Afficher/masquer le menu ChroniKat
  • Mots-clefs
  • Chronica
  • Agora
    ► Play Videos
  • Rechercher
  • RSS Feed
  • Connexion
page 37 / 97

 La revue de web de Kat

L'ordre des balises HN a-t-il encore une importance en 2018 ?

Tue 23 Apr 2019 - 23:05

C’est une question récurrente que tout webmaster où agence spécialisée peut se poser lors de la contruction d’un site internet. La structure sémantique peut en dépendre, faut-il prendre en considération l’ordre des balises HN (H1, H2, H3 etc) ?

À l’occasion du hangout Google du 13 Avril 2018, John Mueller a répondu de façon précise à ce point :

Cela n’a pas vraiment d’importance. Nous utilisons les titres pour comprendre un peu mieux le contexte du contenu de la page et pour cela, nous n’avons pas besoin d’un ordre strict pour les balises titres.

Si Mueller indique que l’ordre en lui même n’a pas de réelle importance, il est à noter que la balise <h1> a plus de valeur que les autres balises.

Notre conseil : Ne vous focalisez pas outre mesure à un ordre précis des balises HN. Utilisez la balise <h1> pour amplifier le nom de votre page et renforcer la balise <title>. Toutefois, prenez en considération que votre balise <h1> (tout comme la balise <title>) doit être unique et amorcer le sujet de votre page de façon concise. Utilisez ensuite la balise <h2> pour par exemple un chapeau introductif d’une page. Les autres balises, notamment la balise <h3> serviront pour l’essentiel pour des titres annexes ou en relation avec le sujet évoqué dans votre page internet. Selon notre expérience, les balises <h1> et <h2> ainsi que <title> sont essentielles. Les autres sont clairement anecdotiques. Enfin, ne tombez pas dans la suroptimisation de mots-clés, pensez la structure de votre page de façon naturelle.

BalisesHn html référencement
https://www.emaginance.com/ordre-des-balises-hn/

Comment bien utiliser les titres de niveaux ? | Conseils rédaction web & SEO | Alsace Référencement

Tue 23 Apr 2019 - 23:04

Les balises <hn> sont souvent mal comprises et mal employées. Cet article vous éclairera sur les bonnes pratiques à appliquer quand vous rédigez et intégrez les contenus de votre site internet.

BalisesHn référencement
https://www.alsace-referencement.com/comment-bien-utiliser-les-titres-de-niveaux/

Quel est l’intérêt des balises H1, H2, H3 pour votre SEO ? - Reputation VIP

Tue 23 Apr 2019 - 23:03

Sommaire

Les balises HTML H1, H2, H3,… : qu’est-ce que c’est ?
La structure des balises H1, H2, H3
Quel est le rôle des balises Hn ?
    Pourquoi la balise H1 est-elle si importante ?
    L’optimisation SEO de la balise H1
Quel est l’impact des balises de titres Hn sur le référencement naturel ?
Quel est le nombre maximum de balises Hn à insérer ?
Quelle est la taille optimale pour les balises de titres Hn ?
    Nos conseils pour la rédaction de vos balises Hn
    Et pour les robots ?
Les bonnes pratiques d’utilisation du balisage Hn

La structure d’un site est déterminante pour le SEO, et celle de ses contenus aussi. Pour comprendre ou faire comprendre le contenu d’une page ou d’un article, le moyen le plus facile de procéder est de se servir du balisage Hn. Lors de la rédaction et de l’optimisation d’une page, la question de ces balises revient à chaque fois. Et pour cause, elles sont indispensables pour construire un SEO on-site et une UX de qualité au niveau de vos contenus !

Dans cet article, nous vous proposons de revenir en détails sur l’intérêt du balisage Hn et les best practices à adopter pour en tirer le maximum de profit.

BalisesHn html référencement
https://www.reputationvip.com/fr/blog/quel-est-linteret-des-balises-h1-h2-h3-pour-votre-seo

Balises Hn : quelle est leur importance pour le SEO ?

Tue 23 Apr 2019 - 23:02

Connaissez-vous les balises hn ? Pour le référencement naturel de votre site internet et de vos pages web, la connaissance des balises de titres et la manière de les utiliser est primordiale. Découvrez ce que ce sont les balises hn, ou plus précisément h1, h2, h3, h4, h5 et h6.
L’origine des balises hn

Les balises hn sont tout d’abord utilisées pour la rédaction de contenus, et pour la partie css. La structuration d’un texte en titres, en sous-titres de différents niveaux et en paragraphe facilite grandement la lecture. On rappelle aussi que l’un des avantages de l’utilisation du css pour la rédaction, c’est la possibilité de formater en une seule fois plusieurs parties de votre texte et d’éviter donc de paramétrer à chaque fois. En d’autres termes, il vous suffit par exemple de déclarer dans votre fichier css que les titres h2 doivent être en bleu, gras, de 16 pixels, soulignés… Dans votre texte, vous allez alors écrire un code comme ceci, <h2>Mon titre</h2> et plus loin <h2>Un autre titre</h2>, pour que les deux titres soient mis en forme de la même manière.

Un autre grand avantage en découle : votre texte est facile à lire pour votre lecteur, qui comprendra très bien où commence un paragraphe et où il se termine, lorsque les sous-titres sont décorés de la même manière. Rappelons que le lecteur ne voit pas si un titre est inclus dans une balise h2 ou h3. Il se réfère au code de couleur de vos titres pour repérer si le texte est passé à « un autre sujet » ou si le nouveau titre fait encore partie du sujet précédent.
L’importance pour le référencement naturel

En réalité, le « h » provient de « header » en anglais. Bien entendu, vous avez pu utiliser d’autres lettres comme « t » ou « x ». Cependant, Google a émis la suggestion de l’uniformisation des balises de titres en h1, h2, h3, h4, h5 et h6 pour faciliter la compréhension des textes par ses robots d’indexations. C’est pourquoi, la lettre universelle utilisée pour les titres est bien le « h ».

Google a aussi suggéré l’utilisation d’un ordre logique pour la réalisation des textes. Ainsi, un texte possède un grand titre dans une balise h1, des titres de paragraphes dans des balises h2, des sous-paragraphes utilisant des balises h3, et ainsi de suite. Ainsi, autant que les lecteurs, les robots de Google comprennent plus facilement la structure de votre contenu.

BalisesHn référencement
https://blog.lws-hosting.com/referencement-naturel-seo/quelle-est-limportance-des-balises-hn-pour-le-seo

▷ Balise h1 h2 h3 hn [Guide Ultime SEO] - ReferenSEO

Tue 23 Apr 2019 - 23:01

En matière de rédaction web, il y a des règles d’optimisation textuelle à respecter.

D’une part, pour faciliter la lecture de la page par les internautes.

D’autre part, pour optimiser le référencement naturel de votre site web.

Découvrez comment structurer efficacement votre texte avec les balises Hn !

BalisesHn html référencement
https://www.referenseo.com/guide-seo/balises-h1-h2-h3/

La « cathédrale du vivant » brûle aussi, pourquoi ne faisons-nous rien ?

Thu 18 Apr 2019 - 20:21

Je suis né et j’ai grandi à Paris. Je suis ce qu’on appelle un véritable « titi parisien » : l’odeur du métro, les façades des immeubles, le mobilier urbain et les monuments… Tout cela fait partie de mon ADN, tout cela résonne en moi plus que ce qu’aucun touriste, tout appréciateur de la capitale qu’il soit, ne peut comprendre. Bien que j’aie beaucoup vécu à l’étranger, que j’aie visité de nombreux pays sur les cinq continents, Paris reste pour moi la plus belle cité du monde.

Ce lundi 15 avril, en fin de journée, je marchais dans le quartier Saint-Michel lorsque j’ai vu d’épaisses volutes de fumée s’élever dans le ciel parisien. Notre-Dame en feu ! Incrédule et angoissé, je me suis rapproché de l’Île de la Cité, espérant que l’impensable ne se produirait pas, que ce n’était pas ce vaisseau qui nous vient d’un autre millénaire qui se trouvait rongé par les flammes.

Je ne décrirai pas le spectacle auquel j’ai assisté, ni l’émotion que cela a générée en moi. D’autres l’ont fait, je n’étais pas le seul : nous étions des centaines sur place, puis des milliers, à assister à la catastrophe. Vous étiez des millions à voir ces images sur vos écrans. Vous savez donc.

Je suis resté deux heures, sidéré, sous le choc, la gorge serrée et les yeux humides au milieu d’une foule qui retenait ses émotions. Je ne pouvais pas croire qu’un tel symbole de l’immuabilité et de notre identité pouvait ainsi disparaître, telle une vulgaire grange de paille…
Après le drame, un autre malaise

Le soir, à la radio, les commentateurs ont commencé à évoquer la reconstruction de l’édifice. C’est là, très rapidement, qu’un second malaise m’a étreint : l’émotion générée par cet immense incendie avait un tel impact sur les gens que l’argent semblait couler à flot. J’ai réalisé que l’être humain semblait bien plus attaché à ses propres œuvres qui ne l’est à son environnement.

L’impressionnante charpente de Notre-Dame, qui a nécessité tellement de bois qu’on l’appelait « la Forêt », n’est pas malheureusement la seule forêt à partir en flamme.

Au début des années 2000, un ancien président français a dit « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ». Cette « maison » c’est notre planète, bien évidemment. Et il est vrai qu’elle brûle.

Je ne parle pas ici de ces centaines d’hectares de forêt qui partent en fumée quotidiennement pour que des plantations de palmiers fournissent l’huile nécessaire à certains de nos aliments. Je parle de la vingtaine d’espèces d’animaux et de plantes qui disparaissent chaque jour.

Je parle de ces 75 % d’insectes volants disparus des aires protégées d’Europe en moins de 30 ans ; et du tiers des oiseaux disparus en France dans le même temps.

Je parle de ces deux tiers des populations terrestres et de la moitié des populations marines disparus en moins de 40 ans. Je parle des centaines d’espèces rayées de la surface de la planète chaque année, depuis un siècle au moins. À jamais.
Notre patrimoine naturel en danger

La crise actuelle de la biodiversité, cette sixième « extinction de masse » des espèces vivantes dont on parle tant, ne semble pourtant pas toucher nos contemporains autant que le drame de Notre-Dame. Celle du changement climatique à peine plus.

Pourquoi ?

Pourquoi des milliardaires donnent-ils si rapidement des centaines de millions pour reconstruire un monument, et pas pour sauver les derniers rhinocéros noirs ? Pourquoi le Président lance-t-il immédiatement une souscription nationale, quand l’une des causes nationales de la France, pays doté d’une biodiversité parmi les plus riches au monde, devrait plutôt être de protéger les espèces sur ses sols ? Pourquoi la télévision nationale fait-elle immédiatement appel aux dons des Français, mais oublie si souvent d’informer sur les problèmes – et les solutions ! – qui concernent l’environnement ? Pourquoi les catholiques, sans doute profondément touchés, semblent-ils accorder plus d’importance à préserver la création de l’homme que celle de Dieu ?

Pourquoi les Français, si fiers de leur intellect, de leur culture et de leur amour des belles choses, ne font-ils pas leur priorité des causes environnementales ?

Notre-Dame constitue un patrimoine historique, spirituel et culturel vieux de 850 ans ; chaque espèce sur Terre représente un patrimoine vivant de 3 milliards et demi d’années d’évolution.

Notre-Dame peut être reconstruite et renaître ; les espèces éteintes le seront à jamais.

Nous dépendons de la biodiversité pour notre alimentation, pour nos matières premières, nos médicaments, notre climat, la fertilisation de nos champs et la pollinisation de nos cultures ; aussi pour notre plaisir, notre culture et notre spiritualité. Nous nous proclamons « l’espèce sage » (homo sapiens), l’espèce intelligente. Mais où est donc notre sagesse quand nous échouons à protéger notre plus grande richesse – et ce alors même que nous avons visiblement les moyens pour réagir vite et massivement ?
Arrêter de détruire

Il n’est d’ailleurs pas si juste de parler de « protection » : il ne s’agit pas en effet de protéger la biodiversité d’une entité extérieure, mais bien de nos actions. Il n’est donc pas question de commencer à protéger, mais bien d’arrêter de détruire.

Nous détruisons la biodiversité autour de nous, par les flammes, les bulldozers et les chaluts. Par les fusils, par le pétrole et le plastique… par notre carte de crédit. Les responsables politiques, aujourd’hui tous unis dans cette émotion soulevée par la défiguration de Notre-Dame oublient le reste de leur mandat que leur responsabilité première est d’œuvrer pur notre futur et donc contre la destruction de la « cathédrale du vivant ».

