnes arrêtées en 5 mois.

Si dans ce cas-là, la génétique a été utilisée à bon escient, le contraire peut vite arriver. C’est Yaniv Erlich lui-même qui met en garde contre cette technique dans l’étude publiée sur le site de Science : « Même si les décideurs et le grand public peuvent être en faveur de l’amélioration des outils médico-légaux pour résoudre les crimes, ils reposent sur des bases de données ouvertes à tout le monde. Par conséquent, la même technique pourrait être utilisée de façon abusive dans des buts néfastes, comme l’identification inversée d’individus ayant participé à des recherches à partir de leurs données génétiques. »

Les prédictions médicales sont peu fiables

Voilà donc bien des écueils auxquels se soumettent personnes souhaitant simplement savoir qui ont été leurs ancêtres. D’autant que le test ADN ne permet pas vraiment d’avoir un temps d’avance sur les risques qui planent sur notre santé. La Food and Drug Administration (FDA), le gendarme du médicament américain, avait imposé un moratoire sur les tests de santé de 23andMe en 2013.

Il a finalement été levé en 2017 pour une dizaine de maladies, comme Alzheimer, Parkison, le risque de thromboses ou de maladies coeliaques. Là encore, le ton restait prudent. « Il est important que les gens comprennent que le risque génétique n’est qu’une pièce d’un puzzle plus large. Cela ne veut pas dire qu’ils vont, ou ne vont pas développer une maladie », déclarait alors Jeffrey Shuren, directeur du centre de la FDA en charge des dispositifs médicaux. Le résultat génétique reste une indication et ne permet aucune projection avérée.

En attendant, des vidéos méticuleusement mises en scène se multiplient sur Youtube, montrant des anonymes en train de découvrir leurs résultats. Beaucoup d’entre elles ont été postées par Momondo, un site de… comparateurs de voyages. À l’occasion d’un concours, l’enseigne offrait même un voyage dans le pays « de ses racines » à un grand gagnant. Ce genre de pratiques risque de s’étendre à l’Europe. AncestryDNA et 23andMe n’envoient pas leurs kits en France, mais des produits similaires sont disponibles sur Amazon. Myheritage a ouvert sa livraison à la France, bien que les tests génétiques de convenance n’y soient pas autorisés. Ils ont même récemment fait une promo pour Halloween. Reste à savoir si le jeu en vaut la chandelle.

Généalogie génétique TF Vie-privée
https://www.numerama.com/sciences/436626-pourquoi-faire-analyser-son-adn-pour-connaitre-ses-origines-est-une-tres-mauvaise-idee.html#commentaires

Une petite révolution, votre carnet de santé sera bientôt numérique - Var-Matin

Tue 6 Nov 2018 - 07:38

Attendu depuis près de 15 ans, le dossier médical partagé (DMP), sorte de carnet de santé numérique, pourrait bientôt devenir une réalité pour tous les Français, la ministre de la Santé Agnès Buzyn devant annoncer mardi sa généralisation.

Lundi, elle a invité "tous les Français" à "se faire ouvrir" un DMP, soit sur internet, soit chez leur pharmacien, vantant un outil permettant des "gains de temps, peut-être des économies" en rationalisant les soins, mais "avant tout un outil de partage d'information pour faire de la meilleure médecine".

Le directeur général de l'Assurance maladie, Nicolas Revel, et le président de France Assos Santé, qui regroupe 80 associations de patients, participeront au "lancement officiel" de la nouvelle version de cet outil présenté dès 2004 par Philippe Douste Blazy, l'un des prédécesseurs de Mme Buzyn.

Mais les curieux peuvent d'ores et déjà se rendre sur le site dmp.fr, qui permet à tous les volontaires de créer leur carnet en ligne, et télécharger l'application mobile dédiée.

"Gratuit, confidentiel et sécurisé", le DMP "conserve précieusement" les informations de santé du patient, libre de les partager avec son médecin traitant et "tous les professionnels de santé" de son parcours, explique l'Assurance maladie, chargée de la nouvelle mouture, testée depuis 2016 dans neuf départements.

D'après elle, "le DMP est le seul service" qui permette de "retrouver dans un même endroit" son historique de soins des 24 derniers mois, ses antécédents médicaux (pathologie, allergies...), ses résultats d'examens (radio, analyses biologiques...), les comptes-rendus d'hospitalisation ou encore les coordonnées des proches à prévenir en cas d'urgence.

De quoi satisfaire Fabienne, 57 ans, dont l'allergie aux sulfamides (antibiotique) a failli lui coûter la vie il y a quelques années, après une opération. "Je savais que j'étais allergique à un médicament mais ne me souvenais plus lequel, alors l'anesthésiste a supposé qu'il s'agissait de la pénicilline".

Eviter ce type d'incident, mais aussi les interactions médicamenteuses dangereuses ou les actes redondants et inutiles est la vocation du DMP, également censé favoriser la coopération entre les professionnels de santé. Il est de ce fait particulièrement recommandé aux personnes atteintes de pathologies chroniques ou aux femmes enceintes.

"pas obligatoire"

Le DMP est tombé dans le giron de l'Assurance maladie en 2016, en vertu de la loi santé de Marisol Touraine, soucieuse de refonder un dispositif au point mort malgré son coût, d'"au moins 210 millions d'euros" entre 2004 et fin 2011, selon la Cour des comptes...

Bien loin des milliards d'euros d'économies visés par M. Douste-Blazy.

La première phase de développement a déjà permis de créer 550.000 DMP en 18 mois, jusqu'à mai 2018. En y ajoutant ceux de la décennie précédente, "plus de 1,2 million de DMP" étaient ouverts au début de l'été, selon l'Assurance maladie

C'est encore loin de l'"objectif de 40 millions de DMP ouverts d'ici à 5 ans" inscrit dans un accord entre l'Assurance maladie et l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS).

Mais plusieurs innovations devraient ôter certains freins, notamment chez les professionnels de santé, qui ont boudé la précédente version, pas assez ergonomique, trop chronophage.

Les patients pourront cette fois ouvrir eux-même leur dossier en ligne ou auprès des agents des caisses d'assurance maladie, en plus des établissements de santé et des professionnels, pour lesquels l'Assurance maladie pourrait négocier "des mécanismes d'incitation" financière, comme elle l'a déjà fait avec les pharmaciens, qui toucheront un euro par DMP ouvert.

