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 La revue de web de Kat

Trump augmente les taxes sur tous les produits chinois importés aux États-Unis | Le Huffington Post

Sat 24 Aug 2019 - 05:52

Une réponse furieuse à la décision chinoise ce vendredi de taxer 75 milliards de dollars d'importations venues des États-Unis.

INTERNATIONAL - Furieux de la contre-attaque de Pékin dans la guerre commerciale qu’il mène depuis plus d’un an, le président américain Donald Trump a opté ce vendredi 23 août pour la surenchère.

La totalité des 550 milliards de dollars de produits chinois importés aux États-Unis seront frappés de taxes douanières encore plus lourdes d’ici la fin de l’année. “Il nous faut rééquilibrer cette relation commerciale très injuste” avec la Chine, a tweeté le président en fin d’après-midi détaillant lui-même les nouveaux tarifs douaniers.

À partir du 1er octobre, 250 milliards de dollars de marchandises importées seront frappées de 30% de taxes punitives contre 25% actuellement. En outre, les 300 milliards de dollars d’importations restantes seront taxées à hauteur de 15% au lieu de 10% à partir du 1er septembre.

...unfair Trading Relationship. China should not have put new Tariffs on 75 BILLION DOLLARS of United States product (politically motivated!). Starting on October 1st, the 250 BILLION DOLLARS of goods and products from China, currently being taxed at 25%, will be taxed at 30%...
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) August 23, 2019

Pour éviter que le consommateur - et électeur - américain ne soit trop pénalisé pour ses achats de la période des fêtes, le président a maintenu le report au 15 décembre de cette mesure pour une liste de produits de grande consommation, notamment électroniques.

La Chine a annoncé ce vendredi son intention d’imposer de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d’importations en provenance des États-Unis, en représailles aux taxes douanières supplémentaires que prévoit d’instaurer prochainement Washington.

Pour le président c’est une “décision politiquement motivée” et peu après l’annonce de Pékin il s’est lancé dans une salve de tweets au ton particulièrement agressif. “Nous n’avons pas besoin de la Chine et, franchement, on se porterait bien mieux sans eux”, a écrit le locataire de la Maison Blanche.

La Fédération américaine des distributeurs a vivement réagi. “Il est impossible de planifier l’avenir dans ce type d’environnement. Il est clair que la stratégie de cette administration ne fonctionne pas”, a-t-elle estimé.
Tempête à Wall Street

Dans sa série de messages, Donald Trump avait aussi “ordonné” aux sociétés américaines “de commencer immédiatement à chercher des alternatives à la Chine, y compris de rapatrier vos sociétés et de fabriquer vos produits aux Etats-Unis”.

C’est ce dernier tweet qui a effrayé investisseurs et entrepreneurs.

Les premiers ont vendu en masse les titres des entreprises qui potentiellement seraient les plus affectées. Exit donc les actions de Caterpillar et ses engins de chantiers, les constructeurs automobiles et ceux de micro-processeurs. Apple a pour sa part vu plus de 44 milliards de dollars de valeur en bourse partir en fumée et le Dow Jones, le principal indice de Wall Street a fini sur sa deuxième plus forte baisse de l’année.

Depuis un an que Donald Trump a déclenché son combat à coups de tarifs douaniers punitifs contre les pratiques commerciales de l’Empire du Milieu qu’il juge “déloyales”, nombre d’entreprises américaines ont cherché des alternatives dans des pays voisins à bas coûts. Mais la transition est difficile, coûteuse, et les infrastructures souvent insuffisantes.

La Chambre de commerce américaine avait elle lancé un appel au calme. “Nous ne voulons pas d’une nouvelle détérioration des relations sino-américaines”, avait-elle expliqué, soulignant que “40 ans de relations commerciales entre nos deux pays ont été pour l’essentiel productives, constructives et mutuellement bénéfiques”.

Donald Trump n’a finalement plus fait allusion à son “ordre”.

Coup dur pour l’économie mondiale -

Insatisfait des avancées des négociations entre les deux partenaires commerciaux et se jugeant trompé par son homologue Xi Jinping, Donald Trump avait annoncé le 13 août que les 300 milliards de dollars de produits importés de Chine qui avaient jusque-là échappés à l’affrontement seraient également taxés.

C’est à ce nouveau coup qu’a réagi Pékin ce vendredi avec des mesures reflétant les représailles américaines, mais sur seulement 75 milliards de dollars de produits importés des États-Unis. Pour faire bonne mesure, les Chinois ont aussi rétabli une taxe de 25% sur les importations automobiles américaines.

Cette guerre commerciale entre les deux premières économies du monde crée énormément d’incertitude et pèse sur la croissance à un moment où l’Europe est fragilisée par les crises politiques en Italie et au Royaume-Uni et une Allemagne au bord de la récession.

Le président aura sans doute des explications à donner à ses collègues du G7, qu’il doit normalement retrouver ce samedi en France.

Le président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, a fait écho aux inquiétudes pour la croissance mondiale vendredi matin, peu avant l’éruption de tweets de Donald Trump. Il a souligné que si les perspectives économiques américaines restaient favorables, les tensions commerciales semblaient en revanche “jouer un rôle dans le ralentissement mondial et la faiblesse du secteur manufacturier (...) aux États-Unis”. Dans ce contexte, le patron de la Fed a cependant prévenu que la politique monétaire n’avait “pas de mode d’emploi” tout prêt.

Le président, qui, en campagne pour sa réélection, sait que la bonne santé de l’économie en est un ingrédient indispensable, ne cesse d’attaquer la Banque centrale afin qu’elle baisse “fortement” ses taux pour faire de la croissance américaine “une fusée”.

Chine Chine-USA USA
https://www.huffingtonpost.fr/entry/trump-augmente-les-taxes-sur-tous-les-produits-chinois-importes-aux-etats-unis_fr_5d6073d8e4b02cc97c8da77a

Levothyrox : polémique autour de la bioéquivalence de la nouvelle formule

Sat 24 Aug 2019 - 05:43

Deux publications récentes mettent en cause l'étude de bioéquivalence qui a permis à Merck de remplacer l'ancienne formule du Levothyrox par la nouvelle en 2017. Les moyennes obtenues lors de cette étude masqueraient la réalité des situations individuelles.

En France, environ 2,5 millions de personnes prennent de la lévothyroxine, en grande majorité sous la forme de Levothyrox. Une nouvelle formule de ce médicament est arrivée dans les pharmacies en mars 2017. Seuls les excipients changeaient, le lactose de l'ancienne formule étant remplacé par le mannitol et l'acide citrique. Ce changement de formule a été justifié par le souci d'avoir une meilleure stabilité du produit.

Suite à l'arrivée du nouveau Levothyrox, des milliers de patients ont déclaré des effets secondaires. L'affaire est même arrivée devant la justice, avec une action collective au tribunal de Lyon, mais les plaignants ont été déboutés de leur demande. En parallèle, l'ANSM a considéré que seul 1,43 % des patients avaient déclaré des effets secondaires.

Cependant, les travaux d'une équipe franco-britannique semblent donner raison aux patients. Ils ont fait l'objet de deux publications scientifiques. Les chercheurs des universités de Toulouse et de Londres se sont intéressés à l'étude de bioéquivalence réalisée par Merck pour savoir si l'ancienne et la nouvelle formule du Levothyrox étaient interchangeables. Avant de commencer un traitement avec la lévothyroxine, un dosage des hormones thyroïdiennes est généralement préconisé pour estimer la bonne dose de médicament nécessaire. Si les deux formules de Levothyrox sont bien équivalentes, alors les patients peuvent passer de l'une à l'autre sans problème.

Les moyennes cachent des situations individuelles problématiques

L'étude de bioéquivalence a inclus 204 personnes en bonne santé, âgées de 18 à 50 ans (59 % d'hommes). Pour savoir si les deux formulations étaient équivalentes, les volontaires ont pris une des deux formules, l'ancienne ou la nouvelle, et les variations de l'hormone ont été mesurées dans le sang. Plus tard, les scientifiques ont testé l'autre formule pour comparer et sont arrivés à la conclusion que l'ancien médicament pouvait être remplacé par le nouveau.

Un premier article paru dans la revue Clinical Pharmacokinetics a critiqué cette étude de Merck. En effet, les auteurs relèvent que chez plus de la moitié des participants, la bioéquivalence du produit n'était pas établie : le caractère substituable du médicament n'est donc pas démontré chez eux !

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer que certaines personnes développent des effets secondaires. Par exemple, chez les patients, l'absorption du médicament peut être différente par rapport à des sujets en bonne santé. De plus, le mannitol, excipient présent dans la nouvelle formule et absent de l'ancienne, influencerait la fonction intestinale et donc la biodisponibilité de la lévothyroxine.

Dans un nouvel article paru cette semaine, la même équipe s'interroge sur le fait que Merck ait inclus plus de 200 personnes dans cette étude. En effet, ce type d'étude de bioéquivalence se réalise souvent sur bien moins de sujets. Or d'après Pierre-Louis Toutain, un des auteurs de cette recherche, plus le nombre de participants est important, plus il est facile d'obtenir un résultat qui entre dans l'intervalle de confiance fixé (0,9-1,1) : « Si on avait pris un nombre classique de sujets (entre 24 et 48, mais pas 200), ce ne serait pas passé. » L'intervalle de confiance donne un degré de sûreté du résultat. Un intervalle de confiance restreint à 0,9-1,1 semble assurer une certaine sécurité du résultat, mais ce choix « est annulé par le fait que l'on prend beaucoup de sujets ».

Ce qu'il faut retenir
Avant le changement de formule de Levothyrox, Merck a réalisé une étude de bioéquivalence sur plus de 200 personnes.
Une équipe franco-britannique signale que dans cette étude le médicament n’était pas substituable chez plus de la moitié des sujets.
Les études de bioéquivalence sont généralement réalisées sur des échantillons plus petits.

lévothyrox
https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-levothyrox-polemique-autour-bioequivalence-nouvelle-formule-68963/

1473, les îles grecques face aux migrants – Actuel Moyen Âge

Thu 22 Aug 2019 - 08:00

Alors que la crise des migrants en méditerranée est toujours d’actualité, nous republions cet article sur l’acceuil des migrants à Corfou, écrit en mars 2017.

Les îles grecques, tout comme les côtes italiennes ou espagnoles, font partie des zones d’interface de la Méditerranée. Elles servent de passage aux flux des marchandises et des hommes, dans des conditions qui dépendent beaucoup de la situation politique et économique : on n’accueille pas les migrants de la même manière en période d’abondance et en période de crise.

Or à Corfou, en 1473, c’est la crise, et les habitants se plaignent :

« Des personnes étrangères sont venues dans cette ville et dans cette île (…) et habitent ici. Ils ont pris le nom de Corfiotes, et chaque jours ils commettent mille infractions (…) Qu’ils soient condamnés à des peines corporelles, et non à des amendes (…) afin que l’on sache bien que les fidèles Corfiotes originaires de ce lieu ne mènent pas une telle vie ».

Malfaiteurs ou réfugiés ?

Demander des peines corporelles pour les nouveaux habitants de l’île, c’est demander que leur soit appliquée une justice différente, et plus dure, que celle qui s’applique aux autres Corfiotes. C’est donc une décision grave, et c’est pourquoi les Corfiotes ont décidé de la porter devant la plus haute autorité dont ils relèvent : Venise.