Certains diront qu’il est malvenu de critiquer la générosité des mécènes pour Notre-Dame, qu’il existe nombre d’autres causes pour lesquelles on pourrait regretter l’absence d’une telle largesse. Il reste que les plus fortunés se mobilisent rarement en faveur de la préservation du patrimoine naturel de l’humanité et la richesse inestimable de sa diversité biologique, à savoir les espèces vivantes.

Au moment même où l’incendie ravageait Notre-Dame, plusieurs espèces se sont éteintes à différents endroits de la planète. Elles ne renaîtront pas de leurs cendres, mais on pourrait éviter d’éliminer celles qui se trouvent au bord du gouffre… Avec de la volonté et de l’implication, qui existent, on le sait désormais.

Souvent, je me dis que c’est à nous, scientifiques – et aussi aux journalistes – que la responsabilité incombe : si nous n’arrivons pas à faire comprendre aux puissants et fortunés de ce monde à quel point la biodiversité est importante pour le bien-être et la survie de l’humanité et à quel point nous la détruisons irrémédiablement, alors comment leur reprocher de ne pas débloquer pour la défendre un milliard d’euros en 48 heures…

Ce lundi 15 avril, j’étais triste de voir le toit de Notre-Dame partir en fumée. Mais aujourd’hui, je suis doublement triste : oui, il est possible de se mobiliser, mais on préfère le faire pour la pierre que pour la sève et le sang.

humanité nature notre-dame
https://theconversation.com/la-cathedrale-du-vivant-brule-aussi-pourquoi-ne-faisons-nous-rien-115723

Le legging, outil d'émancipation féminine | Slate.fr

Thu 18 Apr 2019 - 19:58

C'est moche, c'est mou, ça boudine. Pourtant, le legging pourrait bien être, sans le savoir, un vrai vêtement politique.
Le 25 mars, une mère de famille américaine nommée Maryann White s'est fendue d'une lettre ouverte au journal de l'université de Notre Dame (Indiana) pour dénoncer le port du legging à la messe. En effet, selon la maman de quatre garçons, ce vêtement «complique la tâche, pour les jeunes hommes, d'ignorer le corps des femmes». Elle décrit «un groupe de jeunes filles venues à l'église portant des leggings si moulants qu'on aurait dit qu'ils avaient été peints sur leur corps» et ajoute: «J'ai pensé à tous les hommes autour qui ne pouvaient pas faire autrement que de voir leurs derrières».

Rapidement, l'affaire fait polémique dans les médias aux États-Unis et des centaines d'élèves débarquent à la fac de Notre Dame en portant des leggings, en signe de soutien. Twitter s'enflamme de hashtags militants comme #LeggingsdayND ou #MybodyMychoice.

These leggings might be tight AF, but they still fit my determination to treat every human respectfully and with autonomy in regards to their choices in there #leggingsdayND #leggings #leggingsday pic.twitter.com/K5uYkrIYcy
— Meghan (@franklydarlin) 29 mars 2019

Ladies of Notre Dame - we're with you! Wear them loud, wear them proud. #yourbody #yourchoice #leggingsdayND #leggingsdayND pic.twitter.com/uZPabHetJI
— TLC Sport (@TLCSport) 28 mars 2019

«Athleisure» et «basic bitch»

Chez nos voisin·es d'outre-Atlantique, ce n'est pas la première fois que cet hybride entre pantalon et collant Lycra affole l'opinion. En 2017, déjà, deux préados avaient été refusées à l'embarquement d'un vol interne United Airlines pour cause de port de legging, l'employé de la compagnie ayant jugé leur tenue inappropriée selon le dress code en vigueur chez United (PS: sont aussi interdites les tongs et les jeans déchirés).

Dans les pays anglo-saxons encore plus que chez nous, le legging est devenu un pantalon comme les autres. Confortable, extensible, facile à porter, voire même carrément fashion, il a été adopté par les femmes de 7 à 77 ans. D'abord tenue de sport réservée aux cours de gym ou de yoga, il a étendu son territoire d'influence stylistique avec la fin de la frontière stricte entre casual et formal, soit entre le vêtement de détente et celui que l'on adopte pour les situations formelles. Bref, avec le legging, c'est l'extension du domaine du look casual Friday. On le porte partout, tout le temps et surtout pas pour faire du sport (voir ce sketch hilarant du «Saturdy Night Live» qui parodie une pub Nike).

Ces derniers temps, avec la vague «athleisure» [contraction de athletics et leisure, loisir, ndlr], soit le style «sport fashion», le legging est carrément devenu hyper désirable. Il se porte avec des baskets mais aussi avec des talons façon «basic bitch», comme Kim Kardashian... Au grand dam de Cristina Cordula. La papesse du style sur M6 a fait du legging sa bête noire, répétant à l'envi qu'il est interdit hors des gymnases.

Vêtement doudou pour les millennials avides de confort, le legging est évidemment la star d'Instagram (le mot-clé #leggings totalise près de sept millions d'occurrences, sans parler de #leggingsaddict ou #leggingslove). Au tournant des années 2010, il a même gagné la guerre contre le jean, mettant quasi KO une industrie du denim en mal de cool. À tel point que les géants du secteur ont dû réagir, inventant les pires aberrations stylistiques, tel le jeggings (jean + leggings), ou incorporant illico du stretch dans leurs pantalons.

D'après un rapport publié par la société américaine Global Industry Analysts, Inc., le marché mondial des vêtements athleisure devrait atteindre 231,7 milliards de dollars d'ici 2024. Et bonne nouvelle pour les industriels du collant sport/chic, la Chine est devenue accro! Résultat: tout le monde fait des leggings, que ce soit Etam, Zalando, Monoprix ou même Beyoncé, la première à avoir flairé la tendance avec sa marque Ivy Park, lancée en 2016.

Le secteur est très porteur et des marques se sont carrément imposées chez les urbaines actives et branchées, comme la Canadienne Lululemon, avec ses leggings à 120 euros pièce.

Couvrez ce camel toe que je ne saurais voir!

À l'origine, le legging, mélange de synthétique et de fibres extensibles, est un dérivé du collant, lui-même ancien dessous devenu dessus. Les premières traces de ce qui s'apparente à un collant remontent au XIVe siècle et au départ, ce sont les hommes qui adoptent ce vêtement fort révélateur de leur anatomie. Yvane Jacob, diplômée de l'Institut français de la mode, tient le compte Instagram Sapé comme Jadis. Elle précise: «Au XIVe siècle, le costume masculin commence à se différencier du costume féminin. Avant, les deux sexes portaient un habit assez similaire, une sorte de tunique longue. Lorsque les pourpoints raccourcissent, les chausses, sortes de bas en laine ou lin, apparaissent. Le tout relié par une pièce de tissu appelée “braguette”». Tellement galbant que l'Église ne les voit pas d'un très bon œil.

À la fin du XVIe siècle, Catherine de Médicis, lasse de souffrir l'intimité des cavalières révélée à tous lors des chutes de cheval, impose la culotte vénitienne –aussi appelée «bride à fesses», une sorte de caleçon. Un vêtement à l'origine porté par… les prostituées de la cité des Doges. Le collant arrivera dans le vestiaire féminin via la danse.

Vers 1730, une ordonnance de police oblige les danseuses de l'Opéra de Paris à enfiler un «caleçon de modestie», leurs jambes nues étant jugées indécentes. Pendant la période du Directoire en France, ce sont encore les hommes qui portent une sorte de pantalon archi moulant, fantaisie vestimentaire venue directement de l'Angleterre de Jane Austen.

Et dans les années 1980, avec la vague de l'aérobic, pas de jaloux c'est leggings moulax pour tout le monde!

Pour les femmes, la conquête de ce vêtement participe donc, au même titre que le port de la fameuse culotte précédemment citée, à la lutte pour plus d'égalité vestimentaire. Yvane Jacob raconte: «Le legging, comme la culotte, est un vêtement fermé. Jusqu'au XXe siècle, les femmes n'avaient pas le droit au vêtement fermé, privilège des hommes. La femme doit restée “offerte”, il y a clairement un enjeu d'accès au sexe féminin».

Aujourd'hui, ce bout d'élasthanne est devenu pour certaines un outil d'affirmation de soi, notamment via le fitness. Ainsi trouve-t-on sur Instagram moult corps féminins sportifs et musculeux, moulés dans un legging ad-hoc. Car le legging est l'uniforme de la femme puissante, celle qui combine carrière + vie perso et façonne son body grâce au running ou à la boxe.

Pour Yvane Jacob, le legging, comme d'autres vêtements venus du sport, participe à la libéralisation du corps de la femme: «C'est avec le sport notamment, et des femmes comme la tenniswoman Suzanne Lenglen ou la nageuse Annette Kellermann, inventeuse du maillot de bain une-pièce, que le corps féminin s'est mis à bouger. Auparavant, on empêchait la femme de se mouvoir, elle restait captive de l'homme». Le legging, un vêtement qui, avec ses coupes étudiées, flatte les muscles sculptés à coup de séries de squats. Et dévoile cette partie de l'anatomie féminine qui est l'obsession de notre époque: le booty, le butt –les fesses, quoi.

Car depuis le tournant des années 2000, les fesses sont les nouveaux seins. Après la décennie Wonderbra/Pamela Anderson, notre siècle nouveau est bien celui du popotin –celui de JLo, de Shakira ou de Beyoncé. Après le 90D, le twerk. Les grosses fesses ont la cote et le legging est à leur gloire. Un déplacement érotique assez révélateur pour Yvane Jacob: «Le corps blanc et longiligne n'est plus la référence, voyez Kim Kardashian».

Sur le net et notamment Instagram, il existe évidemment tout un fétichisme autour des fesses «émoji pêche» moulées de leggings, avec camel toe apparent (on vous laisse chercher…).
«Oui ça me boudine, et alors?»

Mais si pour certaines, le legging participe à une forme d'hypersexualisation du corps libéré, pour d'autres, ce vêtement archi moulant devient le vecteur d'un empowerment insoupçonné (en mode «oui ça me boudine, et alors?»).

Très démocratique car peu cher dans ses versions basiques, le legging existe en de nombreuses tailles et pour toutes les morphologies. À ce titre, c'est donc un vêtement étonnamment assez inclusif. Porter un legging, c'est aussi une manière de s'émanciper du regard masculin –pour beaucoup d'hommes, le legging est perçu comme pas chic, peu flatteur, voire carrément moche.

Anne a 38 ans et ne porte quasiment que des leggings, même pour aller au bureau (elle est créative dans une agence): «J'ai commencé à en acheter quand j'ai grossi. Impossible pour moi de passer au jean taille 40, trop déprimant, alors qu'un legging en 38, ça me va. Pour moi, c'est du confort avant tout. C'est pas du tout un statement mode comme les jeunes générations, les filles qui assument leur gros cul et dont je suis très admirative». Qui l'eût cru? Le legging, c'est mou, c'est moche, mais c'est dur avec le patriarcat.

femmes féminisme legging Mode
http://www.slate.fr/story/175797/legging-polemique-histoire-emancipation-femmes-politique

Levothyrox: un avocat niçois demande au juge d'instruction d'entendre la ministre de la Santé - Var-Matin

Mon 15 Apr 2019 - 15:36

Me Jean-Denis Flori, qui défend les intérêts de 200 victimes présumées du Levothyrox, a déposé une requête auprès du juge d'instruction du pôle "santé" de Marseille qui enquête du chef "d'homicides involontaires, tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger d’autrui."

Depuis avril 2017, des patients se plaignent d’effets secondaires parfois très invalidants de la nouvelle formulation du Levothyrox, médicament pris par trois millions de malades de la thyroïde.

La communauté médicale, longtemps dubitative, évoque un effet "nocebo" voire une hystérie collective amplifiée par les médias.

De fait, les associations qui menaient la fronde et réclamaient le retour à la nouvelle formule avaient du mal à apporter des arguments scientifiques.

Mais voilà qu’une étude publiée le 4 avril par la revue "Clinical Pharmacokinetics" rebat les cartes et donne raison aux patients.

Oui, la nouvelle formule du Levothyrox peut provoquer des effets indésirables chez certains malades, concluent des chercheurs en réanalysant les données du fabricant, le laboratoire Merck.

Non, les deux produits, pourtant bioéquivalents, "ne sont pas forcément interchangeables pour tous les patients."

Fort de ces conclusions, Me Jean-Denis Flori, demande que le juge interroge Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le directeur de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) , et les chercheurs.

