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 La revue de web de Kat

Comment Trump pourrait saboter l'élection pour la remporter | Slate.fr

Wed 12 Aug 2020 - 07:55

À trois mois de l'élection présidentielle américaine, ce scénario dans lequel tout se passe mal est de plus en plus probable.

Nous sommes le 3 novembre 2020, jour de l'élection présidentielle américaine. C'est la fin de soirée. Les résultats sont serrés. Tout va se jouer avec les trois États qu'il a remportés de justesse en 2016: le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Les résultats en provenance des bureaux de vote ont été en majeure partie comptés et Trump possède une petite majorité dans chacun des États. Il reste toutefois des millions de votes par correspondance que les responsables n'ont pas encore traités.

Des centaines de milliers de personnes ont envoyé leur bulletin il y a plusieurs jours, mais ils n'ont pas été reçus. D'un autre côté, des milliers de bulletins qui, eux, ont bien été envoyés et reçus à temps ont été rejetés en raison de prétendus défauts techniques. Le résultat de l'élection dépend de ces votes par correspondance non reçus, mais cela n'empêche pas Trump de se déclarer victorieux sur la base des résultats actuels, en rejetant les votes restant, qu'il qualifie de frauduleux et d'illégitimes. Contrôlés par les républicains, les trois États en question approuvent ces déclarations et donnent leur voix à Donald Trump, qui s'assure ainsi un deuxième mandat à la Maison-Blanche.

Ce scénario n'a rien de paranoïaque ou de fantasque. Il semble même aujourd'hui effroyablement plausible. Cela fait plusieurs mois que Trump prépare le terrain afin que les élections de 2020 se passent de cette manière. Il a, par exemple, tweeté que les votes par correspondance feraient de ces élections «les plus INEXACTES ET FRAUDULEUSES de l'histoire». Trump se doute probablement que le comptage des voix ne pourra être achevé le jour même et il semble vouloir semer le doute avant que les votes n'aient lieu.

Le Parti républicain soutient en grande partie les projets du président et les différentes cours ne sont pas encore intervenues pour protéger le droit de vote. À trois mois du scrutin, les États-Unis semblent se diriger inéxorablement vers une crise préparée par leur président en personne.

Le courrier volontairement retardé

Jamais une élection n'a été organisée aux États-Unis durant une pandémie d'échelle nationale. Le scrutin pose un risque évident d'infection au Covid-19: il nécessite le rassemblement de nombreuses personnes, y compris des seniors, dans des espaces intérieurs, où la possibilité de transmission du virus est au plus haut. Si les parlementaires défendaient la démocratie autant que leurs intérêts partisans, le pays serait sans nul doute en mesure d'affronter ce nouveau défi. Les États peuvent éviter ce problème en permettant à tout le monde de voter par correspondance et en autorisant les gens à se prononcer plusieurs semaines à l'avance. En étalant le scrutin sur plusieurs semaines dans les bureaux de vote, les États permettraient d'éviter que trop de monde ne se rassemble en un même endroit au même moment.

Les démocrates ont aussi unanimement défendu ces mesures, notamment le vote universel par correspondance, qui ne présente aucun risque d'infection au Covid-19. À mesure que le temps passait, les républicains se sont de plus en plus opposés au vote par correspondance, alors même qu'il reste très prisé auprès de leur électorat. Cette division partisane est un phénomène assez récent: nombre d'États rouges (républicains) ont adopté le no-excuse absentee voting, qui permet à tout un chacun de voter par correspondance, sans raison particulière. C'est aussi la politique en vigueur dans tous les swing states, États charnières, qui peuvent basculer d'un côté ou d'un autre. Trump a beau décrier le vote par correspondance, grâce au collège électoral, tout Américain dont la voix compte vraiment a la possibilité de l'utiliser.

Mais ces votes vont-ils être pris en compte? C'est justement sur ce point que Trump et les députés républicains peuvent agir. Le vote par correspondance repose sur la présomption que l'USPS (United States Postal Service, la poste américaine) sera en mesure de livrer rapidement les votes aux autorités responsables. Mais Donald Trump est en train de saboter l'USPS, au moment même où les Américains vont en avoir le plus besoin.

Le 30 juillet, le Washington Post a publié un rapport explosif au sujet du drame qui se joue actuellement à la poste américaine: Louis DeJoy, le nouveau directeur, est un grand donateur de Trump qui n'a absolument aucune expérience des services postaux. Il a récemment imposé des mesures de restriction visant ostensiblement à réduire les coûts.

Par exemple, alors que les facteurs et factrices effectuaient auparavant plusieurs trajets pour s'assurer que le courrier du jour était bien livré, il leur est désormais demandé de laisser du courrier non distribué plutôt que de faire des heures supplémentaires. Il leur est aussi demandé de stopper les machines de tri automatique plus tôt qu'auparavant, ce qui les force à trier une partie du courrier à la main, opération qui entraîne plus facilement des erreurs. Pour le dire plus clairement, les méthodes prônées par DeJoy ont déjà, comme on pouvait s'en douter, commencé à retarder le courrier de plusieurs jours.

Aucune garantie de prise en compte

Ces retards pourront faire toute la différence en novembre. L'USPS, comme la plupart des États, est loin d'être prête à traiter l'avalanche de votes par correspondance qui se prépare. À travers tout le pays, on assiste à une explosion historique des demandes de vote par correspondance, au point que même les autorités sont dépassées. Pourtant, dans de nombreux États, les dirigeants républicains refusent d'attribuer les fonds et le personnel nécessaires au bon déroulement de tous ces votes.

Les élections d'avril dans le Wisconsin nous ont montré ce qui arrive lorsqu'un État sous-estime la demande de votes par correspondance: les responsables du scrutin ne parviennent pas à les traiter à temps. 9.000 personnes au moins n'ont jamais reçu les bulletins qu'elles avaient demandés et sans doute beaucoup plus (on ignore le nombre exact) ont reçu leur bulletin trop tard pour pouvoir le renvoyer à temps.

Ajoutez à cela des retards des services postaux et vous tenez la recette pour provoquer un effondrement du système électoral. Comme l'a fait remarquer Greg Sargent du Washington Post, dans tous les États charnières, à l'exception de la Caroline du Nord, seuls comptent les votes par correspondance reçus le jour du scrutin. Ce n'est pas le cachet de la poste qui fait foi. Si un vote est posté avant le jour du scrutin, mais qu'il est reçu après, il ne sera pas compté dans ces États.

Marc Elias, juriste démocrate spécialiste du système électoral, a engagé plusieurs poursuites judiciaires contre cette pratique. Mais les cinq juges conservateurs de la Cour suprême des États-Unis ont laissé clairement entendre qu'ils ne pensent pas que les États soient obligés de prendre en compte les votes par correspondance dont le cachet de la poste atteste qu'ils ont été postés avant le jour du scrutin –même si le retard du vote est totalement indépendant de la volonté de l'électeur ou de l'électrice.

En désespoir de cause, Elias s'est tourné vers les cours suprêmes des États, mais il n'a, pour l'instant, pas eu beaucoup plus de succès. En effet, par un vote à 4 contre 3 le 31 juillet, la Cour suprême du Michigan a refusé d'entendre une contestation de l'annulation des bulletins de vote arrivant en retard, mais dont le cachet de la poste atteste qu'ils ont été envoyés à temps. Cette décision garantit concrètement que cette politique sera encore en vigueur en novembre prochain.

Mais même si le bulletin arrive dans les temps, rien n'assure à la personne qui l'a envoyé qu'il va être pris en compte. La plupart des États vérifient les votes en contrôlant la correspondance des signatures: les responsables comparent la signature apposée sur le bulletin avec celle figurant sur leur fichier pour voir si cela correspond. Les fonctionnaires en charge de cette vérification n'ont pas été formés (ou alors, dans quelques rares cas, très peu) à la graphologie. Et même si c'était le cas, la procédure serait vaine: d'après les spécialistes, il faut au moins dix exemples de signatures pour pouvoir faire état des variations normales. Les employés des bureaux de vote n'en ont que deux. En outre, cette méthode est discriminante puisqu'elle désavantage particulièrement les personnes handicapées, jeunes, âgées ou non anglophones.

Plus de votes démocrates que républicains par correspondance

Les États charnières disposent de tout un arsenal de lois qui, en théorie, permettent aux électeurs et électrices de régler le problème d'une mauvaise concordance des signatures. Malheureusement, peu de gens en connaissent le fonctionnement. En outre, les règles varient souvent d'un comté à l'autre.

En Pennsylvanie et au Michigan, par exemple, les fonctionnaires ne sont pas tenus d'informer les personnes que leur bulletin de vote a été rejeté. Dans le Wisconsin, elles reçoivent un avis mais doivent fournir une nouvelle signature avant la fermeture des bureaux de vote le jour du scrutin (d'autres États leur donnent deux semaines après l'élection pour corriger leur signature). Lorsque les votants du Wisconsin apprendront que leur bulletin de vote a été rejeté en raison d'une mauvaise concordance des signatures, il sera probablement trop tard pour pouvoir y remédier.

Bien entendu, toutes ces complications ne peuvent qu'avantager Trump et c'est sans doute la raison pour laquelle les législateurs et législatrices républicaines refusent d'y remédier. Alimentée en grande partie par la diabolisation constante du vote par correspondance par Donald Trump, une division partisane nette sépare démocrates et républicains sur la question: beaucoup plus de démocrates que de républicains prévoient de voter par correspondance en novembre. Par conséquent, la majorité des votes par correspondance qui seront rejetés seront sans doute des votes démocrates.

En outre, les votes par correspondance ne sont souvent comptés qu'après le vote dans les urnes. Dans le Michigan, les fonctionnaires n'ont même pas le droit de les ouvrir avant le jour du scrutin (les responsables politiques républicains ont repoussé les demandes de la secrétaire d'État du Michigan, Jocelyn Benson, de modifier cette loi inutile). Si le vote dans les urnes est disproportionné en faveur des républicains, Trump pourrait se retrouver en tête dans les États charnières clés et se déclarer victorieux en annonçant que les votes par correspondance non comptabilisés sont frauduleux. Cela fait maintenant des mois qu'il peaufine sa tactique et ne cesse de remettre publiquement en cause la légitimité des votes par correspondance.

Trump ne peut, bien entendu, pas arrêter à lui seul le décompte des voix dans chacun des États charnières. Mais il n'en a pas besoin. Bien que chaque État organise désormais des élections populaires pour la présidentielle, la Constitution accorde aux assemblées législatives des États le pouvoir de nommer les grands électeurs. Les corps législatifs du Michigan, de la Pennsylvanie et du Wisconsin sont tous contrôlés par des républicains. Ils pourraient rapidement voter des résolutions déclarant que Trump a remporté les élections, puis nommer les grands électeurs qui voteront pour lui. C'est un stratagème qui n'a jamais été testé devant un tribunal, mais on peut imaginer que les conservateurs de la Cour suprême le considéreraient comme un exercice parfaitement valable de l'autorité des corps législatifs des États, garantie par le constitution.

Les démocrates peuvent agir dès maintenant, tout d'abord en réclamant de manière non négociable un financement suffisant de l'USPS. Néanmoins, Trump et ses alliés ont déjà miné le terrain et le pouvoir judiciaire semble peu enclin à changer les choses. Les chances étaient déjà grandes contre Biden, qui devra gagner le vote populaire de plusieurs points pour s'assurer le collège électoral, mais il va maintenant devoir remporter une victoire écrasante s'il souhaite arracher la présidence à Trump.

USA élections
http://www.slate.fr/story/193560/trump-saboter-election-presidentielle-etats-unis-2020-vote-par-correspondance

Un site de la généalogie commerciale change d'actionnaire - BlogGenWeb

Tue 11 Aug 2020 - 21:26

Créé en 1996 par les Mormons, le site Ancestry était depuis quelques années la propriété du fond souverain de Singapour (GIC) et de Silver Lake Management une firme d'investissement new-yoirkaise. Ce site, vient d'être revendu 4.7 Milliards de dollars au fond d'investissement Blackstone à ne pas confondre avec l'autre fond d'investissement au nom similaire Blackrock

Ancestry autoproclame à la fois leader des tests ADN et plus grand site de généalogie du monde. Blackstone est le plus grand propriétaire de biens immobiliers du monde et a acheté 75% des actions Ancestry. D'après le communiqué de presse, Ancestry a 3 millions d'abonnés (à 50 $/an) à ses activités généalogiques et dégage plus d'1 milliard de revenus par an. En lisant entre les lignes, cela veut donc dire que plus de 850 millions proviennent du commerce de l'ADN. Blackstone a aussitôt été interrogé par Vice sur les aspects de vie privée et a assuré ne pas avoir accès aux données ADN des personnes ayant confié leur ADN à Ancestry et ne pas partager les données ADN et les arbres généalogiques hébergés par Ancestry avec les autres sociétés que possède le fond d'investissement (vous remarquerez que ça n'interdit nullement de le monétiser ailleurs....). L'article de Vice conclut en disant "quand on livre son ADN a une entreprise, du fait des rachats de société, on ne sait jamais qui en sera propriétaire"

Plusieurs généalogistes américains se sont émus de ce rachat car la société Blackstone a plusieurs fois été accusée de se comporter de manière amorale. En particulier elle a donné à l'émigration US les listes d'hôtes hispaniques qui étaient dans sa chaine d'hôtel Motel6, elle est le principal soutien de la déforestation de l'Amazonie. Enfin les rapporteurs de l'ONU Leilani Farha et Surya Deva ont accusé Blackstone d'avoir une politique d'expulsion des locataires agressive afin d'assoir ses profits.

