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 La revue de web de Kat

Le déremboursement de l'homéopathie coûterait 130 millions d'euros aux patients - Capital.fr

Sun 7 Jul 2019 - 13:26

La Haute autorité de santé a émis une recommandation défavorable concernant le maintien du remboursement des produits homéopathiques. Une décision qui pourrait avoir un coût financier important pour les patients.

C’est un scénario aux multiples rebondissements. La question du remboursement des traitements homéopathiques ne cesse de secouer le monde médical. Selon l’Express, le remboursement de ces médicaments a coûté 126.8 millions d’euros à l’Assurance maladie l’année dernière. Une somme en baisse de plus de 2% par rapport à 2017 et qui correspond au total des remboursements pour tous les régimes de sécurité sociale, dans toute la France et qui inclut les honoraires de dispensation versés aux pharmaciens.

Depuis 1984, les traitements homéopathiques n’ont cessé de voir leur taux de remboursement diminuer. S’il a longtemps été de 65%, il a été abaissé à 35% en 2003 puis 30% en 2011. Face à cette situation et aux diverses polémiques qui entourent ces traitements, La Croix rappelle que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a saisi la Haute autorité de santé (HAS) pour connaître son avis sur la question du remboursement ou non de l’homéopathie. Le 16 mai dernier, la HAS a rédigé un "projet d’avis" préconisant le déremboursement.
La contre-attaque des laboratoires ?

Cet avis lance donc un nouvel épisode dans le feuilleton de l’homéopathie et c’est une véritable bataille scientifique, économique et politique qui pourrait débuter autour de cette question. Car pour le moment rien n’est tranché. La préconisation de déremboursement doit désormais être suivie d’une réponse des trois laboratoires pharmaceutiques concernés, Lehning, Weleda et Boiron. Une réplique qui peut avoir du poids et qui pourrait faire changer l’avis initial de la Haute autorité, qui devra ensuite rendre un avis définitif à la ministre de la Santé. Cette dernière s’est engagée à "suivre les recommandations" de l’institution, rappelle l’Express.

Reste qu’en cas de déremboursement des traitements homéopathiques, le portefeuille des patients pourrait être fortement impacté. Si l’achat de ce type de médicaments est en baisse entre 2017 et 2018, les Français ont tout de même déboursé près de 130 millions d’euros l’an passé dans les pharmacies pour les traitements homéopathiques. Reste donc à savoir si le gouvernement prendra le risque de supprimer le remboursement de ces médicaments consommés par des millions de Français, au risque de renforcer un peu plus son impopularité.

homéo-parti!
https://www.capital.fr/votre-argent/le-deremboursement-de-lhomeopathie-couterait-130-millions-deuros-aux-patients-1339432

Homéopathie : Emmanuel Macron a tranché - Capital.fr

Sun 7 Jul 2019 - 13:24

Le président de la République s'est mis d'accord avec la ministre de la Santé. La décision d'arrêter de rembourser l'homéopathie doit être prochainement annoncée.

L'arrêt du remboursement des médicaments homéopathiques, c'est pour très bientôt. Après les différents avis des experts rendus, et les diverses prises de positions du monde de la santé et des fabricants, c'était au tour d'Emmanuel Macron de se prononcer en faveur ou contre le remboursement de ces produits. Selon les informations rapportées ce 7 juillet par le Journal du Dimanche, le président de la République, après avoir longtemps hésité, a décidé de suivre les volontés de sa ministre de la Santé Agnès Buzyn : l'homéopathie ne sera plus remboursée.

Si le chef de l'État a pris sa décision et l'a fait savoir il y a quelques jours, l'annonce officielle doit être effectuée dans les jours qui viennent. Mais le président de la République a longtemps hésité en raison de la sensibilité du dossier. Si la Haute Autorité de santé juge insuffisante l'efficacité de l'homéopathie, Emmanuel Macron lui sait qu'auprès de la population, la question fait débat : "L'homéopathie est populaire, il ne faut pas emmerder les Français", aurait-il dit à plusieurs reprises, selon le JDD.

Deux scénarii sont pour l'instant envisagés quant à la façon de procéder à l'avenir, indique également l'hebdomadaire. La première solution envisage un déremboursement total de l'homéopathie mais qui entrerait en vigueur dans un an afin de donner un peu de temps aux laboratoires fabricants, qui devront alors prévoir une perte conséquente de revenus.
127 millions d'euros d'économies à la clé

La seconde solution envisagerait un déremboursement partiel, seulement, des produits homéopathiques. Alors que les granules sont à l'heure actuelle pris en charge à hauteur de 30 % par l'Assurance maladie, la nouvelle réglementation prévoirait de ne plus les rembourser qu'à hauteur de 15 %. Cette seconde solution aurait l'avantage de ne pas mettre le marché et les laboratoires sans dessus dessous, précise le JDD.

Le secteur a en effet déjà connu, par le passé, une baisse du taux de prise en charge. Ainsi, en 2003, le remboursement de l'homéopathie était passé de 65 % à 35 %, puis en 2011 de 35 % à 30 %. Problème : ce déremboursement partiel impacterait les finances de l'État, puisque le ministère de l'Économie et des Finances ne pourrait alors réaliser les économies envisagées au départ : chaque année, le remboursement des produits homéopathiques coûte 127 millions d'euros.

Sans compter que cette mesure tiède échaufferait sans doute les esprits de celles et ceux qui défendent l'homéopathie, avance le JDD, mais aussi de ceux qui réclament la fin du remboursement dans un souci de réduire les dépenses publiques, à commencer par Gérald Darmanin et Édouard Philippe.

homéo-parti!
https://www.capital.fr/economie-politique/homeopathie-feu-vert-de-macron-pour-le-deremboursement-1344061

Les feux rouges et les ralentisseurs de la métropole toulonnaise accusés d’accélérer la pollution - Var-Matin

Fri 5 Jul 2019 - 14:10

En plein pic de pollution atmosphérique, l’Association pour une mobilité sereine et durable enrage contre les infrastructures routières qu’elle accuse d’accentuer les rejets toxiques.

La chaleur estivale ne fait que commencer mais Thierry Modolo est déjà en surchauffe.

Le président de l’association "Pour une mobilité sereine et durable", en guerre depuis des lustres contre les ralentisseurs et autres dos d’âne, trouve dans l’épisode de canicule et surtout dans ses conséquences sur la qualité de l’air de nouveaux arguments.…

pollution ralentisseurs
https://www.varmatin.com/environnement/les-feux-rouges-et-les-ralentisseurs-de-la-metropole-toulonnaise-accuses-daccelerer-la-pollution-395449

Sortir de l'état-civil : le décret de mariage ~ La Gazette des Ancêtres

Fri 5 Jul 2019 - 14:05

Si vous avez des ancêtres en Bretagne, il existe une source qui pourra vous permettre d’avancer dans votre généalogie, et parfois, de compléter votre arbre, à défaut d’actes. Il s’agit du décret de mariage.

Vous avez peut-être déjà rencontré le terme décret de mariage ou décrété de justice dans un acte de mariage. Ce document est l’occasion de sortir des trois actes de l’état-civil et de partir à la découverte d’autres richesses des archives.
Définition du décret de mariage

Cette procédure est spécifique à la Bretagne. Au 18ème siècle, il est stipulé que les orphelins de père, mineurs (25 ans en Bretagne, pour les hommes comme pour les femmes, et non 30 pour les hommes), doivent demander un jugement de justice (ou un décret de mariage) les autorisant à contracter mariage.
Pourquoi rechercher un décret de mariage ?

Selon la définition ci-dessus, la mention de la justice dans un acte de mariage implique donc qu’un des futurs conjoints a moins de 25 ans et que son père est décédé.

En outre, le décret du mariage est une source précieuse dans la recherche de vos ancêtres bretons. Cet acte permet de palier le caractère parfois incomplet des actes de mariage (filiation incomplète ou inexistante), alors que le décret du mariage est toujours filiatif. Vous trouverez également plus d’informations sur les autres membres de la famille.
Où pouvez-vous trouver un décret de mariage ?

Vous trouverez les décrets de justice aux archives départementales, classées dans la série B, archives judiciaires. Ils sont établis dans la juridiction où réside la mariée ou le marié au moment de la rédaction du décret. En général, la juridiction est mentionnée dans l’acte de mariage.

Ces documents ne sont pas numérisés. Mais certaines associations de généalogie ont fait un excellent travail d’indexation de ceux de leur région, comme le Cercle Généalogique de l’Est de l’Ile-et-Vilaine. Les adhérents (coût de l’adhésion : 10 € / an) peuvent accéder à la base de données en ligne, qui contient notamment des décrets de mariage.

décret-mariage Généalogie
https://la-gazette-des-ancetres.fr/sortir-de-letat-civil-decret-de-mariage/

Amazon avoue conserver indéfiniment les conversations avec Alexa

Wed 3 Jul 2019 - 19:54

Le géant américain reconnait enregistrer les conversations avec son assistant vocal. Mais aussi partager des informations avec des tiers...

Depuis leur apparition dans les foyers, les assistants vocaux intégrés à des objets connectés suscitent des doutes et des inquiétudes. Notamment quant à la confidentialité des conversations et de toutes les informations à caractère privé qu'elles recèlent. Comment les requêtes sont-elles analysées ? Les échanges sont-ils enregistrés ? Que deviennent les données collectées ? Les appareils sont-ils en écoute permanente ? Autant de questions que de nombreux utilisateurs se posent, et qui traduisent une légitime méfiance vis-à-vis d'intelligences artificielles toujours plus performantes mises au point par des sociétés commerciales.

Parmi ces dernières, Amazon concentre les craintes, surtout depuis que l'on a appris que les conversations engagées avec Alexa, son assistant intelligent, étaient enregistrées et transmises à des prestataires externes pour analyse, à fin d'amélioration (voir [actualité]). Des craintes qui devraient encore s'accentuer avec les informations recueillies par le sénateur américain Chris Coons, suite à une lettre qu'il avait envoyée en mai dernier aux dirigeants d'Amazon. Car la réponse du géant du commerce en ligne a de quoi donner des frissons...

Dans son courrier adressé le 28 juin au sénateur (et reproduit par nos confrères américains de Cnet), Brian Huseman, vice-président chargé des politiques publiques d'Amazon, confirme bien qu'Amazon conserve les enregistrements vocaux d'Alexa ainsi que leurs transcriptions indéfiniment. Il précise en outre les requêtes impliquant des transactions (achat de biens et de services) laissent des traces qui sont également enregistrées et utilisées, de même que certaines informations comme le réglage d'alarmes ou de rappels. Autant d'informations à caractère privé qui alimentent de gigantesques bases de données. Le tout, dans le but officiel d'améliorer la personnalisation de l'assistant vocal et d'optimiser les services rendus aux utilisateurs. – conformément à leurs propres demandes, dixit Amazon.

