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 La revue de web de Kat

Huawei-Google : les restrictions américaines levées pour trois mois

Tue 21 May 2019 - 21:21

Les États-Unis calment le jeu avec Huawei. Quelques jours après la mise sur liste rouge du géant chinois de la téléphonie par le Département du commerce américain, l'administration de Donald Trump est finalement revenue sur une partie des interdictions imposées au géant chinois des télécoms, lundi 20 mai. Le secrétaire au Commerce a accordé une exception au régime de sanctions d'une période de 90 jours afin de laisser le temps à la firme de Shenzhen et à ses partenaires commerciaux de s'adapter. Google pourra par exemple continuer de fournir des mises à jour de son système d'exploitation Android aux détenteurs de smartphones Huawei jusqu'au 19 août.

Ce geste vise à atténuer l'impact immédiat du gel des relations commerciales de Huawei avec ses fournisseurs américains. "Cette licence générale temporaire donne au [secteur] le temps de s’organiser autrement et au ministère [du commerce] la possibilité de déterminer les mesures appropriées à long terme pour les entreprises de télécommunication américaines et étrangères qui se servent aujourd’hui des équipements d’Huawei pour certains services essentiels", a fait savoir le secrétaire au commerce, Wilbur Ross.

Huawei est également en discussion avec Google pour trouver une solution au gel de ses liens commerciaux avec le géant américain. "Google est une bonne entreprise et une entreprise hautement responsable. Google et Huawei sont en discussion pour chercher une réponse", a déclaré le fondateur du groupe chinois, Ren Zhengfei, dans un entretien à des médias chinois. Le dirigeant a par ailleurs jugé que "le personnel politique américain, par ses façons de faire, montre qu'il sous-estime notre force", assurant que "la 5G de Huawei ne sera absolument pas affectée" par ces mesures.

Huawei
https://www.rtl.fr/actu/international/huawei-google-les-restrictions-americaines-levees-pour-trois-mois-7797674683

Huawei fait des stocks de composants depuis fin 2018

Tue 21 May 2019 - 21:12

Même avec les 90 jours de battement retardant l'effet du décret Trump, Huawei risque de rencontrer des problèmes d'approvisionnement en composants pour ses futurs smartphones. Le groupe chinois fait cependant des stocks depuis plusieurs mois.

La signature du décret plaçant le groupe Huawei sur liste noire et bloquant une bonne partie de ses relations commerciales avec les entreprises high-tech US au nom de l'urgence nationale a créé un choc dans l'industrie mobile et annonce des inflexions de stratégie de grande ampleur.

L'effet du décret a été repoussé de 90 jours pour laisser à Huawei la possibilité de maintenir son activité actuelle et ne pas pénaliser les clients et utilisateurs de ses équipements et smartphones mais la question se pose de la disponibilité des composants pour ses prochaines générations de smartphones, ordinateurs et autres produits électroniques.

La mise en application du décret n'est pas une totale surprise. Dès fin 2018, Donald Trump évoquait son intention de recourir à cette arme puissante dans la guerre économique opposant les Etats-Unis à la Chine.

Le groupe Huawei a donc pris les devants et commencé à partir de ce moment à stocker des composants pour faire face à un éventuel barrage des accès aux approvisionnements.

Selon le site Digitimes, La firme chinoise peut tenir avec les réserves accumulées depuis fin 2018 jusqu'à la fin de l'année. Les sources d'approvisionnement taiwanaises ont d'ailleurs été priées de livrer en avance leurs composants durant le premier trimestre 2019.

Mais cela ne résoudra pas tous les problèmes. Le fondeur taiwanais TSMC, qui souffre déjà du tassement des ventes de smartphones, s'attend désormais à une chute des commandes venant de HiSilicon / Huawei si le décret américain est appliqué à la lettre ces prochains trimestres.

Cela pourrait aussi avoir des répercussions sur les ventes d'iPhone en Chine, en représailles aux vexations de Trump, alors que TSMC produit aussi les SoC Apple Ax des appareils mobiles d'Apple.

Huawei
https://www.generation-nt.com/huawei-decret-usa-stocks-composants-actualite-1965132.html

Les Etats-Unis accordent un sursis de trois mois à Huawei

Tue 21 May 2019 - 21:01

Frappé d'un embargo américain, le constructeur chinois dispose d'un répit de 90 jours pour mettre à jour ses produits. Et préparer la suite.

Comme nous l'expliquions hier (voir actualité), le gouvernement de Donald Trump a placé Huawei sur une liste noire. Interdit de s'approvisionner en produits technologiques américains, le constructeur chinois ne plus acheter de composants électroniques chez des fournisseurs comme Intel, Qualcomm ou Broadcom, ni même, et c'est plus grave encore, intégrer les logiciels et les services de Google à ses produits. Une situation qui a semé la panique chez les nombreux utilisateurs de smartphones et de tablettes signées Huawei - ou Honor, sa filiale – qui craignent d'être privés d'applications et, surtout, de mises à jour.

Après avoir rassuré les possesseurs d'appareils en circulation, en leur garantissant l'accès aux services d'Android, comme l'a confirmé Google (voir actualité), Huawei a réagi en promettant avoir d'autres solutions en réserve, à la fois pour le logiciel et le matériel. "S'il y a un embargo sur l'approvisionnement, nous avons une solution de secours", a déclaré Ren Zhengfei, le fondateur de Huawei, à la presse chinoise. On sait en effet que l'industriel a depuis longtemps dans ses cartons n projet de système d'exploitation maison et qu'il peut s'appuyer sur sa filiale HiSilicon pour lui fournir des composants sur mesure.

Mais alors que le géant se prépare au pire, on apprenait aujourd'hui par voie officielle que le département du Commerce américain avait décidé de lui accorder un sursis de 30 jours. Un délai pendant lequel Huawei pourra encore se fournir chez des sociétés américaines afin d'entretenir son parc d'appareils et, surtout, ses équipements réseau, très utilisés dans le monde et en particulier aux Etats-Unis. Bien entendu, cette période de grâce à des fins de maintenance garantit aux utilisateurs de produits Huawei et Honor l'accès aux mises à jour d'Android et des autres services de Google jusqu'au 19 août prochain. Mais, même si cette dérogation est en principe reconductible, rien n'est dit sur l'avenir. Et il y a fort à parier pour que la situation continue d'évoluer à un rythme frénétique.

Ce qui semble clair aux yeux des observateurs les plus avertis, c'est que cette affaire est intimement liée aux négociations commerciales que les Etats-Unis mènent actuellement avec la Chine. Pour certains esprits critiques, il ne s'agirait que d'un moyen pour Donald Trump de faire pression sur les autorités chinoises. Et ce sursis surprise accordé après la sanction ne serait qu'une monnaie d'échange pour inviter le gouvernement de Pékin à faire des concessions.

Quoi qu'il en soit, la décision américaine est lourde de conséquences pour le monde entier, notamment en Europe et en France –on compte près de 4 millions d'appareils Huawei et Honor en circulation dans l'Hexagone. Car si le blocage perdure au delà du sursis, il est possible que des consommateurs abandonnent la marque chinoise pour des concurrents qui ne seront pas pénalisés, afin de suivre l'évolution technologique et continuer à utiliser leurs services habituels. Soutenu par son pays, le géant chinois, quoique pénalisé, semble confiant, assurant même que cet embargo ne l'empêchera pas de déployer la 5G, un secteur où il reste en avance nette sur les autres acteurs. En attendant un dénouement, le bannissement de Huawei pourrait faire, au moins temporairement, les affaires de Samsung et d'Apple, tous deux malmenés l'an dernier par les ventes colossales du groupe chinois. Souhaitons toutefois que cette histoire ne soit finalement qu'une menace destinée à peser dans les négociations.

Huawei
https://www.commentcamarche.net/news/5872735-les-etats-unis-accordent-un-sursis-de-trois-mois-a-huawei

Huawei privé d'Android : quel avenir pour les utilisateurs ?

Mon 20 May 2019 - 19:36

uite à l'embargo américain, de nombreux utilisateurs de produits Huawei et Honor s'inquiètent de la disparition d'Android et des applis Google.

L'annonce fait grand bruit depuis sa publication (voir actualité). Placé sur la liste noire des Etats-Unis, Huawei ne pourra plus se fournir chez des éditeurs et des constructeurs américains. Et comme Google a déjà rompu son contrat, le géant chinois ne pourra plus intégrer Android ainsi que les applis Google sur ses prochains produits. De quoi créer la paniquer chez les possesseurs actuels de smartphones ou de tablettes Huawei – ou Honor, sa filiale –, qui craignent à juste titre de ne plus pouvoir utiliser le système d'exploitation mobile ainsi que les incontournables applications Google livrées en standard, comme Gmail, Google Maps, Google Assistant ou encore Docs, sans oublier l'indispensable Play Store, la boutique d'applis.