Des sites comme Komando recommandent aux utilisateurs de retirer leurs données. Mais comme le commente Dick Eastman sur son blog il serait illusoire de penser qu'Ancestry ne possède pas de sauvegarde de ses données : "essayer de retirer ses données c'est comme refermer la porte de l'écurie alors que les chevaux sont sortis".

ancestry données-personnelles Généalogie
http://www.francegenweb.org/blog/index.php?post/2020/08/11/Un-site-de-la-g%C3%A9n%C3%A9alogie-commerciale-change-d-actionnaire

La Sécurité intérieure américaine va extraire encore plus de données des appareils aux frontières

Tue 11 Aug 2020 - 18:15

En juin 2019, le gouvernement américain faisait savoir qu’il souhaitait désormais obtenir les comptes des réseaux sociaux des personnes souhaitant voyager aux États-Unis. Depuis, ces dernières doivent partager leurs médias sociaux (Facebook, Twitter…) avec les autorités du pays pendant cinq ans —en plus de l’adresse email, du numéro de téléphone et des autres informations de base. Dans le cas de la France, la mesure est encore optionnelle pour le moment.
Une quantité de données (très) personnelles

À l’époque, les USA avaient fait savoir que le but de cette nouvelle directive était de renforcer la sécurité du pays, un objectif toujours d’actualité. En effet, le département de la Sécurité intérieure a fait savoir qu’il disposait de nouveaux outils visant à extraire les données des appareils des voyageurs souhaitant entrer dans le pays. Il est possible d’en apprendre un peu plus grâce à un rapport publié jeudi dernier par le ministère américain.

Selon les documents, le département de la Sécurité intérieure peut extraire un très grand nombre de données des appareils des voyageurs, dont les contacts, le journal d’appel, les adresses IP, les positions et historiques GPS, le calendrier ou encore les notes. Mais ce n’est pas tout, car cela concerne également les informations sur les réseaux sociaux, les vidéos et photos, les messages texte, les emails et les comptes bancaires ainsi que les opérations financières. Des informations ultra privées, donc.

Selon le département de la Sécurité intérieure, le but de cette mesure est de « développer des pistes, identifier les tendances associées aux activités illicites et prendre d’autres mesures répressives liées au terrorisme, au trafic d’êtres humains et de stupéfiants, et à d’autres activités représentant une menace pour la sécurité des frontières ou la sécurité nationale ou indiquant une activité criminelle ».

Le rapport affirme que les agents travaillant aux frontières peuvent créer une copie exacte de toutes ces informations contenues dans les appareils des voyageurs. De plus, il semblerait que la politique de conservation de ces données soit de 75 ans.

Les autorités américaines affirment que les risques de violation de la vie privée sont faibles, car seuls les techniciens médico-légaux formés auront accès à ces outils et ils n’extrairont que les données pertinentes.

Un argument qui semble peu convaincant pour les avocats de l’Union américaine des libertés civiles et de l’Electronic Frontier Foundation, sachant que ceux-ci avaient découvert que des agents avaient fouillé les appareils de certains voyageurs sans raison légitime.

données-personnelles réseaux-sociaux téléphone USA visa
https://www.presse-citron.net/la-securite-interieure-americaine-va-extraire-encore-plus-de-donnees-des-appareils-aux-frontieres/

Levothyrox: l'ancienne formule finalement disponible jusqu'à fin 2021

Mon 10 Aug 2020 - 22:10

L’ancienne formule du médicament contre l’hypothyroïdie Levothyrox, dont la distribution devait s’arrêter fin septembre, sera finalement disponible jusqu’à fin 2021, selon un courrier du ministère de la Santé diffusé par une association de patients ce lundi 1 août.

Plusieurs associations réclamaient cette prolongation, estimant que ni la nouvelle formule du Levothyrox commercialisée par le laboratoire Merck depuis 2017 ni aucun des autres médicaments comparables récemment mis sur le marché ne convenaient à certains patients.

A l’issue d’un comité de suivi tenu le 6 juillet au ministère de la Santé, “l’ANSM a demandé aux laboratoires Merck de tout mettre en oeuvre pour maintenir la spécialité Euthyrox en France au-delà de septembre 2020. (...) Les laboratoires Merck ont répondu favorablement à cette demande. Ainsi le maintien d’Euthyrox en France se poursuivra-t-il en 2021”, explique la Direction générale de la santé (DGS) dans un courrier daté de vendredi, diffusé par l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Jointe par l’AFP, la DGS a confirmé l’envoi de ce courrier.
Un “temps supplémentaire” pour changer de traitement

L’Euthyrox est un médicament “initialement destiné au marché russe, correspondant strictement à l’ancienne formule de la spécialité Levothyrox, et faisant l’objet d’une importation à titre temporaire”, rappelle le ministère.

Au premier trimestre 2020, environ 95.000 patients étaient encore traités avec cette ancienne formule, “soit 3,1% des 3 millions de patients traités par lévothyroxine”, le principe actif de ce médicament, estimait le ministère en juillet.

“Cette prolongation de distribution d’Euthyrox offrira aux patients concernés un temps supplémentaire pour amorcer le changement de traitement dès que possible pour une alternative thérapeutique pérenne”, estime la DGS dans son courrier.
“Un immense soulagement”

Une annonce qualifiée par l’AFMT d’“immense soulagement” pour les patients concernés, qui ”étaient menacés d’être brutalement privés du médicament qui leur convient”.

Selon l’association, il s’agit d’un “changement radical de position” des autorités sanitaires, car à l’issue du comité de suivi du 6 juillet, le ministère qualifiait la fin de la distribution de l’Euthyrox en septembre d’“irrévocable” et évoquait seulement la nécessité “d’accompagner l’arrêt de distribution de ce médicament”.

Lors de ce comité de suivi, les associations AFMT, UPGCS et VST avaient réitéré leur opposition à cet arrêt, et évoqué “le risque sanitaire majeur qu’il y aurait à mettre en oeuvre une telle substitution (de traitement, NDLR) en pleine période de Covid”, avec un accès aux soins encore perturbé.

Selon l’AFMT, la DGS leur a expliqué ce changement par “la situation sur le front du Covid” et le retard pris par Merck dans le basculement vers la nouvelle formule du Levothyrox notamment en Russie.
Des effets secondaires mais pas de “problèmes de santé graves”

La nouvelle formule du Levothyrox, modifiant certains de ses excipients afin d’apporter davantage de stabilité au produit, a été incriminée, entre mars 2017 et avril 2018, par quelque 31.000 patients souffrant de maux de tête, insomnies, vertiges, etc.

Une étude de pharmaco-épidémiologie menée par l’Agence du médicament (ANSM) sur plus de deux millions de patients a conclu en juin 2019 que le passage à la nouvelle formule du Levothyrox n’avait pas engendré de “problèmes de santé graves”.

En juin 2020, plus de 3.000 consommateurs de ce médicament ont obtenu en appel à Lyon la reconnaissance d’un manque d’information du fabricant allemand Merck concernant le lancement de la nouvelle formule, avec une indemnisation de 1000 euros au titre du préjudice moral.

lévothyrox
https://www.huffingtonpost.fr/entry/levothyrox-lancienne-formule-finalement-disponible-jusqua-fin-2021_fr_5f319b22c5b64cc99fdc9ccc

Appendix 3 (Lucas after 1848) to The Voyage of Captain Lucas

Fri 7 Aug 2020 - 21:55

Appendix 3 to The Voyage of Captain Lucas
Augustin Lucas after 1848
Lucas family in America
update of information by R. D. Wood (2014)

New information on Augustin Lucas.
Returning to France from Tahiti in 1848 after only one year back he and his wife and two children (Mathilda and Dolores) emigrated to the United States in 1849. After spending what proved to be two unsuccessful years in the timber trade in Preston County, West Virginia, he moved a little further west to Cincinnati, Ohio. He died there most probably in 1859 (although it needs noting that another account by his granddaughter Evangeline Soyer indicated the year was 1854).
In Cincinnati his daughter Dolorès married a French-born Alfred Soyer in 1858 and it is said the name of "A Lucas" appears as a witness in the church register, but he is absent from the Cincinnati Directory of 1860 although his wife is listed. (this information depends upon Mahon Lucas Henderson, A Breton Family in America: The Lucas Story, McClain Printing Co. (Parsons, West Virginia, USA) 1986, chapter 10 (Augustin Lucas and his family), pp. 66-70.). The considerable difficulty in establishing the exact date of death of Augustin Lucas is that the city records of Cincinnati of the period were destroyed by fire.

Dolores and Alfred Soyer (a Confectioner) while living in Cincinnati quickly had two children, a son (who died as a baby) and their first daughter Adrienne in 1859. They moved from Cincinnati, soon after the civil war began in April 1861, to Toronto, Canada, where two more daughters (Evangeline in 1863 and Marie in 1868) were born.
It was Evangeline who when she reached the age of 78 in 1941 wrote a valuable short memoir on her family - the full text is currently on a public access page at the genealogical website of Katryne Chauvigné-Bourlaud at http://matribu.chauvigne.info/pages/041-evangeline-soyer-courte-autobiographie-fr.php

From Katryne's genealogical research on Lucas families (she herself is in direct line from Victor Lucas, older brother of the Captains Augustin and Francois) it can also be established, from evidence of his original birth and marriage certificates, that Captain Lucas' first name was indeed Angustin, not Auguste as is sometimes found in printed sources.

Augustin-Lucas Généalogie Katryne
http://www.midley.co.uk/articles/lucas_america.htm

Dune, le film de Denis Villeneuve se dévoile un peu plus

Tue 4 Aug 2020 - 08:04

Cela fait des années que l’on attend enfin que la saga Dune revienne sur grand écran. On ne peut pas vraiment dire que l’on ait été gâtés jusque-là. L’ambitieux film de Denis Villeneuve nous permet donc de nourrir de nombreux espoirs. Alors qu’il est annoncé en décembre 2020, il fait aussi partie des quelques miraculés, dont le tournage n’a pas été trop chamboulé en raison de la pandémie de coronavirus. Mais, avant de retrouver les sables d’Arrakis et la famille Atréides, les prochains mois s’annoncent encore très long. Le réalisateur canadien a livré quelques informations en plus sur le sujet.
Dune, un projet colossal

Premier aspect, le film Dune est bien impacté par la pandémie de coronavirus, même si c’est marginalement. Il doit gérer la post-production en confinement. Par ailleurs, il voulait avoir plus de temps pour faire d’autres shootings. Résultat, l’agenda va être très serré.

L’impact de la pandémie a complètement écrasé mon agenda. Ce sera un sprint pour finir le film à temps, car nous avons eu l’autorisation de repartir tourner ces éléments dans quelques semaines. Et cela veut également dire que je devrais terminer certains éléments du film, effets spéciaux et montage, à distance puisque je suis à Montréal et mon équipe à Los Angeles.

Mais surtout, on a la confirmation que pour lui, Dune est tout sauf un projet anecdotique. A l’âge de 12-13 ans, il imaginait déjà filmer des plans lorsqu’il voulait calmer ses crises d’anxiété.

Je dirais que [Dune] a augmenté un désir d’être au contact avec l’infinité du désert. Il y a quelque chose avec le désert… L’impact du vide, l’impact du silence amène une sorte de voyage intérieur, subconscient. Plus le personnage y passe du temps, plus on entre profondément en lui. Ça, c’est quelque chose qui est propre au livre et qui m’a fait comprendre l’impact du paysage sur l’âme humaine.

Denis Villeneuve semble aussi particulièrement heureux de sa collaboration avec Timothée Chalamet (« un acteur incroyable »), Josh Brolin ou encore Oscar Isaac (« un des meilleurs acteurs d’aujourd’hui »). Le réalisateur canadien semble en tout cas fier par avance de son projet. Il ne reste plus qu’à savoir si les fans en seront aussi contents. Rendez-vous le 23 décembre 2020.

Dune
https://www.presse-citron.net/dune-le-film-de-denis-villeneuve-se-devoile-un-peu-plus/

Cachez cette culture que je ne saurais voir

Sun 2 Aug 2020 - 06:23

Après deux épisodes (1, 2 ) sur les accents et trois sur les noms ( 1 ), 2, 3 ?), le 3e opus étant d'ailleurs déjà beaucoup plus orienté vers la culture, je pense qu'il faut voir le problème sous une forme globale et englober toute la culture.

Depuis plusieurs mois, une notion appelée « cancel culture » qui a fait son apparition aux États-Unis, arrive en France. Au départ il s'agit d'une « culture de l’annulation » une « culture de l'effacement » qui consiste a effacer de son environnement ce qui va à l’encontre de la pensée dominante dans un groupe militant, qui souvent milite pour une cause noble : féministes, antiracistes, pour les droits des personnes LGBT,...

Le magasine Stylist, cité par Martin Pimentel dans Causeur, nous en donne une version plus précise : "Dorénavant, dès que quelque chose ne nous plait plus, on peut l’annuler dans la minute : forfait de téléphone, course Uber, abonnement Netflix. Alors pourquoi ne pas annuler aussi les humains".

Comme le souligne la traduction de la philosophe et sociologue Natalie Wynn sur le site Madmoizelle, la « cancel culture » souffre de 8 caractéristiques :

La présomption de culpabilité (les victimes qui témoignent DOIVENT être crues, les accusés sont FORCÉMENT coupables)
L’abstraction (qui remplace les détails concrets et spécifiques d’une revendication par une déclaration plus générique afin de créer une culpabilité)
L'essentialisme (quand on passe de la critique des actions d’une personne à la critique de la personne elle-même)
Le pseudo-moralisme (les prétextes que nous trouvons pour justifier d’actes normalement répréhensibles)
L’absence de pardon (malgré ses excuses publiques, et même si les accusations se sont avérées être un tissu de mensonges, l’histoire ressortira à chacun des faits et gestes d'une personne "cancelled")
La contagiosité (si une personne soit dénoncée, ses amis, ses proches, ses collaborations sont passées au crible et pris à partie)
La vision manichéenne (les personnes sont soit bonnes, soit mauvaises, sans qu’aucune nuance ne puisse être apportée.)
La souffrance provoquée (les menaces et les cyber-harcèlements laissent des traces)

D'après le politologue Eric Branaa, cette notion de « cancel culture » est l’héritière des séances de délation publique tenues par les puritains à leur arrivée aux USA. Au sein des gouvernements locaux appelés "caucus", auxquels tous les citoyens participaient, il fallait tout dénoncer en public, par exemple les adultères. C'est dans ce cadre puritain qu'eut lieu le procès des sorcières de Salem en 1692 dans le Massachusetts, qui conduisit à l'exécution de 25 personnes, accusées de sorcellerie. La question philosophique "faut-il distinguer l'homme de l'artiste" est ainsi tranchée de façon manichéenne et leurs actions immorales (à l'aune d'aujourd'hui) sont reprochées à personnalités des siècles passés. Gauguin a été proposé a être "cancelled" par le New-York Times fin 2019 (à lire en français sur le site de Marianne). Le Figaro nous montre les 3 catégories de statues qui pourraient être déboulonnées si l'on suit les demandes de ces nouveaux censeurs

Ce mouvement dérive ainsi de plus en plus vers une autre traduction possible de « cancel culture » ou le mot cancel n'est plus traduit comme un nom mais comme un verbe, il s'agit alors de « détruire la culture » tel un autodafé moderne. Il s'agit alors de ne plus heurter la sensibilité de personne, et cela crée comme le montre France24 de nouveaux métiers de "sensitivity readers" qui vont vérifier qu'aucun élément les choquant n'apparait fonction de leur sexe, de leur couleur de peau ou de tout autre critère.