Car au XVe siècle, Corfou fait partie d’un vaste empire maritime vénitien. Pour mieux tenir les routes du commerce, Venise s’est lancée depuis le XIIIe siècle dans la conquête d’îles et de villes côtières dans l’Adriatique et la mer Egée. Mais ces territoires sont alors menacés : Venise est en guerre contre l’Empire ottoman, avec l’espoir de stopper l’avancée des Ottomans dans les Balkans, peut-être même d’étendre ses propres territoires dans la région.

Corfou est donc soumise à une double contrainte : d’une part elle doit fournir des hommes pour le front, et d’autre part elle accueille les populations qui fuient les zones de combat. Pas étonnant que la situation y soit tendue.

Combien de personne peut-on accueillir ?

Combien de réfugiés Corfou a-t-elle accueilli depuis le début de la guerre ? Difficile à dire. Le flux des réfugiés a probablement commencé avant le début de la guerre. Dès la prise de Constantinople, en 1453, de nombreux orthodoxes ont choisi l’exil vers des îles grecques sous domination vénitienne. Des Latins et des juifs ont pu s’y ajouter depuis que la guerre a commencée en 1463.

Tout le monde ne fuit pas devant l’armée ottomane : pour certaines communautés, ou pour certains individus, faire allégeance au sultan permet d’éviter une conquête violente, ou même d’améliorer sa position sociale. Il n’empêche, Corfou a certainement vu sa population doubler à l’époque. Et ce n’est qu’un début, la population de l’île continue de croître : entre 1499 et 1503 elle passerait de 37 000 à 60 000 habitants. Peut-être faut-il imaginer une île où plus de la moitié de la population est « réfugiée ».

Pourtant la croissance démographique n’est jamais retenue comme un problème en soi. Dans un monde où la main d’œuvre est précieuse, on s’inquiète d’abord de pouvoir nourrir tout le monde. En ensuite, seulement, les Corfiotes s’inquiètent du maintien de leurs privilèges.

Grand remplacement ou grand déclassement ?

Car les Corfiotes qui, en 1473, adressent à Venise pour demander de punir plus sévèrement les nouveaux-venus, ne représentent pas l’intégralité de la population. Il s’agit uniquement des citoyens : c’est-à-dire les classes supérieures, celles qui jouissent de droits politiques. À part cette partie privilégiée de la population, les autres habitants n’ont pas vraiment plus de droits que les réfugiés nouveaux-venus. La mesure qu’ils réclament est donc avant tout une mesure de distinction : elle permettrait de séparer les nouveaux corfiotes des anciens, même lorsqu’ils ne sont pas citoyens.

Or quelques années plus tard, au début du XVIe siècle, les citoyens corfiotes renouvellent leur plainte, mais cette fois dans un tout autre domaine : ils protestent parce que certains des nouveaux Corfiotes sont désormais parvenus à obtenir des droits de citoyenneté. Par mariage, par grâce, ou par d’autres moyens, ils sont parvenus à obtenir des droits politiques, et la majorité du conseil se plaint que, parmi ses rangs, siègent maintenant d’anciens réfugiés.

D’une plainte à l’autre, de la fin du XVe siècle au début du XVIe siècle, l’évolution est frappante. Elle montre que la fermeture face à l’arrivée de nouveaux venus n’est pas que le fait des couches sociales les plus basses : elle se rejoue à tous les niveaux, dès lors, en fait, que l’on craint de se voir remplacé. Mais ces deux plaintes suggèrent aussi un autre aspect : dans un monde où les bras humains sont encore la première source d’énergie, personne ne songe jamais à leur interdire l’accès à l’île. Pas même lorsqu’ils deviennent, probablement, la moitié de la population.

Pour aller plus loin :

– Νicolas Karapidakis, Civis fidelis : l’avènement et l’affirmation de la citoyenneté corfiote (XVIe-XVIIe siècles), P. Lang, 1992

– Peregrine Horden et Nicholas Purcell, The corrupting sea : a study of Mediterranean history, Blackwell, 2000.

– Suraiya Faroqhi, The Ottomans empire and the world arount it, I. B. Tauris, 2006.

Histoire Méditerranée Réfugiés
https://actuelmoyenage.wordpress.com/2019/08/22/1473-les-iles-grecques-face-aux-migrants-2/

Donald Trump accuse le Danemark de posséder des armes de destructions massives au Groenland — Le Gorafi.fr

Wed 21 Aug 2019 - 20:43

Donald Trump a de nouveau marqué sa défiance vis à vis du Danemark en l’accusant explicitement de posséder des armes des destructions massives. Des armes qui seraient actuellement déployées au Groenland et susceptibles d’atteindre des intérêts américains. Reportage.

« Je sais de sources sûres que ces armes sont puissantes et très, très dangereuses » a-t-il affirmé. « Nous savons que le Danemark dispose de milliers d’ours polaire de combat, d’orques surentraînés, tout ceci est un danger pour la sécurité des Américains » a réaffirmé le président Trump précisant que toute volonté de nier de la part du Danemark de posséder un tel arsenal serait preuve de culpabilité. « De plus il y a beaucoup de neige et de glace et on peut cacher beaucoup de choses dedans sans que les satellites ne détectent rien, il faut que le Danemark déneige totalement le Groenland sous trois semaines pour prouver que nos inquiétudes ne sont pas fondées » a-t-il martelé.

Donald Trump a demandé en outre au FBI de déclassifier les dossiers concernant les liens de messieurs Freeze et Pingouin, ennemis jurés de BatMan, avec le Danemark. « Nous comptons découvrir que le Danemark a financé tout ou en partie les activités illégales de Mr Freeze et du Pingouin ». Plus loin le président précise que les eaux arctiques proches du Groenland abriteraient aussi la Forteresse de Solitude de Superman, lieu emblématique de l’Histoire des États-Unis qui justifierait clairement un rattachement du Groenland aux USA.

Gorafi!
http://www.legorafi.fr/2019/08/21/donald-trump-accuse-le-danemark-de-posseder-des-armes-de-destructions-massives-au-groenland/

États-Unis : une fuite de documents montrerait que la Maison-Blanche veut « protéger les Américains de la censure en ligne » à travers un décret

Mon 19 Aug 2019 - 16:47

Une fuite de documents à la Maison-Blanche la semaine passée aurait révélé que le président américain Donald Trump serait en train de rédiger un décret visant à réglementer la censure des médias sociaux en ligne. Le projet de loi confierait à la FTC et à la FCC, la surveillance des échanges en ligne sur les plateformes de médias sociaux, les forums, etc. Le décret en question donnerait aux organismes fédéraux, le pouvoir de choisir quel type de données seraient acceptable ou non sur Internet. Pour beaucoup, ce projet témoigne de l’aversion profonde de Donald Trump pour les médias sociaux.

Ces derniers mois, le président américain Donald Trump n’a pas cessé de rappeler combien de fois il trouve que les médias sociaux deviennent de plus dangereux pour l’homme et la façon dont ils influent négativement sur le comportement humain. Cela a encore été le cas la semaine passée lorsqu’il s’est prononcé sur les fusillades dans les villes d’El Paso, au Texas, et Dayton, dans la l’Ohio. « Les dangers d'Internet et des médias sociaux ne peuvent être ignorés et ne seront pas ignorés. La haine n'a pas sa place en Amérique », avait-il déclaré. Il a invité les agences de réglementation de l’État et les médias sociaux à collaborer.

« Nous devons identifier et agir plus efficacement sur les signes avant-coureurs. Je demande au ministère de la Justice de travailler en partenariat avec les agences étatiques et fédérales locales, ainsi que les sociétés de médias sociaux, pour développer des outils qui vont permettre de détecter les tireurs de masse avant qu'ils ne frappent », avait-il déclaré dans son discours de la semaine passée. À en croire ces événements, l’on peut être amené à dire que Trump nourrit un sentiment d’exécration très forte à l’égard des plateformes de médias sociaux et des communautés en lignes.

Selon le média américain CNN, un résumé du décret montre que Donald Trump appelle la FCC à élaborer de nouvelles réglementations. Ces réglementations vont préciser comment et quand la loi peut protéger les sites de médias sociaux lorsqu'ils décident de poster ou de supprimer du contenu sur leurs plateformes.

Selon des groupes de défense de liberté d’expression, cela donnerait à ces agences fédérales un contrôle sans précédent sur la manière dont les plateformes Internet modéreraient les posts en ligne. Le décret leur permettrait de révoquer les protections essentielles énoncées par le Congrès à la section 230 de la loi sur la décence des communications.

En effet, la CDA 230 (Communications Decency Act 230) est la loi fondamentale qui permet aux plateformes en ligne de permettre aux utilisateurs de publier leur propre contenu et de prendre des décisions de base concernant les types de contenu qu’elles souhaitent héberger en tant qu’entités privées. Tous les contenus publiés par les utilisateurs sur Internet ont été rendus possibles grâce à cette protection essentielle de la liberté d’expression.
Ainsi, si le décret venait à être appliquée, elle refléterait une escalade significative du président Trump dans ses attaques fréquentes contre les sociétés de médias sociaux pour un préjugé systémique prétendu, mais non prouvées à l'encontre de conservateurs de la part de plateformes technologiques.

Cela pourrait aussi donner lieu à une réinterprétation importante d'une loi (CDA 230) qui, selon ses auteurs, était censée donner aux entreprises de haute technologie la plus grande liberté pour gérer le contenu à leur guise. Ce qui signifierait que n'importe quel parti politique au pouvoir pourrait dicter quel discours est autorisé sur Internet. Selon l’association Fight For The Future, l’administration prétend vouloir empêcher les entreprises privées de faire taire le discours, mais ce plan créerait de nouveaux pouvoirs terrifiants de censure en faveur du gouvernement et pour les agences étatiques de réglementation.

Le média CNN a informé que le résumé du projet de loi qu’il a pu consulter porte actuellement le titre « Protéger les Américains de la censure en ligne ». La FTC serait la grande bénéficiaire des avantages de ce décret. Elle va travailler avec la FCC pour élaborer un rapport d’enquête sur la manière dont les entreprises technologiques gèrent leurs plateformes et vérifier si elles le font de manière neutre.

Le résumé indique aussi que les entreprises dont la base d'utilisateurs mensuels représente au moins un huitième de la population américaine pourraient se retrouver confrontées à un examen minutieux. En gros, le décret de l’administration Trump cherche à restreindre considérablement les protections accordées aux entreprises en vertu de la directive CDA 230. Trump a-t-il à l’idée que cette loi accorde trop de protection aux médias sociaux ?

Cette loi aurait déjà été fermement condamné par le Premier amendement et des experts de la liberté de parole issus de tous les horizons politiques. « Peu importe votre politique, peu importe ce que vous pensez du président, c'est une idée terrible qui aura l'effet exactement opposé à celui de son objectif déclaré de protéger la liberté d'expression », a déclaré l’association Fight For The Future. D’après cette dernière, la Maison-Blanche et son administration actuelle ne sont pas les seules à promouvoir cette idée erronée. Certains grands démocrates ont également appelé à affaiblir la CDA 230.