Huawei s'est voulu rassurant dans un communiqué officiel. "Huawei a largement contribué au développement et à la croissance d’Android dans le monde entier. Nous sommes l’un des partenaires clé d’Android et nous avons travaillé en étroite collaboration avec sa plateforme open source afin de développer un écosystème bénéficiant à la fois aux utilisateurs et au secteur.
Huawei continuera à fournir des mises à jour de sécurité et des services après-vente à tous les smartphones et tablettes des marques Huawei et Honor qui existent, y compris ceux déjà vendus ou en stock dans le monde.
Nous continuerons à construire un écosystème logiciel sûr et durable, afin de fournir la meilleure expérience possible aux utilisateurs du monde entier."

En clair, les possesseurs actuels de produits Huawei ou Honor pourront continuer d'utiliser leurs appareils normalement, en profitant des mises à jour de sécurité d'Android. Ce que Google a officiellement confirmé dans un tweet, en précisant que "les services tels que Google Play et Google Play Protect continueront de fonctionner sur les terminaux existants". Pas d'inquiétude à avoir donc pour le présent.

En revanche, comme le souligne très justement The Verge, rien n'est garanti pour l'avenir. Et si l'on peut présumer que les prochains modèles signés Huawei ou Honor n'embarqueront aucun logiciel Google, il est également probable que les modèles actuels ne puissent pas bénéficier des futures versions d'Android – notamment la version 10 (Q) –, comme cela étant pourtant prévu, et qu'ils restent bloqués à Android 9 (Pie). Il faut espérer que les relations entre Google et Huawei, et, plus globalement, entre les les États-Unis et la Chine, se débloque rapidement pour que la situation évolue. Affaire à suivre donc.

Huawei
https://www.commentcamarche.net/news/5872729-huawei-prive-d-android-quel-avenir-pour-les-utilisateurs

Huawei : les mises à jour assurées pour les smartphones existants, l'incertitude ensuite

Mon 20 May 2019 - 15:58

Face au choc créé par l'annonce de l'interruption de certaines activités entre Google et Huawei, le groupe chinois apporte quelques précisions sur les mises à jour de ses smartphones.

La guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine a pris une nouvelle tournure à la suite du décret présidentiel américain mettant Huawei en liste noire et l'empêchant de maintenir des activités avec des entreprises US.

Les conséquences sont déjà concrètes avec l'interruption des livraisons de composants électroniques conçus par des groupes high-tech nord-américains et le blocage de certaines activités avec Google, ce qui va conduire ce dernier à ne plus proposer ses services mobiles sur Android.

Cela ne signe pas la fin de la plate-forme mobile chez Huawei mais cette situation va poser beaucoup de question pour les possesseurs, actuels et à venir, de smartphones Huawei.

Le groupe chinois commence à apporter des éléments de réponse en indiquant que rien ne devrait changer pour les utilisateurs actuels concernant les mises à jour et correctifs de sécurité d'Android.

Pour les smartphones Huawei mais aussi Honor déjà commercialisés, les services mobiles de Google resteront assurés, au moment à court terme. Ce sera aussi le cas pour les équipements télécoms achetés par les opérateurs US régionaux, afin de ne pas créer de rupture d'activité.

C'est plutôt pour les prochaines générations de smartphones que la question se pose et, pour le moment, Huawei n'y apporte pas de réponse.

Les smartphones des deux marques commercialisés en Chine exploitent déjà Android sans les services de Google et ont des applications alternatives, mais l'absence des services officiels de Google, à commencer par le portail Google Play, va sans doute constituer une vraie difficulté pour les activités commerciales des deux marques hors de Chine, et c'est en Europe, marché hautement stratégique pour le groupe chinois, que les conséquences risquent d'être les plus visibles.

Huawei
https://www.generation-nt.com/huawei-smartphone-android-securite-actualite-1965082.html

Vous avez un Huawei? Ce que change la décision de Google de retirer la licence Android | Le Huffington Post

Mon 20 May 2019 - 15:39

Après le décret anti-Huawei, Google est contraint de limiter grandement sa collaboration avec le constructeur chinois.

Par Grégory Rozières

TECHNO - C’est un énorme coup dur pour Huawei. Google est en train de suspendre sa collaboration avec l’entreprise, a-t-on appris de plusieurs sources ce lundi 20 mai. Or, les smartphones de Huawei fonctionnent tous avec Android, le système d’exploitation de Google.

C’est donc un véritable tremblement de terre pour le constructeur, accusé par Donald Trump d’être à la solde du gouvernement chinois. La décision de Google fait suite à la publication, le 16 mai, d’un décret plaçant Huawei (et d’autres sociétés chinoises) dans la liste des entreprises représentant un risque pour la sécurité nationale.

Mais qu’est-ce que cette rupture entre Google et Huawei veut dire pour les utilisateurs de ces smartphones? Car s’ils ne sont pas vendus aux Etats-Unis, les (très performants) téléphones de Huawei sont partout en Europe et en France: c’est l’une des trois plus grandes firmes, avec Samsung et Apple. Et c’est également l’un des meilleurs constructeurs de smartphones, selon les tests du HuffPost.

Contacté par Le HuffPost, un porte-parole de Google précise que la société “respecte le décret et examine les implications”. Quant aux utilisateurs actuels, la société se veut rassurante: “Pour les utilisateurs de nos services, Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants”.

Qu’est-ce que cela veut dire, concrètement? Des sources internes nous précisent que Google doit, légalement, arrêter tout transfert de technologies (physiques comme logicielles) avec Huawei, sauf si celles-ci sont publiques et libres.

La colonne vertébrale d’Android

Huawei pourrait donc continuer à utiliser le système d’exploitation Android dans le futur... ou plus spécialement sa version “open source”. Gigantesque problème pour Huawei: cette version d’Android n’intègre pas les applications made in Google. Pas de Gmail, pas de Chrome ou Youtube. Mais surtout, et c’est là le nœud de l’affaire, pas de Google Play. Cet équivalent de l’Apple Store est la pierre angulaire de l’écosystème Android, c’est par cette application que l’utilisateur a accès à des millions d’applications très facilement, d’Uber à Fortnite en passant par celle du HuffPost.

Ces applications peuvent être téléchargées sur d’autres magasins d’applications. Huawei travaille d’ailleurs sur le sien. Mais le Google Play est aujourd’hui la seule vraie porte d’entrée, avec l’Apple Store, à la majorité des applications smartphones.

Mais si vous avez déjà acheté un smartphone Huawei, n’ayez pas d’inquiétude. Le compte Twitter d’Android a précisé que “les services comme Google Play et les services de sécurité comme Google Play Protect continueront de fonctionner sur vos produits Huawei existants”.

For Huawei users' questions regarding our steps to comply w/ the recent US government actions: We assure you while we are complying with all US gov't requirements, services like Google Play & security from Google Play Protect will keep functioning on your existing Huawei device.
— Android (@Android) May 20, 2019

La question des mises à jour

De même, nous précise une source interne, les mises à jour d’applications sur Google Play seront toujours autorisées, car elles ne requièrent pas d’interactions entre Huawei et Google.

Concernant les mises à jour globales d’Android (qui permettent d’accéder à de nouvelles fonctionnalités, mais corrigent également des bugs et des failles de sécurité), il faudra d’abord qu’elles soient disponibles sur la version open source d’Android, puis que Huawei les mette à jour via leurs propres services. Reste à voir si cela ralentira les mises à jour.

Pour l’instant, impossible de savoir jusqu’à quand les smartphones à venir seront toujours autorisés à utiliser le magasin d’applications de Google. Justement, le Honor 20, de la marque filiale de Huawei, doit être dévoilé fin mai.

De son côté, l’entreprise chinoise a précisé: “Huawei continuera d’apporter les mises à jour de sécurité et d’assurer les services d’après-vente à tous les smartphones et tablettes déjà vendus et tous ceux disponibles sur le marché à travers le monde. Nous continuerons de construire un écosystème logiciel sécurisé et durable afin d’apporter la meilleure expérience à tous les utilisateurs dans le monde”.

Huawei
https://www.huffingtonpost.fr/entry/vous-avez-un-huawei-ce-que-change-la-decision-de-google-de-retirer-la-licence-android_fr_5ce255ade4b00735a91a03bb

Huawei / Honor perd sa licence Android et doit passer par AOSP !

Mon 20 May 2019 - 13:06

Dans la foulée du décret présidentiel de Trump, Huawei ne peut plus aussi facilement faire affaire avec des entreprises américaines. Et cela commence avec le retrait de sa licence Android par Google.

En signant le décret mettant les équipementiers chinois à l'écart au nom de l'"urgence nationale", le président des USA Donald Trump s'assure que ces derniers ne seront pas présents au coeur des réseaux de télécommunication 5G mais cela conduit aussi à impacter les relations de Huawei (et sa marque Honor) avec les entreprises US qui lui fournissent des composants et des services.

Android 9 Pie logo
L'une des conséquences immédiates, révélée par l'agence Reuters, est que Google a révoqué la licence Android de Huawei et de Honor !

Si les services mobiles, comme le portail Google Play, Gmail ou Youtube, continueront de fonctionner sur les smartphones existants, le fabricant pourrait ne plus pouvoir les proposer sur de futurs appareils mobiles.