Une réponse qui n'a pas rassuré Chris Coons. Et qui ne l'a pas convaincu non plus. Le sénateur doute même que les conversations soient effectivement détruites, même après effacement manuel par l'utilisateur, et notamment par la commande vocale idoine (voir actualité). S'interrogeant toujours sur la nature des éléments conservés sur les serveurs de l'entreprise, il déplore également le flou qu'Amazon entretient sur le partage avec des tiers des informations collectées via Alexa. It est fort probable que l'affaire n'en reste pas là et qu'Amazon soit sommé de fournir davantage d'explications aux autorités comme à ses clients, voire de modifier les conditions d'utilisation d'Alexa et de clarifier ses pratiques.

Alexa Amazon enceintes-connectées Vie-privée
https://www.commentcamarche.net/news/5872892-amazon-avoue-conserver-indefiniment-les-conversations-avec-alexa

Demain, vaudra-t-il mieux être un expert ou un généraliste ? | InternetActu.net

Wed 3 Jul 2019 - 08:43

ans un long article de The Atlantic, le journaliste Jerry Useem revient sur la disparition des experts. Il part d’un exemple assez original, celui d’un navire de combat côtier américain, le USS Gabrielle Giffords, construit en 2014 sur le principe de la modularité. Mais le plus surprenant et le plus moderne n’est pas le navire en lui-même – qui l’est pourtant – que son équipage : c’est l’un des premiers navires de la marine capable de fonctionner sans « spécialistes » à son bord. Les 40 hommes d’équipage ont tous plusieurs fonctions et sont appelés à faire tous les métiers ! Une conception de l’organisation à mille lieues du fonctionnement extrêmement hiérarchique, compartimenté et spécialisé de la Marine.

Les experts et les spécialistes vont-ils disparaître ?

Ce fonctionnement repose sur le concept d’« effectif minimal » et consiste à remplacer des spécialistes par des généralistes… Un concept qui est plus familier à certains spécialistes du management qu’aux militaires. Pour Erica Volini, consultante chez Deloitte, l’un de ces grands cabinets de conseil qui transforme un signal en tendance de fond, 70 à 90 % des travailleurs occuperont dans 10 ans des emplois de ce type, hybrides, c’est-à-dire des postes combinant des tâches autrefois exercées par plusieurs personnes exerçant différents métiers. C’est déjà le cas d’ailleurs, nombre d’industries ou de sociétés de services proposent dès à présent des postes multiactivités, faisant passer l’employé d’un poste l’autre en fonction de la demande ou des besoins. Plus que des moutons à cinq pattes, ce que les entreprises recherchent ce sont des gens capables d’assumer plusieurs rôles, « agiles » comme on dit d’une manière positive ou plutôt « flexibles », quand on prend le pouls de cette réalité… Le phénomène serait accéléré par l’automatisation qui grignote les tâches les plus routinières, souligne Jerry Useem. Peut-être plutôt par l’exigence de nouveaux seuils de productivité et une surveillance continue des employés qui visent à optimiser la moindre activité.

Le paradoxe de cette évolution est que l’économie du savoir semble peu à peu dévaloriser le savoir lui-même. Les spécialistes des ressources humaines commencent à conseiller d’arrêter d’embaucher du personnel en fonction de leur expérience. Pour John Sullivan, spécialiste en recrutement pour la Silicon Valley, apprendre à maîtriser quelque chose ne sert plus à rien. Désormais, l’évolution de l’économie nécessite un nouveau type d’employé, doté de compétences et de capacités multiples plus qu’uniques. Une évolution qui n’est pas sans implications sur la formation qui bien souvent cherche à transformer chacun en spécialiste.

L’article explique longuement comment la Marine américaine a procédé pour parvenir à ce nouveau type d’organisation, en constatant notamment que tout son personnel actuel n’allait pas devenir du jour au lendemain polyvalent. Pour rassembler l’équipage de l’USS Gabrielle Giffords, elle a fait passer aux aspirants des tests pour leur évaluer leur capacité à affronter des « environnements à tâches fluides », afin d’identifier les personnes capables de s’adapter à cette exigence de flexibilité… Sous la supervision du psychologue Zachary Hambrick, directeur du laboratoire de l’expertise de l’université d’État du Michigan, les tests ont notamment recalé les aspirants qui présentaient un degré élevé de « conscience » professionnelle, une caractéristique qui était jusqu’à présent un prédicteur d’un comportement professionnel positif. Pour ce nouveau type de postes, les personnes consciencieuses ne sont pas les meilleurs candidats. C’est le constat que dressait également le spécialiste de la prise de décision, Jeffery LePine. Ce sont en effet les personnes ouvertes à de nouvelles expériences, à la distraction, qui sont le plus à même de s’adapter à la polyvalence.

Couverture des ProdigesPas très consciencieux, ouvert à la distraction potentielle, peu expérimenté, doté d’une « intelligence fluide »… : telles sont les nouvelles caractéristiques psychologiques des candidats à l’emploi de demain. Un profil bien éloigné de l’employé modèle, engagé, tenace et consciencieux que célébrait Malcolm Gladwell dans Les prodiges, dont le succès était lié à une pratique assidue (la fameuse théorie des 10 000 heures de pratique) ou la psychologue Angela Duckworth dans L’art de la niaque. Dans les environnements stables que ces deux auteurs évoquaient (comme les échecs, le tennis, le piano, l’enseignement…), la stricte routine, l’application et la persévérance sont assurément des atouts… Mais dans les environnements plus incertains, ces qualités le sont beaucoup moins. C’est le constat que dressait aussi Paul Bartone de l’université Nationale de la Défense américaine qui a étudié les capacités psychologiques des diplômés de West Point pour renverser leurs aptitudes : « les prédicteurs traditionnels [de la performance] ne semblent pas tenir dans l’environnement opérationnel rapide et imprévisible dans lequel les officiers militaires travaillent aujourd’hui ».

Les spécialistes en sciences comportementales Matthew Fisher et Frank Keil du laboratoire Cognition et développement de l’université de Yale parlent d’ailleurs de « malédiction de l’expertise ». Pour eux, trop souvent, les experts n’interrogent pas la structure de leurs connaissances pour y regarder ce qui n’est plus à jour.
La polyvalence n’est pas magique !

Pourtant, la polyvalence n’est pas magique. L’équipage du USS Gabrielle Giffords ne sait pas tout faire. Plusieurs incidents ont nécessité d’attendre le passage d’experts pour résoudre certains problèmes. Le manque d’expertise par exemple, a conduit à ne pas voir une dégradation des moteurs et a nécessité des réparations tardives et coûteuses… Le module de formation du personnel a dû être revu pour améliorer la surveillance et le double contrôle. Mais, pour l’instant, l’amélioration de la formation reste insuffisante. Les navires de ce type se sont révélés peu fonctionnels, peu aptes à pratiquer leurs missions. Pour la Navy, ces problèmes montrent la difficulté à changer de paradigme, sans réfléchir suffisamment aux inconvénients. Si le concept d’effectif minimal peut fonctionner, ce n’est pas sans conséquence sur les entreprises ou les institutions qui s’y convertissent. La Navy ne parle pas d’échec, mais envisage un développement limité de ces techniques qui nécessitent encore des réglages et d’apprendre de leurs erreurs.

Pour Jerry Useem, ces difficultés montrent que l’expertise n’est pas morte. Dans nombre de secteurs, l’expertise est et restera essentielle. En fait, il semble surtout que l’expertise n’échappe plus à la mesure de son rendement, comme le pointe la méta-analyse de Zachary Hambrick, qui constate que la spécialisation a un impact différent selon les professions… Si elle explique les performances dans le jeu, la musique ou le sport, c’est beaucoup moins le cas dans d’autres secteurs, et notamment dans le monde professionnel. Reste que si son importance est peut-être moindre qu’on ne le défend souvent, se spécialiser demeure encore la clé de la plupart des métiers. Chez IBM, le conseiller de carrière automatisé Myca conseille encore bien souvent aux employés de faire des formations spécialisantes… dans des domaines où la demande interne est forte et qui permettent de faire évoluer sa carrière. Sullivan, le spécialiste du recrutement de la Silicon Valley a proposé à Useem d’abandonner la presse écrite pour la vidéo ! Pour l’instant, plus qu’une déspécialisation, la polyvalence invite surtout à être spécialiste dans plusieurs domaines.

Un autre article de The Atlantic revient sur le nouveau livre du journaliste David Epstein (, Range, La gamme des compétences : pourquoi les généralistes triomphent dans un monde spécialisé), un livre qui interroge justement la valeur de la spécialisation et du comportement des parents vis-à-vis de l’orientation de leurs enfants. Epstein évoque ainsi deux modèles opposés, l’un symbolisé par le golfeur Tiger Woods, orienté vers ce sport dès son plus jeune âge par son père pour en acquérir tous les talents et de l’autre le tennisman Roger Federer, qui a pratiqué plusieurs sports enfant et adolescent avant de se spécialiser dans le tennis et qui a longtemps continué à pratiquer plein de sports pour développer d’autres formes de coordination. Si ses parents l’ont encouragé à acquérir l’esprit sportif, ils l’ont aussi incité à expérimenter et essayer par lui-même, pour découvrir le sport qui lui plaisait. Pour Epstein, l’idée d’une spécialisation précoce semble une erreur, explique-t-il en citant une étude sur de jeunes musiciens, qui montrent que ceux qui y réussissent le mieux sont ceux qui pratiquent le plus après avoir identifié l’instrument qui leur convenait le mieux plutôt que de se voir imposer un instrument dès le plus jeune âge. Pour Epstein, souligne Quartz, la spécialisation et la répétition ne sont efficaces que dans des secteurs où les règles sont strictes et les résultats facilement mesurables. Mais dans la plupart des situations, nous avons surtout besoin d’une grande flexibilité intellectuelle. Pour Epstein, comme il le confie à The Verge, nous devrions agir avant de penser… Ou, comme le dit la spécialiste du comportement organisationnel Herminia Ibarra (@HerminiaIbarra), « nous apprenons qui nous sommes dans la pratique, pas en théorie ». Pour Epstein, les meilleurs apprenants ont la particularité de réfléchir à ce qu’ils ont fait, car ils apprennent ainsi qui ils sont.

Ce qui peut être également le cas des meilleurs experts…

expert généraliste travail
http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/demain-vaudra-t-il-mieux-etre-un-expert-ou-un-generaliste/

La Cnil s'attaque au ciblage publicitaire en ligne

Tue 2 Jul 2019 - 19:40

La Cnil veut durcir l'encadrement du ciblage publicitaire dès cette année. Il faut dire que plus de 20 % des plaintes déposées auprès de la commission concernent la publicité en ligne.

