Pour vous connecter à l’Internet, vous avez besoin d’un FAI (Fournisseur d’Accès à l’Internet), une entreprise ou une association dont le métier est de relier des individus ou des organisations aux autres FAI. En effet, l’Internet est une coalition de réseaux, chaque FAI a le sien, et ce qui constitue l’Internet global, c’est la connexion de tous ces FAI entre eux. À part devenir soi-même FAI, la seule façon de se connecter à l’Internet est donc de passer par un de ces FAI. La question de la confiance est donc cruciale : qu’est-ce que mon FAI fait sans me le dire ?
Les nouvelles générations seraient capables d’utiliser de façon intuitive les outils du Web. Ce mythe menace les plus défavorisés.
«Chaque génération possède un million de visages et autant de voix» : ainsi débute un article du Time, publié en novembre 1951, qui se pose la question de savoir s’il est possible de dépeindre le portrait d’une génération entière. S’ensuit une enquête hasardeuse mais captivante durant laquelle des correspondants, partout à travers les Etats-Unis, sondent les jeunes, leurs parents et leurs professeurs, avec une bien audacieuse ambition : au million de visages et de voix, trouver des traits communs et des tonalités semblables. Cette enquête, plus lyrique que scientifique, donne naissance à un terme qui traverse les âges pour décrire la jeunesse américaine des années 50 : la génération silencieuse. Celle qui ne veut pas aller à la guerre mais montre peu d’enthousiasme pour la paix.
Le terme est forcément essentialisant, mais on ne pourra pas enlever aux journalistes du Time d’être allés à la rencontre de la jeunesse d’alors, dans sa diversité, pour l’observer et la questionner sur elle-même. Le concepteur américain de jeux vidéo Marc Prensky a-t-il fourni les mêmes efforts en 2001, avant de parler de «digital natives» pour décrire les enfants de notre siècle ? Les médias et autres think thanks ont-ils bien tendu l’oreille à toutes les jeunesses françaises avant d’acter que l’adolescent d’aujourd’hui est un «enfant du numérique» ? Lorsque j’emmène mes élèves de sections d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) en salle informatique et que je vois la plupart d’entre eux être déconcertés par des consignes aussi simples qu’ouvrir un navigateur, j’ai de sérieux doutes sur le fait que le maniement des outils numériques soit, chez eux, une compétence innée.
Mes doutes sont confirmés par des études. L’une d’entre elles, publiée en juin 2017 dans la revue Teaching and Teacher Education, montre qu’on ne naît pas avec des prédispositions qui renforcent la maîtrise des outils numériques, on les acquiert. Et cette acquisition ne se fait pas à la faveur d’un simple accès illimité à Internet : mes élèves, quoique pour la plupart issus de milieux défavorisés, possèdent tous des tablettes à la maison et des smartphones. Ils savent jouer à Fortnite et publier des statuts sur Facebook ou des stories sur Snapchat. Ils sont aussi capables de trouver les clips de leurs artistes préférés sur YouTube et de suivre les carrières de telle ou telle star de télé-réalité sur Instagram. C’est quand il s’agit de faire un usage éducatif de l’outil numérique qu’ils redeviennent ces êtres chétifs et impuissants qu’ils sont devant un livre ou un cahier.
La vision idéalisée
C’est ce qui mène certains sociologues à rappeler la nécessité de faire la différence entre l’accès et l’usage. La fracture numérique telle qu’on l’entendait au début des années 2000 est derrière nous : 98 % des 12 à 17 ans ont aujourd’hui un ordinateur chez eux. Demeurent pourtant de fortes inégalités liées à leur utilisation qui poussent le sociologue Fabien Granjon à parler de «fractures numériques de second degré», définies comme étant des inégalités sociales qui résultent d’un usage différent des mêmes outils numériques. Il faut se pencher sur ce phénomène pour en finir avec la vision idéalisée d’une génération de digital natives toute convertie aux nouveaux écrans et naturellement habile avec les appareils électroniques. Les données révèlent en effet des écarts de pratiques considérables entre les plus jeunes.
Les Américaines Ellen Seiter en 2008 (1), Eszter Hargittai en 2009 (2) et Jen Schradie (3) cette année : toutes ces sociologues sont arrivées à la conclusion selon laquelle la classe sociale façonne la compétence et l’usage en matière d’outils numériques. Et derrière ce constat se cache l’ombre de Bourdieu, c’est en lui que les chercheurs anglo-saxons ont trouvé une approche à même de raconter combien les relations de pouvoir et les reproductions des inégalités sociales sont au cœur même des outils numériques. En utilisant sa théorie du capital comme étant un ensemble de richesses matérielles mais aussi culturelles et sociales, ils ont montré que la position sociale construit une manière d’être («habitus» dans la terminologie de Bourdieu) vis-à-vis de l’utilisation d’Internet et des nouveaux médias. Dans son article «Les classes sociales sont-elles solubles dans Internet ?», le chercheur en sociologie de la communication Eric George donne un chiffre frappant : 72 % des utilisateurs d’Internet en milieu ouvrier ont un objectif de divertissement, contre 36 % seulement chez les cadres supérieurs.
En effet, au début des années 90, le journaliste Howard Rheingold défendait l’idée que ce réseau allait devenir un espace public tel que l’imaginait Habermas : un lieu capable de revitaliser la démocratie, gouverné par la raison, affranchi des «gatekeepers» et permettant aux citoyens de se rassembler pour discuter des questions d’intérêt commun. C’est raté, Internet n’est pas devenu ce lieu magique où s’évapore la stratification sociale : «La classe sociale est l’élément démographique le plus déterminant dans la production de contenu en ligne», explique Jen Schradie.
«Et alors ?» répondront ceux pour qui la déconnexion est un choix assumé, qui sont encore convaincus qu’on peut vivre et exercer sa citoyenneté à l’écart des écrans et des intelligences artificielles. Chaque changement social qui prend source sur les terres numériques et se répand dans la vie réelle leur rappelle la triste défaite de leur pensée. Aujourd’hui, ne pas participer à la production de contenu sur Internet, c’est se mettre un peu à l’écart de la marche du monde.
On peut en avoir l’illustration en regardant le récent documentaire Mission vérité diffusé sur Arte, qui explore les coulisses du New York Times et où on peut voir une rédaction évaluer la qualité de ses sujets en ne prenant en compte que les réactions sur Twitter. Contactée par mail, Jen Schradie déplore cette démarche de plus en plus répandue : «Quand les journalistes et les décideurs politiques s’appuient sur les réseaux sociaux, c’est une forme d’exclusion sociale. Ils favorisent les gens qui ont le temps, les ressources et les compétences pour être en ligne fréquemment et ceux qui comprennent le fonctionnement des algorithmes.»
Les voix absentes
Pire encore, comme en témoigne ce terme englobant de digital natives, on continue de faire comme si la voix d’une jeunesse tout entière n’était pas sous-représentée sur Internet. Et pendant qu’on façonne un monde de plus en plus connecté dans lequel l’exclusion numérique vous laisse au bord du chemin, vous bâillonne et vous condamne à un rôle d’observateur invisible et inaudible, c’est toute une cohorte d’adolescents fragiles, des milieux populaires ou ruraux, qu’on condamne à rester des «digital immigrants.»
L’«illectronisme», cet illettrisme du numérique, ne se contente pas d’être un obstacle empêchant la participation à la vie démocratique. A l’heure où le gouvernement envisage des services publics totalement dématérialisés en 2022, il est la promesse d’une exclusion sociale pure et simple. La comparaison avec l’illettrisme a de quoi interpeller, mais est-elle si absurde ? En 1957, Marguerite Duras s’était entretenue avec Germaine Roussel, une ouvrière de Romainville qui avait grandi chez des fermiers de la Somme et qui ne savait ni lire ni écrire. Au cours d’un entretien qui marque pour toute une vie, cette femme a tout déballé : sa sensation d’être comme une aveugle, sa honte, et sa façon de reconnaître le nom de sa rue : «Le mot "Lilas", il est haut presque comme il est large, il est joli.» Ce sentiment d’être à l’écart, cette honte et ce contournement de l’obstacle par l’intelligence ou la débrouille, c’est ce que je ressens quand je vois des parents échouer à demander une bourse pour leurs enfants par Internet.
Fabien Granjon l’a d’ailleurs théorisé dans son article portant sur les inégalités numériques : «L’échec dans les manipulations ou, sans doute plus violent encore, le fait de ne pas savoir quels types d’utilisation faire du dispositif technique, se transforment en une variété de moments négatifs, allant de la perte de confiance au sentiment de relégation», démontre-t-il. Et Philippe Marchal, qui a récemment conduit une étude sur ces Français déconnectés, met en avant ce qu’il appelle des «abandonnistes». Ce sont des personnes qui, par manque de maîtrise, renoncent à faire une démarche administrative sur Internet, à envoyer un mail important ou à faire un achat. L’abandon est encore plus ou moins permis aujourd’hui, il ne le sera plus avec la dématérialisation rampante.
Ils sont d’ailleurs 21 % de soi-disant digital natives à être des abandonnistes, selon cette même étude. Preuve, s’il en fallait encore, que des spécificités telles qu’un effet de génération ne sauraient supplanter d’autres déterminants sociologiques aussi puissants que l’appartenance sociale. «Chaque génération possède un million de visages et autant de voix», disait l’article du Time. C’est toujours aussi vrai, et l’oublier revient à fermer les yeux sur un fléau qui promet, aux jeunes les plus fragiles, l’extension du domaine de leur exclusion sociale.