De même le monde du Scrabble s’interroge aussi sur l’interdiction des insultes racistes et sexistes en compétition et l'on apprend ainsi l'envie de l'association nord-américaine des joueurs de Scrabble de retirer 238 mots du dictionnaire officiel de la discipline ! D'ailleurs les termes antisémites ont déjà été retirés dans les années 1990. En France aussi les éditions récentes du dictionnaire du scrabble ignorent aussi certain mots. On se croirait dans la société de 1984 de George Orwell ou la novlangue réduit le langage pour réduire toute possibilité de conceptualiser plus large que le cadre voulu.

L'humoriste Christophe Bourdon sur la radio de la RTBF La 1ere a fort bien résumé le problème : à vouloir supprimer tout ce qui heurte la sensibilité de quelqu'un on se retrouve dans un monde vide sans culture, sans histoire, un monde de présent sans passé ni avenir. Et de nous citer le livre 1984 :

" Tous les documents on été détruits ou falsifiés, tous les livres réécrits, tous les tableaux repeints, toutes les statues, les rues, les édifices ont changé de nom, toutes les dates ont été modifiées. Que le parti puisse étendre le bras vers le passé et dire d'un évènement cela ne fut jamais, c'était bien plus terrifiant que la simple torture ou la mort. La dictature s'épanouit sur le terreau de l'ignorance"

Enfin, seule réaction, dans une lettre ouverte publiée sur le site de la revue américaine, Harper’s Magazine, plus de 150 auteurs et personnalités intellectuelles mettent en garde contre une forme de censure inédite exercée par des minorités – ou pour leur compte – qui se prétendent dépourvues de tout pouvoir politique, économique et médiatique. Comme nous le dit Jerémy Stubbs dans Causeur cette nouvelle censure qui s’exerce dans les universités, les maisons d’édition, les médias et même les entreprises, se caractérise par une « intolérance à l’égard des opinions divergentes », un « goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme » et une « tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. » Il s’agit d’exclure du discours public à la fois certains points de vue et les voix qui les portent. L’idéologie au nom de laquelle ces prohibitions sont imposées s'appelle le woke, ce politiquement correct dopé aux stéroïdes ...

censure culture dictature monoculture
http://www.francegenweb.org/blog/index.php?post/2020/08/01/Cachez-cette-culture-que-je-ne-saurais-voir

Les statistiques ethniques existent-elles en France ?

Fri 31 Jul 2020 - 22:36

ÉCLAIRAGE - L'Insee explique, ce vendredi 31 juillet, produire certaines statistiques ethniques avec un important encadrement. Leur fonction : "connaître la diversité de la population, mesurer les inégalités, parfois les discriminations."

C'est un débat souvent rouvert, avec des avis qui divergent au sein même de l'exécutif : devrait-on autoriser les statistiques ethniques ? Pourtant, celles-ci existent déjà en France, mais de façon "strictement encadrée", a souligné l'Insee ce vendredi 31 juillet.

Contrairement aux idées reçues, "la statistique publique produit des statistiques ethniques", souligne l'institut dans un billet de blog, évoquant "une pratique ancienne, encadrée et évolutive". "Des données et des études d'une grande richesse sont ainsi disponibles sur les immigrés et leurs descendants, couvrant des domaines variés de la vie sociale", rappelle-t-il.

Plutôt que la couleur de peau, ces statistiques sont basées principalement "sur la nationalité à la naissance et sur le pays de naissance des personnes" et de leurs proches. Leur fonction : "connaître la diversité de la population, mesurer les inégalités, parfois les discriminations."
Prise en compte du "ressenti d'appartenance"

Parmi les statistiques ethniques, l'Insee prend en exemple le recensement de la population, qui "recueille la nationalité des personnes", mais aussi les "enquêtes emploi", publiées chaque trimestre et pour lesquelles plus de 100.000 personnes sont systématiquement interrogées. Ces enquêtes "comprennent des questions sur le pays de naissance et la nationalité" de la personne interrogée et "des personnes qui vivent sous le même toit et des parents des enquêtés."

Mais les études ne prennent plus seulement en compte des critères objectifs, comme la nationalité de la personne ou de ses proches. Les statisticiens ont aussi la possibilité depuis quelques années d'interroger leurs interlocuteurs sur leur "ressenti d'appartenance", dans le cadre des enquêtes "Trajectoires et origines" qui étudient la diversité ethnique en France.

La collecte et le traitement de données dites "sensibles", comme "l'appartenance ethno-raciale réelle ou supposée", sont en théorie interdites en France, à la différence des pays anglo-saxons, où les politiques ciblées et les quotas sont autorisés. Mais la loi permet des exceptions "à des fins de recherche scientifique ou historique".

ethnique race statistiques
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/les-statistiques-ethniques-existent-elles-en-france-7800700639

Déclaration de l'Académie française sur l'écriture dite "inclusive" | Académie française

Thu 30 Jul 2020 - 22:52

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE dite « INCLUSIVE »
adoptée à l’unanimité de ses membres
dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

Histoire langue écrire écriture-inclusive
http://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive

Libraries have been bringing older books to digital learners: Four publishers sue to stop it - Internet Archive Blogs

Thu 23 Jul 2020 - 13:19

wanted to share my thoughts in response to the lawsuit against the Internet Archive filed on June 1 by the publishers Hachette, Harpercollins, Wiley, and Penguin Random House.

I founded the Internet Archive, a non-profit library, 24 years ago as we brought the world digital. As a library we collect and preserve books, music, video and webpages to make a great Internet library.

We have had the honor to partner with over 1,000 different libraries, such as the Library of Congress and the Boston Public Library, to accomplish this by scanning books and collecting webpages and more. In short, the Internet Archive does what libraries have always done: we buy, collect, preserve, and share our common culture.

But remember March of this year—we went home on a Friday and were told our schools were not reopening on Monday. We got cries for help from teachers and librarians who needed to teach without physical access to the books they had purchased.

Over 130 libraries endorsed lending books from our collections, and we used Controlled Digital Lending technology to do it in a controlled, respectful way. We lent books that we own—at the Internet Archive and also the other endorsing libraries. These books were purchased and we knew they were not circulating physically. They were all locked up. In total, 650 million books were locked up just in public libraries alone. Because of that, we felt we could, and should, and needed to make the digitized versions of those books available to students in a controlled way to help during a global emergency. As the emergency receded, we knew libraries could return to loaning physical books and the books would be withdrawn from digital circulation. It was a lending system that we could scale up immediately and then shut back down again by June 30th.

And then, on June 1st, we were sued by four publishers and they demanded we stop lending digitized books in general and then they also demanded we permanently destroy millions of digital books. Even though the temporary National Emergency Library was closed before June 30th, the planned end date, and we are back to traditional controlled digital lending, the publishers have not backed down.

Schools and libraries are now preparing for a “Digital Fall Semester” for students all over the world, and the publishers are still suing.

Please remember that what libraries do is Buy, Preserve, and Lend books.

Controlled Digital Lending is a respectful and balanced way to bring our print collections to digital learners. A physical book, once digital, is available to only one reader at a time. Going on for nine years and now practiced by hundreds of libraries, Controlled Digital Lending is a longstanding, widespread library practice.

What is at stake with this suit may sound insignificant—that it is just Controlled Digital Lending—but please remember– this is fundamental to what libraries do: buy, preserve, and lend.

With this suit, the publishers are saying that in the digital world, we cannot buy books anymore, we can only license and on their terms; we can only preserve in ways for which they have granted explicit permission, and for only as long as they grant permission; and we cannot lend what we have paid for because we do not own it. This is not a rule of law, this is the rule by license. This does not make sense.

We say that libraries have the right to buy books, preserve them, and lend them even in the digital world. This is particularly important with the books that we own physically, because learners now need them digitally.

This lawsuit is already having a chilling impact on the Digital Fall Semester we’re about to embark on. The stakes are high for so many students who will be forced to learn at home via the Internet or not learn at all.

Librarians, publishers, authors—all of us—should be working together during this pandemic to help teachers, parents and especially the students.

I call on the executives at Hachette, HarperCollins, Wiley, and Penguin Random House to come together with us to help solve the pressing challenges to access to knowledge during this pandemic.

Please drop this needless lawsuit.

–Brewster Kahle, July 22, 2020

bibliothèque Internet-Archive livres livres-numériques numériques prêt
https://blog.archive.org/2020/07/22/libraries-have-been-bringing-older-books-to-digital-learners-four-publishers-sue-to-stop-it/

Il est temps d'arrêter de nous bassiner avec l'anonymat en ligne

Thu 16 Jul 2020 - 20:30

Le Premier ministre s'en est pris à l'anonymat sur Internet, qui permet selon lui au pire de se déverser. Mais Jean Castex se trompe : il n'y a pas d'anonymat en ligne. La loi offre tous les outils adéquats pour remonter jusqu'à l'identité des internautes, si nécessaire. Encore faut-il donner les moyens à la justice de le faire rapidement.

Faut-il en finir avec l’anonymat en ligne ? La question n’est pas nouvelle : voilà bien vingt ans qu’elle revient de temps à autre dans le débat public, à gauche comme à droite, comme si elle n’avait jamais été vraiment tranchée. Elle vient de connaître un rebond le 15 juillet, avec l’interview de Jean Castex par Le Parisien. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau Premier ministre ne mâche pas ses mots.

Car le nouveau chef du gouvernement est allé puiser dans ce qu’il y a de pire dans l’histoire contemporaine française pour se livrer un réquisitoire sévère contre les réseaux sociaux et leur mode de fonctionnement actuel. « Les réseaux sociaux c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! », dénonce Jean Castex. « On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. »

Si l’intéressé se dit « pour la liberté d’expression », il considère que l’anonymat « a quelque chose de choquant. […] si on se cache, les conditions du débat sont faussées ». D’ailleurs, la nouvelle tête de l’exécutif met en garde : la loi en la matière pourrait bouger d’ici la fin du quinquennat. , juge-t-il. « C’est un sujet dont il va falloir que l’on s’empare », a-t-il fait savoir, car à ses yeux, « il faudrait réglementer un peu tout ça ».

Il reste toutefois à savoir si le geste sera joint à la parole, ce qui s’avère moins certain qu’il n’y paraît. Jean Castex l’admet d’ailleurs : le gouvernement a déjà fort à faire sur le front de l’emploi, de la crise sanitaire et de la reprise économique pour ne pas se disperser. « Si on commence à dire aux gens que l’on va tout faire, ils ne nous croiront pas. Il faut choisir ses priorités ». Et l’anonymat n’en est pas forcément une.

L’anonymat sur Internet n’existe pas

Surtout qu’en réalité, l’anonymat sur Internet n’existe pas. Ce qui se manifeste en ligne, c’est du pseudonymat — le recours aux pseudonymes, pour le dire autrement. Et depuis 2004, la France sait très bien gérer l’identification des internautes qui franchissent les limites de la loi, grâce à un texte qui a fait depuis longtemps ses preuves la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), et plus particulièrement son fameux article 6.

Car l’anonymat supposerait que l’on n’ait aucune information sur l’internaute pour pouvoir remonter jusqu’à lui. Or, c’est faux : le fournisseur d’accès à Internet sait très bien qui sont ses clients (il a leur identité réelle, leur adresse postale, leurs coordonnées bancaires, leur numéro de téléphone, etc.). Et du côté des réseaux sociaux, justement, on a aussi accès à diverses données de connexion, dont l’adresse IP.
Même avec leur vraie identité, les internautes ne se comportent pas forcément de la meilleure des façons. // Source : Facebook

L’adresse IP agit un peu comme une plaque d’immatriculation sur le net. Avec elle, il est possible de remonter jusqu’à l’abonné d’un opérateur télécom pour savoir depuis quel accès à Internet tel ou tel contenu illicite a été publié. Et bien entendu, les sites comme Facebook, Twitter, YouTube ou Twitch, ont l’obligation légale de conserver un temps ces éléments pour les transmettre à la justice, en cas de demande.

Bien sûr, il peut y avoir ponctuellement des difficultés : l’utilisation d’un VPN ne facilite pas la tâche d’identification d’un internaute. Et ce n’est pas parce que l’on a une adresse IP que l’on sait avec exactitude qui a publié tel ou tel message incriminé (l’adresse IP est partagée par exemple par toutes les personnes se connectant à la même box Internet). Mais c’est là que l’enquête judiciaire prend le relais.

Évidemment, cela peut prendre du temps. Cela requiert des moyens. Mais cette levée du pseudonymat n’est jamais hors de portée. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les faits divers qui peuplent les colonnes des médias. Il est fréquent d’apprendre que tel ou tel internaute hors des clous de la loi s’est fait pincer par les enquêteurs. Ceux qui ont harcelé et menacé la journaliste Nadia Daam pourraient l’attester.

Le pseudonymat, utile pour la vie privée et la liberté d’expression

Est-ce donc au pseudonymat qu’il faut mettre un terme ? Certainement pas : d’abord, car l’utilisation de l’identité réelle n’est pas systématiquement gage de civilité. Il n’est pas rare de voir des internautes apparaissant de toute évidence sous leur vrai nom déverser des injures dès que quelqu’un a le malheur de leur déplaire : il suffit de lire les réactions sous certains sites de presse ou sur les réseaux sociaux.

