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 La revue de web de Kat

John P. Barlow : Déclaration d’indépendance du Cyberespace (Hache/essais)

Fri 20 Sep 2019 - 19:07

Seule l’erreur a besoin du soutien du gouvernement. La vérité peut se débrouiller toute seule.
—Thomas Jefferson, Notes on Virginia

Gouvernements du monde industriel, vous géants fatigués de chair et d’acier, je viens du Cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande à vous du passé de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez pas de souveraineté où nous nous rassemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est improbable que nous en ayons un jour, aussi je ne m’adresse à vous avec aucune autre autorité que celle avec laquelle la liberté s’exprime. Je déclare l’espace social global que nous construisons naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral de dicter chez nous votre loi et vous ne possédez aucun moyen de nous contraindre que nous ayons à redouter.

Les gouvernements tiennent leur juste pouvoir du consentement de ceux qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas notre monde. Le Cyberespace ne se situe pas dans vos frontières. Ne pensez pas que vous pouvez le construire, comme si c’était un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un produit naturel, et il croît par notre action collective.

Vous n’avez pas participé à notre grande conversation, vous n’avez pas non plus créé la richesse de notre marché. Vous ne connaissez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui suscitent plus d’ordre que ce qui pourrait être obtenu par aucune de vos ingérences.

Vous prétendez qu’il y a chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre enceinte. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dommages sont injustement causés, nous les identifierons et les traiterons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de former notre propre Contrat Social. Cette manière de gouverner émergera selon les conditions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.

Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés découlant de la race, du pouvoir économique, de la force militaire ou de la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité.

Vos concepts légaux de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement, de contexte, ne s’appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière, et il n’y a pas ici de matière.

Nos identités n’ont pas de corps, c’est pourquoi, contrairement à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d’ordre accompagné de contrainte physique. Nous croyons que c’est de l’éthique, de la défense éclairée de l’intérêt propre et de l’intérêt commun, que notre ordre émergera. Nos identités peuvent être distribuées à travers beaucoup de vos juridictions. La seule loi que toute nos cultures constituantes pourraient reconnaître généralement est la règle d’or [« Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent », NdT]. Nous espérons pouvoir bâtir nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux Etats-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, le Telecommunications Reform Act, qui répudie votre propre Constitution et insulte les rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent maintenant renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont natifs dans un monde où vous serez toujours des immigrants. Parce que vous les craignez, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités de parents auxquelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sentiments et expressions d’humanité, dégradants ou angéliques, font partie d’un monde unique, sans discontinuité, d’une conversation globale de bits. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui étouffe de l’air où battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, à Singapour, en Italie et aux Etats-Unis, vous essayez de confiner le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du Cyberespace. Il se peut que ceux-ci contiennent la contagion quelque temps, mais ils ne fonctionneront pas dans un monde qui sera bientôt couvert de médias numériques.

Vos industries de plus en plus obsolètes se perpétueraient en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent décider de la parole elle-même dans le monde entier… Ces lois déclareraient que les idées sont un produit industriel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute… Dans notre monde, quoi que l’esprit humain crée peut être reproduit et distribué à l’infini pour un coût nul. L’acheminement global de la pensée n’a plus besoin de vos usines.

Ces mesures de plus en plus hostiles et coloniales nous placent dans la même situation que ces amoureux de la liberté et de l’autodétermination qui durent rejeter les autorités de pouvoirs éloignés et mal informés. Nous devons déclarer nos personnalités virtuelles exemptes de votre souveraineté, même lorsque nous continuons à accepter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répandrons à travers la planète de façon à ce que personne puisse stopper nos pensées.

Nous créerons une civilisation de l’esprit dans le Cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.

Davos, Suisse
8 février 1996

cyber-espace liberté
http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html

Vous n'utilisez probablement déjà plus le GPS

Sun 15 Sep 2019 - 13:31

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le système de géolocalisation de votre téléphone portable ne se verrouille désormais plus sur le GPS américain mais sur le système Galiléo européen, plus précis. La barre du milliard d’utilisateurs vient d’être franchie ces dernières semaines.

Bien que la galaxie de satellites ne soit pas encore complète, le système Galiléo à été opérationnel dés 2016. Galiléo est cinq fois plus précis que le GPS, proposant une précision de 1m. Les téléphones se verrouillent automatiquement sur le système de géolocalisation le plus précis.

Galileo GPS
https://secouchermoinsbete.fr/79314-vous-n-utilisez-probablement-deja-plus-le-gps

L’avènement – et la chute – du « citoyen libre » pendant la Révolution | Retronews - Le site de presse de la BnF

Fri 13 Sep 2019 - 23:36

En opposition à l’Ancien Régime, les Déclarations des droits de l’Homme de 1789 et de 1793 célébraient l’égalité parmi les hommes. Cette conception sera contredite par la Constitution de l’An III, annonçant le « retour à l’ordre » du Directoire.

Dès le 9 juillet 1789, une large part de l’Assemblée nationale constituante est convaincue qu’il faut faire précéder la Constitution d’une Déclaration des droits.

« On décide, que, si les loix [sic] sont utiles, la Constitution est indispensable ; qu’il faut dont commencer par ce qui est indispensable ; qu’on n’aura jamais de loix, tant que le pouvoir arbitraire pourra les frapper. […]

La Constitution doit donc être précédée de la déclaration des droits de l’homme. (On désire que tous les Bureaux soient engagés à s’en occuper, & qu’on établisse un Comité de correspondance). »

27 projets voient alors le jour, mais la Déclaration est finalement élaborée en assemblée article par article, mot par mot, à partir d’une ébauche qui n’aura servi que de support pour ce premier texte fondateur écrit collectivement.

Le droit, tel que les Constituants le fondent, est en premier lieu restauration des droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme. Or ces droits, dits naturels, sont alors considérés comme antérieurs à toute organisation sociale et sont attachés à la personne. Ils sont donc droits individuels et naturels : liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression.

Non seulement tous les individus doivent être égaux pour qu’une société soit vivante, mais ces individus sont tous dotés des mêmes droits, quelle que soit la place qu’ils occupent dans la société. Ces droits peuvent être ignorés, oubliés, méprisés mais ne peuvent pas disparaître. Ils ne sont pas le résultat de rapports de force mais liés à la nature même de l’homme : un être rationnel et sensible.

« M. le marquis de la Fayette fait lecture du projet qui suit :

“La nature a fait les hommes libres et égaux ; les distinctions nécessaires à l’ordre social ne sont fondées que sur l’utilité générale. Tout le monde naît avec des droits inaliénables et imprescriptibles […]. L’exercice des droits naturels n’a de bornes que celles qui en assurent la jouissance aux autres membres de la société. […]”

M. le comte de Lally-Tolendal. “Messieurs, j’appuie la motion qui vous est présentée, à quelques lignes près, susceptibles de quelques discussions.” »

Les projets ont cependant nourri le débat et produit les concepts clés que l’on retrouve dans les déclarations de 1789 et de 1793. Sieyès, dans sa Reconnaissance et exposition raisonnée des droits de l’homme, rédigée les 20 et 21 juillet 1789, dit ainsi :

« Tous ayant un droit découlant de la même origine, il suit que celui qui entreprendrait sur le droit d'un autre, franchirait les bornes de son propre droit ; il suit que le droit de chacun doit être respecté par chaque autre, et que ce droit et ce devoir ne peuvent pas ne pas être réciproques.

Donc le droit du faible sur le fort est le même que celui du fort sur le faible. Lorsque le fort parvient à opprimer le faible, il produit effet sans produire obligation. Loin d'imposer un devoir nouveau au faible, il ranime en lui le devoir naturel et impérissable de repousser l'oppression.

C'est donc une vérité éternelle, et qu'on ne peut trop répéter aux hommes, que l'acte par lequel le fort tient le faible sous son joug, ne peut jamais devenir un droit ; et qu'au contraire l'acte par lequel le faible se soustrait au joug du fort, est toujours un droit, que c'est un devoir toujours pressant envers lui-même. »

C’est au nom d’une liberté civile qui refuse tout rapport de domination, que la notion de résistance à l’oppression est alors fondée comme droit naturel – et le droit du plus fort récusé. La force ne produit jamais du droit quand la résistance à la domination en produit à coup sûr. Ainsi, la violence insurrectionnelle ne peut être assimilée à la violence oppressive.

De fait, de 1789 à 1792, les pauvres, les femmes, les « libres de couleur » puis les esclaves ont pu réclamer contre la constitution de 1791, qui ne leur reconnaissaient pas de citoyenneté active ou de citoyenneté tout court. La vocation universelle de la Déclaration n’est alors en rien une abstraction formelle et fallacieuse, elle est un outil indispensable pour faire avancer l’égalité réelle. L’enjeu est toujours de savoir si l’on peut remettre en question le droit positif grâce aux normes énoncées sous forme de principes dans la déclaration.

Lorsque les Conventionnels décident, en 1793, de réécrire la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ils reprennent l’ensemble des enjeux de 1789, tant sur la souveraineté des citoyens, leur liberté politique, que sur les libertés publiques et le respect des règles de contrôle des pouvoirs de l’État, afin que soit respectée la liberté individuelle de chacun. Mais la résistance à l’oppression devient une clé de voute de l’édifice et non un droit parmi les autres, c’est elle qui fait de chaque citoyen un garant de sa propre liberté et de la liberté commune.

Enfin cette nouvelle Déclaration consacre de nouveaux droits, les droits créances, qui affirment que dans une société républicaine, c’est-à-dire disposant d’un gouvernement populaire, la société doit des garanties à ses citoyens en termes d’éducation et d’assistance. On retrouve ainsi au cœur de l’édifice, la nécessité de penser la place d’une dette sacrée de la société envers ses membres. A ces deux titres – droit de résistance fondant l’institution insurgeante, droit créance garantissant l’égalité –, la déclaration de 1793 est éminemment démocratique. Elle garantit la démocratie plutôt que l’ordre.

« XXI . Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler.

XXII. L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens. […]

XXV. La souveraineté réside dans le peuple. Elle est une et indivisible.

XXVI. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté. […]

XXXII. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

XXXIII. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

XXXIV. Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

XXXV. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Après le 9 thermidor et la Chute de Robespierre, tout s’inverse et les principes de la déclaration de 1789 et 1793 sont remis en question par la commission des Onze chargée d’abord d’encadrer par de nouvelles lois organiques la constitution de 1793, puis après les émeutes de prairial an III, de rédiger une nouvelle Constitution. L’ordre social présenté par Boissy d’Anglas est garanti par la propriété et la déclaration de 1793 présentée comme un « arsenal pour les séditieux ».

Désormais la résistance à l’oppression comme la liberté des citoyens disparaissent. Non seulement l’égalité est noyée dans un suffrage censitaire, mais si les nouveaux professionnels de la politique ont encore des droits, les citoyens ne semblent plus avoir que des devoirs car la Déclaration des droits et des devoirs est fondamentalement déséquilibrée afin de faire régner un certain « ordre social » plutôt que la démocratie.

Ainsi le rapport de Boissy d’Anglas, discuté le 23 juin 1795 (5 messidor an III) à la Convention, qui s’inscrit à l’encontre des idées égalitaires des premières années de la Révolution :

« L’égalité civile, en effet, voilà tout ce que l’homme raisonnable peut exiger. L’égalité absolue est une chimère. […]

Nous devons être gouvernés par les meilleurs. Les meilleurs sont les plus instruits et les plus intéressés au maintien des loix [sic] : or, à bien peu d’exceptions près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui possèdent une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux loix qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve, et qui doivent à cette propriété et à l’aisance qu’elle donne, l’éducation qui les a rendu propres à discuter avec sagacité et justesse les avantages et les inconvénients des loix qui fixent le sort de leur patrie. […]

Un pays gouverné par les propriétaires est dans l’ordre social, celui où les non propriétaires gouvernent est dans l’état de nature. »

Constitution Histoire Révolution
https://www.retronews.fr/politique/chronique/2019/09/12/le-citoyen-libre-pendant-la-revolution

UE : le portefeuille "protéger le mode de vie européen" fait polémique

Wed 11 Sep 2019 - 19:28

Protéger notre mode de vie européen" : c'est le nom du portefeuille du commissaire européen grec Margaritis Schinas, un des neufs vice-présidents de la nouvelle équipe de Ursula von der Leyer. La nouvelle cheffe de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, qui doit prendre ses fonctions le 1er novembre, a lié cet intitulé au dossier des migrants. De quoi laisser la salle de presse dubitative devant cette annonce.