(1) «Practicing at Home : Computers, Pianos, and Cultural Capital», d’Ellen Seiter, 2008.
(2) «Digital Na(t)ives ? Variation in Internet Skills and Uses Among Members of the "Net Generation"», d’Eszter Hargittai, 2009.
(3) «The Digital Activism Gap : How Class and Costs Shape Online Collective Action», de Jen Schradie, 2018.
Rachid Zerrouki professeur en Segpa à Marseille et journaliste
suite à une question par mail sur la mise en page des mots-clefs sur mon site ci-dessous, quelques explications rapides qui peuvent profiter à tout le monde.
Extrait du mail reçu :
J'aime beaucoup votre système de rangement des mots-clés sur votre site. Cela pourrait m'intéresser pour mon >site pour une meilleure visibilité. Je voudrais savoir quelle est la procédure à suivre pour avoir ce rendu. Merci >d'avance pour votre réponse. Cordialement Sylvain
Sur mon site les tags sont classés et groupés par leur 1ère caractère et un code de couleurs est appliqué avec le plugin Colored Tags afin de faciliter la lecture (et ajouter un peu de couleurs)

Tout d'abord, pour présenter les tags il y a diverses possibilités paramétrables dans le fichier de configuration locale, à mettre à jour avec Local Files Editor. Ci-dessous le code pour personnaliser l'affichage des tags. Il faut "dé-commenter" ce qui vous intéresse.
Chez moi la présentation est sur 3 colonnes groupées par lettre et ce sont les 2 lignes suivantes qui permettent cela :
(letter) ou affiche un nuage de tag (cloud). 'letters' ou 'cloud' ou 'cumulus'.
$conf['tags_default_display_mode'] = 'letters';
tag_letters_column_number : nombre de colonne a afficher dans la page
$conf['tag_letters_column_number'] = 3;
full_tag_cloud_items_number : Nombre de tags à faire apparaître dans le nuage. Uniquement les tags les plus >fréquents sont alors affichés.
$conf['full_tag_cloud_items_number'] = 25;
menubar_tag_cloud_items_number : Nombre de tags pour ceux affichés dans
la barre de menu... (ceux qui représentent le plus d'images).
$conf['menubar_tag_cloud_items_number'] = 10;
content_tag_cloud_items_number : Même chose mais dans la partie contenu
(à droite), à l'exception du résultat de tags.php
lequel se gère par 'full_tag_cloud_items_number'
les tags ne sont pas toujours présents en 1.7 sur les contenus de miniatures
$conf['content_tag_cloud_items_number'] = 50;
tags_levels : nombre de niveaux à utiliser pour l'affichage. A chaque niveau correspond une class CSS tagLevelX >(tagLevel1, tagLevel2, etc.).
$conf['tags_levels'] = 8;
tags_default_display_mode : par défaut, groupe les tags par lettres
(letter) ou affiche un nuage de tag (cloud). 'letters' ou 'cloud' ou 'cumulus'.
$conf['tags_default_display_mode'] = 'letters';
tag_letters_column_number : nombre de colonne a afficher dans la page
tag par lettres
$conf['tag_letters_column_number'] = 3;
Ensuite j'utilise le plugin Colored Tags pour encore regrouper certains tags et mettre un peu de couleur.

Chapril est la contribution de l'April au Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS). Le projet vise à rassembler des acteurs proposant des services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires afin de permettre aux utilisateurs de trouver - rapidement - des alternatives aux produits de Google (entre autres) mais respectueux de leurs données et de leur vie privée.
Notre chaton(s) a fini sa gestation. Les conditions générales d'utilisation (CGU) ont été finalisées et des premiers services sont disponibles, notamment pour des tests en conditions réelles d'usage, sur le site Chapril :
pour planifier un rendez-vous ou prendre des décisions rapidement et simplement
pour échanger des messages, appelés « pouets » (ou toots dans d'autres langues dont l'anglais), via le réseau social décentralisé Mastodon
pour rédiger collaborativement du texte en ligne
pour partager des textes de manière confidentielle et sécurisée.La directive européenne sur les liens hypertextes pourrait amener le géant à arrêter Google Actualités.
(CCM) — L'arrêt de Google Actualités en Europe est un scénario actuellement à l'étude chez Google. C'est en tout cas ce qu'affirme un vice-président du géant californien dans un entretien au Guardian. Si la taxe sur les liens hypertextes est votée dans le cadre de la directive européenne sur le droit d'auteur, ce pourrait être la fin de Google Actualités.
L'article qui pose problème dans la directive sur le droit d'auteur est l'article 11, qui prévoit de taxer les liens sortants vers les médias et sites de presse. Depuis le début des discussions, le projet est controversé. D'un côté, les associations de défense des libertés numériques lui reprochent de saper la base de ce qui fait le web : les liens. De l'autre, les géants américains ne veulent pas entendre parler d'une obligation de rémunérer les producteurs des contenus publiés sur Internet alors que leurs services sont gratuits.
D'après le vice-président de Google rattaché aux médias, Google Actualités n'utilise pas directement le contenu créé par les médias en ligne. L'application mobile et le site web du service ne sont que des intermédiaires entre les internautes et les sites de presse. Google Actualités ne fait que rediriger l'audience, et il le fait gratuitement, pour les éditeurs comme pour les internautes.
Reste que la Commission Européenne a bien l'intention de réformer les pratiques du droit d'auteur pour les adapter aux usages numériques du XXIe siècle. La monétisation des liens hypertextes est défendue par les autorités européennes, mais également par les agences de presse. Celles-ci y voient la possibilité de rémunérer la production de leurs fils d'actualités. Jusqu'à maintenant, la plupart des services d'agrégation de contenus comme Google Actualités référencent leurs articles sans contrepartie. En 2016, une étude de la Commission Européenne montrait que 47 % des internautes s'informent sans cliquer sur un seul lien.
En 2014, l'Espagne avait adopté une loi similaire prévoyant de taxer les clics sur les liens hypertexte. Immédiatement, le service Google Actualités avait fermé en Espagne. C'est ce scénario que Google étudie, mais à l'échelle européenne cette fois. Pour l'écosystème des éditeurs de sites d'informations, ce serait une véritable révolution.
La collecte de données de Google
Un premier aperçu
1.
Google est la plus grosse agence de publicité numérique du monde 1. Elle fournit aussi le leader des navigateurs web 2, la première plateforme mobile 3 ainsi que le moteur de recherche le plus utilisé au monde 4. La plateforme vidéo de Google, ses services de mail et de cartographie comptent 1 milliard d’utilisateurs mensuels actifs chacun 5. Google utilise l’immense popularité de ses produits pour collecter des données détaillées sur le comportement des utilisateurs en ligne comme dans la vie réelle, données qu’il utilisera ensuite pour cibler ses utilisateurs avec de la publicité payante. Les revenus de Google augmentent significativement en fonction de la finesse des technologies de ciblage des données.
2.
Google collecte les données utilisateurs de diverses manières. Les plus évidentes sont « actives », celles dans lesquelles l’utilisateur donne
directement et consciemment des informations à Google, par exemple en s’inscrivant à des applications très populaires telles que YouTube, Gmail, ou le moteur de recherche. Les voies dites « passives » utilisées par Google pour collecter des données sont plus discrètes, quand une application devient pendant son utilisation l’instrument de la collecte des données, sans que l’utilisateur en soit conscient. On trouve ces méthodes de collecte dans les plateformes (Android, Chrome), les applications (le moteur de recherche, YouTube, Maps), des outils de publication (Google Analytics, AdSense) et de publicité (AdMob, AdWords). L’étendue et l’ampleur de la collecte passive de données de Google ont été en grande partie négligées par les études antérieures sur le sujet 6.
3.
Pour comprendre les données que Google collecte, cette étude s’appuie sur quatre sources clefs :
a. Les outils Google « Mon activité » (My Activity) 7 et « Téléchargez vos données » (Takeout) 8, qui décrivent aux utilisateurs l’information collectée lors de l’usage des outils Google.
b. Les données interceptées lors de l’envoi aux serveurs de Google pendant l’utilisation des produits Google ou d’autres sociétés associées.
c. Les règles concernant la vie privée (des produits Google spécifiquement ou en général).
d. Des recherches tierces qui ont analysé les collectes de données opérées par Google.
4.
Au travers de la combinaison des sources ci-dessus, cette étude montre une vue globale et exhaustive de l’approche de Google concernant la collecte des données et aborde en profondeur certains types d’informations collectées auprès des utilisateurs et utilisatrices.