En Europe également, des lois sur la censure continuent de nourrir les assises des députés. Au sein de l’UE, en début d’année, les négociations sur la réforme européenne sur le droit d’auteur avaient été interrompues après que les gouvernements des États membres n’ont pas réussi à adopter une position commune sur l’article 13, qui vise à obliger les plateformes d’Internet à installer des machines de censure qui filtrent automatiquement les contenus mis en ligne par leurs utilisateurs. Finalement, en février, la France et l'Allemagne ont trouvé un accord et les négociations sur la directive Copyright ont repris.

Pour rappel, l’article 13 vise à instaurer le filtrage automatique des contenus mis en ligne, puisque ce sont des algorithmes qui devraient juger quel contenu a le droit d'apparaître sur Internet. Néanmoins, notons que beaucoup condamnent ces propositions de loi, en les traitant d’horribles. « Je parie que de nombreux conservateurs se retournent dans leur tombe en écoutant toutes ces grandes approches du gouvernement. Leur proposition aujourd'hui ne constitue rien de moins qu'un discours policier », a déclaré le sénateur Ron Wyden (D-Ore) dans une interview accordée à CNN.

censure liberté-d-expression Vie-privée État
https://www.developpez.com/actu/273429/Etats-Unis-une-fuite-de-documents-montrerait-que-la-Maison-Blanche-veut-proteger-les-Americains-de-la-censure-en-ligne-a-travers-un-decret/

Reconnaissance vocale : parle et je te dirai qui tu es

Mon 19 Aug 2019 - 16:43

La voix, nouvelle empreinte digitale ? D'après le Wall Street Journal, certaines banques et même le corps médical ont littéralement trouvé leur voie : utiliser la voix de chacun pour mieux les identifier.

Dans le domaine de la biométrie, on rivalise de moyens pour identifier tout un chacun. Depuis quelques années déjà, nos doigts sont un sésame pour déverrouiller nos téléphones. Souriez, vous devez payer : on peut également régler une transaction désormais avec son visage. Marchez ? Vous êtes identifié ! La prochaine rivale de l’empreinte digitale - considérée comme infaillible - est peut-être la voix, selon le Wall Street Journal. « On sait depuis des siècles que la voix porte en elle quantité d’informations. Grâce à l’intelligence artificielle, on peut soutirer ces informations », déclare au journal Rita Singh, chercheuse spécialisée en apprentissage machine appliqué à la voix, à la Carnegie Mellon University. Il y a quelques mois, toujours au même journal, l’universitaire avait précisé que « la voix humaine contient des informations, liées à nos caractéristiques physiques, physiologiques, démographiques, médicales, et environnementales ». Utile pour le profilage en tout genre.

Dans les faits, la chercheuse essaie de transformer chaque voix en un code-barres unique à chacun. Pour ce faire, Rita Singh distingue une douzaine de caractéristiques vocales. Avoir la voix rauque ou des trémolos dans la voix, par exemple, mais aussi la résonance sont autant d’indices pour identifier un individu. La manière dont on pose sa voix ou dont on échoue à se faire entendre dans une salle peuplée d’autres individus pourrait trahir plus qu’une timidité en public. On pourrait aller jusqu’à en déduire son physique. Selon l’universitaire, dans une enquête policière, l’audio serait tout aussi utile que la voix. Une affirmation qui est loin d’être farfelue quand on voit que son travail serait soutenu financièrement par le département américain de la Sécurité intérieure.

« Ma voix est mon mot de passe »

Les entreprises auraient déjà recours à la voix pour prévenir les fraudes. Les banques, notamment. HSBC est ainsi la première banque à avoir mis en place un système de reconnaissance vocale pour ses clients. Quelque 15 millions de clients peuvent accéder en Grande-Bretagne à leurs comptes d’un simple « bonjour », même avec un rhume, s’amusait en 2016 le Guardian. En réalité, le client doit dire « my voice is my password » (« ma voix est mon mot de passe ») pour s’identifier. Quelques mois plus tard, un journaliste de la BBC pointe une première défaillance du système : il demande alors à son jumeau de tenter d’accéder à son compte, ce qu’il réussit à faire… après 7 tentatives. La banque déclare avoir depuis rectifié le tir et a annoncé en avril dernier avoir évité pour 300 millions de livres sterling (325 millions d’euros) de fraudes. Au WSJ, Daniel Capozzi, un des porte-paroles de Discover Financial Services - une entreprise américaine spécialisée dans les cartes de crédit - explique avoir réduit les fraudes de 10 % depuis que la société a recours à un système d’analyse vocale.

La médecine a aussi recours à ces mêmes technologies, notamment pour détecter certaines maladies dégénératives, telles que la maladie de Parkinson, ou tester l’efficacité d’un traitement contre la dépression. C’est ce que propose la société Sonde Health, qui analyse le rythme, le timbre et la clarté d’une voix pour identifier de possibles souffrances psychologiques. Une démarche qui se rapproche de celle de l’entreprise canadienne WinterLight Labs qui utilise la voix pour étudier les effets de l’âge sur les individus. Dis-moi comment tu parles, et je te dirai qui tu es, et qui tu deviendras ?

Biométrie privée sécurité Vie-privée
https://usbeketrica.com/article/reconnaissance-vocale-parle-je-te-dirai-qui-tu-es

La liberté menottée : Statue of Liberty shown cuffed and arrested by immigration officials in new mural | US news | The Guardian

Mon 19 Aug 2019 - 16:31

Mural in downtown Las Vegas by British artist Izaac Zevalking meant to draw attention to America’s founding by immigrants.
Edward Helmore ed 14 Aug 2019 14.42 BST

La Liberté menottée - Mural by Izaac Zevalking. Photograph: Artwork by Izaac Zevalking. Photograph courtesy Mat Luschek / Las-Vegas Review-Journal

A mural of the Statue of Liberty, handcuffed and slammed on the hood of a police cruiser, is drawing attention in downtown Las Vegas, a day after a top Trump administration official in charge of immigration suggested the statue’s famous inscription be amended to include a test of means.

Under the pseudonym Recycled Propaganda, artist and British immigrant Izaac Zevalking painted the image on a wall late last month, before citizenship and immigration services director Ken Cuccinelli – jokingly – suggested amending Emma Lazarus’s sonnet inscribed on the statue to read: “Give me your tired and your poor who can stand on their own two feet and who will not become a public charge.”

Zevalking told Las Vegas station KTNV: “My purpose of doing what I did with the Statue of Liberty is to try and draw analogies with America’s past and how it was founded and how it was largely built by immigrants, to really make an analogy out of that so that people can apply that to contemporary society and contemporary issues a little bit more.”

Since Cuccinelli made his suggestion to NPR, administration officials have sought to play down its significance.

The White House adviser Stephen Miller said he wouldn’t “get off into a whole thing about history here”. But he added: “The Statue of Liberty is a symbol of American liberty lighting the world. The poem that you’re referring to was added later and is not actually part of the original Statue of Liberty.”

Still, the exchange underscores the change last week in administration policy toward immigrants applying for permanent residency status or green card. Under the new rules, immigration services will be able to reject applicants who have spent more than a year on food stamps, Medicaid or other public benefits.

Asked which immigrants will now be welcome to the US, Cuccinelli said: “All immigrants who can stand on their own two feet, self-sufficient, pull themselves up by their boot straps – as in the American tradition.”

But critics of the rule fear it will be used to prevent poorer immigrants from ever setting foot in the US.

“Aliens will be barred from entering the United States if they are found likely to become public charges,” revealed a White House fact sheet. “Aliens in the United States who are found likely to become public charges will also be barred from adjusting their immigration status.”

The Migration Policy Institute estimated the change could result in more than half of all family-based green card applicants being denied. About 800,000 green cards were issued in 2016.

liberté
https://www.theguardian.com/us-news/2019/aug/14/statue-of-liberty-mural-las-vegas-ice-immigration-arrest

Débuter en généalogie : les recensements - Geneanet

Mon 19 Aug 2019 - 15:10

Lorsqu'on débute sa généalogie et que l'on cherche ses ancêtres ayant vécu au XIXe siècle, l'étude des recensements de population s'avère, à défaut d'être nécessaire, bien souvent passionnante.

Les premiers recensements de population globaux ont eu lieu pour la première fois en 1831. Très lacunaires à l’époque, ces “listes nominatives de population” se sont peu à peu complétées et ont évolué jusqu’à nos jours. En matière de généalogie, leur lecture s’avère très instructive car nous y trouvons un instantané de la famille telle qu’elle se composait à ce moment précis, pour l’ensemble de ceux qui vivaient sous le même toit.
Étudier les recensements doit se faire en parallèle des actes d’état civil, qu’ils complètent ou renseignent.

1/ Contenu

Le même schéma s’applique systématiquement dans la liste établie :
– la rue ou le lieu-dit (ceux-ci sont en général à la fin, après le bourg), suivis de numéros d’ordre (il ne faut pas les considérer comme les numéros des maisons, sauf périodes récentes, car ils peuvent varier)
En regard du numéro de famille, un crochet ou un trait sert souvent à désigner tous les membres d’une même famille, eux-mêmes désignés par un numéro.
– le père de famille, dénommé comme “chef” bien souvent
– la mère
– les enfants, du plus âgé au plus jeune
– les éventuels domestiques

Selon les périodes, les éléments que l’on y trouve ne sont pas toujours les mêmes (voir tableau récapitulatif en fin de note) : si on aura toujours l’âge de la personne, on trouvera sa date de naissance complète pour les périodes les plus récentes. On aura également la plupart du temps sa profession et la mention de son employeur au tournant du XXe siècle. Dans la seconde moitié du XIXe siècle apparait notamment le lieu de naissance, très utile si la personne vient d’une autre commune et qu’on ne l’avait pas trouvée dans les actes d’état civil.

Des commentaires viendront se glisser le cas échéant dans ces listes, dont la lecture réservera parfois des surprises de taille. Par exemple : indigent, mendiant, enfant placé en nourrice, apprenti, mari parti à l’étranger, aveugle, handicapé, etc. Aucune règle n’existe en la matière.

La lecture d’une liste de recensement, hormis les habituels soucis de décryptage des écritures approximatives, ne présente pas de difficultés particulières… hormis un élément de taille : il n’y a pas d’ordre alphabétique, mais un “classement”, si on peut l’appeler ainsi, par adresses. En l’occurrence le recensement s’est fait rue par rue, maison par maison, hameau par hameau, dans un ordre parfois variable selon les années, et c’est ainsi qu’il est présenté sur les listes.

2/ Difficultés et particularités

Si vos ancêtres viennent d’une ville de taille moyenne, la difficulté sera d’autant plus grande. En effet, pour les grandes villes la liste des rues dans l’ordre où le recensement a eu lieu est généralement indiquée à la fin, ce qui permet, lorsqu’on connaît l’adresse, de repérer facilement les pages où il faut chercher. Dans le cas des petites communes, on peut aisément parcourir une vingtaine de pages en un petit quart d’heure. Les communes de taille moyenne n’ont pas toutes établi de liste des rues et il faudra donc s’armer de patience pour parcourir l’ensemble du document.

Une seconde difficulté, très fréquente, est l’approximation dans les prénoms et les âges. On trouve rarement les prénoms complets, ceux que l’on a l’habitude de lire dans l’état civil, et ceux-ci diffèrent souvent d’un relevés à l’autre. Ainsi, un “Pierre Gustave” sera tantôt dénommé “Pierre”, tantôt “Gustave”, parfois même le rédacteur a confondu ou mal compris le nom qu’on lui a donné et il écrira “Armandine” au lieu de “Clémentine”, etc. C’est la même chose pour les noms de famille, quand ceux-ci ne sont pas habituels dans la commune, et c’est bien entendu le cas avec les âges qui peuvent varier d’un recensement à l’autre, d’autant qu’on ne connait jamais la date précise du recensement (par exemple, avoir 37 ans en janvier n’est pas la même chose qu’avoir 37 ans en décembre).

