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 La revue de web de Kat

Google met la main sur les données médicales de millions de patients

Wed 13 Nov 2019 - 08:43

Sans aucun consentement de la part des patients, Google a récupéré en toute discrétion des millions de données médicales aux USA.

C'est un nouveau scandale qui s'annonce : le Wall Street Journal et Forbes évoquent dans leurs colonnes que Google aurait mis la main sur "des données médicales de millions d'Américains à travers 21 États" sans avoir obtenu le consentement des patients.

Car il ne s'agit pas là de données récoltées par l'application Google Fit de la marque, mais de données véritablement sensibles récupérées à travers un partenariat noué avec un assureur privé. Les données sont issues du projet Nightingale et proviennent de laboratoires, de médecins ou d'hôpitaux. Pour certains patients, les données correspondraient à l'historique complet de santé intégrant leur nom, date de naissance...

C'est Ascension, un assureur privé aux États-Unis qui a partagé ces informations avec Google. Le partenariat permet à Google d'accéder aux données des assurés pour développer et proposer un outil permettant à ces derniers de mieux retrouver les données des patients à l'aide d'un moteur de recherche doté d'intelligence artificielle.

Malgré tout, la situation pose un sérieux problème sur la capacité de Google à gérer ces données sensibles et à y avoir accès notamment parce que les médecins et patients n'ont jamais donné leur accord. Par ailleurs, 150 salariés de Google auraient eu accès à ces données pour un traitement manuel.

Pointé du doigt, Google tente de désamorcer la situation en expliquant sur son blog avoir obtenu les autorisations nécessaires et précise que les données en questions sont par ailleurs déjà partagées par l'assureur pour d'autres objectifs. Google assure ne pas stocker les données de son côté... Reste à savoir si l'explication sera suffisante pour les concernés.

DMP données-personnelles Google santé Vie-privée
https://www.generation-nt.com/google-met-main-donnees-medicales-millions-patients-actualite-1970406.html

Transférer les mails à 2 adresses différentes – Gmail – L'Agora sur Chronica

Tue 12 Nov 2019 - 17:15

Théoriquement, on ne peut transférer les mails de Google que vers une seule adresse. Si on en ajoute une deuxième, elle remplacera la première dans la configuration, même si elle reste dans un menu déroulant, et qu'on y a accès pour la reconfigurer comme adresse de transfert.

Mais Google nous précise qu'avec le système de filtre, on peut envoyer "certains" emails vers une autre adresse.

Donc, on construit un filtre (dans les paramètres de l'onglet Transfert de Gmail, le lien est au bas de la première section) en sélectionnant les mails avec le minimums de contraintes, voir aucune (indiquer seulement que le destinataire est l'adresse email et tous les emails reçus seront dans la sélection) et ... tada, on peut envoyer les mails vers une 2e adresse aussi.

Gmail Google mail
https://katryne.legtux.org/agora/post/83/#p83

Immobilier : le droit de propriété bientôt remis en cause ? - Capital.fr

Mon 11 Nov 2019 - 15:53

Une proposition de loi qui devrait être avancée par un député de la majorité pourrait modifier profondément la notion de propriété.

C'est un énorme changement que propose Jean-Luc Lagleize, député du Modem. Renforcer le pouvoir des élus locaux pour limiter les prix du logement, moyennant certains affaiblissements du droit de propriété : c'est la philosophie d'ensemble de son rapport, dont plusieurs mesures ont des chances d'être traduites dans la loi. En son cœur, figure une proposition qui modifierait profondément la notion de propriété : elle permettrait, dans certaines zones, de distinguer la possession d'un terrain, qui serait publique, et celle du logement bâti dessus, laissée au propriétaire.

"Nous ne devons plus laisser la seule loi de l'offre et de la demande, conjuguée à la cupidité humaine traditionnelle, créer une bulle d'enrichissement de quelques-uns", a affirmé Jean-Luc Lagleize (Modem), dans ce rapport qu'il a remis mercredi au gouvernement. Il défend un "changement fondamental de paradigme sur le droit de propriété", pilier des droits de l'Homme de 1789 et sujet par essence sensible dans un pays dont plus de la moitié des ménages sont propriétaires.

Une cinquantaine de mesures suggérées

Jean-Luc Lagleize était chargé par le Premier ministre, Edouard Philippe, d'étudier comment endiguer la hausse des prix du foncier, c'est-à-dire les terrains sur lesquels sont ensuite construits les logements. Cette composante se traduit mécaniquement dans le prix d'ensemble: les promoteurs immobiliers répercutent dans leurs tarifs le montant auquel ils ont acheté le terrain. Quel poids joue le foncier dans la hausse générale des prix de l'immobilier français, qui perdure depuis des années et touche d'abord de grandes villes comme Paris ? Les études existantes n'ont qu'un champ limité. Le député suggère d'ailleurs la création d'observatoires publics pour dresser un diagnostic fiable.

Mais les professionnels, tels les promoteurs, s'accordent à en faire l'un des principaux coupables de la flambée de l'immobilier. Faut-il directement chercher à limiter la hausse des prix des terrains, ou bien partir du principe que cette flambée a des causes de fond, en premier lieu un manque d'offre, auxquelles il faut aussi remédier ? Ces deux approches figurent inégalement parmi la cinquantaine de mesures suggérées par Jean-Luc Lagleize : du côté de l'offre, il propose d'encourager à réhabiliter les terrains vagues, via un fonds dédié.

Renforcer les pouvoirs locaux

C'est néanmoins la lutte directe contre la hausse des prix qui concentre les mesures les plus saillantes: le rapport évoque une "surenchère", que les terrains soient vendus par des institutions publiques ou par des propriétaires privés. Une mesure, déjà suggérée par Matignon dans sa lettre de mission, vise ainsi à mettre fin à la vente aux enchères de terrains publics, jugée inflationniste. Mais, pour le reste, le rapport penche plutôt pour renforcer les pouvoirs locaux face aux prérogatives des propriétaires privés.

C'est dans cette démarche que s'inscrit la proposition qui permettrait aux collectivités locales de conserver la propriété de terrains, en ne laissant au propriétaire que celle des murs. Là encore, la piste avait été donnée par Matignon. La disposition, qui vise à sortir le prix des terrains du marché immobilier, passerait par la création d'organismes "fonciers" publics. Ils seraient obligatoires dans les zones dites "tendues", où l'offre de logements est jugée insuffisante par rapport à la demande. Ce principe existe déjà, notamment à Lille où il est expérimenté depuis deux ans, mais il est limité aux dispositifs d'accession sociale à la propriété, c'est-à-dire sous conditions de ressources. Il s'agirait de l'étendre à tous types d'opérations.

Une proposition de loi le 28 novembre

Peut-on encore parler de propriété, quand il s'agit de fait d'être locataire d'un terrain public et de détenir un droit d'usage dont le prix serait, de plus, encadré ? Le rapport consacre plusieurs pages à argumenter juridiquement que la mesure n'enfreindrait pas la Constitution si elle se concentre sur les zones tendues, au motif de "l'intérêt général". D'autres mesures sont de nature à faciliter les procédures donnant lieu à des expropriations ou à limiter l'indemnisation que peut demander le propriétaire dans ce cas de figure.