Ensuite, le pseudonymat est indispensable pour préserver sa vie privée tout en ayant un moyen d’exercer sa liberté d’expression. Aurait-on la même facilité à parler d’une maladie, de son employeur, de sa vie sexuelle, de son mal être à « visage » découvert ? Certains, peut-être. D’autres, en aucune façon. Et les cas de figure peuvent être multipliés : religion, politique, syndicalisme, fantasmes.

Loi haine internet

Le gouvernement et la majorité présidentielle ont tenté de faire passer une loi contre la haine en ligne. Si l’intention est louable, le texte a été jugé justement excessif et bancal juridiquement. Source : Commission des lois.

Il faut aussi imaginer l’enfer que cela pourrait être en matière de droit à l’oubli : en principe, celui-ci doit concilier l’intérêt du public et le respect de la vie privée. Or, on peut supposer que dans de nombreux cas de figure, les demandes de droit à l’oubli impliqueront des personnes n’ayant aucune surface médiatique et, donc, seront éligibles à bénéficier au droit à l’oubli. Or, vu le volume de demandes et de pages concernées, des pans entiers du web seraient désindexés.

Le pseudonymat sert aussi à se protéger contre des représailles (comme de son patron si l’on a envie de vider son sac) ou d’autres internautes, en utilisant une fausse identité ou, plus exactement, une identité numérique. Les personnes LGBT y ont recours, par exemple. Et vous aussi, certainement : vous jonglez probablement entre différentes identités, selon les communautés que vous fréquentez sur la toile.

Faire disparaître le pseudonymat aura une conséquence immédiate et d’ampleur sur la liberté d’expression : elle reculera. Plus personne ne voudra prendre la parole sur tout un tas de sujets. De façon imperceptible, une certaine auto-censure s’installera, surtout chez les personnes qui ne se rallient pas à l’opinion majoritaire sur tel ou tel sujet. Si Jean Castex est pour la liberté d’expression, il lui faut être pour le pseudonymat.

Une justice qui a trop peu de moyens

Le gouvernement veut rendre plus efficace la levée du pseudonymat pour que cessent les injures et les « vices » ? Qu’il flèche davantage de moyens à la justice ! Car aujourd’hui, la justice est l’un des ministères les moins bien pourvus. Et c’est le gouvernement qui le dit lui-même : sur 1 000 euros de dépenses publiques, la justice n’a droit qu’à 4 euros. 0,4 %, en clair. Et il s’agit pourtant d’une mission régalienne.

À quoi servent mes impôts

À quoi servent vos impôts ? Pas tant à financer la justice que ça.

Si Jean Castex veut faire émerger plus de civilité en ligne, sans saper les bénéfices réels que peut fournir le pseudonymat, c’est en donnant aux autorités judiciaires les outils pour agir vite et bien. Et les internautes seraient certainement moins enclins à se dépasser les bornes si les décisions de justice étaient prononcées en quelques heures ou quelques jours, en fonction du caractère d’urgence.

Le problème, c’est le sentiment d’impunité sur la toile parce que les décisions de justice arrivent trop tard par rapport à la commission des faits. Ce n’est pas le pseudonymat en tant quel le souci, mais bien l’enveloppe financière allouée à la justice. Appliquer la loi en lui accordant que 0,4 % sur 1000 euros de dépense publique, c’est laisser croire que l’on peut être intouchable sur le net.

Tout comme le personnel soignant n’a ni besoin d’applaudissements, de médailles, ni de parades aériennes, les autorités judiciaires n’ont pas besoin d’un empilement législatif toujours plus sévère pour réguler la haine en ligne. Ce dont elles ont besoin, c’est de moyens humains et judiciaires conséquents, sans avoir besoin ni de transférer leurs missions à des tiers privés, ni de nuire aux libertés des autres.

anonymat justice liberté pseudonymat
https://www.numerama.com/politique/637160-il-est-temps-darreter-de-nous-bassiner-avec-lanonymat-en-ligne.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=637160

La justice européenne sabre le transfert de vos données vers les USA à cause de la surveillance de masse

Thu 16 Jul 2020 - 14:55

La Cour de justice de l'Union européenne invalide un accord de 2016 pris entre Bruxelles et Washington sur le transfert des données personnelles entre les deux rives de l'Atlantique. En cause, le manque d'encadrement des programmes de surveillance américains.

C’est un coup de tonnerre juridique dans le ciel transatlantique. Jeudi 16 juillet, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a annoncé avoir invalidé la décision 2016/1250 relative à l’adéquation de la protection assurée par le bouclier de protection des données UE-États-Unis. C’est une décision cruciale, car elle concerne le transfert de données personnelles des Européens, donc les vôtres, vers les États-Unis.

Mais de quoi parle-t-on ?

Rappel des faits.

Jusqu’en 2015, l’envoi de données personnelles de l’Europe vers les USA était encadré par un dispositif baptisé « Safe Harbor ». Mais par l’action en justice d’un Autrichien, ce mécanisme a été annulé en octobre de cette année-là, déjà par la CJUE. Les révélations d’Edward Snowden en 2013 sur la surveillance de masse mise en place les services de renseignement américains avaient à l’époque joué un rôle important, car elles montraient un niveau de protection insuffisant pour les Européens.
cjue cour justice
Cour de justice de l’Union européenne. // Source : Transparency International EU Office

Pour éviter de laisser un vide entre les deux rives de l’Atlantique, un nouveau cadre a été mis sur pied dès l’année suivante, en 2016 : le bouclier de protection des données UE-États-Unis, ou « Privacy Shield ». Celui-ci est décrit comme plus protecteur que le « Safe Harbor ». C’est la position de Bruxelles, qui l’a validé à chaque réexamen annuel. Mais ni les CNIL du Vieux Continent, ni le Parlement européen, ni le Conseil national du numérique, ni les associations de la société civile ne partageaient ce point de vue.

À cette liste, on peut donc ajouter maintenant la Cour de justice de l’Union européenne, qui va obliger Bruxelles et Washington à renégocier un accord. Et comme le fait remarquer le professeur de droit Théodore Christakis, spécialiste de droit international public, c’est une fois encore les programmes de surveillance américains qui posent problème, car ils « ne sont pas limités à ce qui est strictement nécessaire et ne sont donc pas conformes aux standards européens ».

Dans son communiqué, la Cour fait observer qu’il n’y avait aucune garantie juridique pour des personnes non américaines potentiellement visées par ces programmes. Ainsi, il est relevé que la réglementation américaine « ne confère pas aux personnes concernées des droits opposables aux autorités américaines devant les tribunaux », tandis que « l’accès et l’utilisation, par les autorités publiques américaines » des données à caractère personnel ne sont pas assez encadrés.

Pour la justice européenne, les programmes de surveillance américains ne sont pas assez bien encadrés

Pour l’Autrichien à l’origine des invalidations du « Safe Harbor » et du « Privacy Shield », cet arrêt est une bonne nouvelle.

« Je suis très heureux de ce jugement. Il semble que la Cour nous ait suivis dans tous les aspects. […] Il est clair que les États-Unis devront modifier sérieusement leurs lois de surveillance, si les entreprises américaines veulent continuer à jouer un rôle majeur sur le marché européen », écrit-il. « La Cour a clarifié pour la deuxième fois maintenant qu’il y a un conflit entre la législation européenne sur la vie privée et la législation américaine sur la surveillance. »

En somme, c’est le droit américain qui pose problème : si celui-ci n’est pas modifié de façon substantielle, il est à prévoit d’autres annulations du même ordre devant les tribunaux si Washington ne s’attaque pas à une réforme plus ambitieuse. « Comme l’UE ne modifiera pas ses droits fondamentaux pour satisfaire la NSA, la seule façon de surmonter ce conflit est que les États-Unis introduisent des droits solides en matière de protection de la vie privée pour tous, y compris les étrangers ».
Et maintenant ?

Reste une question : l’invalidation prononcée ce jour signifie-t-elle qu’il n’y a plus du tout de transfert entre les deux rives de l’Atlantique ? C’est aller un peu vite en besogne.

Si la Cour a bien annulé le « Privacy Shield », elle a par contre validé les clauses contractuelles types de la Commission européenne. Il s’agit d’un autre dispositif qui sert lui aussi à encadrer l’envoi des données personnelles aux USA. Elles servent lorsque des transferts se font en dehors de l’Union, en vue de « faciliter la tâche » des entreprises et des sous-traitants des autres pays. Autrement dit, si l’accord général n’est pas bon, des accords individuels peuvent l’être.

Deux subtilités sont toutefois à relever. Si le principe des clauses contractuelles types est approuvé, c’est à la condition que les entreprises et les sous-traitants qui y font appel se montrent en phase avec la législation européenne. C’est ce que relève l’avocat Étienne Wery sur son site : l’exportation de données n’est possible que si le niveau de protection est suffisant et respecté. Dans le cas contraire, ce transfert doit être suspendu ou interdit. Reste à pouvoir s’en assurer.

Ensuite, les clauses contractuelles types ne peuvent pas être utilisées par des entreprises qui, justement, sont sous surveillance américaine. C’est ce qu’analyse l’association Noyb, fondée par Maximilian Schrems, l’Autrichien à l’origine de toute cette affaire. « L’arrêt indique clairement que les entreprises ne peuvent pas se contenter de signer les clauses , mais qu’elles doivent également vérifier si elles peuvent les respecter dans la pratique », commence-t-il.

Un vrai casse-tête pour les géants du net.

données-personnelles RGPD USA
https://www.numerama.com/tech/637073-la-justice-europeenne-sabre-le-transfert-de-vos-donnees-vers-les-usa-a-cause-de-la-surveillance-de-masse.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=637073

Optimiser la balise alt des images pour le SEO

Mon 13 Jul 2020 - 07:18

Qu’est-ce qu’une image ?

Une image est une représentation visuelle de quelque chose, ça pourrait être une photographie, un graphique, un dessin…

Il existe plusieurs formats d’images utilisés sur les sites Web : JPEG (extension .jpg), GIF (extension .gif), PNG (extension .png)

Dans l’optimisation de votre site, ne négligez pas la balise alt et le poids des images qui peuvent contribuer au référencement de vos pages. Pour le moment, les moteurs de recherche n’arrivent pas encore à interpréter le contenu visuel d’une image, ce qui ne saurait tarder. En attendant il existe des techniques comme par exemple les balises alt pour indiquer aux moteurs de recherche ce que contient une image.

Dans ce dossier nous verrons présenterons ces techniques plus en détail.

Pourquoi optimiser les images ?

Parce que lorsque vous utilisez des images dans vos pages, l’espace occupé par ces dernières, c’est de l’espace en moins pour le contenu texte qui lui est lu et interprété par les moteurs de recherche.

Pour continuer à utiliser des images et donc améliorer l’aspect graphique de votre site tout en optimisant le référencement de votre site voici quelques conseils...
Comment optimiser les images ?

Veillez à ne pas utiliser des images trop lourdes.

Si une image met trop de temps à charger, Google ou les autres moteurs de recherche ne scanneront pas votre page et le visiteur quittera votre site sans attendre la fin du chargement. Dès qu'elle dépasse 200 Ko, une image peut être considérée comme lourde. Yakaferci vous aidera à détecter ces images problématiques.

Nommer votre image en utilisant vos principaux mots clés.

Par exemple, si votre image représente un schéma sur comment référencer un site, nommez la ainsi : « schema-referencement-site.jpg ». Vous indiquez ainsi aux moteurs de recherche qui viennent pour le crawl de votre site que l’image que vous utilisez pour illustrer la page représente un schéma sur comment référencer un site. Il interprètera avec plus de précision le contenu de la page. Si vous souhaitez utiliser une expression pour nommer une image, préférez alors comme séparateur de mots, les tirets ( - ) à l'underscore ( _ ) : les moteurs de recherche ne considèrent pas l'underscore comme un séparateur. De plus, nommer l'image sans majuscule et sans caractères accentués. En résumé pour référencer votre image : Préférez ce nom : referencer-image.gif plutôt que celui-ci : Référencer_image.gif

Définir la balise ALT de l’image

La balise « ALT », en complément du nom de l’image, permet d’associer un mot clés ou une expression à une image. Le mot clé placé dans la balise ALT remplacera l’image si le navigateur a des difficultés à afficher l’image en question. Les mots contenus dans les balises « ALT » contribuent également à améliorer le référencement de votre site puisqu'elle permet d’employer des mots clés supplémentaires qui seront lus par les moteurs.

La balise alt ou l'attribut alt (alternate text) ne s'applique qu'à la seule balise <img>, permettant ainsi un affichage alternatif ( en remplacement de l'image ) pour les navigateurs qui ne supporteraient pas les graphiques.

Le message texte défini avec la balise alt apparaîtra également pendant le téléchargement de la page et avant l'affichage de l'image. N'oublions pas aussi que certains utilisateurs à connexion Internet bas débit ont choisi de désactiver l'affichage des images !

L'attribut title est un attribut générique qui s'applique à pratiquement toutes les balises HTML et dont le rôle est d'apporter des informations supplémentaires ou un commentaire sur un élément spécifique d'une page Web (élément qui peut être un mot, une phrase, un paragraphe, un élément multimédia, un objet, etc...)

Précéder les images par des Balises H1, H2 ou H3

Toujours dans le but d’indiquer aux moteurs ce que vos images représentent, faites précéder l'image d'un titre situé dans une balise de niveau 3 ou supérieur (h3 ou h2 ou h1) Le titre doit bien sur être en rapport avec l’image et surtout contenir les principaux mots clés avec lesquels vous souhaitez vous faire référencer.

Les erreurs les plus courantes dans l’utilisation des images

Un en-tête en image (header)

Très souvent des sites sont conçus avec un en-tête en image. Il est courant de voir le logo de la société occuper la quasi largeur d’une page.

A éviter ! La partie supérieure d'une page (le header) est une des zones les plus importantes de votre site où vous devriez insérer vos mots-clés principaux pour optimiser votre SEO.

