Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences.
Il n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle.
Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie: votre liberté d’expression.
Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français “coupables” d’avoir publié des articles critiques.
La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.
Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement.
“Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi”,
proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article est immédiatement complété par le suivant: “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.”
Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux.
Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas.
Bien sûr, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les États qui violent les traités garants de vos droits. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres.
Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous. Elles sont comme l’air que l’on respire et cet air se raréfie. Pour être dignes de nos ancêtres qui les ont arrachées et de ce qu’ils nous ont transmis, nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères.
Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres, qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons mais la liberté.
Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinions ou de croyances. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté.
DéfendonsLaLiberté
Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal+, Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Courrier International, Europe1, France Médias Monde, France Télévisions, L’Alsace, L’Angérien Libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor Savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’indicateur des Flandres, L’informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune Républicaine, La Vie, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le HuffPost, Le Journal d’Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien / Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, TF1, Télérama, Var Matin, Vosges Matin.
Pendant que TikTok conclut un deal pour ne pas être banni aux États-Unis, Facebook, de son côté, se bat pour assurer son fonctionnement normal en Europe. Fin août, l’équivalent de la CNIL en Irlande a suggéré au groupe de suspendre les transferts de données d’utilisateurs de l’UE vers les États-Unis. Facebook conteste cette décision préliminaire auprès de la Haute Cour irlandaise et a pu obtenir un gel de celle-ci.
Aujourd’hui, nous apprenons que le numéro un des réseaux sociaux menacerait même de fermer ses apps dans l’Union Européenne. Comme le rapporte Reuters, le média irlandais Sunday Business Post aurait accédé à des documents qui n’ont pas été rendus publics, dans lesquels une responsable de Facebook explique qu’il n’est pas possible de respecter les exigences de la CNIL irlandaise.
« Il n’est pas très clair comment, dans ces circonstances, (Facebook) peut continuer à fournir les services Facebook et Instagram dans l’Union Européenne », expliquerait Yvonne Cunnane, responsable de la protection des données et de la vie privée chez Facebook, dans une déclaration envoyée à la Haute Cour irlandaise. Normalement, la Haute Cour irlandaise devrait se prononcer au mois de novembre.
Il y a quelques jours, Facebook s’était déjà exprimé au sujet de cette affaire, publiquement. « Un manque de transferts de données internationaux sûrs, sécurisés et légaux aurait des conséquences néfastes pour l’économie européenne », avait expliqué l’entreprise dans un communiqué relayé par la presse. « Nous exhortons les régulateurs à adopter une approche pragmatique et proportionnée jusqu’à ce qu’une solution durable à long terme puisse être trouvée. »
Une conséquence directe de l’invalidation du Privacy Shield
Cette affaire qui menace les activités de Facebook en Europe est une conséquence directe de l’invalidation du Privacy Shield. Il s’agit d’un texte qui régissait les transferts de données de l’Union Européenne vers les États-Unis. Au mois de juillet, ce texte a été invalidé par la Cour de Justice de l’Union Européenne qui estime que les lois américaines ne permettent pas d’avoir un niveau de protection des données équivalent à celui de l’UE, en particulier au RGPD ou règlement général sur la protection des données personnelles.
En juillet, nous expliquions déjà que cette invalidation va mettre dans l’incertitude de nombreuses entreprises dont les activités dépendent des transferts de données entre l’UE et les USA. Mais pour l’avocat autrichien Maximillian Schrems, qui a porté plainte pour obtenir cette invalidation, c’est aux États-Unis de changer leurs lois. « Il est clair que les États-Unis vont devoir changer sérieusement leurs lois sur la surveillance, si les entreprises américaines veulent continuer à jouer un rôle sur le marché européen », avait-il expliqué.
De son côté, Facebook évoque l’impact économique que cette situation (l’invalidation du Privacy Shield et l’action de la CNIL irlandaise) pourrait avoir sur de nombreuses entreprises (mais pas seulement Facebook), alors que celles-ci essaient de rebondir durant la pandémie.