Reste à évaluer l'avenir législatif du rapport. Les principales mesures feront l'objet d'une proposition de loi le 28 novembre par les députés Modem. Son sort dépendra logiquement des élus du parti présidentiel, La République en Marche (LREM), bien plus gros partenaire au sein de la majorité: en orientant ses principales mesures autour de suggestions données par Matignon, son auteur s'est ouvert la voie à un accord bienveillant.

bail-emphytéotique Constitution droit-de-propriété propriété
https://www.capital.fr/economie-politique/immobilier-le-droit-de-propriete-bientot-remis-en-cause-1354656

Alerte rouge sur les données de santé de tous les Français

Mon 11 Nov 2019 - 10:42

Vous ne le savez peut être pas, mais un événement majeur est en train de se jouer sur les datas santé françaises. À côté les enjeux et risques du DMP, c'est une partie de billes dans une cour de récréation. De quoi s'agit-il ?
"Health Data Hub", c'est le petit nom sympa de ce nouveau monstre issu d'une volonté du sommet de l'état. Et comme avec toute volonté idéologique venant de personnes qui n'y connaissent rien et qui sont sous influences, le risque d'aller à la casse est souvent plus grand que les bénéfices.

De quoi parle-t-on ici ? Ce hub est une grande marmite numérique connectée dans laquelle on va déverser toutes, TOUTES, les datas santé françaises disponibles. Et par le saint miracle de l'IA on pense qu'il va en sortir quelque chose.

Comme toujours dans ce genre de choses, les promesses vont pleuvoir : "n'ayez pas peur, on s'occupe de tout, il n'y aura pas de problème de piratage, d'anonymisation ratée, de surveillance ... Pensez donc aux bénéfices que la santé va tirer de tout ça, l'IA c'est l'avenir !".

Comme toujours on va mettre en avant des bénéfices dont l'existence même reste à prouver et négliger les risques. Comme toujours, pour faire plaisir au roi qui a pointé une date sur un calendrier, on va se précipiter, faire n'importe quoi pour tenir les délais.

Et donc comme trop souvent, on risque de voir le politique signer des ardoises conséquentes aux entreprises techno qui vont lui proposer une solution pré digérée (avec promesse implicite d'embauche pour les signataires et petites mains 3 ans plus tard).

Mais attendez, on a gardé le meilleur pour la fin : devinez chers amis, chers confrères quelle entreprise est présentie pour héberger ce nouveau joujou idéologique ? OVH, boite française ? Perdu. Scaleway, branche de Online (Free) ? Perdu. Cherchez un peu quoi !

Allez, on est sympa on vous le dit : une boite américaine qui a un grand cloud couleur ciel sur lequel l'administration US a TOUS les droits (et on a bien compris après avoir lu Snowden que détenir l'autorisation légale n'était plus vraiment la préoccupation là bas, à plus forte raison quand on parle des datas qui ne concernent pas les citoyens US) . Boite qui s'illustre déjà par sa présence dans l'éducation nationale et la défense française. Oui vous ne rêvez pas : Microsoft.

Source, entre autres : Soignons nos données de santé par Pierre-Alain Raphan, député LREM de l'Essonne.
Les risques actuels du cloud computing par Greg Kroah-Hartman, l’un des principaux développeurs du noyau Linux : Greg Kroah-Hartman : à l’heure de Spectre et Zombieload « vous devez choisir entre la sécurité et les performances »

Microsoft santé Vie-privée
https://www.medshake.net/blog/a408/alerte-rouge-sur-les-donnees-sante-tous-les-francais/

Finie la galère des sources Wikipédia inaccessibles : les livres cités peuvent être prévisualisés d’un clic

Wed 6 Nov 2019 - 15:37

L'organisation à but non-lucratif The Internet Archive a mis en place des liens directs vers les livres cités sur les pages Wikipédia. L'initiative n'est pas encore valable pour toutes les pages, mais ce n'est que le début.

L’encyclopédie Wikipédia est l’une des plus grandes ressources culturelles du web. Mais parfois, quelques informations fournies sur les pages sont difficiles à vérifier à cause de sources inaccessibles. C’est le cas surtout pour les ouvrages. Une initiative de The Internet Archive, annoncée le 29 octobre 2019, va progressivement changer notre usage de Wikipédia : sur certaines pages, il est désormais possible de prévisualiser les pages de livres dont sont originaires les citations.

Cette initiative est cohérente avec la mission que s’est fixée l’organisation à but non lucratif The Internet Archive. Vous connaissez peut-être la fameuse Wayback Machine, qui offre la possibilité de visiter les anciennes versions d’un même site web. En dehors de cette fonctionnalité phare, Archive.org est une gigantesque bibliothèque virtuelle. Elle référence plus de 7 millions de fichiers musicaux, 5 millions de films et 22 millions de livres.
Retrouver la source bibliographique d’une citation Wikipédia, dans la bonne édition, peut être un vrai parcours du combattant.

130 000 références déjà transformées en liens directs vers des livres numérisés

Puisque Wikipédia est une encyclopédie, il est bien normal que de nombreuses citations proviennent de livres. Mais quand il s’agit d’utiliser ces informations, les étudiants, les chercheurs, ou même les journalistes, ont besoin d’accéder à la véritable source. Il est mal vu de citer Wikipédia puisque ce n’est qu’un intermédiaire, où une erreur pourrait donc se glisser — malgré un processus de vérification collaboratif assez strict. Or, jusqu’à maintenant, le processus de vérification impliquait un travail de recherche pour retrouver soi-même une copie physique ou numérisée de l’ouvrage. Dégoter la bonne édition d’un livre, ou certaines œuvres rares et anciennes, peut parfois s’avérer être un parcours du combattant.

Cette difficulté pourrait bientôt ne plus être qu’un lointain souvenir. En se basant sur son énorme stock, The Internet Archive vient d’ouvrir une nouvelle ère dans notre utilisation de Wikipédia. « The Internet Archive a transformé 130 000 références à des livres dans Wikipédia en liens directs vers 50 000 livres numérisés par Internet Archive ». Pour l’instant, cette démarche ne concerne que les éditions anglaises, grecques et arabes, mais « nous ne faisons que commencer », précise le communiqué.

Concrètement, le module où la source bibliographique comporte un lien qui vous redirige directement vers un extrait de l’ouvrage — et la bonne édition, celle qui est vraiment citée dans la page. Par exemple, sur la page anglaise de Martin Luther King, l’ouvrage To Redeem the Soul of America sert de référence à partir de sa page 299. En cliquant sur le lien en bas de page, vous êtes automatiquement redirigés vers cette page. Vous ne pourrez voir que la page concernée et quelques autres après : pour le livre complet, il faut l’emprunter.

Communiqué de Wikipédia
« Ce qui a été écrit dans les livres à travers les siècles est essentiel pour informer la nouvelle génération éduquée au numérique », indique un bibliothécaire de The Internet Archive, dans le communiqué. L’objectif est de créer une sorte de « maillage de livres » dans la structure même du web. « Nous pouvons accomplir un accès universel à tout le savoir », ajoute le directeur de la Wayback Machine Mark Graham. Cette démarche coûte à The Internet Archive environ 20 dollars pour chaque livre numérisé, raison pour laquelle l’organisation en profite pour remettre en avant son appel à dons.