Si vous utilisez une image occupant tout l’espace, vous aurez gâché cet emplacement puisque les moteurs de recherche ne savent pas encore lire les contenus graphiques. Evitez également les images avec du texte. C’est certainement plus attrayant d’un point de vue visuelle mais pas d’un point de vue référencement (SEO) puisque ce texte ne sera pas indexé par les moteurs.

Vous pouvez bien sur utiliser votre logo en employant une approche « hybride » : Placez votre logo sur toutes vos pages mais veillez à ce qu’il n’occupe pas toute la largeur. La place restant dans l’en-tête devrait être optimisé avec du texte.

Des éléments graphiques dans le menu de navigation

La problématique est la même que dans le cas précédent avec les textes dans sur les images. Tous les liens internes de votre site devraient contenir des mots-clés, qui donneront un avantage supplémentaire dans le référencement de votre site. Si pour des raisons d’esthétisme vous avez employé des éléments graphiques pour votre menu, les moteurs de recherche ne pourront pas indexer le texte des liens. Evitez si possible l’utilisation d’un menu graphique, dans le cas contraire spécifiez au moins les balises ALT pour toutes les images.

Note : le site yakaferci.com qui publiait cet article n'est plus en ligne. Le lien sous le titre de cette page mène à la "photo" de la page originale hébergée sur Wayback Machine.

balises images SEO
http://web.archive.org/web/20160630001522/http://www.yakaferci.com/analyse-image-page

État-plateforme : quand fonctionnaires et usagers deviennent entrepreneurs des services publics

Sun 12 Jul 2020 - 23:59

Dans les sociétés contemporaines, les organisations publiques font face à des problèmes de plus en plus complexes : vieillissement de la population, réchauffement climatique, crise sanitaire, migration de population, crise financière, économique et sociale, etc.

Ces challenges sociétaux sont qualifiés dans la littérature de « wicked problems ». Ils ont pour caractéristiques principales le fait d’être des problèmes particulièrement complexes, non prédictibles et inextricables. Ils surprennent les managers publics et posent des défis de taille pour leur résolution ; ils semblent souvent incompréhensibles et résistants à toute forme de traitement.

Ainsi les wicked problems requièrent non seulement un processus d’innovation publique, mais plus spécifiquement un changement de modèle vers une innovation publique ouverte, notamment aux citoyens-usagers.

Le modèle de l’innovation ouverte ou « open innovation » repose sur l’idée selon laquelle ni une personne seule ni une organisation ne détiennent forcément les meilleures idées et les meilleures compétences pour identifier et résoudre un problème.

L’innovation est alors vue comme le fruit d’une communauté d’individus et d’organisations dotés d’expertises diverses qui coconstruisent ensemble le socle de connaissances nécessaires pour rendre le problème intelligible produisant ainsi une solution adaptée.

De la standardisation à la co-construction

Face à l’impérieuse nécessité d’innover, les managers publics se retrouvent devant un défi encore plus grand, qui échappe à la rationalité bureaucratique : comment faire autrement ?

Si les organisations publiques sont particulièrement efficaces pour standardiser un service public, le déployer à grande échelle, créer des procédures et des routines, il en est autrement face à des activités non routinières et non standardisées telles que les activités d’innovation.

C’est pourquoi le modèle de l’innovation ouverte et de « l’État-plateforme » se diffuse depuis plusieurs années dans les organisations publiques profitant notamment des progrès en matière de technologies numériques.

En effet, l’usage des plates-formes numériques permet aux organisations publiques de se saisir du potentiel de créativité et de collaboration qu’elles offrent en connectant le monde. Le gouvernement 2.0, ou gouvernement « plateforme », émerge depuis quelques années et permet aux acteurs publics de produire un meilleur travail ; les bureaucrates sortent de leurs silos administratifs, et puisent dans les idées et les énergies d’une foule prête à s’engager pour l’intérêt général.

Dès 2014, la France a intégré le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) qui a pour ambition d’agir « pour la transparence de l’action publique, pour sa co-construction avec la société civile et pour l’innovation démocratique ».

En 2015, la direction interministérielle du numérique (Dinum) lance la mission « Incubateur de services numériques », portée par le réseau beta.gouv.fr. L’objectif vise à développer des « startups d’État » à travers une nouvelle politique d’innovation qui a pour objectif de créer des produits numériques centrés sur les usagers.

Plus récemment, le département « Etalab » de la Dinum a vu le jour en octobre 2019. Il a pour objectif principal de coordonner « la conception et la mise en œuvre de la stratégie de l’État dans le domaine de la donnée ».

C’est ainsi que Etalab gère la plate-forme data.gouv.fr qui met à disposition de la société civile l’ensemble des informations publiques. Etalab est également au service de l’exploitation de ces données et vise à promouvoir les data sciences et l’intelligence artificielle (programme Lab IA).

Mais de manière plus générale, les missions de beta.gouv d’Etalab visent à être le bras armé du modèle d’open innovation. En effet, Beta.gouv, Etalab et la Dinum ont pour mission de promouvoir « l’innovation, l’expérimentation, les méthodes de travail ouvertes, agiles et itératives, ainsi que les synergies avec la société civile pour décloisonner l’administration et favoriser l’adoption des meilleures pratiques professionnelles dans le domaine du numérique ».

Une focalisation sur les besoins des usagers

La mise en place d’une démarche d’innovation ouverte implique un changement de modèle profond pour les organisations publiques à plus d’un titre.

D’abord, en ce qui concerne leur fonctionnement et leur structuration, cela suppose un changement significatif de leur architecture. En effet, la stratégie de « plateformisation » de l’État permettrait de repenser la nature de ses missions ainsi que ses règles d’organisation. L’objectif est de faire preuve d’agilité et de dégraisser le processus d’innovation de toute lourdeur administrative.

Par ailleurs, la « plateformisation » vise une plus grande proximité avec l’utilisateur final. L’innovation repose sur l’identification d’un besoin ou d’un problème à résoudre du point de vue de l’usage. La solution est d’abord conçue de manière épurée afin d’élaborer un prototype offrant les fonctionnalités minimums suffisantes qui permet de tester et de valider les hypothèses de départ. Ce fonctionnement aide à réduire l’erreur de manière itérative et à ajuster la solution en continu.

Cette rupture avec l’architecture classique de l’organisation publique est d’ailleurs clairement affichée par l’incubateur Beta.gouv.fr : « Les besoins des usagers avant ceux de l’administration ».

Ainsi, les équipes sont pilotées par la finalité plus que par les moyens. Elles visent l’amélioration continue plus que la conformité à un plan. Nous sommes aux antipodes des méthodes administratives traditionnelles ce qui présuppose selon la recherche une large implication des utilisateurs, « aboutissant à une véritable « coproduction » du service, ainsi qu’un processus d’élaboration « interactive et incrémentale », passant par des phases récurrentes d’expérimentation et d’amélioration ».

Quand le fonctionnaire et l’usager entreprennent ensemble

La mise en place d’une innovation publique ouverte nécessite également un changement de logiciel de l’esprit, et donc un changement culturel. La posture du manager public s’avère radicalement différente. Face à l’absence de solution préexistante, celui-ci prend une posture d’entrepreneur : il prend des risques, fonctionne par essai-erreur, agit discrètement d’abord, et fait preuve d’un certain courage managérial.

En effet, face à un wicked problem, la réglementation en vigueur et les procédures existantes sont rarement favorables et obligent à surfer sur les zones grises. L’urgence qui est souvent de mise contraint à jouer des règles du jeu avant de pouvoir les modifier.

L’innovation est souvent le fruit de la déviance. Sans pour autant se positionner en criminel d’État, il s’agit de faire preuve de transgression face à une norme ou règle établie. Cela suppose donc un courage managérial pour dépasser la rationalité bureaucratique classique qui impose de suivre et d’appliquer scrupuleusement les règles et procédures établies.

De ce fait, là où la bureaucratie dépersonnalise l’agent dont la fonction est supérieure à sa personnalité, l’innovation publique inverse l’équilibre et place les qualités de l’agent, ses capacités à penser, créer, tester, bref – innover – au-dessus de sa fonction opérationnelle.

Le manager public passe d’une posture parfois jugée comme attentiste à un état de veille permanente, à l’affût d’opportunités qu’il saura saisir et mettre en œuvre.

Par ailleurs, face au modèle de l’innovation publique ouverte et de l’État-plateforme, la posture du citoyen-usager et son rôle sont également profondément transformés. Le citoyen devient un partenaire ; il est invité à prendre une participation active dès la conception des politiques publiques.

Ainsi, la relation aux politiques et les solutions innovantes qui en résultent prennent corps dans l’interaction avec l’usager. Il ne s’agit plus de le conforter dans une posture de consommateur et de client, à l’instar de la figure de l’usager-client, mais de favoriser son empowerment ( pour qu’il devienne usager-entrepreneur du service public.

Plus largement, c’est en collaborant avec l’ensemble des parties prenantes de la conception à l’évaluation des politiques publiques que l’État jouera pleinement son rôle de plate-forme. Cet enjeu est d’autant plus fort qu’il s’agit de relever des défis sans précédent posés par l’accélération des wicked problems contemporains.

administration data service-public État
https://theconversation.com/etat-plateforme-quand-fonctionnaires-et-usagers-deviennent-entrepreneurs-des-services-publics-142189

Vers la fin des forfaits Internet fixes illimités en France ? Le CNNum l'évoque au nom de l'environnement

Fri 10 Jul 2020 - 20:29

Le Conseil national du numérique a produit un document sur le numérique et l'environnement. Si elle contient de nombreuses mesures très différentes, l'une d'elles détonne : elle invite à envisager la fin des forfaits illimités dans l'Internet fixe en France.

Pour sauver le climat, faudra-t-il en finir avec les forfaits illimités dans l’Internet fixe ? C’est l’une des idées que retient le Conseil national du numérique dans ses travaux sur l’environnement et le numérique. Ce n’est évidemment pas la seule idée figurant dans la feuille de route — il y en a en tout cinquante, organisées autour de douze objectifs –, mais elle est l’une qui retient le plus l’attention, car elle va à contre-courant du marché français depuis une vingtaine d’années.
« Encourager les forfaits à consommation limitée »

L’idée, dont se fait l’écho Next Inpact, tient en une phrase : il s’agit de demander aux opérateurs télécoms « d’encourager les forfaits à consommation limitée, y compris sur le fixe, afin d’éviter une subvention indirecte des utilisateurs à fort trafic par l’ensemble des usagers, (sachant qu’une fois le seuil dépassé, il s’agit de passer à des débits moindres) ». En somme, il ne s’agirait pas de bloquer l’accès à Internet, mais de brider la capacité de téléchargement.

Cette proposition figure dans le septième objectif, consacré à la limitation de l’empreinte environnementale de la conception et du déploiement des réseaux et des infrastructures numériques. Elle côtoie d’autres pistes de réflexion, comme des limitations au niveau du préchargement de ressources dans les navigateurs web (qui survient en arrière-plan en anticipant la navigation de l’internaute, pour lui présenter les pages plus rapidement), et la réduction de la consommation énergétique des appareils.

Cette réflexion sur l’accès à Internet dans le fixe, si elle était suivie d’effet, serait un sacré bouleversement dans le marché des télécoms français. C’est en effet aux alentours des années 2000 que le marché s’est structuré autour de l’illimité, avec par exemple Free et son fameux accès illimité pour 29,99 € par mois mois, à 512 Kbps, en 2002.À l’époque, des opérateurs aujourd’hui disparus comme AOL, Tiscali et Easyconnect, ont fini par s’aligner, façonnant ainsi le secteur que l’on connaît aujourd’hui.
La fibre optique, qui donne accès à des débits très importants, se développe en France. Pourtant, le CNNum invite à envisager de restreindre les accès à l’Internet fixe. // Source : Alexandre Delbos

Cette problématique de l’illimité dans les forfaits ne se pose dans le mobile en revanche, car ces abonnements sont articulés autour d’enveloppes de données mobiles qui sont réinitialisées tous les mois. Si celle-ci est consommée en intégralité, la connexion est soit empêchée, bridée ou comptabilisée en hors forfait. Cela dit, ces enveloppes grossissent au fil des ans, pour se caler aux nouvelles générations (2G, 3G, 4G, 5G…) et, donc, à des débits accrus ouvrant de nouveaux usages.

En comparaison de la situation dans d’autres pays du monde, les internautes français sont bien lotis : les fournisseurs d’accès à Internet en Belgique, aux USA ou bien au Canada sont bien moins séduisants avec leurs formules restrictives. une situation qui s’explique entre autres par un faible dynamisme concurrentiel, là où le marché français a fait fondre les prix et exploser les fonctionnalités.
Une idée à articuler avec d’autres propositions

Reste toutefois une question : la fin de l’illimité, en tout cas avec un débit inchangé, ne va-t-elle pas à l’encontre du développement de certains nouveaux usages, comme l’ultra haute définition pour la vidéo, ou bien la généralisation accrue du télétravail, qui a montré ses vertus lors du confinement — et qui peut avoir des effets positifs sur la pollution, en limitant par exemple l’usage de la voiture ?

Pour le Conseil national du numérique, cette hypothèse n’a de sens que si elle est articulée avec d’autres approches, qui sont évoquées également dans la feuille de route. Cela passe par une incitation « à adopter la sobriété numérique » au niveau de la population et à « réguler l’économie de l’attention numérique », qui est jugée responsable de la hausse des usages numériques.

Mais surtout, l’instance consultative considère qu’il faut « interroger la pertinence de nos usages numériques afin d’en limiter la croissance ». Et de proposer quelques leviers : en finir avec la course à la haute définition, redescendre la taille des écrans des téléviseurs, limiter le nombre d’objets connectés, limiter la qualité maximale des vidéos en ligne, imposer un mode basse consommation d’énergie par défaut et questionner l’intérêt et l’urgence de la 5G.