En outre, c'est l'Assurance maladie qui injectera automatiquement dans le DMP "l'historique des remboursements" des actes et des médicaments sur les deux dernières années, alors que les précédents DMP étaient plutôt vides.

Côté patient, le DMP "n'est pas obligatoire et n'a aucun impact sur (les) remboursements", peut-on lire sur le site dmp.fr.

"Seul" le médecin traitant "peut accéder à l'ensemble des informations", le patient pouvant bloquer les professionnels de son choix, ajouter ou masquer certains documents, ou tout bonnement supprimer son DMP, dont "les données seront conservées pendant 10 ans".

Reste à voir si les hôpitaux et les cabinets médicaux disposeront de logiciels capables d'intégrer facilement des documents au DMP, et comment la protection du secret médical sera garantie.

santé TF Vie-privée
https://www.varmatin.com/sante/une-petite-revolution-votre-carnet-de-sante-sera-bientot-numerique-274940

Levothyrox: la justice ordonne des expertises médicales - Var-Matin

Mon 5 Nov 2018 - 22:51

Le TGI de Toulouse a ordonné lundi, pour la première fois sur le fond dans le dossier du Levothyrox, à des experts d'examiner des patients disant souffrir d'effets secondaires après la prise de la nouvelle formule du médicament, a-t-on appris de sources concordantes.

"C'est une décision extrêmement sage avant de se prononcer sur la demande d'indemnisation. C'est la première fois que l'on va analyser cette affaire sur le fond", a indiqué à l'AFP Me Jacques Lévy, qui représente 42 patients ayant assigné le 10 septembre le laboratoire Merck.
Ces patients réclament notamment des indemnités pour préjudice d'anxiété et préjudice moral.

Le Levothyrox, prescrit contre l'hypothyroïdie, a changé de formule en France en mars 2017. À partir de juillet et août, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très invalidants : fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux.

Dans leur jugement que s'est procuré l'AFP, les magistrats toulousains demandent notamment à trois experts médicaux "d'expliquer en quoi le Levothyrox nouvelle formule diffère de l'ancienne formule, quels étaient les effets attendus et dire s'il est possible d'expliquer les symptômes rapportés (...) et s'ils étaient évitables par une adaptation thérapeutique adéquate".

"séquelles"

Ils enjoignent également, avant de se prononcer sur les préjudices moral et d'anxiété, de déterminer si la nouvelle formule "a aggravé des symptômes existants" ou en a créé de nouveaux et de décrire les éventuelles "séquelles".

"Aucun préjudice n'est établi à ce stade", souligne de son côté le laboratoire Merck dans un communiqué de presse envoyé à l'AFP.
"Une expertise médicale, à laquelle Merck ne s'est jamais opposé, est un prérequis indispensable à toute demande d'indemnisation pour analyser l'état de santé de chacun des plaignants et pour évaluer s'il y a un lien de causalité avec le médicament", précise le directeur juridique du Groupe Merck, Florent Bensadoun, dans son texte.

Le juriste affirme "que la qualité de (la) nouvelle formule a été confirmée à plusieurs reprises par les Autorités de santé".
"Le tribunal a tenu compte des arguments de Merck qui rappelait qu'il existait des alternatives thérapeutiques pérennes", indique encore M. Bensadoun précisant que les juges ont "limité l'obligation de mise à disposition de Levothyrox ancienne formule (Euthyrox), sous astreinte de 500 euros, à une durée de 3 mois à compter du 1er janvier 2019".

En juin, la cour d'appel de Toulouse a confirmé la condamnation prononcée en novembre qui ordonnait aux laboratoires de délivrer l'ancienne formule du médicament à 25 patients de Haute-Garonne.

Le troisième rapport de pharmacovigilance sur le Levothyrox, dévoilé début septembre par l'Agence du médicament, ne permet toujours pas d'expliquer la vague des effets indésirables .

lévothyrox
https://www.varmatin.com/justice/levothyrox-la-justice-ordonne-des-expertises-medicales-274760

JavaScript obligatoire pour se connecter à Google - Génération NT 2 novembre 2018

Fri 2 Nov 2018 - 19:19

La connexion à un compte Google rend obligatoire l'activation de JavaScript pour un navigateur.

Avis à ceux ayant par exemple recours à des extensions pour bloquer JavaScript. Désormais, la connexion à un compte Google ne pourra pas se faire si JavaScript est désactivé pour un navigateur. Cette mesure est justifiée par un impératif de sécurité.

écran de connexion compte google avec javascript désactivé

Quand les identifiants sont saisis sur la page de connexion au compte, Google explique procéder à une évaluation des risques et n'autorise la connexion que si rien ne semble suspect. Une telle analyse exige l'activation de JavaScript.

Dans l'absolu, Google avance que seulement 0,1 % de ses utilisateurs choisissent de bloquer JavaScript. Un langage de programmation dont il est difficile de se passer pour l'interactivité avec les sites web.

Google a par ailleurs introduit cette semaine une version 3 de sa technologie reCAPTCHA qui a recours à une évaluation des risques en s'appuyant justement sur JavaScript.

Pour faire la différence entre un utilisateur humain et un bot, plus aucune action n'est requise du côté de l'utilisateur. La recette - forcément - secrète se base sur l'interaction des utilisateurs avec un site et ses sections.

Google JavaScript navigateur TF
https://www.generation-nt.com/javascript-connexion-compte-google-recaptcha-actualite-1959009.html

Emmanuel Macron annonce la fusion des ministères de l'Ecologie et de l'Economie — Le Gorafi.fr Gorafi News Network

Fri 2 Nov 2018 - 14:56

Le président de la République a annoncé ce matin que le ministère de la Transition écologique et celui de l’Economie allaient fusionner.

« Si la France veut redevenir une start up nation top five dans le monde, il faut qu’elle soit capable de pivoter son business model et de créer un copyright différenciant et ça passe par des stratégies de coworking et de job mentoring pour optimiser les ressources et slow up les dépenses » a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion à la ferme Saint-Siméon de Honfleur classée “relais et châteaux” où le président a pris quelques jours de repos incognito. « On a beaucoup brainstormé avec ma team love et on a décidé d’actualiser les process et de rebooster le mindset pour upgrader ce ministère bottom up » a-t-il ensuite ajouté.