Dans un billet de blog publié ce mois de septembre, Nick Clegg, Vice-président des affaires mondiales et des communications, écrit : « L’impact serait ressenti par les entreprises, grandes et petites, dans de multiples secteurs. Dans le pire des cas, cela pourrait signifier qu’une petite start-up technologique en Allemagne ne pourrait plus utiliser un fournisseur de cloud basé aux États-Unis. Une société espagnole de développement de produits ne pourrait plus être en mesure d’exécuter une opération sur plusieurs fuseaux horaires. Un détaillant français peut constater qu’il ne peut plus maintenir un centre d’appels au Maroc. »
Vous qui lisez cette tribune, abandonnez toute désespérance. Le principe de celle-ci sera, nous l’espérons, de ne pas faire dans la surenchère politique et de vous aider à y voir plus clair dans ce qu’est cette 5G qui fait tant couler d’octets.
La 5G, ce n’est pas une technologie disruptive.
La 5G, ce n’est pas un immense plan commercial visant à nous contraindre à renouveler nos appareils électroniques.
En fait, pour tout vous dire, la 5G ce n’est pas pour nous, humbles consommateurs.
Mais entrons dans le vif du sujet.
Petit point sur les G
Le 3rd Generation Partnership Project (3GPP) est une coopération internationale regroupant un certain nombre d’agences de même type issues de chacune des grosses entités du monde : le CCSA pour la Chine, l’ARIB pour le Japon, l’ATIS pour l’Amérique du nord, l’ETSI pour l’Europe ou encore le TTA pour la Corée du Sud. Cette coopération travaille sur la normalisation globale des télécommunications dans le domaine du mobile.
Le 3GPP compile les différentes normes sous forme de versions numérotées, labellisées voire marketisées.
Par exemple, la version « release 14″ connue aussi sous le nom de « LTE Advanced », correspond à la dernière sous-version de la 4G. Viennent ensuite les « release 15″ et « release 16″ normalisant respectivement la 5G et la 5G par satellite.
La 5G est donc une étape dans la suite logique d’un développement continu de la norme issue du travail du 3GPP, elle n’implique pas de remplacer tout le réseau actuel. D’ailleurs, pour certaines antennes 4G, il suffira simplement d’effectuer une mise-à-jour logicielle pour activer le protocole 5G.
Cette nouvelle norme, qu’on pourrait aussi plus simplement qualifier de V. 5.0, permet d’explorer l’utilisation (et la réutilisation) de plusieurs gammes de fréquences radio, parmi lesquelles certaines déjà en partie exploitées par la Télévision Numérique Terrestre (TNT). (1) (2) (3)
Oui, l’évolution technologique nécessite une part de renouvellement du parc informatique.
La société de consommation exacerbée nous incite à changer trop souvent d’équipements ou à nous procurer le dernier appareil à la mode, ce n’est pas inhérent à la 5G. Par exemple, un téléphone, dont la durée de vie moyenne constatée est de 3 ans, peut être conservé plus longtemps. Les écrans, les batteries peuvent être changés, et dans le cas contraire il faudrait inciter les constructeurs à le permettre. Cependant, certains modèles vendus aujourd’hui, alors que la 5G n’est pas encore déployée en France, sont déjà compatibles avec cette nouvelle norme. En effet, la 5G n’est pas une technologie spécifiquement française, elle est déjà déployée ailleurs dans le monde, les constructeurs ne nous ont pas attendus pour s’en emparer.
Le renouvellement du parc mobile nécessite effectivement une quantité importante de ressources, notamment de terres rares, et va nous contraindre à produire une certaine quantité de gaz à effet de serre. Ici encore, cela n’est pas inhérent à la 5G, mais plutôt aux choix politiques et économiques que nous faisons.
Consommation de données et consommation d’énergie
L’énergie est essentielle dans le monde numérique mais il n’est pas question de la gaspiller. Pour résoudre un problème à efficacité égale, on cherchera donc à dépenser le moins d’énergie possible pour deux raisons :
À efficacité constante, vous dépensez moins d’argent pour entretenir votre structure ;
À énergie constante, vous pouvez repousser certaines limites.