(CCM) — L'année dernière, la mise en place du règlement général sur la protection des données – le RGPD européen – n'était qu'une première étape dans l'encadrement de la publicité en ligne. Désormais, la Cnil veut passer à la vitesse supérieure en s'attaquant aux professionnels qui ne respectent pas les règles applicables au marketing digital, et notamment au ciblage publicitaire.

En introduction de son plan 2019-2020 qui vient d'd'être mis en ligne, la Cnil rappelle que l'arrivée du RGPD a changé la donne du marketing digital en France. La réglementation européenne a renforcé les droits des consommateurs et la protection de leurs données privées. Mais elle a aussi créé une période de « flottement » pendant laquelle les professionnels ont adapté leurs pratiques publicitaires. Sans toujours savoir précisément ce qu'ils avaient le droit de faire ou pas, en matière de prospection commerciale et de traceurs publicitaires (cf notre article sur la mise en ligne par la Cnil d'un MOOC pour apprendre à appliquer le RGPD).

Sur ces deux sujets sensibles des cookies et de la collecte opt-in, la Cnil va publier ce mois-ci un rappel des règles de droit applicables. Son objectif est de clarifier la façon dont les entreprises doivent obtenir le consentement du consommateur, une étape fondamentale dans le processus de ciblage publicitaire. Les professionnels du marketing bénéficieront de douze mois pour se mettre en conformité.

Cette période de transition permettra notamment de trancher le cas de la poursuite de navigation sur un site. Selon la Cnil, le simple fait de surfer sur un site n'est pas suffisant pour être considéré comme l'expression réelle d'un consentement à la collecte de données. Tous les acteurs de l'écosystème publicitaire devront donc changer leurs pratiques.

ciblage-publicitaire CNIL Pub
https://www.commentcamarche.net/news/5872886-la-cnil-s-attaque-au-ciblage-publicitaire-en-ligne

Google propose un nouveau standard pour indexer le web

Tue 2 Jul 2019 - 19:37

Google voudrait que le web devienne plus facile à indexer par son moteur de recherche. Pour cela, l'entreprise propose que son protocole d’exclusion des robots devienne un standard officiel du web.

(CCM) — Google vient de demander officiellement la création d'un nouveau standard d'utilisation des fichiers "robots.txt" par les webmasters. Ce protocole normalisé faciliterait la tâche des robots d'indexation – dont son Googlebot maison - lors de leurs visites des pages d'un site Internet.

Les fichiers « robots.txt » sont utilisés par les webmasters pour lister les règles d'indexation des pages de leurs sites par les moteurs de recherche. Ils servent par exemple à interdire l'accès à certains contenus. Les principes du Robots Exclusion Protocol - REP - ont été posés en 1994. Depuis, son fonctionnement a fait ses preuves : il est à la fois souple pour les éditeurs de sites et solide pour des moteurs de recherche sans cesse à l'affût de nouveaux contenus à indexer.

Mais après 25 ans de bons et loyaux services, Google veut mettre de l'ordre dans l'utilisation du REP, que les webmasters ont eu tendance à interpréter dans tous les sens possibles (certains fichiers robots.txt pèsent plusieurs centaines de Mo). Le moteur de recherche veut également mettre à jour les normes pour tenir compte des évolutions récentes du web.

Une demande officielle a donc été transmise à l'IETF - Internet Engineering Task Force - qui gère les protocoles sur Internet. Pour appuyer sa démarche, Google a également annoncé sur son blog (lien en anglais) le passage en open source de son outil de lecture des fichiers robots.txt. Avec son parser, le moteur de recherche a déjà indexé plus de 500 millions de sites au cours des vingt dernières années. Cela représente une expérience incomparable dans la maîtrise des fichiers robots.txt, au point que Google est aujourd'hui capable d'écrire le nouveau standard de l'un des fondements les plus critiques du web.

Google moteur-de-recherche robots.txt
https://www.commentcamarche.net/news/5872888-google-propose-un-nouveau-standard-pour-indexer-le-web

Au G20, Vladimir Poutine a apporté sa propre tasse de thé | Le Huffington Post

Sat 29 Jun 2019 - 07:21

NDLR : Ya pas que Kat qui se pointe avec son thermos quand elle est invitée. Peut-on dire que je suis en bonne compagnie ???

Le Kremlin a donné une explication, mais celles des internautes sont bien plus drôles.

INTERNATIONAL - Peur d’être empoisonné ou simple lubie d’un amateur de thé? Le président russe Vladimir Poutine a apporté sa propre tasse vendredi 28 juin au dîner clôturant la première journée du G20, provoquant les interrogations des internautes au point de faire réagir le porte-parole du Kremlin.

Vendredi soir, au dîner des chefs d’Etat qui clôturait la première journée du G20, le président russe a été immortalisé en train de boire dans son propre verre, une tasse isotherme blanc, tandis que les dirigeants attablés autour de lui avaient de plus classiques verres à pied.

Les images de télévision montrent notamment Vladimir Poutine trinquer à distance avec son homologue américain Donald Trump, chacun étant assis de part et d’autre de l’hôte du G20, le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

L’image a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux, certains internautes se demandant plus ou moins sérieusement si le président russe n’avait pas peur d’être empoisonné.

At #G20 summit in #Osaka, #Japan, #Russia’s President #Putin was seen drinking from his own protected cup - while other world leaders drank from glasses provided by the hosts.

Is Putin afraid of being poisoned?... pic.twitter.com/HTbOhrYeoH
— Alex Kokcharov (@AlexKokcharov) June 28, 2019

If you'd seen what I've seen, you'd bring your own cup too. pic.twitter.com/3FPLcmR7f1
— Darth Putin (@DarthPutinKGB) June 28, 2019

“Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous apporteriez votre propre tasse aussi”, a commenté sur Twitter le compte parodique anglophone @DarthPutinKGB, référence aux accusations d’empoisonnement d’ex-agents secrets ou d’opposants dont a été plusieurs fois accusée la Russie ces dernières années, des accusations qui ont été réfutées par Moscou.

L’image n’est toutefois pas inédite: la tasse dans lequel Vlaidmir Poutine buvait au G20, blanc et frappée des armoiries de la Russie, ressemble beaucoup à celle que le président russe avait la semaine dernière lors de son émission annuelle “Ligne directe” à la télévision russe.

Le Kremlin a de son côté rapidement désamorcé la polémique. “C’est parce qu’il boit du thé en permanence avec ce thermos”, a expliqué son porte-parole, Dmitri Peskov.

Thé
https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-g20-vladimir-poutine-a-apporte-sa-propre-tasse-de-the_fr_5d166848e4b07f6ca57d0fb2

Remboursement de l'homéopathie : les arguments des pour et des contre

Fri 28 Jun 2019 - 07:30

Les pro et anti du remboursement de l'homéopathie attendent la décision finale de la Haute autorité de santé, sur laquelle s'alignera le gouvernement. Adoptée mercredi, elle ne sera rendue publique que le vendredi 28 juin.

Née à la fin du 18ème siècle des expérimentations du médecin Samuel Hahnemann, l'homéopathie suscite de vifs débats. En France, les prises de position des médecins "contre" se sont multipliées. Le Collège national des généralistes enseignants a appelé en janvier à l'arrêt du remboursement en janvier 2019, suivi par les Académies de médecine et de pharmacie en mars dernier. L'argument principal est le manque de preuves scientifiques sur l'efficacité d'un traitement homéopathique.

Ainsi, l'association des académies des sciences européennes avait souligné en septembre 2017 qu'il n'existait "aucune preuve, scientifiquement établie et reproductible de l'efficacité des produits homéopathiques, même s'il y a parfois un effet placebo". D'après eux, l'homéopathie peut même "avoir un effet nocif en retardant la consultation d'un médecin".

Le coût des remboursements fait partie de leur argumentation. En 2018, celui-ci s'élevait à 126,8 millions d'euros sur un total de 20 milliards pour l'ensemble des médicaments remboursés. À ces arguments s'opposent ceux qui prônent l'existence et le remboursement de l'homéopathie.

Bruno Falissard, pédopsychiatre et biostatisticien, nuance le manque de preuves scientifiques. Pour lui, il existe trois types d'efficacité : statistique, biologique et clinique. Si l'homéopathie n'est pas efficace d'un point de vue biologique, elle peut l'être ailleurs, notamment cliniquement. "Pleins de gens disent qu'ils sont guéris grâce à ces granules et des médecins confirment. Scientifiquement, ce n'est pas raisonnable, mais cliniquement, on ne peut pas dire que ça ne rende pas service", déclare-t-il à 20 minutes.
Une atteinte à la liberté de choix des Français ?

L'argument du coût des remboursements ne convainc pas toujours. Pour Valérie Poinsot, directrice générale des laboratoires Boiron, premier producteur d'homéopathie en France, si on arrête de rembourser l'homéopathie, il y aura des effets reports sur d'autres traitements. De plus, cela menacerait 1.000 emplois de la compagnie.

Mettre fin au remboursement de l'homéopathie serait également, pour ceux qui s'y opposent, une atteinte à la liberté de choix des Français.

Selon un sondage Ipsos réalisé en octobre 2018, plus de la moitié des Français (58%) a déjà utilisé "plusieurs fois" des produits homéopathiques. Ces derniers semblent d'ailleurs se mobiliser. Une pétition nommée "Mon Homéo Mon Choix" a recueilli plus d'un million de signature.

Dernièrement, la Haute autorité de la santé s'est positionnée pour la fin du remboursement. Si c'est le cas, la France rejoindrait la Grande-Bretagne, qui ne rembourse plus les médicaments homéopathiques depuis novembre 2017.

homéo-parti!
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/remboursement-de-l-homeopathie-les-arguments-des-pour-et-des-contre-7797936999

Homéopathie: la Haute autorité de santé prône le déremboursement

Thu 27 Jun 2019 - 12:10

Le gouvernement doit désormais définitivement trancher sur le remboursement ou non de l’homéopathie alors que la Haute autorité de santé a voté un avis définitif en faveur du déremboursement des produits homéopathiques, affirme le journal Libération.

C'est une décision qui était attendue. La Haute autorité de santé (HAS) a rendu son verdict concernant l'homéopathie et selon Libération, elles estime qu'elle ne doit plus être remboursée par la Sécu car son efficacité n'est pas prouvée. Adopté mercredi 26 juin, cet avis ne doit être rendu public que vendredi par l'organisme.

Cette conclusion très attendue, qui confirme un avis provisoire rendu mi-mai, marque la fin du processus d'évaluation scientifique de l'homéopathie. En revanche, elle ne marque pas celle du débat sur son déremboursement, puisqu'il revient maintenant au gouvernement de prendre la décision finale. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé à plusieurs reprises qu'elle suivrait l'avis de la HAS.

Libération précise que la "Commission de la transparence de la Haute autorité de santé a voté ce mercredi à la très grande majorité (une seule voix contre) le déremboursement des produits homéopathiques". Le quotidien avait déjà révélé mi-mai la teneur du projet d'avis de l'organisme, pourtant censé demeurer confidentiel.