La planète comme priorité

A ceux qui s’inquiètent de ce rapprochement et qui craignent l’abandon des questions écologiques, le chef de l’Etat a tenu à adresser un message : « A ceux qui pensent que je vais outer les questions écologiques, je leur réponds que c’est bullshit. Nous allons tout mettre en œuvre pour faire converger l’économie, le numérique et le healthcare à travers les civic tech, les green tech, les clean tech ».

Puis le président de conclure : « Mais pour cela, nous aurons besoin de tout le monde, nos helpers, la silver economy, le crowdfunding car il faut encore lever en equity plusieurs millions pour développer un venture capital écologique performant et une task force no pollution permanente. La culture du invented here ne suffira pas. Make our business great again ! ».

Gorafi! Macron écologie économie
http://www.legorafi.fr/2018/11/02/emmanuel-macron-annonce-la-fusion-des-ministeres-de-lecologie-et-de-leconomie/

Free arrête la téléphonie fixe par Internet

Wed 31 Oct 2018 - 23:46

Sans explications, l'opérateur annonce l'arrêt de son service de téléphonie fixe passant par Internet.

(CCM) — Trop coûteux ? Pas assez utilisé par ses clients ? Déclassé par des applications mobiles ? Free n'a pas donné ses raisons pour annuler son service Session Initiation Protocol offert à ses clients depuis plus d'une dizaine d'années. L'opérateur a contacté ses clients pour leur annoncer la mise au placard à la fin de cette année de ce service permettant d'utiliser sa ligne téléphonique Freebox depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet.

Derrière ce nom obscur de Session Initiation Protocol se trouve en réalité un service fort pratique, puisqu'il permet de pouvoir téléphoner via sa ligne Free depuis n'importe quel ordinateur équipé d'un micro, de haut-parleurs et d'une connexion Internet grâce à un logiciel dit "softphone". Un service qui permettait de profiter des tarifs de Free partout dans le monde, et pour cette raison fort apprécié par les clients de Free résidant à l'étranger, comme le rappellent nos confrères de Freenews.

Rivalisant avec Skype à son lancement, le service SIP est tombé peu à peu en désuétude avec l'avènement d'applications comme WhatsApp ou Facebook Messenger permettant d'appeler facilement partout dans le monde depuis son mobile. Ce qui pourrait expliquer pourquoi Free a décidé de mettre fin à ce service. Et pour les inquiets, rassurez-vous, il n'est bien entendu pas question de couper définitivement le cordon de la téléphonie fixe : vous pourrez encore utiliser votre bon vieux téléphone raccordé à votre Freebox !

Free SIP téléphone_fixe
https://www.commentcamarche.net/news/5871998-free-arrete-la-telephonie-fixe-par-internet

http://securitytuesday.com/wp-content/uploads/2018/10/ISSA.Cahier.SecNum777.pdf

Tue 30 Oct 2018 - 23:31

En libre téléchargement au format PDF, un cahier de vacances pour les 7-11 ans sur la sécurité numérique.

NDLR : Il parait qu'officiellement en France il ne faut plus dire "fake news", mais infox. Si si si, c''était au Journal officiel, donc, ce n'est pas une fake news ... heu je veux dire une infox.

sécurité TF Vie-privée
http://securitytuesday.com/wp-content/uploads/2018/10/ISSA.Cahier.SecNum777.pdf

La CNIL met en demeure l'école 42 de Xavier Niel pour vidéosurveillance excessive

Tue 30 Oct 2018 - 23:03

La CNIL a mis en demeure l'école 42, fondée par Xavier Niel, pour son système de vidéosurveillance, jugé excessif. L'établissement à deux mois pour se mettre en conformité, sous peine de sanctions.

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a annoncé mardi avoir mis en demeure le 8 octobre l'école informatique 42, créée par le fondateur de Free Xavier Niel, pour « vidéosurveillance excessive » au sein de l'établissement.

L'association 42, qui a créé l'école éponyme en 2013, est mise en demeure de « mettre en conformité avec la loi Informatique et Libertés son système de vidéosurveillance » dans un délai de deux mois sous peine de sanction, a précisé l'autorité française de protection des données personnelles dans un communiqué.
Deux mois pour se mettre en conformité

Au cours d'un contrôle effectué en février 2018, la CNIL a constaté « que des caméras filmaient en permanence les espaces de travail des étudiants, les bureaux dédiés au personnel administratif ainsi que des lieux de vie », sans que les personnes filmées n'en soient « correctement informées ».

Dans son communiqué, la CNIL rappelle que les images issues du dispositif doivent être réservées aux personnes habilitées, or le contrôle a révélé que les étudiants avaient accès aux images sur leur espace personnel au sein du réseau intranet de l'école.

L'an dernier, des étudiantes de l'école avaient dénoncé les comportements déplacés qu'elles subissaient.

CNIL TF vidéo-surveillance Vie-privée école-42
https://www.ouest-france.fr/education/la-cnil-met-en-demeure-l-ecole-42-de-xavier-niel-pour-videosurveillance-excessive-6044072

Dans le Dakota du Nord, une loi prive des Amérindiens de vote | Slate.fr

Sat 27 Oct 2018 - 07:51

La Cour suprême des États-Unis vient de valider une loi locale du Dakota du Nord selon laquelle une adresse résidentielle est nécessaire pour s'inscrire sur les listes électorales. Cela pourrait sembler être un détail mais de nombreux Amérindiens et Amérindiennes de l'État vivent dans des réserves où il n'y a pas de noms de rue. Dans ces circonstances, ils et elles ne pourront pas voter lors des élections de mi-mandat du 6 novembre.

Les personnes amérindiennes représentent environ 5% de la population du Dakota du Nord et au moins cinq mille d'entre elles n'ont pas d'adresse adéquate. Or cette élection est décisive dans la mesure où les Démocrates ne pourront pas avoir de majorité au Sénat sans une victoire de l'actuelle sénatrice, Heidi Heitkamp, qui est devancée dans les sondages par son opposant Républicain. Chaque vote compte dans cet État de 750.000 habitants et habitantes: en 2012, Heitkamp avait gagné avec un écart de seulement 3.000 votes.