La 5G permet une meilleure gestion des faisceaux de communication avec deux avantages immédiats :
Une baisse de la consommation énergétique, car la dispersion des ondes radio est limitée ;
Une amélioration de la qualité d’utilisation des ondes radio, puisque les interférences sont évitées.
Ensuite, le protocole de la 5G est intelligent. Plus intelligent que celui de la 4G. Il est capable d’adapter efficacement la performance et la consommation d’une partie des cellules des antennes-relais et de leur faire reprendre une activité au besoin. Autrement dit, le principe du stop & start (arrêt et redémarrage automatique du moteur), déjà utilisé sur les nouvelles voitures, est appliqué ici à nos antennes.
À terme, la 5G permettra de fermer les 3G et 4G et recycler leurs bandes de fréquence. Ces deux générations consomment aujourd’hui trop d’énergie pour fournir des services qui ne sont plus à la hauteur de nos attentes.
En outre, la 5G permet l’organisation de réseaux locaux décentralisés sans passer par les infrastructures complètes. Concrètement, cela permet à des structures, des objets connectés, des capteurs d’interagir entre eux plutôt qu’en passant par un réseau télécom complet, gagnant ainsi en réactivité.
Cette amélioration technologique intéresse l’industrie automobile : un véhicule autonome qui doit freiner d’urgence ne peut pas se satisfaire des réseaux actuels.
Il en va de même pour un certain nombre de secteurs pour lesquels la rationalisation à travers l’utilisation de l’Internet des Objets (IoT, Internet of Things), permet une économie de ressources plus importante que pour le réseau existant aujourd’hui.
Que se passerait-t-il sans la 5G ?
La sollicitation du réseau continuera de croître, il n’y a aucune raison pour que cela cesse avec le refus de la 5G. C’est l’industrie qui, la première, pour anticiper efficacement ses besoins en consommation de données, a besoin de la 5G.
Sans la 5G, on ne résorbera pas davantage la fracture numérique. Et, comme lors de la transition entre la 3G et la 4G, les utilisateurs finiront par lancer des pétitions pour que les opérateurs fassent le nécessaire pour désaturer le réseau.
Sans la 5G, il faudra installer davantage d’antennes 4G, qui consomment donc davantage d’énergie que celles de la 5G. C’est d’ailleurs ce qu’a conclu l’ANFR, l’Agence Nationale des Fréquences : La puissance reçue sera plus grande en conservant la 4G plutôt qu’avec un mix de 5G et de 4G. (4)
La 5G, c’est un outil
Cet outil pose une multitude de questions, mais les questions posées focalisent sur l’outil en tant que tel plutôt que sur les choix sociétaux que nous faisons, ou, en l’occurrence, que nous ne faisons pas.
Si la 5G permet en effet une meilleure transmission des données, nous devons néanmoins rester attentifs, voire très vigilants, sur la sécurité entourant nos données. Nous devons continuer à faire tout notre possible pour mener une politique qui respecte la vie privée et les libertés individuelles, et à ce titre, avec ou sans la 5G, des lois devront être votées (ou abrogées).
Si la 5G favorise en effet l’émergence des villes intelligentes (smartcities) (5), elles se développeront, très probablement malgré son absence, sous l’impulsion de politiques locales environnementales ambitieuses qui ne peuvent fonctionner sans consommer des données, et provoqueront de fait la saturation d’un réseau déjà très chargé.
Ce que nous pouvons faire
Aujourd’hui, le territoire français est couvert par quatre réseaux 4G (6) exploités par quatre opérateurs différents (Bouygues, Orange, Free et SFR). Aujourd’hui, aucun de ces réseaux ne couvre 100% du territoire français, et chaque réseau est indépendant, sauf dans le cas d’itinérances et de mutualisations contractuelles entre certains opérateurs.