Quand un membre de la famille est absent alors qu’on s’attend à le trouver, ce peut être pour plusieurs raisons : le fait que, déjà marié, il ait lui-même fondé une famille et figure donc comme chef de famille à son adresse, dans le cas des adolescents qu’il soit domestique ou apprenti chez quelqu’un d’autre, dans le cas d’une personnes âgée veuf ou veuve qu’il soit parti vivre chez l’un de ses enfants, ou évidemment que la personne soit décédée depuis le précédent recensement… enfin il peut s’agir… d’un oubli (!),

Rajoutons que selon les régions, les recensements n’ont pas été effectués ou différemment : ils n’existent pour les Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie qu’à partir de leur annexion à la France (1860), ils diffèrent sensiblement pour le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle annexés par l’Allemagne entre 1871 et 1919, et ils n’ont tout simplement pas été établis pour Paris avant 1921, tant l’opération était d’ampleur.

Généalogie recensements
https://www.geneanet.org/blog/post/2019/08/debuter-en-genealogie-les-recensements

Cortana et Skype : Microsoft clarifie l'écoute humaine de données vocales

Fri 16 Aug 2019 - 18:05

Microsoft clarifie l'écoute humaine d'enregistrements audio de Cortana et pour Skype avec son service de traduction. Une clarification mais pas d'interruption.

Comme Amazon, Apple, Google et plus récemment Facebook, Microsoft a aussi été épinglé pour des écoutes par des sous-traitants humains d'enregistrements audio de Cortana ou encore avec le service de traduction de Skype.

Il est surtout reproché à toutes ces entreprises technologiques le fait qu'elles n'ont pas spécifié de manière claire que des humains pouvaient ainsi être à l'écoute.

Afin de contribuer à l'amélioration de systèmes d'intelligence artificielle, une collecte et l'utilisation de certaines données vocales n'étaient pas cachées, et avec une possibilité de contrôle de l'utilisateur. Sauf qu'il n'était pas fait mention de manière explicite du recours à des sous-traitants à oreille humaine.

Chacun à leur manière, Amazon, Apple, Google et Facebook ont déjà réagi à la suite des révélations. Des justifications, mais aussi une mise en pause de ce " système d'écoute " pour Apple, Google et Facebook, tandis qu'Amazon propose de nouvelles options et améliore son information sur le sujet.

Microsoft ne fait pas de pause, mais a mis à jour sa politique en matière de confidentialité afin de la clarifier. Que ce soit pour Cortana ou pour le service de traduction sur Skype, on peut désormais lire une même tournure de phrase. C'est le deuxième paragraphe ci-dessous qui est nouveau :

" Lorsque vous parlez à Cortana ou à d'autres applications utilisant des services vocaux Microsoft, Microsoft enregistre une copie de vos enregistrements vocaux (à savoir, vos données vocales) pour aider nos moteurs de reconnaissance à mieux vous comprendre et optimiser votre expérience avec d"autres services de reconnaissance vocale personnalisés qui vous aideront à trouver ce que vous recherchez.

Cela peut inclure la transcription des enregistrements audio par des employés et fournisseurs Microsoft, sous réserve des procédures conçues pour hiérarchiser la confidentialité des utilisateurs, y compris les étapes de désidentification des données, nécessitant des contrats de non-divulgation avec les fournisseurs et leurs employés, et demandant aux fournisseurs de respecter les strictes normes de confidentialité définies dans la législation européenne et ailleurs. "

Microsoft propose un outil pour le contrôle de la confidentialité. À Motherboard, un porte-parole du groupe de Redmond a indiqué : " Nous avons mis à jour notre déclaration de confidentialité et nos foires aux questions (FAQ) sur nos produits afin de les rendre plus claires. Nous continuerons d'examiner d'autres mesures que nous pourrions prendre. "

GAFAM surveillance Vie-privée écoute
https://www.generation-nt.com/cortana-skype-microsoft-ecoute-humaine-actualite-1967643.html

Ajouter un nom de famille : principe et procédure - Capital.fr

Fri 16 Aug 2019 - 17:59

Un enfant qui veut ajouter un nom de famille a le choix entre le nom du père, celui de la mère ou encore les deux noms accolés. Quelles sont les démarches à suivre pour le faire ?

"Ajouter un nom de famille : principes

Le nom patronymique ou nom de famille ne doit pas être confondu avec le nom d'usage. Il s’agit du nom officiel d'une personne. Le nom d'usage, c'est-à-dire le nom des deux parents et le nom du conjoint, est facultatif et peut être choisi en complément du nom de famille.

Le nom est, en, principe attribué définitivement à la personne en fonction de sa filiation, et il doit rester inchangé, tel qu'indiqué dans l'état-civil.

Mais un majeur peut ajouter à son nom de famille le nom du parent qui ne lui a pas transmis le sien. Le mineur qui veut ajouter un nom de famille doit être assisté de ses parents. Les juges de la Cour de cassation ont précisé que les parents qui assistent leur enfant mineur dans la procédure d'ajout de nom de famille doivent tous les deux être d'accord sur le choix du nom. Si l'un des parents n'est pas d'accord, le juge peut passer outre et autoriser cette adjonction (Cass. civ.1., 03/03/2009, n° 05-17.163).

Ajouter le deuxième nom de famille impose nécessairement l'accord exprès des deux parents. Si l'autre parent manifeste son désaccord, le juge aux affaires familiales peut être saisi afin de trancher ce désaccord ou d'autoriser le parent demandeur à procéder seul à l'adjonction du nom d'usage.

A noter : pour changer le nom d'un mineur qui a plus de 13 ans, il est nécessaire d'obtenir son consentement personnel.

À la demande expresse de l'intéressé, le nom d'usage est mentionné sur les documents administratifs (carte d'identité, passeport).

Le nom patronymique et le nom d'usage (simple, ou formé par adjonction d'un autre nom) doivent être portés sur les documents officiels de l'état-civil de manière distincte.

A noter : depuis la loi du 4 mars 2002, il est possible de choisir entre le nom du père, le nom de la mère, ou bien les deux noms accolés.

Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2005, il faut savoir que le nom du premier enfant commun du couple sera celui de tous les enfants suivants. Une demande de changement de nom ne peut donc pas être effectuée, sauf dans le cadre d'une procédure de changement de nom et sous la condition expresse de justifier d'un intérêt légitime.

Comment ajouter un nom de famille ?

Procédure d’adjonction

La personne qui souhaite ajouter un nom de famille a le choix entre deux possibilités :

  • Elle s'adresse à la Préfecture et présente son extrait d'acte de naissance portant mention de sa filiation, et/ou son Livret de famille. Il s'agit dans ce cas de figure d'une modification des papiers d'identité.
  • Elle adresse une demande explicite et motivée au Garde de Sceaux qui va instruire cette requête. Après une enquête pouvant être diligentée sur la demande de ce dernier au Procureur de la République du lieu de résidence du demandeur, l'adjonction du nom de famille est autorisé par Décret et rendu définitif sous le délai de deux mois après une publication au Journal Officiel et dans un journal d'annonces légales. Les cas de refus sont rares, mais en cas d'existence ils doivent être motivés.

Les enfants dont les parents n'ont pas choisi le double nom peuvent ajouter un nom, mais cela n'est possible que par Décret et en justifiant d'un intérêt légitime. En pratique, la demande est formée par le demandeur lui-même s'il est majeur, ou par les deux parents titulaires de l'autorité parentale si l'enfant est mineur.

Modification du nom d’usage

L'ajout de nom de famille peut aussi consister en une simple modification du nom d'usage. Toute personne majeure peut ajouter à son nom le nom du parent qui ne lui a pas été transmis. Attention, il n'y a pas de modification de nom sur l'état-civil de l’intéressé, le nom d'usage n'est pas transmis aux enfants, et son utilisation peut cesser à tout moment. Toutefois, ce nom d'usage peut être utilisé pour les démarches administratives courantes. Il suffit de prévenir les organismes concernés et l'administration pour qu'ils enregistrent le nom d'usage et l'utilisent dans les courriers.

droit-de-la-famille Généalogie état-civil
https://www.capital.fr/lifestyle/ajouter-un-nom-de-famille-1347579

Que valent les tests ADN pour décrire nos origines ?

Thu 15 Aug 2019 - 12:44

En juin 2000, le président des États-Unis, Bill Clinton, put annoncer que la première version de la séquence du génome humain venait d’être achevée. Son allocution se faisait l’écho des espoirs qui s’étaient cristallisés autour de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et la génétique : d’après lui, il restait certes beaucoup de travail mais les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, le diabète comme le cancer allaient pouvoir être guéris ou prévenus en traitant leur cause à la racine. La connaissance du génome humain devait être la révolution grâce à laquelle le mot « cancer » n’évoquerait plus, chez les enfants de nos enfants, que la constellation céleste. Une génération plus tard, les investissements massifs, comme l’initiative américaine All of Us en 2015, se sont succédé et toutes ces pathologies sont loin d’être éradiquées.

Pourtant, depuis l’an 2000, les technologies d’analyse du génome (séquençage et génotypage) n’ont cessé d’évoluer et le débit de production des données a, pendant un temps au moins, crû plus vite que les performances de calcul des ordinateurs – la fameuse loi de Moore. Profitant de cette accélération, des projets de plus en plus ambitieux ont pu voir le jour (HapMap, 1 000 Genomes, 100 000 Genomes, GTEx, ENCODE, etc.) pour fournir une photographie de plus en plus fine de la génétique de l’espèce humaine.

À un moment où la génétique révèle progressivement la complexité de l’ADN et à l’aube d’une révision des lois de bioéthique, l’incursion des entreprises de génomique personnelle, accompagnée d’enjeux économiques et alimentée par une certaine fascination des médias, pose la question du bien-fondé scientifique des tests ADN. Ces tests commercialisés proposent des analyses médicales et généalogiques. Ici, nous traitons de la généalogie génétique pour la détermination des origines géographiques et ethniques.

De vastes projets comme HapMap et 1 000 Genomes ont recensé et documenté ces variations génétiques existant dans les populations humaines. Par exemple, sur le chromosome 3, on peut observer en position 167 978 688 un A (une adénine) ou un G (une guanine), selon la personne dont on analyse le génome. La coexistence de ces deux formes, de ces deux allèles, est-ce qu’on nomme un polymorphisme génétique, dans ce cas précis un polymorphisme diallélique. L’espèce humaine étant diploïde, un génome complet sera constitué de deux chromosomes 3 donnant lieu à trois possibilités : AA, AG et GG ; ce sont des génotypes.

Polymorphisme et populations humaines

Des millions de polymorphismes jalonnent le génome de tout individu. La composition exacte en allèles est spécifique à cet individu et elle embarque une part d’information sur la ou les populations humaines auxquelles lui et ses ancêtres appartiennent.