"Notre mode de vie européen, c'est s'accrocher à nos valeurs. La beauté de la dignité de chaque être humain est l'une des plus précieuses valeurs", a expliqué la présidente de la Commission européenne, priée de justifier le lien entre l'intitulé du poste et le dossier migratoire. Tous les intitulés des portefeuilles des vice-présidences sont tous tirés du programme politique présenté devant le Parlement européen et rendu public, a-t-elle souligné.

Dans son programme, l'Allemande développe l'une de ses priorités, "protéger notre mode de vie européen", en plusieurs catégories, dont l'État de droit et la sécurité intérieure, ainsi qu'un point sur "des frontières solides et une nouvelle approche en matière de migration".
La dénomination a toutefois créé une certaine gêne, en particulier chez les opposants politiques au Parti populaire européen (PPE), la famille de la droite conservatrice d'Ursula von der Leyen.

Levée de boucliers au Parlement

"Cela fait peur de voir proposer un portefeuille sur la 'protection du mode de vie européen' qui inclut la migration et la protection des frontières. Nous espérons que la Présidente Von der Leyen ne voit pas une contradiction entre soutenir les réfugiés et les valeurs européennes", a ainsi réagi la co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen Ska Keller.

"Protecting Our European Way of Life" should not seriously have been a Portfolio title in a modern European Commission of 2019 >@MargSchinas https://t.co/kPRYV3tUg1
— Claude Moraes (@Claude_Moraes) September 10, 2019

Son collègue britannique du groupe des sociaux-démocrates, Claude Moraes, a quant à lui déclaré qu'il soulèverait ce "vrai problème" auprès de son groupe, estimant sur Twitter qu'un portefeuille ainsi nommé ne pouvait pas exister. "Le Parlement européen doit donner son accord" à la nouvelle Commission, a-t-il rappelé. Toute l'équipe présentée par Ursula von der Leyen doit passer des auditions devant les eurodéputés, qui devront confirmer les postes attribués.

En utilisant "la rhétorique de l'extrême droite 'les migrants menacent le mode de vie européen', et en liant la migration à la sécurité", l'intitulé de ce portefeuille "envoie un message inquiétant", a twitté un porte-parole d'Amnesty International, Stefan Simanowitz.

Meet the EU's new Commissioner "for Protecting Our European Way of Life" whose role it will be oversee immigration policy.
By using the framing of the far right ("immigrants threaten the European way of life") & by linking migration with security, this sends a worrying message. https://t.co/iDf01SJdmS
— Stefan Simanowitz (@StefSimanowitz) September 10, 2019

Une référence à "la tolérance, l'accueil, l'asile"

"Parler de la protection du mode de vie européen peut être vu comme une tentative de réponse aux angoisses de la société actuelle face à la migration, à la préoccupation des Européens qui alimente le vote protestataire", observe Eric Maurice de la Fondation Schuman.

"L'Europe est synonyme de sociétés ouvertes et démocratiques. Nous maintenons nos orientations politiques telles qu'elles ont été publiées en juillet", a réagi le porte-parole d'Ursula von der Leyen. "Et il serait utile que les gens s'intéressent aussi à ce qui est dans quel portefeuille et quels projets sont liés à un titre", a-t-il ajouté.

"La protection de notre mode de vie européen fait référence aux valeurs européennes, à savoir la tolérance, l'accueil, l'asile", a expliqué une autre source dans l'entourage de Mme von der Leyen. "Mais cela n'était pas censé être le titre des attributions d'un vice-président de la Commission", a commenté une autre source européenne.

Europe
https://www.rtl.fr/actu/international/ue-le-portefeuille-proteger-le-mode-de-vie-europeen-fait-polemique-7798316593

France: la sécurité des paiements en ligne devra être renforcée d'ici 2021 - Capital.fr

Wed 11 Sep 2019 - 12:21

La validation de paiements en ligne par code SMS sera bientôt terminée: de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité des paiements commencent à entrer en vigueur samedi, avec une mise en oeuvre qui va s'étaler jusqu'à fin 2020-début 2021, a indiqué mercredi l'Observatoire français de la sécurité des moyens de paiements.

Ces nouvelles mesures sont prévues par une directive européenne (dite "DSP 2") visant à renforcer le niveau de sécurité des opérations de paiement sur internet en Europe, pour limiter les risques de fraude.

Pour ce faire, les émetteurs de cartes bancaires et banques, opérateurs de paiement, commerçants en ligne, etc. sont tenus de déployer un dispositif dit "d'authentification forte" du client lors de paiements électroniques ou d'opérations bancaires sensibles.

Les nouvelles règles européennes entreront bien en vigueur en France le 14 septembre prochain, a indiqué mercredi dans un communiqué l'observatoire, rattaché à la banque de France.

Il a confirmé une mise en application jusqu'en décembre 2020 de mesures "d'authentification forte" pour "la grande majorité des clients", conformément à la directive.

Les "professionnels de la chaîne des paiements" devront pour leur part avoir mis à niveau leurs systèmes aux nouvelles exigences réglementaires d'ici mars 2021 .

Concrètement, l'usage d'un seul code reçu par SMS pour sécuriser une transaction ne sera plus jugé suffisant et devra être progressivement renforcé au moyen de nouvelles solutions, telles que la reconnaissance biométrique, combinées à d'autres dispositifs de contrôle. Mais tous les acteurs ne sont pas prêts.

Dans une note publiée le 21 juin, l'Autorité bancaire européenne (ABE), chargée d'élaborer les normes techniques de cette directive, avait décidé d'accorder "un délai supplémentaire limité" aux États membres concernés pour se mettre en conformité avec ces exigences techniques et en échange d'un plan de migration aux échéances précises.

En cause, "les inquiétudes" d'acteurs du marché "quant à l'état de préparation du commerce électronique aux nouvelles exigences" d'authentification forte, risquant de créer des perturbations dans les transactions en ligne.

De plus, selon l'ABE, une information plus large du grand public sur la teneur de ces évolutions s'avérait nécessaire pour réussir l'entrée en vigueur de la directive.

Dans la foulée, début juillet, l'Observatoire français de la sécurité des moyens de paiements avait présenté un plan de migration avec l'objectif d'une mise en œuvre de l'authentification forte pour une nette majorité des clients et des transactions d'ici décembre 2020.

banque carte-bancaire paiement-en-ligne
https://www.capital.fr/votre-argent/france-la-securite-des-paiements-en-ligne-devra-etre-renforcee-dici-2021-1349802

Les mentions marginales de l’état-civil - Genea-Logiques

Tue 10 Sep 2019 - 21:54

La mention marginale est une information écrite, retranscrite sur un acte d’état-civil afin de le modifier ou de le compléter. En cas de changement de situation de famille, une mention est portée en marge de l’acte de naissance et/ou de l’acte de mariage. En généalogie, ces informations ne sont pas à négliger car elles vont orienter nos recherches vers d’autres sources et ainsi faciliter l’écriture de l’histoire de nos ancêtres.

Les mentions marginales n’ont pas toujours existé, historiquement elles sont instaurées avec le Code Civil à partir de 1804.
Repère historique et mentions marginales

Actes de reconnaissance d’un enfant naturel : à reporter en marge de l’acte de naissance (code Napoléon, art. 62 lien).
Source : AD42 – Firminy 1842 – 3NUMEC4/3E96 – P.32

Actes de mainlevée d’opposition à un mariage : doivent être reportés en marge de l’inscription de l’acte d’opposition (code Napoléon art. 67 lien).

Quant aux oppositions, l’article 67 du code Napoléon prévoyait qu’elles seraient portées sur le registre des publications.

La loi du 8 avril 1927 ayant supprimé ces registres, elles sont depuis lors inscrites dans l’acte de mariage (art. 67 nouveau).

Rectifications d’état-civil : doivent être mentionnées en marge des actes réformés (code Napoléon art. 101 lien).

1886 – Divorce : mention doit en être faite en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux

Si le mariage a été célébré à l’étranger, la transcription est faite sur les registres du lieu où les époux avaient leur dernier domicile, et mention est faite en marge de l’acte de mariage, s’il a été transcrit en France.

1897 – Célébration du mariage : à reporter en marge des actes de naissance des époux (loi du 17 août, art. 76 du code civil lien).

1897 – Légitimation : à reporter en marge de l’acte de naissance.

1917 – Adoption par la Nation : le jugement ou arrêt portant adoption par la nation est à mentionner en marge de l’acte de naissance du pupille.
Source : Collection personnelle

1919 – Arrêt déclaratif de naissance : « Lorsqu’une naissance n’aura pas été déclarée dans le délai légal, l’officier de l’état civil ne pourra le relater sur ses registres qu’en vertu d’un jugement rendu par le tribunal d’arrondissement dans lequel est né l’enfant et mention sommaire sera faite en marge à l’acte de naissance ».

1938 – Réconciliation des époux séparés de corps : mention doit être faite de l’acte notarié en marge de l’acte et du jugement ou de l’arrêt qui a prononcé la séparation.

1945 – Acte de décès : « il sera fait mention du décès en marge de l’acte de naissance de la personne décédée ».

1945 – Décès hors du domicile : transcription du jugement arrêt déclaratif du décès en marge des registres de la commune où l’acte du décès aurait dû normalement être dressé à la date du décès.

Mention de la transcription du jugement ou de l’arrêt déclaratif du décès doit en outre être porté à la suite de la table annuelle des registres de l’année du décès (et si elle est déjà dressée, à la suite de la table décennale), de la commune du dernier domicile où l’acte du décès aurait dû être transcrit.
Source : AD05 – 2 E 59/24 – P6 lien

1945 – Mort pour la France : mention en marge de l’acte de décès de la décision administrative constatant que le défunt est « Mort pour la France ».
Source : Collection personnelle

1955 – Contrats d’adoption : depuis mention doit être faite des transcriptions des jugements ou arrêts homologuant un contrat d’adoption ou portant révocation de l’adoption, en marge de l’acte de naissance de l’adopté.

1955 – Transcription des jugements et arrêts rendus en matière d’état des personnes et comportant une incidence sur l’état civil : mention doit en être portée en marge des actes indiqués par les juges (ex : jugements faisant droit à une demande en réclamation ou contestation d’état, en contestation de légitimité, en désaveu de paternité, en nullité de reconnaissance, en recherche de filiation naturelle, etc.)

1955 – Jugement ou arrêt de légitimation adoptive : mention doit être portée en marge de l’acte de naissance de l’intéressé.

1958 – Jugements déclaratifs de décès : mention doit être portée en marge de l’acte de naissance du décédé.

1958 – Changements de noms : mention doit être portée en marge de l’état-civil de l’intéressé, de son conjoint et de ses enfants mineurs.

1958 – Francisation : mention doit être portée en marge des actes d’état-civil de l’intéressé, de son conjoint et des enfants mineurs.

1958 lien – Décisions inscrites au Répertoire civil : La publicité des demandes, actes et jugements est réalisée par une mention en marge de l’acte de naissance de l’intéressé. Cette mention est faite à la diligence du greffier du tribunal de grande instance ou, le cas échéant, à celle du service central d’état civil. Elle est constituée par l’indication » RC » suivie de la référence sous laquelle la demande, l’acte ou le jugement a été conservé.

La date à laquelle la mention est apposée est portée sur l’extrait conservé au greffe ou au service central d’état civil.
Source : AD05 – 2 E 65/82 – P15 lien

1985 lien – Mort en déportation : La mention « Mort en déportation » est portée sur l’acte de décès de toute personne de nationalité française, ou résidant en France ou sur un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France, qui, ayant fait l’objet d’un transfert dans une prison ou un camp visé par l’article L. 272 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, y est décédée.