Cette étude met en avant les éléments clés suivants :
a. Dans une journée d’utilisation typique, Google en apprend énormément sur les intérêts personnels de ses utilisateurs. Dans ce scénario d’une journée « classique », où un utilisateur réel avec un compte Google et un téléphone Android (avec une nouvelle carte SIM) suit sa routine quotidienne, Google collecte des données tout au long des différentes activités, comme la localisation, les trajets empruntés, les articles achetés et la musique écoutée. De manière assez surprenante, Google collecte ou infère plus de deux tiers des informations via des techniques passives. Au bout du compte, Google a identifié les intérêts des utilisateurs avec une précision remarquable.
b. Android joue un rôle majeur dans la collecte des données pour Google, avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde 9. Alors que le système d’exploitation Android est utilisé par des fabricants d’équipement d’origine (FEO) partout dans le monde, il est étroitement connecté à l’écosystème Google via le service Google Play. Android aide Google à récolter des informations personnelles sur les utilisateurs (nom, numéro de téléphone, date de naissance, code postal et dans beaucoup de cas le numéro de carte bancaire), les activités réalisées sur le téléphone (applications utilisées, sites web consultés) et les coordonnées de géolocalisation. En coulisses, Android envoie fréquemment la localisation de l’utilisateur ainsi que des informations sur l’appareil lui-même, comme sur l’utilisation des applications, les rapports de bugs, la configuration de l’appareil, les sauvegardes et différents identifiants relatifs à l’appareil.
c. Le navigateur Chrome aide Google à collecter des données utilisateurs depuis à la fois le téléphone et l’ordinateur de bureau, grâce à quelque 2 milliards d’installations dans le monde 10. Le navigateur Chrome collecte des informations personnelles (comme lorsqu’un utilisateur remplit un formulaire en ligne) et les envoie à Google via le processus de synchronisation. Il liste aussi les pages visitées et envoie les données de géolocalisation à Google.
d. Android comme Chrome envoient des données à Google même en l’absence de toute interaction de l’utilisateur. Nos expériences montrent qu’un téléphone Android dormant et stationnaire (avec Chrome actif en arrière-plan) a communiqué des informations de localisation à Google 340 fois pendant une période de 24 heures, soit en moyenne 14 communications de données par heure. En fait, les informations de localisation représentent 35 % de l’échantillon complet de données envoyés à Google. À l’opposé, une expérience similaire a montré que sur un appareil iOS d’Apple avec Safari (où ni Android ni Chrome n’étaient utilisés), Google ne pouvait pas collecter de données notables (localisation ou autres) en absence d’interaction de l’utilisateur avec l’appareil.
e. Une fois qu’un utilisateur ou une utilisatrice commence à interagir avec un téléphone Android (par exemple, se déplace, visite des pages web, utilise des applications), les communications passives vers les domaines de serveurs Google augmentent considérablement, même dans les cas où l’on n’a pas utilisé d’applications Google majeures (c.-à-d. ni recherche Google, ni YouTube, pas de Gmail ni Google Maps). Cette augmentation s’explique en grande partie par l’activité sur les données de l’éditeur et de l’annonceur de Google (Google Analytics, DoubleClick, AdWords) 11. Ces données représentaient 46 % de l’ensemble des requêtes aux serveurs Google depuis le téléphone Android. Google a collecté la localisation à un taux 1,4 fois supérieur par rapport à l’expérience du téléphone fixe sans interaction avec l’utilisateur. En termes d’amplitude, les serveurs de Google ont communiqué 11,6 Mo de données par jour (ou 0,35 Go / mois) avec l’appareil Android. Cette expérience suggère que même si un utilisateur n’interagit avec aucune application phare de Google, Google est toujours en mesure de recueillir beaucoup d’informations par l’entremise de ses produits d’annonce et d’éditeur.
f. Si un utilisateur d’appareil sous iOS décide de renoncer à l’usage de tout produit Google (c’est-à-dire sans Android, ni Chrome, ni applications Google) et visite exclusivement des pages web non-Google, le nombre de fois où les données sont communiquées aux serveurs de Google demeure encore étonnamment élevé. Cette communication est menée exclusivement par des services de l’annonceur/éditeur. Le nombre d’appels de ces services Google à partir d’un appareil iOS est similaire à ceux passés par un appareil Android. Dans notre expérience, la quantité totale de données communiquées aux serveurs Google à partir d’un appareil iOS est environ la moitié de ce qui est envoyé à partir d’un appareil Android.
g. Les identificateurs publicitaires (qui sont censés être « anonymisés » et collectent des données sur l’activité des applications et les visites des pages web tierces) peuvent être associés à l’identité d’un utilisateur ou utilisatrice de Google. Cela se produit par le transfert des informations d’identification depuis l’appareil Android vers les serveurs de Google. De même, le cookie ID DoubleClick (qui piste les activités des utilisateurs et utilisatrices sur les pages web d’un tiers) constitue un autre identificateur censé être anonymisé que Google peut associer à celui d’un compte personnel Google, si l’utilisateur accède à une application Google avec le navigateur déjà utilisé pour aller sur la page web externe. En définitive, nos conclusions sont que Google a la possibilité de connecter les données anonymes collectées par des moyens passifs avec les données personnelles de l’utilisateur.
À défaut de nous faire retrouver par hasard une lignée prestigieuse « sortie de la cuisse de Jupiter », une illustre parenté ou un de ces fameux oncles d’Amérique richissimes, nos recherches et arbres généalogiques nous font découvrir le plus souvent des femmes et des hommes qui ont chacun à leurs époques rempli tout bonnement et sans guère de publicité leurs métiers de femmes ou d’hommes, vivant des destins ordinaires et l’ordinaire de tous les destins ; et puis ils sont morts chacun à leur tour, souvent sans commentaires, à des dates marquées seulement d’un petit + sur nos arbres généalogiques, leurs vies se résumant alors par un simple tiret tracé entre deux dates côtes à côtes. Nous sommes leurs survivants provisoires.
En revanche il peut arriver que nos recherches nous fassent découvrir des relations familiales qu’on ignorait, qu’on ne cherchait pas, voire que l’on aurait préféré laisser dissimulées ou même que l’on craint de voir ainsi révélées. Les risques dans ce domaine vont de l’éventuelle surprise amusante à la révélation de secrets de famille générateurs d’attitudes ou de comportements répétitifs, individuels ou familiaux, souvent inexplicables comme l’ont révélé des études de psycho-généalogie et de psychanalyse trans-générationnelle.
Au pire des révélations peuvent entrainer des graves conflits familiaux, des vengeances personnelles ou même des incitations au crime comme dans certains contextes historiques ou sociologiques particuliers ; citons par exemples les vendettas façon Corse, Sicile ou Sardaigne, les intrigues meurtrières et masquées à la Vénitienne ou encore les substitutions d’identités et les assassinats politiques comme dans toutes les dynasties et lignées de pouvoir.
Les nombreux blogs généalogiques et tout spécialement notre Gazette Histoire Généalogie sont riches d’enseignements sur les problèmes rencontrés ou révélés lors de nos recherches individuelles. On se bornera donc ici à n’évoquer que des généralités, laissant à chaque lecteur le soin d’explorer seul et discrètement les zones et personnages romanesques ou tragiques de son arbre généalogique.
On abordera successivement :
1) Les risques sociaux : dissimulations, manipulations et assassinats liés aux métiers de la politique et aux sphères du pouvoir, ou aux mentalités et mœurs régionales
2) Les risques familiaux : les secrets de famille, jeux de rôles et romans familiaux
3)Les impacts psychologiques du secret : psycho-généalogie et psychanalyse trans-générationnelle.
4)La généalogie génétique : au secours nos ADN !
Un psychologue et un statisticien ont construit une formule qui exprime le risque de perdre des chaussettes lors des lessives. Plus les lessives sont volumineuses, les types de lavages compliqués et la négligence grande, plus le risque de chaussettes dépareillées augmente..
Marre des chaussettes orphelines ? Pour vous aider à comprendre ce phénomène, un psychologue, Simon Moore, et un statisticien, Geoff Ellis, ont créé une formule pour prédire le risque de perdre des chaussettes : c'est l'« index de perte de chaussette ».
La formule est la suivante : (L + C) - (P x A). L représente la taille des lessives (le produit entre le nombre de personnes dans la maison et la fréquence des lavages dans la semaine). C exprime la complexité des lessives ; sa formule est : t x s, où t est la somme des différents types de lavages (blanc et couleur) dans la semaine et s le nombre de chaussettes lavées dans la semaine. P est une mesure sur une échelle de 1 à 5 qui représente la motivation des personnes qui font la lessive : 1 signifie que la personne déteste faire la lessive et 5 qu'elle aime beaucoup faire la lessive. A est le degré d'attention, qui tient compte du fait que la personne qui fait la lessive vérifie les poches, met les vêtements dans le bon sens pour le lavage ou déroule les chaussettes avant de les laver.
En définitive, plus le volume des lessives est important dans la maisonnée, plus la probabilité d'avoir des chaussettes dépareillées augmente.
Le risque de perdre des chaussettes est lié au nombre de personnes du foyer, au nombre de lavages différents et à l’attention qui est prêtée aux lessives. © Iamnao, Shutterstock
Le risque de perdre des chaussettes est lié au nombre de personnes du foyer, au nombre de lavages différents et à l’attention qui est prêtée aux lessives. © Iamnao, Shutterstock
Chacun perdrait un millier de chaussettes au cours de sa vie
Mais en plus de mettre en équation le mystère de la chaussette orpheline, les deux hommes ont mené une enquête auprès de 2.000 personnes sur leurs habitudes en termes de lessives. L'étude a estimé que les britanniques perdent en moyenne 1,3 chaussette par mois soit plus de 15 par an. Au cours d'une vie, cela représenterait une perte de 1.264 chaussettes soit un coût évalué à 3.200 € ! Chaque mois quelque 84 millions de chaussettes seraient ainsi perdues au Royaume-Uni (et donc probablement à peu près l'équivalent en France...).