Reprenons rs4502625, le polymorphisme vu plus haut : l’allèle G est rare dans les populations de l’Asie de l’Est (moins de 5 %) tandis que l’allèle A est relativement rare (moins de 20 %) dans les populations africaines. Chez les Européens, les deux allèles coexistent à égalité. Une personne dont on établit que le génotype est AG pour rs4502625 aura plus de chance d’appartenir à une population européenne ; d’un autre côté, un génotype GG aurait plutôt pointé une origine africaine et un génotype AA aurait indiqué une origine est-asiatique et à peu près exclu une origine africaine. Cependant, ce polymorphisme, pris isolément, ne saurait être fiable : des indices similaires doivent être glanés sur tout le génome pour que l’on puisse en tirer une interprétation. Cette interprétation doit être comprise comme probable et non pas certaine : la réalité génétique est complexe et les modèles mathématiques qui permettraient d’appréhender cette complexité font encore défaut.
Une identité partagée

Les affirmations avancées par les entreprises de généalogie génétique relèvent souvent du tautologique. Autrement dit, une assertion trivialement vraie de tout individu au sein d’une population nous est livrée. Illustrons ce cas par une simple simulation de brassage génétique dans une petite population.
Simulation de brassage génétique à partir de 16 individus fondateurs. Chaque individu est représenté par un disque dont les secteurs indiquent la fraction de matériel génétique héritée des fondateurs.

De deux choses l’une, soit les individus de la première génération ne laissent aucune descendance (c’est le cas des couples fondateurs E et G mais également D) parmi la population finale soit ils sont chacun l’ancêtre de tous (les mêmes couleurs composent tous les individus de la dernière génération). Dit autrement, un individu qui démontrerait, arbre généalogique à l’appui, qu’il descend du couple fondateur A démontre que le couple A est l’ancêtre de tous ses contemporains également. Par conséquent, lorsqu’on révèle à Danny Dyer qu’il est le descendant d’Édouard III d’Angleterre, on révèle par là même que toute personne ayant un tant soit peu de sang anglais est, elle aussi, de lignée royale. Ainsi, de nombreuses révélations que pourrait faire un test génétique valent autant pour l’individu en quête d’identité que pour une très large population. Il s’agit donc d’une identité partagée.

Bien sûr la réalité est plus nuancée, selon l’échelle de temps (ce qui est vrai pour vingt générations dans le passé ne le sera pas pour dix), l’échelle géographique et l’histoire migratoire d’une population ou son relatif isolement par des barrières naturelles.

La transmission du patrimoine génétique

La transmission du patrimoine génétique peut être mal comprise du public : cette transmission est imparfaite et partielle. Contrairement à l’image savammant véhiculée par ces entreprises, le génome n’est pas un grand livre qui recenserait, à l’infini, les moindres détails des vicissitudes de nos aïeux. Pour nous en rendre compte, concentrons-nous un instant sur les chromosomes non sexuels. S’il est vrai que la moitié provient de la mère et l’autre du père, il est erroné de penser que les quatre grands-parents contribuent équitablement. En effet, leur patrimoine génétique est soumis à la roulette de la recombinaison génétique, ce mécanisme qui, par ailleurs, assure le brassage génétique. Kitty Cooper, joueuse de bridge américaine et généalogiste amateur, en fournit un exemple éloquent avec son analyse du génome de Brynne Gallup : le génome de la grand-mère maternelle, Karen, ne représente que 23,5 % du génome de Brynne quand celui de Brenda, la grand-mère paternelle, en représente 25,7 %. Les différences s’accentuent encore pour les arrière-grands-parents : Brynne ne doit que 9,8 % de son patrimoine génétique à Darrell, le père du père de son père, contre 14,5 % provenant de Gladene, la mère du père de son père. Par conséquent, les résultats des tests génétiques d’un frère et d’une sœur pourront présenter des différences substantielles et contre-intuitives.
Arbre généalogique de Brynne Gallup et composition ancestrale de ses chromosomes (d’après les données présentées par Kitty Cooper).

Le détail de la mosaïque génétique démontre comment des segments entiers d’ADN terminent aux oubliettes : le chromosome 7 maternel est ainsi intégralement hérité de Harlan, le père de la mère de la mère de Brynne. Sur ce chromosome, la trace et l’histoire des trois autres arrière-grands-parents maternels est bel et bien perdue. Au fil des générations, les ancêtres finissent donc par quitter le patrimoine génétique, plus précisément, la moitié d’entre eux disparaît sur une dizaine de générations (250 ans).

La généalogie génétique ne peut donc prétendre rendre compte exhaustivement des racines de quelqu’un, seules seront présentes celles qui auront résisté aux caprices de la recombinaison.

Les déductions géographiques et ethniques sont-elles fiables ?

Premièrement, un pilier méthodologique de la généalogie génétique est que ce n’est pas tant les origines qui sont interrogées que la proximité génétique avec certains de nos contemporains censés être représentatifs d’un groupe, le panel de référence, dont l’établissement se heurte à des problèmes et des biais méthodologiques. Non seulement faut-il que le panel soit représentatif et exhaustif mais le lien entre génétique, culture et géographie, s’il existe, est cryptique. Certains tests, comme Primeval DNA, prétendent surmonter cette difficulté en proposant des comparaisons avec de l’ADN fossile mais le nombre d’échantillons dans le panel de référence s’en trouve drastiquement réduit ; la question des origines est, dans ce cas, peut-être mieux posée mais la réponse risque d’être d’autant moins étayée.

Deuxièmement, les méthodes mises au point pour les tests génétiques ne sont pas soumises aux mêmes épreuves que des outils académiques. Quelques entreprises, telles 23andMe et Ancestry, ont publié certains détails de leur méthode démontrant une précision généralement comprise entre 70 % et 100 % selon les groupes considérés.

Troisièmement, les origines correspondent non pas à une interprétation solidement établie mais à l’interprétation la plus probable des données compte tenu du panel de référence de telle ou telle entreprise. Or, l’interprétation la plus probable n’est pas nécessairement très probable. On en veut pour preuve que 23andMe propose de modifier le niveau d’incertitude – entre 50 % et 10 % – avec lequel on souhaite lire ses résultats. Comme cela fut maintes fois observé, l’interprétation des origines dépend de l’entreprise à laquelle on confie son ADN et elle peut évoluer à mesure que les méthodes subissent des altérations.

Société et tests génétiques

Du point de vue législatif, il subsiste un flou concernant le lieu de production des données ou l’utilisation des données. Le client peut parfois demander la suppression de ses données et la destruction des échantillons de sa salive même si les procédures sont parfois longues. Une majorité des clients accepte de participer à des programmes de recherche. Les bénéficiaires de ces programmes ne sont pas toujours précisés : il peut s’agir de recherche privée tout comme de recherche publique. Dans tous les cas, les données sont anonymisées.

C'est tout l'enjeu de la révision des lois de bioéthique que de faciliter tout en l'encadrant le fonctionnement de ces entreprises en France.

Enfin, l’ADN est une molécule fascinante mais, en dehors des laboratoires de génétique, la fascination confine parfois au mystique. Ainsi, Bill Clinton voit dans le séquençage du génome la tentative de l’Homme de s’initier à « la langue dans laquelle Dieu créa la vie ». La part de mystère autour de l’ADN, qui, en dépositaire de tous les secrets d’une personne, serait capable de faire renouer le client avec son passé, ses ancêtres et son identité, est avidement cultivée par les entreprises proposant des tests génétiques. Cette quête est loin d’être simple, elle est loin d’être neutre en raison des questions identitaires et la démarche même mérite qu’on l’étudie y compris dans sa dimension historique (on pourra consulter à ce sujet Pour une histoire politique de la race de Jean‑Frédéric Schaub, publié en 2015 aux éditions du Seuil).

Généalogie génétique
https://theconversation.com/que-valent-les-tests-adn-pour-decrire-nos-origines-117144

D'où vient notre besoin irrépressible de prendre des photos en voyage? | Le Huffington Post

Thu 15 Aug 2019 - 11:26

**En voyage, notre appareil photo et notre smartphone restent toujours à portée de main pour une photo.

Par Morgane Guillou

PHOTO - L’appareil photo et le smartphone font partie de notre quotidien lorsque nous voyageons. Nous sommes tellement habitués à prendre ces excursions en photo que nous avons l’impression de les gâcher si elles ne sont pas photographiées, comme l’explique notre vidéo en tête d’article.

Mais pourquoi y tient-on à ce point? La photographie vise en premier lieu à immortaliser un moment, servant ainsi de seconde mémoire. En voyage, elle rend compte du caractère esthétique et étonnant des lieux qu’on visite.

Comme l’a observé le sociologue britannique John Urry dans “The Tourist Gaze”, tel que rapporté par Wired, on utilise aussi les photos pour créer “nos propres images” des lieux visités afin d’en prouver notre passage.

Un objectif du tourisme

L’idée de faire de beaux clichés s’est ainsi inscrite dans les objectifs du tourisme. Certains entrepreneurs y ont vu l’occasion de créer des applications dédiées à la photographie, comme “Depalo” qui dévoile les endroits les plus “Instagramables” aux États-Unis, ou “Really Good Photo Spots”, qui déniche les lieux les plus pittoresques à photographier à travers le monde.

Or, cette idée ne date pas d’hier. De nombreux lieux touristiques ont déjà mis à la disposition des visiteurs des plateformes conçues pour leur offrir les plus belles photographies de voyage.

L’arrivée des réseaux sociaux a aussi largement bousculé le rapport des touristes à la photo. Ces derniers ont commencé à publier leurs clichés, qu’ils pouvaient améliorer grâce à de nombreux “filtres”, sur les réseaux sociaux, se forgeant au passage un historique de voyage et une certaine image de soi.

Les influenceurs et entreprises du tourisme ont aussi investi ces applications pour faire la promotion de certains lieux ou évènements à la manière des brochures touristiques.

Mais l“addiction” à la photo a bel et bien saisi le public au sens large. Il n’y a qu’à observer son entourage lors d’une visite au musée: il ne se passe pas une minute sans qu’on aperçoive des visiteurs photographier le décor sous toutes ses coutures.

On ne peut nous-même pas résister à l’envie de dégainer notre smartphone devant une belle peinture ou un monument connu.

Les origines de cette addiction

Si le tourisme tel qu’on le connaît existe depuis bien longtemps, il s’est largement démocratisé au cours des deux derniers siècles et en particuliers depuis le début des congés payés en France en 1936.

Évidemment, l’idée de vouloir immortaliser des moments familiaux au bord de la plage ou de photographier de beaux paysages ne date pas d’hier. On utilisait autrefois des appareils plutôt coûteux et encombrants, avant d’avoir accès aux fameux argentiques de la marque Kodak qui ont duré jusqu’à l’arrivée du numérique au début des années 2000.

Depuis, notre capacité à documenter facilement chaque parcelle de nos excursions touristiques a été rendue possible grâce aux nouvelles technologies. Leur développement rapide ces dernières années a donné naissance à des appareils photo à la fois très performants et faciles à transporter.

Le sociologue et auteur du “Manuel de l’antitourisme”, Rodolphe Christin, a observé cette évolution technologique. “Autrefois, prendre des photos avait un certain coût car il fallait un appareil, des pellicules et les faire développer”, explique-t-il. “Il y avait donc un côté économique lié à la prise de photo qui faisait qu’on y allait avec un peu plus de sobriété.”

De leur côté, les entreprises du numérique n’ont pas manqué l’occasion d’user de stratagèmes pour attirer les convoitises sur leurs marchandises, au point de les rendre totalement incontournables chez les consommateurs.