La même mention est portée sur l’acte de décès si la personne a succombé à l’occasion du transfert.

2007 lien – Pacs : Il est fait mention, en marge de l’acte de naissance de chaque partenaire, de la déclaration de pacte civil de solidarité, avec indication de l’identité de l’autre partenaire.

Pour les personnes de nationalité étrangère nées à l’étranger, cette information est portée sur un registre tenu au service central d’état-civil du ministère des affaires étrangères. L’existence de conventions modificatives est soumise à la même publicité.

2007 lien – Acte de notoriété : Il est fait mention de l’existence de l’acte de notoriété en marge de l’acte de décès.

Généalogie mentions-marginales état-civil
https://genea-logiques.com/2019/09/10/les-mentions-marginales-de-letat-civil/

Mariage putatif : définition et effets - Capital.fr

Tue 10 Sep 2019 - 09:00

Le mariage putatif est un mariage qui est réellement célébré. Mais celui-ci est contracté par les deux époux, ou par l'un d'eux, dans l'ignorance d'une disposition légale interdisant le mariage et l'entachant de nullité. Quelles sont les conditions pour invoquer un mariage putatif ? Quels sont ses effets ?
Mariage putatif : définition

Pour qu'un mariage soit qualifié de putatif et qu'il produise certains effets, les époux ou au moins l'un d'eux doit avoir été de bonne foi au moment de l'échange des consentements. C’est-à-dire dans l'ignorance totale d'une disposition légale interdisant le mariage et l'entachant de nullité.
Conditions

Pour que le mariage putatif puisse produire ses effets, et notamment être annulé rétroactivement, des conditions doivent être réunies.

Il faut constater l'existence de la bonne foi. Si cette dernière est présumée, il appartient à celui qui la conteste d'apporter la preuve formelle qu'elle n'existait pas au moment de la célébration de l'union. Le mariage putatif, pour qu'il soit qualifié ainsi, impose qu'au moins l'un des deux époux ait été dans l'ignorance de l'existence d'une erreur de fait ou de droit compromettant la validité légale du mariage. L'erreur de fait constitue une représentation inexacte d'un fait matériel ou l'ignorance de son existence (inceste, bigamie, incarcération de l'un des époux, etc.). L'erreur de droit, quant à elle, est une représentation inexacte du contenu de la loi ou l'ignorance de son existence.

L’union doit avoir été solennellement célébrée avec échange réel des consentements des époux.

A lire aussi - Comment annuler un mariage
Effets du mariage putatif

Les effets s'appliquent tant sur les époux et leurs enfants, que sur les tiers à l'union.

Effets entre les époux

Entre les époux, s'ils sont tous les deux de bonne foi, les droits acquis par le mariage (avantages matrimoniaux et libéralités entre époux) sont maintenus entre eux tant que l'annulation de ce dernier n'est pas prononcée. Une fois l'union annulée, elle va cesser de produire ses effets pour le futur : perte du nom de femme mariée, fin des droits successoraux et des avantages matrimoniaux et libéralités. Toutefois, le mariage putatif n'efface pas les acquis du passé entre les époux (s'ils se sont consentis une donation par exemple, elle ne sera pas annulée).

Il est important de noter que si seul l’un des deux était de bonne foi au moment du mariage, il a le droit de demander l'annulation de celui-ci et l'application des effets de l'union putative à son encontre. Il peut ainsi demander que les libéralités consenties à son bénéfice, par contrat de mariage, soient exécutées. Mais il ne peut pas conserver les droits successoraux, car l'annulation du mariage entraîne la perte de la qualité de conjoint et donc de successible. Il peut également réclamer une prestation compensatoire à son ex époux de mauvaise foi. Lequel peut alors voir sa responsabilité engagée et être contraint de réparer sa faute et le préjudice qui en découle.

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Effets envers les enfants

A l'égard des enfants, l'annulation du mariage putatif produit des effets, et ce même si les époux étaient tous deux de mauvaise foi au moment de l'union. Les enfants issus d'une telle union sont réputés légitimes, car il n'y a plus aucune distinction de type de filiation. Comme en matière de divorce, le juge doit statuer sur la résidence et le mode de garde des enfants, l'autorité parentale, et les conditions de l'organisation des droits et obligations de chacun. Ces enfants conserveront le droit de succéder à leurs auteurs.

Effets vis-à-vis des tiers

Enfin, à l'égard des tiers, le mariage putatif produit les mêmes effets qu'un mariage classique. Toutefois, un époux de mauvaise foi ne pourra pas s'opposer à une action des créanciers, seule la bonne foi pouvant être entendue et acceptée

droit-civil mariage
https://www.capital.fr/votre-argent/mariage-putatif-1349625

Privacy matters because it empowers us all | Aeon Essays

Tue 10 Sep 2019 - 00:45

(Traduction de la conclusion en Français. L'article est en Anglais)

Ne commettez pas l’erreur de penser que vous êtes à l’abri, peut-être parce que vous êtes jeune, homme, blanc, hétérosexuel et en bonne santé. Vous pourriez penser que vos données personnelles ne peuvent que vous procurer de bonnes choses, jamais de mauvaises, si vous avez eu de la chance jusqu’à présent. Mais vous n’êtes peut-être pas en aussi bonne santé que vous le pensez, et vous ne serez pas jeune pour toujours. La démocratie que vous tenez pour acquise pourrait se transformer en un régime autoritaire qui pourrait ne pas favoriser des gens comme vous.
De plus, la protection de la vie privée ne concerne pas que votre propre personne. La vie privée est à la fois personnelle et collective. Lorsque vous exposez votre vie privée, vous nous mettez tous en danger. Le pouvoir de protection de la vie privée est nécessaire à la démocratie – pour que les gens votent selon leurs croyances et sans pression indue, pour que les citoyens protestent anonymement sans crainte de représailles, pour que les individus aient la liberté de s’associer, de dire ce qu’ils pensent, de lire ce qui les intéresse. Si nous voulons vivre en démocratie, il faut que le gros du pouvoir appartienne au peuple. Si la majeure partie du pouvoir revient aux entreprises, nous aurons une ploutocratie. Si la plus grande partie du pouvoir revient à l’État, nous aurons une sorte d’autoritarisme. La démocratie n’est pas une évidence. C’est une chose pour laquelle nous devons nous battre tous les jours. Et si nous cessons de construire les conditions dans lesquelles elle prospère, la démocratie ne sera plus. La vie privée est importante parce qu’elle donne du pouvoir aux gens. Protégez-la.

démocratie Vie-privée
https://aeon.co/essays/privacy-matters-because-it-empowers-us-all

Faites ce que vous voulez, mais dites adieu au modèle social français - Libération

Tue 10 Sep 2019 - 00:31

Depuis trois à quatre décennies, avec une forte accélération ces dernières années, se réalise le rêve d’une partie du patronat : défaire les avancées du Conseil national de la Résistance.

Faites ce que vous voulez, mais dites adieu au modèle social français

Parmi tous les clichés trompeurs qui circulent à propos de la France, celui d’un pays «impossible à réformer» est certainement le plus ridicule. Sans que la majorité des Français ne l’ait vraiment souhaité, les transformations que subit l’économie depuis trois à quatre décennies, avec une spectaculaire accélération ces dernières années, sont à même de réaliser le rêve pas du tout secret d’une partie du patronat et des classes aisées tel qu’il avait été énoncé par Denis Kessler il y a quelques années: défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance et en finir avec le modèle social français.

Après des années de libéralisation dans de nombreux domaines, à commencer par le secteur financier, les «réformes» néolibérales se sont attaquées sérieusement aux deux principaux piliers du modèle social que sont la relation d’emploi et la protection sociale. Pour la première, l’histoire retiendra que c’est un président «socialiste» qui aura mis en œuvre la plus importante loi de flexibilisation du marché du travail de l’après-guerre. La loi travail, prolongée par les ordonnances Macron, constitue non seulement une diminution significative de la protection légale de l’emploi, mais consacre aussi un affaiblissement de la représentation des salariés et pour tout dire un recul de la démocratie sociale.

On pourrait se dire que tout cela n’est pas grave car les transformations en œuvre ne sont que l’une des deux faces de la «flexisécurité à la danoise» qu’Emmanuel Macron vantait tant lorsqu’il était en visite à Copenhague. Pour la flexibilité, c’est vu ; mais la sécurité va suivre, non ? Eh bien non, justement. Parce que si on regarde par exemple la réforme de l’indemnisation du chômage, on est très loin de l’augmentation de la sécurité.

Il y a d’abord la logique d’ensemble qui est de transformer un régime d’assurance fondé sur les cotisations par un régime de «solidarité» financé par l’impôt. Ceci a un double objectif : premièrement, évincer les syndicats de la gestion de l’indemnisation du chômage et faire en sorte que l’Etat reprenne la main ; deuxièmement, permettre la transition vers une indemnisation plus chiche et sous condition(s). Les indemnités ne seront plus un droit acquis par une contribution mais un geste que l’Etat fera en direction des chômeurs. Il faudra donc ne pas être trop exigeant. Le point d’arrivée de cette évolution est le filet de sécurité, la protection minimale des économies les plus libérales.

C’est d’ailleurs le chemin qui est actuellement suivi avec la règle de calcul des indemnités en fonction du salaire mensuel perçu pendant la période précédant le chômage et non plus du salaire journalier, ce qui pénalisera les salariés précaires. On peut aussi mentionner la très forte dégressivité des indemnités pour les cadres, ce qui d’une part va les inciter à chercher un mécanisme complémentaire d’assurance auprès du secteur privé et d’autre part les décourager de soutenir un régime d’indemnisation généreux pour les autres salariés.

Vivement la retraite, doivent se dire de nombreux salariés. Alors là, justement, on poursuit la même logique. C’est une transformation majeure qui va s’opérer avec la réforme annoncée, qui va au-delà des questions d’âge-pivot ou de durée de cotisation. Le système actuel de retraite est un système à prestations définies, c’est-à-dire que lorsque les conditions d’âge ou de durée de cotisations sont remplies, le retraité sait à quelle pension il aura droit, en pourcentage de son salaire par exemple.

Avec le système par points, on passe à un régime à cotisations définies. Chaque point donnera en principe les mêmes droits à indemnisation, mais on ne connaîtra pas le montant de celle-ci au moment où on acquiert les points. Si on ajoute à cela que l’objectif est de maintenir à niveau constant la part du PIB consacrée aux retraites alors que la population concernée va augmenter relativement à la population totale, que les discussions autour de l’âge-pivot ou de la durée de cotisation nécessaire pour ne pas subir de décote vont de toute façon dans la même direction, à la hausse, on ne peut qu’en conclure que les retraités à venir devraient subir une baisse sensible de leurs futurs revenus.

On peut ajouter que la baisse des cotisations pour les cadres, et donc des droits correspondants, devrait inciter ceux-ci à se tourner vers la retraite par capitalisation, ce qui est aussi probablement la «solution» que risquent d’adopter les autres salariés soucieux de leur niveau de vie passé l’âge de la retraite.

assurance-chômage modèle-social-français retraite
https://www.liberation.fr/debats/2019/09/02/faites-ce-que-vous-voulez-mais-dites-adieu-au-modele-social-francais_1748858

Pourquoi les appareils à commande vocale nous enregistrent-ils ? Quels en sont les risques ?

Mon 9 Sep 2019 - 06:31

Alors que le déploiement sécurisé des réseaux 5G vient d’être adopté par la France (loi « anti-Huawei »), les polémiques fleurissent autour des assistants vocaux (sans oublier votre Xbox) convertis en véritables « mouchards ». A la suite de lanceurs d’alerte, plusieurs médias ont ainsi révélé l’étendue des enregistrements accidentels (non déclenchés par l’utilisateur) et surtout l’envoi de tous les enregistrements à des sous-traitants dont les salariés écoutent vos moments les plus intimes.