À notre niveau, politique, nous pouvons demander, par exemple, la mutualisation des réseaux pour réduire à deux le nombre de réseaux 5G autorisés à la construction et à l’exploitation sans pour autant provoquer la disparition des opérateurs, qui devront se concentrer davantage sur les services apportés que sur la qualité du réseau.
Nous pouvons également demander que le déploiement de la 5G aide à la couverture des zones grises et blanches, notamment pour absorber les retards ou absences de déploiement de la fibre (dont l’installation nous semble prioritaire).
Nous pouvons favoriser le développement de filières locales de réparation et de recyclage spécifiques au numérique par le biais de choix politiques et économiques.
Nous pouvons également décider que la construction de nos appareils numériques soit soumise à des réglementations strictes limitant la production de CO2 et que les fabricants fournissent des mises à jour logicielles sur des durées plus longues pour les anciens matériels.
Ce que nous devons faire
Nous devons orienter les entreprises vers la production d’appareils réparables et améliorables.
Nous devons réfléchir à notre consommation, et à travers elle à la publicité incitant à se procurer des technologies plus performantes que nécessaire, cette publicité qui continue de prendre de la place dans le monde réel, numérique et énergétique tant par la multiplication d’écrans publicitaires que par la multiplication des spams ou des encarts publicitaires sur nos sites préférés, cette publicité qui nous surveille, se servant de nos données pour mieux nous vendre des produits ou des services dont nous n’avons finalement pas besoin.
Ce que nous devons craindre, c’est notre société qui nous pousse à consommer toujours plus, toujours plus d’objets connectés, toujours plus de gadgets à la mode, toujours plus de tout.
La 5G nous permettra de mieux nous connecter entre nous.
Mais qu’elle soit déployée ou non, nous ferons, quoi qu’il en soit, face à toutes les problématiques que le débat autour de son déploiement soulève. Autrement dit, ces débats sont légitimes en tant que tels, et ce n’est qu’en les considérant en tant que tels que nous serons en mesure d’y répondre, plutôt qu’en nous opposant, par principe, à la 5G.
Cet article n’est qu’un point d’étape sur nos réflexions autour de la 5G, nous réfléchissons à ce qu’elle permet sans pour autant occulter certaines faiblesses.
Nous sommes conscients que ces faiblesses sont liées à notre impossibilité de savoir de quoi sera fait le futur et à notre capacité collective à dévoyer les outils à notre disposition pour les retourner contre les autres ou, au contraire, à les encadrer au mieux pour qu’ils s’inscrivent dans la société que nous voulons.
Nous, Pirates, dénonçons les discours anxiogènes basés sur de fausses informations ou des informations déformées à des fins électoralistes.
Nous ne pouvons accepter que des personnes politiques chargées de décider de notre avenir se cachent derrière de faux problèmes pour éviter d’ouvrir un véritable débat sur notre société.
PS : Nous ne vous dirons pas que la 5G est un cancérigène possible selon l’OMS. Nous ne chercherons pas à vous faire peur avec une information qui est également valable pour d’autres produits ou activités contre lesquels nous n’avons pas prévu de militer tels que l’aloé vera, la menuiserie, le nettoyage à sec…
Sources
(1) https://www.anfr.fr/publications/dossiers-thematiques/la-5g/les-changements-technologiques-de-la-5g/
(2) https://www.generation-nt.com/arcep-tnt-regulation-frequences-5g-actualite-1955076.html
(3)
À lire sur Numerama : Le régulateur des télécoms anticipe la fin de la TNT : la 5G en embuscade
(5) https://www.zdnet.fr/actualites/comment-la-5g-va-faire-des-smart-cities-une-realite-39880333.htm
(6) https://www.couverture-mobile.fr/?page=statistiques
https://www.arcep.fr/nos-sujetshtml/parlons-5g-toutes-vos-questions-sur-la-5g.html
L’article 5G : Élevons le débat est apparu en premier sur Parti Pirate.