L'étude a aussi montré que les chaussettes colorées représentent la majorité des chaussettes perdues (55 %). Les personnes vivant dans les Midlands sont celles qui perdent le plus leurs chaussettes (1,64 par mois, soit 20 par an). En moyenne, un foyer ferait 2,45 lessives par semaine soit 127,4 lessives par an. Les hommes affirment faire deux lessives par semaine et les femmes trois.
Les chercheurs donnent aussi différentes raisons expliquant la disparition des chaussettes : la chute derrière un radiateur lors du séchage, le fait d'égarer les chaussettes dans un meuble de rangement, l'utilisation du mauvais type de lavage (une chaussette blanche lavée avec le linge de couleur risque d'être séparée définitivement de sa moitié), les chaussettes qui s'envolent des étendages ou qui sont mal appareillées après séchage.
Ce travail a été sponsorisé par la marque Samsung dans le cadre de la commercialisation d'une machine à laver avec un hublot spécial pour y mettre ses chaussettes. Pour Melanie Rolfe, directrice marketing chez Samsung, « Nous croyons que cette nouvelle étude a finalement résolu le mystère ancien des chaussettes manquantes. »
La sophistication des logiciels de retouche d’images est telle qu’il est parfois difficile de déceler les tentatives de falsification des photos.
Les trucages sont la plupart du temps grossiers, mais ce n’est pas toujours le cas.
Pour démêler le vrai du faux et percer à jour les prises de vue truquées, faites appel à Forensically, un outil en ligne gratuit et performant.
L’application Forensically est accessible depuis n’importe quel navigateur Web.
Cliquez sur Open File, sélectionnez votre image et importez-la en cliquant sur le bouton Ouvrir. Elle s’affiche dans la fenêtre centrale.
Pour vérifier si des parties du cliché n’ont pas été clonées, choisissez l’intitulé Clone Detection.
Après un scan, des traits roses apparaissent indiquant les éléments susceptibles d’avoir été manipulés. Augmentez les valeurs des curseurs Minimal Similarily, Minimal Cluster Size et Block Size afin d’affiner l’analyse.
Pour déceler les éventuelles traces de trucage ou de montage, sélectionnez l’onglet Magnifier. Positionnez alors le curseur de zoom sur 8. Déroulez le menu Enhancement, puis cliquez sur l’option Auto Contrast by Channel.
Passez ensuite le curseur de votre souris sur les parties de l’image signalées par l’outil Clone Detection ainsi que sur celles qui vous semblent présenter des défauts de perspective ou des aberrations colorimétriques. Le zoom accentue les imperfections nées d’un montage imparfait.
Cliquez sur la commande Error Level Analysis afin de repérer les artefacts, autrement dit les éléments ajoutés à l’image originale. L’écran devient noir.
Positionnez le curseur JPG Quality sur 100, puis minorez cette valeur cran par cran au moyen de la flèche gauche du clavier.
Si des tâches apparaissent, cela signifie très probablement que le cliché a été trafiqué par endroits, la qualité de la compression JPEG n’étant pas identique en tout point de la photo. Affinez la détection en continuant de baisser le niveau de qualité.
Détaillez les propriétés de la prise de vue
Un autre moyen de savoir si l’image a été modifiée consiste à cliquer sur Meta Data afin d’accéder à ses propriétés.
Comparez les dates indiquées sur les lignes DateTimeOriginal et ModifyDate. Si elles sont dissemblables, il y a fort à parier que la photo a été retouchée.
Le nom du logiciel ayant servi aux manipulations est parfois mentionné dans la section Software.
Il se peut aussi que le cliché ait été géolocalisé. Dans ce cas, le menu Geo Tags est disponible et affiche une carte de l’endroit où la photo a été prise.
Une tasse de thé contient jusqu'à 70 mg de caféine, un excitant qui va à l'encontre de ses vertus antistress. Des chercheurs viennent de découvrir une nouvelle variété naturellement dépourvue de caféine et qui possède en plus de nouveaux composés bénéfiques pour la santé. Un futur succès commercial, estiment ses découvreurs.
Après l'eau, le thé est la deuxième boisson la plus bue dans le monde : 5,5 millions de tonnes de thé sont consommées chaque année dans le monde, d'après la FAO, un marché qui croît de 4,5 % par an. Grâce à ses nombreux bénéfices santé présumés, le thé connaît en effet un succès grandissant. Le thé noir est, par exemple, réputé diminuer le risque de maladie cardiovasculaire et le thé vert est associé à la prévention du cancer et à un moindre stockage de graisses. Pourtant, cette boisson censée rendre zen renferme aussi de la théine, qui est en fait la même molécule que la caféine et qui empêche de dormir. Les feuilles de thé contiennent ainsi 1 % à 6 % de théine. Même si dans une tasse (170 ml), la quantité est généralement moindre que pour le café (entre 20 et 70 mg de caféine, contre 50 à 115 mg pour le café), l'effet excitant se fait tout de même sentir chez certains consommateurs.
À l'instar du café, les fabricants commercialisent donc du thé décaféiné ; cela représente par exemple 18 % des ventes aux États-unis. Le problème, c'est que les procédés chimiques utilisés pour la décaféination (solvants chimiques ou CO2 supercritique), outre le fait qu'ils sont coûteux, détruisent en même temps une bonne partie des polyphénols et du goût. C'est dire si la découverte des chercheurs chinois va intéresser les industriels. Liang Chen et ses collègues de l'Académie chinoise des sciences agricoles (CAAS) viennent de découvrir une rare espèce de thé dans la province du Fujian, située sur la côte de la mer de Chine méridionale. Cultivé uniquement dans une zone de montagne restreinte entre 700 mètres et 1.000 mètres d'altitude, ce thé baptisé hongyacha (HYC) était en réalité déjà connu des populations locales, mais comme il est très rare, il n'avait pas encore été étudié par les scientifiques.
Le thé hongyacha est naturellement dépourvu de caféine et n’a donc pas d’effet excitant comme le café ou le >thé classique.
En analysant sa composition chimique, les chercheurs n'y ont détecté ni caféine ni cis-catéchine, les deux alcaloïdes et catéchines dominants dans les variétés de thé habituelles. Cette étrangeté proviendrait de la mutation d'un gène codant pour une enzyme synthétisant la caféine, qui est donc désactivée dans le hongyacha. À l'inverse, ce thé contient de la théobromine, de la gallocatéchine et de la gallocatéchine gallate, des flavonoïdes absents des variétés classiques cultivées mais aux propriétés santé potentiellement très intéressantes. La théobromine est par exemple une substance que l'on trouve dans le chocolat et le guarana, réputée pour ses effets antidéprime. « Ce thé pourrait rapidement devenir une boisson très populaire du fait de ses bénéfices santé », se réjouit Liang Chen.
En attendant, vous pouvez toujours utiliser cette astuce pour « décaféiner » votre thé habituel : faites infuser pendant 20 secondes, jetez l'eau chaude, puis réinfusez ensuite. L'essentiel de la caféine est en effet libéré au début, contrairement aux tanins qui sont eux libérés plus lentement. Ou tournez-vous vers la tisane, les infusions et le rooibos.
Avec la directive sur droits d’auteur, les eurodéputés et les lobbys de la presse semblent s’être lancés dans une surenchère réglementaire qui, si elle n’était pas mortifère, en serait comique.
A l’origine, l’objectif était de contraindre les plateformes et sites internet relayant l’information produite par les éditeurs de presse à négocier avec ces-derniers afin de rémunérer l’utilisation de leur contenu. Si, en apparence, l’idée est parfaitement défendable, son application relève d’importants effets pervers.
Tout d’abord, la directive précise que les plateformes et sites auront l’obligation de vérifier les droits d’auteur de tout ce qui sera diffusé et partagé sur leurs utilisateurs, ce qui les rendre de facto responsable de toute violation des droits d’auteur des éditeurs de presse. Voilà comment la directive propose de forcer la main aux plateformes. Etant responsables de tout ce qui circule sur leurs sites, les plateformes auront intérêt à négocier une rente, à l’avance, avec les éditeurs de presse pour éviter toute poursuite.
Un tel arrangement n’est pas une victoire pour les éditeurs mais la promesse d’être définitivement lié aux plateformes et aux sites de partage de contenu. En effet, leur rémunération dépendant du nombre de partages sur les plateformes, les éditeurs auront tout intérêt à publier directement dessus et à multiplier les titres accrocheurs pour attirer les clics ! Bref, les éditeurs seront devenus les pigistes des plateformes.
Mais l’erreur réglementaire va plus loin. A présent, non contents de consacrer la dépendance des éditeurs de presse aux plateformes, il semblerait que nos eurodéputés, sous les conseils mal avisés du lobby de la presse, soient favorables à l’extension de ce droit voisin aux agences de presse. Normal me direz-vous ! Editeurs de presse, agences de presse, quelle différence ! Eh bien, la différence est de taille. Dans le cas français, les éditeurs de presse signent des accords commerciaux avec l’Agence France Presse, qui leur permettent d’utiliser les informations qu’elle diffuse. Dès lors, lorsque l’utilisateur d’une plateforme diffuse une information AFP reprise sur le site d’un éditeur de presse, c’est l’AFP qui doit être rémunérée par la plateforme et non l’éditeur de presse. De même, si un moteur de recherche indexe des dépêches AFP reproduites par les éditeurs de presse, ces derniers ne seront pas payés puisqu’en dernier ressort, c’est l’AFP qui a produit le contenu. Ce que les éditeurs de presse devaient gagner d’un côté, ils le perdront de l’autre, et cela, même s’ils paient déjà un abonnement à l’AFP. Or, devant une telle injustice, il y a fort à parier que les éditeurs de presse devront négocier avec l’AFP, comme les plateformes le feront avec les éditeurs de presse.