L'avocat s'interroge notamment sur le sérieux et l'indépendance de l'ANSM.

lévothyrox
https://www.varmatin.com/justice/levothyrox-un-avocat-nicois-demande-au-juge-dinstruction-dentendre-la-ministre-de-la-sante-375623

Des agences françaises de lutte contre la cybercriminalité auraient identifié à tort 550 URL hébergées sur archive.org comme du contenu terroriste

Mon 15 Apr 2019 - 12:53

En 2015, les ministres européens ont autorisé Europol à mettre en place le European Union Internet Referral Unit (EU IRU), une entité ayant pour objectif d’endiguer le nombre et l’impact des contenus terroristes, extrémistes ainsi que ceux qui sont utilisés dans le cadre de l’immigration illégale pour le trafic de migrants sur Internet. Le EU IRU tirerait parti des « relations de confiance qui existent entre les autorités de police [et] le secteur privé » et fournirait « aux États membres un appui opérationnel sur la manière de réaliser plus efficacement la détection et la suppression d’un volume croissant de contenus terroristes sur Internet et sur les médias sociaux ». À l’échelle des pays membres, le EU IRU peut être appuyé par une unité locale : c’est le cas en France avec l’IRU française ou en Belgique avec l’IRU belge.

L’Internet Archive - un organisme à but non lucratif basé à San Francisco qui est chargé de l’archivage du Web et de la création/gestion d’une bibliothèque numérique constituée de clichés instantanés de pages Web, logiciels, livres et divers contenus multimédias - a récemment reçu une série de courriels qui émaneraient de l’Internet Referral Unit (IRU) Française. Ces notifications identifieraient à tort des centaines d’URL (environ 550) hébergées sur archive.org, le site Web de l’organisation, comme de la « propagande terroriste ». La plupart concerneraient uniquement des éléments conservés et publiés directement par l’Internet Archive, d’autres seraient liés au contenu mis en ligne par des utilisateurs.

Une de ces URL au moins — elle renvoyait vers un article qui traite du Coran — aurait été identifiée comme du contenu terroriste dans un avis de retrait indépendant envoyé par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (ou OCLCTIC) à l’Internet Archive. Signalons au passage que l’OCLCTIC est une branche de la direction centrale de la Police judiciaire française qu’on appelle aussi la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC).

Rappelant que le Parlement européen devrait se prononcer sur une législation exigeant que les sites hébergeant des contenus générés par les utilisateurs bloquent ou suppriment les contenus rapportés comme terroristes dans un délai d’une heure, l’Internet Archive estime que cette situation illustre les limites d’un projet de loi qui « nuirait au libre partage de l’information et à la liberté d’expression que l’Union européenne s’engage à protéger ». D’après l’Internet Archive, cette « exigence d’une heure signifie essentiellement que nous devrions supprimer automatiquement les URL signalées et faire de notre mieux pour les réviser après coup ».

« Ce serait déjà assez grave si les URL erronées dans ces exemples visaient un ensemble d’éléments relativement obscurs sur notre site, mais les listes de l’IRU française incluent certaines des pages les plus visitées sur archive.org et des documents qui ont évidemment une grande valeur éducative et scientifique », a confié l’Internet Archive à ce propos.

Précisons enfin que l’association AccessNow qui milite pour la protection des droits fondamentaux sur Internet estime que l’EU IRU agit « en dehors de l’état de droit sur plusieurs plans », car la justice étatique doit primer face aux illégalités. AccessNow assure en outre que « reléguer le traitement des contenus illicites à un tiers, et lui laisser la discrétion de l’analyse et de la poursuite, n’est pas juste paresseux, mais extrêmement dangereux ».

Bien que les courriels de l’IRU française aient été envoyés avec une adresse « @europol.europa.eu », le UE IRU aurait confié qu’il ne participait pas aux critères d’évaluation du contenu terroriste des IRU. Devrait-on en déduire que l’IRU française n’est en réalité qu’un trompe-l’œil démocratique ?

censure Internet-Archives
https://www.developpez.com/actu/255834/Des-agences-francaises-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-auraient-identifie-a-tort-550-URL-hebergees-sur-archive-org-comme-du-contenu-terroriste/

Enceintes intelligentes : des assistants vocaux connectés à votre vie privée | CNIL

Sat 13 Apr 2019 - 09:48

Guidée vocalement, une enceinte connectée assiste l’utilisateur dans les tâches de son quotidien. Quels enjeux posent cette technologie au regard de la vie privée des utilisateurs ?

Qu’est-ce qu’une enceinte connectée dite intelligente » ?

Une enceinte connectée « intelligente » est un dispositif équipé d’un haut-parleur et d’un micro qui intègre un assistant vocal. Grâce à cet équipement, l’enceinte est capable d’interagir avec l’utilisateur pour lui délivrer un service suite à une requête vocale. L’assistant est en mesure de répondre à une question, jouer de la musique, donner la météo, régler le chauffage, activer des lumières, réserver un VTC/Taxi, acheter des billets, etc.

Le principe général de fonctionnement se caractérise par 5 grandes étapes :
Etape 1 - L’utilisateur « réveille » l’enceinte à l’aide d’un mot-clé (« Hey Snips » / « Ok Google » / « Hey Alexa »).
L’enceinte est en permanence à l’écoute du mot clé mais n’enregistre rien et ne procède à aucune opération tant qu’elle ne l’a pas entendu.

Etape 2 (optionnelle) - L'utilisateur est reconnu
Certains modèles proposent à l’utilisateur de pré-enregistrer des échantillons de sa voix de manière à lui permettre d’accéder à un service différencié des autres utilisateurs de l’appareil (parents, enfants, invités, etc.). On parle alors de biométrie vocale.
Les données biométriques étant des données sensibles au sens du RGPD, elles ne pourront notamment être traitées dans ce contexte que sur la base du consentement explicite de la personne concernée.

Etape 3 – L’utilisateur énonce sa requête.
Certaines enceintes enregistrent localement les requêtes de l’utilisateur de manière à lui laisser la maîtrise de ses données (ex. une enceinte connectée avec l’assistant vocal de Snips). D’autres en revanche, envoient ces requêtes dans le cloud, autrement dit sur les serveurs de traitement de la société (ex. Amazon Echo, Google Home, etc.). Dans les deux cas, l’appareil (ou ses serveurs) peut être amené à conserver :

- Un historique des requêtes transcrites afin de permettre à la personne de pouvoir les consulter et à l’éditeur d’adapter les fonctionnalités du service.
  • Un historique des requêtes audio afin de permettre à la personne de les réécouter et à l’éditeur d’améliorer ses technologies de traitement de la parole.
  • Les métadonnées associées à la requête comme par exemple, la date, l’heure, le nom du compte…

Etape 4 – La parole prononcée est automatiquement transcrite en texte puis interprétée afin qu’une réponse adaptée soit fournie.
Une phrase de réponse est synthétisée puis jouée sur l’enceinte et/ou une commande est passée (monter les stores, augmenter la température, jouer un morceau de musique, répondre à une question, etc.)

Etape 5 - L’enceinte repasse en « veille»

Assistants vocaux : bien comprendre les enjeux autour de votre vie privée

D’abord déployés sur les téléphones, puis les enceintes ou les casques audio, les assistants à commande vocale s’intègrent progressivement dans l’habitacle de votre véhicule, dans vos équipements ménagers et même dans certaines chambres d’hôtels !

Ainsi, même si « votre parole s’envole », vos requêtes vocales restent enregistrées dans le cloud au même titre que les requêtes écrites que vous effectuez dans certains moteurs de recherche !

Voici 3 points de vigilance qui s’ajoutent aux diverses interrogations auxquelles vous serez peut-être un jour confronté en tant qu’utilisateur :
La confidentialité des échanges

En veille permanente, l’enceinte connectée peut s’activer et enregistrer inopinément une conversation dès lors qu’elle croit détecter le mot-clé. Pour mieux protéger votre vie privée ou éviter ce type de dysfonctionnement, n’hésitez pas à :

  • Privilégier l’utilisation d’enceintes équipées d’un bouton de désactivation du microphone,
    • Couper le micro / éteindre / débrancher l’appareil lorsque vous ne souhaitez pas être écouté. Certains dispositifs n’ont pas de bouton on/off et doivent être débranchés ;
    • Avertir des tiers/invités de l’enregistrement potentiel des conversations (ou couper le micro lorsqu’il y a des invités) ;
    • Encadrer les interactions des enfants avec ce type d’appareils (rester dans la pièce, éteindre le dispositif lorsqu’on n’est pas avec eux) ;
    • Vérifier qu’il est bien réglé par défaut pour filtrer les informations à destination des enfants.

La monétisation de l’intime

Principalement destinées au domicile pour contrôler des objets connectés et des services de divertissement, les appareils dotés d’un assistant à commande vocale se retrouvent au cœur de la vie du foyer. Le profil publicitaire des utilisateurs se trouve donc alimenté par les différentes interactions de l’utilisateur avec l’assistant (par exemple, habitudes de vie : heure lever, réglage du chauffage, goûts culturels, achats passés, centres d’intérêt, etc.).

Nos conseils

  • Connecter des services qui présentent réellement une utilité pour vous, tout en considérant les risques à partager des données intimes ou des fonctionnalités sensibles (ouverture porte, alarme…) ;
  • Etre vigilant sur le fait que les propos tenus face à l’appareil peuvent enrichir votre profil publicitaire ;
  • Ne pas hésiter à contacter les services supports en cas de questions et, le cas échéant, la CNIL.

L’absence d’écran

L’utilisateur échange vocalement avec un assistant connecté sans nécessairement s’appuyer sur un tableau de bord visuel. Sans écran, difficile d’avoir un aperçu des traces enregistrées, ni de juger de la pertinence des suggestions, d’en savoir plus ou d’avoir accès à des réponses provenant d’autres sources.

Notre conseil
Se rendre régulièrement sur le tableau de bord pour supprimer l’historique des conversations/questions posées et personnaliser l’outil selon vos besoins. >Par exemple, définir le moteur de recherche ou la source d’information utilisé par défaut par l’assistant;

Quel encadrement de la gestion des données des utilisateurs ?

La CNIL est en contact avec les différents fabricants afin d’avoir une parfaite compréhension des systèmes déployés. Elle réalise des tests sur certains de ces appareils et mène des réflexions sur les moyens à mettre en œuvre afin de garantir que les utilisateurs sont bien informés des données collectées, des usages qui en sont faits et des moyens à leur disposition pour y accéder, les modifier, les supprimer, etc. Des informations complémentaires sont disponibles sur le site du Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL.

enceintes-connectées Vie-privée
https://www.cnil.fr/fr/enceintes-intelligentes-des-assistants-vocaux-connectes-votre-vie-privee

Enceintes connectées et vie privée : des assistants un peu trop à l’écoute - CNET France

Sat 13 Apr 2019 - 09:43

Votre enceinte connectée, qu’il s’agisse d’Amazon Echo, de Google Home ou du Homepod d’Apple, n’est pas qu’un gentil petit assistant personnel à domicile, mais aussi un espion potentiel. Car ne l’oubliez jamais : ces appareils sont constamment à l’écoute.

Alors que l’enceinte connectée Google Home, sortie en France en août 2017, s’implante petit à petit dans nos foyers, deux challengers sont débarquées récemment dans l’Hexagone : Amazon Echo, le 13 juin, et le Homepod d’Apple, le 18 juin. Désormais, il est possible de se faire assister chez soi par Google Assistant, Siri ou Alexa, en parlant à une petite boîte bluetooth connectée à Internet et munie de hauts parleurs et de micros, qui lui permettent d’entendre votre voix et d’obéir à vos commandes.

Ces assistants personnels peuvent vous aider à rechercher quelque chose sur le Web sans avoir à utiliser vos mains, lancer de la musique à votre demande, appeler quelqu’un (ou lui envoyer un message) pour vous, lire votre agenda et les bulletins météo, ou encore contrôler les appareils connectés (ampoules, thermostats, caméras, système de sécurité, robot aspirateur…) de votre maison intelligente.

Mais les nombreux bugs et les nombreuses situations (récentes) durant lesquelles ces appareils se sont révélés être des mouchards malgré eux viennent poser, en cette période marquée par le scandale Cambridge Analytica et l’application du RGPD, la question des données collectées et de la protection de notre vie privée. Ces enceintes connectées si pratiques ne seraient-elles finalement que des chevaux de Troie, utilisés par les géants du Web pour tout savoir sur nous, et potentiellement utilisables par des hackers malveillants ?

Bugs et commandes mal comprises

En Mai 2018, dans l’Oregon, près de Portland, Alexa, l’assistant vocal d’Amazon a enregistré, à son insu, la conversation d’un couple américain. Le cylindre d’Amazon Echo a ensuite partagé cette discussion privée mais heureusement anodine, en l’envoyant à un contact - un collègue du mari. Evidemment, nous n’avons pas affaire ici à une machine intelligente, une IA autonome, ni à un piratage, mais à une "simple" erreur d’interprétation de commande vocale. Selon Amazon, “Echo s'est réveillé à cause d'un mot prononcé dans une conversation de fond qui ressemblait à ‘Alexa’”. Puis l’assistant aurait ensuite compris que le couple lui demandait : “envoie un message”. Alexa aurait alors demandé “à qui ?” et entendu le nom du collègue en question... à qui il aurait ensuite envoyé un message vocal. Un “faux positif”, donc, une mauvaise interprétation de 5 commandes différentes, qui fait clairement tâche, même si Amazon soutient qu’il ne s’agit que d’un “cas isolé”. Pour l’instant ?