La nouvelle loi sur les adresses avait été introduite en 2013 par une majorité d'élus Républicains, et aussitôt dénoncée comme une tentative politique de rendre le vote difficile pour les Amérindiens, qui ont tendance à voter Démocrate. La loi n'avait pas pu être mise en place car plusieurs tribunaux l'avait jugée illégale. Il y a six mois, un juge avait déclaré: «L'État a reconnu que les communautés amérindiennes n'ont souvent pas d'adresse résidentielle. Cependant, selon cette loi, un individu qui n'a pas d'adresse résidentielle n'aura pas le droit de voter.»

Les Républicains qui ont voté cette loi disent qu'elle est nécessaire pour lutter contre la fraude électorale, mais les cas de fraude sont quasi inexistants dans cet État.

Dans une interview avec ABC, l'actuelle sénatrice Heidi Heikamp, a déclaré: «Pourquoi ôterait-on des listes un Amérindien qui a seulement une boîte postale et que tout le monde connaît quand il arrive au bureau de vote. Ils savent exactement qui est cette personne, que c'est un résident du Dakota du Nord [...] Ceux qui disent qu'il ne s'agit pas d'empêcher les Amérindiens de voter ne sont pas honnêtes.»

amérindien droit-de-vote north-dakota
http://www.slate.fr/story/169080/dakota-du-nord-loi-prive-amerindiens-voter-midterms

À quel point le son change-t-il le goût de vos repas? | Le Huffington Post

Wed 24 Oct 2018 - 08:05

Beaucoup. Et ça, certains patrons l’ont bien compris et s’en servent pour manipuler leurs clients.
Un soir vous entrez dans un restaurant... En ouvrant la porte, vous êtes frappé.e par le bruit, vous restez mais vous n'appréciez pas votre dîner, vous forcez la voix, la discussion est difficile.

Ce n'est pas vous, c'est que le bruit change l'expérience de votre repas et le goût des aliments dans votre assiette.

Dans le 4e épisode du podcast Plan Culinaire, que je co-présente avec la journaliste Nora Bouazzouni, nous racontons comment nous avons découvert que l'ouïe influence énormément notre perception du goût. C'est le spécialiste mondial de la question, Charles Spence, professeur et docteur en psychologie expérimentale à Oxford, qui nous a permis de réaliser que le bruit pouvait modifier du tout au tout notre expérience gustative. Avec son équipe, ils ont en effet mené une étude sur 34 sujets pour voir si leur goût changeait de manière similaire quand on leur jouait certaines sonorités. Il explique en effet:

"Quand le son, la musique ou les conversations deviennent trop bruyantes, on peut parler de quelque chose de gênant. Et ce bruit de fond bloque nos capacités gustatives. C'est pour cette raison qu'on a tendance à rajouter du sucre ou bien du sel dans ce qu'on mange pour compenser l'effet de ces bruits de fond. Notre goût est donc diminué lorsque notre environnement est trop bruyant."

C'est pour ça que vous mettez beaucoup plus de sel de céleri dans votre jus de tomate quand vous prenez l'avion ou que vos frites ont l'air plus salées quand vous les mangez chez vous et pas dans un McDo bruyant.

Avec son équipe de recherches à Oxford, ils ont en effet identifié des musiques qui modifient véritablement le goût de ce que l'on mange. Certains sons vont rendre les aliments plus sucrés, d'autres plus salés, une musique qui fait ressortir l'amertume, une pour le crémeux et enfin une dernière qui rend tout plus épicé.

On ne sait pas vous mais on a été frappées de voir à quelle vitesse le goût peut changer en fonction de ce qu'on entend. Et ce qui est tout aussi étonnant, c'est que la musique peut non seulement changer notre goût, mais aussi notre comportement quand on mange. Charles Spence souligne qu'il faut aussi prendre en compte le rythme:

"ll faut également penser au tempo de la musique qui passe. Des recherches ont montré que plus il est rapide, plus il y a de battements par minutes, et plus on a tendance à boire et manger vite. On adapte en quelque sorte notre comportement au tempo."

Et ça, certains patrons l'ont bien compris et s'en servent pour manipuler leurs clients. C'est notamment le cas de la chaîne de fast-food américaine Chipotle, qui a plusieurs restaus en Ile-de-France, continue Charles Spence:

"Cela devient très intéressant lorsque l'on se penche sur les chaînes de restaurants en Amérique du Nord, par exemple avec Chipotle. Ils ont presque 1500 restaurants et ils choisissent avec soin la musique.(...) Et ils changent délibérément le tempo de la musique dans tous les restaurants, en mettant plus vite quand la clientèle est nombreuse, pour l'encourager à venir, manger vite et partir, et ils ralentissent le rythme quand il y a moins de monde. Ils se servent du son pour influencer les comportements".

bruit santé
https://www.huffingtonpost.fr/melissa-bounoua/a-quel-point-le-son-change-t-il-le-gout-de-vos-repas_a_23569063/

Des oubliés de la révolution numérique ?

Wed 24 Oct 2018 - 05:16

Il y a des révolutions qui se font en silence. L’intégration d’Internet dans les foyers des milieux populaires en est un bon exemple.
Où situer la « fracture numérique » ?

On a, au début des années 2000, beaucoup parlé de « fracture numérique » en s’intéressant à la fois aux inégalités d’accès et d’usages. Les rapports annuels du CREDOC montrent que les catégories populaires ont commencé à rattraper leur retard de connexion depuis une dizaine d’années : entre 2006 et 2017, en France, la proportion d’employés ayant une connexion Internet à domicile est passée de 51 % à 93 %, celle des ouvriers de 38 à 83 % (CREDOC 2017 : 48).