Mais pourquoi la logique s’arrêterait-elle là ? Pour chaque information partagé par un utilisateur sur une plateforme, il faudra alors retracer l’itinéraire du contenu en question jusqu’à son origine. Inévitablement se pose alors la question de la rémunération des différents intermédiaires. Si l’utilisateur d’une plateforme y partage un article d’un quotidien citant une information exclusive dévoilée par un second quotidien et celle-ci faisant écho à des révélations de l’AFP, qui devra être payé par la plateforme ? Faudra-t-il définir un arrangement pour chaque cas particulier ? Quelle que soit la réponse, il faudra des algorithmes capables de retracer l’origine de l’information, de distinguer entre une information AFP « brute » et une information « raffinée » par un éditeur de presse. Autant dire que tous les médias partageant des informations AFP vont voir leurs coûts d’investissement informatique augmenter dramatiquement au risque de se trouver hors la loi. Voilà comment, en élargissant le droit voisin à l’AFP, la directive va créer une véritable usine à gaz dont les éditeurs de presse sortiront forcément perdants.
A 50 km au sud de Turin, dans le Piémont italien, Bra s'est fixée comme cap le bonheur de ses habitants. Quels leviers la cité actionne-t-elle pour s'attaquer aux maux urbains? Comment a-t-elle réussi sa transformation? Nous sommes partis en reportage de l'autre côté de la frontière, à la rencontre des habitants de cette ville piémontaise où l'on prend le temps de vivre.
La brume matinale se dissipe dans la plaine du Pô. Perchée sur sa colline, Bra se détache avec au loin les cîmes enneigées des Alpes. En ce vendredi matin, voitures et camions s'agglutinent aux entrées de cette cité piémontaise de 30.000 habitants.
En plein cœur de la région viticole des Langhe, en Italie, Bra n'a pas échappé pas aux maux des villes. Circulation dense, pollution, délitement du lien social, fermeture de commerces…
A la fin des années 1990, la commune a cherché comment y remédier. Amorcée avec la création du réseau des "Citta slow", ces "villes lentes qui prônent une philosophie du bien-être urbain", la lente mutation porte aujourd'hui ses fruits. Bra a "ralenti". Apaisé son coeur historique qui bat désormais à un autre rythme.
Via Vittorio Emmanuele II, actifs, retraités, étudiants se croisent. Se saluent d'un "ciao". S'arrêtent pour échanger quelques mots sur la pluie, le beau temps, la famille... Certains se posent en terrasse, histoire de poursuivre la discussion autour d'un café.
Le long de la principale rue piétonne de Bra, bat le pouls de cette "citta slow". Une ville qui a décidé, il y a près de 20 ans, de lever le pied, de réduire la circulation automobile. Pour le bien-être de ses habitants. Elle affiche avec fierté l'escargot, emblème des villes lentes.
Et pourtant. Quand les voitures ont été chassées de cette artère commerçante, des voix se sont élevées.
"Il y avait des inquiétudes: certains craignaient de voir leurs clients, habitués à faire leurs courses en voiture, déserter leur commerce", se souvient Fédérico, patron de la pâtisserie salon de thé Converso.
certains commerçants craignaient de voir les clients habitués à faire leurs courses en voiture déserter >leurs boutiques.
Aujourd'hui, difficile de trouver des détracteurs à la piétonnisation du centre historique. "On a plus de clients qu'avant, pointe Fédérico, mais, au delà de ça, on a créé ici de nouvelles opportunités pour les habitants de sociabiliser, d'échanger. C'est très positif."
Poignée de main énergique, sourire aux lèvres, Bruna Sibille maire de Bra, détaille comment la ville a avancé sur l'aménagement des zones piétonnes. A petits pas.
Quand on est arrivé il y a 9 ans, il y avait 250 m de zone piétonne, on a multiplié ce chiffre par 7-8.
Mais, nous l'avons fait très graduellement, pour éviter tout risque de désertification du centre-ville au >profit de centres commerciaux de périphérie."
Petit à petit donc, les espaces piétonniers ont gagné du terrain dans le centre historique. Sans fragiliser le commerce.
La commune a aussi veillé à créer des parkings de proximité où les automobilistes peuvent laisser leur voiture. Comme Piazza Spreitenbach à deux pas de la via Vittorio Emanuelle II.
"Un nouveau parc de 80 places va être aménagé "tout près du centre", annonce Bruna Sibille. Ça va dans la bonne direction mais il y a encore beaucoup de circulation et donc de travail. Changer les mentalités ça prend du temps."
Ainsi, pour donner aux plus jeunes le goût de la marche, la ville a interdit l'accès en voiture aux écoles et mis en place des "pédibus".
Les parents laissent les enfants à une certaine distance de l'établissement, et les écoliers finissent le trajet >à pied, accompagnés par des grands-parents, des volontaires. Ils prennent ainsi l'habitude de marcher, de >parler entre eux, explique l'édile. C'est bon pour la santé et ça évite l'usage frénétique de la voiture.
A pied, les habitants disent avoir redécouvert leur ville. Comme Marcia, dynamique retraitée:
"J'ai repéré des magasins que je n'avais jamais remarqués quand je circulais en voiture. En dix ans, le centre historique de Bra s'est métamorphosé."
Les habitants et commerçants rencontrés sont unanimes: la ville s'est embellie. De jolies rues pavées ont été réaménagées, ornées de jardinières.
Et de nombreux bancs publics invitent les habitants à se poser, discuter. Comme ces deux lycéens. Corso Garibaldi, ils ont calé leur vélo contre une barrière et papotent avant de rentrer chez eux.
Sur le campus de l'Université du goût, les étudiants plantent et font pousser des légumes.
Ralentir la ville, faire la place aux piétons, aux cyclistes, créer des zones qui favorisent les rencontres. A ces ingrédients, Bra a ajouté un soupçon de "retour à la terre", pour nourrir le vivre-ensemble.
"Nous avons eu l'idée de créer des jardins urbains parce que ça correspond à notre histoire agricole, poursuit Bruna Sibille. Quand j'étais enfant, ici tout le monde avait un potager." Puis, les immeubles ont poussé en ville. Et les jardins se sont réduits à une jardinière accrochée au balcon.
La ville a décidé d'attribuer 120 lopins de terre aux habitants. "Ça permet aux gens qui vivent en appartement de ne pas perdre la mémoire de ce qu'est le maraîchage, mais aussi d'économiser puisqu'ils peuvent consommer leurs propres légumes." 100% bio, c'est la règle pour bénéficier d'un carré de terre.
Dans ces jardins, les gens s'entraident, se donnent des conseils pour mieux faire pousser tel ou tel légume >et ainsi naissent des amitiés."
Au delà de l'aspect financier, Bruna Sibille insiste sur les rencontres "potagères". "Dans ces jardins, les gens s'entraident, se donnent des conseils pour mieux faire pousser tel ou tel légume et ainsi naissent des amitiés. Ils se retrouvent autour d'un barbecue partagé."
Les enfants ne sont pas en reste, puisque des potagers ont été aménagés à côté des écoles. "Les anciens viennent leur apprendre à cultiver du romarin, du basilic, et toutes sortes de légumes." Une production qu'ils retrouvent dans leurs assiettes à la cantine et contribue à une véritable éducation au goût.
Sur le campus de Pollenzo aussi, les étudiants plantent et font pousser des légumes. Au rythme des saisons. En périphérie de la ville, dans un décor somptueux de bâtiments en briques rouges, des étudiants du monde entier viennent apprendre à cuisiner. Dans le respect des produits du terroir.
Marcia, retraitée: "la ville s'est embellie, elle a su profiter de l'engouement de la slow food qui attire de nombreux touristes."
"La ville a su profiter de l'engouement pour la slow-food qui attire de nombreux touristes ici, et s'inspirer de sa philosophie pour ralentir un peu le rythme frénétique des citadins", observe Marcia, retraitée. L'escargot rouge, emblème de ce mouvement gastronomique désormais mondial qui s'oppose au fast-food et valorise les produits de saison locaux, s'affiche d'ailleurs fièrement au balcon du siège social, via Vittorio Emmanuele II.
La nature t'impose le bon rythme, alors que la ville te pousse à courir
Bra, longtemps dans l'ombre de voisine Alba, réputée pour la truffe blanche, s'est ainsi fait un nom. Touristes allemands, anglais, français se pressent à la table de l'osteria du "Boccondivino" où a été théorisée la "slow-food", pour déguster les spécialités du terroir.
"La nature t'impose le bon rythme, alors que la ville te pousse à courir", philosophe Fermino Buttignol, président de la coopérative qui gère le restaurant. Il suggère de renouer ce lien entre villes et campagnes qui a été rompu.