C’est vite devenu le cas des fameux smartphones, ces téléphones portables intelligents dont l’option photo évolue constamment pour optimiser la qualité des clichés. Leur légèreté et leurs capacités multiples les rendent même plus populaires chez les touristes, malgré la qualité d’image souvent plus élevée des appareils photo.

Les réseaux sociaux ont ensuite fait leur entrée fracassante, offrant la possibilité de créer des albums photos en ligne et de les partager sur la sphère publique. Vincent Pastorelli, consultant en réseaux sociaux et vidéo, analyse régulièrement le phénomène: “Il y a cette notion de ‘storytelling’ et de mise en scène où on raconte sa propre vie.”

Or selon une étude menée par une chercheuse de l’université de Fairfield dans le Connecticut, notre addiction à la photo pourrait aussi diminuer nos capacités à nous souvenir des moments photographiés.

“Les gens sortent si souvent leurs appareils photo, presque sans réfléchir, qu’ils peuvent rater ce qu’il se passe juste devant eux”, explique Linda Henkel. Elle a appelé cet effet le “Photo-Taking-Impairment Effect” (l’effet de déficience derrière la photo).

“Lorsqu’ils utilisent un appareil photo pour enregistrer un moment, les gens n’ont plus besoin d’y assister pleinement”, ajoute-t-elle. “Cela peut avoir un impact négatif sur leur manière de se rappeler ces expériences.”

mémoire photo smartphone tourisme
https://www.huffingtonpost.fr/entry/dou-vient-notre-besoin-irrepressible-de-prendre-des-photos-en-voyage_fr_5d41a2afe4b0db8affb1a54c

A Troyes, les dos-d'âne cassent le dos des conducteurs de bus - Capital.fr

Wed 14 Aug 2019 - 23:22

Ils se plaignent des ralentisseurs qui seraient illégaux, car placés sur des voies de desserte de transport public de personnes.

"Vous passez sur des dizaines de dos-d'âne chaque jour. À force, le dos en prend forcément un coup." Interrogée dans les colonnes de l’Est Eclair, Stéphanie est lassée. Comme elle, plusieurs conducteurs de bus des Transports en Commun de l'Agglomération Troyenne (TCAT) en ont "plein le dos", explique le quotidien régional.

La faute aux dos-d’âne sur lesquels ils passent quotidiennement avec leur véhicule, un peu partout dans l’agglomération, et desquels ils se plaignent depuis plusieurs années.

Des ralentisseurs qui sont illégaux, selon l’Est Eclair, car placés sur des "voies de desserte de transport public de personnes". Ce qui est interdit depuis 1994 par un décret, mais les municipalités n’hésitent pas à passer outre celui-ci.

Décret du 27 mai 1994

Des kinés mis à disposition ?

Les ralentisseurs du type d’os d’âne ou trapézoïdal, sont aussi notamment interdits « sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, (…) ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés", selon ce décret.

A Troyes, une conductrice de bus est en arrêt depuis fin juillet : de nouveaux ralentisseurs, non signalés, lui ont occasionné des douleurs au dos. "Arrivée au terminus, la conductrice a été prise de vives douleurs aux lombaires. Les pompiers ont dû intervenir pour l'emmener aux urgences de l'hôpital de Troyes. Elle est aujourd'hui en arrêt de travail", explique Denise Prugnot, déléguée syndicale UNSA au sein de la TCAT.

La société de transport a évoqué la possibilité de mettre des kinésithérapeutes à la disposition de ses conducteurs, mais ce dispositif n’a pas encore été appliqué

ralentisseurs
https://www.capital.fr/entreprises-marches/a-troyes-les-dos-dane-cassent-le-dos-des-conducteurs-de-bus-1347470

Retrouvez la maison de vos ancêtres grâce au cadastre - Geneanet

Tue 13 Aug 2019 - 05:18

Si vous vous êtes déjà rendu sur un site d'Archives départementales, vous aurez probablement remarqué la rubrique "cadastre". Un grand nombre de départements la propose et tout le monde a jeté un oeil à la commune de ses ancêtres, pour voir à quoi ressemblait l'étendue des bâtiments à l'époque de nos ancêtres. On peut bien sûr aller plus loin et retrouver la maison de ses ancêtres, en voici un petit exemple.

“Connaître l’étendue et la nature des biens de chacun, en faire l’évaluation, se révèle très vite nécessaire afin de répartir équitablement la contribution foncière. C’est l’origine de l’institution du cadastre, remontant à la plus haute Antiquité.”
Cette définition que l’on trouve sur Wikipédia définit parfaitement le rôle et l’utilité du cadastre. Modernisé, cadré et institutionnalisé par Napoléon en 1807, le cadastre est aujourd’hui accessible très simplement par quiconque, sinon en ligne, du moins sur place aux archives départementales.

Pour les généalogistes, l’ancienneté du cadastre permet en gros de remonter jusqu’à la génération de ses ancêtres nés pendant la Révolution, entre la cinquième ou septième génération donc, ce qui représente un nombre de familles assez important, de 16 à 64 !

Malheureusement, si la plupart des archives départementales publient leurs plans cadastraux (les plans avec emplacements des bâtiments et parcelles, routes, cours d’eau), rares sont ceux qui publient aussi les matrices cadastrales et/ou les états de section (tables alphabétiques). Les états de section renvoient aux matrices, qui permettent de faire correspondre le numéro d’une parcelle à ses propriétaires successifs. A partir de là, il n’est pas très compliqué de retrouver la maison ou les terrains ayant appartenu à ses ancêtres (ou reconstituer l’histoire de la maison que l’on occupe !).

Voici un exemple de la procédure à suivre, pour un cas situé dans les Alpes-Maritimes, département qui publie les états de section et les matrices. Notez qu’en l’absence de tables, on peut quand même chercher dans les matrices le nom de son ancêtre, c’est simplement un peu plus long.

Sur l’état de section on trouve, classés par ordre alphabétique, les propriétaires des biens, suivi du numéro de folio de la matrice cadastrale : ici, le folio 701.

Il suffit de consulter ensuite la matrice cadastrale (il peut y en avoir de plusieurs sortes : propriétés foncières, propriétés bâties ou non bâties) au folio indiqué pour trouver la liste des propriétaires (à gauche) avec le numéro correspondant à la parcelle d’un bien (à droite).
Si les propriétaires ont changé de nom (autre famille et pas simple héritage) des renvois permettent d’aller à la bonne page.
Dans notre exemple, il s’agit d’un terrain, ou plus précisément d’une “aire de labour”. Nous n’avons pas mis l’intégralité du document, les colonnes manquantes concernant la contenance imposable et/ou les revenus de la parcelle.

Le folio 701-803 donne le nom de plusieurs membres de la famille Noble ayant succédé les uns aux autres, avec les années concernées (le nom est rayé quand la propriété est transférée). Sur la droite, chaque parcelle possédée est indiquée avec l’année où elle est devenue la propriété de la famille (la “mutation”) et sur la droite son nom, ici “Canorgues”, son type : vigne, aire, labour, maison, etc. et le plus important : le numéro de la parcelle, numéro que l’on trouve sur le plan. Ceux que nous cherchons ici sont les 799, 800 et 801 (un peu effacés mais reconnaissables – les numéros qui se suivent correspondent en général à des parcelles contigües) :

Muni de ces numéros, il ne nous reste plus qu’à repérer sur le plan leur emplacement, ici encadré en rouge.

Une fois l’emplacement repéré, il peut s’avérer utile de consulter le cadastre actuel (en ligne sur le site cadastre.gouv.fr) pour repérer les nouvelles routes, voies de communication, évolution des parcelles :

Puis on terminera en faisant un petit tour sur Google Maps, en mode “Earth” si la zone a été photographiée, ou sur le Géoportail de l’IGN (préférable) pour obtenir une superbe vue satellite de la maison/du terrain tel qu’il est aujourd’hui (n’oubliez pas Street View quand cela est possible, ce qui n’est pas le cas ici) :

Il ne reste plus qu’à se rendre sur place et pourquoi pas, à demander au propriétaire actuel s’il veut bien vous laisser photographier sa maison, ce qui n’est sans doute pas la partie la plus simple à réaliser, à moins qu’il soit lui aussi passionné de généalogie !

NB : pour obtenir une concordance parfaite des zones entre le cadastre napoléonien, le cadastre actuel et une vue Google Maps comme ci-dessus, il est nécessaire de faire pivoter vos images et de les mettre à la même échelle, cela peut demander des manipulations de précision sur un logiciel de retouche d’image comme Photoshop. Evidemment cela n’est pas nécessaire pour retrouver l’emplacement d’une maison !

cadastre Généalogie
https://www.geneanet.org/blog/post/2016/09/retrouvez-maison-de-vos-ancetres-grace-cadastre

Débuter en généalogie : Les registres matricules - Geneanet

Tue 13 Aug 2019 - 05:16

Parmi la masse des documents exploitables par les généalogistes, le registre matricule, qui récapitule la carrière des soldats depuis 1867, est un élément précieux dans la reconstitution d'une vie.

Depuis le Centenaire de la Grande Guerre, la quasi-totalité des registres matricules de toute la France est en ligne sur Internet. Un site comme le Grand Mémorial (attention, il n’est pas complet) permet même d’accéder directement aux fiches sans avoir besoin de les chercher. Revenons sur ce document très utile au généalogiste grâce à la foule d’informations qu’il renferme.

Etablies à la suite du recensement militaire, donc selon le domicile du soldat et non selon son lieu de naissance, ces tables permettent de retrouver le numéro matricule du conscrit, afin, ensuite de pouvoir aisément consulter sa fiche individuelle. Les registres matricules ont été créés en 1867 : auparavant, il n’existait rien de similaire. Chaque fiche contient des informations sur la totalité du parcours du soldat, ses affectations, grades, unités, ses blessures éventuelles, ses décorations, en y incluant ses différents domiciles et même une description physique, très utile pour pallier le manque de photo.

Dans un premier, temps, on recherchera dans les tables alphabétiques par années, vingt ans après la naissance du soldat. La plus grosse difficulté reste de savoir où vivait le conscrit lorsqu’il avait vingt ans : de quel bureau de recrutement dépendait-il, et bien sûr dans quel département. Dans la plupart des cas, le jeune homme vit encore dans le département où il est né. Si ce n’est pas dans sa commune de naissance, on pourra malgré tout chercher sa trace dans les deux ou trois registres correspondant aux bureaux militaires, éventuellement quatre pour les départements très peuplés. Des tables alphabétiques toujours très bien classées permettent de faire une recherche très rapidement.
a) Répertoire alphabétique (par années)

Même si on ne connaît pas l’année de naissance, on a vite fait sa recherche. On repère le nom de la personne, et on note simplement le numéro figurant en regard (et éventuellement, le numéro de bureau). Il suffit ensuite de chercher le registre matricule englobant ce numéro. Les répertoires alphabétiques sont parfois au début ou à la fin des registres matricules, souvent dans un registre à part.

Exemple de répertoire alphabétique pour l’année 1919 (Vosges). Ici, la date de naissance a été notée à la place du numéro du volume.

b) Fiche matricule complète

Les fiches sont simplement classées par numéros, il suffit donc de repérer le numéro que l’on a noté au préalable : cela ne prend que quelques secondes.