Google Home, Apple Siri, Amazon Echo et Xbox, fabricants de ces dispositifs reposant sur l’intelligence artificielle ont en effet recours à des sociétés extérieures pour analyser les requêtes. C’est acceptable, mais là où cela devient glissant, c’est que les salariés peuvent écouter les enregistrements des voix des membres du foyer et des personnes qui les visitent et sont à portée de voix.

La commande vocale est en réalité profondément infiltrée dans votre vie privée. Au-delà des assistants vocaux ce sont bien sûr le téléphone, un casque audio, les équipements ménagers, jusqu’à votre chambre d’hôtel, et demain les véhicules autonomes qui fonctionnent grâce à cette technologie. Il est donc temps de découvrir ce que les fabricants enregistrent, pourquoi, et quels sont les risques pour les utilisateurs.

Espion du quotidien

Contrôler des objets connectés, utiliser des services de divertissement tels sont les fonctions des assistants personnels à commande vocale : répondre à une question, jouer un morceau de musique, donner la météo, descendre les stores, diminuer la température… un vrai valet à votre service !

Tous les appareils connectés se trouvent dans le foyer ou sont portés par leurs utilisateurs. Le volume des données qu’ils génèrent est donc très important et reflète parfaitement le mode de vie de la famille depuis l’heure du lever. Réglage du chauffage, goûts culturels, achats passés, centres d’intérêt… rien de leur échappe. Le profil commercial de chaque membre de la famille est affiné en toute discrétion puisque la voix qui commande l’appareil ne laisse aucune « trace ». En effet, vous souvenez-vous des requêtes formulées hier ? La semaine dernière ? Ou depuis l’achat de cet assistant ? Et qu’en est-il des interactions de vos enfants ou de leurs amis avec cette machine ? L’appareil lui, ne perd pas une miette du moindre mot et s’empresse de l’analyser pour peaufiner la technologie de reconnaissance vocale et, au passage, la publicité ciblée.

Le fonctionnement est tellement simple que l’appareil se déclenche au bruit d’une simple fermeture éclair ! Siri s’est aussi déclenché en plein discours du Secrétaire à la Défense Gavin Williamson qui s’adressait aux députés au sujet de la Syrie. Le même assistant s’active aussi en concordance avec l’Apple Watch. Or, le taux de déclenchement accidentel de cette montre connectée est très élevé et il peut enregistrer jusqu’à 30 secondes de son. Des négociations d’affaires aux rapports sexuels, en passant par des transactions illicites et des consultations médicales, l’objet des enregistrements est identifiable en un rien de temps.

Le motif invoqué par les fabricants pour justifier ces enregistrements est l’amélioration de la technologie de reconnaissance vocale : « améliorer la qualité langagière » selon Amazon et Google. Les sociétés précisent qu’elles permettent à l’utilisateur de s’opposer à certaines utilisations de ces enregistrements par une option d’« opt-out » (pour ce faire, il faudra vous immerger dans les paramètres de votre appareil…). Apple a pour sa part expliqué que l’analyse porte sur moins de 1 % des requêtes et qu’elle se fait moyennant des garanties : les données sont anonymisées (elles ne peuvent pas être rattachées à l’identifiant d’un client) et les personnes chargées de l’analyse ont signé un engagement de confidentialité. Devant le tollé provoqué par ces révélations, la firme a décidé d’introduire une option de consentement pour les utilisateurs.

Données personnelles

Si ces enregistrements « accidentels » et leur envoi pour analyse et écoute à des sous-traitants alimentent la polémique, c’est parce que les utilisateurs n’en étaient pas informés par les fabricants. Leur manque de loyauté et de transparence vis-à-vis de leurs clients est donc condamnable, sans compter l’absence de sécurité et de confidentialité s’agissant des enregistrements communiqués aux médias. Ces enregistrements comprennent l’historique des requêtes audio et la transcription des requêtes. Ils sont accompagnés de données de localisation, données de contacts et détails des applications qui servent à vérifier si la réponse à une requête a été donnée, plus les méta-données (date, heure, utilisateur…).

De surcroît, d’innombrables cas d’enregistrements portent sur des discussions privées entre médecins et patients, des négociations commerciales, des transactions apparemment criminelles, ou encore de rencontres sexuelles, etc.

Or, les données contenues par ces enregistrements sont des données à caractère personnel puisqu’il s’agit d’informations se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable. Rappelons que la personne physique peut être identifiée indirectement par référence à un identifiant (nom, numéro d’identification, données de localisation) ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propres à son identité qu’elle soit physique, économique, culturelle ou sociale.

Nombre de ces données sont qualifiées de sensibles : celles révélant l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses, l’appartenance syndicale, les données de santé ou celles concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne. Le RGPD interdit le traitement de ces données sauf consentement explicite de la personne et dans certaines hypothèses strictement définies (art. 9). Or, dans de tels cas, les équipes qui analysent les enregistrements ont pour toute consigne de rapporter un « incident technique », sans plus. Aucune procédure n’est mise en place pour ces données très sensibles !

Au-delà de la publicité ciblée, les risques sont le partage ou la commercialisation des données, le piratage et l’utilisation par des tiers non autorisés (usurpation d’identité, arnaques, ransomware, etc.). Ces risques sont bien réels car la détection de la voix humaine n’est pas infaillible. Lors du Super Bowl 2017, une publicité TV sur Google Home avait déclenché les appareils des téléspectateurs car les personnages lançaient le fameux « OK Google ». De nombreux utilisateurs d’Amazon Echo ont reçu à leur domicile une maison de poupée qu’ils n’avaient pas commandée ! La commande vocale est donc la grande vulnérabilité de ces nouvelles technologies.

Paroles… paroles… paroles…

L’utilisation des assistants à commande vocale se révèle donc à haut risque pour la vie privée de ses utilisateurs. Leurs propriétaires sont en premier lieu affectés ainsi que toute personne se trouvant à portée de voix de l’appareil, même s’il n’en a pas forcément conscience. Plusieurs principes du RGDP ne sont sans doute pas observés. Celui de licéité, loyauté et transparence tout d’abord, puisque ces enregistrements et leur envoi à des sous-traitants ont eu lieu en dehors de toute information des personnes aisément accessible, facile à comprendre et formulée en termes clairs et simples. La minimisation de l’usage des données est aussi mise à mal car ces sociétés traitent des données qui ne sont ni adéquates, ni pertinentes au regard des requêtes des usagers.

Ensuite, rappelons qu’en vertu du principe de limitation des finalités, la ou les finalités doivent répondre à trois qualités. Être « déterminées » préalablement ce qui signifie qu’il est interdit de collecter des données à des fins préventives. Ces finalités doivent être « explicites », c’est-à-dire communiquées à la personne concernée (droit à l’information) et enfin, être légitimes par rapport à l’activité du responsable de traitement.

Quant à la limitation de la conservation, aucune durée n’est spécifiée par les CGU de Google si ce n’est que les enregistrements sont conservés jusqu’à ce que les utilisateurs les suppriment. Comment faire ? Ici encore, tout repose sur la vigilance de la personne et sa persévérance, à défaut de protection par défaut et dès la conception de la part de Google (accédez ici à votre activité sur la page de Google pour tenter de supprimer vos enregistrements).

Sur certains produits, il est possible de paramétrer plusieurs profils d’utilisateurs, dans ce cas les enregistrements permettent l’identification de la personne (biométrie vocale) et les données sont rattachées à chaque profil. S’agissant de données biométriques, elles sont qualifiées de sensibles au sens du RGPD et ne peuvent être traitées que sur la base d’un consentement explicite.

Détournements

En cas d’utilisation des données pour une finalité autre que celles spécifiées dans les conditions d’utilisation de ces services, les sociétés peuvent voir leur responsabilité engagée pour détournement de finalité. La CNIL a récemment mis en demeure des sociétés des groupes Humanis et Malakoff-Médéric de cesser d’utiliser pour de la prospection commerciale des données personnelles collectées exclusivement afin de payer les allocations retraite.

Avec l’entrée en application du RGPD, les amendes administratives pour violation des principes de base d’un traitement, y compris les conditions applicables au consentement, peuvent atteindre vingt millions d’euros ou jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total de l’exercice précédent (le montant le plus élevé étant retenu).

L’autorité de protection des données allemande a justement ouvert une procédure d’enquête en août dernier enjoignant Google de cesser ses analyses des enregistrements pour une durée de 3 mois dans l’Union européenne.

Que faire ?

Les détenteurs de ces assistants peuvent tout d’abord exercer leurs droits d’accès à leurs données à caractère personnel pour savoir quelles écoutes ont été faites, et ensuite en demander la suppression. En attendant que des sanctions soient prises, les conseils de la CNIL sont les suivants :

Privilégier l’utilisation d’enceintes équipées d’un bouton de désactivation du microphone.

Couper le micro/éteindre/débrancher l’appareil lorsque vous ne souhaitez pas être écouté. Certains dispositifs n’ont pas de bouton on/off et doivent être débranchés.

Avertir les tiers/invités de l’enregistrement potentiel des conversations (ou couper le micro lorsqu’il y a des invités).

Encadrer les interactions des enfants avec ce type d’appareils (rester dans la pièce, éteindre le dispositif lorsqu’on n’est pas avec eux).

Vérifier qu’il est bien réglé par défaut pour filtrer les informations à destination des enfants.

Enfin, si vous possédez l’appareil Alexa d’Amazon, il est possible de désactiver l’option d’enregistrement dans : Paramètres > Alexa et vos informations personnelles > Gérer comment vos données contribuent à améliorer Alexa > Contribuer à améliorer les services Amazon et à développer de nouvelles fonctionnalités.

enceintes-connectées Vie-privée
https://theconversation.com/pourquoi-les-appareils-a-commande-vocale-nous-enregistrent-ils-quels-en-sont-les-risques-122908

Nettoyer votre cyber-réputation, c'est possible. Voici comment - Capital.fr

Tue 3 Sep 2019 - 19:48

Ce n’est pas un secret : sur Internet, notre réputation peut chuter en un clin d’œil. Mais pas de panique, des cyber-nettoyeurs peuvent intervenir en cas de crise.

Henri, jeune ingénieur à la réputation irréprochable, découvre un jour sur Google Images une ancienne photo associée à son nom, qui le montre participant à une soirée sur un thème politique. Le webmaster du site abritant ladite photo ne répondra jamais à sa demande de l’effacer… jusqu’à ce que sa conjointe tombe à son tour sur l’image, où Henri apparaît d’ailleurs accompagné de son ex-petite amie. Le virulent e-mail qu’elle adresse au webmaster en exigeant la suppression de la photo atteint son objectif : à peine une heure plus tard, l’image disparaît de la page. Si cet incident s’est bien terminé pour Henri, ce n’est pas toujours le cas pour d’autres internautes ayant souhaité exercer leur droit à l’effacement, adopté par le Parlement européen en 2016. «Lorsqu’un site ne donne pas suite à votre demande ou qu’il répond par la négative, vous pouvez adresser gratuitement une plainte à la Cnil. Elle dispose du pouvoir de sanctionner les entreprises contrevenantes par des amendes allant jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% de leur chiffre d’affaires», explique Sophie Genvresse, adjointe au chef du service des plaintes de la Cnil. «Cette plainte peut concerner n’importe quel type de contenu qui vous porte préjudice : un commentaire sur un forum, un tweet, etc. »

Notre e-réputation étant de plus en plus vulnérable, de nombreuses entreprises de cyber-nettoyage ont vu le jour ces dernières années. Ainsi, des sites comme Deseat.me rappellent gratuitement aux usagers la totalité des comptes qu’ils ont ouverts avec leur adresse Gmail. D’autres, comme JustDelete.Me ou AccountKiller, recensent des centaines de sites en indiquant le lien conduisant vers l’espace dédié à la suppression des comptes sur chacune des plates-formes. Ils expliquent les démarches à effectuer pour celles qui demandent plus d’un clic. «Effacer un profil Facebook ou LinkedIn n’est pas compliqué, mais éliminer un commentaire sur un forum peut nécessiter un vrai travail d’enquête ! Si le site est abandonné, on peut contacter l’hébergeur pour qu’il accepte de supprimer directement cette URL, blog ou forum», souligne Guillaume Sessa, fondateur de Mavieprivee.fr, une société de suppression de données en ligne et de gestion d’e-réputation.