FAI illimité Internet écologie
https://www.numerama.com/tech/636216-vers-la-fin-des-forfaits-internet-fixes-illimites-en-france-le-cnnum-levoque-au-nom-de-lenvironnement.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=636216

Le gouvernement Castex a été annoncé, voici les ministres | Le HuffPost

Mon 6 Jul 2020 - 20:51

REMANIEMENT - Après un week-end et un lundi de spéculations, le Premier ministre Jean Castex a dévoilé ce lundi 6 juillet la composition du nouveau gouvernement, une étape clé dans la tentative d’Emmanuel Macron de relance économique et de son quinquennat.

Comme le veut l’usage, c’est le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, qui a lu, à 19h, les noms des membres de cette nouvelle équipe depuis le perron de l’Élysée.

Découvrez ci-dessous la liste, paritaire, des nouveaux ministres:

Galerie photo
Le gouvernement de Jean Castex
Voyez les images

Jean-Yves Le Drian: Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Barbara Pompili: Ministre de la Transition écologique

Jean-Michel Blanquer: Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports

Bruno Le Maire: Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance

Florence Parly : Ministre des Armées

Gérald Darmanin: Ministre de l’Intérieur

Élisabeth Borne: Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

Sébastien Le Cornu: Ministre de l’Outre-mer

Jacqueline Gourault: Ministre de la Cohésion des territoires

Éric Dupond-Moretti: Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Roselyne Bachelot: Ministre de la culture

Olivier Véran: Ministre des Solidarités et de la Santé

Annick Girardin: Ministre de la Mer

Frédérique Vidal: Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Julien Denormandie: Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Amélie de Montchalin: Ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Ministres délégués: 

Marc Fesneau, chargé des relations avec le Parlement auprès du Premier ministre

Elisabeth Moreno, chargée de l’Egalité hommes-femmes, de la diversité, et de l’Egalité des chances auprès du Premier ministre

Franck Riester, chargé du Commerce extérieur et de l’attractivité ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Emmanuelle Wargon, chargée du Logement auprès de la ministre de la Transition écologique

Jean-Bapstiste Djebarri, chargé des Transports auprès de la ministre de la Transition écologique

Olivier Dussopt, chargé des Comptes Publics auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance

Agnès Pannier Runacher, chargée de l’Industrie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance

Alain Griset, chargé des petite et moyennes entreprises auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance

Roxana Maracineanu, chargée des Sports auprès du ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports

Geneviève Darrieusecq, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants auprès de la ministre des Armées

Marlène Schiappa, chargée de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur

Brigitte Klinkert, chargée de l’Insertion auprès la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

Nadia Hai, chargée de la Ville auprès de la ministre de la Cohésion des territoires

Brigitte Bourguignon, chargée de l’Autonomie auprès du ministre des Solidarités et de la Santé

Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre:

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement

gouvernement-6juillet2020
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-gouvernement-castex-a-ete-annonce-voici-les-ministres_fr_5f02d339c5b6ca970920b688

Il a un accent, et alors ?

Sun 5 Jul 2020 - 09:40

Ce vendredi 3 juillet 2020, le changement de Premier Ministre a fait grand bruit. Édouard Philippe a laissé sa place à Jean Castex, un homme politique originaire du Gers. Après sa prise de parole au 20h de TF1, l’accent du nouveau premier ministre a donné lieu à un flot de commentaires et de tweets. L’un d’eux a particulièrement retenu notre attention:

Le nouveau Premier Ministre Jean #Castex n’est pas là pour « chercher la lumière ». Son accent rocailleux genre 3e mi-temps de rugby affirme bien le style terroir #TF1 @ParisMatch https://t.co/71NspmVUsB
— Bruno Jeudy (@JeudyBruno) July 3, 2020

A lui seul, ce tweet permet de mettre le doigt sur une discrimination méconnue en France, discrimination qui se manifeste par la stigmatisation d’une personne en raison de son accent, et que l’on appelle depuis 2016 glottophobie (le nélogisme est de Philippe Blanchet).

Souvenez-vous, en 2018, une affaire de discrimination du même genre avait fait grand bruit dans les médias, quand Jean-Luc Mélenchon avait singé l’accent d’une journaliste originaire du Midi.

C’est quoi un accent régional ?

En France, la région de Paris joue depuis des siècles le rôle de centre, au sens géospatial du terme. C’est à Paris que siège le pouvoir, les plus grands médias mais aussi la plupart des rédacteurs de dictionnaires commerciaux (Larousse et Robert, pour ne citer que les principaux).

Sur le plan de la prononciation, on comprend donc pourquoi ce sont les usages de ces « professionnels de la parole » qui jouent le rôle de « norme », ou de « modèles », sur le plan national.

Corolairement, on considère toute façon de parler qui s’éloigne de ce modèle de norme comme la manifestation d’un « accent régional ». Plus la prononciation s’éloigne de la norme, plus l’accent régional est marqué. Par ailleurs, cette distance entre le standard et le régional n’est pas seulement linguistique, elle est aussi sociale. Inconsciemment, on considère que plus une personnne a un accent marqué plus elle occupe une position « basse » dans la société, la non-maîtrise de la norme étant associée à un manque d’instruction et la pratique de métiers ou d’activités « peu nobles ».

On retrouve tous ces poncifs dans le tweet du journaliste Bruno Jeudy. La notion d’accent « rocailleux » (adjectif qui ne veut pas dire grand chose, comme c’est le cas en général des qualificatifs liés aux accents régionaux : plat, pointu, chantant, etc.), le style « terroir » (qui souligne la distance entre le « centre » que représente l’Île-de-France et la « région » que représente la province) et l’association entre l’accent du sud-ouest et le rugby (l’accent de la région de Toulouse étant associé dans les représentations des Français, aux journalistes sportifs qui commentent le rugby).

Bien entendu, ces idées sont à combattre, car il ne devrait pas exister de hiérarchie entre les accents, et le fait d’avoir un accent ne devrait pas faire préjuger de la position sociale de qui que ce soit.

J’ai un accent, et alors ?

Les journalistes Jean-Michel Apathie et Michel Feltin-Palas viennent tout juste de sortir un essai pointant ces problématiques.

Au détour de témoignages, d’anecdotes et d’interviews, ils illustrent avec brio cette problématique de la glottophobie en France, tout en faisant des propositions pour des changements. Leur ouvrage se termine avec la présentation d’une enquête, la première en son genre.
Méthode

Le sondage a été réalisé par l’Ifop, auprès d’un échantillon de plus de 2000 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas, après stratification par régions et catégories d’agglomération.

J’ai utilisé une partie des données pour illustrer en cartes deux questions liées à des questions d’accent en France.

Le sentiment d’avoir un accent

La première portait sur le sentiment d’accent régional. À la question : « Quand vous parlez, estimez-vous avoir un accent régional? », 21% des sondés ont répondu par l’affirmative.

On voit que c’est dans la région Midi-Pyrénées (d’où est d’ailleurs originaire Jean Castex) que les participants ont déclaré être les plus conscients d’avoir un accent régional. Le Nord-Pas-de-Calais n’est pas loin derrière. La transformation par anamorphose (cartogramme) à droite permet de rendre compte du fait que c’est dans les régions du Centre et des Pays-de-la-Loire que les gens ont l’impression d’avoir le moins d’accent (ce qui va dans le sens du stéréotype populaire selon lequel c’est dans cette région que l’on parle le français le plus neutre).

L’expérience de glottophobie

La seconde portait sur l’expérience d’une discrimination liée à l’accent. À la question « Avez-vous déjà été l’objet de discriminations que ce soit pendant vos études ou pendant votre carrière professionnelle (par exemple lors d’un concours, d’un examen ou lors d’un entretien d’embauche) du fait de votre accent régional ? », la moyenne globale est de 27%.
On peut voir sur ces deux cartes un phénomène intéressant. C’est dans les régions où les participants ont déclaré avoir le moins d’accent que les participants se sentent les plus souvent discriminés en raison de leur prononciation!

Le mot de la fin

Le nouveau Premier Ministre a un accent régional, et il faut s’en réjouir. C’est un pas important dans l’histoire des discriminations liées à l’accent en France, mais aussi au regard de la reconnaissance des variétés régionales de la langue française.

accent langue
https://francaisdenosregions.com/2020/07/04/il-a-un-accent-et-alors/

Avoir le permis sans prendre le volant: pourquoi les femmes laissent leur conjoint conduire | Slate.fr

Wed 1 Jul 2020 - 07:03

Sur la route, notamment des vacances, les femmes se retrouvent davantage sur le siège passager, même lorsqu'elles sont titulaires du permis. Et ce n'est pas par manque de goût pour la conduite.
Si les femmes ont tendance à avoir peur en voiture, c'est parce que les stéréotypes de genre leur ont ancré cette idée dans la tête. | kaluci via Unsplash
Si les femmes ont tendance à avoir peur en voiture, c'est parce que les stéréotypes de genre leur ont ancré cette idée dans la tête. |

«Quand nous sommes en famille, on ne se pose même pas la question: mon mari se met toujours au volant», expose Morgane, 32 ans, qui a une formation d'enseignante et élève ses trois enfants. Elle a beau avoir son permis depuis 2006, bien aimer conduire, à part sur les routes de montagne, et prendre la voiture «sans problème» pour se déplacer seule, quand son mari et elle partagent l'habitacle, elle occupe le siège passager. Elle est loin d'être la seule dans ce cas. Certaines femmes font même de leur permis une lettre morte pour cette raison précise… alors que l'inverse n'est pas vrai. En 2007, d'après l'enquête nationale Transports et Déplacements, deux tiers des 6,2% des titulaires du permis de conduire qui ne prenaient jamais le volant étaient des femmes et 16% d'entre elles (contre 5% des hommes dans cette situation) renonçaient à la conduite avant tout en raison de la présence d'un autre détenteur ou d'une autre détentrice du permis B dans le ménage.

Pour expliquer cet inemploi intégral de leur permis, les femmes mentionnaient aussi souvent la peur et le fait de ne pas aimer conduire (à 34%, contre 8% des hommes). «Je ne dis pas que je ne suis pas à l'aise mais ce n'est pas un plaisir fou», brosse Agathe, 35 ans, cadre dans l'innovation, tandis que son mari «adore ça». Aude*, journaliste de 31 ans habituée à être «copilote», se décrit comme «flippée au volant» et l'un des premiers arguments qu'elle donne pour justifier la préemption masculine sur le siège conducteur est, en miroir, le plaisir que son copain y prend. «Mon mec conduit tout le temps car il aime ça, car on assure la voiture qu'on loue sur une seule personne, et car moi j'aime prendre des photos aussi pendant ce temps. On a fait un méga road-trip aux États-Unis, il a été le seul à conduire. Moi, je prenais des photos, je lisais le guide et Google Maps.»

Idem du côté d'Audrey, 28 ans, avocate, dix ans de permis au compteur mais qui conduit environ deux fois par an: «Je me dis, à la base, c'est sa voiture, je sais qu'il aime bien ça, donc si je ne sens pas qu'il n'a pas envie, je ne vais pas me proposer. Et j'aime bien me dire que je peux faire autre chose, regarder mon portable, choisir la musique…» Des explications qui donnent l'impression d'une répartition des tâches naturelle puisque, dans les couples hétérosexuels, se retrouve généralement derrière le volant celui qui goûte davantage la conduite et sur le siège passager celle qui est moins à l'aise avec la route.

Sauf qu'il ne s'agit pas que d'inclinations individuelles (et encore moins d'une prédisposition ayant une origine génétique). «Dire “je n'aime pas trop ça”, c'est une façon de positiver et de rationaliser les stéréotypes de genre», souligne Marie-Axelle Granié, directrice de recherches en psychologie sociale du développement au laboratoire Ergonomie et sciences cognitives pour les transports (Lescot) à l'université Gustave-Eiffel. Car le goût de la conduite comme l'aisance au volant sont aussi culturellement acquis. «Si les femmes n'ont pas d'attrait pour cette tâche, c'est parce qu'on les a éduquées à ne pas en avoir.»

Masculinité accidentée

L'appréhension, le manque de goût et/ou le fait de laisser le volant à son conjoint, toutes ces raisons qui font que 8,1% des détentrices du permis ne conduisent pas, contre 4,4% côté masculin, ne sont pas la face émergée d'un iceberg nommé «les femmes ne savent pas conduire». Même si, lorsque l'on n'est pas très doué·e pour réaliser une tâche, on peut avoir tendance à moins l'apprécier, craindre de devoir s'y mettre et/ou tout simplement se défiler et faire confiance à une personne plus compétente, c'est un raccourci (et une impasse intellectuelle) de croire que les femmes conduisent moins parce qu'elles conduisent moins bien.

«Dans le sens commun, les hommes sont de meilleurs conducteurs que les femmes parce qu'ils maîtrisent leur véhicule.» Marie-Axelle Granié, directrice de recherches en psychologie sociale

Au contraire. «Si on pose la compétence de conduite comme le fait de ne pas avoir d'accident, en tout cas d'accident grave, et donc si l'on regarde l'accidentalité, c'est clair que les femmes sont de meilleures conductrices que les hommes», insiste la chercheuse spécialiste des stéréotypes de sexe associés à la conduite, avant d'égrainer les chiffres: 75% des morts sur la route dans des accidents de voiture sont des hommes, plus de 90% des conducteurs alcoolisés impliqués dans un accident sont des hommes aussi. Et il ne faudrait pas croire que les femmes ont moins d'accidents pour la seule et unique raison qu'elles se retrouvent moins souvent au volant. «Même si on le rapporte à l'exposition, c'est-à-dire au taux d'accident au nombre de kilomètres parcourus par les femmes et les hommes, il y a toujours une différence entre les deux sexes.»

Prudence au tournant

Il serait donc temps de se sortir le vieil adage, objectivement erroné, «femme au volant, mort au tournant» de la tête. Mais ce n'est pas si facile. Quand je demande à Morgane si elle trouve qu'elle conduit bien, elle me répond d'abord que, les premières années, elle faisait beaucoup de fautes et avait trop confiance en elle. «Maintenant, avec une voiture familiale et les enfants, je roule beaucoup moins vite et anticipe beaucoup plus les réactions des autres usagers.»