Il n'aurait alors d'autre choix que de se tourner vers la version open source AOSP (Android Open Source Projet) avec une limitation dans les possibilités naturellement offertes par Android mais aussi une mise à disposition des correctifs de sécurité seulement quand ces derniers sont disponibles sur AOSP.

Les fournisseurs de composants stoppent les approvisionnements

Mais ce ne sont pas les seules conséquences puisque les fournisseurs de composants américains mais aussi européens sont en train de revoir leurs accords d'approvisionnement de puces pour Huawei et Honor.

Intel, Qualcomm, Broadcom aux Etats-Unis mais aussi Infineon et STMicroelectronics en Europe ont commencé à suspendre les livraisons de composants, vers le groupe chinois.

Des discussions sont en cours pour décider dans quelle mesure ces restrictions, qui fragilisent aussi les acteurs concernés, seront appliquées. Reuters rapporte déjà que les fabricants de semiconducteurs européens connaissent déjà un coup de froid boursier consécutif à ces annonces.

Et la question des observateurs du marché après l'annonce du décret présidentiel prend d'autant plus d'acuité : comment Huawei réussira à organiser son approvisionnement sans accès aux grands fournisseurs occidentaux ? Le problème ne devrait pas être sensible immédiatement, dans la mesure où le fabricant a fait des stocks face à la montée des menaces pesant sur lui mais il faudra bien trouver des solutions.
Une existence est-elle possible hors Android ?

La rumeur d'un OS mobile alternatif préparé par Huawei en cas de perte de son accès à Android, évoquée depuis plusieurs années, pourrait éventuellement constituer une issue de secours de court terme mais la perte de la licence Android risque de porter un coup d'arrêt au succès de Huawei, sur les marchés internationaux au moins.

Le groupe dispose tout de même déjà de services alternatifs (qu'on accuse souvent de doublonner les services de Google dans les tests de smartphones) qui pourront prendre le relais de ceux qui deviendront inaccessibles. La domination mondiale d'Android est toutefois tellement massive qu'il faudra sans doute au fabricant chinois un temps d'adaptation à cette nouvelle donne.

Si le marché télécom chinois sait déjà se passer d'Android, au moins dans une certaine mesure, l'absence des services de la plate-forme mobile de Google / Alphabet risque d'être plus difficile à faire accepter sur les marchés internationaux. La forte expansion de Huawei ces dernières années pourrait trouver là un coup d'arrêt.

Et n'oubliez pas de consulter les promotions Huawei avec les smartphones P30 Pro à 699€, P30 à 579€, P30 lite à 362€, Mate 20 Pro à 529€,...

Huawei
https://www.generation-nt.com/huawei-honor-android-licence-aosp-actualite-1965068.html

Google, Intel et Qualcomm coupent les ponts avec Huawei

Mon 20 May 2019 - 13:00

Suite à une décision du gouvernement Trump, Huawei ne pourra plus acheter de produits américains. Un coup très dur pour le géant chinois, et pour ses clients.

C'est un coup de tonnerre qui frappe le monde la high-tech aujourd'hui. Selon des informations publiées par Reuters et Blooberg, Huawei ne pourra plus se fournir chez Google, Intel, Qualcomm, Broadcom, Micron Technology et Western Digital. Placé sur une liste noire par le président Donald Trump, le constructeur chinois n'a plus le droit d'acheter des technologies américaines sans un accord du gouvernement. Une décision brutale qui marque une nouvelle étape dans la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, et qui fait suite aux accusions d'espionnage dont Huawei fait l'objet depuis plusieurs mois. Et qui risque de pénaliser très rapidement les clients du géant chinois dans le monde entier...

Concrètement, Google aurait déjà coupé les ponts avec Huawei, en bloquant notamment l'accès à toutes les fonctions liées à Android. Selon Reuters, le constructeur chinois n'aurait plus accès aux mises à jour d'Android et ne pourrait plus intégrer en standard les applis et les services Google (Gmail, Google Maps, Chrome, etc.), en particulier le Play Store, dans ses prochains smartphones et tablettes. Un véritable coup de massue qui priverait Huawei de tout l'écosystème Android.

Dans le même temps, et toujours suite aux ordres de l'administration Trump, plusieurs constructeurs de semiconducteurs et de composants électroniques comme Intel, Qualcomm, Broadcom, Micron Technology et Western Digital n'ont plus le droit de fournir des produits à Huawei. Le fabricant chinois ne pourrait ainsi plus intégrer de modem Qualcomm dans ses smartphones ni de processeurs Intel dans ses ordinateurs et ses serveurs. Là encore, c'est un coup dur pour Huawei, qui se voit privé de composants indispensables. D'autant que des fournisseurs européens pourraient suivre, dans la lignée de l'Allemand Infineon qui a décidé de plus vendre de mémoire au géant chinois, comme le révèle Nikkei.

Accusé depuis des mois d'espionnage pour le compte du gouvernement chinois (voir actualité), Huawei se retrouve au coeur de la tourmente. Et d'une féroce guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Il faut reconnaître que Huawei occupe une position stratégique aujourd'hui dans le domaine de la high-tech. Car si le géant chinois occupe la deuxième place mondiale des constructeurs de smartphones, il est aussi, et surtout, en première ligne pour la 5G. Une position qui inquiète les Américains, car, outre les accusations sur la présence supposée de portes dérobées dans les équipements de télécommunications installés dans le monde entier, la position dominante de Huawei dans l'univers de la 5G pourrait poser des problèmes d'indépendance et de sécurité dans la mesure où cette technologie va se déployer dans toutes les applications du quotidien, de la télévision mobile à la voiture autonome en passant évidemment par tous les services Internet.

Face à ces décisions de blocage, Huawei se retrouve aujourd'hui dans une situation inédite et délicate. Si le contrat avec Google est effectivement rompu, il faudra que le géant chinois mette en place très rapidement des solutions de secours. Il pourrait notamment utiliser son système d'exploitation maison, qui serait en développement depuis des années, sur une base open source d'Android. Mais il lui faudrait aussi mettre en place une alternative au Play Store pour diffuser des applis, et bâtir une nouvel écosystème, ce qui n'est pas gagné. Idem du côté des composants. Le constructeur chinois dispose déjà de sa propre filiale spécialisée, HiSilicon, qui fabrique notamment des processeurs multifonctions pour ses produits mobiles : des SoC qui n'ont rien à envier en termes de performances aux modèles signés Apple ou Qualcomm. Mais quid du reste, et en particulier des puces pour PC ?

Surtout, les décisions américaines pourraient avoir des conséquences concrètes à très court terme sur les clients de Huawei, nouveaux comme anciens. Car, mondialisation oblige, le constructeur chinois vend ses produits sur toute la planète, y compris en Europe et en France, où il occupe aujourd'hui une place enviable. Si Huawei n'a plus accès aux applis et aux services de Google, il en ira de même pour de très nombreux utilisateurs, qui pourraient se voir ainsi privés de mises à jour.

Nul doute que le constructeur et le gouvernement chinois vont rapidement réagir pour trouver des solutions et riposter au blocage américain qui risque de faire vaciller tout un pan de l'économie. Les prochaines heures seront mouvementées...

Huawei
https://www.commentcamarche.net/news/5872725-google-intel-et-qualcomm-coupent-les-ponts-avec-huawei

Sacrés Ancêtres !: Guide de survie du généalogiste en milieu... normal

Sat 18 May 2019 - 12:40

La généalogie c’est bien. Mais ça nous transforme un peu… Quand le généalogiste est en société, il est alors l’objet de curiosité, entre fascination et répulsion.
L’an dernier mon frère s’est marié et j’ai été son témoin. Ravi du mariage et d’être choisi pour témoin, il m’est quand même venu une pensée bizarre que je ne partage qu’avec vous, chers lecteurs. J’allais signer sur un acte de mariage.

Oui. J’allais être témoin.

Et j’ai pensé à ces générations futures qui, faisant de la généalogie, me noteraient en témoin de mariage. Du coup, quand j’ai signé, en mairie et à l’église, j’ai fait une belle signature pour la postérité.
Si je dis ça à mon frère, pour qui la généalogie est la lubie de son frère, il va me regarder étrangement, lever un sourcil puis, après hésitations, me dire : « Hein ? J’ai rien compris. »

Car nous sommes bizarres. Les généalogistes sont bizarres.

Les gens normaux, quand vous dites que vous faites de la généalogie, vous posent des questions comme :
« T’es remonté jusqu’où ? »
« Tu descends de Jeanne d’Arc ? parce que moi, oui »
« T’es noble ? »
« Pourquoi tu fais ça ? Tu veux hériter de quelqu’un ? »
« C’est quoi l’intérêt ? »
« Et sinon, tu peux me passer le sel ? »

Et faut surtout pas répondre sérieusement. Ni se moquer. Ni bouder. Dans l’idéal, faut prendre un air détaché et dire que c’est un passe-temps, que non, c’est une légende j’ai pas de blog.

Ou dire, sur un ton hipster : « oui, je m’intéresse à l’anthropologie familiale à l’époque moderne, aux systèmes d’alliance en zones rurales et urbaines ; d’ailleurs, tu savais que tatie Ursule était née à Roquefort-la-Bédoule et pas à Althen-les-Paluds ?!!! Dingue hein ! C’est qui ? Euh… »

C’est la raison pour laquelle cet article me semble important. Donner les clés au généalogiste pour interagir avec le Monde Normal, celui des non-initiés.