Cependant, on ne peut pas tout faire effacer, les droits numériques ont leurs limites. «La liberté d’expression et d’information peut faire obstacle à la suppression de certaines informations relatives à des éléments de la vie privée. Or, si leur divulgation reste indélébile en ligne, on peut tenter d’en limiter la visibilité sur les moteurs de recherche en sollicitant le déréférencement, sous réserve de certaines conditions et notamment de l’intérêt du public à avoir accès à l’information», précise Sophie Genvresse. Mais ceux-ci ne répondent pas favorablement à la totalité de ces demandes.

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Noyer les contenus négatifs

En quête d’une stratégie alternative, bon nombre de sociétés se sont spécialisées dans l’enfouissement des informations nuisibles par la création de contenus web positifs que l’on fait remonter vers les premiers résultats de Google. «Dans la mesure où 90% des internautes ne naviguent pas au-delà de la première page, on garantit à nos clients que celle-ci ne sera remplie qu’avec du contenu 100% positif», explique Antoine de Tournemire, fondateur de Laudans, une agence spécialisée dans l’e-réputation. «Nos clients sont surtout des professionnels libéraux atteints par le dénigrement, la justice ou un bad buzz. Comme cet artiste français qui, arrivé fatigué et stressé au vernissage de son expo aux États-Unis, a adressé un commentaire sexiste à une journaliste. Ça nous a pris six mois de travail pour noyer les traces de ce scandale ! On a aussi accompagné pendant un an un haut fonctionnaire dont le passé pénitentiaire lui collait à la peau sur Google.»

Rayer d’un moteur de recherche des informations personnelles, un document PDF traînant quelque part ou un contenu diffamatoire peut coûter jusqu’à 330 euros. Les missions plus complexes se font sur devis. «La plupart de mes clients sont des personnalités qui ont besoin d’une stratégie. J’ai assisté une actrice qui avait vu la Toile inondée de clichés où elle était dénudée. Il y a des années, elle avait signé un contrat à l’étranger pour cette séance de photos et les détenteurs des images souhaitaient profiter de la notoriété qu’elle commençait à acquérir en France, se souvient Guillaume Sessa. Ça touchait tellement de sites à l’international qu’il lui était impossible de porter plainte ! Il a fallu contacter les sites un par un pour demander la suppression de toute image publiée. Cela impactait près de 200URL.» En parallèle, le nettoyeur a entrepris une campagne de flooding (technique consistant à poster massivement de nouveaux contenus pour «noyer» les anciens dans la masse), mettant en avant le travail actuel de sa cliente sur plusieurs sites. «On a créé ces pages pour l’occasion, afin qu’elles se placent dans les premiers résultats des moteurs de recherche. Lorsque le site échappe au cadre légal européen, faire valoir nos droits numériques devient un défi !»
Des prestations qui se paient

Première étape : ouvrir une dizaine de profils sur les réseaux sociaux. Sur chacun d’eux, on reformule les phrases et on modifie les mots de la biographie du client, sachant que Google sanctionne les contenus dupliqués. Pareil pour les images : mieux vaut les renommer avant de les poster ailleurs. «On crée aussi un blog et une URL avec les nom et prénom du client, dont on animera régulièrement le contenu pour que Google remonte nos liens vers les premiers résultats de recherche. Au moins 1% du contenu doit être le nom de la personne – par exemple 5mots sur 500– pour que les moteurs de recherche repèrent cette information comme étant pertinente», souligne Antoine de Tournemire. Il en va de même pour les autres sites où apparaît le client. C’est pourquoi, afin d’orienter vers les sites et les profils créés, la société dispose d’un réseau de plusieurs centaines de sites «complices», bien vus par Google, qui acceptent de poster des liens vers les pages positives.

Coût des prestations : entre 2.000 et 30.000 euros, en fonction du nombre et du poids des sites à «enfouir» ou à éliminer. Certains assureurs proposent même des contrats couvrant les risques liés à l’atteinte de l’e-réputation. SwissLife en a été le pionnier en proposant, pour 9,90 euros par mois, l’accès à une assistance juridique et financière en cas de contenu litigieux sur le Web. «Détruire entièrement sa présence sur Internet s’avère presque impossible. Mais au lieu de supprimer nos comptes sur les réseaux sociaux, il est plus sage d’en garder la maîtrise, puisqu’ils peuvent devenir une bonne carte de visite», explique Tristan Mendès France, spécialiste des cultures numériques et chargé de cours au Celsa Sorbonne Université. Alors, plutôt que d’attendre une publication négative ou critique, mieux vaut prendre les devants et poster régulièrement du contenu positif pour travailler sa présence en ligne…

e-reputation
https://www.capital.fr/lifestyle/nettoyer-votre-cyber-reputation-cest-possible-voici-comment-1348963

Reste à charge zéro : le calendrier des remboursements pour vos lunettes, soins dentaires, et appareils auditifs - Capital.fr

Tue 3 Sep 2019 - 19:43

Le principe du reste à charge zéro (RAC 0), incorporé dans la réforme “100% santé”, a été voté en fin d’année 2018. Il instaure progressivement, jusqu’en 2021, un remboursement renforcé de certains paniers de soins auditifs, optiques et dentaires. Calendrier, soins pris en charge, part de remboursement de l’Assurance maladie et des mutuelles… Le guide pour tout comprendre.

Une réforme à un milliard d’euros, financée aux trois quarts par l’Assurance maladie, et au quart par les mutuelles. Le reste à charge zéro, permettant au patient de bénéficier d’aides auditives, optiques et dentaires sans avoir à débourser un euro de leur poche, a été voté en fin d’année 2018 par les parlementaires. Étalée sur 3 ans - 2019, 2020 et 2021-, son application plafonnera progressivement les prix d’achats pour certains paniers de soins bien définis. Dans ces domaines, les “prix sont actuellement fixés librement et déconnectés des tarifs de remboursement”, justifie ainsi le ministère de la Santé. Si le reste à charge moyen des Français s’établit à seulement 8,3%, selon le rapport 2017 de la commission des comptes de la santé, ce chiffre grimpe de façon spectaculaire dans les trois catégories ciblées par la réforme : 22% pour les soins optiques, 43% pour les prothèses dentaires et même 53% pour les aides auditives ! Les patients pourront évidemment continuer à bénéficier de prestations non prises en charge à 100%, aussi appelées paniers “libres”. Les remboursements de ces derniers (via l’Assurance maladie) seront en revanche plafonnés. Voici le calendrier de la réforme, les soins pris en charge ainsi que la part de remboursement de l’Assurance maladie et des mutuelles.
Le reste à charge zéro pour les soins optiques

Il s’agit de la prochaine échéance. A compter du 1er janvier 2020, le “100% santé” sera garanti pour les soins optiques. La réforme, pour les soins liés à la vision, se fera donc en une seule étape et non pas progressivement. Actuellement, le reste à charge moyen s’établit à 22%, et environ 10% des Français renoncent à soins optiques pour des raisons financières selon le ministère.

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Pour bénéficier du reste à charge zéro, le prix des lunettes devra osciller entre 95 euros et 265 euros pour un équipement unifocal et de 180 euros à 370 euros pour un équipement progressif. A ce prix, les verres sont garantis anti-rayures et anti-reflets. Chaque opticien aura l’obligation de proposer 17 modèles de montures adultes “100% santé” (c’est à dire le panier de classe A) en 2 coloris et 10 modèles enfants, ainsi que des verres traitant l’ensemble des troubles visuels. A titre d’exemple, le tarif médian des lunettes corrigeant une myopie modérée (entre -2 et -4 sur chaque oeil) est actuellement établi à 290 euros (dont 135 euros de monture). Le reste à charge pour le particulier est d’environ 65 euros. Après la réforme, toutes les lunettes corrigeant une faible myopie et dont le prix n’excède pas 105 euros seront ainsi entièrement remboursées. Les particuliers pourront également se tourner vers un panier de classe B, c’est-à-dire à prix libres, et choisir ainsi des montures plus esthétiques. Mais dans ce cas, le remboursement des complémentaires sera 100 euros au maximum (contre actuellement 150 euros). Evidemment, tout est fonction des clauses du contrat de la complémentaire.

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Pour arriver au RAC 0, la part de remboursement de l’Assurance maladie passera au 1er janvier de 4% en moyenne à 18% du coût total des équipements. Le reste du remboursement sera assuré par les complémentaires santé.
Le reste à charge zéro pour les soins auditifs

Sur les 3 millions de personnes appareillables en France, seulement 35% d’entre elles sont effectivement équipées d’une aide auditive. Et pour cause : le coût moyen d’équipement pour chaque oreille grimpe à 1.500 euros, et le reste à charge demeure très élevé. D’environ 860 euros, ce dernier représente 53% de la facture totale. Les premières victimes sont évidemment les seniors.

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Pour cela, les soins auditifs ont entamé leur transformation au 1er janvier 2019. Depuis cette date, le panier de soin 100% santé (ceux de classe A) a vu son prix plafond diminuer de 100 euros par oreille, et le remboursement - Assurance maladie et complémentaire - augmenter de 100 euros par oreille également. Cela représente une diminution du reste à charge de 400 euros. Deuxième étape : au 1er janvier 2020, le plafond des tarifs diminuera à nouveau de 200 euros pour chaque oreille, et le remboursement sera rehaussé de 50 euros, pour un reste à charge diminué de 500 euros. Enfin, au 1er janvier 2021, le reste à charge sera nul. Exemple : pour deux prothèses auditives, le gouvernement prévoit que le reste à charge s’établisse à 1.300 euros en 2019 (soit 400 euros de moins qu’en 2018), 800 euros en 2020 et bien entendu, 0 euro en 2021.

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Tous les équipements auditifs sont concernés par le RAC 0 sont : les contours d’oreille classiques, les contours à écouteurs déportés, mais aussi les dispositifs intra auriculaires. Ils seront assortis de protections juridiques solides : 30 jours minimum d’essai avant achat, et quatre ans de garantie. Côté technique, ils devront disposer de 12 canaux de réglages pour pouvoir répondre à tous les troubles auditifs. Enfin ils devront disposer d’au moins trois options. Au choix : le système anti-acouphène, connectivité sans fil, réducteur de bruit du vent, un système anti-réverbération… Pour permettre la réforme, la base de remboursement de la Sécurité sociale doublera entre 2018 et 2021, passant de 200 à 400 euros.

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Comme pour les soins optiques, des équipements de classe B - c’est-à-dire aux tarifs libres - seront toujours proposés. Les bases de remboursement seront les mêmes que pour la classe A, à savoir 400 euros en 2021. Quant à la prise en charge totale, complémentaire comprise donc, elle est limitée à 1.700 euros par oreille.
Le reste à charge zéro pour les soins dentaires

Avec un reste à charge moyen de 43%, la facture pour une prothèse dentaire reste très salée pour les assurés. Environ un Français sur six (16,8%) renonce à des soins dentaires, avec un pic de 28% pour les 20% de Français les plus pauvres.

A lire aussi - Mutuelles et Sécurité sociale : ce qui change pour les étudiants au 1er septembre

Comme pour les aides auditives, les tarifs de panier de soins dentaires seront d’abord plafonnés progressivement entre le 1er avril 2019 et le 1er janvier 2020. En 2020, les couronnes et bridges céramiques en métal seront sans reste à charge, quelle que soit la dent, visible ou non visible. Pour des rendus plus esthétiques, il est aussi possible d’opter pour du céramique, ou du métalo-céramique, mais dans ce cas, le RAC 0 sera cantonné aux dents visibles : les incisives, les canines et prémolaires. Enfin, la matière qui se rapproche le plus de l’aspect de la dent, le céramique zircones, sera sans reste à charge uniquement pour les incisives et les canines. Les bridges céramo-métalliques, réservées aux incisives, ainsi que les bridges métalliques, applicables à toutes les dents, seront aussi sans reste à charge dès 2020. Enfin en 2021, l’ensemble des autres prothèses compris dans le panier soin seront sans reste à charge, y compris les prothèses amovibles (dentiers), les inlays core - ces pièces de métal qui servent à poser des couronnes sur les dents très abîmées - ou encore les couronnes transitoires, la pièce de résine qui sert à couvrir la dent en attendant la pose d’une couronne définitive. Tous ces soins représentent aujourd’hui près de 50% des actes pratiqués par les professionnels, rappelle le gouvernement.