En toile de fond, se dessine une définition spécifique à la gent féminine. Car bien conduire ne veut pas dire la même chose suivant le sexe, signale la chercheuse du Lescot. «Pour un homme, c'est maîtriser son véhicule; pour une femme, c'est respecter les règles et donc être prudente.»

Or, la vision qui l'emporte dans notre société est, on s'en serait douté, masculine. Résultat, «dans le sens commun, les hommes sont de meilleurs conducteurs que les femmes parce qu'ils maîtrisent leur véhicule, prennent des décisions rapides, s'adaptent à la situation et n'ont pas peur au volant». Sous ce prisme, la prudence des femmes est considérée comme une preuve de leur incompétence. Elles ne prennent pas de risques parce qu'elles ne sauraient pas les gérer et sont donc de piètres conductrices. CQFD.

Sexisme en quatrième vitesse

Cette vision, on la retrouve dès le plus jeune âge, avant même d'avoir l'autorisation d'actionner les pédales et le levier de vitesse. La preuve par une enquête menée par Marie-Axelle Granié et ses équipes auprès de collégien·nes de 11 ans à 15 ans, à qui il était basiquement demandé, «si je te dis “homme/femme qui conduit”, à quoi tu penses?». «Tous les préjugés sont ressortis, y compris “la femme n'a qu'à rester à la cuisine”, les enseignant·es en étaient outré·es. Sept ans avant d'apprendre à conduire, ils avaient déjà ces idées-là dans la tête, en tout cas ils les avaient entendues. On a beau dire, ça imprègne la société et les individus.»

Pas besoin que le conjoint émette lui-même des commentaires sexistes. Ni même d'avoir été témoin ou victime d'insultes à caractère misogyne. Il suffit de connaître l'existence de ces préjugés. Or personne n'est épargné. «Dans beaucoup de couples, quand la nana conduit, les mecs font des réflexions ou des blagues qui en fait ne sont pas du tout des blagues mais des jugements», formule spontanément Audrey. «Je conduis très peu donc je n'ai jamais eu de comportements de gens qui me klaxonnent parce que je suis une femme. Mais j'imagine qu'on n'aime pas s'exposer à ce genre de situations…» indique Agathe.
Stéréotypes menaçants

Entre alors en course un phénomène bien connu et qui est loin d'être réservé à la conduite –il touche des milieux aussi divers que le football et les mathématiques. On l'appelle la menace du stéréotype. «Le problème des stéréotypes, c'est que, même si les femmes se sentent bonnes conductrices dans le sens où elles sont respectueuses des règles et des autres, elles se sentent toujours jugées du fait de leur sexe» quand elles sont au volant, explicite Marie-Axelle Granié.

C'est ainsi que les a priori sexistes viennent implicitement régenter la circulation. Pas besoin de verbaliser: ils paralysent. «On a tellement peur de renforcer ce stéréotype-là que la peur prend le pas sur la performance dans la tâche», continue la directrice de recherches.

«Le problème des stéréotypes, c'est que même si les femmes se sentent bonnes conductrices, elles se sentent toujours jugées du fait de leur sexe.» Marie-Axelle Granié, directrice de recherches en psychologie sociale

«En gros, cette peur tétanise et empêche de réfléchir correctement. Par exemple, des femmes vont avoir du mal à faire un créneau parce que c'est ce qu'on leur reproche le plus souvent.» Pas étonnant qu'Audrey préfère conduire sur l'autoroute qu'en ville, «où tu dois faire des manœuvres pour te garer».

Voilà qui explique aussi que «les femmes ont beaucoup plus peur de l'accident que les hommes, glisse celle qui travaille sur les compétences de conduite et les comportements à risques des femmes et des hommes. Elles vont considérer que l'accident est bien la preuve qu'elles sont incompétentes et cela va contraindre encore plus leurs comportements». Ainsi d'Aude, qui, c'est un comble, a eu son premier accident en allant chercher son permis à la préfecture. «Depuis, je roule à 60 km/h comme une vieille partout», exagère-t-elle, neuf ans après.

Pression inadéquate

Ce n'est donc pas parce qu'elles sont incapables d'être au volant mais bien parce qu'on les juge comme telles qu'elles ont davantage peur de s'en emparer, une aversion à manœuvrer un véhicule et/ou cèdent souvent la place du conducteur à leur conjoint. «Elles vont considérer, et c'est souvent le cas, qu'elles vont être critiquées par le conjoint qui est passager parce qu'il va trouver qu'elles ne conduisent pas comme il faut. Ça met une pression sur les femmes quand elles conduisent», appuie Marie-Axelle Granié. Une pression qui conduit à davantage s'asseoir côté passager.

Audrey en atteste. Au volant, si son conjoint est à côté, elle angoisse. «C'est un peu dans ma tête. Je me dis juste que peut-être il serait allé plus vite, qu'il aurait trouvé plus rapidement comment se garer alors que moi je suis en train de galérer… Je me fais tout un stress.» Pour Aude, ça a pris la forme d'une engueulade épique sur des routes de montagne: «Il me disait d'aller plus vite, une voiture me collait au cul derrière. Après un virage, je me suis garée sur une bande d'urgence tout en cailloux d'un coup, en mode Vin Diesel-Fast and Furious.» Après quelques échanges houleux de «tu me saouuuules» et «t'es folllle», il a repris le volant. Et elle sa place de copilote attitrée.

Blessures enfantines

S'il est aussi difficile de renverser le stéréotype (au lieu de se sentir sous sa coupe et d'avoir peur de le renforcer par son action et donc de céder le volant), c'est aussi parce que ces comportements routiers comme ce rapport à l'accident sont ancrés bien profondément non pas dans nos gènes mais dans notre environnement.

«Les femmes ont peur de l'accident avant même d'apprendre à conduire, pointe la chercheuse en psychologie sociale. C'est quelque chose que l'on retrouve au niveau de l'accident domestique chez l'enfant petit: dès l'âge pré-scolaire, les filles ont beaucoup plus peur de l'accident et de la blessure que les garçons. Pour un même type de comportement à risque, elles vont trouver la situation beaucoup plus grave et penser se blesser beaucoup plus gravement que les garçons. Ainsi, dès toutes petites, elles vont éviter une situation s'il y a un risque d'être blessées, quel que soit le niveau de blessure, même en cas de blessure légère. Les garçons vont éviter uniquement les situations où la blessure risque d'être grave.»

«J'ai proposé plusieurs fois de prendre le volant, mais il m'a répondu que ça ne le dérangeait pas de conduire toute la route.» Morgane, 32 ans, trois enfants

Tout simplement parce qu'on les éduque ainsi. Un garçon qui prend des risques, c'est normal; quand c'est une fille, c'est qu'elle n'a pas bien évalué le danger. «Même si leur niveau de compétences est le même, ajoute Marie-Axelle Granié, on va aider une fille et pas un garçon. On met dans la tête des enfants que les filles sont vulnérables et que les garçons ne le sont pas.»

C'est pour ces raisons que les hommes ont moins peur de l'accident de la route –alors même qu'ils y sont statistiquement plus confrontés. «S'il est lié à une prise de risque, l'accident va renforcer l'image virile», ramasse la directrice de recherches. Loin d'être perçus comme inconscients ou déraisonnables, les conducteurs sont vus comme forts: rien ne les effraie, rien ne les épuise. «À Noël, nous sommes remontés dans la famille, 1.200 kilomètres de nuit, pour que les enfants dorment. Plusieurs fois, j'ai proposé de prendre le volant, mais il m'a répondu que non, c'était bon, ça ne le dérangeait pas de conduire toute la route. Moi, je suis moins résistante, au bout de deux heures de nuit, je fatigue!» témoigne Morgane. «Quand on part en vacances, c'est lui qui prend le volant, on se relaie très peu, abonde Agathe. Il n'est jamais fatigué et peut conduire des heures.» Des hommes (au volant), des vrais.

Responsabilité morale

C'est aussi que la perception des règles, notamment du code de la route, varie suivant le genre et les traits de personnalité qu'on lui associe. Comme le rappelle Marie-Axelle Granié, de manière générale, côté féminin, on valorise la sympathie, la compassion (le care), tout ce qui revient à exprimer ses émotions et prendre en compte ainsi qu'en charge celles des autres, «on est dans un rapport horizontal à autrui»; côté masculin, le rapport aux autres est plus «vertical», on est dans la compétition, la domination, la recherche de pouvoir, l'individualisme et l'indépendance.

Conséquence routière: les personnes ayant des traits de caractère considérés comme féminins ont «une représentation des règles plus morale, une conscience que les règles routières sont là pour protéger les autres de leur propre comportement». Elles s'obligent à les respecter pour les autres. «Je sais que je ne suis pas dangereuse quand je conduis», note ainsi Audrey.

À l'opposé, les individus aux traits réputés masculins ont, quant à eux, «une représentation des règles beaucoup plus externe», celles-ci viennent contraindre leur comportement et ils les suivent donc en fonction des circonstances (autrement dit, de la présence d'un radar ou des forces de l'ordre) mais «elles ne font pas partie de leur système de valeurs». C'est plutôt le véhicule comme le statut qu'accordent la place du conducteur ainsi que les capacités de conduite (à risque, en se défiant des règles établis) qui sont investis symboliquement.

Sur la voie de la raison

Cette internalisation féminine des règles, on la retrouve y compris côté passager, où les femmes veillent à ce que personne ne soit blessé. «Quand je ne conduis pas, je ne peux pas dormir: il enchaîne tellement les kilomètres que j'ai peur qu'il s'endorme. Du coup, je me fais un devoir de lui tenir compagnie», raconte Morgane. «Si je sens qu'il est fatigué, qu'il a déjà beaucoup conduit, je suis plus à l'aise de me dire “c'est moi, là, qui prends le volant”, je serai beaucoup moins stressée comme ça qu'en me disant “mince, il enchaîne”», retrace de son côté Audrey.

De la même manière, Sam, c'est souvent celle (et non celui) qui ne boit pas, et pas seulement pour cause de grossesse. «Quand tu viens en voiture à un mariage, tout le monde part du principe que c'est le mec qui conduit, poursuit la jeune avocate. Si c'est toi qui conduis, tout le monde va se dire: “C'est parce que lui veut boire”.» C'est à la femme de se contenir et d'incarner la raison.

«Quand tu viens en voiture à un mariage, tout le monde part du principe que c'est le mec qui conduit.» Audrey, avocate

Les campagnes de la sécurité routière jouent aussi sur ce fossé genré (et viennent, ce faisant, l'amplifier), à l'instar de celle de 2012, dont le slogan parle de lui-même: «Tant qu'il y aura des hommes pour mourir sur la route, il y aura des femmes pour que cela change.»

Comme l'observe la chercheuse à l'université Gustave-Eiffel, «on a tendance à demander aux femmes d'assagir les hommes au volant, de les civiliser, par leur propre comportement, dans une vision très essentialiste des rôles de sexe: l'homme naturellement risqueur et la femme naturellement sage. On ne cherche pas à rendre l'homme plus sage, c'est la tâche de la femme de contrer cela, comme de ne pas exciter les hommes par des tenues provocantes par exemple. La femme, c'est l'assistante de l'homme au volant».

Partage des tâches

Autre élément amplificateur de ce partage conjugal inégal et genré du volant: l'arrivée des enfants. Il y a onze ans, au début de sa relation avec celui qui est depuis devenu son mari et le père de ses trois filles, «c'était la bagarre pour savoir qui allait conduire», se souvient Morgane. La donne a considérablement changé depuis qu'ils sont parents. «En y réfléchissant, j'ai commencé à moins prendre le volant quand on a eu notre première fille. Il est plus pratique d'être passagère pour s'occuper de bébé. Aujourd'hui, avec trois enfants de 7 ans à 20 mois dans la voiture, j'ai l'impression que je m'épuise à écouter leurs histoires et à faire attention à ma conduite.» Elle préfère donc ne pas tenter de (mal) concilier les deux quand elle en a l'occasion et laisser le volant à son époux.

C'est aussi ce que décrit Agathe: «Les rares fois où je conduis et les enfants sont à l'arrière, dès qu'ils me demandent quelque chose, je vais y faire attention, c'est dangereux pour la conduite. Mon mari, lui, arrive à faire abstraction.» En cause, rien de naturel, encore une fois. «Les femmes vont être perturbées plus facilement par les éléments extérieurs, notamment quand ces éléments sont liés au rôle de mère. On ne peut pas conduire et en même temps moucher le bébé derrière! souligne Marie-Axelle Granié. Tout cela est le reflet de l'éducation. On éduque les garçons à certaines tâches, les filles à d'autres, petit à petit elles deviennent compétentes dans les tâches auxquelles elles sont éduquées et eux dans les leurs; à la mise en place du couple, ça se cristallise. Chacun va prendre les tâches avec lesquelles il·elle est plus à l'aise en évitant celles où il·elle l'est moins. Ce schéma traditionnel se met en place et arrange tout le monde.» Aux femmes les enfants, aux hommes le volant.

Perte de la confiance

De quoi faire persévérer, pour les prochaines générations, l'idée que la conduite est un domaine avant tout masculin. «Ma mère m'a beaucoup conduite mais, quand mon père était là, c'était lui qui prenait le volant», se remémore ainsi Agathe, qui reproduit donc sans y avoir pris garde le schéma parental et traditionnel. «Avoir observé, toute son enfance, que lorsque les deux parents sont dans la voiture c'est toujours le même qui conduit affecte les connaissances que l'enfant construit sur la conduite et plus généralement sur les rôles de sexe, d'autant que ce schéma est observable plus largement», complète la chercheuse.