Autre “bug”, cette fois concernant la version “mini” du Google Home. En octobre 2017, la discrète petite enceinte, au service de son utilisateur, a enregistré, à son insu, pendant plusieurs jours, 24h sur 24, un journaliste qui le testait pour le site Android Report. Raison de cet espionnage : un dysfonctionnement du système d’activation de l’assistant, qui n’avait pas besoin qu’on lui dise “OK Google” pour se déclencher et écouter tout ce qui l’entoure (afin de répondre à d’éventuels ordres). Selon le journaliste, qui a décortiqué la page “mon activité” de son compte Google, la quasi-totalité de ses conversations auraient été transmises à l’entreprise californienne. Google n’a pas traîné face à ce bad buzz, et retiré définitivement l’option responsable de ce “bug”, à savoir un bouton tactile s’activant à la moindre vibration…

A priori, les enceintes connectées d’Amazon, Google et Apple n’écoutent pas nos conversations - sauf si on les appelle, au moyen d’un “OK Google”, d’un “Alexa” ou d’un “Dis, Siri”. Pour que ces mots-clés soient détectés instantanément par ces appareils, les micros sont en permanence en veille, mais quand ils sont en veille, rien n’est transmis au fabricant ni enregistré... en théorie, puisqu’il suffit d’un bug ou d’une faille pour que ces charmantes petites boites rondes se transforment en espionnes domotiques. “Nous avons déjà des assistants vocaux sur nos téléphones. Mais les enceintes connectées sont des objets à demeure, et elles sont de plus en plus puissantes : elles permettent de faire des achats en ligne, de contrôler des éléments de la maison comme l’éclairage, la température… Cela peut vite devenir sensible”, estime Gwendal Le Grand, directeur des technologies et de l’innovation à la CNIL, dans Libération.

Coupez votre micro

La Commission nationale de l'informatique et des libertés a déjà mis en garde les utilisateurs sur les dangers potentiels des enceintes intelligentes pour la vie privée. Dans un “guide” publié en décembre 2017, elle conseille ainsi aux gens de ne pas partager trop de données personnelles avec leurs assistants vocaux, rappelant que “les requêtes vocales sont enregistrées dans le cloud, de la même manière qu’elles le seraient s’il l’utilisateur les tapait au clavier dans certains moteurs de recherche”, et que ces appareils sont en “veille permanente” (et donc susceptibles de nous enregistrer).

La CNIL suggère face à ces risques d’être prudent, notamment en coupant le micro de son enceinte connectée (pour Google Home et Amazon Echo, il y a un bouton physique, mais pour le Homepod d’Apple, il faut désactiver cela via son iPhone ou en disant “Dis, Siri, arrête d’écouter”), ou même de carrément l’éteindre quand elle n’est pas utilisée. Moins pratique pour l’utiliser, certes, mais plus sûr, puisque le risque zéro n’existe jamais… A noter que l’organisme conseille de ne connecter ces assistants à commande vocale qu’à des services qui présentent “réellement une utilité” pour nous, et donc d’éviter de les relier à des données sensibles (par exemple, bancaires dans le cadre d’achats en ligne, ou liées à des fonctionnalités domotiques comme l’ouverture des portes ou l’activation de l’alarme de la maison). La CNIL recommande aussi, l’absence d’écran sur ces appareils ne permettant pas d’avoir un aperçu des données enregistrées, de se rendre régulièrement dans les paramètres de son compte en ligne, afin de supprimer l’historique des conversations et des questions posées à son assistant.

Des données précieuses pour les fabricants

Evidemment, la CNIL rappelle enfin à l’utilisateur d’être “vigilant sur le fait que les propos tenus face à l’appareil peuvent enrichir votre profil publicitaire”. Car il ne faut pas s’y tromper, et ne surtout pas oublier que les géants du Web utilisent les transcriptions de vos requêtes vocales, des métadonnées et les fichiers audios de vos conversations à des fins commerciales. Il s’agit même de leur modèle économique.

Les données, stockées dans le Cloud sans que les fabricants ne communiquent véritablement sur la durée de leur conservation, ne sont pas vendues à des tiers, mais Google, Amazon et Apple les utilisent pour mieux comprendre vos habitudes, et ensuite proposer aux annonceurs des publicités ciblées. Les enceintes ne vous lisent pas encore de pubs, mais il n’y a qu’un pas. Et en attendant, les annonceurs vous retrouvent déjà ailleurs - sur le Web, quand vous surfez depuis un ordinateur ou votre smartphone. Car “si c'est gratuit”... c'est probablement "vous le produit".

Outre le flou entourant le traitement ou non de vos requêtes vocales par des opérateurs humains chargés d’améliorer le système - Google, Apple et Amazon ne communiquent rien sur ce sujet, mais sur le site de La Quadrature du Net, une jeune femme témoigne de l’utilisation par des “transcripteurs” d’enregistrements en provenance de Cortana, l’assistant de Microsoft -, et au-delà de l’utilisation de vos données par les “GAFAM”, subsiste le risque, assez évident, de vous faire pirater. Et ainsi de voir vos appareils devenir de parfaits mouchards, aux mains de personnes malintentionnées.

Le risque du piratage n’est jamais loin

Durant l’été 2017, pile poil quand la Google Home est sortie en France, un expert britannique en cybersécurité, Mark Barnes, a ainsi démontré qu’il était possible d’installer un logiciel espion sur certains modèles d’Amazon Echo (fabriqués avant 2017), en exploitant une faille de l’OS dérivé de Linux utilisé par ces appareils, qui permettait d’ouvrir à distance un invite de commandes, avec privilèges administrateur, afin d’écouter tout alentour.

Pour “hacker” l’Amazon Echo à la base, Mark Barnes a dû trafiquer physiquement l’enceinte, mais cet exemple illustre bien le risque de se faire pirater. Car, explique le chercheur, une fois aux commandes, “on peut faire faire à l’appareil ce que l’on veut”. Et fût-il le rappeler, ces petits boitiers utilisent le Bluetooth, un protocole de communication sans fil pas si difficile que cela à percer (bien que les données qui y transitent soient, assurent les fabricants, chiffrées, et que les géants du Web sont plutôt réactifs en matière de sécurité informatique). A noter également que des techniques existent pour activer et utiliser la commande vocale d’enceintes intelligentes grâce à des ultrasons, inaudibles pour l’homme. Finalement, Barnes rappelle juste, tout comme la CNIL, qu’il existe une façon simple de se prémunir de ce risque : “il suffit de l’éteindre”.

Outre le fait que nos assistants personnels sont des mouchards potentiels placés dans votre salon, et représentent un risque pour notre liberté de choix (en pensant, à terme, à notre place), se pose donc finalement une question simple : est-il possible de faire confiance aux fabricants de ces enceintes, qui garantissent tout chiffrer et ne pas analyser les conversations, prenant notre vie privée “très au sérieux” ? Fin Mars, le New York Times révélait l’existence de brevets déposés par Google et Amazon, censés permettre aux appareils des deux entreprises de détecter, grâce à des algorithmes, des mots-clés comme “amour”, “n’aime pas” ou “acheter”, afin de mieux cibler les utilisateurs… Si les géants du Web assurent que la publicité personnalisée est pour eux secondaire, se méfier de votre enceinte connectée et l’éteindre par précaution (même si cela dégradera un peu votre "expérience utilisateur"), dans cette optique, n’est en rien de la paranoïa, mais juste du bon sens.

enceintes-connectées Vie-privée
https://www.cnetfrance.fr/news/enceintes-connectees-et-vie-privee-des-assistants-un-peu-trop-a-l-ecoute-39870202.htm

Enceintes connectées et vie privée: à qui faire (et ne pas faire) confiance? | korii.

Sat 13 Apr 2019 - 09:38

Alexa, Google Home, Siri... les assistants vocaux envahissent le quotidien. À quel prix pour vos vies privées?

Si les assistants virtuels n’ont pas encore envahi la totalité du monde des nouvelles technologies, ils ont conquis le CES, salon annuel de la technologie, qui s’est récemment tenu à Las Vegas. Alexa, Google Assistant et d’autres technologies d’assistance diverses et variées ont fait figure de produits incontournables dans cette conférence, animant tondeuses, lave-vaisselles et autres toilettes intelligentes à 7.000 dollars.
100 millions d'Alexa, et moi, et moi, et moi

Amazon et Google ont préparé le terrain de la conférence en rivalisant d’annonces vantant leurs intelligences artificielles respectives. Amazon a dévoilé qu’il avait vendu 100 millions d’appareils Alexa. Quelques jours plus tard, Google a annoncé que son Assistant équiperait bientôt plus d’un milliard d’appareils –ce qui relève peu ou prou de la triche, puisque la grande majorité de ces derniers ne sont pas des enceintes ou des engins spéciaux, mais simplement des téléphones Android.

Astuces de com’ mises à part, il est clair que les deux programmes ont infiltré la vie de millions de personnes, et le CES de 2019 est un avant-goût de l’avenir; un avenir dans lequel la majorité des appareils répondront aux commandes «Alexa», «OK Google», ou aux deux.

Cette invasion de l’espace domestique par l’intelligence artificielle se heurte toutefois à un contre-courant: l’industrie et les citoyennes et citoyens se sensibilisent de plus en plus aux risques liés à la vie privée en ligne. L’avenir sera peut-être fait de lampes parlantes et de fours à notre écoute, comme on a pu en voir au CES; tout dépendra des entreprises. Parviendront-elles à nous convaincre que ces locataires numériques ne nous espionnent pas –ou, à tout le moins, que les renseignements qu’ils recueillent ne nous joueront pas de mauvais tours?

En faisant leur entrée dans ce nouveau monde tapageur, les clientes et clients conscients des problèmes liés à la vie privée auront de plus en plus tendance à poser ces questions: «À quel assistant virtuel est-ce que je peux vraiment faire confiance?» ou «Si je ramène Alexa, Google, Siri, Cortana ou Bixby à la maison, lequel sera le plus gros mouchard?».
Les vœux pieux

Impossible d’y répondre de manière catégorique, mais les premiers indices sont là. Google et Amazon ont rassuré foule et médias un nombre incalculable de fois en affirmant que leurs produits d’intelligence artificielle (assistants virtuels, enceintes connectées) ne nous espionnaient pas. Les deux géants jurent qu’ils se contentent d’enregistrer et de stocker ce que nous disons lors de nos interactions directes avec les appareils –qui se déclenchent lorsque leur mot clé est prononcé («OK Google», «Alexa», etc.).

Le reste du temps, ils écoutent, mais seulement pour détecter ces mots d’activation –et ils ne stockent aucune information, ne les transfèrent vers aucun serveur. Sur la plupart des enceintes intelligentes, il est même possible de désactiver cette fonctionnalité en appuyant sur le bouton du mode silencieux. Les informations enregistrées sont stockées dans votre compte Google ou Alexa, où elles peuvent être consultées et supprimées. En théorie, vous êtes la seule personne à pouvoir y accéder.

Amazon et Google aimeraient vous faire croire à ce scénario simple comme bonjour: leurs assistants ne stockeraient les informations que lorsque vous leur parlez directement, et personne n’aurait accès à ces informations sauf vous. Mais les deux entreprises ont commis de multiples faux pas –et ont donc fait mentir ces vœux pieux.
Les mensonges

Côté Google, on a découvert que certaines anciennes versions de l’enceinte connectée Home Mini étaient presque toujours actives du fait de «pressions fantômes» sur leur bouton du haut; elles écoutaient donc leurs utilisateurs toute la journée, ce qui n’était pas prévu (Google a réglé le problème en retirant l’activation via le bouton du haut). Pour autant que nous sachions, aucune information personnelle n’a fuité –mais l’affaire fut un inquiétant rappel à la réalité: il est effectivement difficile de déterminer si nos assistants n’écoutent que ce qu’ils sont censés écouter.

Côté Amazon, Alexa a connu de multiples déconvenues cette dernière année quant à la protection de la vie privée; certaines furent plus inquiétantes que d’autres. La première affaire fut celle du «rire flippant»: en lieu et place de certaines commandes, des appareils Alexa semblaient entendre «Alexa, rit» et se laissait alors aller à une hilarité spontanée.