Une menace pour l'activité des laboratoires

Actuellement, certains médicaments sont remboursés à 30 % par la Sécurité sociale à la faveur d’un régime dérogatoire, leur efficacité n’ayant pas été évaluée scientifiquement jusqu’à présent. En 2018, cela a représenté 126,8 millions d’euros sur un total d’environ 20 milliards d’euros pour l’ensemble des médicaments remboursés, précise l’Assurance-maladie.

Au-delà des arguments scientifiques, les pro-homéopathie veulent déplacer le débat sur le terrain politique en tentant de mobiliser leurs troupes. Labos, homéopathes et usagers ont lancé une campagne médiatique soutenue par des élus, "Mon homéo, mon choix", avec une pétition qui revendique pour l'heure plus d'un million de signatures. Ils ont également appelé à des manifestations, à Paris sur l'esplanade des Invalides et à Lyon place de la Comédie, vendredi à 10h30.

Un déremboursement serait un véritable coup dur pour les laboratoires Boiron, Weleda et Lehning. Le premier réalise 60 % de ses ventes en France sur des produits homéopathiques remboursables, soit 215 millions d’euros. Sur ce total, les produits dont les patients demandent effectivement le remboursement à l’Assurance-maladie rapportent 150 millions à 160 millions d’euros au labo.

En cas de déremboursement, le groupe lyonnais anticipe une baisse de 50 % des ventes sur ses produits remboursables la première année, puis de nouveau de 50 % la deuxième. Les laboratoires assurent que cela menacerait 1.000 emplois chez Boiron en France et 300 chez Weleda et Lehning. Le groupe a d'ailleurs demandé jeudi la suspension de son cours de Bourse, après la fuite dans la presse de l'avis de la Haute autorité de santé (HAS).

homéo-parti!
https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/homeopathie-la-haute-autorite-de-sante-prone-le-deremboursement-7797934216

Qwant sort un service de cartographie respectueux de la vie privée de ses utilisateurs - Var-Matin

Thu 27 Jun 2019 - 11:19

«Plus de 18 milliards de requêtes ont été faites sur notre moteur de recherche en 2018», souligne le vice-président de Qwant qui reverse à la presse 5% de ses revenus publicitaires.

«Plus de 18 milliards de requêtes ont été faites sur notre moteur de recherche en 2018», souligne le vice-président de Qwant qui reverse à la presse 5% de ses revenus publicitaires. DR
Dernière annonce d’une longue série: le moteur de recherche niçois sort ce matin Qwant Maps et Qwant Masq, deux applis web fidèles à ses valeurs de respect de la vie privée des utilisateurs.

Ces derniers temps, Qwant, le moteur de recherche éthique et niçois, a multiplié les annonces. Après un accord de partenariat avec Microsoft et la décision par le secrétaire d’État à l’Économie numérique de faire de Qwant le navigateur de recherche par défaut de l’Administration, la société fondée en 2013 par Eric Léandri sort ce matin deux applis web: Qwant Maps et Qwant Masq.
Qu’ont-elles de particulier? Déjà, elles sont fidèles aux valeurs de confidentialité et de respect de la vie privée des utilisateurs prônées par celui que se veut le concurrent européen de Google. «Qwant Maps, notre service de cartographie du monde est désormais disponible en version bêta», explique Tristan Nitot, vice-président Advocacy de Qwant.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une cartographie du monde pour rechercher un lieu, une adresse, un point d’intérêt et de donner un itinéraire à pied, à vélo ou en voiture. «D’autres fonctionnalités, comme les transports en commun, seront rajoutées au fil des mois», précise le dirigeant.

Stocker les données sur les appareils

La plus-value par rapport à d’autres services similaires? Premier cocorico, cette appli est faite en France et vise l’Europe «notre cœur de marché, souligne Tristan Nitot. Il n’y a pas de raison que la cartographie européenne soit faite par des Américains.» Pas faux.

«Et surtout, on respecte la vie privée. C’est un service ouvert et transparent pour l’utilisateur qui reste maître de ses informations de navigation.» En clair, cela signifie que Qwant ne connaît pas les utilisateurs et, contrairement à ses concurrents, ne veut surtout pas les connaître. Ce qui n’est pas sans poser un problème en termes de personnalisation du service. Comment fournir un itinéraire si l’utilisateur ne souhaite pas être géolocalisé?
Écueil que la PME qui emploie désormais 160 collaborateurs a contourné en développant Masq, «Une technologie qui stocke les données personnelles (paramètres, préférences, autorisations d’application...) en local, sur le disque dur de l’appareil.»

Plus besoin de cloud, l’utilisateur reprend le contrôle. «Qwant peut utiliser la data mais sans la connaître, résume le dirigeant. Maps est la première application à utiliser Masq. D’autres suivront comme Qwant Pay ou Qwant.com, le moteur de recherche qui mémorisera votre historique localement.»

Faire des émules

Pour plus de transparence, cette techno sera ouverte à des services tiers désireux, eux aussi, de respecter les données personnelles de l’utilisateur.
De ce point de vue là, l’idée a fait son chemin. Des collectivités territoriales comme la Métropole Nice Côte d’Azur, la Région Sud qui recense 125.000 postes informatiques, la Région Bretagne ont adopté le moteur de recherche Qwant. Le privé aussi. A l’instar de la Caisse d’Épargne, de la BNP, de Safran, de Thales ou de la MGEN… ont suivi. L’Administration n’est pas en reste. Le secrétaire d’État à l’Economie au numérique Cédric O a annoncé à Vivatech que le moteur de recherche éthique serait installé par défaut sur quelque quatre millions de postes.

Pour Qwant qui revendique 5% de parts de marché et qui est le 38e site Internet français (la première place est trustée par Google.fr), «C’est de la croissance à moindre coût», s’enthousiasme Tristan Nitot.
Autre bonne nouvelle, le partenariat il y a quelques semaines avec Microsoft aux termes duquel Qwant ferait partie des options préremplies dans les prochaines versions du navigateur Edge livré avec toutes les nouvelles machines Windows. Et le vice-président de se frotter les mains: «Ce sont des centaines de millions de machines dont on parle.»
Enfin, la PME va s’implanter à Cannes pour créer le moteur de recherche consacré à l’art et la culture. «Après Qwant Junior et Qwant Music, Qwant Art sera dédié aux internautes et aux professionnels de la culture.»
Avec cette série d’annonces, Qwant poursuit sa croissance. Certes, il est encore loin de faire de l’ombre à l’ogre Google mais le «petit» moteur de recherche a faim et grignote des parts de marché: «Notre croissance est de plusieurs pour cent par semaine», confirme Tristan Nitot qui vise entre 10 et 20 millions d'euros de chiffre d’affaires en 2018.

cartographie moteur-de-recherche Qwant TF Vie-privée
https://www.varmatin.com/economie/qwant-sort-un-service-de-cartographie-respectueux-de-la-vie-privee-de-ses-utilisateurs-393049

Quel contrôle démocratique sur la vidéosurveillance privée en réseau ? | InternetActu.net

Tue 25 Jun 2019 - 09:08

Aux États-Unis, les quartiers résidentiels les plus aisés ne sont pas toujours les mieux pourvus en caméras de vidéosurveillance publiques. C’est pourtant dans ces quartiers que se développe une nouvelle forme de surveillance, popularisée notamment par le succès de Ring, la sonnette vidéo d’Amazon, explique le journaliste Alfred NG (@alfredwkng) sur Cnet (@cnet).

A l’origine Ring est une startup ukrainienne rachetée en janvier 2018 par Amazon pour un milliard de dollars. Elle fait partie des nombreux investissements que l’entreprise américaine a réalisés pour structurer et diversifier son offre de produits connectés domestiques. Moins connus que l’emblématique assistant vocal Alexa, des dizaines de milliers d’Américains ont pourtant équipé leur porte d’entrée de cette sonnette vidéo qui ne se déclenche pas seulement quand on sonne, mais aussi quand elle détecte un mouvement. La caméra ne surveille pas que ceux qui cherchent à venir chez vous… mais également les mouvements de la rue ou de la cour devant votre domicile. Pour tout bon défenseur de la liberté individuelle, cette épidémie de caméras privatives ne devrait pas prêter à discussion… sauf qu’elles ne sont pas si privatives qu’annoncées et que la somme de ces actes individuels n’est pas sans conséquence sur la société.

Des caméras pas si privées que cela

D’une manière surprenante, nombre de services de police américains ont largement promu ces nouveaux objets auprès des habitants, en proposant même des réductions voire un équipement gratuit… Cette promotion un peu particulière n’était pas sans contrepartie : la police a promu l’équipement en échange d’un accès aux vidéos enregistrés par les caméras (un accès qui n’est pas automatique, mais qui se fait sur demande de la police). Ring s’est pourtant défendue de promouvoir ces offres. Les clients de Ring ont le contrôle de leurs vidéos, a déclaré récemment l’enseigne. Ils décident seuls de partager ou non leurs enregistrements et s’ils veulent acheter ou pas un service de stockage des enregistrements (à partir de 3$ par mois). Si Ring a offert des appareils à des services de police ou à des associations, Ring ne soutient pas de programmes qui obligent les utilisateurs à partager leurs vidéos avec d’autres, s’est défendue la marque. Mais dans les faits, rapporte Alfred NG, ce n’est pas exactement ce qu’on constate…

Aux États-Unis, plus de 50 services de police locaux se sont associés à Ring pour promouvoir le service, souvent en échange d’un accès aux images dans des zones où la police est souvent dépourvue de moyens de surveillance. Autant de caméras qui permettent à la police de bénéficier de nouvelles sources d’enregistrement vidéo, tout en proposant un service visant à tranquilliser les usagers. Ceux-ci bénéficient également d’une application sociale de partage des vidéos des caméras baptisée Neighbors (Voisins). Cette application (qui aurait déjà plus d’un million d’utilisateurs) permet de partager, regarder et commenter des vidéos et des informations sur la sécurité des quartiers. On y croise bien sûr des vidéos de vols et de crimes, des vidéos de comportements suspects ou délictueux, des vidéos d’incidents urbains…

Pour Mohammad Tajsar avocat de l’American civil liberties union (@aclu), nous avons là « un mariage parfait entre forces de l’ordre, particuliers et grandes entreprises pour créer les conditions d’une société dont peu de gens voudraient faire partie ». Sur Ring, la police a accès à un tableau de bord où elle peut demander des séquences filmées à des moments précis sur requête auprès des utilisateurs ou directement auprès de Ring.

Vers des réseaux de vidéosurveillance sans contrôle démocratique ?