Car une fois que l'on a délaissé le volant, c'est souvent pour longtemps, pour ne pas dire toujours. Aude a par exemple baissé les bras: «C'est une guerre qui ne m'intéresse pas trop, dans le sens où je la mènerais plus par principe que par plaisir de conduire, et comme on dit, faut choisir ses combats.» Audrey a, elle, identifié un passage problématique –et une nécessité de remise à niveau. «Le point négatif, c'est que je perds un peu la confiance en moi au volant et la pratique, donc c'est un peu un cercle vicieux. Moins tu conduis, moins t'es à l'aise. Ce qui me gêne, c'est de me dire que ça me paraît insurmontable de conduire dans Paris, parce que je ne le fais jamais, à moins vraiment d'avoir besoin d'emmener quelqu'un à l'hôpital…»

Même constat pour Morgane: «Depuis que je conduis moins, je suis moins sereine à prendre la voiture sur des trajets que je ne connais pas.» Catherine, 60 ans, professeure de français et d'anglais à la retraite, a ainsi laissé son époux conduire pendant leurs seize ans de mariage. «Ce qui m'a donné confiance et fait que j'ai conduit de plus en plus souvent, c'est notre séparation!» S'il ne s'agit pas de mettre fin au(x) couple(s) pour en finir avec la domination masculine de la conduite, il est peut-être temps d'en freiner la représentation viriliste. Et de réaliser que la véritable bonne conduite est égalitaire et partagée.

conduire femmes
http://www.slate.fr/story/191970/permis-conduire-voiture-couple-homme-volant-femme-passagere-stereotypes-genre

En Espagne, l'étonnante résurrection de villages abandonnés | Slate.fr

Wed 1 Jul 2020 - 06:59

Près de 3.000 villages oubliés témoignent des mutations de la société ibérique après la Seconde Guerre mondiale. Certains reprennent vie grâce à des gens voyant le potentiel de ces lieux.

Au fond de la vallée aragonaise de la Solana, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière française, Jánovas est un drôle de village: il fut vidé de ses 300 habitant·es à partir des années 1960 dans le but de construire un barrage et ses maisons ont été dynamitées. Plusieurs décennies plus tard, il n'en reste que des ruines envahies par la végétation et par des touristes qui s'y promenaient sans se soucier du risque d'effondrement lorsque nous avons visité les lieux à la mi-février, juste avant que l'Espagne soit frappée par la pandémie de Covid-19.

Mais, miracle, Jánovas est en train de ressusciter: par-ci par-là, des gens travaillent à réparer quelques bâtisses. Déjà, l'église a repris son allure originale et sa cloche a recommencé à sonner en septembre 2019.

Jesús Garces est heureux de voir son village natal se redresser, mais il garde quand même une pointe de colère: «Mes parents sont morts tous les deux, et personne n'est jamais venu leur demander pardon.» Sa famille fut la dernière à accepter de partir, en janvier 1984. Les autres avaient plié bagage depuis belle lurette: «Plusieurs avaient envie d'émigrer, alors ils n'ont pas opposé de résistance, se rappelle-t-il. Ils prenaient les 4 pesetas qu'Endesa [la compagnie d'électricité] leur donnait, et ils partaient. Mais que ça te plaise ou non, quand la police arrive, tu es bien obligé d'accepter aussi.»

En 2001, coup de théâtre: l'étude d'impact du barrage accouche d'un avis négatif. Le projet est annulé, et commence alors le combat des descendant·es de Jánovas pour récupérer leurs biens, maisons et champs, ainsi que la loi le permet. Les négociations avec Endesa n'aboutiront qu'en 2015: il est désormais possible de racheter les maisons pour un euro le mètre carré, et les champs pour 4.500 euros l'hectare. Plus de 100 familles se sont déjà prévalues de ce droit, et trente autres pourraient suivre.

«Je n'ai jamais vu ça en Espagne, ni ailleurs: on exproprie tout le monde, et ensuite on verra bien si on construit l'ouvrage», grince Oscar Espinosa, qui a racheté la maison de ses grands-parents, un imposant édifice de trois étages. Il entend la transformer en gîte et s'y installer définitivement. Une manière de se reconnecter avec ses racines, dit cet entrepreneur en construction vivant à Saragosse qui préside aussi la Fundación San Miguel, créée pour mener à bien la lutte pour la récupération de Jánovas et les étapes subséquentes, grâce aux subventions de la communauté autonome d'Aragon.

Cette association n'a pas chômé: déjà, une ligne électrique permet d'illuminer le village, qui dispose aussi de l'eau courante. Le système de traitement des eaux usées suivra bientôt. Et les nouveaux voisins vont créer une coopérative qui remettra les champs en culture.

L'exode rural, un projet franquiste

L'Espagne a vécu un exode rural massif à partir des années 1950. Franco abandonne alors sa politique autarcique; le pays s'industrialise rapidement, notamment en Catalogne et au Pays Basque. Il faut de l'énergie et des bras pour faire fonctionner les usines, les zones rurales en font les frais. Dans le Haut-Aragon, on construit des barrages dans les vallées et on couvre les pâturages de pins pour freiner l'érosion (qui cause l'accumulation de sédiments dans les lacs). Exproprié·es, les paysan·nes migrent vers les villes et se reconvertissent en ouvrièr·es.

Les villages s'éteignent par dizaines.

Dans les années 1980, alors que Jánovas semble condamné à la disparition, la Députation générale d'Aragon (DGA, le gouvernement local) se rend paradoxalement compte que la dépopulation lui cause des problèmes et commence à accepter diverses propositions pour faire revivre les villages abandonnés.

La province de Huesca, sur le versant sud des Pyrénées, est particulièrement concernée. «Là-bas, il y a des petits villages, mais en très grande quantité», expose l'architecte Sixto Marín, qui a mené une étude sur le sujet. «Les habitants jouaient en quelque sorte le rôle de gardiens du territoire, notamment contre les incendies. Leurs vaches et leurs chèvres nettoyaient les forêts.»

Depuis, les exemples de bourgs réhabilités se sont multipliés. Sixto Marín en a compté plus de trente. «Ce qui est intéressant, c'est qu'ils sont très variés», note l'architecte. Deux villages sont ainsi devenus des centres de vacances pour les membres de syndicats, un autre s'est transformé en centre éducatif qui accueille des séjours scolaires, un autre encore est en cours de reconstruction par des scouts. Mais surtout, beaucoup sont tombés dans l'œil de gens à la recherche d'un mode de vie plus proche de la nature, ou de vie en communauté.

L'endroit idéal pour vivre différemment

L'association Artiborain a donné l'exemple dès 1980 en s'installant à Aineto, non loin de Jánovas. Profitant d'abord de la tolérance d'un gestionnaire du domaine forestier, puis de la préoccupation du premier président démocratiquement élu d'Aragon, Santiago Marraco, pour le problème de la dépopulation, Artiborain a obtenu le droit d'usage de quatre villages, plusieurs fois prolongé depuis. La DGA reste propriétaire des terres et des bâtiments, mais cela convient très bien aux habitant·es, qui sont essentiellement des anarchistes pas du tout intéressé·es par la propriété privée.

Aujourd'hui, une trentaine de personnes vivent à Aineto, incluant un médecin, un brasseur et une institutrice. Neuf enfants venant des villages gérés par Artiborain fréquentent l'école. «La première école publique ouverte dans tout l'Aragon après trente-cinq ans de fermeture», s'enorgueillit Agus Montero, l'un des initiateurs de la récupération du village. La communauté prend ses décisions en assemblée, organise des séances de travaux collectifs, et a profité des enveloppes gouvernementales destinées à la modernisation du monde rural pour obtenir l'électricité, l'eau potable et internet.

En ce moment, Artiborain est en négociation avec la DGA pour le prolongement de son droit d'usage du territoire. «Les relations sont bonnes, mais on veut être reconnu comme un vrai village et non plus comme un bout de montagne, car cela nous donnerait accès à certains droits, explique Agus Montero. On a démontré la viabilité de notre projet, on veut maintenant obtenir un cadre légal qui pourrait profiter à d'autres collectifs voulant redonner vie à un village avec un projet spécifique.»

D'autres groupes de personnes, allant des néoruraux aux squatteurs («okupas» en Espagne), n'ont pas attendu le résultat de ces pourparlers pour mener des projets similaires à celui d'Artiborain dans les dernières années. Mais tous ne sont pas reçus avec des fleurs: six occupant·es du village de Fraguas, dans la communauté de Castilla-La Mancha, ont été condamné·es à dix-huit mois de prison en juin 2018 pour avoir reconstruit ce hameau situé dans un parc naturel.

Squatter ou acheter?

En Aragon, les occupant·es du village abandonné de Sasé ont été délogé·es par la police dans les années 1990. Mais une visite sur place permet de constater qu'il y a encore de la vie là-bas, dans un confort rudimentaire. Des tuyaux de plastique font office de système d'adduction d'eau. Devant une maison rénovée avec les moyens du bord, un évier de fortune, du bois empilé, quelques jouets qui traînent... On ne croise personne parmi les ruines: il semble surtout y avoir du monde pendant l'été.

Sixto Marín juge tout à fait viables les projets de récupération de village par les squatteurs, qui font preuve d'une motivation à toute épreuve. «Ils vivent dans des conditions difficiles, mais ils y arrivent! La force du mouvement okupa, c'est son niveau de connexion, surtout avec internet: si tu as envie de faire partie d'un projet, tu peux y aller! C'est des gens très ouverts, et quand quelqu'un se fatigue, un autre prend sa place.»

L'architecte pense que le gouvernement devrait encourager ces occupations, qui sont d'excellentes expériences pour les jeunes. L'enjeu, selon lui, c'est la sauvegarde du bâti. Mais aussi du patrimoine immatériel: «Tous les gens qui ont migré vers les villes à partir des années 1950 ont laissé derrière eux une partie importante de notre culture.» Or, malgré quelques expériences positives de récupération de villages, l'exode rural se poursuit partout en Espagne, insiste-t-il.

Si l'on ne se sent pas l'âme d'un squatteur, il est également possible d'acheter un hameau inhabité (ou sur le point de le devenir). Une agence immobilière de Barcelone, Aldeas Abandonadas, s'est spécialisée dans la vente de ces biens. Car si en Aragon la plupart des villages abandonnés sont propriété du gouvernement, ailleurs en Espagne, où la pauvreté a été le moteur principal de l'exode rural, les villages désertés ont encore des propriétaires, en l'occurrence les héritièr·es des ancien·nes habitant·es.

Preuve de l'engouement pour ces lieux, les prix ont augmenté: lorsque l'agence a vu le jour, il y a quatorze ans, on pouvait se payer un hameau pour 20 à 40.000 euros. Aujourd'hui, on ne trouve rien sous 60.000 euros. En outre, de coûteuses mises aux normes peuvent s'imposer si on veut en faire un usage commercial. «On demande aux potentiels acheteurs quel est leur projet, et on leur fait une estimation des coûts pour la rénovation, la connexion au réseau d'égouts, etc.», dépeint la gérante de l'agence, Elvira Fafián.

Sa clientèle? Des entrepreneurs ou entrepreneuses avec un projet d'hôtel, des familles fuyant le stress des villes, des retraité·es voulant retrouver leur région d'origine, des étrangèr·es attiré·es par l'agréable climat espagnol. Bref, toutes sortes de gens avec toutes sortes de rêves, et peut-être que la crise du Covid-19 (qui a surtout touché les villes, où il est moins agréable d'être confiné·e qu'à la campagne) fera augmenter la demande. Fini le temps des châteaux en Espagne, l'heure est à la (re)construction des villages.

Espagne reconstruction ruralité village
http://www.slate.fr/story/188439/espagne-resurrection-villages-abandonnes-histoire-reconstruction

Fin du monopole des multinationales : la vente des semences paysannes autorisées après des années de combat

Mon 29 Jun 2020 - 08:56

Après plusieurs années de combat, une loi vient de passer en France, autorisant la vente de semences paysannes à des jardiniers amateurs, selon une information révélée par France inter.

Désormais, les agriculteurs pourront vendre les semences issues de leur production. Une pratique ancestrale pourtant interdite depuis les années 1930. Jusque là les semences ne pouvaient être cédées que gratuitement.
Qu’est-ce donc les semences paysannes ?

Les semences paysannes c’est une pratique qui consiste pour un agriculteur à puiser une partie de ses graines dans sa récolte afin de replanter ensuite. Une pratique séculaire qui permettait aux agriculteurs de rester autonome financièrement. Logique aussi, on considérait que les semences étaient par nature le fruit du travail de l’agriculteur, rappelle France inter. Sauf que dans les années 1930 une loi établit que chaque nouvelle variété doit être inscrite au catalogue officiel pour être vendue, la semence tombe alors sous la protection réglementaire de la propriété des brevets, indique consoglobe.

Résultat, de grandes multinationales telles que Monsanto sont devenues leader sur le marché du "brevet" de la semence paysanne. En résumé, il s’agit de donner une "carte d’identité" en établissant une liste de critères d’homogénéité et de stabilité. Mais ce sont des critères qui ont été pensés pour les industries agroalimentaires. Les semences paysannes étant, par nature, ni stables, ni homogènes. Les paysans se sont retrouvés en situation de dépendance, obligés de racheter des semences puisque l’échange de semence était devenu illégal. Et des multinationales telles que Monsanto se sont retrouvées leader sur le marché, indique à nouveau France inter.

A travers ce procédé ce sont finalement près de "90% de variétés agricoles traditionnelles (qui) ne sont plus cultivées. La culture de semences paysannes permet aussi de lutter contre la standardisation des formes, des goûts et des saveurs", expliquait la députée Frédérique Tuffnell (LREM).
Un nouveau cadre légal

Désormais en France la vente de "semences traditionnelles ou nouvellement élaborées relevant du domaine public plus rares et garantes de la biodiversité", sera autorisée explique Barbara Pompili, présidente LREM de la commission développement durable à l’Assemblée nationale. C'est un combat qui dure depuis 2016.

Dans la pratique c’était déjà le cas, "il existait un usage amateur basé sur le don et l’échange de semences paysannes non inscrites au catalogue officiel", explique Mathieu Vidard, dans l’édito carré. Les jardiniers amateurs pouvaient donc déjà avoir accès à des semences paysannes, mais cette fois c’est officiel. "Un grand pas pour la biodiversité", annonce Barbara Pompili qui souhaite désormais se lancer dans la bataille d’un plan européen autorisant la commercialisation de ces semences au sein de l’agriculture.

agriculture liberté semences
https://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_fin-du-monopole-des-multinationales-la-vente-des-semences-paysannes-autorisees-apres-des-annees-de-combat?id=10528176
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