Faut être compréhensif. Quand l’oncle Ernest vous parle de sa passion pour les sifflets imitant tous les oiseaux, dont la Talève sultane ! et que vous levez les yeux au ciel en priant pour être foudroyé, il faut vous dire que vous pouvez avoir le même effet sur les autres, y compris tonton Ernest !!

D’où quelques conseils, à suivre pour votre propre sécurité.

  1. Si on vous pose une question sur la généalogie, pensez que la personne en face a peut-être une curiosité limitée.
    Si au bout d’un quart d’heure, vous répondez toujours à la question et que votre interlocuteur a un regard vide, arrêtez-vous immédiatement. Même si vous êtes au milieu d’une phrase car de toute façon, personne écoute. Si l’autre sourit et vous répond « c’est intéressant », surtout, surtout !!, ne pensez pas que ça veut dire « dis m’en plus ».

  2. Si on ne vous pose pas de question sur la généalogie, n’y répondez pas.
    Ça paraît absurde, mais non. Ou peut-être. Enfin, bon…

  3. Tout sujet de discussion n’est pas l’occasion de placer une anecdote généalogique.
    Ainsi, si votre interlocuteur a passé de ravissantes vacances à Locmariaquer, inutile de préciser qu’une cousine au 7e degré y a vécu de 1726 à 1729 et de raconter ensuite toute sa vie, y compris que la brave Perrine Leglouec s’est mariée avec son cousin et qu’il a fallu une dispense de consanguinité du 3e au 4e degré, d’ailleurs vous savez comment ça marche en droit canonique ? Je vais vous dire.

  4. Photographier des tombes pour sauvegarder le patrimoine, c’est bien. Attention de ne pas le faire au moment d’un enterrement.
    Tout est dans les deux phrases ci-dessus. Je précise : même si c’est l’enterrement de la belle-mère, c’est pas une raison.

  5. Si on vous dit que la généalogie c’est pour les vieux, que ça sert à rien ou autre, restez zen.
    Pensez d’abord positivement, que vous êtes dans la nature à l’ombre d’un majestueux arbre aux ramifications multiples. Puis… non en fait, je conseille le crochet du droit. C’est un blog de généalogie ici, je vais pas donner des conseils de survie pour les non-initiés ! Le temps du dialogue viendra plus tard avec les échanges de politesse, La généalogie ça sert rien, Parce que toi tu sers à quelque chose ?, Je suis ta mère !, etc. Bref.

  6. La généalogie étant une passion old-school, rajeunissez-la.
    Live-twittez l’atelier de paléographie du vendredi, deuxième du mois, à la salle des fêtes de Beaumont-de-Pertuis.
    Faites une vidéo avec des filtres Snapchat en direct des AD avec l’archiviste. Je conseille la licorne qui vomit de l’arc-en-ciel.
    Partagez sur Facebook cet article. C’est pour vous que je dis ça.
    Si vous allez dîner chez vos parents, restez sur votre téléphone pour échanger des messages blasés avec vos potes généalogistes sur WhatsApp « J’suis chez les parents. Trop la lose. Vivement qu’j’me casse. T’es dispo ce soir ? Sérieux, ça s’rait cool qu’on se fasse une soirée mise à jour des sources Hérédis »

En somme, suivez ces conseils pour votre propre bien-être. Ou alors, faites ce que vous voulez, à vos risques et périls !
Si vous avez des suggestions pour le Guide de survie, n’hésitez pas à les partager en commentaire, ici ou ailleurs, ou par télépathie si vous aussi vous êtes blasés d’écrire parce que franchement, écrire ça fait tellement 2014, c’est mieux YouTube.

Merci de m’avoir lu et à très vite pour un autre article futile à votre survie !

Généalogie
http://sacres-ancetres.blogspot.com/2019/05/guide-de-survie-du-genealogiste-en.html

Trottinettes électriques et mini-engins motorisés: on vous explique tout ce qui va changer - Var-Matin

Sat 18 May 2019 - 10:16

Trottoir interdit, casque obligatoire, vitesse limitée... Dès la rentrée, les trottinettes électriques et autres mini-engins motorisés seront censés être strictement encadrés dans l’Hexagone. Pour faire face aux déplacements anarchiques des trottinettes électriques et autres mono-roues et hoverboard, une nouvelle réglementation entre en vigueur en septembre.

C’est un phénomène de société. Même Usain Bolt s’y met ! L’ancienne star du sprint mondial a récemment fait la promotion, à Paris, de sa propre marque de trottinettes électriques. A Marseille, A Nice, comme dans la capitale, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont même disponibles en libre-service, en deux clics.

Devant la croissance exponentielle des usagers motorisés, le gouvernement s’est penché sur les nouvelles règles à inscrire au Code de la route. Objectif : définir un cadre plus sécurisé pour les municipalités, utilisateurs et plateformes de location.

C’est la fin du feuilleton législatif. Adopté par le Sénat le 3 avril, le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) est examiné depuis mardi dernier par l’Assemblée nationale en dernière lecture. Objectif : contrecarrer la « loi de la jungle » des EDPM avancée par la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Et aussi légiférer sur de multiples sujets comme le forfait mobilité, ou encore la régulation des plateformes de VTC, etc.

Focus sur les mesures qui seront applicables à la rentrée prochaine.

Qui est concerné ?

Tous les utilisateurs de trottinettes électriques, gyroroues, overboards ou autres vélos à assistance électrique, sont concernés... Toutefois, certaines catégories d’âge ne pourront plus conduire de petits bolides, puisque l’âge minimum est fixé à 8 ans.

Enfin, les rodéos en tandem sont terminés : une seule personne sera autorisée à circuler sur un EDPM.

Quel équipement obligatoire?

Dans un souci de protection, les utilisateurs âgés de moins de 12 ans seront obligés de porter un casque, comme les cyclistes.

Afin d’accentuer leur visibilité sur les voies adaptées, ils seront désormais contraints de porter un équipement rétro-réfléchissant. Et ce, de jour comme de nuit. Il peut s’agir d’un brassard, d’un gilet ou encore de bandes réfléchissantes incorporées à une tenue vestimentaire.

Toujours dans une logique de visibilité, des feux avant et arrière sont obligatoires sur l’engin, tous comme des dispositifs rétroréfléchissants (appelés dans le milieu les catadioptres).

Autre dispositif obligatoire, un frein et un avertisseur sonore.

Attention aux inconditionnels de la musique « au guidon » : les écouteurs et autres appareils susceptibles d’émettre du son seront proscrits.

Où peut-on rouler ?

Au revoir le trottoir... Cette interdiction concerne bel et bien tous les mini-engins. Pas uniquement les trottinettes.

La circulation pourrait néanmoins être autorisé à une seule condition : que le maire prenne des dispositions et les autorise dans un périmètre établi par arrêté.

Sur les trottoirs, l’usager doit tenir son engin en main sans faire usage du moteur.

Dans les agglomérations, ils doivent, si possible, rouler sur les pistes et bandes cyclables. Ou alors sur des routes limitées à 50 km/h.

En dehors des agglomérations, il leur sera interdit de rouler sur la chaussée. Seules les voies vertes et les pistes cyclables sont autorisées.

En ce qui concerne le stationnement, il peut se faire sur le trottoir, à la stricte condition qu’il ne gêne pas la circulation des piétons.

Quelles sanctions prévues ?

Il y a trois types de contraventions prévues pour les usagers commettant des infractions.

La première est de 35 euros, pour un simple manquement aux règles de circulations. Le niveau supérieur concerne la circulation sur les trottoirs sans y être autorisé. Une amende de 135 euros (classe 4) est prévue à cet effet. Certaines villes pourront néanmoins autoriser les usagers à rouler dessus.

La plus élevée culmine à 1 500 euros (infraction de classe 5) pour un dépassement de la vitesse maximale autorisée : 25 km/h.

loi mobilité trottinettes vélo-électrique
https://www.varmatin.com/vie-locale/trottinettes-electriques-et-mini-engins-motorises-on-vous-explique-tout-ce-qui-va-chnager-383160?t=NzExNTY4MDQ3YzM2ZmUyOTgzM2FjZjlhNGViZGYyMGNfMTU1ODE2NzEwODM5Ml8zODMxNjA%3D&tp=viewpay

Londres : il tente d'échapper à la reconnaissance faciale et se fait arrêter

Sat 18 May 2019 - 07:20

À Londres, en Angleterre, un homme a été arrêté après avoir tenté d'échapper aux caméras de reconnaissance faciale. La police avait pourtant indiqué dans un communiqué que "quiconque refusera d'être scanné ne sera pas nécessairement considéré comme suspect".

L'homme en question se serait couvert le visage lorsqu'il passait devant les caméras déployées par la ville, rapporte le journal britannique The Independant. Alerté par un homme qui avait vu des pancartes avertissant le public que des caméras les filmaient, il aurait alors relevé le haut de son pull afin de camoufler son identité. Arrêté par la police, il a été condamné à payer une amende de 90 livres, soit un peu plus de 100 euros.