Carte montrant la densité des caméra vidéos Ring à BloomfieldÀ Bloomfield, New Jersey, le quartier est presque entièrement couvert de caméras. En 2017, le responsable de la police de Bloomfield avait tenté de lancer un programme de vidéosurveillance volontaire. À l’époque, 442 lieux équipés de caméras s’étaient inscrits, surtout des entreprises. Aujourd’hui, il estime que le réseau Ring sur Bloomfield représente un accès à plus de 4000 caméras ! Pire, rapporte Cnet : installer un plan de vidéosurveillance en ville est souvent compliqué ! Il faut décider où les implanter, faire voter la proposition au Conseil municipal… pour une technologie où chaque caméra coûte encore très cher et dont le rapport efficacité/coût peut-être très discuté (voir Vidéosurveillance : où avons-nous failli ?). Or, Ring permet à la fois d’économiser l’argent public et surtout de contourner le processus démocratique qui décide de son installation… Le réseau de vidéosurveillance n’a plus besoin d’une décision collective ou publique pour devenir effectif !

À Mountain Brook, Alabama, le responsable de la police explique d’ailleurs qu’il n’a désormais plus besoin d’un réseau de vidéosurveillance public ! À Hammond, Indiana, la ville a subventionné l’achat de caméra avec l’aide de Ring : les 500 caméras sont parties en une semaine ! 600 autres ont été installées grâce à un programme de réduction proposé par la ville. Pour l’avocat de l’ACLU, « le public subventionne les atteintes à la liberté en agissant ainsi ». À Houston, la police a lancé un concours pour gagner des caméras à condition que les lauréats acceptent d’ouvrir un accès à la police lorsqu’elle en ferait la demande… Et dans plusieurs villes, quand 20 personnes s’inscrivent, Ring offre une caméra ! Pour le juriste Eric Piza, la police agit désormais dans l’intérêt d’entreprises commerciales (qui se rémunèrent surtout sur l’abonnement mensuel pour stocker les images). À Bloomfield pourtant, les gens n’ont pas inondé d’images la police. Les demandes de la police restent souvent sans réponses, sauf lorsque les agents se déplacent pour les demander en personne… dans ce cas, il est souvent plus difficile de refuser !

En décembre dernier, Ring a envisagé introduire une technologie de reconnaissance faciale pour ses sonnettes, permettant de reconnaître des personnes suspectes et d’en alerter directement la police. Mais la proposition n’a pas été très bien reçue… Amazon qui développe son propre logiciel de reconnaissance faciale, Rekognition (que l’entreprise vend aux forces de l’ordre) a rencontré également une forte contestation, notamment du fait des erreurs et des biais de genres, de classes et de race de ces outils. Mais malgré les contestations externes comme internes, le récent conseil d’administration d’Amazon a rejeté l’abandon du logiciel. Cela n’empêche pas dès à présent la police, elle, d’utiliser les technologies qu’elle souhaite sur les vidéos récupérées depuis Ring, comme celles lui permettant de lire et reconnaître les plaques minéralogiques des voitures suspectes…

Des outils anxiogènes qui laissent les utilisateurs à leur anxiété

Brian X Chen (@bxchen), responsable de la rubrique Tech Fix pour le New York Times revient sur le développement des réseaux de surveillance de quartiers aux États-Unis, comme Nextdoor, Streety ou Citizen (des réseaux sociaux locaux de surveillance de quartiers), trois des applications parmi les plus téléchargées aux États-Unis. Si ces applications ne reposent pas sur la vidéosurveillance, elles dispensent souvent des alertes préoccupantes dès que quelque chose d’inquiétant se déroule dans le quartier où vous habitez. Le problème, estime le journaliste du New York Times, c’est que ces applications sont particulièrement anxiogènes, alors même que la criminalité n’a cessé de chuter ces dernières années… Comment ne pas succomber à la paranoïa en les utilisant ? Et ce d’autant que Citizen ou Neighbors de Ring notifient par défaut sur leurs applications les incidents signalés dans le quartier sur les 30 derniers jours, comme pour rendre chaque quartier plus criminogène qu’il n’est. Pour s’en prémunir, le journaliste recommande de changer ce paramètre par défaut pour ne faire s’afficher que les incidents du dernier jour. De désactiver les notifications et de ne les utiliser qu’en cas de besoin. Les promoteurs de ces applications soulignent néanmoins que sur Ring comme sur Nextdoor, l’essentiel des signalements ne concerne pas la criminalité ou la sécurité, mais plutôt des animaux perdus ou des rues en travaux…

Pourtant, les solutions proposées par Brian Chen sont peu satisfaisantes : elles remettent toujours la responsabilité sur l’utilisateur final, sans interroger les choix par défauts que proposent ces systèmes. Ces entreprises proposent des outils par nature anxiogènes qui, par leurs choix de conception mêmes, renforcent l’angoisse de ceux qui les utilisent. Sous prétexte de liberté individuelle, ils ont un impact direct sur nos libertés collectives… Le choix des individus s’impose à tous les autres, sans offrir aux autres le moindre recours pour s’y opposer…

Le panopticon sécuritaire d’Amazon annonce déjà ses prochaines extensions. Un brevet, repéré par Quartz, projette de proposer prochainement une surveillance par drone des habitations. Et de nouveaux produits Ring sont annoncés : notamment des caméras embarquées pour les voitures… En janvier 2019, The Intercept avait révélé que des employés de Ring était capables de regarder des images en direct à partir des caméras de leurs clients (une information démentie par l’entreprise, mais maintenue par le journal d’investigation), soi-disant pour permettre aux employés d’aider les algorithmes à mieux catégoriser les objets – et ce alors que Ring assure ne pas utiliser d’outils de reconnaissance d’image…

La mise en réseau change la nature de la vidéosurveillance privée

La mise en réseau de fonctions de surveillance privatives en transforme assurément la nature et la puissance. Les capacités d’affiliation proposées par Amazon à la police ou aux utilisateurs de Ring sont de puissants leviers pour conquérir et élargir le public qui a recours à ces outils, normalisant insidieusement la vidéosurveillance ainsi que la surveillance de voisinage. La promotion et la subvention publique également. Pour le professeur Chris Gilliard (@hypervisible), de telles plateformes sécuritaires favorisent le racisme et l’intolérance, explique-t-il sur Vice. Vice, qui a fait une rapide recension de vidéos postées sur l’application sociale de Ring note qu’une majorité d’entre elles sont clairement racistes alors qu’elles concernent des délits souvent mineurs… beaucoup par exemple se plaignent de livreurs qui ne sont pas suffisamment précautionneux dans leur travail.

Chris Gilliard parle de Digital Redlining pour désigner ces pratiques. Le Redlining fait référence à une pratique discriminatoire consistant pour les banques, les assurances et les services de santé de refuser d’investir dans certains quartiers (bien évidemment les plus pauvres et les plus noirs des États-Unis) délimités d’une ligne rouge par les investisseurs… Si la pratique a été interdite dès la fin des années 60, le numérique lui donne une nouvelle réalité, souligne Gilliard. En 2016, une enquête de Bloomberg avait révélé qu’Amazon avait tendance à refuser l’accès à la livraison dans la journée à la plupart des quartiers de minorités. À Boston, le quartier noir de Roxbury, était le seul où la livraison le jour même n’était pas disponible, alors que tous les quartiers qui entouraient Roxbury, eux, étaient livrés dans la journée ! Pour Gilliard, plus de caméras ne signifient pas plus de sécurité, en tout cas pas pour les communautés les plus marginalisées. Plus de caméras, c’est d’abord moins de sécurité pour ceux qui sont contrôlés par celles-ci. Et le professeur de rappeler qu’il y a une différence très significative entre une alarme qui se déclenche lors d’une intrusion à son domicile et un système qui surveille et enregistre en permanence tous types de signaux dont l’interprétation est libre…

Un récent rapport de l’ACLU qui faisait le point sur le développement de la vidéosurveillance aux États-Unis recommande que les acteurs du secteur de l’analyse vidéo ne puissent être autorisés à déployer des fonctions d’analyse sans approbation législative, sans contrôle extérieur et sans analyse d’impact de leurs effets sur les droits civils notamment. Depuis 2016, l’ACLU a d’ailleurs lancé CCOPS, une initiative de projets de règlements locaux pour permettre aux communautés d’exercer un contrôle sur les méthodes de surveillance de la police et obtenir plus d’information sur les modalités de surveillance utilisées par les forces de police.

Un exemple qui montre bien qu’il n’y a pas que la question de la reconnaissance faciale qui est problématique avec la vidéosurveillance. Le contrôle démocratique du déploiement même du réseau à l’heure de son ubérisation par Ring l’est tout autant !

Hubert Guillaud

démocratie sécurité TF vidéo-surveillance Vie-privée
http://www.internetactu.net/2019/06/25/quel-controle-democratique-sur-la-videosurveillance-privee-en-reseau/

Est-il vrai qu'on ne peut plus prendre le train incognito en France ? - Libération

Mon 24 Jun 2019 - 09:42

Depuis le 9 mai, il faut donner son nom, prénom et date de naissance pour acheter un billet de train sur les lignes TGV et Intercités. Seuls les TER proposent encore des billets qui ne sont pas nominatifs.

Question posée par François L. le 14/06/2019

Nom, prénom et date de naissance : à en croire une affichette de la SNCF, les usagers doivent désormais décliner leur identité pour obtenir un «billet émis au format e-billet» (où le «e» signifie «électronique»). Et «justifier de cette identité» une fois à bord du train. «Un espace de liberté de moins», regrette la journaliste du Monde Ariane Chemin, qui a pris en photo cette affichette le mois dernier en gare de Saint-Lazare, au moment d’acheter un billet Intercités pour la Normandie.

Encore un espace de liberté de moins. Le train, c’était voyager libre, sans traces, incognito. Depuis le 9 mai, au guichet ou au distributeur, même en argent liquide, chacun doit donner son nom pic.twitter.com/7RBgWzAsd9
— Ariane Chemin (@ArianeChemin) 12 juin 2019

Alors que s’est-il passé le 9 mai 2019 ? Il s’agit de la date de la refonte des tarifs et cartes de réduction mise en place par Voyages SNCF, la branche du groupe chargée des voyages grandes lignes et de la vente des billets sur le site Oui.sncf. Depuis cette date, «tout le système est pensé autour du e-billet» car «c’était une vraie attente des gens, d’avoir un système facile et fluide», explique le service de presse.

A l’exception de quelques tarifs très spécifiques (comme ceux prévus pour les militaires par exemple), l’ensemble des billets grandes lignes (TGV et Intercités) sont donc désormais vendus exclusivement sous format électronique. Ce type de titres de transport étant «nominatif et incessible», il est donc «demandé de renseigner les noms, prénoms et date de naissance de chaque passager» et ce quel que soit le canal de distribution, précise Voyages SNCF à CheckNews : «Gares, bornes libre-service, internet, agence de voyages, etc.»