So Alexa decided to laugh randomly while I was in the kitchen. Freaked @SnootyJuicer and I out. I thought a kid was laughing behind me. pic.twitter.com/6dblzkiQHp
— CaptHandlebar (@CaptHandlebar) 23 février 2018

La vie privée des utilisateurs et utilisatrices n’a pas été menacée, mais l’affaire a illustré l’imperfection de la protection par commandes vocales. Un cas encore plus étrange a vu un appareil Alexa (équipant une maison remplie de machines intelligentes) enregistrer la conversation privée d’une famille avant de l’envoyer à un contact, sans intervention extérieure visible. Alexa avait en fait mal interprété certaines bribes de conversation, croyant entendre «Alexa», puis «envoyer message», puis le nom d’une personne présente sur la liste de contact.

Alexa a encore fait parler d’elle le mois dernier. Un utilisateur a reçu l’accès aux archives d’enregistrements d’un tiers; Amazon a alors évoqué une erreur humaine. Un scénario crédible, qui ne l’excuse en rien: les erreurs humaines resteront toujours un facteur de risque tant que l’entreprise recueillera des données sensibles non encryptées.

Jeudi 10 janvier, l’Intercept, citant des sources anonymes, révélait que des caméras de sécurité Ring (compatibles avec Alexa) avaient permis à des employés de Ring (et à des tiers) d’accéder à des images filmées par certaines clientes et clients, y compris à l’intérieur de leur domicile.

Pris dans leur globalité, ces bugs indiquent que les machines à activation vocale ne sont pas entièrement sûres, et que même les entreprises les plus réputées sont susceptibles de commettre des erreurs impliquant les données recueillies par leurs assistants personnels. Ces assistants sont présents sur de plus en plus de gadgets; les risques ne font donc qu’augmenter.

Pour ne rien arranger, Google et Amazon se tirent ouvertement la bourre pour signer le plus de contrats possible avec les créateurs de matériel. Les deux entreprises ont tout intérêt à éviter les scandales liés à la vie privée –mais si l’on en croit l’invasion observée au CES, les deux rivaux mettent également l’accent sur l’ampleur et la rapidité.
Tout n'est pas noir

On peut toutefois souligner quelques points positifs: certains experts en cybersécurité estiment par exemple qu’il est beaucoup plus difficile de pirater à distance une enceinte intelligente qu’un site internet ou un PC. Interrogé à ce sujet par la chaîne CNBC, Jake Williams, fondateur de Rendition Infosec [entreprise qui propose des conseils en cybersécurité, ndlr] et ancien hacker de la NSA, a expliqué que les enceintes connectées étaient conçues pour traiter les requêtes provenant de deux sources, et deux sources seulement: la voix des personnes présentes dans la pièce, et l’entreprise qui les a conçues.

Une enceinte intelligente ne permet pas de surfer sur internet, de cliquer sur des liens vérolés ou de télécharger des logiciels tiers non autorisés, ce qui limite la «surface d’attaque» des hackers potentiels. Les paranoïaques répondront que théoriquement, tout cela n’empêche pas les fabricants de permettre à des organisations (comme… la NSA) d’accéder secrètement aux données, ou de les remettre aux forces de l’ordre.

Il convient de rappeler que votre «surface d’attaque» augmente à chaque fois que vous installez un nouvel appareil à activation vocale dans votre foyer. Les hackers sont peut-être incapables de pirater un Amazon Echo en lui injectant du code à distance, mais les cambrioleurs ou cambrioleuses seront peut-être capables de désactiver les verrous de votre porte Alexa en criant le bon nom de code. Google et Amazon proposent tous deux des fonctionnalités de reconnaissance vocale pour prévenir ce type de scénario, mais elles sont loin d’être parfaites.

Les personnes soucieuses de la protection de leur vie privée tenteront –à raison– d’éviter tout appareil muni d’une caméra vidéo tel que l’Echo Look et l’Echo Show (Amazon), ou l’Assistant de Google (l’affichage intelligent du Home Hub de Google ne comporte pas de caméra; une sage décision, sans doute prise pour protéger la vie privée des utilisateurs et utilisatrices). Le problème relève plus du caractère potentiellement sensible des données enregistrées que du fait que les caméras soient plus simples à pirater.

D’un autre côté, nous sommes nombreuses et nombreux à avoir des caméras sur nos téléphones et nos ordinateurs portables. Ce qui illustre un autre point du phénomène: les risques liés aux enceintes connectées et aux assistants virtuels sautent peut-être plus aux yeux que les risques liés aux autres appareils et services acceptés par le plus grand nombre (Gmail, iPhone, etc.). Ces premiers ne sont pourtant pas nécessairement plus dangereux que ces derniers. Ils présentent peu ou prou les mêmes risques; seule la forme change.
Vos données personnelles, une mine d'or

Ces affaires soulèvent un autre risque –certes moins important– lié à la vie privée: que font Google et Amazon (ou tout autre fabricant d’assistants connectés) de vos données personnelles? Les préférences et le comportement en ligne des utilisateurs et utilisatrices constituent le carburant de la machine publicitaire de Google; son Assistant incarne donc une nouvelle manière de recueillir des informations. Certaines et certains préféreront donc opter pour une autre plateforme vocale –même si, là encore, rien n’indique que la collecte des données sera plus intrusive que celle pratiquée sur Android, Gmail ou Google Maps.

Les publicités ciblées n’ont jamais été le cœur du modèle économique d’Amazon, et l’entreprise affirme qu’elle ne compte pas diffuser de publicités via Alexa. Signalons toutefois qu’Amazon est en train de partir à la conquête du marché publicitaire, et que les publicités tournant autour d’Alexa sont (à tout le moins) envisagées.

Mais alors, quid des alternatives? Il serait évidemment préférable d’éviter Portal, le nouvel appareil d’appel vidéo de Facebook, la réputation de la firme en matière de protection de la vie privée n’étant plus à défaire. Facebook a certes équipé la caméra du Portal d’un «obturateur spécial» pour protéger la vie privée, ce qui pourrait rassurer. La firme a toutefois été contrainte à reconnaître que l’appareil recueillait bel et bien des données personnelles, contrairement à ce qui avait été annoncé.

Cortana (Microsoft) et Bixby (Samsung) ont peut-être des atouts, mais ils ne font pas encore figure de concurrents sérieux face à Google Assistant et Alexa en tant que plateformes. Au CES, Samsung a annoncé que ses télévisions connectées fonctionneraient désormais avec Google et Alexa en plus de Bixby; quant à Cortana, elle collabore avec Alexa depuis l’an dernier –ce qui laisse penser qu’aucun de ces assistants vocaux ne compte tenir tête aux deux géants.

Quid d’Apple? La firme à la pomme refuse de présenter ses produits au CES –une aversion notoire qui ne l’a pas empêchée de se moquer publiquement de ses concurrents. Elle a fait afficher une publicité géante sur un immeuble de treize étage, frappée des mots: «Ce qui se passe sur votre iPhone reste sur votre iPhone» (jeu de mots habile faisant référence à la devise de Las Vegas, et moquerie peu subtile visant Google et Amazon, qui stockent les données de vos assistants personnels sur leurs serveurs). La nouvelle enceinte connectée d’Apple, le HomePod, anonymise les requêtes que vous adressez aux serveurs d’Apple; elles ne sont donc pas liées à votre compte. Il dispose également d’une qualité sonore haut de gamme.
Siri, plus sûre mais moins maline

Les points positifs sont donc nombreux. À l’exception d’un écueil de taille: le HomePod utilise la plateforme Siri, qui est beaucoup moins intelligente qu’Alexa ou le Google Assistant. Siri peine à comprendre le sens des mots et à répondre aux questions sur le monde; il faut donc se contenter des bases (musique, minuteur, lumière, envoi de sms). Par ailleurs, le HomePod a sa propre faille de sécurité inhérente: il ne reconnaît pas la voix de ses propriétaires et ne permet pas la création de comptes séparés, ce qui signifie que toute personne ayant accès à votre domicile peut l’utiliser en se faisant passer pour vous –en envoyant un sms à l’un de vos contacts depuis votre compte, par exemple. Oh, et il coûte 350 dollars, soit trois fois plus qu’un Echo ou qu’un Google Home.

HomePod demeure peut-être la meilleure option si vous avez vraiment envie d’une enceinte connectée, si la protection de votre vie privée est votre priorité, et si vous disposez du budget nécessaire. Mais Siri demeure une plateforme vocale inférieure à Google et Alexa, et vous ne la trouverez dans aucune des machines connectées en vente au CES. Reste à déterminer la meilleure alternative à Apple.

Si vous tenez vraiment à tailler une bavette avec les objets de votre domicile, vous devrez choisir entre Google, connu pour sa tendance à ficher ses utilisateurs et utilisatrices, et Amazon, qui ne s’adonne pas encore à cette pratique (mais pourrait bien s’y mettre). Amazon semble donc être la meilleure option. Attention, cependant: la collecte de données personnelles sensibles a toujours été au centre du modèle économique de Google –ce dernier est donc beaucoup plus au fait des problèmes que représente la protection de ce type d’informations. Dans un entretien accordé à Slate l’an dernier, Al Lindsay (responsable d’Alexa) a visiblement balayé d’un revers de main l’idée selon laquelle la protection de la vie privée constituait un enjeu de taille.

Une lueur d’espoir est apparue dans les travées du CES 2019 sous la forme d’un nouvel assistant virtuel open source appelé Mycroft, qui promet de ne jamais recueillir vos données personnelles. CNET souligne que son développement vient à peine de commencer; et peut-être ne parviendra-t-il jamais à rivaliser avec Google Assistant et Alexa au niveau de l'intelligence. Mais il prouve qu’une partie des fabricants d’assistants virtuels commencent à faire de la protection de la vie privée une fonctionnalité centrale, et non un simple ajout après coup.

enceintes-connectées Vie-privée
https://korii.slate.fr/tech/meilleures-enceintes-connectees-vie-privee-alexa-siri-google

Sécurité, vie privée : peut-on faire confiance aux enceintes connectées ? Le Monde

Sat 13 Apr 2019 - 09:35

Trois modèles se partagent le marché français depuis le 18 juin et l’arrivée de l’Homepod d’Apple. Leur utilisation peut être risquée pour les données.

Faut-il craindre d’installer au milieu du salon un micro relié à Internet et écoutant en permanenceles conversations alentour ? C’est, en substance, la question à laquelle il faudra répondre avant de se laisser tenter par une enceinte connectée. Trois principaux modèles se disputent désormais le marché français, après l’arrivée de l’Homepod d’Apple, lundi 18 juin, venue concurrencer Echo d’Amazon et Home de Google.

Ces enceintes « intelligentes » apparaissent bien moins vulnérables au risque de piratage que les objets connectés moyens. « Les grandes entreprises [qui les commercialisent] disposent d’équipes dédiées à la sécurité, elles ont de l’expérience et des moyens. Ce n’est pas le premier produit qu’elles mettent sur le marché », veut croire Candid Wueest, chercheur pour l’entreprise spécialisée en sécurité informatique Symantec. La possibilité qu’un pirate en prenne le contrôle, pour espionner ou en perturber le fonctionnement, n’est cependant pas nulle, comme pour tout objet informatique. A l’été 2017, un chercheur britannique avait d’ailleurs démontré qu’il était possible, après manipulation physique, de transformer Echo en mouchard. Un défaut corrigé depuis par le constructeur.
La principale inquiétude : la vie privée

Au-delà du piratage, la principale inquiétude suscitée par ces enceintes est celle de la protection de la vie privée. Elles enregistrent en permanence les conversations : c’est leur principe même. La plupart des enregistrements, régulièrement supprimés, ne sont cependant pas envoyés sur Internet : c’est le cas uniquement lorsque l’enceinte reconnaît la formule censée la « réveiller ». La voix de l’utilisateur est alors transmise aux serveurs de l’entreprise, qui procède à l’analyse et renvoie les résultats.

Les enceintes d’Amazon et de Google stockent l’intégralité de ces enregistrements sur leurs serveurs, notamment pour entraîner leurs algorithmes afin de mieux répondre aux sollicitations ultérieures. Il est possible, pour qui a accès au compte lié à l’enceinte, de consulter (ou d’effacer) ces enregistrements, qui ne sont pas supprimés par défaut. Apple, de son côté, assure le faire à intervalle régulier et utiliser un mode de transmission sur ses serveurs qui ne permet pas d’identifier l’utilisateur dont ils proviennent. Ces enregistrements pourraient intéresser la police : en 2016, des procureurs de l’Arkansas (Etats-Unis) avaient ainsi demandé les enregistrements de l’Echo d’un suspect dans une enquête pour meurtre.

Enfin, il n’est pas exclu, pour ce type de technologie, qu’un être de chair et de sang écoute ces enregistrements : l’association française La Quadrature du Net a ainsi récemment relayé le témoignage d’une femme chargée d’écouter des enregistrements issus de l’assistant de Microsoft, Cortana (qui n’est actuellement pas intégré dans une enceinte connectée).