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Pour comprendre l’intérêt de la réforme, un simple exemple suffit. La pose d’une couronne en métal recouverte de céramique coûte en moyenne 550 euros aujourd’hui. Une fois décomptés le remboursement de 75 euros de l’Assurance maladie, le ticket modérateur de 32 euros et le remboursement moyen des complémentaires, il reste au client à débourser 195 euros. Dès 2020, ce RAC sera nul, et le particulier ne paiera plus rien.

Un deuxième panier de soin a été créé, intégrant un RAC modéré pour le client. Il comprend notamment les bridges et couronnes céramo-métalliques posées sur les dents non visibles (comme les deuxièmes prémolaires ou les molaires) et permettra de bénéficier d’un RAC modéré, sans pour autant se voir appliquer un reste à charge zéro. Ce deuxième panier concernera 25% des actes. Le dernier panier de soin permettra de “choisir librement les techniques et les matériaux les plus sophistiqués”, avec aucun plafonnement de tarif. Ce dernier panier touchera ainsi 29% des actes pratiqués.

remboursement reste-a-charge-0 santé
https://www.capital.fr/votre-argent/reste-a-charge-zero-le-calendrier-des-remboursements-pour-vos-lunettes-soins-dentaires-et-appareils-auditifs-1348978

L’état civil napoléonien – Genealogie Italie

Tue 3 Sep 2019 - 19:17

Continuons notre voyage en Italie et parlons maintenant d l’état civil napoléonien.

Si cette expérience ne couvre pas un laps de temps très étendu (nous pouvons en limiter d’une manière approximative l’extension temporelle entre 1804 et 1814), il s’agit d’une réalité fondamentale pour l’Italie.

En effet, pour la première fois certains territoires italiens ont connu l’existence de registres des naissances, mariages et décès indépendants de ceux de l’Eglise. Ainsi, les événements de la vie des citoyens ont été séparés des sacrements.

L’institution d’un état civil « à la française » a concerné les provinces faisant partie de l’empire et celle du Royaume de Naples, que nous pouvons identifier avec les actuels Piémont, Vallée d’Aoste, Ligurie, Lombardie, Vénétie, une partie du Frioul, Emilie, Romagne, Toscane, Ombrie, Marches, Latium, Abruzzes, Molise, Pouilles, Calabre, Basilicate, Campanie. En étaient exclues la Sardaigne et la Sicile (restées indépendantes), le territoire Tridentin, le Haut-Adige, une partie du Frioul.

Côté organisation, les autorités instituèrent les registres « classiques » des naissances, mariages, décès, ainsi que des registres « annexes ». Généralement, les registres étaient accompagnés de tables annuelles et décennales, et certains étaient rédigés en français.

Pour couronner le tout, un grand recensement de la population fut lancé en 1809, une première depuis des siècles sur une telle échelle.

Cette expérience a influencé énormément l’état civil de 1866 et a aussi eu des répercussions sur la manière dont les états de la « restauration » ont décidé de dresser et d’enregistrer les actes.

L’état civil napoléonien nous livre des documents importants, par rapport auxquels il faut néanmoins prendre du recul. Les erreurs d’âge, de prénom, de patronyme étaient fréquentes, notamment en ce qui concerne le recensement effectué à partir de 1809. En revanche, les informations livrées à propos des métiers exercés sont généralement exactes.

Les registres, rédigés en double exemplaire, sont conservés dans les archives d’état ainsi qu’auprès des communes.

Généalogie Italie
https://recherchegenealogiqueitalie.wordpress.com/2019/09/03/letat-civil-napoleonien-4/

HECJF, un siècle de marche de femmes vers l'égalité

Sun 1 Sep 2019 - 22:03
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HECjf
https://youtu.be/jzEs7SOaqnM

De la domination masculine dans le Supérieur : le cas HEC Jeunes Filles - AgoraVox le média citoyen

Sun 1 Sep 2019 - 21:29

Hypothèse : les garçons et les filles ont toujours été égaux face à l'enseignement supérieur. Première nouvelle ! Cette affirmation qui relève du déni est pourtant soutenue par de nombreuses personnes aujourd'hui, ici même sur Agoravox, et c'est pourquoi j'ai cru bon de me pencher sur l'histoire de la prestigieuse filière des hautes études commerciales. Démonstration à partir du cas HEC Jeunes Filles.

Je publie cet article en réaction à certains propos tenus par des contributeurs sur les forums d'Agoravox et niant le principe de domination masculine en tant que fait historique dans l'enseignement supérieur.
Tout cela m'a ramenée quelques années en arrière... A la fin des années 90, j’ai intégré HEC non pas en tant qu’étudiante mais en tant que salariée dans un service pédagogique. Le président nous avait préparé un beau discours, à nous, les nouveaux arrivants, discours qu'il a débuté en soulignant le point suivant : l'école HEC est ouverte aux filles depuis 1973 ! Quelle bonne nouvelle, me suis-je dit ironiquement. Pourtant, il avait bien raison de le souligner : HEC et les filles, c'est une longue histoire.
Oui car auparavant, il y avait HECJF, c’est-à-dire HEC Jeunes Filles. Une école prestigieuse pour les filles mais forcément moins estimée par les employeurs puisque réservée aux filles. Quant à savoir si l’enseignement atteignait le même niveau, je n’ai pas la réponse à cette question car je n'appartiens pas à la génération concernée et n'ai pas pris le temps de comparer les deux programmes (des témoignages ?). En tout cas, l'enseignement n'était visiblement pas bidon puisque certaines diplômées ont fait de belles carrières. Mais une chose est sûre, l’aura de HECJF n’avait rien à voir avec celle de HEC : demandez à un diplômé d’une grande école de commerce âgé d’une soixantaine d’années ce qu’il pense de HECJF, et vous verrez un sourire se peindre sur ses lèvres.

Un peu d’Histoire

Si HEC fut fondé en 1881, HECJF est créé en 1916 par Louli Sanua et sélectionne alors ses candidates parmi les bachelières. L'école intègre le groupe des écoles de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris en 1923. A l'époque, l'ESCP (créé en 1821) et HEC (créé en 1881) étaient déjà intégrées à la Chambre mais n'étaient pas ouvertes aux jeunes filles.
C'est en 1954 que le recrutement de HECJF se durcit puisqu'il oblige les candidates à effectuer une année de classe préparatoire, la prépa HEC. La sélection devient de plus en plus difficile au fil du temps, obligeant la plupart des candidates à faire deux ans de préparation. La même année, l'association des diplômées de HECJF, créée en 1917, est déclarée « d'utilité publique » par décret, le 12 avril 1954.

Au début des années 1970, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris décide enfin d'introduire la mixité dans l'enseignement supérieur. Les conséquences ne tardent pas à se manifester puisque trois ans plus tard, en 1973, les concours d'accès à HEC, à l'ESCP, à l'EAP et à l'ESSEC s'ouvrent aux femmes. Il était temps. Les premières diplômées de HEC sortent en 1975, ce qui entraîne logiquement la fermeture de HEC Jeunes Filles.

37 ans plus tard…

On perçoit plusieurs choses dans cet historique. D’abord, il est incontestable que l’accès des hommes et des femmes à l’enseignement supérieur n’était pas égalitaire jusqu’au 20e siècle. Chose qui paraît logique puisque les matières enseignées au lycée n’étaient pas forcément les mêmes (les filles avaient entre autres dans le temps des cours de « gestion domestique », no comment).
Ensuite, la conquête de l’enseignement supérieur ne s’est pas faite en 1 jour ; les choses sont toujours plus complexes. HECJF a été créé pour donner accès aux filles aux écoles de commerce mais on a peine à imaginer que les débouchés étaient les mêmes dans les années 20, 30, 40 ou 50, ne serait-ce que parce que les moeurs ne poussaient guère les femmes à devenir chef d'entreprise.
Il faut ajouter quelques considérations concernant la reconnaissance des associations de diplômés. Pour HEC jeunes hommes, l’association des diplômés fut créée en 1881 et déclarée « d’utilité publique » en 1900, soit 19 ans plus tard. L’association des diplômées de HEC Jeunes Filles fut créée en 1917 et il aura fallu attendre 1954 pour qu’elle soit reconnue « d’utilité publique ». 37 ans plus tard. 54 ans après HEC.

Dernière remarque, certains contributeurs ont souligné à juste titre dans le commentaire d’un autre article d’Agoravox qu'au cours de l'Histoire, l’accès à l’éducation des pauvres fut difficile pour les hommes comme pour les femmes. Et c'est parfaitement vrai. Oui, mais voilà. Elle s’est faite en deux temps : d’abord pour les hommes et ENSUITE pour les femmes, qui ont dû se battre deux fois plus, contre le rejet des privilégiés mais aussi des hommes de leur propre classe sociale. Et bien sûr, contre les mentalités.
Le monde a changé et nombre d'étudiantes intègrent les prestigieuses écoles de commerce. Toutefois, si l'accès aux filières les plus prestigieuses de l'enseignement supérieur (toutes disciplines confondues) est accessible aux femmes et aux hommes de manière égalitaire, les mentalités mettent du temps à changer. Pour preuve, selon un article de L'Expansion, les jeunes filles sorties diplômées de HEC en 1983 (soit dix ans après l'ouverture de l'école aux femmes) ne représentaient que le tiers des effectifs.
Encore aujourd'hui, les traces sont visibles dans les choix de chacune et de chacun lors de l'orientation au lycée, mais aussi lors du choix des filières à l'intérieur même des écoles et universités prestigieuses. Pour ma part, j'ai reçu ma Maîtrise des Sciences de Gestion en 1998 à l'Université Paris IX-Dauphine et autant vous dire qu'à l'époque, certaine filières étaient fortement prisées par les hommes, comme la finance, et d'autres par les femmes, comme le marketing et la gestion des ressources humaines. Non que ces dernières soient moins valables, mais disons qu'elles n'ouvrent pas les portes vers les mêmes hauts postes de direction. Une forme d'auto-censure pousserait-elle les filles à s'orienter vers les filières relationnelles ?

Que sont devenues les premières diplômées de HEC ?

Concernant la vie professionnelle, le même article de L'Expansion cité précédemment, véritable enquête sur les femmes de la promo HEC 83, met également en lumière plusieurs freins empêchant les femmes d'accéder à des postes de n°1 dans les entreprises : volonté de concilier vie professionnelle et vie de famille (nous ne condamnerons pas) ou de pouvour suivre leur mari à l'étranger (principe résultant directement de la domination masculine dès lors qu'il devient la norme) mais aussi une certaine auto-censure ou encore une difficulté à se mettre en valeur et à réclamer : "les femmes attendent implicitement qu'on les installe dans la hiérarchie, alors que les hommes se positionnent tout naturellement au sommet", confient deux salariées de Neumann International (citation de l'article). L'éducation a encore des progrès à faire et ça commence dès l'enfance.

Enfin, il y a la difficulté à s'imposer dès lors qu'elle font concurrence aux hommes : "Tant que j'étais la collaboratrice qui mettait son patron en valeur, on ne tarissait pas d'éloges sur moi. Depuis que je commence à concurrencer des hommes, il y a toujours un petit quelque chose qui ne va pas.", confie une cadre dirigeante d'une grande entreprise (citation de l'article). Ne parlons même pas de la question des salaires, dont les statistiques sont édifiantes : parmi les femmes de cette promotion, 65,2% des femmes auraient un salaire inférieur à 150 000 Euros annuel, contre 41,6% des hommes...
Dans ces conditions, on comprend pourquoi l'auto-censure s'opère dès l'école.