Selon un porte-parole de la police, "des policiers ont arrêté un homme soupçonné d’agir dans le centre-ville de Romford lors du déploiement de la technologie de reconnaissance faciale. Après avoir été arrêté, l’homme est devenu agressif et a menacé les agents. En conséquence, un avis de pénalité pour désordre public lui a été délivré".

Considérant que la reconnaissance faciale était une atteinte à la liberté individuelle et la vie privée des gens, certaines villes ont décidé de la bannir. C'est le cas de San Francisco, première ville d'Amérique du Nord, à interdire à la police et autres agences gouvernementales de se servir de ce système. Le Conseil municipal entend ainsi garantir les droits civils des habitants.

liberté libre Londres reconnaissance-faciale Vie-privée
https://www.rtl.fr/actu/international/londres-il-tente-d-echapper-a-la-reconnaissance-faciale-et-se-fait-arreter-7797649814

La reconnaissance faciale interdite pour la police et le gouvernement à San Francisco | Le Huffington Post

Wed 15 May 2019 - 09:36

TECHNOLOGIE - San Francisco est devenue mardi 14 mai la première ville des États-Unis à interdire l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale par la police et d’autres agences gouvernementales.

Huit des neuf membres du conseil municipal de San Francisco se sont prononcés en faveur de cette nouvelle réglementation, qui doit encore faire l’objet d’un vote de procédure la semaine prochaine avec néanmoins peu de probabilité que cela change la donne. Cette interdiction ne concerne pas les aéroports ni les sites régulés par les autorités fédérales.

“La propension à ce que la technologie de reconnaissance faciale mette en danger les droits civils et les libertés civiques contrebalance de manière importante ses soi-disant bénéfices”, relève la décision, estimant que cette technologie “va exacerber l’injustice raciale et menacer notre capacité à vivre libre de toute surveillance permanente par le gouvernement”.
Empiètement sur la vie privée et mauvais coupables

Cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’une réglementation plus vaste sur l’utilisation des systèmes de surveillance et l’audit des politiques en la matière, avec des conditions plus strictes et la nécessité d’une approbation préalable du conseil pour les agences municipales concernant de tels systèmes. Une mesure similaire d’interdiction est envisagée à Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco.

La surveillance par reconnaissance faciale suscite chez certains des craintes liées au risque que des personnes innocentes soient identifiées à tort comme étant des délinquants et que ces systèmes empiètent au quotidien sur la vie privée.

Mais d’autres estiment que cette technologie peut aider la police à lutter contre la criminalité et à rendre les rues plus sûres. L’arrestation de criminels par la police a été portée à son crédit mais elle est également responsable d’identifications erronées.
L’exemple du profilage racial en Chine

“La reconnaissance faciale peut être utilisée pour la surveillance générale en association avec des caméras vidéos publiques et peut être utilisée d’une manière passive ne requérant pas la connaissance, le consentement ou l’adhésion de la personne concernée”, a relevé l’Association de défense des droits civiques (ACLU) sur son site internet. “Le plus grand danger est que cette technologie soit utilisée pour des systèmes de surveillance classiques et haut dessus de tout soupçon”, a-t-elle poursuivi.

Selon le New York Times, les autorités chinoises se servent de cette technologie intégrée aux vastes réseaux de caméras du surveillance du pays pour repérer les membres de la minorité musulmane des Ouïghours, après avoir été programmée avec leurs caractéristiques physiques pour ne chercher qu’eux.

Ce serait le premier exemple connu de l’utilisation par un gouvernement de l’intelligence artificielle pour faire du profilage racial.

reconnaissance-faciale TF Vie-privée
https://www.huffingtonpost.fr/entry/reconnaissance-faciale-san-francisco-police_fr_5cdbb3b6e4b0437438c3c939

Morbihan : les recensements de 1836 à 1906 sont en ligne

Tue 14 May 2019 - 20:26

Source de premier ordre pour les généalogistes, les recensements de population viennent d'être publiés sur le portail des archives du Morbihan. Ces listes nominatives en provenance des collections communales s’étendent sur 70 ans, de 1836 à 1906, soit 15 opérations de recensement.

Dans un premier temps, il s'agit des collections des communes allant d’Allaire à Muzillac, soit un peu plus de 100.000 pages numérisées, représentant environ 200.000 personnes recensées. Les registres peuvent être interrogés par commune ou par date, via un formulaire de recherche. Malheureusement, ils comportent de nombreuses lacunes, aussi bien dans les collections communales que dans celles de la préfecture, très disparates.

Pour aider le chercheur à se repérer, les archives départementales ont concocté un panorama des recensements de population du 19e siècle à 1975, disponible en ligne. Il détaille par commune et par année sous quelle forme les listes sont consultables : sous forme numérique, sous forme de microfilm, ou consultation papier en salle de lecture.

L'opération de numérisation des recensements a commencé en 2011, elle se poursuit pour les communes restantes qui feront l’objet d’une mise en ligne progressive. Mais cela prend du temps, puisqu'une restauration préalable des documents est quasiment nécessaire pour chaque volume, afin d'obtenir une bonne qualité d’image et de lecture. L'objectif est de parvenir à tout mettre en ligne pour 2021.

Liens

Portail des archives du Morbihan
Accès aux recensements
Panorama des recensements de population du 19e siècle à 1975 (PDF)

Bretagne Généalogie Morbihan
https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/archives/morbihan-les-recensements-de-1836-a-1906-sont-en-ligne

Actuel Moyen Age - 6 millions de croisés selon les manifestants... 15 000 selon la police - Libération.fr

Mon 13 May 2019 - 10:10

Bataille des versions, bataille des chiffres ce qui se passe en manifestation est souvent déformé. Mais au Moyen Âge aussi, on colportait volontiers des versions différentes du même événement.

Les lendemains de manifestations sont toujours propices à une véritable bataille des versions et des chiffres : l’écart entre les effectifs « selon la police » et « selon les manifestant.e.s » peut parfois prêter à rire et, dans tous les cas, ne rend pas les choses faciles pour s’informer. Or on retrouve cette importance accordée aux chiffres pendant le Moyen Âge, notamment quand il s’agit de partir en croisade !

Une réservation en Terre Sainte pour 100.000 personnes, c’est possible ?

La première Croisade (1095-1099), pèlerinage armée vers la Terre Sainte, a souvent laissé l’image de grandes masses humaines, progressant sur de longues distances vers Jérusalem. Il faut dire qu’en retraçant l’événement, les chroniqueurs de l’époque ont souvent tendance à mentionner d’importants effectifs mobilisés. Au départ de l’expédition en Orient, on peut compter 400 000 hommes selon Albert d’Aix ou encore 300 000 d’après Daimbert de Pise. L’un des témoignages intéressants est celui de Foucher de Chartres qui participa à la croisade et entreprit d’en raconter les événements. Dans son récit, il estime l’effectif de l’entreprise à 600 000 hommes capables de combattre et, sans s’arrêter à ce chiffre déjà impressionnant, il ajoute : « si tous ceux qui abandonnèrent leurs maisons, et entreprirent le pèlerinage qu’ils avaient fait vœu d’accomplir, étaient venus jusqu’à Nicée [ville d’Asie Mineure], nul doute qu’il y eût six millions de combattants réunis ». Un tel nombre est bien sûr complètement improbable, ne serait-ce que du fait de la démographie européenne de l’époque. Pour autant, derrière ces chiffres astronomiques proposés par Foucher de Chartres, on peut lire un message fort : celui selon lequel toute la chrétienté est appelée à prendre la croix vers la Terre Sainte et à surmonter les épreuves du trajet.

Les chiffres sont ainsi souvent des instruments du discours politique, idéologique ou religieux car ils frappent aisément l’esprit et prennent l’apparence de la réalité concrète et objective. La guerre des chiffres n’est pas prête de se terminer car elle reste au cœur de la bataille d’idées.

Quoiqu’il en soit, face à des effectifs aussi impressionnants, la tâche de l’historien.ne n’est pas facile, d’autant plus que les sources proposent des chiffres qui divergent d’un texte à un autre. Par ailleurs, certains chroniqueurs se plaisent à mentionner les bataillons de chevaliers, mais oublient d’énumérer les sergents à pied, les anciens chevaliers qui ont perdu leur monture pendant l’expédition et, surtout, les femmes, enfants et vieillards qui suivirent les croisés. Par mesure de précaution, plusieurs historiens soucieux d’estimer la taille de la première Croisade ont pris pour référence, dans les sources, les effectifs les moins élevés. La plupart s’accordent sur un total de 35 000 guerriers au départ de l’expédition. D’autres rehaussent ce comptage et y ajoutent les civils pour une estimation entre 60 000 et 100 000 personnes. Enfin, certains estiment qu’il ne pouvait y avoir qu’une dizaine de milliers de croisés car un nombre supérieur aurait dépeuplé l’Occident.