Parfois, les enceintes connectées peuvent se déclencher à l’insu de l’utilisateur, croyant reconnaître par erreur la formule censée les activer et envoyant donc ce qu’elles entendent sur les serveurs de son entreprise. Il est possible, pour tous les modèles, de désactiver physiquement le micro.

Même si certaines enceintes possèdent des mécanismes de reconnaissance vocale ou de codes limitant leur utilisation à leur propriétaire légitime, il est aussi possible pour toute personne à proximité de l’objet de l’utiliser à sa guise. Le Homepod d’Apple, par exemple, permet de lire les messages de l’iPhone et ne fait pas la différence entre la voix de son maître et les autres. La publicité s’en est amusée : la chaîne de fast-food Burger King a diffusé en 2017 une publicité pendant le Super Bowl utilisant le mot-clé déclenchant les Google Home pour leur faire lire la page Wikipédia de l’entreprise. Au-delà de cette plaisanterie marketing, rapidement déjouée par Google, cette caractéristique peut poser problème, par exemple lorsque l’enceinte est reliée à un compte permettant des achats. Candid Wueest conseille ainsi de cloisonner les comptes liés à ces assistants : « Si vous ne comptez pas utiliser les achats en ligne, utilisez un compte qui n’est pas lié à une carte bancaire. Il faut être sélectif : voulez-vous vraiment contrôler votre serrure connectée ou la vidéosurveillance de votre domicile depuis votre enceinte connectée ? Peut-être pas. »

Ces enceintes, tout particulièrement celle d’Amazon et de Google, représentent surtout un moyen de créer un canal complémentaire de collecte de données personnelles. Tous les fabricants l’affirment : diffuser de la publicité n’est pas leur priorité, voire, pour Apple, n’entre pas du tout dans leurs projets. Mais qui sait comment vont évoluer ces assistants ? Amazon a ainsi déposé un brevet lui permettant de proposer une publicité sur la base des interactions avec son assistant. Quelle forme ces publicités prendront-elles ? C’est un autre enjeu, puisqu’il pourra s’agir non pas de spots classiques mais de suggestions plus ou moins transparentes : le but de ces enceintes connectées est justement d’apporter des conseils et des réponses sur un plateau.

Martin Untersinger

enceintes-connectées Vie-privée
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/19/securite-vie-privee-peut-on-faire-confiance-aux-enceintes-connectees_5317458_4408996.html

Des milliers d'employés d'Amazon écoutent les conversations d'Alexa - CCM

Sat 13 Apr 2019 - 08:25

Pour améliorer l'intelligence artificielle de son assistant, le géant américain emploie des collaborateurs qui analysent des enregistrements audio d'Aexa.

La nouvelle ne pas rassurer les utilisateurs d’enceintes Echo. Et, d'une façon plus générale, tous ceux qui font appel à des assistants vocaux. Dans un article bien informé, Bloomberg révèle en effet que des milliers d'employés d'Amazon écoutent des conversations d'Alexa provenant du monde entier. De quoi faire frémir - et fuir ! - tous ceux qui hésitent à s'équiper d'une enceinte connectée de peur justement d'être sur écoute permanente.

Comme le rapporte Bloomberg, le géant américain emploie des équipes réparties un peu partout dans le monde, des Etats-Unis à l'Inde en passant par le Costa Rica et la Roumanie, pour analyser et retranscrire par écrit des conversations provenant d'Alexa dans le but d'aider l'intelligence artificielle (IA) qui fait fonctionne l'assistant vocal à s’améliorer. De fait, aussi puissants que soient les algorithmes et les procédés d’apprentissage de type deep learning, l'expertise humaine reste encore indispensable pour faire progresser l'IA.

Dans le cas d'Amazon, les auditeurs cherchent surtout à combler des lacunes d'Alexa, en aidant l'assistant à mieux comprendre certaines requêtes formulées en langage naturel. Bloomberg donne ainsi l’exemple d'un auditeur qui aurait permis de mieux interpréter le nom de l’artiste américaine Taylor Swift, souvent déformé et mal compris. Bref, des écoutes pour le bien de tous, selon Amazon, d'autant que les enregistrements seraient en théorie débarrassés de toute information confidentielle sur l'identité des utilisateurs.

Sauf que, toujours selon Bloomberg, le tableau ne serait pas aussi idyllique dans la réalité. D'abord, la plupart des auditeurs ne seraient pas employés directement par Amazon, mais par des sous-traitants travaillant dans des conditions assez "intensives". Chacun écouterait ainsi près d'un millier d’extraits sonores par jour, pendant environ neuf heures, en analysant, en retranscrivant et en annotent les enregistrements, de manière à identifier et à signaler les termes et les formules complexes, et en échangeant leurs résultats avec leurs collègues via une messagerie interne. De fait, les auditeurs échangent de nombreuses informations entre eux pour s'aider mutuellement à améliorer Alexa, mais certaines conversations plus ou moins comiques, feraient l'objet de partages massifs et de moqueries.

Quelques situations s'avéreraient toutefois délicates, voire troublantes. Des témoins ont ainsi rapporté à Bloomberg qu'ils avaient entendu ce qu'ils ont interprété comme une agression sexuelle. Face à leur désarroi et à leur demande, leur hiérarchie leur aurait ordonné de ne rien, au prétexte que ce n'était pas de leur ressort, ni de celui d'Amazon... Mais il y a encore plus embarrassant. L’enquête de Bloomberg révèle qu’Amazon permet à ses propres auditeurs salariés d’accéder à des informations sensibles des utilisateurs, via le numéro de série des enceintes, comme leur prénom ou leur numéro de compte Amazon, ce qui va à l'encontre des engagements pris à l'égard de la protection des données personnelles.

Amazon se veut rassurant, affirmant que seul un très faible pourcentage de conversations sont ainsi enregistrées et analysées, et que des mesures strictes - "tolérance zéro" - sont prises pour garantir la confidentialité des informations personnelles recueillies. Un discours officiel que l'enquête de Bloomberg met à mal. D'autant qu'Amazon ne dit pas explicitement dans ses conditions d'utilisation du son service que des extraits de conversations peuvent être écoutées et analysées par des êtres humains. Et même si l’anonymisation des données semble mieux assurée par Google Assistant et Siri d'Apple, les principaux concurrents d'Alexa, ces révélations risquent de semer le doute chez de nombreux utilisateurs potentiels, soucieux de leur vie privée.

Alexa Amazon enceintes-connectées Vie-privée
https://www.commentcamarche.net/news/5872601-des-milliers-d-employes-d-amazon-ecoutent-les-conversations-d-alexa

Culture numérique : Fake news panic | InternetActu.net

Fri 12 Apr 2019 - 13:11

FAKE NEWS PANIC : LES NOUVEAUX CIRCUITS DE L’INFORMATION

Nous sommes tous persuadés que le 30 octobre 1938, la population affolée des États-Unis s’est précipitée dans les rues pour fuir une prétendue attaque martienne dont Orson Welles venait de faire l’annonce à la radio, à l’occasion d’une adaptation théâtrale de La Guerre des mondes, le roman de Henry George Wells. L’image d’un pays en panique est restée gravée dans les livres, les documentaires et l’imaginaire public (document 46).

Or, cette panique n’a jamais eu lieu. Dans un remarquable ouvrage, Broadcast Hysteria : Orson Welles’s War of the Worlds and the Art of Fake News, Brad Schwartz a minutieusement démonté la fabrication du mythe. Ce soir-là, les rues sont restées relativement vides, les hôpitaux n’ont pas été encombrés, personne n’a vu d’attroupement à Time Square et la menace des hordes martiennes n’a pas suscité de suicides.

La panique de La Guerre des mondes a été littéralement fabriquée par la presse écrite de l’époque, qui reprochait notamment à la radio d’aspirer tous les revenus publicitaires. On prêtait à ce nouveau média une telle force qu’on le disait capable d’hypnotiser le public. Reflet des anxiétés politiques d’alors, spécialement de la responsabilité des discours radiophoniques d’Hitler dans la montée du nazisme, une théorie des médias s’est construite, celle des effets forts, aussi appelée, de façon imagée, « seringue hypodermique » : la radio débranche la raison des auditeurs pour atteindre directement leurs sensibilités ; elle aurait la capacité de contrôler les croyances, de guider les comportements et de changer les représentations. ...

fake-news information infox TF
http://www.internetactu.net/2019/04/11/culture-numerique-fake-news-panic/

Levothyrox: Une étude va dans le sens des plaignants contre Merck | Le Huffington Post

Fri 5 Apr 2019 - 07:06

Une analyse statistique publiée dans une revue médicale affirme que la nouvelle formule du médicament pourrait avoir causé les effets indésirables ressentis par plusieurs malades de la thyroïde.

Des malades de la thyroïde affirment depuis des mois que le changement de formule du Levothyrox a engendré des dérèglements de leur équilibre hormonal.

SANTÉ - L’évaluation faite par le laboratoire Merck pour mettre sur le marché en 2017 la nouvelle version du Levothyrox ne prenait pas suffisamment en compte les variations possibles des effets du médicament d’un patient à un autre, selon une étude parue jeudi 4 avril.

Ces variations individuelles pourraient expliquer les effets indésirables ressentis avec la nouvelle formule de ce traitement pour la thyroïde dont se sont plaints plusieurs dizaines de milliers de patients, selon cette analyse publiée dans la revue spécialisée Clinical Pharmacokinetics.

Cela pourrait en particulier expliquer que les symptômes rapportés apparaissent contradictoires, relevant tantôt de l’hypothyroïdie tantôt de l’hyperthyroïdie, évoquant des sous et surdosages. Des plaintes parfois attribuées à un effet “nocebo” (apparition d’effets indésirables d’origine psychologique), au grand dam des patients.
Un nouveau médicament plus difficilement absorbable par certains patients?

Dans cet “article d’opinion” publié dans la revue, le professeur biostatisticien Didier Condorcet (Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire) et des collègues français et britanniques ont repris l’analyse des essais de “bioéquivalence” moyenne réalisés par le laboratoire allemand Merck et mis en ligne par l’Agence du médicament (ANSM) en 2017 par souci de transparence.

Ce type de tests est recommandé par l’Union européenne et conçu au départ pour pourvoir commercialiser des génériques. En dépit du fait que les résultats ont été jugés satisfaisants, permettant ainsi de remplacer l’ancienne formule de ce médicament par la nouvelle, les reproches des patients ont afflué en France.

Les chercheurs observent que “plus de 50% des 204 volontaires” sains qui ont participé à cet essai réglementaire se situaient en réalité en dehors de la plage de bioéquivalence, c’est-à-dire en dehors de la norme acceptée basée sur des moyennes statistiques.

Par conséquent, ils s’interrogent sur “l’aptitude” de ce type d’essai de bioéquivalence moyenne à garantir que nouvelles et anciennes formulations de l’hormone thyroïdienne lévothyroxine soient substituables chez les patients. Le changement d’excipients -le lactose a été remplacé notamment par le mannitol- serait susceptible d’altérer l’absorption du médicament chez certains patients, relèvent-ils.

Merck se défend et assure avoir suivi les procédures

En mars 2017, à la demande des autorités françaises, une nouvelle formulation de Levothyrox a été homologuée dans le but d’éviter des problèmes de stabilité de l’ancienne formulation.

Le laboratoire Merck a réagi à la parution de cet article en indiquant que dans les autres pays, “les lancements de la nouvelle formule de Lévothyrox, en Suisse et en Turquie, se sont très bien déroulés, sans problématique d’effets secondaires particuliers et sans changement de traitements pour les patients”.

Merck ajoute que “des experts indépendants se sont penchés sur ces études (de “bioéquivalence moyenne”) et ont conclu à la pertinence et à la rigueur scientifique de l’approche”. “L’objectif des études de bioéquivalence est de démontrer que les deux formules se comportent de façon identique dans l’organisme, et n’ont pas pour but d’évaluer leur tolérance.”
Une méthodologie contestée

“La nouvelle formule satisfait plus de 2,5 millions de patients en France (sur 3 millions de patients sous traitement de produit à base de lévothyroxine)”, ajoute le laboratoire.

Par ailleurs, la méthodologie de cette étude, qui est présentée d’emblée comme un article “d’opinion” a été contestée après la parution de l’article. Certains dénoncent notamment la méthode statistique employée dans le cadre de l’analyse.

Entre les patients traités avec l’ancienne formule du Levthyrox et ceux qui reçoivent la nouvelle, il n’y aurait ainsi que des différences négligeables observables mathématiquement.

lévothyrox
https://www.huffingtonpost.fr/entry/levothyrox-merck-nouvelle-formule_fr_5ca627ece4b082d775e2060f

Jours de la semaine | Druide

Thu 4 Apr 2019 - 07:26

Le jour est venu de passer en revue les principales difficultés d’écriture liées à l’emploi des noms de jours de la semaine, soit : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche

Genre et nombre

Bien qu’ils s’apparentent parfois à des adverbes temporels par leur comportement syntaxique, ces mots sont bien des noms communs, des noms masculins et variables en nombre. Ils prennent donc un s au pluriel. Les éventuels déterminants et adjectifs qui s’y rattachent s’accordent en conséquence :

un dimanche ensoleillé
des dimanches ensoleillés

Minuscule et majuscule

En français, les noms de jours, comme tout nom commun, s’écrivent avec une minuscule initiale dans du texte suivi :

La réunion aura lieu jeudi.
Il est né le mardi 7 mai 1946.