HECjf
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-la-domination-masculine-dans-le-97449

La France va-t-elle être privée du prochain smartphone de Huawei ?

Sat 31 Aug 2019 - 14:17

Sanctionné par les États-Unis, le fabricant chinois est contraint de lancer son prochain smartphone phare amputé des services de Google et du magasin d'applications d'Android.

Nouveau coup dur pour Huawei. Le géant chinois de l'électronique pourrait être forcé de repousser le lancement européen de son prochain smartphone haut de gamme dont la présentation doit avoir lieu le 18 septembre à Munich. Très attendu par les fans de la marque, le Mate 30 ne pourra pas bénéficier de la dernière version de la licence Android, a fait savoir un porte-parole de Google à Reuters le 29 août.

Conséquence : le téléphone ne pourra pas proposer les applications Google ni le magasin d'applications Play Store permettant de les télécharger. Cela réduit considérablement son attractivité pour le public occidental et pourrait contraindre le numéro 2 mondial de la téléphonie à retarder sa sortie en Europe. En Chine, les smartphones du groupe doivent déjà composer sans Google et ses services.

Conçu pour fonctionner sur les nouveaux réseaux mobiles 5G, le Mate 30 est le premier lancement majeur de Huawei - le second du groupe après celui du Honor 20 Pro de sa filiale Honor - depuis que les États-Unis ont placé le groupe chinois sur liste noire le 16 mai, interdisant aux entreprises américaines de lui vendre des produits et technologies comportant au moins 25% de composants américains.

Un sursis temporaire de 90 jours a été annoncé par le gouvernement américain la semaine dernière mais il ne s'applique pas aux nouveaux appareils, a précisé Google à Reuters. Il ne concerne que les mises à jour de produits existants.
Beaucoup moins attractif sans les applications Google

Dans ces conditions, le Mate 30 ne pourra pas être vendu avec la suite d'applications habituelle de Google (Gmail, Google Chrome, Google Maps, Google Drive, etc.). Il ne sera pas possible de les télécharger non plus car le magasin d'applications de Google, Play Store, sera lui aussi inaccessible, privant les utilisateurs des services en ligne les plus populaires, tels que Facebook, WhatsApp ou Instagram.

La firme de Shenzhen pourrait toujours proposer le téléphone avec une version open source d'Android et indiquer aux utilisateurs comment télécharger directement les applications via des circuits parallèles. Mais malgré une configuration annoncée comme l'une des plus qualitatives du secteur, avec quatre appareils photos et un processeur surpuissant, le Mate 30 aurait alors du mal à surmonter ces limitations face à la concurrence.

Sans Google, Huawei pourrait aussi décider de sortir le téléphone avec le système d'exploitation maison HarmonyOS, présenté début août par le groupe pour réduire sa dépendance à Android. Mais le logiciel est censé équiper seulement des téléviseurs connectés dans un premier temps. Les observateurs doutent de sa capacité à être opérationnel pour une échéance si proche et à constituer une alternative fiable à Android, qui équipe 8 smartphones sur 10 à travers le monde.

Huawei a d'ailleurs répété lors de la présentation d'HarmonyOS que sa priorité était de continuer à utiliser le système Android, si le gouvernement américain l'y autorise. Basée sur Android, l'interface actuelle des smartphones du groupe est le fruit de plusieurs années de développement avec le logiciel de Google. Contacté par RTL.fr, Huawei n'a pas souhaité commenter les informations de Reuters.

Huawei
https://www.rtl.fr/actu/futur/la-france-va-t-elle-etre-privee-du-prochain-smartphone-de-huawei-7798251987

Assistants vocaux : les précautions à prendre pour éviter d’être écouté - Sud Ouest.fr

Thu 29 Aug 2019 - 13:07

Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft… ces firmes ont récemment reconnu avoir écouté des conversations d’utilisateurs à partir d’enceintes connectées ou de smartphones dans le but d’améliorer les performances de leurs systèmes.

Nichés dans nos téléphones, enceintes et autres objets connectés… les assistants vocaux envahissent notre vie quotidienne. Leur rôle, répondre à des requêtes et exécuter des actions comme l’envoi d’un message, le lancement d’une musique, une recherche sur internet… Faciliter la vie de tout un chacun, en somme.

Mais un nuage vient ternir l’horizon : nos requêtes, nos questions, mais aussi nos conversations privées peuvent être stockées et écoutées. Alors, comment s’en prémunir ?

"Une personne qui peut nous écouter du matin au soir"

Les enceintes connectées sont « en veille permanente » et peuvent « s’activer et enregistrer inopinément une conversation dès lors qu’elle[s] croi[en]t détecter le mot-clé » qui la déclenche, rappelle la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) dans un guide en ligne publié en 2018.

L’autorité administrative prodigue quelques conseils pour protéger la vie privée des utilisateurs : privilégier les enceintes « équipées d’un bouton de désactivation du microphone » afin de pouvoir « couper le micro » ou « débrancher l’appareil » lorsque l’on ne souhaite pas être écouté, supprimer régulièrement « l’historique des conversations/questions posées » ou encore « avertir des tiers de l’enregistrement potentiel des conversations ».

Malgré toutes ces précautions, « le simple fait d’avoir une enceinte connectée comporte un danger sur l’utilisation des extraits vocaux », met en garde Martin Drago, juriste à la Quadrature du net. Aroua Biri, experte en cybersécurité, file la métaphore : « l’enceinte connectée, c’est une personne qui peut nous écouter du matin au soir. Ce que l’on dit en sa présence doit pouvoir être dit devant une assemblée ».

Outre l’utilisation des données par les entreprises, la menace d’un piratage plane. « Imaginez si un hacker s’emparait des conversations… », lance Aroua Biri. La solution serait d’« éviter de placer ces appareils dans des espaces d’intimité et de limiter leur usage à un moment dans la journée par exemple ».

Microphone et autorisations

Le risque est aussi présent avec les smartphones, qui peuvent également être équipés d’assistants vocaux. Les plus connus : Siri pour Apple, et Google Assistant chez Google. Pour éviter tout enregistrement, il faut tout simplement désactiver lesdits assistants. Mais si l’utilisateur souhaite s’en servir avec plus de contrôle, il est possible de désactiver la fonction de mise en route vocale. Les fameux « Dis Siri » ou « Ok Google ». En clair, l’assistant devra être activé manuellement par l’utilisateur à chaque requête, ce qui ralentit quelque peu le procédé.

Par ailleurs, Google a mis en place l’outil « Mon activité » afin de permettre aux utilisateurs de connaître leurs données enregistrées, dont l’historique des commandes vocales effectuées. Il est possible d’y désactiver l’« activité vocale et audio ».

Dernière révélation en date : Facebook a reconnu avoir fait écouter et transcrire des conversations vocales privées tenues sur son application Messenger. Le réseau social explique que les utilisateurs avaient donné leur accord. Aroua Biri déplore le fait que « beaucoup de gens téléchargent sans regarder les droits qu’ils accordent aux applications ». Dans le cadre de Messenger, explique-t-elle, il est possible d’utiliser l’application sans avoir à accorder la permission d’activer le microphone.

Pour limiter les risques, cette « culture de la vérification » serait donc une condition nécessaire. Mais pas forcément suffisante : « quand Facebook demandait à l’utilisateur de consentir à l’utilisation de son micro sur Messenger, personne ne savait que derrière, il allait y avoir des humains qui allaient écouter les conversations », regrette Martin Drago.

enceintes-connectées Vie-privée
https://www.sudouest.fr/2019/08/14/assistants-vocaux-les-precautions-a-prendre-pour-eviter-d-etre-ecoute-6445182-4725.php

Comment les publicitaires suivent vos traces sur le Net grâce aux cookies - Capital.fr

Thu 29 Aug 2019 - 13:03

Oubliée la réclame à la papa ! Désormais digitalisée, la pub se veut intelligente et personnalisée. Mais elle est aussi de plus en plus intrusive…

Vous allez fêter votre anniversaire cet été et, voilà que sur votre fil d’actualité Facebook, on vous propose d’acheter un tee-shirt où est inscrit «Les meilleurs sont nés en juillet». Vous consultez régulièrement des sites de recettes italiennes et une publicité apparaît sur votre écran, vantant un tablier de cuisine où s’affiche le slogan «Les filles aiment les garçons qui aiment les pâtes». Comme des centaines de milliers d’internautes, vous venez d’être la proie d’une publicité ciblée qui a utilisé vos données personnelles. Car les réseaux sociaux, mais aussi la plupart des sites Internet que vous fréquentez, savent beaucoup de choses sur vous et ne se privent pas de vendre à leurs clients des informations sociologiques ou géographiques vous concernant. Un marché colossal puisqu’en 2019, selon Cisco, le marché de la publicité digitale (Internet et téléphonie mobile) devrait dépasser les 200 milliards d’euros dans le monde. En France, la publicité en ligne a atteint le chiffre d’affaires record de 4,9 milliards d’euros en 2018. Et pour la première fois, le digital est passé devant la télévision.

«Une bonne publicité, c’est le bon message livré à la bonne personne au bon moment.» La traditionnelle formule n’a jamais été aussi pertinente qu’à l’heure de la révolution numérique, qui permet un ciblage des consommateurs toujours plus précis. Entré en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général sur la protection des données (le RGPD) n’a pas entamé ce marché en pleine croissance. Pour le respecter, les sites sont certes obligés de demander l’autorisation aux internautes pour utiliser leurs données, mais cela ne semble pas ralentir le business, car l’immense majorité clique sur le bouton «accepter». Certains internautes ressentent même les pubs ciblées comme moins agaçantes que les publicités classiques, car elles correspondent à leurs envies du moment. Pour toutes ces bannières publicitaires, l’élément central est le cookie.

Des pubs de plus en plus précises

On peut le définir comme un ensemble d’informations textuelles enregistrées sur le navigateur de votre ordinateur après la visite d’un site Internet. A chaque fois que l’on revient sur cette page, l’information est transmise par l’ordinateur au serveur Web qui vous identifie immédiatement. Les cookies basiques, dits «internes», ne sont utilisés que par le site Web que vous avez visité. Mais, très souvent, ces sites partagent ces petits intrus avec des régies publicitaires, qui peuvent ainsi cibler leurs publicités à partir de plusieurs adresses Internet. Grâce à un simple cookie, votre profil d’internaute se précise et les publicités qui s’afficheront sur votre écran correspondront de mieux en mieux à vos données sociologiques et à vos habitudes de consommation. C’est la raison pour laquelle vous recevez des publicités de clubs de vacances en Croatie si vous vous êtes renseigné sur les hébergements de ce pays ou que des messages vous incitent à revenir sur un site d’e-commerce que vous avez récemment consulté.

Encore plus précis, le geo-targeting permet aux annonceurs de cibler leurs clients potentiels en leur proposant des publicités pour des produits ou des services se trouvant à proximité de leur position géographique. Vous êtes au fin fond de l’Aveyron et, comme par hasard, une fenêtre s’affiche sur votre navigateur avec une publicité pour le supermarché situé à 2 kilomètres. Et ce n’est rien à côté de ce qui vous attend : votre téléviseur va, à son tour, bientôt diffuser des publicités adaptées à votre profil. TF1, France Télévisions ou BFM demandent une réforme de l’audiovisuel pour tenter de contrer l’influence grandissante du Net qui fait chuter leur chiffre d’affaires. En janvier 2018, un test grandeur nature a été réalisé par France Télévisions : les habitants de la région du Mans ont reçu une page de publicité spécifique pour l’assureur Thélem sur le signal TNT de France 2 et de France 4. Techniquement, tout est déjà au point et votre box Internet regorge d’informations personnelles que les annonceurs vont s’arracher.