Pour Fermino, les citadins doivent "retrouver un rythme normal."
Avec ses allures de sage, il avoue son impuissance devant des clients hyper-connectés. A s'empresser de partager leur soirée sur les réseaux sociaux, ils en oublient de se connecter aux sensations que pasta et vitello tonato envoient à leurs papilles gustatives.
Un véritable crime aux yeux de ce "pape du goût" qui dit l'urgence de mettre à distance "la technologie trop envahissante."
Il y a une vraie qualité de vie ici, une convivialité basée sur la gastronomie
"La croissance, la croissance, mais pour aller où?" Avant de retourner en salle, il invite les citadins à "retrouver un rythme normal, pour mieux apprécier les bonnes choses. Et réfléchir à ce qui n'est pas bon."
En mairie, on avoue s'être inspiré de la philosophie de la "slow-food" pour faire de Bra une ville où l'on prend le temps de vivre. C'est ce que Maria, étudiante, apprécie tout particulièrement à Bra. "Il y a une vraie qualité de vie ici, une convivialité basée sur la gastronomie."
Maria, 20 ans, étudiante à l'Université du goût.
Maria fait partie des quelque 400 étudiants de l'Université du goût qui contribuent à doper l'économie de la ville.
"On a vu la différence depuis l'ouverture du campus. Ils habitent à Bra, consomment. C'est très positif pour le commerce", pointe Fédérico. Très impliqué dans sa ville. Comme bon nombre d'habitants.
Associer les habitants à la gestion de la ville, c'est l'élément cardinal
En effet, pour avancer sur le chemin de la "slow citta", Bra a tenu à associer les citoyens. "On a cherché à créer les conditions favorables à l'émergence d'une démocratie participative à l'échelle communale", note Bruna Sibille.
Ainsi, des tables rondes organisées avec les représentants de la commune permettent aux habitants de faire des propositions. Qu'il s'agisse d'aménagements de pistes cyclables, de la mise en place de zones à trafic limité, de pédibus…
"Le citoyen impliqué se sent faire partie d'un projet. Alors que celui qui ne l'est pas, vit dans sa ville comme s'il était de passage, comme s'il était un étranger, pose Bruna Sibille. C'est primordial d'associer les habitants aux décisions. Et de veiller à ne pas laisser les plus fragiles au bord de la route."
Bra, 30.000 habitants, royaume de la petite reine.
Dans moins de six mois, Bruna Sibille raccrochera son écharpe tricolore. Son deuxième mandat de maire arrivera à terme et elle ne pourra donc pas se représenter. Mais elle passera la main avec le sentiment d'avoir su garder le cap.
"On a toujours veillé à ce que le bien-être des habitants soit la valeur essentielle et fondatrice, quels que soient les choix à assumer. La ville est plus belle, plus sûre, et j'espère plus agréable à vivre. De nouveaux commerces ont ouvert." Des motifs de satisfaction pour cette enfant du pays. Même si elle estime qu'il reste encore du pain sur la planche pour "apaiser la ville", "créer des pistes cyclables"...
La recette de Bra pour tendre vers une ville plus humaine et plus agréable à vivre peut-elle s'appliquer ailleurs, dans des cités plus peuplées? "Les valeurs portées par Bra sont applicables partout. L'important c'est de se fixer un objectif, un calendrier, et de s'y tenir."
Les "bonnes pratiques" sont d'ailleurs partagées par les quelque 200 villes qui ont rejoint le réseau "Citta slow" sur leur site. Histoire de les promouvoir...
"Ce sera certes plus simple de les mettre en œuvre dans une ville à l'échelle de Carcassonne, qu'à Marseille. Comme c'est plus facile à Bra qu'à Turin, mais l'implication des citoyens, est l'élément cardinal pour débloquer les situations."
Comment les marketeux et autres publicitaires ont pour mission de détruire l’humanité, un couvercle de tupperware à la fois.
On a tous un tiroir de tupperwares avec 20 tupperwares et 20 couvercles. Et pourtant, vous avez beau tous les essayer, rien à faire. Aucun ne va sur aucun. Parfois, coup de chance, y’a une paire qui s’encastre au prix de gros efforts pour maintenir les 4 coins, paire précieuse que vous guetterez toujours sans pour autant vous débarrasser du reste du tiroir.
C’est un problème mathématiquement ou physiquement complexe, une véritable énigme de l’univers du même ordre que la chaussette de Schrödinger.
Alors, oui, Elon Musk envoie des voitures électriques sur Mars, mais les problèmes importants, comme ceux du tupperware, personne ne les résout.
Tout ça à cause du Marketing !
Imaginez, y’a peut-être un petit gars du département R&D de chez Tupperware. Pendant 12 ans il a bossé sur ce problème, il a écrit des équations de fou dans des espaces affines à 18 dimensions, réinventé les maths. Un jour, Eureka !
Sans perdre une seconde, il court annoncer la bonne nouvelle. Il a non seulement compris le paradoxe, mais il a une solution à proposer. Le problème sera définitivement résolu ! Son cœur bat à tout rompre, la sueur lui dégouline dans les cheveux. La gloire pour lui, un monde meilleur pour le reste de l’humanité ! Plus de tupperwares dépareillés ! Moins de pollution !
C’est là qu’arrive la directrice marketing.
Oui, mais non. Ça va plomber nos ventes. 65% de notre chiffre d’affaires est composé de gens qui achètent des tupperwares neufs parce qu’ils ne trouvent plus le couvercle (ou, au contraire, le contenant). Alors, tu comprends mon petit… Tes espaces affines, c’est gentil mais ici, c’est la vraie vie !
12 ans de recherche et de travail aux oubliettes. Ce grand problème de l’humanité qui touche des millions de personnes et les laissera pour toujours dans la souffrance et les affres des tupperwares dépareillés. Pire, la directrice marketing proposera de faire des collections subtilement différentes pour que le couvercle ait l’air d’être compatible, mais, en fin de compte, ne le soit pas.
Le marketing et la vente sont l’antithèse du progrès. Ils ont pour seul objectif de rendre l’humanité misérable pour nous faire acheter encore et jours. Si votre boulot consiste à « augmenter les ventes », que ce soit du marketing web, de la pub ou n’importe quoi, vous n’êtes pas une solution, vous êtes le problème.
Je n’invente rien, vous n’avez qu’à regarder votre tiroir à tupperwares pour en avoir la preuve.
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Mark Risher, responsable chez Google, a récemment pris la parole pour mettre en garde contre les trois fléaux principaux qui polluent les messageries et mettent en danger les utilisateurs.
Pour Mark Risher, il y a actuellement 3 tendances qui mettent principalement en danger les utilisateurs sur Internet, tous sont directement véhiculés par les messageries.
La principale menace selon l'expert de Google réside encore et toujours dans le phishing (hameçonnage), une pratique qui continue de faire des millions de victimes chaque année dans le monde. Le système est assez simple à la base : vous recevez un courriel d'un organisme de confiance (en apparence) de type banque, prestataire d'énergie, assurance, prestation sociale... Qui vous demande de mettre à jour votre dossier avec un lien. Le lien renvoie vers une copie du site associé et demande ensuite à l'utilisateur de s'identifier... Les données sont alors collectées et récupérées par des pirates qui les exploitent en fonction de leur nature...
La situation est d'autant plus préoccupante que les internautes continuent d'adopter des pratiques à risques. En effet, ces combinaisons d'identifiants et mots de passe se retrouvent à la vente sur le darkWeb, et Mark Risher déplore ainsi qu' "On constate que 17% de ces combinaisons sont réutilisées par les internautes. C’est souvent la cause de multiples piratages et vol de données, qui multiplient ainsi les risques par 10 de nouveaux piratages, tandis que le vol d’identifiants, c’est x 40".
Et le phishing adopte de nouvelles formes de plus en plus complexes pour se rendre plus crédible et efficace avec l'apparition du Spearphishing et du Whaling.
Désormais, les pirates exploitent l'ensemble des données qu'ils peuvent collecter sur leur cible pour personnaliser les attaques. L'accès aux réseaux sociaux via des bases de données piratées consultables en accès libre permet de monter des dossiers élaborés pour mieux cibler les victimes en les appâtant avec des informations personnelles laissant bien supposer que l'interlocuteur est effectivement fiable. Les emails arborent ainsi parfois directement des vrais numéros de dossier, les derniers chiffres de votre carte bancaire, le nom de votre employeur...
Les individus ne sont également plus les seules cibles des pirates. En visant des employés, les pirates peuvent également plus facilement atteindre des sociétés entières, créant des brèches pour s'infiltrer dans les réseaux d'entreprise.
Le Whaling est une pratique encore plus redoutable : un pirate se sert d'éléments récupérés sur la toile pour se faire passer pour un supérieur ou un collègue et prétexte une situation urgente pour demander la communication de mots de passe ou de données sensibles.
Comme dans bien des cas, ces pratiques misent globalement sur un maillon faible : l'humain qui reste le principal fautif dans les cas de piratage par courriel.