Acadie Nouvelle3 décembre 2017
Pour nombre d’entre eux, partis de diverses provinces françaises au XVIIe siècle, il est très difficile de savoir d’où ils étaient originaires et la première difficulté est le manque d’archives originelles les concernant, celles-ci ayant disparu lors du Grand Dérangement, archives qui auraient indiqué leur provenance.
Sur le premier recensement d’Acadie de 1671, document original conservé aux Archives d’outre-mer à Aix-en-Provence, nous ne trouvons ni mention du lieu d’origine, ni les noms de leurs parents restés en France.
Les origines qui ont pu être retrouvées pour un petit nombre de migrants qui étaient inscrits sur des rôles de navire ou avaient passé des contrats d’engagements chez un notaire. Certains renseignements ont ainsi de pouvoir confirmer des origines: par exemple, Guillaume Trahan de Bourgueil en Anjou et son épouse Françoise Corbineau partis sur le Saint-Jean en 1636, avec leur fille Jeanne (future épouse de Jacques Bourgeois, pionnier d’Acadie bien connu). Ils s’étaient mariés à Chinon le 13 juillet 1627 (Source: Jean-Marie Germe, 1986). Également plus facile pour les personnages historiques pour lesquels il y avait quelques indices comme Nicolas Denys de Tours, Charles de Menou à Charnizay ou Françoise-Marie Jacquelin à Nogent-le-Rotrou, dont les baptêmes ou l’origine ont été retrouvés et publiés par M. Germe dans les bulletins AGCF.
Des similitudes de noms ne peuvent suffire à inscrire leurs origines avec certitude. On retrouve les patronymes acadiens dans beaucoup de départements français. Ainsi en 1963, une hypothèse, dans une étude linguistique, a été émise proposant, sur des ressemblances de noms, qu’une grande partie des migrants acadiens étaient du Loudunais (Généralité de Tours jusqu’à la Révolution). Cette hypothèse a très vite été reprise comme certitude, certains n’hésitant pas ensuite à accommoder l’Histoire. Ainsi on peut lire encore de nos jours que Théophraste Renaudot, dans la Gazette de France en 1632, aurait relaté le départ des Loudunais avec Razilly parti d’Auray en Bretagne en 1632!
Lorsqu’on lit la Gazette de France originale du 14 juillet 1632, sauf erreur, on peut noter qu’Isaac de Razilly (Commandeur de l’Île Bouchard en Touraine ) est parti d’Auray en Bretagne avec 300 hommes d’élite et 3 capucins, mais dont la provenance n’est pas mentionnée.
Deux filles Brin baptisées à la Chaussée en Loudunais, seraient ainsi, selon cette hypothèse, les filles Brun recensées en Acadie en 1671. Or, il n’y a pas de document qui atteste d’un lien avec l’Acadie; les noms de leurs mères sont différents ainsi que le lieu-dit de résidence. Comment pouvoir être certains qu’elles sont sœurs et que ce sont les mêmes que celles recensées en Acadie?
Un Etienne Rebecheau est recensé à la Chaussée, mais ne quittera jamais la Chaussée où il baptise des enfants et y décède le 24 février 1718. Par conséquent, il ne peut pas être Etienne Robichaud recensé en Acadie en 1671 dont on ne sait rien. Est-il né en France, est-il né en Acadie?
L’origine d’Antoine Bourc, qui figure également sur le Recensement d’Acadie de 1671, est toujours inconnue, et ce malgré l’installation d’une plaque à son nom dans une église. Comme pour les autres pionniers, personne ne connaît les noms de ses parents.
Deux baptêmes en 1627 ont été trouvés au nom de Jeanne Chebrat, l’un à Poitiers (Poitou) l’autre à la Chaussée (Anjou à l’époque). Mais personne ne connaît les noms des parents de Jeanne Chebrat recensée en Acadie, donc il est impossible de dire si l’une d’elles est la migrante. Il en existe peut-être d’autres ailleurs en France.
Pour l’Acadie, pour annoncer une origine française à leurs descendants, il ne faut se fier qu’aux archives retrouvées qui la confirment.