Internet-Archives Wikipédia
https://www.numerama.com/tech/566549-finie-la-galere-des-sources-wikipedia-inaccessibles-les-livres-cites-peuvent-etre-previsualises-dun-clic.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=566549

Quand on se tire une balle dans le pied, ça fait mal… – Parti Pirate

Wed 30 Oct 2019 - 07:33

Le 26 mars dernier, après deux années de débats houleux (et une grande bataille pour Julia Reda, notre ancienne eurodéputée), le parlement européen adoptait une directive européenne du droit d’auteur.
Quand on dit houleux, on a toujours en tête l’eurodéputé Jean-Marie Cavada accusant les GAFAM de « corruption » et d’être « terroristes Pac-Man » ou Wikipedia de faire campagne « avec l’argent de Google ». [1]
Dans cette directive[0], il y a un article sur la presse (l’article 15, anciennement article 11). Cet article prévoit la création d’un droit voisin pour les éditeurs de presse. Pour simplifier, à chaque fois que les plate-formes en ligne (Google, Facebook) utilisent un contenu issu d’un site de presse, elles doivent verser un droit d’utilisation au site de presse. Une exception cependant, faire un simple lien vers un site est exclu du droit voisin (taxer un lien internet, c’est tuer internet … on n’est pas passé loin du pire).
Pour le moment, quand vous copiez/collez le lien d’un article de presse sur Facebook ou quand vous allez dans Google actualités, vous avez le lien vers l’article, mais aussi le titre de l’article, une illustration et une accroche de l’article. C’est cette technique qui est visée par la directive.La France, toujours à la pointe, est l’État qui a transposé le plus rapidement cette directive dans son droit, elle a été publiée fin juillet. La loi va donc entrer en vigueur dans peu de temps …

Et là, c’est le drame…

Le problème, c’est que Facebook et Google ont décidé d’appliquer la loi. Pour cela, ils ont mis en place un système permettant aux éditeurs de presse d’autoriser ou non les illustrations et courtes citations. Si l’éditeur est d’accord, les illustrations et courts extraits seront là, sinon, un simple lien sera affiché.
Scandale chez les éditeurs de la presse française [2], on dénonce une décision unilatérale, les GAFAM refuseraient de respecter « l’esprit et la lettre » de la loi.Pire encore, les choix proposés par les GAFAM mépriseraient la démocratie, la souveraineté nationale et européenne. C’est la porte ouverte vers les infox et la désinformation.

C’est l’histoire d’un mec qui veut se tirer une balle dans le pied…

Oui parce que bon, les GAFAM qui fournissent gratuitement un service à leurs utilisateurs, sans publicité, qui génèrent gratuitement un flux important de visiteurs vers les sites de presse et qui proposent d’ailleurs aux éditeurs de presse des plateformes d’annonces publicitaires, des outils de statistiques précises des visiteurs… Ce n’était pas assez. Il fallait bien, en plus de fournir du trafic gratuitement, que les GAFAM paient pour cela…
Alors naturellement, les GAFAM, moyennement emballés par l’idée de payer un outil qui génère gratuitement des visites sur les sites de presse, ont décidé d’appliquer la loi. Avec une approche simple. Soit vous êtes d’accords pour que l’on génère les liens comme d’habitude, gratuitement, avec un joli petit encadré qui met l’eau à la bouche comme avant, soit vous voulez qu’on paie et on proposera un simple lien.
C’est tellement évident qu’on se demande pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt, non ?

Alors qu’on lui a dit qu’une balle dans le pied, ça fait mal…

Lors de la précédente mandature, Julia Reda, une députée européenne issue du Parti Pirate allemand, a alerté de nombreuses fois sur les failles de cette directive [3] [4] Tim Berners-Lee lui-même s’est inquiété des risques possibles de cet article [5].

Même que certains ont essayé, et ça a fait mal…

En septembre 2018, devant le ministère de la Culture, une phrase est lancée : « Cela fait des années que des pays d’Europe, l’Espagne, l’Allemagne ont essayé d’adopter une rémunération normale pour que Google ou Facebook, qui s’enrichit grâce à la presse, rémunère aussi votre travail.« [6]
Et en effet, Monsieur Tronc, numéro 1 de la SACEM, a raison. L’article 15, l’Allemagne et l’Espagne l’ont tenté.
L’Espagne est un cas intéressant. En 2014, le pays décide de mettre en place une compensation financière aux éditeurs de presse par les sites qui indexent et affichent une partie de leur contenu. Cette taxe, non négociable (l’éditeur ne peut pas autoriser gratuitement la publication de ses articles) à une conséquence simple, la fermeture de Google Actualités en Espagne.
Alors le législateur bruxellois a pris en compte ce problème, et a proposé que les éditeurs de presse puissent ou non réclamer cette compensation, en se disant qu’avec 500 millions d’habitants, on ferait sans doute plus peur que l’Espagne et ses 46 millions d’habitants …
Prenons maintenant le cas de l’Alllemagne. La loi allemande est très proche de la directive européenne. Après quelques semaines d’application, le leader de la presse allemande (l’éditeur Axel Springer) voit le trafic vers ses sites de presse chuter de 40 %. Presque 100 000 € de perte par jour et par site. Après quelques jours, l’éditeur accepte les conditions du moteur de recherche.
Du coup, entre l’Allemagne et l’Espagne, on a un test grandeur nature concernant 25 % de la population Européenne… Il faut croire que ce n’était pas suffisant pour la France…

Et maintenant, le tireur se rend compte que ça fait mal…

Les éditeurs de presse ont beau tenter de retourner le problème dans tous les sens, de trouver l’approche des GAFAM méprisante ou déloyale… Ce qui se passe en ce moment était prévisible, avait été annoncé, par beaucoup de monde, par des élus, par des mouvements citoyens, par des lobbies, par les GAFAM eux-mêmes.
Alors, finalement, qu’est-ce qu’on peut dire à une personne qui se plaint d’avoir mal après s’être tiré une balle dans le pied ?

SOURCES

[0] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32019L0790&from=FR
[1] https://www.nextinpact.com/brief/directive-droit-d-auteur—les-gafa–des—terroristes-pac-man—selon-cavada-8226.htm
[2] https://www.lalsace.fr/france-monde/2019/10/27/pourquoi-vous-ne-voyez-plus-de-photos-quand-vous-partagez-nos-articles-sur-facebook
[3] https://juliareda.eu/2017/12/detruire-le-web/
[4] https://juliareda.eu/eu-copyright-reform/extra-copyright-for-news-sites/ [EN]
[5] https://www.bbc.com/news/technology-44482381 [EN]
[6] https://www.nextinpact.com/news/107692-directive-droit-dauteur-leurodeputee-julia-reda-accuse-lafp-conflit-dinterets.htm
[7] https://www.01net.com/actualites/un-jour-avant-sa-fermeture-les-media-espagnols-regrettent-deja-google-news-637166.html
[8]https://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-la-directive-europeenne-sur-le-droit-d-auteur.html
droit-voisin Parti-Pirate presse
https://partipirate.org/quand-on-se-tire-une-balle-dans-le-pied-ca-fait-mal/

L'article à lire pour comprendre Alicem, l'application d'identité numérique par reconnaissance faciale qui fait polémique

Tue 29 Oct 2019 - 06:56

Depuis juin 2019, le ministère de l'Intérieur et l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) testent une application mobile baptisée Alicem, pour "Authentification en ligne certifiée sur mobile". Le but de ce service, utilisant la reconnaissance faciale, est double : simplifier les démarches administratives en ligne et créer une identité numérique hautement sécurisée. Sa conception a été confiée à Gemalto, une entreprise détenue par le groupe français Thales. Alicem devrait être lancée d'ici à la fin de l'année ou début 2020.

Cliquer sur le titre de ce billet pour lire l'intégralité de l'article sur le site de France Info

L'application fait déjà l'objet de plusieurs critiques, notamment sur le stockage des données personnelles. Mais c'est surtout son système de reconnaissance faciale qui suscite les controverses. La Cnil, le gendarme des données personnelles, s'inquiète qu'aucune alternative à ce processus ne soit proposée aux usagers. L'association La Quadrature du net a, pour sa part, déposé un recours devant le Conseil d'Etat, craignant une "banalisation de cette technologie". L'ANTS réfute toute mise en place d’une "société de surveillance".

Alicem reconnaissance-faciale services-publics
https://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/l-article-a-lire-pour-comprendre-alicem-l-application-d-identite-numerique-par-reconnaissance-faciale-qui-fait-polemique_3660027.html

Internet Archive ajoute des outils à sa « machine à voyager dans le temps » - Next INpact

Mon 28 Oct 2019 - 18:21

L'organisme à but non lucratif veut toujours « combattre l'extinction numérique » et améliore régulièrement sa Wayback Machine en ce sens.