Compter les croisés

Il ne faudrait pas conclure trop vite de ces approximations que les auteurs médiévaux étaient terriblement mauvais en calcul – surtout lorsque l’on constate comment nos propres comptages contemporains peuvent être imparfaits et sujets à contestation. En effet, les dénombrements proposés par les chroniqueurs ne sont pas seulement une pure fantaisie mais obéissent à une certaine logique. Ces auteurs savent très bien qu’ils ne peuvent pas compter avec précision les participant.es d’un événement dont ils ne furent d’ailleurs pas nécessairement témoins. Ils ne cherchent pas à donner un chiffre exact, impossible à atteindre, mais plutôt un ordre de grandeur. À partir de ce qu’ils ont vu ou entendu, ils constituent cet ordre de grandeur en deux étapes : ils choisissent d’abord s’il faut compter en dizaines, en centaines, en milliers, etc. ; puis, ils appliquent un coefficient, souvent compris entre 1 et 4, ce qui donner des nombres comme 300, 4 000 ou 100 000. Ils proposent ainsi à leur public une idée générale du nombre d’individus ayant pris part à la croisade.

D’autre part, les chroniqueurs médiévaux savent parfois aussi critiquer les chiffres avancés par un autre : Guibert de Nogent se permet ainsi de critiquer à plusieurs reprises les inexactitudes de Foucher de Chartres et reproche à « ce prêtre » de s’être montré « fort exagéré dans ses calculs, comme, par exemple, lorsqu’il ose dire que ceux qui se rendirent à Jérusalem étaient au nom de six millions d’individus ». Enfin, on a pu dire que les chroniqueurs exagéraient les pertes humaines tout au long de la croisade : sur les 100 000 participant.es potentiel.le.s en 1096, ce serait un peu plus de 10 000 qui arrivent à Jérusalem en 1099 à en croire la plupart des récits. Une telle déperdition peut choquer. Toutefois, il est indéniable que l’expédition fut particulièrement meurtrière – entre les combats, l’épuisement ou la faim, les maladies ainsi que les défections. De la sorte, les chroniqueurs de l’époque ont sans doute cherché à insister sur l’importance des pertes humaines.
Nous sommes Légion ?

Il existe pour autant des œuvres médiévales sur la croisade où les chiffres sont bel et bien complètement fantaisistes ou alors utilisés de manière symbolique. Les armées musulmanes sont ainsi souvent présentées comme gigantesques. C’est le cas lors de la bataille de Dorylée en 1097 contre les Turcs. Selon « l’Anonyme normand », un participant de la croisade qui aurait tenu un genre de journal de bord : « les nôtres se demandaient avec étonnement d’où avait pu sortir une pareille multitude de Turcs, d’Arabes, de Sarrasins et autres impossibles à énumérer ». On observe ici le cliché d’une armée orientale innombrable, où se mélangent de nombreuses ethnies – dont certaines sont inventées – ce qui est présenté comme source d’indiscipline et d’impureté. En face, se tient l’armée croisée, ordonnée, unie et bénie par Dieu. On retrouve encore aujourd’hui une telle opposition caricaturale dans un film comme 300. Toutefois, ce sont surtout les chansons de geste qui mettent en scène des armées aux effectifs irréalistes. Après avoir mentionné des armées de 400 000, 600 000 et 900 000 soldats, La chanson d’Antioche présente l’armée du Turc Kaburqa comme composée de 32 bataillons de 60 000 hommes chacun ! Les auteurs de ces œuvres de fiction destinées à émouvoir le public cherchent surtout à montrer des armées de plus en plus grandes au fur et à mesure que l’action s’intensifie. Une véritable mine d’inspiration pour les blockbusters !

Pourtant, les chiffres avancés par les chroniqueurs servent également à faire passer un message. Quand Foucher de Chartres présente la mobilisation croisée, il n’hésite pas à grossir les effectifs pour montrer que l’appel à Dieu a été largement entendu à travers l’Occident. Par contre, lorsque cet auteur mentionne les croisés restés sur place après la prise de Jérusalem et la création des États latin d’Orient, il mentionne des chiffres très bas : « nous n’avions pas alors, en effet, plus de 300 chevaliers et autant de piétons ». Si les Latins installés en Orient furent effectivement peu nombreux – quelques milliers pour toute la Syrie-Palestine – un tel chiffre est volontairement faible. Foucher, resté en Orient, souhaitait sans doute y faire venir de nouveaux pèlerins et guerriers en Terre Sainte afin de tenir les récentes conquêtes face aux potentielles contre-attaques musulmanes.

Les chiffres sont ainsi souvent des instruments du discours politique, idéologique ou religieux car ils frappent aisément l’esprit et prennent l’apparence de la réalité concrète et objective. Malgré le vœu pieux de « retrouver l’innocence du chiffre » qu’a pu formuler le président du cabinet de comptage « Occurrence », la guerre des chiffres n’est pas prête de se terminer car elle reste au cœur de la bataille d’idées. À partir de là, sachons quand rejoindre la foule et quand s’en méfier !

Simon Hasdenteufel

Pour aller plus loin

Steven Runciman, Histoire des croisades, en 2 tomes, coll. « Texto », Paris, 2013.
Jean Flori, Chroniqueurs et propagandistes. Introduction critique aux sources de la première croisade, Genève, Droz, 2010.
Jean Flori, « Un problème de méthodologie. La valeur des nombres chez les chroniqueurs du Moyen Âge. À propos des effectifs de la première Croisade », dans Jean Flori, Croisade et chevalerie, Paris, 1998.
John France, Victory in the East, Cambridge, 1994.
chiffres comptage infox intox propagande
http://actuelmoyenage.blogs.liberation.fr/2019/05/06/6-millions-de-croises-selon-les-manifestants-15-000-selon-la-police/

Mouchards et drones à Saint-Etienne : le maire veut étouffer le débat – La Quadrature du Net

Sun 12 May 2019 - 13:59

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Etienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.

Au début du mois de mars, nous apprenions que la mairie de Saint-Étienne prévoyait d’installer, au titre d’une expérimentation, plusieurs dizaines de microphones dans un quartier de la ville afin d’en capter les « bruits suspects » et d’aider à l’intervention plus rapide des services de police.

Cette expérimentation ressemblant fortement aux projets de Smart Cities sécuritaires que nous dénonçons depuis plus d’un an, nous avons aussitôt fait une demande de communication des documents administratifs, nous adressant non seulement à la ville mais aussi la CNIL qui avait été abondamment citée dans les articles de presse. Il y a une semaine, nous avons eu les réponses à nos demandes. Tandis que la CNIL nous indique n’avoir rien à nous transmettre, la ville de Saint-Étienne nous a communiqué plus de deux cent pages de rapports, compte-rendus de réunions, courriers électroniques que nous publions ici (après un peu de caviardage pour protéger les données personnelles – voir la liste à la fin de l’article).

Ces documents permettent bien de dévoiler la « Safe City » telle que fantasmée par le maire Les Républicain de la ville, Gaël Perdriau : capteurs sonores couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application type « Reporty » … le tout sous couvert de « tranquillité urbaine », d’ « attractivité du territoire » et surtout d’ « innovation technologique ». Ces documents mettent en lumière les similitudes que nous commençons à percevoir entre ces différents projets : surveillance accrue et déshumanisation de l’espace public, transformation de la ville en un terrain d’expérimentation pour des sociétés privées (ici Verney-Carron, une société spécialisée dans l’armement), subventionnement public de ces nouvelles technologies sécuritaires (ici par l’intermédiaire surprenant de l’ANRU – « Agence nationale pour la rénovation urbaine »), caractère secret et volontairement opaque de leur mise en place…

Alain-Damasio les-furtifs TF Vie-privée
https://www.laquadrature.net/2019/04/15/mouchards-et-drone-a-saint-etienne-le-maire-veut-etouffer-le-debat/

Smartphone, caméra, VR ... l'avis sévère d'Alain Damasio sur nos gadgets | Le Huffington Post

Sat 11 May 2019 - 05:45

NOUVELLES TECHNOLOGIES - ”Ça, c’est l’avenir [...] gros, gros danger.” Face à un assistant vocal, Alain Damasio fait de la prospective, et le tableau n’est pas des plus joyeux. Ceux qui connaissent les oeuvres de l’écrivain savent que l’auteur des Furtifs entretient un rapport complexe avec la technologie. Dans la vidéo en tête de cet article, nous l’avons confronté à différents objets du quotidien, devenus pour certains essentiels dans la vie de tous les jours.

Du smartphone, dont il a jusqu’ici réussi à se passer (“je ne supportais pas l’idée d’être géolocalisé en permanence”), jusqu’au casque de réalité virtuelle qu’il juge “absolument pas abouti”, Alain Damasio n’est pas vraiment émerveillé par le monde des nouvelles technologies. Sans pour autant les rejeter toutes, l’écrivain les évalue à l’aune des valeurs qui traversent ses écrits: celle de “l’empuissantement” individuel en particulier.
Pouvoir contre puissance

Certes, explique-t-il, ces inventions qui ont changé notre manière de nous déplacer, de communiquer ou de nous informer, ont souvent permis d’externaliser des actions, de les confier à la machine, donnant aux humains du “pouvoir supplémentaire”. Mais cette délégation a un coût élevé: “En faisant ça, on perd en puissance. On perd en capacité de faire, nous, directement.” À l’image du GPS qui, en nous permettant de nous déplacer plus facilement, nous donne du pouvoir, mais nous fait perdre, à l’usage, la puissance de nous repérer par nous-mêmes.