C’est désormais l’âge et non le revenu ou le niveau de diplôme qui est le facteur le plus clivant (parmi ceux qui ne se connectent jamais à Internet, huit personnes sur dix ont 60 ans ou plus). Si la question de l’accès est en passe d’être résolue, les usages des classes populaires restent moins variés et moins fréquents que ceux des classes moyennes et supérieures, nous apprennent ces mêmes rapports. Les individus non diplômés ont plus de mal à s’adapter à la dématérialisation des services administratifs, font moins de recherches, pratiquent moins les achats, se lancent très rarement dans la production de contenus. Bref, il y aurait en quelque sorte un « Internet du pauvre », moins créatif, moins audacieux, moins utile en quelque sorte…

Changer de focale

Peut-être faut-il adopter un autre regard ? Ces enquêtes statistiques reposent sur un comptage déploratif des manques par rapport aux pratiques les plus innovantes, celles des individus jeunes, diplômés, urbains. On peut partir d’un point de vue différent en posant a priori que les pratiques d’Internet privilégiées par les classes populaires font sens par rapport à leur besoins quotidiens et qu’elles sont des indicateurs pertinents de leur rapport au monde et des transformations possibles de ce rapport au monde.

Comme Jacques Rancière l’a analysé à propos des productions écrites d’ouvriers au XIXe siècle, il s’agit de poser l’égalité des intelligences comme point de départ de la réflexion pour comprendre comment « une langue commune appropriée par les autres » peut être réappropriée par ceux à qui elle n’était pas destinée. (Rancière 2009 : 152).

Un tel changement de focale permet d’entrevoir des usages qui n’ont rien de spectaculaire si ce n’est qu’ils ont profondément transformé le rapport au savoir et aux connaissances de ceux qui ne sont pas allés longtemps à l’école. Ce sont par exemple des recherches sur le sens des mots employés par les médecins ou celui des intitulés des devoirs scolaires des enfants. Pour des internautes avertis, elles pourraient paraître peu sophistiquées, mais, en attendant, elles opèrent une transformation majeure en réduisant l’asymétrie du rapport aux experts et en atténuant ces phénomènes de « déférence subie » des classes populaires face au monde des sachants – qu’Annette Lareau a analysée dans un beau livre, Unequal Childhoods (2011).
Recherche en ligne : s’informer et acheter

Des salariés qui exercent des emplois subalternes et n’ont aucun usage du numérique dans leur vie professionnelle passent aussi beaucoup de temps en ligne pour s’informer sur leur métier ou leurs droits : le succès des sites d’employés des services à la personne est là pour en témoigner. Des assistantes maternelles y parlent de leur conception de l’éducation des enfants, des aides-soignantes ou des agents de service hospitaliers de leur rapport aux patients. On pourrait aussi souligner tout ce que les tutoriels renouvellent au sein de savoir-faire traditionnellement investis par les classes populaires : ce sont des ingrédients jamais utilisés pour la cuisine, des manières de jardiner ou bricoler nouvelles, des modèles de tricot inconnus qui sont arrivés dans les foyers.

Apprendre donc, mais aussi acheter. Pour ceux qui vivent dans des zones rurales ou semi rurales, l’accès en quelques clics à des biens jusqu’alors introuvables dans leur environnement immédiat paraît a priori comme une immense opportunité. Mais en fait, les choses sont plus compliquées. La grande vitrine marchande en ligne est moins appréciée pour le choix qu’elle offre que pour les économies qu’elle permet de réaliser en surfant sur les promotions. C’est la recherche de la bonne affaire qui motive en priorité : c’est aussi qu’elle permet de pratiquer une gestion par les stocks en achetant par lots. En même temps, ces gains sont coupables puisqu’ils contribuent à fragiliser le commerce local, ou du moins ce qu’il en reste.

Dans une société d’interconnaissance forte où les commerçants sont aussi des voisins, et parfois des amis, la trahison laisse un goût amer des deux côtés. À l’inverse, les marchés de biens d’occasion entre particuliers, à commencer par Le Bon Coin qui recrute une importante clientèle rurale et populaire, sont décrits comme des marchés vertueux : ils offrent le plaisir d’une flânerie géolocalisée – c’est devenu une nouvelle source de commérage !-, évitent de jeter, et permettent de gagner quelques euros en sauvegardant la fierté de l’acheteur qui peut se meubler et se vêtir à moindre coût sans passer par des systèmes de dons. L’achat en ligne a donc opéré une transformation paradoxale du rapport au local, en détruisant certains liens et en en créant d’autres.
Lire et communiquer sur Internet

Enfin, Internet c’est une relation à l’écrit, marque de ceux qui en ont été les créateurs. Elle ne va pas de soi pour des individus qui ont un faible niveau de diplôme et très peu de pratiques scripturales sur leur lieu de travail. Le mail, qui demande une écriture normée, est largement délaissé dans ces familles populaires : il ne sert qu’aux échanges avec les sites d’achat et les administrations -le terme de démêlés serait en l’occurrence plus exact dans ce dernier cas.

C’est aussi qu’il s’inscrit dans une logique de communication interpersonnelle et asynchrone qui contrevient aux normes de relations en face à face et des échanges collectifs qui prévalent dans les milieux populaires. Facebook a bien mieux tiré son épingle du jeu : il permet l’échange de contenus sous forme de liens partagés, s’inscrit dans une dynamique d’échange de groupe et ne demande aucune écriture soignée. Ce réseau social apparaît être un moyen privilégié pour garder le contact avec les membres de sa famille large et les très proches, à la recherche d’un consensus sur les valeurs partagées. C’est un réseau de l’entre-soi, sans ouverture particulière sur d’autres mondes sociaux.

Car si l’Internet a finalement tenu de nombreuses promesses du côté du rapport au savoir, il n’a visiblement pas réussi à estomper les frontières entre les univers sociaux.

Dominique Pasquier, sociologue, directrice de recherche CNRS est l’auteur de « L’Internet des familles modestes. Enquête dans la France rurale ». Paris, Presses des Mines, 2018.

fracture-numérique Internet TF
https://theconversation.com/des-oublies-de-la-revolution-numerique-105228

Réintroduction du loup : des bénéfices inattendus pour le parc de Yellowstone

Tue 23 Oct 2018 - 22:20

Une nouvelle étude a analysé 40 années de recherches sur l'écologie de ce parc naturel aux États-Unis. Il apparaît que depuis la réintroduction du loup l'écosystème est devenu plus complexe, avec un impact sur la biodiversité : arbres, wapitis, bisons, grizzlis, pumas...