Une des principales nouveautés est la possibilité de comparer facilement deux versions d'une même URL avec une mise en surbrillance des changements. Un onglet « Changes » est disponible en dessous de l'URL. En plus de comparer les pages, il donne un indicateur sur la quantité de changements effectués.

La fonctionnalité Save Page Now propose désormais de sauvegarder au passage l'ensemble des liens internes et externes. Vous pouvez également enregistrer les pages dans une liste publique.

Signalons aussi Collections, une nouvelle manière de « savoir pourquoi une URL donnée a été archivée dans la Wayback Machine », la possibilité d'afficher toutes les sauvegardes d'une URL sur une seule journée (qui peut parfois se compter par centaines ou milliers). Tous les détails sont donnés dans ce billet de blog.

Accéder à la Wayback Machine
Internet-Archives
https://www.nextinpact.com/brief/internet-archive-ajoute-des-outils-a-sa---machine-a-voyager-dans-le-temps---10062.htm

Gmail Free Storage Thing of Past With Google One Premium Launch - Bloomberg

Mon 28 Oct 2019 - 17:48

Résumé de l'article en anglais disponible en cliquant sur le titre de ce billet.

Note de Kat : Google nous a rendus dépendants de son hébergement gratuit pour nos mails depuis des années. Maintenant, Google va nous le faire PAYER. Gmail restreint l'espace disponible en quantité et en qualité, interdisant aussi de nombreuse pièces jointes. Cela a coïncidé avec le lancement de son nouveau service PAYANT de cloud. Mais c'est pas nouveau toussa, j'en causais déjà il y a 2 ans, là, sur le forum de TechniFree : http://technifree.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=2113
Ce qui est nouveau, c'est que ça touche maintenant de plus en plus de gens qui ont atteint leur quota, alors qu'ils avaient misé toute leur communication sur Gmail.

Gmail Google
https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-10-22/gmail-hooked-us-on-free-storage-now-google-is-making-us-pay

Pourquoi nous ne voulons pas que Google nous paie pour référencer nos articles - Société - Numerama

Mon 28 Oct 2019 - 17:39

Nous ne voulons pas que Google nous paie pour enrichir les liens qu'il référence. Alors que les voix qui soutiennent cette redevance n'ont jamais été aussi fortes et médiatisées, Numerama a choisi d'expliquer les raisons pour lesquelles nous trouvons qu'elle est absurde.

L’économie des médias est un sujet qui n’entre pas exactement dans notre ligne éditoriale. Par la force des choses, étant un média 100 % indépendant qui vit du web et rémunère 8 journalistes en CDI à temps plein, dans une entreprise qui en compte une trentaine, nous pratiquons en revanche cette économie au quotidien. Depuis la massification du numérique, la presse se dit très souvent en crise. Crise d’audience, crise de revenus, crise de technique, crise de format, crise de légitimité, crise de confiance.

Dans un premier temps, le discours alarmiste cherchait à enclencher un cycle de transformation des médias, ce qui est positif : les esprits cogitent quand ils sont menacés. Ces derniers temps, il cherche surtout à trouver des coupables quand la transformation numérique ne s’est pas faite.

La dépêche, traduite en anglais et poussée

Le 22 octobre, une « lettre ouverte » signée par des centaines de journalistes a été publiée et relayée massivement par l’AFP, plaçant sa dépêche en copier-coller chez tous les médias partenaires. La cible ? Google. Google, pointé du doigt pour avoir trouvé comment éviter de payer la presse pour référencer ses liens dans le moteur de recherche, les applications liées à Google News et à Discover. Cette « lettre ouverte » est la continuité d’une campagne de lobbying au niveau européen, menée de longue date et ayant abouti à la Directive droit d’auteur, dans laquelle plusieurs médias, AFP en tête, sont juges et partis. Cette position a été pointée du doigt par l’ancienne députée Julia Reda pour son manque de déontologie : sous couvert d’information neutre, ces médias créent ou relaient un discours à sens unique, qui se permet en plus, bien souvent d’englober toute la presse européenne dans un grand navire en lutte contre des ennemis imaginaires.

En tant que média, Numerama s’est contenté d’expliquer tour à tour les dangers de cette loi pour le web, l’inutilité de ses contours légaux, mais a aussi relayé les critiques adressés par cette presse aux géants du web — qui sont loin d’être toutes illégitimes. Nous estimons que pour nos lectrices et nos lecteurs, nous avons fait notre travail d’information.

Aujourd’hui, comme la parole est subtilisée et projetée de manière démesurée par les anti-référencement sur Google, jusqu’à nous inclure dans des formulations englobantes, nous avons décidé de communiquer sur notre position et nos choix.
Le référencement sur Google est bénéfique

Être anti-Google est à la mode. Ajouter « contre les GAFA » dans un business plan permet d’augmenter une levée de fonds de quelques euros. Proposer des services technologiquement dépassés pour être contre est acclamé, relayé, encensé parfois par la classe politique. C’est une posture reprise récemment par la presse qui a un ennemi tout trouvé, volant à la fois ses audiences, ses revenus publicitaires… et son contenu.

Pour nous, cette position est intenable. Sans verser dans la caricature, nous ne pouvons que nous rappeler à quel point le web que nous connaissons doit à Google — et à l’indexation des contenus de manière générale. Pour notre média, Google est un kiosque imparfait mais vertueux, avec une puissance que peu d’entités ont eu auparavant dans l’histoire de la presse. Il nous permet tout à la fois d’inscrire nos articles dans une temporalité longue par du référencement naturel, mettre en avant nos articles dans des outils comme Google News ou pousser des sujets aux lectrices et aux lecteurs sur Android et iOS. Et, grosso modo, Google fait plutôt bien son travail, qui consiste à amener la personne en quête d’information vers un article répondant à son interrogation.

C’est pour cela que, depuis de nombreuses années, ce jeu est bénéfique pour nos médias. Comment accepter l’absurdité de croire que mieux renseigner des lecteurs potentiels sur le contenu de l’article qu’ils vont voir après le clic serait négatif pour nous ? Les expérimentations de Google dans le moteur de recherche ont toutes cette finalité : non seulement amener rapidement vers un article de presse pertinent, mais aussi, informer au maximum sur la pertinence du clic.

Et c’est pour cela que nous sommes heureux de fournir des éléments à Google et aux autres moteurs de recherche sur le contenu de nos papiers : titre, image de une, description, accès aux rubriquage, parfois questions en FAQ, graphiques, tableaux. Nous craindrons en réalité le jour où Google nous demandera de payer pour ce travail de référencement gratuit, qui nous amène audience et, mécaniquement, revenus — ce qui vaut aussi bien pour les modèles de presse gratuite que pour les modèles sur abonnement.

Qui pourrait penser fournir une version de son magazine à un kiosquier physique dénuée de toute information, de toute rubrique, de toute image de couverture, avec simplement le titre du média ? Qui, ce faisant, oserait demander au kiosquier une redevance par élément figurant sur la une ? Personne. Et pourtant, c’est ce que cette presse demande à Google : payer la presse pour permettre de rémunérer la presse, sous couvert d’une lutte anti-GAFA bien pratique pour politiser le message.

Ce que Numerama refuse catégoriquement, tant les problèmes générés seraient dangereux.

Masquer les enjeux réels

Ce discours est une manière de mettre sous le tapis les problèmes soulevés par le numérique et la presse au numérique. L’AFP, en tête de file de la contestation, n’a pas cru bon de changer son business model reposant sur la vente de dépêches aux autres médias, qui copient-collent à outrance des textes écrits par les journalistes de l’agence, retouchant souvent maigrement le contenu. Le web n’aime pas le contenu dupliqué (duplicate content), Google non plus (et les jeunes journalistes dégoûtés du métier à cause du batonnage non plus, mais c’est une autre histoire) : un contenu répété tel quel sur des dizaines de médias perd de sa valeur pour un moteur de recherche. C’est une chose sue depuis 20 ans : l’AFP n’avait-elle pas l’occasion de penser à sa transformation économique pour coller aux nouveaux enjeux du numérique ?