Pourquoi ne pas conserver des billets papiers (aussi appelés «IATA» dans le jargon) non nominatifs pour ceux qui le souhaiteraient ? «Cela impliquerait de rester avec deux systèmes, ce qui engendre des coûts. L’évolution est d’ailleurs la même partout, que ce soit dans l’aérien ou pour la dématérialisation du carnet de tickets de métro à Paris.»
89% de billets électroniques

En plus des avantages que le système représente en termes de coût pour la SNCF, l’entreprise publique met en avant ceux pour les «clients», qui peuvent désormais gérer échanges, remboursements ou demandes de compensation en ligne, et qui n’ont «plus à craindre de perdre» leur billet ou «besoin de se déplacer pour retirer leur billet ou le recevoir à domicile».

En avril, juste avant la généralisation, plus de 89 billets grandes lignes vendus sur 100 étaient déjà électroniques, précise Voyages SNCF, qui assure au passage «ne pas conserver les données» récoltées sur les usagers.
Voyager de manière anonyme, un droit fondamental pour la Cnil

La Cnil estime pourtant de façon constante (avis rendus en 1991 puis 2003 et 2004) que les entreprises de transport ne doivent pas «priver les usagers de la possibilité d’utiliser un service de transport public de manière anonyme». Elle précise même à CheckNews que «le droit à voyager de manière anonyme est un droit fondamental pour chaque passager».

La SNCF peut toutefois se baser sur une évolution législative récente, qui a mis à mal ce «droit fondamental». En mars 2016, la loi Savary sur la sécurité dans les transports (qui vise entre autres à lutter contre «les incivilités», «les atteintes à la sécurité publique» et «les actes terroristes») a ainsi autorisé les entreprises de transports collectifs à «subordonner le voyage de ses passagers à la détention d’un titre de transport nominatif».

Il reste quand même une possibilité pour les usagers soucieux de rester anonymes qui veulent voyager en train en France : acheter un billet TER (et/ou Transilien en Ile-de-France). Si vous ne passez pas par Oui.sncf ou l’application SNCF, mais que vous l’achetez directement au guichet ou sur une borne libre service, aucun nom ou date de naissance ne vous seront demandés.

Cordialement
Vincent Coquaz

anonymat SNCF train transport Vie-privée
https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/18/est-il-vrai-qu-on-ne-peut-plus-prendre-le-train-incognito-en-france_1734363

Huawei : 11 smartphones sous Android Q juste avant l'embargo

Tue 18 Jun 2019 - 13:36

Alors que la question du maintient d'Android au sein des terminaux Huawei reste en suspens, une fuite précise qu'Android 10 Q devrait être déployé dans le courant du mois d'aout prochain sur une liste de terminaux.

C'est le 20 aout prochain que Huawei sera privé de licence Android si aucun accord n'est trouvé avec les USA pour rétablir la marque chinoise sur la liste blanche des entreprises avec lesquelles les sociétés américaines peuvent collaborer.

P30Pro

Concrètement, les smartphones déjà sortis par la marque sur le marché ne sont pas concernés par cet abandon, mais ils devraient ne pas pouvoir profiter des mises à jour d'Android par la suite.

C'est pourquoi Google et Huawei travaillent actuellement à porter Android 10 Q sur un maximum de références du catalogue de Huawei dans le but de proposer des mises à jour vers le nouvel OS avant que l'embargo ne soit prononcé.

Selon HDBlog.it, 11 smartphones de Huawei pourraient ainsi profiter de la nouvelle surcouche EMUI 10 basée sur Android Q au début du mois d'aout :

Huawei P30 Pro
Huawei P30
Huawei P30 Lite
Huawei Mate 20 Pro
Huawei Mate 20
Huawei Mate 20X 5G
Huawei P Smart 2019
Huawei P Smart+ 2019
Huawei P Smart Z
Huawei P20 Pro
Huawei P20

Sans surprise, ce sont les modèles les plus récents qui sont concernés par cette évolution, mais on retrouve également les P20 et P20 Pro mais aussi de façon plus étonnante le P Smart Z. La liste n'est pas définitive et on pourrait finalement voir Huawei basculer la majorité de ses smartphones vers Android Q juste avant l'embargo, certains smartphones Honor pourraient également avoir cette chance.

Huawei P20pro P30
https://www.generation-nt.com/huawei-11-smartphones-android-q-juste-avant-embargo-actualite-1966009.html

Les sonnettes de porte « Ring » d'Amazon créent-elles un réseau massif de surveillance policière ? La police obtiendrait des vidéos Ring sur demande

Mon 17 Jun 2019 - 13:07

Les services de police des États-Unis se sont associés à Ring, une filiale d’Amazon, pour offrir des programmes de sonnettes de porte intelligentes Ring gratuitement ou à des prix subventionnés à des résidents des villes américaines. Mais ce qui inquiète les défenseurs de la vie privée est que certains services de police ont ajouté leurs propres conditions aux programmes qui leur permettent d'obtenir, sur demande, des images enregistrées par les appareils Ring installés sur les portes des résidents. Ce qui donnerait à la police des capacités de surveillance sans précédent et pourrait poser de graves problèmes en matière de protection de la vie privée, selon un rapport.

Ses sonnettes intelligentes sont devenues populaires tout comme les autres gadgets intelligents qui améliorent la qualité de vie des utilisateurs en rendant leurs maisons plus intelligentes. Mais des portes plus intelligentes vont de pair avec plus de caméras et par conséquent plus d’images disponibles pour des usages divers.

Ring fabrique une sonnette intelligente qui, installée sur la porte d’entrée d’une maison, améliore la sécurité de l’habitation et procure la tranquillité d'esprit aux propriétaires. Ces sonnettes servent à surveiller les entrées des domiciles à l'aide de caméras à détection de mouvement, et elles enregistrent et sauvegardent les images de toute personne qui appuie sur la sonnette, tant que vous disposez d'un abonnement mensuel au programme Ring. Amazon a acquis Ring en 2018 pour un milliard de dollars.

En mai 2018, Ring a lancé l'application Neighbors, en initialisant ainsi ce qu’il appelle « un grand pas vers une sécurité accessible et abordable pour tous ». L’application est une solution de sécurité que chaque membre de la communauté, qu'il possède ou non un périphérique Ring, peut utiliser. Elle permet aux membres de la communauté et, dans certains cas, aux forces de l'ordre, de travailler ensemble afin de réduire la criminalité, d’après Ring. Les utilisateurs reçoivent une notification sur leurs appareils mobiles lorsque quelqu'un sonne à la porte, et ils peuvent regarder des images en direct de la caméra intelligente de la sonnette de porte de n'importe où dans le monde.

La facilité d’utilisation, le confort et la tranquillité d’esprit que ces sonnettes intelligentes apportent, ont fait que les quartiers résidentiels dans de nombreuses villes américaines, comme Bloomfield dans le New Jersey, autrefois avec moins de caméras de surveillance, sont aujourd’hui équipées de réseaux de surveillance privés alimentés par Amazon et promus par les services de police, selon un rapport.

Selon le rapport, les services de police, des grandes villes plus peuplées aux petites villes de moins de 30 000 habitants, ont offert ces sonneries d’Amazon gratuitement ou à prix réduit aux citoyens, utilisant parfois l'argent des contribuables pour payer les produits Amazon. Cette promotion est un programme commun des services de police et d’Amazon qui participe à la subvention des périphériques Ring.

Mais, alors que Ring a déclaré, dans un article de blog publié en février, que les utilisateurs ont un contrôle total sur leurs séquences enregistrées sur Ring et peuvent choisir avec qui partager ces séquences, donnant ainsi le choix aux propriétaires de Ring de fournir ou pas des enregistrements à la police, dans certains cas, la police exige de ces derniers qu'ils lui remettent les séquences sur demande, selon le rapport. Ces contraintes supplémentaires ajoutées par les forces de police contredisent la vision de Ring, qui consiste à éviter les cambriolages à domicile. « Nos clients nous font part de leurs histoires sur la façon dont Ring les a aidés à identifier un voleur ou comment Ring les a aidés à prévenir un cambriolage chaque jour », peut-on lire dans l’article de blog de Ring.

Ring a déclaré à site Web qu'il n’était pas impliqué dans des programmes des services de police qui obligent les utilisateurs à partager leurs séquences vidéo ou les programmes qui les obligent à s'abonner à un plan d'abonnement pour l'enregistrement d'images. L'entreprise a même indiqué qu'elle serait en train de travailler avec ses partenaires pour s'assurer que sa vision pour ses sonnettes intelligentes se reflète dans ses programmes de partenariat et qu’elle commencerait à sévir ensuite. Dans un communiqué, Ring a déclaré :

« Les clients de Ring ont le contrôle de leurs vidéos, quand ils décident de les partager et s'ils veulent ou non acheter un plan d'enregistrement. Ring a fait don d'appareils aux partenaires des forces de l'ordre des pays voisins pour qu'ils les fournissent aux membres de leurs communautés ». « Ring ne prend pas en charge les programmes qui exigent des destinataires qu'ils s'abonnent à un plan d'enregistrement ou que les images des appareils Ring soient partagées comme condition pour recevoir un appareil donné. Nous travaillons activement avec nos partenaires pour nous assurer que cela se reflète dans leurs programmes », a ajouté l’entreprise.

Selon un rapport, plus de 50 services de police locaux à travers les États-Unis se seraient associés à Ring, au cours des deux dernières années, dans des programmes de promotion des sonnettes intelligentes d’Amazon, se félicitant de la façon dont le produit d’Amazon leur permet d'accéder à des séquences de sécurité dans des zones qui n'ont généralement pas de caméras, comme dans les banlieues. Le service de police de Bloomfield se réjouit également de l’abondance de ces caméras dans tous les quartiers de Bloomfield.

« Notre ville est maintenant entièrement couverte par des caméras », a déclaré le capitaine Vincent Kerney, commandant du bureau de détectives de la police de Bloomfield. « Dans tous les quartiers de la ville, il y a des caméras Ring », a-t-il ajouté.

M. Kerney avait déjà commencé un programme de surveillance volontaire en 2017 et il y avait environ 442 endroits qui se s’étaient inscrits, surtout des entreprises. Ce qui représentait, selon M. Kerney, une goutte d'eau dans l'océan par rapport au réseau de sonnettes intelligentes de Ring actuel. M. Kerney a expliqué :

« Il y a probablement 10 fois plus de caméras Ring que ce que nous n'avons autre chose ». « En général, la plupart des gens n'ont pas de système de surveillance à grande échelle dans leur maison », explique-t-il. « Mais quelque chose de simple comme Ring, où vous avez juste à le brancher ? Les gens accepteront ».

Des services de police s’associent à Ring pour offrir, gratuitement ou à faibles coûts, la vidéo surveillance aux résidents dans la plupart des villes aux Etats-Unis, mais malgré ces avantages, la relation entre les services de police et Amazon soulève des préoccupations au sujet de la surveillance. Les défenseurs de la vie privée soutiennent que ce partenariat permet aux organismes d'application de la loi d'exercer une surveillance sans précédent, les services de police s'appuyant sur ce réseau de Ring pour développer leurs réseaux de surveillance.