Des loups gris, Canis lupus, ont été réintroduits dans le parc national de Yellowstone en 1995. Dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy, Mark Boyce, professeur d'écologie à l'université d'Alberta, décrit la dynamique de cet écosystème pendant 40 années. Dans un communiqué, il a expliqué que le parc de Yellowstone « a profité de la réintroduction des loups d'une manière que nous n'avions pas anticipée. »

Comme le loup influence la population d'ongulés, ses proies, la réintroduction du loup a eu un effet sur la végétation. Dans certaines zones, les arbres comme des saules (Salix), des peupliers (Populus) ont récupéré. Au fur et à mesure, les relations entre animaux sont devenues plus complexes.
Le Yellowstone abrite aussi des grizzlis, des pumas et des bisons

L'influence des ours bruns (grizzlis), des pumas, des bisons est devenue plus importante et ces mammifères sont venus compliquer la simple interaction entre loups et ongulés. Ainsi, les ours influencent aussi la survie des petits ongulés (wapitis) ; le bison a tendance à remplacer le wapiti comme principal herbivore dans le nord du Yellowstone et le nombre de bisons augmente.

Cependant, dans ce parc naturel, l'intervention humaine est minime ; cette expérience de réintroduction du loup n'aboutirait pas forcément aux mêmes conséquences écologiques en dehors d'un parc naturel protégé. Pour Mark Boyce, « Les systèmes dominés par l'homme sont très différents et la récupération du loup ne produira pas les mêmes résultats car l'agriculture, l'élevage et la chasse l'emportent sur les effets causés par les grands carnivores. »

biodiversité loup
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/loup-reintroduction-loup-benefices-inattendus-parc-yellowstone-5851/

Et si Android devenait payant ?

Tue 23 Oct 2018 - 06:22

Google envisagerait de faire payer Android aux constructeurs de smartphones en Europe.

(CCM) — A compter du 1er février 2019, Google devrait demander aux fabricants de smartphones et tablettes de payer pour installer Android sur leurs appareils. C'est la réponse du géant américain aux injonctions de la Commission Européenne qui lui reproche d'abuser de sa position dominante sur le marché de l'Internet mobile.

Les documents internes que The Verge (lien en anglais) s'est procurés détaillent les tarifs applicables dès février prochain. La licence d'Android pourrait coûter jusqu'à 40 $ par smartphone, pour un modèle haut de gamme vendu en Europe. Pour les modèles d'entrée de gamme, la licence ne serait que de 2,5 $. Entre ces deux extrêmes, Google fait varier la facture selon la qualité de l'écran du smartphone ou de la tablette tactile (exprimée en ppp, ou taux de pixel par pouce).

Bien entendu, cette tarification ne concernera que les ventes de nouveaux appareils. Il n'est pas question à ce stade de faire payer les utilisateurs actuels d'Android. Mais pour Google, ce changement de politique tarifaire marque un véritable tournant. Jusqu'à présent, le géant américain avait misé sur la gratuité de son OS mobile pour en faire une référence sur le marché. Son modèle reposait alors sur l'utilisation liée d'Android, de Google Search, de Google Chrome et de ses autres applis mobiles, très rémunératrices.

C'est cette combinaison que la Commission Européenne a dénoncé. Désormais, Google a l'obligation de séparer l'utilisation de son système d'exploitation Android et celle de ces autres applications (recherche, navigateur, cartographie...). Reste à voir comment les marques de téléphone répercuteront le coût de cette licence Android dans les prix de vente de leurs appareils.

Android apps-android Google TF
https://www.commentcamarche.net/news/5871967-et-si-android-devenait-payant

La Commission européenne donne son feu vert pour le rachat de GitHub par Microsoft, sans condition

Tue 23 Oct 2018 - 06:18

Après une rumeur de courte durée, Microsoft a annoncé début juin l'acquisition de la plateforme web d'hébergement et de gestion de développement de logiciels GitHub, pour le montant de 7,5 milliards de dollars en actions. Mais comme il est coutume pour ce genre de transaction, la firme de Redmond devait se soumettre à un examen règlementaire de différentes autorités de régulation dans le monde afin de finaliser le rachat de GitHub.

La décision du régulateur européen de la concurrence devait être connue ce vendredi 19 octobre, et comme on s'y attendait, la Commission européenne a donné son feu vert pour la finalisation de cette opération, sans condition. Dans un communiqué, la Commission dit être arrivée à la conclusion que « l'opération n'entraverait pas l'exercice d'une concurrence effective sur les marchés en cause et que Microsoft n'aurait aucune raison de s'en prendre à la nature ouverte de la plateforme GitHub. »

L'annonce de l'opération de rachat de GitHub par Microsoft avait en effet immédiatement suscité des inquiétudes ; lesquelles inquiétudes semblent toutefois avoir disparu après quelques communications. Dans un communiqué juste après l'annonce, Microsoft a mis en avant quelques avantages qui pourraient découler de cette opération, pour la société elle-même, pour GitHub et pour les développeurs : « Ensemble, les deux sociétés permettront aux développeurs de faire plus à chaque étape du cycle de vie du développement », expliquait le géant du logiciel. Cet accord permettrait aussi « d'accélérer l'utilisation de GitHub en entreprise et d'apporter les outils et services de développement de Microsoft à de nouveaux publics. »

GitHub va en outre continuer à fonctionner de manière indépendante pour fournir une plateforme ouverte à tous les développeurs de tous les secteurs. « Les développeurs continueront à utiliser les langages de programmation, les outils et les systèmes d'exploitation de leur choix pour leurs projets, et pourront toujours déployer leur code sur n'importe quel système d'exploitation, n'importe quel cloud et n'importe quel appareil », a assuré Microsoft dans son communiqué. Nat Friedman, vétéran de l'open source et nouveau CEO de GitHub s'est également montré rassurant après un communiqué et une séance de questions et réponses sur l'opération.