“C’est un problème philosophique et psychologique” auquel nous confrontent ces innovations, séduisantes et souvent pratiques, à l’image des assistants personnels, dans lesquels Damasio voit une forme encore inaboutie du futur de la relation homme-machine. “On revient à l’interface ultime pour l’être humain, qui est le langage”, donnant une facilité d’accès à l’intelligence artificielle encore jamais vue. “C’est la convergence de tout sur une seule interface, le rêve des GAFA” prévient-il, construisant un futur où la technologie nous enferme.

À l’arrivée, “une espèce d’alter ego digital, de jumeau digital, sur lequel on va projeter [...] nos fantasmes, nos envies, nos besoins...”. Esclave docile et taillé sur mesure par nos données personnelles, l’assistance sera devenue indispensable, et modifiera notre rapport au monde. “On aura du mal à comprendre que notre copine, que notre père...ne sache pas tout sur nous, et tout sur ce dont on a besoin, comme le sait l’IA”.
Le salut par le bricolage

À ce tableau sombre, Damasio oppose pourtant certains objets qui permettent, eux, “l’empuissantement”, et non seulement le pouvoir. Il a bien sûr l’ordinateur portable, compagnon inestimable d’un écrivain qui rature, reprend, réorganise ses textes en permanence. Mais d’autres outils ont droit à son indulgence, comme le Rapsberry Pi, bien connu des technophiles tendance bricolage.

Il faut dire que le petit ordinateur entièrement programmable correspond tout à fait à la philosophie développée par l’écrivain: “Il faut redonner aux gens la puissance sur l’outil, de le bricoler, de se le réapproprier [...] de redevenir autonome”. Une approche qui oppose machines “ouvertes” et “fermées”, où l’homme ne peut intervenir qu’en surface, sans en changer le fonctionnement. “Si tu m’avais montré une tablette, j’aurais hurlé. Je ne supporte pas les tablettes, notamment les tablettes Apple”. On l’a échappé belle.

Alain-Damasio GAFAM TF Vie-privée
https://www.huffingtonpost.fr/entry/smartphone-camera-vr-lavis-severe-dalain-damasio-sur-nos-gadgets_fr_5cd3f1abe4b0a6cb31bd6cca

Interview de Pierre-Yves Gosset - Bonus de Philippe Borrel - Internet ou la révolution du partage | April

Fri 10 May 2019 - 19:02

L’intérêt du logiciel libre1 c’est de pouvoir se réapproprier les outils et les connaissances et c’est important de ne pas dissocier les deux parce les outils sont aussi des connaissances et qu’aujourd’hui, dans un monde qui est de plus en plus numérique, où la télévision est numérique, le téléphone est numérique, la musique est numérique, les livres sont numériques, il est important de pouvoir comprendre comment fonctionne un peu tout ça. Donc ce n’est pas seulement comprendre comment fonctionne Internet, ce qui pourtant la base, c’est aussi comprendre comment fonctionnent les logiciels, par qui est-ce qu’ils sont faits, dans quel but, comment est-ce qu’ils contribuent à la société et comment est-ce que nous on peut contribuer, finalement, à ces logiciels de façon à ce qu’ils puissent améliorer la société.

Le modèle du logiciel libre ce n’est pas seulement un modèle technique de production du logiciel, c’est aussi tout un ensemble de valeurs éthiques et sociales qui sont portées par ce mouvement depuis plus de 30 ans maintenant et qui vise non seulement à rester maître de ses données, maître de ses logiciels, mais aussi de se dire que les outils ne sont pas neutres et que si on veut pouvoir en avoir la maîtrise, en tout cas en ce qui concerne les biens communs numériques, le logiciel libre est probablement la seule réponse concrète, efficace, utilisable tout de suite, qui nous permet de se poser la question de l’éthique et des valeurs sociales qui sont transmises au travers du logiciel aujourd’hui.

Je puis définir le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité.

Richard Stallman2 qui est le fondateur du mouvement du logiciel libre arrive souvent en conférence avec un accent anglais alors qu’il parle très bien français, mais il a un accent anglais assez prononcé, en disant : « Je puis définir le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité » ; d’habitude la salle se lève et l’applaudit. C’est assez juste, du coup, de pouvoir définir le logiciel libre comme ça, c’est-à-dire c’est à la fois les libertés qui sont accordées à l’utilisateur, parce que dans le logiciel libre ce n’est pas le logiciel qui est libre, c’est l’utilisateur ou l’utilisatrice ; l’égalité c’est parce qu’il n’y a pas de différence, il n’y a pas de discrimination sur qui va utiliser le logiciel en question ; et enfin la fraternité c’est quelque chose qui pour nous est important, c’est la capacité, finalement, à s’entraider pour coconstruire ensemble du bien commun numérique qu’est du logiciel libre, donc le fait de partager les bonnes recettes de cuisine du logiciel, mais aussi le fait de pouvoir aider quelqu’un qui est dans la mouise à un moment donné et qui n’arrive pas à s’en sortir, on peut poser la question. Donc un des avantages du logiciel libre ou un des slogans du logiciel libre ça peut être : « Si tu ne sais pas demande et si tu sais partage ! »

Si tu ne sais pas demande et si tu sais partage !

Il s’agit d’abord de faire connaître le logiciel libre, donc on a choisi de le faire connaître, nous, par la base, c’est-à-dire en intervenant dans des MJC [Maisons des jeunes et de la culture], dans des bibliothèques, dans des médiathèques et petit à petit que chaque personne puisse se dire : mais en fait moi aussi je peux contribuer au logiciel libre ; moi aussi je peux participer au bien commun ; moi aussi je peux m’investir dans une association ; moi aussi je vais pouvoir contribuer à Wikipédia. Et petit à petit ces personnes vont se rendre compte d’abord de la valorisation qu’il y a à travailler pour l’intérêt général, parce que c’est quelque chose de valorisant.

Ce qui nous3, nous intéresse c’est que ces logiciels puissent exister pour tout le monde, qu’ils puissent participer à développer un secteur de la société de contribution et notamment celui des biens communs pour qu’on ne reste pas cantonnés, finalement, à se dire : ah ben là c’est bon, il y a une alternative en Libre qui existe, on ne s’en occupe pas. Ce qu’on veut c’est construire et coproduire des logiciels libres au service de la société de contribution.

Si vous voulez développer des biens communs, il faut être prêt à y participer. C’est une société de l’effort, c’est évident, ce n’est pas ce qui nous est vendu évidemment en face ; on est plutôt dans une société du confort avec la société de surconsommation.

Si vous voulez développer des biens communs, il faut être prêt à y participer. C’est une société de l’effort, c’est évident, ce n’est pas ce qui nous est vendu évidemment en face ; on est plutôt dans une société du confort avec la société de surconsommation. La société de contribution est une société de l’effort qui va nécessiter de prendre du temps, de prendre sur soi, de mettre de l’énergie dans le maintien et le développement de ces biens communs.

Il est difficile aujourd’hui, quand on regarde cette société de la surconsommation, de se dire qu’elle a un avenir d’égalité et de fraternité pour beaucoup de gens. Concrètement dans cinq ans, dans dix ans, si jamais on ne développe pas le logiciel libre, on aura quoi ? On aura un « Googleternet » sur lequel vous pourrez consommer des vidéos, sur lequel vous pourrez publier des contenus, mais tous ces contenus seront validés, monétisés et on va vous encourager à produire des contenus qui n’existent pas ou qui ne sortent pas trop du cadre. Donc finalement, on va se retrouver enfermés dans une espèce de bulle intellectuelle qui aura été conçue par les algorithmes de Google ou de Facebook qui vous diront : « Dormez tranquilles braves gens, demain vous irez regarder votre vidéo de chatons plutôt que de vous intéresser à ce qui se passe sur la loi travail. »

Moi évidemment, ce dont j’ai envie c’est qu’on puisse construire un monde avec plus de solidarité, où les données puissent être contrôlées par les utilisateurs, mais c’est aussi un monde où les médicaments ne seraient pas brevetés par exemple. Ça c’est la vision que j’ai du monde, mais je ne prétends pas que c’est la bonne. Par contre, pour arriver à ça, il faut pouvoir coconstruire des outils sous forme de logiciels libres ; il faut pouvoir lutter ou en tout cas expliquer les dérives de la propriété intellectuelle : un médicament qui est breveté sur un certain nombre d’années, potentiellement évidemment il a un coût, ce qui est parfaitement compréhensible, en recherche et développement, il faut bien que l’entreprise puisse rentrer dans ses frais, mais d’un autre côté, s’il est protégé pendant 20 ans, qui va faire le calcul du nombre de personnes qui sont en souffrance parce qu’elles n’ont pas accès à ce médicament-là ?