Un avocat de l’ACLU de la Californie a déclaré à ce sujet : « Ce que nous avons ici, c'est un mariage parfait entre les forces de l'ordre et l'une des plus grandes entreprises du monde, créant les conditions d'une société dont peu de gens voudraient faire partie ». Mais dans une déclaration, Ring a dit : « Nos clients et les utilisateurs des applications Neighbors nous font confiance pour protéger leurs maisons et leurs communautés, et nous prenons cette responsabilité très au sérieux ».

Nous savons déjà que le géant du commerce en ligne, propriétaire de Ring, vend déjà sa technologie de reconnaissance faciale au gouvernement américain. Selon les experts, Rekognition est à l’origine de plusieurs discriminations basées, entre autres, sur la couleur de peau. Les organisations de protection de la vie privée ont insisté pour qu’Amazon arrête de fournir cette technologie aux forces de police, mais ce n’est pas encore le cas et Amazon devrait continuer à commercialiser sa technologie de reconnaissance faciale aux forces de l’ordre si l’on s’en tient aux résultats du vote des actionnaires lors de sa dernière assemblée annuelle.

Business Insider a également publié un article en avril dernier selon lequel les employés d'Amazon qui travaillent à améliorer son assistant vocal Alexa écouteraient les enregistrements vocaux de ce qui se dit dans les maisons et les bureaux des propriétaires d’Echo, lorsque ce dernier est activé. Selon l’article, ces employés peuvent écouter jusqu'à 1000 enregistrements par jour.

Aussi en janvier dernier, The Intercept a rapporté que les utilisateurs des caméras de sécurité Ring d'Amazon seraient espionnés à leur insu, mais un porte-parole de la société avait tout nié en bloc. Espérons que les utilisateurs n’auront rien à craindre des sonnettes intelligentes, un autre produit d’Amazon, et des programmes additionnels des services de police, qui pourraient leur faire obligation de partage de séquences vidéo Ring.

Source : Département de Police Bloomfield, Ring

Amazon TF vidéo-surveillance Vie-privée
https://systeme.developpez.com/actu/265141/Les-sonnettes-de-porte-Ring-d-Amazon-creent-elles-un-reseau-massif-de-surveillance-policiere-La-police-obtiendrait-des-videos-Ring-sur-demande/

Google Maps abuse sur les tarifs | Alternatives Economiques

Mon 17 Jun 2019 - 13:06

C’est une décision unilatérale comme les géants du numérique en ont le secret : Google a décidé d’augmenter considérablement les tarifs de son service de cartographie, Maps. Pas de changements pour l’internaute, mais de réelles transformations pour tous les professionnels qui utilisent Google Maps, des entreprises aux institutions qui s’en servent sur leurs sites ou applications, comme pour le traditionnel onglet « Où nous trouver ? ». Plus qu’une simple évolution des tarifs, cette décision annoncée début mai illustre le pouvoir de marché des géants du numérique et les stratégies qu’ils déploient pour parvenir à l’hégémonie.
1 300 % d’augmentation

Jusqu’à présent, l’affichage d’une carte dynamique de Google Maps sur un site Web était gratuit pour ce dernier, dans la limite de 25 000 fois par jour. Dès le 11 juin, cette limite passera à 28 000 affichages, mais par mois ! De plus, une fois ce quota dépassé, les tarifs font un bond de 1 300 %, selon les calculs de Christian Quest, porte-parole d’OpenStreetMap. De quoi faire flamber les factures : « Un site qui affiche 10 000 cartes par jour [une visite d’un internaute correspond à un affichage, NDLR] passe donc de 0 à 1 764 dollars par mois et pour ceux qui étaient proches de la limite gratuite de 25 000 cartes/jour, cela leur sera désormais facturé 4 704 dollars par mois », résume-t-il, dans une note de blog détaillée. Enfin, Google rend obligatoire l’enregistrement des coordonnées d’une carte bancaire pour pouvoir bénéficier de ses services.
Si l’entreprise se permet d’augmenter à ce point ses tarifs, c’est qu’elle jouit d’une position dominante sur le marché de la cartographie. Cette position a d’ailleurs été attaquée en justice. En 2009, la société Bottins Cartographes avait accusé la firme américaine de « pratiques anticoncurrentielles destinées à capter la clientèle et éliminer les concurrents ». Autrement dit de proposer un service de cartographie gratuit, qui soit en réalité financé par d’autres activités, à savoir, pour Google, celui de moteur de recherche avec les revenus de la publicité. Secteur sur lequel, la firme américaine est en situation de quasi-monopole. Position que la firme utilise d’ailleurs pour mettre en avant Maps dans les résultats sur son moteur de recherche.

L’entreprise Bottins Cartographes avait d’abord obtenu gain de cause en première instance, mais elle a finalement été déboutée en 2015 au terme d’une procédure de plusieurs années. La justice a estimé « qu’il n’existe aucune preuve matérielle permettant de caractériser une éventuelle volonté de Google d’exclure ses concurrents du marché ».

L’évolution tarifaire actuelle n’est cependant pas tellement une surprise, mais s’inscrit plutôt dans la continuité d’une évolution stratégique. En 2012, Google Maps avait déjà procédé à une première hausse des prix. Le lobby Initiative for a Competitive Online Marketplace (ICOMP), regroupant divers concurrents de Google dans plusieurs secteurs, notait d’ailleurs à ce moment-là qu’« il est significatif que lorsque la société Google a acquis une position dominante en matière de cartographie en ligne, elle a transformé Google Maps API en un service payant : le parfait exemple d’école d’une récupération des pertes après une période de prédation ».

Casser les prix pour asseoir sa domination sur un marché, avant de les augmenter une fois la concurrence écrasée : c’est désormais une stratégie éprouvée pour les géants du numérique. Cela a par exemple été la stratégie suivie par Uber sur le marché des VTC. Jusqu’ici au moins, les autorités de la concurrence n’ont guère trouvé à y redire.

Google google-maps TF
https://www.alternatives-economiques.fr/google-maps-abuse-tarifs/00084639

Opinion | In Stores, Secret Bluetooth Surveillance Tracks Your Every Move - The New York Times

Mon 17 Jun 2019 - 12:27

Imagine you are shopping in your favorite grocery store. As you approach the dairy aisle, you are sent a push notification in your phone: “10 percent off your favorite yogurt! Click here to redeem your coupon.” You considered buying yogurt on your last trip to the store, but you decided against it. How did your phone know?

Your smartphone was tracking you. The grocery store got your location data and paid a shadowy group of marketers to use that information to target you with ads. Recent reports have noted how companies use data gathered from cell towers, ambient Wi-Fi, and GPS. But the location data industry has a much more precise, and unobtrusive, tool: Bluetooth beacons.

These beacons are small, inobtrusive electronic devices that are hidden throughout the grocery store; an app on your phone that communicates with them informed the company not only that you had entered the building, but that you had lingered for two minutes in front of the low-fat Chobanis.

Most location services use cell towers and GPS, but these technologies have limitations. Cell towers have wide coverage, but low location accuracy: An advertiser can think you are in Walgreens, but you’re actually in McDonald’s next door. GPS, by contrast, can be accurate to a radius of around five meters (16 feet), but it does not work well indoors.

Bluetooth beacons, however, can track your location accurately from a range of inches to about 50 meters. They use little energy, and they work well indoors. That has made them popular among companies that want precise tracking inside a store.

Most people aren’t aware they are being watched with beacons, but the “beacosystem” tracks millions of people every day. Beacons are placed at airports, malls, subways, buses, taxis, sporting arenas, gyms, hotels, hospitals, music festivals, cinemas and museums, and even on billboards.

In order to track you or trigger an action like a coupon or message to your phone, companies need you to install an app on your phone that will recognize the beacon in the store. Retailers (like Target and Walmart) that use Bluetooth beacons typically build tracking into their own apps. But retailers want to make sure most of their customers can be tracked — not just the ones that download their own particular app.

So a hidden industry of third-party location-marketing firms has proliferated in response. These companies take their beacon tracking code and bundle it into a toolkit developers can use.

The makers of many popular apps, such as those for news or weather updates, insert these toolkits into their apps. They might be paid by the beacon companies or receive other benefits, like detailed reports on their users.

Location data companies often collect additional data provided by apps. A location company called Pulsate, for example, encourages app developers to pass them customer email addresses and names.

Companies like Reveal Mobile collect data from software development kits inside hundreds of frequently used apps. In the United States, another company, inMarket, covers 38 percent of millennial moms and about one-quarter of all smartphones, and tracks 50 million people each month. Other players have similar reach.

Location data companies have other disturbing tricks up their sleeve. For example, inMarket developed “mindset targeting” techniques that predict when individuals are most receptive to ads. These techniques are based on statistical probabilities calculated through millions of observations of human behavior. Brands like Hellman’s, Heineken and Hillshire Farms have used these technologies to drive product campaigns.
What is an S.D.K.? A Software Development Kit is code that's inserted into an app and enables certain features, like activating your phone's Bluetooth sensor. Location data companies create S.D.K.s and developers insert them into their apps, creating a conduit for recording and storing your movement data.

Location marketing aims to understand “online-offline attribution.” If a Starbucks coffee ad is sent to your email, for example, marketers want to know if you actually went there and bought a coffee. The only way to know is to monitor your online and offline habits at all times.

Beacons are also being used for smart cities initiatives. The location company Gimbal provided beacons for LinkNYC kiosks that provoked privacy concerns about tracking passers-by. Beacon initiatives have been started in other cities, including Amsterdam (in partnership with Google), London and Norwich.

Familiar tech giants are also players in the beacosystem. In 2015, Facebook began shipping free Facebook Bluetooth beacons to businesses for location marketing inside the Facebook app. Leaked documents show that Facebook worried that users would “freak out” and spread “negative memes” about the program. The company recently removed the Facebook Bluetooth beacons section from their website.

Not to be left out, in 2017, Google introduced Project Beacon and began sending beacons to businesses for use with Google Ads services. Google uses the beacons to send the businesses’ visitors notifications that ask them to leave photos and reviews, among other features. And last year, investigators at Quartz found that Google Android can track you using Bluetooth beacons even when you turn Bluetooth off in your phone.

For years, Apple and Google have allowed companies to bury surveillance features inside the apps offered in their app stores. And both companies conduct their own beacon surveillance through iOS and Android.

It should not be lost on the public that Apple created the first Bluetooth system of commercial surveillance. Apple’s chief executive, Tim Cook, recently wagged his finger at the “data-industrial complex.” Unlike other tech giants that monetize surveillance, Apple relies upon hardware sales, he said. But Mr. Cook knew what Apple was creating with iBeacon in 2013. Apple’s own website explains to developers how they can use iBeacon to micro-target consumers in stores.