Pour ces médias habitués aux intraveineuses de subventions publiques, faire payer pour des liens hypertexte (constituante technique du web qui a une valeur inestimable de citation et de maillage de « la toile ») est une manière de continuer à faire ce qu’ils font de longue date, sans se remettre en question. Ils ne voient pas le problème à greffer un modèle économique sur un fait technique, qu’ils maîtrisent d’ailleurs souvent mal : nous ne comptons plus les fois où nos articles originaux ou enquêtes exclusives sont repris sans lien — même si certains confrères et consœurs sont irréprochables en la matière, et nous les en remercions.

De la même manière, rémunérer la presse pour du référencement augmenté inscrit une différenciation entre un site web et un site web d’information. Et entre les deux, la frontière est parfois ténue : aux États-Unis, la section recettes du New York Times est plébiscitée par ses lecteurs et ses lectrices. Est-ce de la presse ? Et Marmiton, est-ce de la presse ? Faut-il dès lors rémunérer le journal pour la même typologie de contenu que le « site web » ? Google a raison quand il dit qu’il ne faut pas se risquer à créer une relation commerciale pour le référencement naturel, qu’importe l’acteur avec qui il négocie : ce n’est pas son rôle, c’est celui des espaces publicitaires qui apparaissent avant les résultats.

L’insistance de la presse après le refus de Google de payer est tout aussi problématique : elle montre que sa seule préoccupation est d’être rémunérée d’une manière ou d’une autre pour être référencée. Aujourd’hui, la solution de Google a été de dire que le référencement ne serait pas touché par la décision, ou non, de transmettre des informations supplémentaires pour enrichir les résultats. Demain, Google pourrait tout simplement proposer d’arrêter de référencer le contenu des médias… qui dépendent, sur le web, massivement de Google pour exister. Économiquement, la fermeture de Google News en Espagne a été néfaste pour les médias : une leçon que ni l’Europe, ni la France, ne semblent retenir.

La dépendance des audiences à Google n’est pas le problème que la presse souhaite régler

Cette dépendance du lectorat européen à Google est un vrai problème, mais ce n’est, encore une fois, pas celui que la presse a choisi de régler. D’autres acteurs, plus malins et plus en phase avec les attentes de nos lectorats, s’en chargent : Apple a son Apple News, Samsung a Upday et les agrégateurs, parfois de grande qualité, ont un terrain de choix à occuper. La presse est encore passée à côté d’une opportunité et ces business construisent intelligemment la fin (même si relative) de l’hégémonie de Google pour accéder aux articles.

Pour résumer notre position, nous pensons que vouloir faire payer Google pour des absurdités liées au référencement est une très mauvaise idée pour la presse en ligne. La Directive droit d’auteur est d’ailleurs si mauvaise et si peu adaptée aux enjeux modernes que Google peut refuser légalement de payer une redevance en incluant un opt-in — beaucoup de médias, ceux du groupe Humanoid inclus, sont d’ailleurs déjà prêts, d’après Mind News.

Plutôt que de demander rémunération pour justifier l’immobilisme, nous appelons la presse à se poser les bonnes questions pour se transformer efficacement et envisager un avenir où Google n’est qu’un cadre de plus pour référencer du journalisme de qualité.

Google référence mal ? Regardons comment, et où sont distribués nos contenus. Google a pris des revenus publicitaires ? Le Nieman Lab a montré à quel point imputer ces pertes aux géants du web était ridicule : réfléchissons plutôt à la manière dont fonctionne notre rémunération et la monétisation de nos espaces publicitaires. Google gagne de l’argent avec notre travail ? Ce n’est que marginalement vrai : Google gagne de l’argent en affichant de la publicité à ses utilisateurs. Si nos articles ne sont plus dans Google, d’autres, peut-être moins bons, prendront leur place — Discover et Actualités n’ont pas d’espace publicitaires associés.

Alors si demain, la question nous est posée de savoir si nous souhaitons être mis dans le même panier que la presse et disparaître des moteurs de recherche ou être sortis de cette case pour continuer à proposer le contenu que nous espérons de qualité à toujours plus de lectrices et de lecteurs, nous prendrons la deuxième option avec regret. Regret que « la presse » avec laquelle nous partageons tant de valeur se soit tirée une balle dans le pied et qui, par ricochet, ait touché aussi celles et ceux qui voyaient la catastrophe arriver et tentaient de mettre en garde.

Contrairement à de nombreux médias, Numerama ne touche ni subvention publique, ni subvention privée, n’a pas touché d’argent du Fonds Google (DNI) ou des initiatives similaires portées par d’autres géants du web pour accompagner la transformation numérique des publications en ligne. Numerama est présent sur Google News, Upday, Squid, Flipboard et d’autres agrégateurs avec lesquels nous avons des partenariats — non rémunérés — de diffusion.

droit-voisin GAFAM google presse
https://www.numerama.com/politique/563444-pourquoi-nous-le-voulons-pas-que-google-nous-paie-pour-referencer-nos-articles.html

Pour imposer la reconnaissance faciale, l’État et les industriels main dans la main – La Quadrature du Net

Fri 25 Oct 2019 - 19:55

L’inévitable débat sur la reconnaissance faciale arrive enfin en France, et le gouvernement esquisse sa réponse. Dans un entretien paru dans Le Monde du 15 octobre, le secrétaire d’État au numérique Cédric O, ancien cadre du groupe Safran, a notamment estimé qu’« expérimenter » la reconnaissance faciale était « nécessaire pour que nos industriels progressent ».

Mais cette prise de parole au plus haut niveau politique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car depuis des mois, notes et rapports officiels se succèdent pour souligner le défi que constitue l’« acceptabilité sociale » de ces technologies. Pour leurs auteurs, l’objectif est clair : désarmer les résistances à ces nouvelles modalités d’authentification et d’identification biométriques dont la prolifération est jugée inéluctable, et permettre à des industriels français comme Thales ou Idemia [une entreprise de sécurité numérique] de se positionner face à la concurrence chinoise, américaine ou israélienne.

L’enjeu est d’autant plus pressant que, contrairement à ce que laisse entendre Cédric O, les dispositifs de reconnaissance faciale sont déjà en place sur le territoire français. Depuis plusieurs années, des entreprises développent et testent ces technologies grâce à l’accompagnement de L’État et l’argent du contribuable. Le tout sans réel encadrement ni transparence.

La campagne participative de recherche-action Technopolice.fr, lancée début septembre par des associations de défense des libertés, a commencé à documenter les projets lancés au niveau national et local – à Paris, Nice, Marseille, Toulouse, Valenciennes et Metz notamment. Outre la reconnaissance faciale, d’autres applications greffées aux flux de vidéosurveillance et fondées elles aussi sur des techniques d’« intelligence artificielle » font également l’objet d’expérimentations, comme l’analyse des émotions ou la détection de « comportements suspects ».

« Rassurer » l’opinion publique

Alors, face aux oppositions portées sur le terrain et jusque devant les tribunaux par les collectifs mobilisés contre ces déploiements, les représentants de l’Etat et les industriels font front commun. Leur but n’est pas tant d’expérimenter que de tenter de « rassurer » l’opinion publique, le temps d’œuvrer à la banalisation de ces technologies et de mettre la population devant le fait accompli.