Exemple de fiche matricule pour l’année 1919 (Saône-et-Loire)

Le contenu de la fiche matricule fournit des informations précieuses :

Etat civil et profession, avec le nom des parents
Signalement et degré d’instruction : sans photo de votre ancêtre, ces renseignements feront fonctionner votre imagination à plein !
Détail des services : il s’agit du parcours militaire. Toutes les unités dont il a fait partie y figurent (cela change souvent pour la période 1914-1918), ainsi que la mention de sa mort. On trouve également les différents grades occupés, les blessures même hors période de guerre (par exemple bras cassé lors d’une chute de cheval), les décorations éventuelles (Croix de Guerre, Légion d’Honneur, Certificat de bonne conduite)
Les antécédents judiciaires, à savoir les condamnations éventuelles qui pourront vous mener ensuite vers d’autres archives
Les localités successives habitées, avec l’adresse précise, notées lors des périodes régulières de rappel sous les drapeaux, ou lorsque le soldat était engagé volontaire : des informations précieuses quand on a perdu la trace de son ancêtre !
Généalogie
https://www.geneanet.org/blog/post/2019/08/debuter-genealogie-registres-matricules

ADN et Généalogie XVIIIe - BlogGenWeb

Sun 11 Aug 2019 - 15:46

Petit résumé des thématiques abordées dans les épisodes précédents dans le texte mais aussi dans les commentaires :

épisode 1 : la pub biaisée des sociétés de généalogie génétique.
épisode 2 : les dérives de racisme et de fichage sous prétexte d'étude sociologique et de santé. L'intelligence artificielle permet d'associer un ADN à une reconnaissance faciale
épisode 3 : les universités américaines travaillent sur un outil probabilistique de répartition géographique et des résultats sur la longévité, la fertilité, les schémas de migration et, dans certains cas, des caractéristiques faciales.
épisode 4 : le mythe des enfants adultérins démonté.
épisode 5 : le cas particulier de Hans Jonathan, antillais en Islande en 1802, le portrait robot ADN (couleur de peau, présence/absence de taches de rousseur, présence d'alopécie), les dérives racistes.
épisode 6 : les résolutions de cold cases à partir des fichiers d'ADN récréatif, les dérives de fichage, les dérives des assurances, les accords entre entreprises d'ADN et FBI. Le premier procès suite à une de ces arrestations s'ouvre et les avocats contestent la fiabilité du test.
épisode 7 : comparaison des séquençage complet, emprunte FNAEG et test récréatif. Dérives de revente des données à des fins médicales, incident de cybersécurité, le fichage d'état en Estonie, l'édition des gènes chez des enfants chinois, la technologie d'édition des gènes balbutiante et les effets "hors cibles", le séquençage complet de loisir.
épisode 8 : le sondage Geneanet et sa faible représentativité, biais et paradoxes des comparaisons (avec nos contemporains uniquement, avec des échantillons non représentatifs ou en sous nombre...) La fiabilité déplorable des interprétations, le problème des naissances sous X, l'amélioration génétique, l'eugénisme, la suppression du gène CCR5 et ses problèmes d'éthique, Ancestry qui déroute ses clients en changeant les origines ethniques, le conseil d’éthique UK dit qu'il est moralement permissible de créer des bébés génétiquement modifiés, les experts de l'OMS demandent un encadrement international de la correction du génome humain. L'idée que nous sommes nos gènes est fausse, les gènes ne contiennent aucun marqueur racial, ethnique ou culturel.
épisode 9 : la non toute puissance de prédiction médicale, la désinformation médicale des tests, la cybersécurité, la porosité entre les bases et les enquêtes de police, le fichage d'état en Angleterre, Ancestry poursuivi aux USA pour mésinformation et tromperie
épisode 10 : Geneanet se lance dans la bataille, résumé des dérives médecine, assurances, employeurs, police, racisme. Cybesécurité. Récréation avec Spotify, taille du marché de l'ADN, un premier site de rencontre à base de correspondance ADN de phéromones !
épisode 11 : le problème des naissances sous X, anciens vs nouveaux (tout en ligne) généalogistes, la perte d'information forte au delà de la 6e génération, le fichage généralisé, les dérives racistes dénoncées par les universitaires, les problématiques vues par les universitaires, l'impossibilité de renouvellement des données en cas de compromission.
épisode 12 : le marché de l'ADN : la fin de la gratuité des transferts de données brutes, les caractéristiques physiques héritées de vos ancêtres, les voyages sur mesure fonction des résultats ADN, la prédiction de la mortalité et la probabilité de contracter des maladies à partir de l'expression des gènes, la monétisation de l'ADN avec des entreprises de recherche prêtes à l'acheter, la publicité qui promet aux américains des réductions sur les billets d'avion fonction de leur pourcentage d'ADN mexicain. Sous prétexte d’études scientifiques, les laboratoires de généalogie génétiques étrangers vous font participer à la création d’une société façonnée par notre patrimoine génétique. Les monopoles de données qui se créent au profit d'industries privées. L'étude sur le marché des tests ADN de KPMG.
épisode 13 : le peu de fiabilité des résultats ADN les résultats entre des jumelles ou triplées homozygotes chez un même fournisseur de test ne sont pas identiques, les résultats sont différents d'une entreprise à l'autre
épisode 14 : les risques sur la cybersécurité, la volonté des chercheurs français d'avoir une base de données en France, une proposition de fichage généralisé dans l'Arizona, et un professeur d'Harvard qui nous rappelle qu'aucun ADN n'est "pur". L'abandon de la proposition en Arizona, son codicille étonnant sur le prélèvement de l'ADN des morts. Le lobby des entreprises de généalogie génétique pour promouvoir leur business auprès du législateur américain et leurs dizaines de milliers de dollars de financement
épisode 15 : l'audition à l'assemblée nationale, d'un généticien, de la FFG et de sociétés de généalogie dans le cadre de la future loi de bioéthique, la CNIL rappelle que ces tests récréatifs ne sont pas inoffensifs, l'appel des sociétés américaines à se ficher pour confondre les meurtriers, l'étude ADN sur les descendants des habitants des villes pillées aux Pays-Bas par l'infanterie espagnole au 16e siècle, l'appel au bannissement des sites de généalogie génétique par un professeur d'université pour protéger la vie privée des donneurs de sperme.
épisode 16 : l'ADN des morts au dos des timbres et des enveloppes. La non-fiablité de la source. Les questions éthiques qui s'y rapportent. La question de la vie privée des morts. La ruée vers l'os des anthropologues. L'ADN de Léonard de Vinci testable par tous. L'autorisation d'un tribunal américain faite à des parents concernant le sperme de leur fils unique mort dans sa deuxième décennie
épisode 17 : les quatre problèmes à ce que la police exploite les données ADN des sites de généalogie génétique : portée, consentement éclairé, vie privée, collecte à partir des élements abandonnés. Les compléments très fumeux aux tests généalogiques par réanalyse. Le partenariat Airbnb / 23andMe pour visiter les régions de ses ancêtres et sa portée en France analysée par un juriste. Les USA qui veulent changer leur droit sur les brevets pour autoriser les entreprises à breveter les gènes humains.

Retour sur ce sujet passionnant des tests ADN.

Même dans les pays où ces tests sont légaux, on se pose des questions sur leur impact. La RTS (la télévision Suisse) a consacré l'un de ses reportages du magasine Temps Présent à ces tests. Le reportage est intitulé "ADN, réfléchissez avant de cracher". On y apprend entre autres que les écoles d'ingénieur de Lausanne et Zurich ont créé une société commune de big data appelée SDSC et que cette dernière propose un site internet qui vous permet de voir à chaque analyse ADN effectuée par des proches combien vous perdez de votre confidentialité. On apprend également dans ce reportage que la commission pour la science l'éducation et la culture du conseil national a émis un amendement qui aurait eut pour effet rendre obligatoire, pour conclure une assurance vie ou une assurance invalidité facultative, la transmission de tout profil génétique réalisé préalablement, dans quelque contexte que ce soit, à l’assureur. Cet amendement a été rejeté par le parlement helvétique mais les lobbys des assureurs ne font que commencer leur quête de données et ce genre d'amendement risque de revenir d'ici 5 ou 10 ans.

Le reportage aborde aussi le fait que les données sont revendues par les sociétés de généalogie ADN vers des entreprises de recherche médicale. Le site Korii, reprenant une information de Blumberg, nous montre qu'au Royaume-Uni le NHS (l'équivalent de la sécurité sociale) a la main sur une somme colossale de données personnelles de santé que l'industrie pharmaceutique cherche à racheter. Un cabinet privé (EY) a calculé le prix de ces dossiers : le dossier électronique basique d'un·e patient·e vaudrait, 111 euros, s'il contient des données génétiques, le prix s'envole à 5600 euros. Comment des services publics sous-financés vont-ils pouvoir tenir face à l’appétit de ces multinationales ?

Cela a amené en France le Comité Consultatif National d’Éthique à se poser par avance la question et à publier un avis. Cet avis rappelle que la loi informatique et liberté identifie les données génétiques comme des données sensibles ce qui entraîne une interdiction de les traiter hors recherche et la santé, si la personne a donné un consentement libre et éclairé. Le législateur ne change pas d'avis lorsqu'il ne prévoit pas d'ajouter les tests "récréatifs" dans la futur loi de bioéthique malgré le lobbying mené depuis plusieurs mois par un certain nombre d'acteurs. Pour que le consentement soit libre et éclairé, il me semble que le préalable soit qu'une information neutre présentant les avantages et inconvénients ainsi que la possibilité de participer au cas par cas à telle étude soit donné à la personne, au lieu d'un acquiescement global sous la forme d'une case pré-cochée (technique habituelle des entreprises de la tech). On y apprend également que la France prévoit à l’horizon 2025, la couverture par la médecine génomique de l’ensemble des patients atteints de cancer concernés sur notre territoire, ce qui veut dire que 235 000 séquençages médicaux de génomes auront lieu par an rien que pour ce besoin. L'avis pointe donc plusieurs questions à propos du consentement dans le cadre du RGPD :

la personne doit faire un double choix : d’une part, accepter ou non l’étude (pour son bénéfice s’il s’agit d’un patient, ou pour celui de la collectivité s’il s’agit de participer à une cohorte ou une base de données) et, d’autre part, en connaître ou non les résultats, s’agissant de sa maladie ou de données incidentes
l’inadaptation de ce consentement au fur et à mesure que progresse la recherche
la difficile délimitation des contours de sa « finalité » dans ce contexte marqué par une forte évolution et un partage des données
la décision de recontacter les participants à une recherche
le caractère fictif de l’anonymisation alors que l’on cherche à corréler données génomiques

L'avis continue dans quelques années, la séquence génomique sera probablement intégrée au DMP (désormais dossier médical « partagé » et non plus « personnel ») et bientôt l’espace numérique de santé, véritable carnet de santé numérique et instrument de la coordination des soins. Il rappelle le caractère unique de la séquence génomique ; chacun des quelque sept milliards d’individus a un génome non seulement unique, mais invariant. La spécificité tient à l’existence de multiples variants génétiques, dont la combinaison est spécifique d’une personne donnée (environ 3 millions de variants distinguent deux individus). Ce qui n’est pas le cas pour d’autres données biologiques (plusieurs individus peuvent avoir un même taux de globules rouges, ou de cholestérol), ni même pour des résultats d’imagerie. Cette séquence d’ADN est donc « identifiante », au même titre que les empreintes digitales, et elle le reste tout au long de la vie puisqu’elle est invariante. {...} dans la mesure où le génome se transmet à la descendance, toute information déduite de la séquence concerne non seulement la personne, mais également son entourage familial.