Bref, Microsoft a mené une bonne communication pour rassurer la communauté et les régulateurs. Pour sa part, la Commission européenne dit en effet avoir constaté que « le regroupement des activités de Microsoft et de GitHub sur les marchés concernés [plateformes de collaboration sur du code source ; et éditeurs de code et environnements de développement, NDLR] ne poserait aucun problème de concurrence parce que l'entité issue de la concentration resterait confrontée à une concurrence importante de la part d'autres acteurs sur ces deux marchés. »

La Commission dit avoir également cherché à savoir s'il existait un risque d'affaiblissement de la concurrence si Microsoft devait tirer parti de la popularité de GitHub pour stimuler les ventes de ses propres outils DevOps et services cloud. « Plus particulièrement, la Commission a cherché à savoir si Microsoft serait en mesure de poursuivre le rapprochement de ses propres outils DevOps et services cloud avec GitHub et aurait un intérêt à le faire, tout en restreignant une intégration de ce type avec les outils DevOps et les services cloud tiers », peut-on lire dans le communiqué. Mais « il est ressorti de l'enquête sur le marché que Microsoft ne disposerait pas d'un pouvoir de marché suffisant pour porter préjudice à la nature ouverte de GitHub, au détriment d'outils DevOps et de services cloud concurrents. La raison en est qu'un tel comportement réduirait la valeur de GitHub aux yeux des développeurs désireux et en mesure de changer de plateforme », explique la Commission.

Sur cette base, la Commission est donc parvenue à la conclusion selon laquelle l'opération ne poserait des problèmes de concurrence sur aucun des marchés concernés et l'a autorisée sans condition. Microsoft obtient ainsi le feu vert du régulateur européen pour la finalisation du rachat de GitHub.

Github logiciel-libre Microsoft TF
https://www.developpez.com/actu/229829/La-Commission-europeenne-donne-son-feu-vert-pour-le-rachat-de-GitHub-par-Microsoft-sans-condition

5 questions que l'on se pose sur le fichage numérique de 60 millions de Français, validé par le Conseil d'Etat - Var-Matin

Tue 23 Oct 2018 - 06:14

Il existait déjà depuis 2017 mais faisait face à de nombreuses critiques: le TES, un méga fichier centralisant les données de 60 millions de Français, vient d'être finalement validé par le Conseil d'Etat.

Le nom de TES ne vous dit rien? Pourtant, ce fichier créé par le gouvernement français en sait long sur vous.

Car derrière cette appellation (TES signifie Titres Électroniques Sécurisés) se cache une énorme base de données, mise en place en 2017 afin de centraliser les informations personnelles et biométriques de la quasi-totalité des Français.

Face aux risques qu'un tel dispositif peut présenter pour la sécurité, le Conseil d'Etat avait été saisi par la Quadrature du Net, la Ligue des Droits de l’Homme et le think tank Génération Libre.

Ce vendredi 19 octobre, la plus haute instance juridique française a rendu sa décision: la collecte de données personnelles et sensibles par le fichier TES ne porte "pas au droit des individus au respect de leur vie privée une atteinte disproportionnée aux buts de protection de l’ordre public en vue desquels ce traitement a été créé".

On vous en dit plus.

Qu'est-ce-que c'est?

La base de données TES centralise dans un seul et même fichier les informations biométriques et personnelles des Français.

Ce dispositif remplace ainsi les deux fichiers précédents existants, l'un relatif aux données des détenteurs d'un passeport, l'autre à celles des possesseurs d'une carte nationale d'identité.

pourquoi le mettre en place?

Lors de son déploiement il y a plus d'un an, le gouvernement français avait justifié sa création par la lutte contre la fraude documentaire (l’usurpation ou la falsification par exemple).

Le fichier est également destiné à faciliter la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour.

Quelles informations sont collectées?

Le fichier TES centralise toutes les données affichées sur votre carte nationale d'identité ou votre passeport: le nom de famille, le nom d’usage, les prénoms, la date et le lieu de naissance, le sexe, la couleur des yeux, la taille, les photos du visage, des empreintes digitales (sauf si vous avez opposé votre refus) et de la signature du demandeur, et éventuellement d'autres informations comme l'adresse postale.

Les noms et prénoms des parents, leur lieu et date de naissance, leur nationalité peuvent également être récoltés par le fichier TES.

combien de temps sont conservées ces données?

S'il s'agit d'un passeport, les informations seront conservées 15 ans.

Pour une carte nationale d'identité, la durée de conservation passe à 20 ans.

Elle est respectivement de 10 et 15 ans pour le passeport et la carte d'identité d'un mineur.

Quel est le risque?

Avec un stockage d'une telle ampleur, le fichier TES inquiète et fait redouter des dérives.

La principale crainte porte notamment sur le détournement de données sensibles, comme les empreintes ou le visage, qui pourraient faciliter l'identification des personnes sur les caméras de surveillance.

Sans compter le risque de piratage et toutes les questions d'ordre éthique que peut poser un tel dispositif...

fichage TES TF Vie-privée
https://www.varmatin.com/faits-de-societe/5-questions-que-lon-se-pose-sur-le-fichage-numerique-de-60-millions-de-francais-valide-par-le-conseil-detat-271314

Feu vert du Conseil d'Etat pour la critiquée megabase TES - Le Monde Informatique

Sun 21 Oct 2018 - 13:44

Le décret du fichier des Titres éléctroniques sécurisés (TES), ayant fait l'objet de nombreuses requêtes en annulation auprès du Conseil d'Etat depuis sa parution fin 2016, a été validé par ce dernier le 18 octobre. Regroupant les informations de plus de 66 millions de Français et à l'époque pointé du doigt par la CNIL, le secrétariat d'Etat au Numérique ou encore l'ANSSI, ce fichier ne constitue pas une « atteinte disproportionnée » à la vie privée selon le Palais Royal.

Le Conseil d’État n’a eu cure de toutes les requêtes adressées contre le décret « autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d'identité ». L’institution a rejeté ces demandes d’annulation de la base de données des Titres électroniques sécurisés (TES) juge, dans un arrêt, que sa création ne constitue pas une « atteinte disproportionnée » à la vie privée.

Lancée officiellement début novembre 2016 suite à ce fameux décret pris le 28 octobre précédent, la base visant à centraliser les données personnelles des 66,6 millions de Français (identité, couleur des yeux, domicile, photographie ou encore empreintes digitales) en a fait bondir plus d’un. Mis en œuvre sous le mandat de François Hollande, TES devait apporter des « simplifications administratives » selon le ministre de l'Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.