Les garanties mises en avant dans la communication gouvernementale – instance de supervision sous l’égide de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), pseudo-consultation et adoption future de règles juridiques qui dessineraient un modèle « acceptable » de reconnaissance faciale « à la française » – sont tout bonnement illusoires. L’histoire récente l’illustre amplement. La loi « informatique et libertés », adoptée en 1978 en réaction aux premiers scandales liés au fichage d’Etat, n’a de toute évidence pas permis, comme c’était pourtant son objectif, de juguler l’avènement d’une société de surveillance.

Pire, dans ce domaine, la CNIL a vu ses pouvoirs systématiquement rognés depuis quinze ans, donnant le change à des présidents successifs ayant souvent contribué à cette impuissance. Quant à l’exemple des fichiers de police, il suffirait à démontrer que, même une fois inscrites dans la loi, les dispositions destinées à protéger les droits fondamentaux sont systématiquement contournées.

Or ces technologies biométriques augurent un changement de paradigme dans l’histoire de la surveillance. A terme, elles reviennent à instaurer un contrôle d’identité permanent et généralisé, exigeant de chaque personne qu’elle se promène en arborant une carte d’identité infalsifiable, qui pourra être lue sans qu’elle ne le sache par n’importe quel agent de police. L’histoire devrait nous servir de leçon : si nos grands-mères et nos grands-pères avaient dû vivre au début des années 1940 dans un monde saturé de tels dispositifs, ils n’auraient pas pu tisser des réseaux clandestins capables de résister au régime nazi.

Déshumaniser les rapports sociaux

En dépit de leurs effets politiques délétères, ces coûteuses machines seront incapables d’apporter la sécurité vantée par leurs promoteurs. Les milliards d’euros dépensés depuis plus de vingt ans au nom du « solutionnisme technologique » en vogue dans les milieux de la sécurité devraient là encore nous en convaincre : la technologie s’est avérée inopérante pour enrayer les formes de violence qui traversent nos sociétés. Sous couvert d’efficacité et de commodité, elle conduit à déshumaniser encore davantage les rapports sociaux, tout en éludant les questions politiques fondamentales qui sous-tendent des phénomènes tels que la criminalité.

C’est pourquoi, contre cette offensive concertée de L’État et des industriels qui, à tout prix, cherchent à imposer la reconnaissance faciale, nous devons dire notre refus. Aux États-Unis, après les mobilisations citoyennes, plusieurs municipalités, ainsi que l’Etat de Californie, ont commencé à en proscrire les usages policiers.

A notre tour, nous appelons à l’interdiction de la reconnaissance faciale.

Libertés reconnaissance-faciale surveillance
https://www.laquadrature.net/2019/10/25/pour-imposer-la-reconnaissance-faciale-letat-et-les-industriels-main-dans-la-main/

Droit voisin de la presse : Facebook ne rémunérera pas non plus pour les liens enrichis

Fri 25 Oct 2019 - 19:45

Facebook fait part de son interprétation du droit voisin de la presse en France. Le résultat est grosso modo le même que pour Google. En test, un onglet Facebook News est progressivement déployé aux USA et pourrait ultérieurement concerner la France.

Des éditeurs de presse en France ont décidé de porter plainte contre Google auprès de l'Autorité de la concurrence pour abus de position dominante. Dans le collimateur, l'adaptation du moteur de recherche à la nouvelle législation créant un droit voisin pour la presse.

Par défaut, Google a fait le choix de ne pas afficher des liens enrichis pour des articles (avec aperçus des articles et petites images). Les éditeurs et agences de presse peuvent donner leur autorisation pour ces contenus enrichis, mais sans rémunération en contrepartie.

Du côté de Facebook, le réseau social fait aussi le choix de ne pas rémunérer pour les liens enrichis dans la mesure où ce sont les éditeurs de presse qui décident eux-mêmes de la publication sur sa plateforme et donnent de facto leur autorisation.

Pour ce qui est présenté comme " une très petite part des contenus " avec le partage des utilisateurs " sans avoir reçu le consentement des éditeurs de presse ", Facebook écrit que les éditeurs de presse " auront la possibilité de nous donner leur accord et de nous informer de leur volonté que ces liens soient affichés dans un format enrichi. " Sinon, ce sera un lien avec un titre.

L'un dans l'autre, il est au final à retenir que Facebook ne veut pas non plus rémunérer la presse pour les liens ou formats enrichis.

Dans le même temps, Facebook précise qu'il discutera avec les éditeurs de presse pour " créer un espace dédié aux actualités. " Un onglet Facebook News qui fait aujourd'hui l'objet d'un lancement aux États-Unis dans le cadre d'un test.

Pour les débuts de ce test sur l'application mobile de Facebook, le déploiement sera progressif aux États-Unis et ne concernera que quelques utilisateurs avec des informations générales, thématiques, diverses et locales. Une partie mais pas tous les éditeurs partenaires recevront une rémunération.

Avec des options de personnalisation et de contrôle pour les utilisateurs, Facebook News fait appel à une sélection d'articles par une équipe spécialement formée en fonction de directives publiques et avec une " indépendance éditoriale. "

droit-voisin Facebook GAFAM media presse
https://www.generation-nt.com/facebook-droit-voisin-presse-lien-enrichi-onglet-news-actualite-1969865.html

Un décret modifie le code de la route pour laisser rouler les trottinettes - Var-Matin

Fri 25 Oct 2019 - 09:05

Un décret qui encadre l'usage des trottinettes, en précisant notamment leurs caractéristiques techniques, leurs espaces de circulation et l'âge du conducteur, est publié au Journal officiel vendredi.

Le texte, appelé à entrer en vigueur en partie samedi et en partie au 1e juillet 2020, modifie le code de la route et s'adresse aux usagers, aux collectivités territoriales et aux forces de l'ordre.

Il vise à "définir les caractéristiques techniques et les conditions de circulation des engins de déplacement personnel", motorisés ou non motorisés, présentés comme de "nouvelles catégories de véhicules".

Les engins de déplacement personnel motorisés ne peuvent transporter qu'un conducteur "âgé d'au moins 12 ans", prévoit le décret qui interdit à ce conducteur de "pousser ou tracter une charge ou un véhicule" ou de "se faire remorquer par un véhicule".

Le texte rend passible d'une amende de jusqu'à 1.500 euros (3.000 euros en cas de récidive) quiconque roule avec une trotinette motorisée conçue pour dépasser la vitesse de 25 km/h.

Le décret prévoit aussi les équipements devant être portés par les conducteurs de ces véhicules, ainsi que les espaces de circulation où ces conducteurs doivent et peuvent circuler en agglomération et hors agglomération.

Le port du casque et d'un gilet réflechissant devient ainsi obligatoire dans le cas, exceptionnel, où l'usage de ce type de véhicule est autorisé sur route hors agglomération. En ville, les trotinettes devront rester sur les pistes cyclables lorsqu'elles existent. Rouler sur le trottoir sera en principe interdit, mais pourra être exceptionnellement autorisé.

Plusieurs accidents mortels impliquant des trottinettes électriques ont eu lieu ces derniers mois, à Paris, Reims, dans les Yvelines, dans le Pas-de-Calais, notamment

code-de-la-route trottinettes
https://www.varmatin.com/football/un-decret-modifie-le-code-de-la-route-pour-laisser-rouler-les-trottinettes-425517

Contre la censure, la BBC lance un site miroir sur le "deep Web"

Thu 24 Oct 2019 - 20:43

Le média britannique veut rendre accessibles des informations censurées par des gouvernements autoritaires avec le navigateur Tor qui permet de naviguer sur Internet en dissimulant son identité.
publié le 24/10/2019 à 17:39

Passer par le Web parallèle pour déjouer la censure médiatique à l’oeuvre dans certains pays. L’initiative émane de la BBC. Le média britannique a rendu son site d’informations internationales BBC News disponible sur le "deep Web", la partie immergée d’Internet qui n’est pas indexée par les moteurs de recherche traditionnels.