Companies collecting micro-location data defend the practice by arguing that users can opt out of location services. They maintain that consumers embrace targeted ads because they’re more relevant. Industry players further claim that data is anonymized through techniques that mask the identification of users. Your data may be stored as “ID-67aGb9ac72r” instead of “Jane Doe.” Yet studies have shown that it is relatively easy to deanonymize mobility data. Moreover, the process of “informed consent” fails to protect user privacy. As The Times noted in an investigation into smartphone location tracking, “The explanations people see when prompted to give permission are often incomplete or misleading.”

For informed consent using beacons, you have to first know that the beacons exist. Then, you have to know which places use them, but venues and stores don’t put up signs or inform their customers. You can download an app like Beacon Scanner and scan for beacons when you enter a store. But even if you detect the beacons, you don’t know who is collecting the data. Let’s say you visit Target; it might be collecting data from you, but it might rent its beacons out to other businesses, allowing them to monitor your location. Moreover, some beacons are not secured, so third parties can “piggyback” off public beacons and use them to collect your location. There is no way to know if a store has secured its beacons.

Apple and Google could be tracking you through iOS and Android, but they don’t make their Bluetooth beacon collection methods transparent. There is no easy way to determine which apps on your phone have the beacon location tracking built in.

Even if you did know which companies have access to your beacon data, there’s no way to know what kind of data is collected through the app. It could be your micro-location, dwell time or foot traffic, but it can also include data from the app, such as your name, and your app data can be combined with other data sets compiled about you by data brokers. There is simply no transparency.

To protect yourself from beacons in the short term, you can delete any apps that may be spying on you — including apps from retailers — and shut off location services and Bluetooth where they are not needed. You can also follow The Times’s guide on how to stop apps from tracking your location. For Android users, the F-Droid app store hosts free and open- source apps that do not spy on users with hidden trackers.

Most of our concerns about privacy are tied to the online world, and can feel theoretical at times. But there is nothing theoretical about Bluetooth beacon technology that follows you into retail stores (and other venues) and tracks your movement down to the meter.

Michael Kwet is a visiting fellow at the Information Society Project at Yale Law School, and host of the Tech Empire podcast.

Follow The New York Times Opinion section on Facebook, Twitter (@NYTopinion) and Instagram.

surveillance Vie-privée
https://www.nytimes.com/interactive/2019/06/14/opinion/bluetooth-wireless-tracking-privacy.html

Les Allemands craignent le retour d'une surveillance "effrayante" - News 24

Mon 17 Jun 2019 - 11:43

Ce ne sont là que quelques-uns des moyens ingénieux par lesquels la police de la sûreté de l’Etat – mieux connue sous le nom de Stasi – espionna des individus entre 1950 et 1990, dont beaucoup sont maintenant exposés au musée de la Stasi à Berlin.

À l’heure actuelle, la police allemande – à l’instar de nombreuses forces de l’ordre – souhaite non seulement avoir accès à des données téléphoniques, mais également à des informations recueillies par des assistants numériques tels que Google Home et Amazon Echo.
L'Allemagne prévoit de discuter de cette question la semaine prochaine lors d'une réunion des ministres de l'intérieur. Mardi, un porte-parole du ministère de l'Intérieur a abordé la question lors d'une conférence de presse: "Pour lutter efficacement contre la criminalité, il est très important que les autorités fédérales et des États aient accès aux données collectées par ces appareils".

Cela a déclenché des sonneries d'alarme pour ceux qui surveillent les droits à la vie privée numérique.

"Ils savent que c'est anticonstitutionnel, ce qu'ils vont faire et je suppose que les autorités de protection des données s'impliquent", a déclaré Jeanette Hofmann, professeure de politique Internet à la Freie Universität Berlin et experte de recherche sur Internet et Internet à la société allemande du Bundestag. ,
Le problème du cartel de Tech est ouvert depuis des années

"La maison est toujours considérée comme un lieu sacré par rapport à ce qui se passe en public, la possibilité que tout ce que vous faites à la maison soit surveillé et que les données ne soient mises à la disposition des autorités répressives que sur décision de justice, est assez effrayant. "

L’Allemagne n’est certainement pas le seul pays à s’occuper de la question de la délimitation de la confidentialité des données numériques. Cependant, en raison de son histoire, l'Allemagne est particulièrement sensible au droit à la vie privée et a adopté certaines des lois les plus strictes au monde en matière de protection de la vie privée.

Sven Herpig, expert en cybersécurité, a déclaré que la politique allemande prenait traditionnellement en charge le cryptage pour cette raison.

"La politique que nous avons au cours des 20 dernières années dit:" Nous ne compromettons pas le cryptage, nous ne l'affaiblissons pas, nous ne faisons pas de backdoors, les forces de l'ordre doivent trouver un autre moyen d'accéder aux données ", a-t-il déclaré.

"Vous devez regarder l'expérience historique de la surveillance NS, puis nous avons une longue histoire contre la surveillance gouvernementale."
Toutefois, avec les assistants numériques tels que Google Home ou Amazon Echo, de nombreuses données collectées ne sont pas stockées en Allemagne, mais à l'étranger, notamment aux États-Unis. Jeudi, l'Union de sécurité de la Commission européenne s'est réunie pour évaluer les propositions permettant à tout membre, y compris l'Allemagne, d'accéder aux preuves numériques recueillies dans un autre pays.

"Trop longtemps, les criminels et les terroristes abusent de la technologie moderne pour commettre leurs crimes", a déclaré Julian King, commissaire de l'Union pour la sécurité, dans un communiqué. "En établissant des normes internationales pour l'accès aux preuves électroniques, nous franchissons un pas supplémentaire vers la fermeture de la zone dans laquelle ils exercent leurs activités en garantissant que les services répressifs puissent plus efficacement enquêter sur eux et les poursuivre, tout en respectant pleinement les droits fondamentaux. ".

Preuve numérique comme preuve pénale

Selon la Commission européenne, environ 85% des enquêtes pénales nécessitent des preuves numériques et dans 2/3 de ces cas, les preuves doivent être obtenues auprès de fournisseurs de services externes, en particulier aux États-Unis.

Cependant, les groupes allemands de défense des droits numériques ont critiqué les propositions de l'UE en soulignant que les lois strictes en matière de protection des données en Allemagne peuvent être mises à mal et ont soutenu que les propositions actuelles ne tiennent pas compte du fait qu'un crime dans un pays est nécessairement un crime dans un autre est vu.
Le nouveau plan de Facebook ne protège pas votre vie privée et la FTC ne

"Un tel régime n'aurait de sens que s'il existait un consensus au sein de l'UE ou au niveau international sur ce qui constitue un crime et que les mêmes garanties procédurales s'appliquent", a déclaré Elisabeth Niekrenz de Digital Society, un organisme de surveillance des droits numériques. "Si l'avortement est une infraction pénale dans un État et pas dans un autre, les fournisseurs de services de cet État ne devraient pas être contraints de prouver de tels événements."

Expériences de surveillance personnelle

Les Allemands savent par expérience à quel point la surveillance de masse peut être mal utilisée. Aujourd'hui, un citoyen allemand peut voir dans ses archives personnelles dans les archives de la Stasi les informations que la police a recueillies sur lui et sa famille, et utiliser ces informations pour harceler les dissidents et contrôler les simples citoyens.

Pour les appareils numériques, toutefois, ce sont les entreprises privées qui réduisent les données collectées grâce à cette surveillance dans le monde entier. Maintenant, prévient le professeur Hofmann, les gouvernements dans le contexte des enquêtes pénales veulent également avoir accès à cette richesse de données. Il incombe donc aux activistes des droits numériques de défendre leur cas devant les tribunaux.
L'agence nationale de sécurité arrête son programme de surveillance

"C’est un problème international. Nous sommes scandalisés d’avoir entendu nos conversations privées chez nous, mais le gouvernement dit qu’il en fera de même", a déclaré Hofmann.

"Nous avons privatisé de nombreuses infrastructures et transféré le pouvoir décisionnel aux marchés. Ainsi, dans le passé, lorsque les citoyens estimaient que le marché abusait de ces pouvoirs, ils pouvaient se tourner vers les gouvernements et exiger une réglementation, mais le système judiciaire reste la seule alternative C'est un gros problème pour toute démocratie. "

enceintes-connectées surveillance TF Vie-privée
https://news-24.fr/les-allemands-craignent-le-retour-dune-surveillance-effrayante/

Les ministres privés du smartphone de monsieur tout le monde

Mon 17 Jun 2019 - 11:01

Une note du directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault recadre les ministères en matière de sécurité des communications. Les ministres vont-ils lâcher leurs smartphones ?

Signée du directeur de cabinet d'une Premier ministre, une circulaire énumère les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans les ministères et l'administration en matière de sécurité informatique et protection des données sensibles.

En filigrane de cette note datée du 19 août et obtenue par L'Express, un véritable rappel à l'ordre qui laisse entendre des cas de piratage : " la survenance ces derniers mois de plusieurs atteintes à la sécurité des systèmes d'information me conduit à rappeler des règles élémentaires. "

cadenaL'affaire du cyberespionnage américain et britannique plus amplement dévoilée par Edward Snowden n'est par ailleurs sans doute pas étrangère à la diffusion de la circulaire. " À l'étranger, il convient d'avoir à l'esprit que les communications téléphoniques ou par voie électronique peuvent être écoutées, surtout dans les organismes internationaux, les aéroports, les hôtels, les restaurants et les cybercafés. "

La circulaire comporte une énumération de règles basiques comme pour le choix d'un mot de passe robuste et à changer tous les six mois, être vigilant avec les emails inhabituels, ne pas connecter une clé USB à l'origine inconnue, ne pas installer d'application sur du matériel professionnel sans l'aval du service informatique...

Pour les informations sensibles de l'administration mais non classifiées, la préférence d'un hébergement sur le territoire national est évoquée ou encore le chiffrement sur des réseaux non sécurisés. Plusieurs points concernent les smartphones.

Toujours pour la diffusion d'informations sensibles (voix ou données), les smartphones du commerce sont à proscrire s'ils ne possèdent pas de dispositif de sécurité agréé par l'ANSSI. Une Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information que l'on sait pour le moins critique sur le BYOD en entreprise qui consiste à utiliser des appareils personnels dans un cadre professionnel.

Et tant qu'à faire, les ministres sont invités à se passer de SMS, smartphone ou mobile pour préférer l'utilisation d'un téléphone fixe lors de leurs communications téléphoniques sensibles.

La transmission d'informations classifiées relève quant à elle d'un autre registre et uniquement autorisée à l'aide d'outils dédiés comme l'intranet sécurisé ISIS et les téléphones sécurisés Teorem.

administration smartphone sécurité-informatique TF
https://www.generation-nt.com/securite-informatique-ministre-smartphone-anssi-actualite-1785952.html
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