Noms de fêtes

Profitons de ce mois pascal pour rappeler que, dans un nom de fête religieuse, civile ou commerciale qui contient le nom d’un jour de semaine, celui-ci conserve la minuscule s’il est suivi d’un nom complément qui constitue l’élément spécifique du nom de la fête. Ce nom spécifique prend quant à lui la majuscule :

le mercredi des Cendres (ou simplement les Cendres)
le dimanche des Rameaux (ou simplement les Rameaux)
le lundi de Pâques (lundi qui suit Pâques)

En revanche, c’est le nom du jour de semaine qui prend la majuscule si l’élément spécifique est seulement un adjectif qui le qualifie. Ce dernier ne prend la majuscule que s’il est placé devant le nom :

le Mardi gras
le Vendredi fou (jour de fin novembre marqué par des soldes)
le Super Vendredi (autre nom du Vendredi fou)

À noter que, si l’adjectif spécifique qui suit est saint, la majuscule au nom du jour est facultative, certains ouvrages de référence préférant la minuscule :

le Vendredi saint ou le vendredi saint

Noms d’évènements historiques

Pour les noms d’évènements historiques, on applique les mêmes règles que pour les noms de fêtes :

le Dimanche rouge (émeute inaugurant la révolution russe de 1905)
le Jeudi noir (début du krach boursier de 1929)

Déterminant

Quand, dans le corps du texte, un nom de jour de semaine est employé sans déterminant, il fait habituellement référence au jour de ce nom qui est le plus rapproché dans le passé ou dans le futur par rapport au moment de l’énonciation. Le contexte, par exemple le temps du verbe, permet normalement de comprendre s’il s’agit du passé ou du futur :

Il est venu mardi. (= mardi dernier)
Il viendra mardi. (= mardi prochain)

On emploie dans le même sens, mais plus rarement, le déterminant démonstratif :

Il est venu ce mardi.
Il viendra ce mardi.

Quand le nom du jour n’est pas précisé par une date, le déterminant défini (le ou les) indique habituellement une action répétée chaque semaine :

Elle s’entraine le mardi. (= chaque mardi)
Elle s’entraine les mardis. (= tous les mardis)

Dans du texte suivi, on emploie aussi le déterminant devant le nom du jour quand celui-ci est accompagné d’une date. Attention de ne pas placer le déterminant entre le jour et la date :

Je suis né le mardi 7 mai 1946.
*Je suis né mardi le 7 mai 1946.

En principe, la seconde phrase ci-dessus ne pourrait être correcte que si elle était énoncée dans le courant de la semaine suivant immédiatement cette date, ce qui ferait de l’énonciateur un bébé très précoce !

Difficultés de nombre et d’accord

Dates coordonnées

Dans l’indication de dates coordonnées avec et, on évitera de répéter un même nom de jour de semaine et le déterminant qui précède. Ainsi, dans le deuxième exemple de la paire ci-dessous, on a supprimé la deuxième occurrence de le mardi et on a remplacé la première par la forme plurielle les mardis, qui s’applique alors aux deux dates.

Les réunions auront lieu le mardi 7 mai et le mardi 4 juin.
Les réunions auront lieu les mardis 7 mai et 4 juin.

Dans la paire d’exemples qui suit, où le mois est le même pour les deux dates, on supprime aussi la répétition du nom de mois. Comme celui-ci suit le quantième (le numéro), ce n’est pas la première, mais la dernière occurrence de mai qui est conservée. Le nom de mois reste au singulier :

Les réunions auront lieu le mardi 7 mai et le mardi 14 mai.
Les réunions auront lieu les mardis 7 et 14 mai.

Quand chacune des dates est précédée d’un nom de jour différent, on répète le déterminant le :

Les réunions auront lieu le mardi 7 et le jeudi 9 mai.
*Les réunions auront lieu les mardi 7 et jeudi 9 mai.

Périodicité

On a vu que le déterminant défini peut conférer une valeur de répétition, de périodicité (le mardi ou les mardis). Des difficultés d’écriture peuvent se présenter dans cet emploi, notamment avec des noms de jours coordonnés. Prenons ces exemples :

Elle s’entraine le mardi et le jeudi. (= chaque mardi et chaque jeudi)
Elle s’entraine les mardis et les jeudis. (= tous les mardis et tous les jeudis)

Dans ces coordinations, on omet souvent le deuxième déterminant. Deux façons d’écrire sont alors envisageables :

Elle s’entraine les mardi et jeudi.
Elle s’entraine les mardis et jeudis.

La première façon peut se justifier comme dérivant de la coordination le mardi et le jeudi, avec mise en commun et mise au pluriel du déterminant conservé. Voici des exemples semblables qui peuvent aider à saisir cette analyse :

Elle aime ses père et mère.
Elle écrit ses nom et prénom.

Cette façon d’écrire est d’un registre plutôt soutenu, pour ne pas dire « endimanché ». Dans cette construction, on écrit plus couramment les noms de jours au pluriel, suivant la deuxième façon mentionnée, en analysant la phrase comme dérivant plutôt de la coordination les mardis et les jeudis, avec simple omission du deuxième déterminant.

On insiste parfois sur la régularité de la périodicité en ajoutant la mention de chaque semaine :

Elle s’entraine le mardi de chaque semaine.

Cette insistance peut occasionner des difficultés d’écriture. On évitera alors le déterminant pluriel qui n’est guère compatible avec la présence du singulier chaque semaine. On obtiendrait une phrase plutôt maladroite qui télescope l’aspect pluriel de tous les mardis et l’aspect singulier de le mardi de chaque semaine :

*Elle s’entraine les mardis de chaque semaine.
*Elle s’entraine tous les mardis de chaque semaine.

Un déterminant pluriel est par ailleurs possible dans une coordination, s’il résulte de la mise en commun de deux déterminants au singulier. Les noms de jours restent au singulier :

Elle s’entraine le mardi et le jeudi de chaque semaine.
Elle s’entraine les mardi et jeudi de chaque semaine.
*Elle s’entraine les mardis et jeudis de chaque semaine.

La coexistence d’un nom de jour au pluriel avec le mot semaine au singulier ne s’envisagerait guère que dans un exemple tordu de ce genre :

Elle s’entraine tous les jeudis de la semaine des quatre jeudis.

Façon élégante de laisser entendre qu’elle ne s’entraine jamais !

D’autres difficultés se posent dans des constructions similaires faisant intervenir les syntagmes de chaque mois ou du mois. Puisqu’un mois contient plusieurs jours du même nom, on mettra ce nom au pluriel le cas échéant :

Elle s’entraine (tous) les mardis du mois, de chaque mois.

Les hésitations concernent notamment les coordinations mettant en jeu des déterminants tels que premier, deuxième et dernier. Voici d’abord une formulation correcte, mais plutôt lourde :

Elle s’entraine le premier mardi et le dernier mardi du mois.

On peut omettre la première occurrence de mardi :

Elle s’entraine le premier et le dernier mardi du mois.

On peut aussi omettre le deuxième déterminant le et mettre au pluriel le premier déterminant ainsi que le nom du jour :

Elle s’entraine les premier et dernier mardis du mois.

Comme il n’y a qu’un seul « premier mardi » et un seul « dernier mardi » dans un mois, les mots premier et dernier sont laissés au singulier. Cela dit, leur mise au pluriel est parfois admise :

Elle s’entraine les premiers et derniers mardis du mois.

On justifie ces pluriels par la volonté d’insistance sur la répétition mensuelle : dans une année, il y a plusieurs « premier mardi du mois » et plusieurs « dernier mardi du mois ». Il est vrai que le syntagme du mois est plus ambigu que de chaque mois : il peut dans certains contextes faire référence à un mois particulier implicite, sans idée de répétition mensuelle, d’où cette volonté légitime de clarifier l’idée de répétition par la mise au pluriel des mots premiers et derniers. En revanche, ces pluriels paraissent moins justifiés avec le syntagme de chaque mois, non ambigu quant à la répétition :

Elle s’entraine les premier et dernier mardis de chaque mois.
*Elle s’entraine les premiers et derniers mardis de chaque mois.

Les mardis matin ou les mardis matins ?

Lorsqu’un mot comme matin est apposé à un nom de jour de la semaine et que celui-ci est au pluriel, faut-il accorder matin ?

On considère généralement que matin prend dans ce contexte une valeur adverbiale (« au matin », « le matin ») et qu’il est invariable :

Elle s’entraine tous les mardis matin.

Mais l’accord est assez fréquent (sans doute sous l’influence de l’expression tous les matins) pour être toléré par certains grammairiens :

Elle s’entraine tous les mardis matins.

Cet accord facultatif vaut pour les autres mots qui peuvent s’apposer aux noms de jours : soir, midi, avant-midi, après-midi :

S’étant assez entrainée la semaine, elle sort tous les samedis soir(s).

Conclusion

Si l’on n’a pas assimilé du premier coup tous ces conseils relatifs aux noms de jours (à chaque jour suffit sa peine), on pourra les relire périodiquement, par exemple tous les premier et troisième mardis matin de chaque mois.

langue
https://www.druide.com/fr/enquetes/jours-de-la-semaine

Clavier AZERTY amélioré : qu'est-ce qui va changer ? - Tech - Numerama

Wed 3 Apr 2019 - 05:34

La nouvelle norme pour le clavier français AZERTY a été dévoilée par l'Association française de normalisation (AFNOR). La nouvelle disposition, qui vise à faciliter l'écriture du français, est globalement satisfaisante.

Faut-il brûler les claviers AZERTY de Windows ? C’était la question un peu provocatrice que nous avions posée il y a un an en relayant la question écrite d’une députée qui suggérait, au nom d’une intégration européenne plus poussée, d’aboutir à un système uniformisé de clavier informatique. Réponse, deux mois plus tard, du gouvernement : certes, l’idée est séduisante, mais il y a encore trop d’obstacles et d’incertitudes pour pouvoir espérer la mettre en œuvre un jour.

Mais en définitive, ce n’est peut-être pas les envies unificatrices du continent qui vont en finir avec le clavier AZERTY : c’est peut-être tout simplement… la langue française et le bon sens. Car l’actuelle disposition des touches (qui concerne surtout la France et une partie de la Belgique) ne donne pas satisfaction. Preuve en est avec la déclaration remarquée du ministère de la Culture, en 2016, qui s’indignait de la difficulté d’écrire dans un français correct avec un clavier AZERTY.

Où sont en effet les ligatures ( Æ/æ et Œ/œ) ? Les majuscules avec un accent (À, É, È, Ù) ? Les guillemets français (« ») ? Pour faire apparaître ces caractères et ces symboles sur Windows, il faut faire des combinaisons de plusieurs touches ou taper le code ASCII associé. Ainsi, l’écriture des guillemets requiert par exemple de maintenir la touche « ALT » enfoncée tout en tapant sur un pavé numérique les nombres 174 et 175.

Le clavier AZERTY amélioré

C’est là que l’Association française de normalisation (AFNOR) entre en jeu. Sachant les limites de l’actuel clavier AZERTY, l’organisation a conçu une nouvelle disposition des touches de manière à rendre l’écriture du français plus facile, y compris dans ses spécificités typographiques, mais sans pour autant bousculer les habitudes. Son nom ? L’AZERTY amélioré. L’objectif ? Proposer des corrections à la disposition AZERTY pour qu’elle soit plus logique et plus pratique.

Rappel des faits. À la suite des commentaires navrés du ministère de la Culture, il a été demandé à l’AFNOR de se mettre au travail pour élaborer une norme française de claviers afin qu’ils puissent permettre d’écrire en bon français. Début juin 2017, les résultats de ce travail ont été dévoilés au public avec des propositions de dispositions AZERTY et BÉPO améliorées — le BÉPO est une disposition alternative de symboles et de caractères née en 2003, qui vise aussi à faciliter la saisie du français.

Concernant l’AZERTY amélioré, l’AFNOR faisait observer tout d’abord que « les 26 lettres de l’alphabet et les chiffres ne changent pas de place », afin de ne pas bousculer les habitudes du public. Par contre, des changements ont été effectués pour, expliquait alors l’association, « augmenter les capacités d’écriture du clavier informatique français ». Concrètement, cela a donné lieu à des déplacements de signes sur le clavier, afin de les rendre plus facilement accessibles.