La BBC entend ainsi contourner la censure en vigueur dans un certain nombre de pays mais aussi s'adresser aux internautes qui privilégient l'anonymat pour naviguer sur Internet.

"Le contenu des informations internationales de BBC World Service est désormais disponible sur le réseau Tor et s’adresse à des publics vivant dans des pays où BBC News est restreint ou bloqué", explique la BBC dans son communiqué.

Au lieu de visiter bbc.co.uk/news ou bbc.com/news, les internautes peuvent visiter la nouvelle adresse bbcnewsv2jtpsuy.onion. Cette url ne fonctionne pas dans un navigateur classique. Pour y accéder, il faut passez par un logiciel spécifique, le navigateur Tor, l’acronyme de The Onion Router.

De la même manière qu’il existe de nombreuses couches dans le légume, le réseau Tor est composé d’une succession de noeuds de cryptage, ce qui rend très difficile le traçage d’une adresse IP et son association avec l’identité d’un internaute. Cela permet de naviguer de façon anonyme en se protégeant des intrusions policières et commerciales.

Souvent associé à des activités illégales comme le trafic de drogues, d’armes ou de données personnelles, l’Internet parallèle peut aussi être utilisé à bon escient et constituer une source d’informations préservée de la censure des régimes autoritaires, comme la Chine, l’Iran et le Vietnam qui ont tenté de bloquer ou bloquent toujours l’accès au site Web ou aux programmes de BBC News.

Le site miroir de la BBC propose les informations internationales du service BBC World et des services spécialisés BBC Mundo et BBC Arabic mais pas celles issues de la version britannique. La BBC n’est pas le premier média majeur à s’inviter sur le réseau anonyme Tor. Le New York Times a lancé un miroir similaire en 2017.

censure TOR
https://www.rtl.fr/actu/futur/contre-la-censure-la-bbc-lance-un-site-miroir-sur-le-deep-web-7799320609

Droits voisins : les éditeurs de presse vont porter plainte contre Google

Thu 24 Oct 2019 - 20:35

Les éditeurs de presse se rebiffent contre le Google et ses règles pour s'adapter à la création d'un droit voisin. Même s'ils sont largement obligés de les accepter.

C'est aujourd'hui que la transposition de la directive européenne créant un droit voisin pour des agences et éditeurs de presse est entrée en vigueur en France. Une date symbolique qui donne lieu à des représailles.

Pour se mettre en conformité, Google a fait le choix avec les résultats de recherches de ne pas afficher par défaut des aperçus d'articles avec quelques lignes ou les petites images. Les éditeurs et agences de presse peuvent donner l'autorisation d'afficher des contenus enrichis, mais sans rémunération en contrepartie.

De la sorte, Google se soustrait à un paiement pour des droits voisins. Pour cette adaptation à la nouvelle législation, des critiques ont fusé en estimant qu'elle bafoue l'esprit de la directive européenne. Le ministre de la Culture avait appelé à " une véritable négociation globale entre Google et les éditeurs. "

Résultat… les éditeurs de presse français ont décidé de porter plainte contre Google devant l'Autorité de la concurrence pour abus de position dominante.

Google a un levier fort à sa disposition. Son moteur de recherche est un important pourvoyeur de trafic et c'est pour cela que des éditeurs de presse ont finalement accepté que leurs extraits soient utilisés gratuitement.

Aux Échos, Marc Feuillée, directeur général du Figaro, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale et vice-président de l'Alliance de la presse d'information générale, déclare : " L'Autorité de la concurrence doit faire cesser cet abus. Il est nécessaire de prendre des mesures conservatoires pour aller vite car il faut tout stopper, avant que la situation ne devienne irréversible. "

Du point de vue de Google, c'est un service gratuit qui est offert aux éditeurs de presse pour leur permettre de générer du trafic en aiguillant les internautes et leur permettant d'attirer un nouveau public.

droit-voisin Google media presse
https://www.generation-nt.com/droits-voisins-editeurs-presse-google-plainte-abus-position-dominante-actualite-1969826.html

Huawei renonce finalement à remplacer Android

Thu 24 Oct 2019 - 14:32

Après avoir tenté de garder la face suite à l'embargo américain, Huawei change de position et renoncerait à remplacer Android.

Joy Tan, un des dirigeants de Huawei a récemment pris la parole pour annoncer que la marque ne cherchait plus à développer son propre OS. HongMeng OS, Ark OS, Harmony OS, voilà les différents plans B annoncés avec fierté par Huawei ces derniers mois pour tenter de sauver la face suite aux sanctions américaines, et pourtant la confiance affichée au lendemain de l'embargo américain n'est désormais plus de rigueur.
Huawei a ainsi confirmé souhaiter continuer à utiliser Android dans ses terminaux, qu'il s'agisse de la version Open Source ou de celle de Google. La marque a par ailleurs confirmé ne pas pouvoir utiliser les services qui aident les applications à se lancer sur la plateforme, en clair le Play Store Google.

On sait que Trump a récemment levé une partie de l'embargo qui pèse sur Huawei, permettant à certaines entreprises américaines de renouer des liens commerciaux avec la marque. Néanmoins, on ne sait toujours pas si Google est concerné par cette levée des sanctions.

Huawei n'a actuellement plus aucun nouveau smartphone disposant de licence Android. Après plusieurs dérogations permettant d'enregistrer quelques appareils auprès de Google, on a vu le Mate 30 se dévoiler sans Play Store, puis une tentative de faire passer un Honor 20 Pro pour un Huawei Nova 5T avec les services Google... Mais la situation ne peut pas durer au-delà, et Huawei se voit contraint de faire des choix.

L'abandon des différents OS mis en avant par la marque est simple : l'adoption d'un OS différent sur le marché international prend du temps et les ventes de la marque risquent d'en souffrir. Par ailleurs, les tentatives de différents OS par le passé se sont soldées par des échecs dans les marchés sur lesquels Android et iOS sont parfaitement ancrés.

Désormais, tout le travail de Huawei se concentre donc à développer des solutions de remplacement des services principaux de Google : Gmail, Maps, Play Store... Le marché applicatif de la marque, App Gallery s'étoffe ainsi de nouvelles applications chaque jour, dopé par un programme d'investissement important de la part de Huawei et d'une collaboration renforcée avec les développeurs.

Android Google Huawei
https://www.generation-nt.com/huawei-renonce-finalement-remplacer-android-actualite-1969787.html

Comment le fisc a récupéré 640 millions d'euros en fouillant les données des particuliers et des entreprises - Capital.fr

Thu 24 Oct 2019 - 04:23

Le "datamining" avait permis de récupérer 335 millions d'euros sur la totalité de l'année 2018.

L’Etat peut se frotter les mains. Selon les chiffres dévoilés ce mercredi par Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, le fisc a récupéré 5,6 milliards d’euros de recouvrement pour fraude fiscale sur les neuf premiers mois de 2019. "C’est une hausse de 40% de l’argent qui est dans les caisses de l’Etat", a souligné le ministre, dont les propos ont été relayés par l’AFP. Une partie de cette somme a été notamment récupérée grâce à l’intelligence artificielle, explique Europe 1.

En fouillant les données des particuliers et des entreprises, l’Etat a ainsi récupéré 640 millions d’euros depuis le début de l’année 2019. C’est près de deux fois plus que sur la totalité de l’année 2018, puisque 335 millions d’euros de redressement ont été enregistrés avec cette méthode l’an dernier, souligne BFMTV. La technique de "datamining" est utilisée depuis 2018 pour lutter contre la fraude fiscale. Elle permet de croiser les données de 5 millions d’entreprises en France et les informations des 37 millions de foyers fiscaux et de déceler des irrégularités.