Un décret passé en douce

A l’époque, même la Secrétaire au Numérique, Axelle Lemaire, était montée au créneau, ainsi que le Conseil national du Numérique qui, en dehors de critiquer le fait que le décret ait été pris en plein week-end de la Toussaint, alertait sur de potentiels problèmes de sécurité. L’Anssi et la Dinsic avaient également fait part de leur inquiétude à ce sujet en janvier 2017 dans un rapport adressé à Bruno Leroux, remplaçant de M. Cazeneuve à l’Intérieur.

Ces vives réactions n’avaient pas empêché le lancement de la base de données, en test dans un premier temps en Bretagne et dans les Yvelines, puis dans tout l’Hexagone fin mars 2017. Bien que les Français ne peuvent en principe pas s’opposer à la conservation de leurs données dans cette base, un décret paru en mai 2017 les autorise néanmoins à pouvoir refuser la numérisation et l'enregistrement de leurs empreintes digitales dans TES lors de la création d’une carte d’identité... Au moins une information qui ne sera pas à la merci des pirates.

surveillance TF Vie-privée
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-feu-vert-du-conseil-d-etat-pour-la-critiquee-megabase-tes-73195.html

Firefox 64 : Mozilla supprime RSS et marque-pages dynamiques

Sun 21 Oct 2018 - 13:37

Fin du support natif des flux RSS / Atom et des live bookmarks dans Firefox en version 64. Il faudra passer par des extensions.

C'était dans les tuyaux et cela a été officialisé. C'est finalement avec la version 64 de Firefox en fin d'année que le lecteur de flux intégré et le support natif des marque-pages dynamiques (live bookmarks) seront supprimés.

Il s'agit donc de la fonctionnalité permettant à Firefox de détecter quand un utilisateur accède à un flux RSS / Atom et l'affiche sur une page pour permettre un abonnement et une lecture. Les entrées du flux se retrouvent dans les marque-pages dynamiques.

Mozilla n'enterre pas RSS, mais considère que le meilleur moyen pour répondre aux besoins en la matière est du côté des WebExtensions. Qui plus est, les possibilités natives (prévisualisation des flux et live bookmarks) ne seraient utilisées que dans environ 0,01 % des sessions.

La décision de retrait a également été motivée par le fait que les marque-pages dynamiques s'appuient sur un vieux moyen d'accès à la base de données des marque-pages qui n'est plus en adéquation avec le niveau de performance attendu depuis le moteur de rendu Quantum.

De même, le lecteur de flux intégré dispose d'un parser XML spécifique et distinct de celui principal de Firefox. Des efforts de maintenance et mise à niveau sont considérés superflus au regard de la faible utilisation, et surtout avec les alternatives proposées par les WebExtensions.

Firefox RSS TF
https://www.generation-nt.com/firefox-rss-atom-live-bookmarks-fin-support-actualite-1958569.html

Au Canada, des milliers d'autochtones n'ont toujours pas l'eau potable chez eux | Slate.fr

Sat 20 Oct 2018 - 15:49

Pourtant, le Premier ministre Justin Trudeau s'était engagé à résoudre ce problème qui mine les réserves des Premières Nations depuis des années.

Pour boire un verre d'eau, ou même pour prendre une douche, certaines communautés des Premières Nations canadiennes ne peuvent pas se contenter d'ouvrir le robinet. Dans de nombreuses réserves du pays, l'eau courante est contaminée par les algues bleues, ou encore par des bactéries ou du mercure, rappelle dans un récent article le Washington Post.

Gérés par le Gouvernement fédéral, de nombreux systèmes d'épuration font de ce fait l'objet d'avis de non-consommation de l'eau. Certains sont entrés en vigueur récemment, mais d'autres durent depuis des années: «À Neskantaga, une réserve isolée du Nord de l'Ontario, les résidents font bouillir leur eau depuis 23 ans, décrit le Washington Post, après la panne d'une station de traitement construite en 1993.»

En novembre 2015, 105 avis préventifs «de longue durée» étaient en vigueur. Depuis, 71 ont été levés, mais 35 nouveaux ont dépassé le délai de 12 mois correspondant à cette définition. En résumé, 69 stations canadiennes fournissent de l'eau non potable depuis plus d'un an. «Et il y a toujours un risque qu'une nouvelle station rejoigne cette longue liste, ou qu'un avis de "courte durée" soit prolongé au-delà de 12 mois», prévient le quotidien américain.

Pourtant, le Gouvernement Trudeau a déjà dépensé 2 milliards d'euros pour mettre fin à ce fléau digne du «tiers-monde», selon les mots du chef d'une des réserves concernées. Une somme qui reste insuffisante, indiquait dans un rapport de 2017 un comité de surveillance.

Lourdeurs administratives et manque de personnel

Tout cet argent ne semble en effet pas suffire pour lever toutes les «lourdeurs administratives» qui empêchent de remettre en état de marche les stations défaillantes. Des études de faisabilité, des mesures, des plans, des remises aux normes... les démarches n'en finissent plus pour que les avis restrictifs prennent fin. «Je sais qu'il y a une volonté politique de la part du Premier ministre, remarque Erwin Redsky, chef d'une réserve indigène de quelques 290 personnes, mais si la bureaucratie ne change pas, rien ne changera».

Et quand bien même elles viendraient à bout de la paperasse administrative, les réserves peinent ensuite à trouver du personnel qualifié pour travailler dans ces stations de traitement des eaux; les opérateurs sont mieux formés, et mieux payés dans les grandes villes. Le Gouvernement soutient en ce sens des programmes visant à inciter ces techniciens à rester dans les réserves.

Justin Trudeau a promis que les avis de «long terme» interdisant la consommation d'eau courante seraient levés d'ici mars 2021. Mais après des années à se méfier de l'eau du robinet, les autochtones vont-ils vraiment oser la boire? Dawn Martin-Hill, professeur d'anthropologie et résident de la réserve des Six Nations, assure qu'un «problème plus important mettra plus longtemps à être résolu»: la confiance des habitants en l'eau de leur robinet.

Canada eau
http://www.slate.fr/story/168854/canada-autochtones-pas-eau-potable
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