Outre l'adoption de comportements plus sécuritaires, il est possible de limiter les risques en optant pour une protection efficace comme le service anti-spam Altospam (une société française d'ailleurs, qui propose ce service très efficace depuis plus de 15 ans) mais vous pourrez également utiliser l'antispam (s'il existe) intégré à votre suite de sécurité ou dans un antivirus évolué, même s'ils sont généralement moins efficaces qu'un outil dédié (comme c'est le cas pour les outils antimalwares également). En effet, certains éditeurs comme Google ou Altospam ont développé des solutions permettant de mieux traiter automatiquement les tentatives de phishing et autres attaques. En n'affichant plus ces messages toxiques à l'utilisateur, le risque de faire l'objet d'un piratage ou d'un vol de données est ainsi réduit.
Malgré tout, on ne saurait trop conseiller deux éléments principaux pour limiter les risques : ne jamais cliquer dans un lien intégré à un email, multiplier les logins et mots de passe (un différent à chaque fois est la meilleure solution) tout en les changeant régulièrement.
Microsoft continue de déployer des trésors d'imagination pour tenter de faire basculer les utilisateurs vers ses propres services dans Windows 10 et notamment son navigateur Edge.
Microsoft souffle le chaud et le froid concernant les tentatives d'imposer ses propres services aux utilisateurs de Windows 10. Après avoir tenté d'imposer Edge sur son OS, la firme était revenue sur certaines décisions suite à la gronde des utilisateurs, mais aussi des éditeurs d'autres navigateurs Internet.
Cela n'empêche pas la firme de Redmond de tenter d'autres manipulations (désespérées). Ainsi, un utilisateur de Reddit partage une capture d'écran étonnante.
Sur cette dernière, on voir la barre de menu de Windows 10 ouverte et une recherche amorcée dans la boite de saisie laissant entendre que l'utilisateur chercher à lancer le navigateur Firefox.
Sauf que Windows 10 lui présente comme "meilleur résultat" Microsoft Edge avant même Firefox. Microsoft est-il donc suffisamment désespérée pour penser qu'une fausse manipulation permette de doper le taux d'adoption de son navigateur ?
Notons que l'utilisateur ne précise pas la version de Windows 10 mise en avant dans le cliché. Nous n'avons pas pu reproduire la situation sur notre version et il se pourrait que Microsoft teste cette fonctionnalité auprès d'une poignée d'utilisateurs.
Sans se montrer mauvais, Edge n'a pas séduit les utilisateurs de par son retard à proposer des plug-ins et le peu de modules encore proposés. Par ailleurs, les tentatives de Microsoft d'imposer son logiciel passent toujours mal auprès des utilisateurs de plus en plus encouragés à boycotter ce dernier par esprit de contradiction et en signe de mécontentement face aux pratiques abusives de la marque.
De nombreux patients estiment que la nouvelle formule de ce médicament, destiné aux malades de la thyroïde, provoque d'importants effets secondaires.
Un soulagement pour les patients en colère ? Le laboratoire Merck, qui commercialise le Levothyrox, a annoncé mardi 6 novembre que l'ancienne formule de son médicament resterait disponible "tout au long de 2019", pour les patients disposant d'une ordonnance. Mais moins de 50 000 boîtes seront mises à disposition par mois.
Ce volume correspond "aux volumes mis à disposition en 2018" et aux "besoins des patients", estime Valérie Leto, pharmacienne responsable de Merck France. Elle estime que cette période de disponibilité doit être "transitoire" et "permettre aux patients de trouver une solution alternative pérenne".
De nombreux patients accusent la nouvelle formule, mise sur le marché l'an dernier, de causer d'importants effets secondaires. Lundi, le tribunal de grande instance de Toulouse, saisi par 48 de ces patients, a condamné Merck à leur mettre à disposition l'ancienne formule du médicament et ordonné une expertise médicale pour déterminer "en quoi la nouvelle formule diffère de l'ancienne".
Les tests d'ADN pour connaître ses « origines » explosent aux États-Unis. Mais les entreprises privées qui les réalisent revendent souvent ces données, pourtant si précieuses.
Ils veulent savoir d’où viennent leurs épais sourcils, leurs tâches de rousseur ou leur teint olive. Un peu d’Irlande, de bassin méditerranéen ou d’Amérique centrale. Aux États-Unis, de plus en plus d’Américains choisissent de passer un test ADN afin de connaître leurs origines. Pour cela, nul besoin de se rendre dans des laboratoires spécialisés. Pour quelques dizaines de dollars, ils peuvent commander un kit de prélèvement sur internet ou même aller le chercher directement dans la pharmacie de leur quartier.
Pour savoir d’où ils « viennent », ils déposent un peu de salive dans un tube en plastique puis l’envoient par la poste pour le faire analyser. Plus de 10 millions d’Américains et Américaines y ont déjà eu recours, selon une étude publiée dans le magazine scientifique Genome biology. « Si on se projette d’ici à 2021, ce sont plus de 100 millions de profils ADN qui auront été analysés. La croissance réelle excèdera probablement nos prédictions en raison de l’augmentation croissante de la publicité et du prix de séquençage de l’ADN qui baisse », expliquent les deux auteurs de l’étude. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?
Le séquençage du génome a fait des progrès fulgurants. Il a fallu 13 ans, de 1990 à 2003, pour séquencer un génome entier pour la première fois. 15 ans plus tard, en 2018, cela ne prend plus que quelques jours. Et les tests grand public, eux, n’en analysent en fait qu’une partie.
Cette technologie n’est pas chère, facile d’accès, et produit des résultats rapides. Pourquoi ne pas y céder et découvrir les secrets cachés dans nos doubles hélices d’ADN ? Peut-être parce que nos informations génétiques font partie de ce que nous avons de plus cher. Et pour cause, les grands groupes se l’arrachent… Cet été, 23andMe, l’une des principales entreprises de ce secteur, a revendu la quasi-totalité des données qu’elle possédait au géant de l’industrie pharmaceutique GlaxoSmithKline. 80 % des utilisateurs de ce kit ont autorisé le partage de leurs données, faute d’avoir bien lu les petites lignes des conditions du contrat.
23andMe assure n’utiliser les données que des clients qui ont donné leur autorisation, et qui plus est, en les anonymisant. « Personne ne peut être identifié », peut-on lire dans un communiqué publié par l’entreprise. Mais plusieurs voix dissidentes commencent à se faire entendre au sein de la communauté scientifique, comme sur le site du Times. « Ces informations ne sont jamais sécurisées à 100 %. Le risque est amplifié quand une organisation les partage avec une autre. Quand les informations vont d’un endroit à l’autre, il y a toujours un risque qu’elles soient interceptées par d’autres acteurs », estime Peter Pitts, le président du Center for medicine in the public interest (CMPI), une association de recherche à but non lucrative.
Ces données destinées à découvrir ses origines seront finalement utilisées par un laboratoire pharmaceutique pour mettre sur le marché de nouveaux médicaments, notamment dans la maladie de Parkinson. « Ensemble, GSK et 23andme vont s’employer à traduire ces informations génétiques et phénotypiques dans nos activités de R&D pour développer la médecine de précision, mettre en point des sous-groupes de patients et constituer plus facilement des cohortes pour les études cliniques », explique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué.
Il suffit que 2 % de la population donne son ADN pour que tous les Américains puissent être identifiés
Surtout, la notion de vie privée risque d’être considérablement restreinte dans les années à venir. Il suffit que 2 % de la population donne son ADN pour que tous les Américains puissent être identifiés, selon une étude publiée dans la revue Science par Yaniv Erlich, le responsable scientifique de MyHeritage, une entreprise de tests ADN basée en Israël. Aujourd’hui déjà, plus de 60 % des Américains d’origine européenne peuvent être identifiés grâce aux bases de données de généalogie génétique publiques, comme GEDmatch.
Cette base de données a même permis à la police californienne de retrouver l’identité d’un tueur, en téléchargeant simplement son ADN sur le site. Sur GEDmatch, où tous les ADN sont enregistrés au format texte, avec un nom et une adresse mail associée, il est possible de retrouver les ADN proches des nôtres. La police a réussi à mettre la main sur un cousin au 3e degré du tueur, alors que le meurtre datait de 1980. La technique est maintenant utilisée à l’échelle nationale pour résoudre les cold cases, avec déjà 13 personnes arrêtées en 5 mois.
Si dans ce cas-là, la génétique a été utilisée à bon escient, le contraire peut vite arriver. C’est Yaniv Erlich lui-même qui met en garde contre cette technique dans l’étude publiée sur le site de Science : « Même si les décideurs et le grand public peuvent être en faveur de l’amélioration des outils médico-légaux pour résoudre les crimes, ils reposent sur des bases de données ouvertes à tout le monde. Par conséquent, la même technique pourrait être utilisée de façon abusive dans des buts néfastes, comme l’identification inversée d’individus ayant participé à des recherches à partir de leurs données génétiques. »
Voilà donc bien des écueils auxquels se soumettent personnes souhaitant simplement savoir qui ont été leurs ancêtres. D’autant que le test ADN ne permet pas vraiment d’avoir un temps d’avance sur les risques qui planent sur notre santé. La Food and Drug Administration (FDA), le gendarme du médicament américain, avait imposé un moratoire sur les tests de santé de 23andMe en 2013.
Il a finalement été levé en 2017 pour une dizaine de maladies, comme Alzheimer, Parkison, le risque de thromboses ou de maladies coeliaques. Là encore, le ton restait prudent. « Il est important que les gens comprennent que le risque génétique n’est qu’une pièce d’un puzzle plus large. Cela ne veut pas dire qu’ils vont, ou ne vont pas développer une maladie », déclarait alors Jeffrey Shuren, directeur du centre de la FDA en charge des dispositifs médicaux. Le résultat génétique reste une indication et ne permet aucune projection avérée.