Et encore contrairement à d’autres données de santé, la production d’informations médicales à partir de la séquence génomique reste un défi et requiert de nombreuses étapes entre le séquençage de l’ADN et l’interprétation : Il est nécessaire dans un premier temps de séquencer l’ADN (détermination de la succession des nucléotides), puis d’assembler le génome (aligner les fragments de séquence) et d’annoter l’ensemble des variations génétiques identifiées. Ces étapes techniques sont effectuées en utilisant des algorithmes standardisés établis par des bio-informaticiens. Comme les méthodologies diffèrent et sont en constante évolution, il est important que ces différentes étapes soient transparentes car c’est à partir de ces données que le généticien va faire ses déductions. Du côté de la généalogie, les origines géographiques qu'on vous attribue ne sont que des statistiques, avec leur marge d'erreur. En plus, chaque société bricole à sa façon ses propres critères géographiques, il faut donc prendre les résultats pour ce qu'ils sont : de simples indices aléatoires, avertissait Patrick Gaudray, directeur de recherche au CNRS dans Le Parisien.

Les risques de discrimination introduits par une société de l'ADN y sont enfin pointés : la stigmatisation de groupes à risque, l'inégalité de prédiction génétique, en raison de biais dans la constitution des bases de données génomiques et le risque de recoupement des données génétiques conservées à des fins de généalogie dans des banques publiques avec celles qui ont été recueillies en matière de procédures judiciaires.

Généalogie génétique
http://www.francegenweb.org/blog/index.php?post/2019/08/11/ADN-et-G%C3%A9n%C3%A9alogie-XVIIIe

Calendrier Républicain & généalogie

Fri 9 Aug 2019 - 22:15

Le calendrier républicain (ou calendrier révolutionnaire) est un écueil pour tous les généalogistes débutants. Ce changement de repère temporel est déroutant et peut entraîner des difficultés de recherche et des erreurs.

Mais, cette difficulté est assez simple à contourner. Pour bien consulter les registres d’état civil, se repérer dans le calendrier révolutionnaire est l’une des premières étapes de l’apprentissage de la généalogie.

Voici ce qu’il vous faut savoir sur ce calendrier républicain avec, en fin de page, une table de conversion téléchargeable et imprimable.

Histoire et principe du calendrier républicain
Histoire

Dans le but de réduire l’influence de l’église dans le quotidien des français, la Convention crée le calendrier républicain (aussi appelé calendrier révolutionnaire) en octobre 1793 en remplacement du calendrier grégorien. Le calendrier républicain débute rétrospectivement le 22 septembre 1792, date qui correspond à la déclaration de la république en France.

Le Calendrier républicain couvre une période de plus de 13 ans, entre 1792 et 1805. Pourtant l’usage de ce calendrier ne sera jamais vraiment populaire. Si le calendrier républicain est bien employé par les institutions, le peuple français reste fidèle au calendrier grégorien dans la vie de tous les jours. Pour mettre fin au flou que provoque cette situation, c’est l’Empereur Napoléon 1er qui abolit le calendrier républicain, fin 1805.

On peut aussi penser que Napoléon 1er ne voyait alors pas d’un bon œil ce calendrier, par essence républicain, après son coup d’état et la naissance de l’Empire en mai 1804.

Le 1er janvier 1806 marque ainsi le retour du calendrier grégorien....

Lire la suite sur le site de Laurent Montpouet.

calendrier Généalogie Révolution
https://www.genealogiepratique.fr/calendrier-republicain-genealogie/

Huawei présente un système d'exploitation pour concurrencer Android - Capital.fr

Fri 9 Aug 2019 - 10:42

Le géant chinois des télécoms Huawei, menacé de perdre son accès à Android du fait des sanctions américaines, a présenté vendredi un nouveau système d'exploitation qui doit équiper ses téléphones portables.

Le système, baptisé "HarmonyOS", a été présenté par le directeur exécutif, Richard Yu, lors d'une conférence du groupe à Dongguan (sud de la Chine). "Nous voulons apporter davantage d'harmonie dans le monde", a-t-il commenté, alors que Huawei est placé sur une liste noire par les Etats-Unis, qui le soupçonnent d'espionnage au profit de Pékin.

Huawei, numéro deux mondial des smartphones, s'est retrouvé piégé, en mai, par les rebondissements de la guerre commerciale entre Pékin et Washington sur fond de rivalité technologique.

La firme de Shenzhen (sud de la Chine) planche depuis 2012 sur son propre système d'exploitation, initialement conçu pour l'internet des objets.

Huawei, considéré comme le leader de la technologie 5G, s'est vu inscrire sur une liste noire par l'administration Trump, soupçonné de fournir des portes dérobées aux services de renseignement chinois, ce que le groupe dément.

Résultat, les entreprises américaines ne sont, en théorie, plus autorisées à lui vendre des produits technologiques. Mais une période d'exemption de trois mois - qui doit prendre fin la semaine prochaine - a été accordée par Washington.

Cette interdiction concerne également Google et la fourniture de son système Android, qui équipe l'immense majorité des smartphones dans le monde, dont ceux de Huawei.

Le groupe s'est toujours publiquement défendu de vouloir remplacer sur ses téléphones Android par un système d'exploitation maison mais affirme y être contraint par les sanctions américaines.

Huawei
https://www.capital.fr/economie-politique/huawei-presente-un-systeme-dexploitation-pour-concurrencer-android-1347089

Vous avez une carte bancaire sans contact? Attention, vous risquez de subir l’arnaque de l’été sur les plages - Var-Matin

Wed 7 Aug 2019 - 05:55

Équipé d'un terminal de paiement, un faux touriste ou un faux commerçant étend sa serviette près de la vôtre... et le tour est joué.

Attention aux pirates sur les plages de la Côte d'Azur!

Rien à voir avec Johnny Depp... De vrais escrocs sévissent et ont mis au point une nouvelle arnaque, met en garde le commissaire de police nationale Frédéric Le Pollozec.

Cette "nouveauté" de l’été, c’est le vol sans contact. Et les victimes n'y voient que du feu...

Comment ça marche? Un faux commerçant ou un faux touriste, muni d’un terminal de carte bancaire, installe sa serviette à côté de sa proie.

Si celle-ci dispose d’une carte bancaire sans contact dans son sac, l'aigrefin peut ponctionner à distance et en toute tranquillité son compte en banque!

carte-bancaire sans-contact
https://www.varmatin.com/faits-divers/vous-avez-une-carte-bancaire-sans-contact-attention-vous-risquez-de-subir-larnaque-de-lete-sur-les-plages-403265

En France, la reconnaissance faciale attestera bientôt de votre «identité numérique» 

Tue 6 Aug 2019 - 13:32

Un décret du gouvernement a officialisé le développement d’une application mobile d’authentification d’identité. Baptisée «AliceM», elle fait appel à un dispositif de reconnaissance faciale. Certaines associations s’inquiètent.

Tous les jours ou presque, des articles sont publiés sur les abus liés à la reconnaissance faciale. Aux États-Unis, elle aide la police à surveiller la frontière mexicaine alors qu’en Chine, elle permet au pouvoir en place de surveiller sa population. En France, le gouvernement souhaite se servir de cette technologie via une application mobile pour authentifier l’identité des citoyens. L’utilisation d’un tel dispositif, très décrié, provoque déjà des levées de boucliers.

● Qu’est-ce que l’AliceM?

AliceM est une application mobile, pour le moment uniquement disponible sur Android. Acronyme d’«Authentification en ligne certifiée sur mobile», elle est actuellement en phase de test. Bientôt, elle permettra de s’identifier grâce à son smartphone pour accéder depuis son mobile aux sites de certains services publics regroupés dans le portail d’accès FranceConnect comme celui des impôts ou celui de l’Assurance maladie.

Cela fait plusieurs années que le ministère de l’Intérieur, à l’origine du projet, travaille sur AliceM et d’autres produits similaires, sans grand succès. En 2012, la création d’une base de données biométriques avec l’appui de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) avait été avortée par le Conseil Constitutionnel qui avait jugé le projet anticonstitutionnel. En septembre 2017, l’actuel locataire de la place Beauvau, Christophe Castaner, évoquait dans une feuille de route sa volonté de «se positionner comme maître d’œuvre de l’élaboration de solutions d’identité numérique», note Le Monde. Le ministre a par ailleurs fait savoir cette année qu’il souhaitait que tous les Français puissent prouver leur identité en ligne d’ici 2020, notamment par AliceM qu’il qualifie dans un rapport sur la cybermenace d’«un des prémices d’une politique publique de l’identité numérique». AliceM a finalement été mis en place via un décret publié le 13 mai dernier. Son principe est simple: elle demande à ses utilisateurs de prouver leur identité en prenant en photo leur passeport ou titre de séjour biométrique mais aussi, via un «système de reconnaissance faciale statique (via une photo) et dynamique (via une vidéo où il faut faire des gestes et des mouvements de tête)».

● Pourquoi ce projet inquiète certaines associations?

Le 15 juillet dernier, ce décret publié le 13 mai dernier a été contesté par une association de défense des libertés numériques, La Quadrature du Net. Cette dernière a déposé un recours au Conseil d’État pour le faire annuler. Elle s’insurge contre le fait que l’utilisateur n’ait pas la liberté de choisir de passer outre le dispositif de reconnaissance faciale pour avoir accès à plusieurs services publics dématérialisés via AliceM. L’association reproche à l’État de ne pas respecter le RGPD (Règlement général sur la protection des données personnelles). Lequel stipule que quand il s’agit d’utilisation de données personnelles, «le consentement ne devrait pas être considéré comme ayant été donné librement si la personne concernée ne dispose pas d’une véritable liberté de choix». La Quadrature du Net s’appuie aussi sur un avis de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) rendu le 18 octobre dernier sur le projet du gouvernement. «Le gouvernement ne propose pas, en l’occurrence, d’alternative à la reconnaissance faciale pour créer une identité numérique (...) Au regard de ces principes, le consentement ne peut être regardé comme libre et comme étant par suite susceptible de lever l’interdiction posée par le RGPD» explique-t-elle.

La Commission propose de mettre en place des solutions alternatives à la reconnaissance faciale pour garantir un consentement libre comme un face-à-face en préfecture ou un appel vidéo avec un agent de l’ANTS. Des solutions qui n’ont pas été retenues par le gouvernement dans son décret. «Le plus inquiétant dans cette procédure, c’est que nous constatons une perte de pouvoir de la CNIL. Si même le gouvernement ne l’écoute plus, qui va le faire?» s’interroge Martin Drago, juriste au sein de la Quadrature du Net, contacté par Le Figaro. «Proposer des alternatives, c’est le minimum» explique-t-il. L’expert regrette l’absence de prise de conscience de l’opinion et des pouvoirs publics sur le sujet de la reconnaissance faciale alors que déjà plusieurs villes, notamment aux États-Unis, ont décidé de bannir cette technologie.

reconnaissance-faciale rgpd surveillance Vie-privée
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/en-france-la-reconnaissance-faciale-attestera-bientot-de-votre-identite-numerique-20190729
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