Il faut surtout planter des graines dans les esprits pour que les gens puissent se rendre compte de ce que c’est que le bien commun, de ce que c’est que la contribution, des efforts que ça va leur demander, mais de pourquoi est-ce qu’ils vont le faire. Qu’est-ce que nous, on a envie de construire comme société ? Comment est-ce qu’on a envie de la construire ? Quels sont nos objectifs ? Et avec qui est-ce qu’on veut la construire ? Parce que, encore une fois, il ne s’agit pas de dire que c’est nous contre eux, il s’agit de dire : qu’est-ce que nous on veut inventer ?

Nous on ne parle pas de convergence des luttes, on parle de convergence des buts.

Finalement c’est assez important pour nous, aujourd’hui, de réfléchir avec les personnes qui sont intéressées par cette société de contribution. Qui veut, avec le logiciel libre, avec le développement durable, avec les innovations démocratiques, sociales et politiques qui peuvent exister, avec les médecines dites alternatives, pouvoir inventer une autre société qui ne soit pas juste celle de la consommation.

communs Internet libre Logiciel-libre TF
https://www.april.org/interview-de-pierre-yves-gosset-bonus-de-philippe-borrel-internet-ou-la-revolution-du-partage

Interview de Hervé Le Crosnier - Bonus de Philippe Borrel - Internet ou la révolution du partage | April

Fri 10 May 2019 - 18:50

En fait les gens qui ont construit l’Internet l’ont fait de manière ouverte entre eux, donc on a une communauté des développeurs qui ont fait l’Internet et ils l’ont fait pour que cet Internet serve de support à des applications qui allaient être libres, ouvertes, que personne n’allait décider, mais qui allaient se mettre en place sur ce commun de l’Internet qu’ils avaient construit. C’était leur philosophie de travail. Ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est qu’il y aurait beaucoup d’argent à gagner sur les applications, parce que c’est venu beaucoup plus tard, c’est venu à partir du milieu des années 90, à partir de la création de Amazon, par exemple, en 1994 et peut-être un symptôme de ça c’est : on va passer non plus d’un échange entre des individus sur un mode horizontal, mais bien sur une entreprise qui a un objectif visant de la population, visant des individus usagers, pour capter à son bénéfice au début leur commerce, puis leurs données, puis l’ensemble de leur activité, de leurs traces humaines dans la vie.

Un programme informatique aujourd’hui il enregistre. Toutes les connaissances, les savoirs du monde sont quelque part dans les systèmes informatiques. Or, on le voit bien avec les médias sociaux par exemple, nous agissons dessus, nous croyons voir, mais nous ne voyons que la surface. Toute l’utilisation des traces qui se réalise en dessous, toutes les interprétations qui sont faites par des algorithmes nous échappent, parce que le système n’est pas libre, parce que personne ne sait réellement ce que fait Facebook avec nos usages et nos pratiques.
L’intérêt du logiciel libre1 c’est justement d’être transparent sur ce qui va être fait et donc de garantir qu’il n’y a pas des chevaux de Troie installés à l’intérieur d’un logiciel, qu’il n’y a pas des choses qui vont être contraires à la liberté d’usage de l’utilisateur.

En fait, quand on prive les gens du savoir, quand on les prive du droit d’usage sur des produits qu’y compris ils ont achetés, les gens ne le supportent pas. Ils ont envie de hacker le système. Et ce qu’il y a de bien avec l’informatique, avec les logiciels libres au démarrage, c’est qu’ils peuvent le faire ; il suffit d’apprendre à faire de l’informatique pour hacker le système. Ce qui a fait que des milliers et des milliers de personnes ont créé des sites web au tout début des années 90 à partir de savoirs qui étaient transmis comme ça, qui n’avaient été prévus par personne.
C’est ce qui fait qu’aujourd’hui les paysans ont de plus en plus envie de savoir ce qu’ils plantent, de maîtriser leur chaîne de production et donc d’utiliser des semences fermières, de créer un réel commun de la semence qui ne soit pas dépendant de grandes entreprises où on ne sait plus trop quelle est la qualité, l’adaptation du produit.
C’est le succès des fab labs2 dont il faut tenir compte. Les gens ont envie d’apprendre à faire des choses et ils le font, c’est ça qui est intéressant. On voit des tas de communs se développer dans tous les domaines d’activité. On voit des gens qui créent des activités coopératives, des jardins partagés à l’intérieur des villes, qui créent des villes résilientes et ça, ça construit du commun. Et les gens le font de manière plus ou moins spontanée, souvent sans utiliser le mot. Le mot « commun » c’est nous universitaires qui le mettons quand on regarde des pratiques très diverses, mais les gens font leurs échanges de graines, ils font leurs fab labs, ils font leurs fabrications coopératives, ils font les jardins partagés, ils le font sans mettre un mot dessus.
C’est important d’avoir aussi des intellectuels qui regardent les choses et qui disent : « Là il y a des ressemblances, il y a tout un mouvement, toute une dynamique par en bas qui dit "nous voulons nous réapproprier le monde". » Et ça c’est la dynamique du commun. Et nous voulons le réapproprier de manière coopérative, collaborative, ensemble, pas tout seuls. Ça existe, ça promet une nouvelle société. Ouvrons les yeux et servons-nous-en pour nous coordonner.
S’il y a un retour des communs aujourd’hui c’est parce que le numérique nous a remis cette question du partage, cette question d’échange au goût du jour.

communs Internet partage TF
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Un cours en ligne gratuit sur la protection de la vie privée

Wed 8 May 2019 - 13:19

L'Inria propose une nouvelle version de sa formation en ligne gratuite à la protection des données personnelles dans le monde numérique.

A une époque où le numérique a envahi tous les pans de notre société, et où les scandales relatifs aux abus sur les données personnelles se multiplient, il est essentiel de bien comprendre l'importance des informations que l'on partage via Internet et, surtout, de savoir les protéger si l'on tient à préserver un tant soit peu sa vie privée. C'est précisément dans ce but que l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) a élaboré l'an dernier un cours en ligne gratuit ouvert à tous (un Mooc, pour Massive Open Online Course). Lancé en février 2018, ce Mooc revient aujourd'hui dans une nouvelle édition avec des mises à jour et de nouveaux modules.

Accessible à tous, sans pré-requis, cette formation s'adresse à tous ceux qui souhaitent comprendre les enjeux de la protection de la vie privée sur Internet et maîtriser les outils numériques sur le plan des données personnelles. Réalisé par des enseignants-chercheurs de l'Inria, il se compose de six modules thématiques aux intitulés clairs, qui couvrent les différents aspects du sujet : Données personnelles et législation ; Protéger ses données et son identité numérique ; Smartphones et vie privée ; Protéger ses emails ; Navigation et traçage sur le Web ; et Consommation et vie privée.

Attention : si le cours est diffusé en vidéo, avec une approche résolument pédagogique, il réclame un véritable investissement personnel. Il faut en effet compter une quinzaine d'heures pour le visionnage complet et environ deux heures de travail par semaine pour en tirer réellement parti. Rien à voir donc avec un simple tuto publié sur YouTube. Mais le jeu en vaut clairement la chandelle car, si les experts n'apprendront sans doute pas grand chose, il permet de prendre conscience des mécanismes mis en place par les acteurs du numérique pour récolter des données personnelles et d'apprendre à contrôler les informations partagées, aussi bien sur ordinateur que sur smartphone, sur le Web, sur les réseaux sociaux et dans des applications. Et si le rythme est libre, il convient de ne pas trop traîner pour suivre cette formation ô combien utile, le cours n'étant en ligne que jusqu'au 30 juillet 2019.

MOC RGPD tuto
https://www.commentcamarche.net/news/5872684-un-cours-en-ligne-gratuit-sur-la-protection-de-la-vie-privee

Comment les géants du web mènent la bataille de la vie privée

Tue 7 May 2019 - 19:15

Confrontées à la pression des consommateurs, des associations et de certains gouvernements, les grandes entreprises de la tech espèrent démontrer qu’elles sont prêtes à protéger la vie privée de leurs utilisateurs. Jusqu'à tenter de se différencier les unes des autres sur cette question sensible.

Saviez-vous que votre téléphone est capable de détecter l’instant où vous sortez d’une voiture et de communiquer l’information à Google? Dans le salon d’un palace parisien, jeudi 11 avril, c’est la démonstration que fait une équipe du géant américain des services informatiques Oracle. L’entreprise a mis sur pied une expérience. Acheter un smartphone fonctionnant avec Android, le système d’exploitation mobile de Google, n’y installer aucune carte SIM, le démarrer et ensuite, observer. «Nous l’avons allumé, accepté les paramètres par défaut comme l’aurait fait ma maman et ensuite nous n’avons lancé aucune application, passé ou reçu aucun appel, SMS ou email, nous n’avons pas navigué sur Internet. Nous n’avons strictement rien fait», explique Ken Glueck, vice-président exécutif d’Oracle, alors que s’affichent des lignes de texte sur un écran d’ordinateur, comme un journal détaillé de ce qui se passe quand on ne fait «strictement rien» avec un smartphone.

Vie-privée
https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Comment-les-geants-du-web-menent-la-bataille-de-la-vie-privee-1619290
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