En attendant, des vidéos méticuleusement mises en scène se multiplient sur Youtube, montrant des anonymes en train de découvrir leurs résultats. Beaucoup d’entre elles ont été postées par Momondo, un site de… comparateurs de voyages. À l’occasion d’un concours, l’enseigne offrait même un voyage dans le pays « de ses racines » à un grand gagnant. Ce genre de pratiques risque de s’étendre à l’Europe. AncestryDNA et 23andMe n’envoient pas leurs kits en France, mais des produits similaires sont disponibles sur Amazon. Myheritage a ouvert sa livraison à la France, bien que les tests génétiques de convenance n’y soient pas autorisés. Ils ont même récemment fait une promo pour Halloween. Reste à savoir si le jeu en vaut la chandelle.
Attendu depuis près de 15 ans, le dossier médical partagé (DMP), sorte de carnet de santé numérique, pourrait bientôt devenir une réalité pour tous les Français, la ministre de la Santé Agnès Buzyn devant annoncer mardi sa généralisation.
Lundi, elle a invité "tous les Français" à "se faire ouvrir" un DMP, soit sur internet, soit chez leur pharmacien, vantant un outil permettant des "gains de temps, peut-être des économies" en rationalisant les soins, mais "avant tout un outil de partage d'information pour faire de la meilleure médecine".
Le directeur général de l'Assurance maladie, Nicolas Revel, et le président de France Assos Santé, qui regroupe 80 associations de patients, participeront au "lancement officiel" de la nouvelle version de cet outil présenté dès 2004 par Philippe Douste Blazy, l'un des prédécesseurs de Mme Buzyn.
Mais les curieux peuvent d'ores et déjà se rendre sur le site dmp.fr, qui permet à tous les volontaires de créer leur carnet en ligne, et télécharger l'application mobile dédiée.
"Gratuit, confidentiel et sécurisé", le DMP "conserve précieusement" les informations de santé du patient, libre de les partager avec son médecin traitant et "tous les professionnels de santé" de son parcours, explique l'Assurance maladie, chargée de la nouvelle mouture, testée depuis 2016 dans neuf départements.
D'après elle, "le DMP est le seul service" qui permette de "retrouver dans un même endroit" son historique de soins des 24 derniers mois, ses antécédents médicaux (pathologie, allergies...), ses résultats d'examens (radio, analyses biologiques...), les comptes-rendus d'hospitalisation ou encore les coordonnées des proches à prévenir en cas d'urgence.
De quoi satisfaire Fabienne, 57 ans, dont l'allergie aux sulfamides (antibiotique) a failli lui coûter la vie il y a quelques années, après une opération. "Je savais que j'étais allergique à un médicament mais ne me souvenais plus lequel, alors l'anesthésiste a supposé qu'il s'agissait de la pénicilline".
Eviter ce type d'incident, mais aussi les interactions médicamenteuses dangereuses ou les actes redondants et inutiles est la vocation du DMP, également censé favoriser la coopération entre les professionnels de santé. Il est de ce fait particulièrement recommandé aux personnes atteintes de pathologies chroniques ou aux femmes enceintes.
"pas obligatoire"
Le DMP est tombé dans le giron de l'Assurance maladie en 2016, en vertu de la loi santé de Marisol Touraine, soucieuse de refonder un dispositif au point mort malgré son coût, d'"au moins 210 millions d'euros" entre 2004 et fin 2011, selon la Cour des comptes...
Bien loin des milliards d'euros d'économies visés par M. Douste-Blazy.
La première phase de développement a déjà permis de créer 550.000 DMP en 18 mois, jusqu'à mai 2018. En y ajoutant ceux de la décennie précédente, "plus de 1,2 million de DMP" étaient ouverts au début de l'été, selon l'Assurance maladie
C'est encore loin de l'"objectif de 40 millions de DMP ouverts d'ici à 5 ans" inscrit dans un accord entre l'Assurance maladie et l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS).
Mais plusieurs innovations devraient ôter certains freins, notamment chez les professionnels de santé, qui ont boudé la précédente version, pas assez ergonomique, trop chronophage.
Les patients pourront cette fois ouvrir eux-même leur dossier en ligne ou auprès des agents des caisses d'assurance maladie, en plus des établissements de santé et des professionnels, pour lesquels l'Assurance maladie pourrait négocier "des mécanismes d'incitation" financière, comme elle l'a déjà fait avec les pharmaciens, qui toucheront un euro par DMP ouvert.
En outre, c'est l'Assurance maladie qui injectera automatiquement dans le DMP "l'historique des remboursements" des actes et des médicaments sur les deux dernières années, alors que les précédents DMP étaient plutôt vides.
Côté patient, le DMP "n'est pas obligatoire et n'a aucun impact sur (les) remboursements", peut-on lire sur le site dmp.fr.
"Seul" le médecin traitant "peut accéder à l'ensemble des informations", le patient pouvant bloquer les professionnels de son choix, ajouter ou masquer certains documents, ou tout bonnement supprimer son DMP, dont "les données seront conservées pendant 10 ans".
Reste à voir si les hôpitaux et les cabinets médicaux disposeront de logiciels capables d'intégrer facilement des documents au DMP, et comment la protection du secret médical sera garantie.
Le TGI de Toulouse a ordonné lundi, pour la première fois sur le fond dans le dossier du Levothyrox, à des experts d'examiner des patients disant souffrir d'effets secondaires après la prise de la nouvelle formule du médicament, a-t-on appris de sources concordantes.
"C'est une décision extrêmement sage avant de se prononcer sur la demande d'indemnisation. C'est la première fois que l'on va analyser cette affaire sur le fond", a indiqué à l'AFP Me Jacques Lévy, qui représente 42 patients ayant assigné le 10 septembre le laboratoire Merck.
Ces patients réclament notamment des indemnités pour préjudice d'anxiété et préjudice moral.
Le Levothyrox, prescrit contre l'hypothyroïdie, a changé de formule en France en mars 2017. À partir de juillet et août, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très invalidants : fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux.
Dans leur jugement que s'est procuré l'AFP, les magistrats toulousains demandent notamment à trois experts médicaux "d'expliquer en quoi le Levothyrox nouvelle formule diffère de l'ancienne formule, quels étaient les effets attendus et dire s'il est possible d'expliquer les symptômes rapportés (...) et s'ils étaient évitables par une adaptation thérapeutique adéquate".
"séquelles"
Ils enjoignent également, avant de se prononcer sur les préjudices moral et d'anxiété, de déterminer si la nouvelle formule "a aggravé des symptômes existants" ou en a créé de nouveaux et de décrire les éventuelles "séquelles".
"Aucun préjudice n'est établi à ce stade", souligne de son côté le laboratoire Merck dans un communiqué de presse envoyé à l'AFP.
"Une expertise médicale, à laquelle Merck ne s'est jamais opposé, est un prérequis indispensable à toute demande d'indemnisation pour analyser l'état de santé de chacun des plaignants et pour évaluer s'il y a un lien de causalité avec le médicament", précise le directeur juridique du Groupe Merck, Florent Bensadoun, dans son texte.
Le juriste affirme "que la qualité de (la) nouvelle formule a été confirmée à plusieurs reprises par les Autorités de santé".
"Le tribunal a tenu compte des arguments de Merck qui rappelait qu'il existait des alternatives thérapeutiques pérennes", indique encore M. Bensadoun précisant que les juges ont "limité l'obligation de mise à disposition de Levothyrox ancienne formule (Euthyrox), sous astreinte de 500 euros, à une durée de 3 mois à compter du 1er janvier 2019".
En juin, la cour d'appel de Toulouse a confirmé la condamnation prononcée en novembre qui ordonnait aux laboratoires de délivrer l'ancienne formule du médicament à 25 patients de Haute-Garonne.
Le troisième rapport de pharmacovigilance sur le Levothyrox, dévoilé début septembre par l'Agence du médicament, ne permet toujours pas d'expliquer la vague des effets indésirables .
La connexion à un compte Google rend obligatoire l'activation de JavaScript pour un navigateur.
Avis à ceux ayant par exemple recours à des extensions pour bloquer JavaScript. Désormais, la connexion à un compte Google ne pourra pas se faire si JavaScript est désactivé pour un navigateur. Cette mesure est justifiée par un impératif de sécurité.

Quand les identifiants sont saisis sur la page de connexion au compte, Google explique procéder à une évaluation des risques et n'autorise la connexion que si rien ne semble suspect. Une telle analyse exige l'activation de JavaScript.
Dans l'absolu, Google avance que seulement 0,1 % de ses utilisateurs choisissent de bloquer JavaScript. Un langage de programmation dont il est difficile de se passer pour l'interactivité avec les sites web.
Google a par ailleurs introduit cette semaine une version 3 de sa technologie reCAPTCHA qui a recours à une évaluation des risques en s'appuyant justement sur JavaScript.
Pour faire la différence entre un utilisateur humain et un bot, plus aucune action n'est requise du côté de l'utilisateur. La recette - forcément - secrète se base sur l'interaction des utilisateurs avec un site et ses sections.