⋙ Lire aussi Fisc : les fraudeurs n'auront jamais autant "payé" qu'en 2019
Bercy ne donne pas plus de détails

Les données bancaires, fiscales, ou les déclarations à l’Urssaf, à la CAF ou à la Sécurité sociale sont ainsi scrutées, recoupées, et des milliers de dossiers sont envoyés aux services fiscaux locaux. Même chose pour vos données sur les réseaux sociaux, qui sont logiquement exploitables depuis cette année par le fisc. BFMTV avance que Bercy n’a pas encore permis l’utilisation des données de Facebook ou Instagram. Mais Europe 1 assure que le contrôle de la fraude fiscale est bien étendu aux réseaux sociaux pour 2019, comme annoncé en novembre dernier.

⋙ Lire aussi Quand un inspecteur des impôts est mis en examen... pour fraude fiscale !

"Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo (…) de nombreuses fois, avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas", expliquait Gérard Darmanin, dont les propos étaient relayés par Le Monde. Bercy n’a pas profité du premier bilan sur la fraude fiscale en 2019 pour donner plus d’informations sur cette intelligence artificielle ou sur l’utilisation des données des réseaux sociaux.

data-mining surveillance-de-masse taxes Vie-privée
https://www.capital.fr/economie-politique/comment-le-fisc-a-recupere-640-millions-deuros-en-fouillant-les-donnees-des-particuliers-et-des-entreprises-1353553

Australie : les médias se mobilisent pour protester contre la censure

Tue 22 Oct 2019 - 03:52

Quand le gouvernement vous cache la vérité, qu’est-ce qu’il vous cache ?". C'est l'unique question posée à la population locale par la quasi-totalité des journaux australiens et à la télévision à travers la publicité, ce lundi 21 octobre. Rayées de noir, caviardées, comme censurées, les Unes se ressemblaient toutes.

Ces journaux, parmi lesquels des titres aussi prestigieux que The Australian, The Sydney Morning Herald et l’Australian Financial Review, dénoncent ainsi la culture du secret au sein du gouvernement et les divers atteintes à la liberté d'expression.

Cette campagne pour le droit à l’information intervient après des descentes de la police fédérale, il y a quelques mois, chez la chaîne nationale ABC et au domicile d’une journaliste de News Corp, Annika Smethurst, qui avaient publié deux informations embarrassantes pour le gouvernement.

"Culture du secret" vs droit d'informer

"Ces opérations de police (…) sont des attaques portées à la liberté de la presse en Australie mais elles ne représentent que la partie émergée de l’iceberg", a déclaré Paul Murphy, chef du syndicat Media Entertainment and Arts Alliance.

Les médias australiens demandent notamment que les journalistes ne soient pas soumis à la législation très stricte en matière de sécurité nationale qui, selon eux, complique leur travail. "La culture du secret qui découle de ces dispositions légales restreint le droit de tout Australien à être informé et cela va bien au-delà de l’intention de départ qui était la préservation de la sécurité nationale", a indiqué Paul Murphy.

À la suite des perquisitions à l’origine de la campagne, trois journalistes pourraient faire l’objet de poursuites criminelles : Annika Smethurst pour avoir révélé que le gouvernement envisageait d’espionner les Australiens, et deux journalistes d’ABC pour avoir dénoncé des crimes de guerre qui auraient été commis par les forces spéciales australiennes en Afghanistan.

Australie censure journalisme
https://www.rtl.fr/actu/international/australie-les-medias-se-mobilisent-pour-protester-contre-la-censure-7799297160

Souveraineté numérique et logiciel libre: un rapport du Sénat invite l'Etat à plus de volontarisme - ZDNet

Tue 22 Oct 2019 - 03:45

Open Source : Le rapport Longuet sur "le devoir de souveraineté numérique" regrette l'absence de doctrine de l'Etat en matière de logiciels libres, et l'incite à "engager rapidement une réflexion au niveau interministériel sur ce sujet".

Logiciel-libre souveraineté-numérique
https://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-libre/souverainete-numerique-et-logiciel-libre-un-rapport-du-senat-invite-l-etat-a-plus-de-volontarisme-39892183.htm

Liste de tous les décès 2018 : trois sources pour les exploiter

Tue 22 Oct 2019 - 03:29

In Revue Française de généalogie
La première base nationale des décès survenus en France a été publiée par l'INSEE en octobre 2019. Il s'agit de l'intégralité des décès survenus en France dans le courant de l'année 2018 et en 2019 jusqu'en septembre, issus des données recueillies auprès des communes. Les personnes décédées sont exclusivement des adultes âgés de plus de 18 ans.

Sur son site, l'INSEE permet de télécharger directement les listes des personnes décédées sous forme de fichiers texte. Les enregistrements sont soit mensuels, soit trimestriels, soit annuels. Les fichiers contiennent un enregistrement par décès, soit pour chaque personne son nom, ses prénoms, sa date de naissance, le code et libellé de son lieu de naissance, la date de son décès, le code du lieu de décès et le numéro de l’acte de décès.

La publication de ces données fait suite à un avis de la CADA du 17 mai 2019. La commission, saisie par l'étude généalogique ADD, considère le fichier des décès de l'INSEE comme une série de documents administratifs, communicables immédiatement, car contrairement aux autres actes de l'état civil, la naissance et le mariage qui sont eux assortis de délais de 75 ans. Ne contenant pas de données à caractère personnel, ce fichier des décès n'est pas soumis au Réglement européen RGPD, celui-ci ne s'appliquant qu'aux personnes vivantes. Ce fichier peut donc être publié directement sur Internet et réutilisé.

Jusqu'ici, ce fameux fichier de l'INSEE avait connu plusieurs type de réutilisation : certaines entreprises de généalogie successorales pouvait y avoir accès, moyennant une licence et des frais de mise à jour très importants, de l'ordre de 7.000 euros par an. Les lois sur l'open data aidant, cette réutilisation était devenue gratuite en 2017, mais toujours réservée à certaines entreprises dont le code NAF justifiait de leur activité et ayant signé une licence avec l'INSEE. Enfin, depuis ce mois d'octobre 2019, l'INSEE s'est plié à l'avis de la CADA et a tout publié en mode réutilisable gratuit pour tous.

Chaque fichier comprend tous les décès dont l’Insee a eu connaissance sur la période, l'institut ne pouvant garantir que ces listes sont exemptes d’omissions ou d’erreurs. Leur réutilisation est libre, mais ces fichiers ne peuvent en aucun cas servir de preuve de vie. Ils vont évidemment faire le bonheur des généalogistes. Toutefois, la manipulation de ces fichiers textes n'est pas aisée, puisqu'ils contiennent des centaines de milliers de données, plus d'un million de décès pour le fichier annuel.

C'est pour cela que deux autres sources destinées au public des généalogistes permettent de les exploiter plus facilement, par exemple pour y trouver la mention du décès d'un proche. Ainsi, Filae a compilé ces fichiers pour l'intégrer à sa base. Elle peut être interrogée librement, mais la consultation des résultats est réservée aux abonnés.

De son côté, Geneanet a procédé à la même démarche et a ajouté ce nouvel index de 1,09 million de personnes à ses bases de données consultables par les personnes inscrites sur le portail (abonnées Premium ou non). Un formulaire de recherche spécifique permet de l'interroger ou bien, cette base étant désormais incluse, les décès sont également accessibles par la recherche normale en page d’accueil.

Actuellement limités à l'année 2018 et à 2019 en cours, les fichiers de l'INSEE pourraient être étendus dans les semaines à venir et inclure des années précédentes.

Liens
Accès aux fichiers bruts des décès de l'INSEE
Accès à la base des décès de Filae
Accès à la base des décès de Geneanet

Généalogie
https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/medias-web/liste-de-tous-les-deces-2018-trois-sources-pour-les-exploiter
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