« Certains autres signes tels que certaines voyelles accentuées, l’arobase et les accolades » sont déplacés, écrivait l’an passé l’AFNOR. « Le point devient accessible sans passer par la touche majuscule. Les majuscules accentuées sont aussi rendues possibles. La palette des signes typographiques est élargie, pour faciliter la création sans pour autant recourir à des logiciels professionnels », était-il ajouté. Depuis, du temps a passé et plusieurs évolutions du clavier ont eu lieu.

Qu’est-ce qui change ?

D’abord, l’apparition des ligatures. Le graphème « œ » se trouve sur la touche O, tandis que « æ » apparaît sur la touche A. Logique. L’arobase est déplacée sur la touche utilisée pour le symbole carré ( ² ), avec le croisillon (#, appelé aussi — à tort — dièse). Ces deux symboles sont de nos jours très utilisés, que ce soit pour sa correspondance en ligne, avec les mails, ou pour échanger sur les réseaux sociaux. Il est donc attendu de les rendre plus facilement accessibles.

La touche tilde « ~ » se retrouve désormais sur la touche N, au lieu d’être sur celle du 2. Ce déplacement a un double intérêt : d’abord, il fait écho à la lettre espagnole « ñ », ce qui n’est pas dénué d’intérêt dans une logique d’internationalisation. Mais surtout, il libère la touche du 2 pour y placer la touche morte de l’accent aigu, accessible via la combinaison ALTGR + é. Car après tout, la touche morte de l’accent grave est elle-même accessible avec ALTGR + è. Cela a du sens de les positionner de la même façon, même si un accès plus simple à l’accent grave et à l’accent aigu sur une même touche sans la touche ALTGR aurait été plus appréciable.
clavier

Plusieurs lettres et signes sont réassignés.

On remarque aussi le rapprochement de certains caractères qui fonctionnent ensemble ou qui sont proches. L’accent grave ` et la lettre è passent de la touche 7 à la touche 3 pour être proche de l’accent aigu ´ et de la lettre é (qui sont sur la touche 2). La touche 4 est maintenant attribuée à l’accent circonflexe ê, avec l’esperluette « & », plutôt que de faire une combinaison « ^ + e ». Quant à la préposition « à », elle est placée sur la touche 1, avec le symbole du paragraphe « § ».

Plusieurs signes figurant dans la ligne des chiffres du clavier descendent aussi au niveau des lettres. C’est le cas du c cédille, qui est sur la touche du C, et de la lettre « ù », qui est maintenant avec la lettre U. On note aussi le déplacement ou l’apparition de quelques autres signes, que ce soit le eszett allemand ( ẞ ), la livre sterling ( £ ), le symbole micro ( µ ), le symbole pourcentage ( % ) sur la lettre P, les deux accolades ( { } ), le symbole de marque déposée (®), etc.

Le « tiret du 6 » est mort. Vive le « tiret du 7 » !

Le symbole du dollar ( $ ) est maintenant placé sur la lettre D, en référence à l’initiale de la monnaie américaine. Le tiret (aussi connu sous le nom de « tiret du 6 ») passe de la touche 6 à la touche 7 (attendez-vous à entendre parler du « tiret du 7 », donc). Les parenthèses et les crochets ont également été rapprochés. Les guillemets français sont désormais sur le clavier, aux côtés des guillemets anglais. Finies les combinaisons de touches pour être dans les clous de la langue de Voltaire !

Parmi les autres modifications que l’on peut relever, signalons l’apparition du point médian, qui fait partie des demandes pour une meilleure écriture inclusive, le déplacement des signes de ponctuation courante (le point, la virgule, le point-virgule, les deux points, le point d’exclamation, le point d’interrogation), l’apparition des points de suspension. Plusieurs autres changements sont à noter au niveau des symboles mathématiques (addition, soustraction, multiplication, division, égal, etc.).

clavier afnor

Une disposition proche de l’AZERTY Global

Cette nouvelle disposition, révélée ce 2 avril, a eu droit à un bon accueil. Antoine Olivier, à qui l’on doit le projet AZERTY Global, déclare ainsi à Numerama avoir « une bonne impression globale sur cette nouvelle norme ». « Il y a eu de très bons changements (arobase, lettres accentuées, guillemets, crochets et parenthèses, ligatures æ et œ) », ajoute-t-il.

« L’AZERTY Global et l’AZERTY amélioré de l’AFNOR partagent de nombreux points communs. L’AZERTY amélioré a d’autres avantages (position des lettres accentuées, guillemets français, parenthèses) impossibles à implémenter sur l’AZERTY Global car l’AZERTY Global différerait alors trop de l’AZERTY de Windows », continue-t-il. Cependant, le développeur reconnaît que « l’emplacement de certains caractères [le] titille un peu ».

L’AZERTY Global vise à apporter des corrections à l’AZERTY amélioré de l’AFNOR, en tout cas en ce qui concerne les premières versions qui avaient été envisagées par l’organisation. « J’ai été assez déçu de leur disposition AZERTY améliorée lors de l’enquête publique », nous raconte Antoine Olivier. Elles étaient « très différentes de l’AZERTY actuel sous Windows », avec bien trop de déplacements de lettres et de caractères, mais aussi des positionnements incohérents, comme la ligature « æ » sur la touche… Z.

Car c’est l’objectif initial d’AZERTY Global : améliorer l’AZERTY de Windows. « Les moyens mnémotechniques pour les différentes touches mortes et les différents symboles additionnels ont été rendus le plus simples possible », explique à Numerama son auteur, qui a travaillé entièrement seul sur ce projet. Force est de constater que ses bonnes idées ont fini par atteindre l’AFNOR.

Une norme qui n’est pas obligatoire

Il est à noter que cette norme n’a rien d’obligatoire : elle est basée sur le volontariat. Les fabricants de claviers sont libres de la respecter ou non. Cela dépendra notamment de l’appétence du public pour ce nouveau clavier — est-il prêt à changer pour une disposition nouvelle, qui nécessitera un temps d’adaptation ? — et d’une éventuelle incitation des pouvoirs publics, à commencer par le ministère de la Culture.

Selon Antoine Olivier, si cette nouvelle disposition est davantage satisfaisante que ce qui était proposé auparavant, il convient d’avoir en tête que sa généralisation aura « un important coût environnemental (pour le remplacement du matériel informatique) et économique (pour le temps d’adaptation nécessaire et la perte de productivité engendrée par le changement de disposition) ». Coût que l’on pourra en partie limiter en réduisant la production des claviers AZERTY classiques.

Quant à celles et ceux qui ne veulent pas changer leurs habitudes, aucun problème : « Les consommateurs peuvent bien heureusement conserver leurs claviers actuels s’ils le souhaitent. Ils sont toujours fonctionnels », rappelle l’AFNOR. Le seul objectif « est de limiter les difficultés dactylographiques actuelles » en procédant à plusieurs ajustements sans avoir besoin de réinventer la roue.

En attendant, le clavier AZERTY standard a encore de beaux jours devant lui.

azerty clavier
https://www.numerama.com/tech/477769-clavier-azerty-ameliore-quest-ce-qui-va-changer.html#commentaires

La nouvelle loi sur le droit d'auteur renforce les devoirs des plateformes - CCM

Wed 3 Apr 2019 - 05:03

La réforme du droit d'auteur en Europe veut aider les créateurs de contenus à défendre leurs droits vis-à-vis des plateformes numériques.

(CCM) — Dans la nouvelle directive que les députés européens viennent d'adopter, le célèbre article 13 est devenu l'« article 17 », mais dans l'ensemble, le contenu de la loi n'a pas changé fondamentalement. La réforme du droit d'auteur en Europe prend forme, en renforçant les responsabilités desplateformes de contenus en ligne.

Le nouvel article 17 de la directive européenne sur le droit d'auteur prévoit que les plateformes digitales soient considérées comme responsables des contenus que les internautes partagent publiquement. C'est la fin programmée du statut d'hébergeur dont beaucoup de plateformes profitaient jusqu'à présent. L'objectif est de mieux protéger les œuvres en amont, dès le moment où un internaute veut les « uploader ».

Les obligations imposées aux plateformes dépendent de leur situation. Après 3 ans d'existence et au-delà de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, leur responsabilité est de rendre inaccessible tout contenu inapproprié le plus vite possible. Quant aux plateformes de plus de 5 millions de visiteurs par mois, leur responsabilité n'entre en jeu qu'à partir du moment où elles ont reçu une notification des ayants droits. En cas d'infraction sur le droit d'auteur, chaque contrefaçon pourrait être punie de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

Les législateurs ont prévu des exceptions. Les parodies restent permises, même sans l'autorisation des propriétaires des contenus. Idem pour les citations, les revues de presse ou les critiques. Sont également exclus les plateformes de contenus à but non lucratif, les sites de partage de logiciels libres, les places de marché et les services de communication. Wikipedia, GitHub, LeBonCoin, WhatsApp et leurs concurrents devraient donc échapper aux nouvelles responsabilités prévues par la directive européenne.

Mais sur toutes les plateformes concernées, le filtrage automatique des contenus devrait devenir la norme, quitte à ce que des contenus soient refusés abusivement, comme le craignent les défenseurs des libertés sur Internet. Ces derniers craignent que les algorithmes de filtrage ne soient pas assez performants pour analyser les différents contextes d'utilisation d'un même contenu : entre une parodie et une utilisation abusive d'une vidéo, la différence est parfois subtile.

censure directive-droit-d-auteur Europe
https://www.commentcamarche.net/news/5872561-la-nouvelle-loi-sur-le-droit-d-auteur-renforce-les-devoirs-des-plateformes

Dossier médical partagé, quels risques en termes de cybersécurité ? | UnderNews

Mon 1 Apr 2019 - 18:34

Attendu depuis 15 ans, puis testé entre décembre 2016 et mai 2018 dans 9 départements français, le dossier médical partagé (DMP) est désormais officiellement lancé depuis ce mardi 6 novembre sur tout le territoire Français.

Avis d’expert Proofpoint – Présenté comme un nouvel outil au service des patients et des professionnels de santé, il contiendra de nombreuses informations confidentielles telles qu’antécédents médicaux et familiaux, allergies, groupe sanguin, vaccins, traitements, radios, analyses, comptes rendus opératoires, coordonnées de proches à avertir, mais aussi dernières volontés (dons d’organe, refus de décès à l’hôpital, etc.). L’objectif étant d’obtenir une meilleure prise en charge des patients et d’améliorer la coordination entre les différents praticiens.

Pour autant, l’arrivée de ce dossier personnel numérique soulève quelques questions sur la confidentialité des données. D’autres pays sont également concernés par le sujet. Les Australiens ont par exemple jusqu’au 15 novembre 2018 pour décider d’adhérer ou non à l’initiative « My Health Record » qui permettra aux fournisseurs de soins de santé d’accéder instantanément en ligne aux informations importantes relatives aux patients. Dans le même temps, la cybercriminalité est la menace qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde, et le secteur de la santé en Australie est la principale cible du continent, selon un rapport publié en juillet par le Commissaire australien à l’information.

Les questions de sécurité sont plus que jamais au cœur du sujet. Rien qu’en juillet dernier, ce sont 1.5 million de Singapouriens qui ont été victimes d’une cyberattaque et se sont vu dérober leurs dossiers médicaux. Il s’agissait d’une attaque sans précédent car elle visait également le Premier ministre Lee Hsien Loong.

Aujourd’hui, les acteurs de la menace, plutôt que d’attaquer l’infrastructure des réseaux, ciblent directement les utilisateurs afin de s’introduire dans les systèmes et accéder aux informations des patients. Proofpoint, expert en cybersécurité l’assure, l’un des axes importants d’une stratégie efficace de protection des emails consiste à déployer des protocoles d’authentification des courriers électroniques tels que DMARC et des défenses contre les domaines ressemblants. Déployer une solution CASB permet aussi d’améliorer la visibilité des applications sur le cloud, des services et des add-ons utilisés par les employés.

En France, le gouvernement assure que les informations médicales du patient sont hautement sécurisées car toutes les données seront chiffrées et la France reste un des pays qui accorde le plus d’importance à la sécurité des données de santé à caractère personnel.

cyber-sécurité Dossier-Médical-Partagé sécurité
https://www.undernews.fr/reseau-securite/dossier-medical-partage-quels-risques-en-termes-de-cybersecurite.html
page 37 / 97

 Tags


  • RGPD
  • Vie-privée
  • reconnaissance-faciale
  • généalogie
  • histoire
  • acadie
  • canada
  • voyages
  • america
  • bretagne
  • provence
  • var
  • Revest
  • css
  • css3
  • html
  • générateur
  • adhoc
  • langue
  • livre
  • Lévothyrox

Nuage de tags

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service
by the Shaarli community - Help/documentation - Framasoft/myframa