Des internautes n'en veulent plus

Mais les nouvelles technologies sont jugées de plus en plus intrusives par les consommateurs. Les millennials seraient devenus totalement «adlergics» et ont massivement recours à des logiciels bloqueurs de publicité quand ils sont sur Internet. Dernière polémique en date, les panneaux publicitaires équipés de systèmes de mesure d’audience installés dans le métro parisien ainsi qu’à Toulouse. Sur ces panneaux, des capteurs scannent les ondes Wi-Fi et Bluetooth des smartphones qui passent à proximité afin de mesurer l’audience. Les données recueillies sont anonymes, mais elles permettront de savoir, par exemple, que des personnes qui ont vu une publicité sur un panneau se sont ensuite rendues dans une boutique si elle est équipée du même dispositif… Mais ce qui n’est pas du goût de certains usagers, c’est que, par défaut, tout le monde est enregistré et qu’il faut aller sur le site du prestataire (l’agence Retency) pour signaler qu’on ne veut pas que notre portable soit tracé… Ce qui oblige à communiquer ses données personnelles.

La publicité ciblée mode d’emploi
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https://www.capital.fr/lifestyle/comment-les-publicitaires-suivent-vos-traces-sur-le-net-grace-aux-cookies-1348584

Amazonie: la maison brûle, mais ce n'est pas la nôtre | Slate.fr

Wed 28 Aug 2019 - 08:23

À la veille de la réunion du G7 à Biarritz, puis pendant le sommet, les méga-feux en Amazonie ont suscité une émotion planétaire. Réseaux sociaux, médias, responsables politiques ont rivalisé de superlatifs, de constats catastrophistes, de formules lacrymales, d'injonctions au changement et à la responsabilité –en s'arrogeant parfois une licence très poétique avec la réalité des faits ou leur représentation photographique.

«Notre maison brûle», a twitté le président de la République jeudi 22 août, reprenant la métaphore de Jacques Chirac passée à la postérité, plus pour l'inertie coupable qui suivit cette prise de conscience passagère que comme la première pierre d'une politique environnementale et d'une stratégie de développement durable.

Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. >#ActForTheAmazon pic.twitter.com/Og2SHvpR1P
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 22, 2019

L'histoire dira bien assez tôt si, comme son prédécesseur, Emmanuel Macron se payait de mots, ou si les slogans publicitaires dont il a le secret, au premier rang desquels le gadget anti-Trump «Make Our Planet Great Again», avaient une finalité plus substantielle que faire le buzz tout en soignant sa cote d'amour à l'étranger.

Il reste que, dans le contexte amazonien, l'image de la maison en feu est problématique pour une tout autre raison: l'adjectif possessif qui l'introduit. Dans son tweet, Emmanuel Macron reprend le lieu commun du «poumon de notre planète».

Si le parallèle anatomique se justifie d'un point de vue scientifique, ce passage du local au global, dans lequel l'écosystème amazonien devient un «bien commun universel» et un élément du patrimoine mondial, tend à en déposséder symboliquement ses premiers occupants historiques: les peuples indigènes déjà agressés par les politiques de Jair Bolsonaro.

Quelle que soit sa spontanéité et sa bienveillance, la vague de compassion globale de la semaine passée s'inscrit dans une appropriation morale de l'Amazonie.

Terrible lapsus

Il est symptomatique, dans le cadre de ce processus, que la comparaison avec l'incendie de Notre-Dame ait acquis en quelques heures la force d'un véritable leitmotiv pour appréhender ce qui se joue au Brésil et dans les pays limitrophes: «source importante d'oxygène, d'eau et de biodiversité dont dépend l'ensemble de la planète», écrit Le Monde, la forêt «vierge» n'existe que pour sa contribution au bien-être de la communauté mondiale.

Personne, fort heureusement, n'habitait sous la voûte de Notre-Dame lorsque le feu du 15 avril a ravagé la cathédrale. Mais en Amazonie? Tout se passe comme s'il s'agissait d'un espace vide, comme si les peuples indigènes n'existaient pas, comme si les calamités dont ils continuent à être les victimes se voyaient effacées de la mémoire collective.

«Sans même parler de son impact sur les populations indigènes», éditorialise ainsi Le Monde à propos de la déforestation massive par brûlis: le lapsus, même bien intentionné, est terrible, en ce qu'il ouvre la porte à une forme de négationnisme compassionnel. L'indifférence et l'oubli dans lesquels elles sont tombées à nos yeux épouvantés prennent place dans la continuité du génocide qui a suivi la conquête des Amériques par les puissances européennes.

Voilà pourquoi Jair Bolsonaro a beau jeu, en maître du cynisme, de rejeter l'aide internationale tout en dénonçant l'ingérence néo-colonialiste de la France, lui dont les positions ne sont jamais très éloignées de l'idéologie suprémaciste blanche.

Angoisse aussi égoïste qu'hypocrite

Comme la savane, la steppe, le désert, l'océan, le grand nord, la jungle amazonienne est autre chose avant d'être notre maison: elle est l'habitat de peuples autochtones dont les modes de vie, les ressources et les cultures ont été décimées par des siècles de prédation coloniale et néocoloniale –et aujourd'hui par la surproduction agricole et le dérèglement climatique.

Comprendre que ces terres ne nous appartiennent pas est la première étape dans la survie de notre environnement, au sens où le combat écologique est inséparable du combat pour la reconnaissance et les droits de ces peuples.

Les Amérindiens, du reste, le savent depuis toujours. Leur rapport à la nature n'est pas fondé sur la domination, l'exploitation, la possession. C'est une vision du monde que le gouvernement des États-Unis, quel que soit le chef de l'exécutif, n'a jamais compris: après avoir profané le site sacré des Black Hills, centre et origine du monde dans la mythologie sioux, en y taillant dans la pierre les visages de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, le pouvoir fédéral a proposé par la voix de la Cour suprême une réparation financière évaluée aujourd'hui à plus d'un milliard de dollars. Les Sioux continuent à refuser ce dédommagement, parce que leur perception de la terre nord-américaine, leur manière de l'habiter ne se résument pas à une valorisation immobilière.

Se sachant de passage, les peuples indigènes des Amériques vivent en harmonie avec le monde qui les entoure. Leur occupation consiste à l'entretenir le mieux possible, afin de le transmettre aux générations futures, qui elles aussi en seront les dépositaires, et non les propriétaires. La «maison» ne nous appartient pas: nous ne faisons que la préparer, en locataires respectueux, pour ceux qui y habiteront après nous.

Faire face à notre responsabilité envers l'avenir est la condition sine qua non de toute politique environnementale. Elle implique une remise en cause radicale du système capitaliste, sans quoi notre empathie devant les feux dits domestiques et les catastrophes dites naturelles qui sévissent ici et là n'est que le masque d'une angoisse aussi égoïste qu'hypocrite.

Dans cette lutte globale pour la survie de l'humanité, la bonne volonté, la solidarité, la conscience que nous occupons un seul et même espace vivant ne doivent plus oblitérer l'histoire ni l'existence de populations qui ne sont pas nous.

Nous n'éteindrons pas les incendies futurs avec nos larmes de crocodile occidental.

incendies indigènes nature
http://www.slate.fr/story/181110/incendies-amazonie-maison-brule-macron-terre-peuples-indigenes

Débuter en généalogie : le cadastre - Geneanet

Mon 26 Aug 2019 - 16:18

Si vous vous êtes déjà rendu sur un site d'Archives départementales, vous aurez probablement remarqué la rubrique "cadastre". Un grand nombre de départements la propose et tout le monde a jeté un oeil à la commune de ses ancêtres, pour voir à quoi ressemblait l'étendue des bâtiments à l'époque de nos ancêtres. On peut bien sûr aller plus loin et retrouver la maison de ses ancêtres, en voici un petit exemple.

“Connaître l’étendue et la nature des biens de chacun, en faire l’évaluation, se révèle très vite nécessaire afin de répartir équitablement la contribution foncière. C’est l’origine de l’institution du cadastre, remontant à la plus haute Antiquité.”
Cette définition que l’on trouve sur Wikipédia définit parfaitement le rôle et l’utilité du cadastre. Modernisé, cadré et institutionnalisé par Napoléon en 1807, le cadastre est aujourd’hui accessible très simplement par quiconque, sinon en ligne, du moins sur place aux archives départementales.

Pour les généalogistes, l’ancienneté du cadastre permet en gros de remonter jusqu’à la génération de ses ancêtres nés pendant la Révolution, entre la cinquième ou septième génération donc, ce qui représente un nombre de familles assez important, de 16 à 64 !

Malheureusement, si la plupart des archives départementales publient leurs plans cadastraux (les plans avec emplacements des bâtiments et parcelles, routes, cours d’eau), rares sont ceux qui publient aussi les matrices cadastrales et/ou les états de section (tables alphabétiques). Les états de section renvoient aux matrices, qui permettent de faire correspondre le numéro d’une parcelle à ses propriétaires successifs. A partir de là, il n’est pas très compliqué de retrouver la maison ou les terrains ayant appartenu à ses ancêtres (ou reconstituer l’histoire de la maison que l’on occupe !).

Voici un exemple de la procédure à suivre, pour un cas situé dans les Alpes-Maritimes, département qui publie les états de section et les matrices. Notez qu’en l’absence de tables, on peut quand même chercher dans les matrices le nom de son ancêtre, c’est simplement un peu plus long.

Sur l’état de section on trouve, classés par ordre alphabétique, les propriétaires des biens, suivi du numéro de folio de la matrice cadastrale : ici, le folio 701.

Il suffit de consulter ensuite la matrice cadastrale (il peut y en avoir de plusieurs sortes : propriétés foncières, propriétés bâties ou non bâties) au folio indiqué pour trouver la liste des propriétaires (à gauche) avec le numéro correspondant à la parcelle d’un bien (à droite).
Si les propriétaires ont changé de nom (autre famille et pas simple héritage) des renvois permettent d’aller à la bonne page.
Dans notre exemple, il s’agit d’un terrain, ou plus précisément d’une “aire de labour”. Nous n’avons pas mis l’intégralité du document, les colonnes manquantes concernant la contenance imposable et/ou les revenus de la parcelle.

Le folio 701-803 donne le nom de plusieurs membres de la famille Noble ayant succédé les uns aux autres, avec les années concernées (le nom est rayé quand la propriété est transférée). Sur la droite, chaque parcelle possédée est indiquée avec l’année où elle est devenue la propriété de la famille (la “mutation”) et sur la droite son nom, ici “Canorgues”, son type : vigne, aire, labour, maison, etc. et le plus important : le numéro de la parcelle, numéro que l’on trouve sur le plan. Ceux que nous cherchons ici sont les 799, 800 et 801 (un peu effacés mais reconnaissables – les numéros qui se suivent correspondent en général à des parcelles contigües) :

Muni de ces numéros, il ne nous reste plus qu’à repérer sur le plan leur emplacement, ici encadré en rouge.

Une fois l’emplacement repéré, il peut s’avérer utile de consulter le cadastre actuel (en ligne sur le site cadastre.gouv.fr) pour repérer les nouvelles routes, voies de communication, évolution des parcelles :

Puis on terminera en faisant un petit tour sur Google Maps, en mode “Earth” si la zone a été photographiée, ou sur le Géoportail de l’IGN (préférable) pour obtenir une superbe vue satellite de la maison/du terrain tel qu’il est aujourd’hui (n’oubliez pas Street View quand cela est possible, ce qui n’est pas le cas ici) :

Il ne reste plus qu’à se rendre sur place et pourquoi pas, à demander au propriétaire actuel s’il veut bien vous laisser photographier sa maison, ce qui n’est sans doute pas la partie la plus simple à réaliser, à moins qu’il soit lui aussi passionné de généalogie !

NB : pour obtenir une concordance parfaite des zones entre le cadastre napoléonien, le cadastre actuel et une vue Google Maps comme ci-dessus, il est nécessaire de faire pivoter vos images et de les mettre à la même échelle, cela peut demander des manipulations de précision sur un logiciel de retouche d’image comme Photoshop. Évidemment cela n’est pas nécessaire pour retrouver l’emplacement d’une maison !

cadastre Généalogie
https://www.geneanet.org/blog/post/2019/08/debuter-genealogie-cadastre
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