Marie-Christine Chaillou (Poitiers)
Les Amitiés Généalogiques Canadiennes-Françaises
Dans la "ligne de mire" des autorités dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, les plus de 60 ans ne veulent pas être "infantilisés" et encore moins "placardisés", beaucoup exprimant leurs craintes d'un clivage intergénérationnel.
"Il y a une façon protectrice d'appeler les personnes qui sont à plus grand risque à se protéger avec plus de vigilance, et une façon clivante: c'est hélas la seconde qui a été choisie. C'est une faute psychologique et humaine dramatique", déplore le psychiatre Serge Tisseron.
Depuis quelques semaines, la tonalité des discours est la même, à la mesure de la progression de l'épidémie. Le 27 août, le Premier ministre Jean Castex suggérait d'éviter "que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école".
Le 10 septembre, le Pr Jean-François Delfraissy, qui préside le Conseil scientifique, indiquait que "deux populations sont sur notre ligne de mire", les personnes de plus de 60 ans qui sont "la cible de ce virus" avec les populations fragiles, et les 20-40 ans.
Jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a dit "mesurer les sacrifices consentis" par les personnes âgées après "de longs mois de confinement", leur demandant néanmoins de "redoubler tous (leurs) efforts. Y compris celui, le plus difficile, de réduire encore le nombre de personnes que vous voyez chaque jour".
Joël, fringant sexagénaire francilien, pongiste émérite, respecte les précautions sanitaires et les fait respecter dans le club de tennis de table qu'il préside. Mais il est un point sur lequel il ne transigera pas: "continuer de garder mes petits-enfants".
Armelle Le Bigot-Macaux, présidente de l'Ecole des grands-parents européens, dénonce pour sa part "l'amalgame, l'infantilisation, la placardisation et le mépris de ce que l'on représente dans la société".
"Stratégie du bouc émissaire"
"Ce qui me fait bondir c'est l'amalgame "60 ans et plus" alors que cela recoupe deux générations", ajoute-t-elle, ulcérée également par un certain double discours.
"Personne ne s'est occupé de nous cet été où on a rempli notre rôle en gardant nos petits-enfants, en leur remontant le moral. Ça arrangeait tout le monde et personne n'a rien dit parce qu'on était bien utile", fait-elle remarquer.
"On a fait de cette génération des plus âgés une catégorie qu'il fallait protéger à tout prix, qui devait être isolée du reste de la population. On a clivé", analyse la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, auteur du livre "Grands-parents, le maillon fort" (Albin Michel, 2018).
Egalement dans le viseur, la jeunesse. Pour le sociologue du CNRS Olivier Galland, davantage encore que les autres classes d'âge, "les jeunes sont plus affectés par les conséquences économiques et sociales de la crise et dans leur mode de vie".
Même si après le déconfinement, "on a eu un certain relâchement", "ce n'est pas pour autant qu'il faut les stigmatiser et en faire les grands coupables. Ce serait absurde".
Le président du Forum français de la jeunesse, Anthony Ikni, regrette le "paternalisme" de certains discours, notamment médiatiques, "toujours très stéréotypés" à l'égard des jeunes.
"Il faut un peu raison garder dans ce débat et avoir en tête qu'on n'a pas énormément d'informations sur les chaînes de transmission" du virus.
"Pointer une catégorie de la population est extrêmement dangereux, surtout à l'heure des réseaux sociaux (qui) ont popularisé une culture de la dénonciation publique et de l'exacerbation des tensions entre groupes", met en garde le Dr Tisseron qui dénonce une "stratégie du bouc émissaire".
Le pire pour Béatrice Copper-Royer serait d'ériger "deux mondes avec une frontière qu'on voudrait de plus en plus étanche. Alors que cela fait un bien fou de se mélanger entre générations, cela maintient la bonne santé psychique aussi bien des jeunes que des plus âgés".
Qui n'a jamais reçu dans sa boîte mail ou sur sa page Facebook une de ces annonces vous suppliant de signer là, maintenant de suite, une pétition sur tous les sujets possibles et imaginables: la libération de Toto, le perroquet de tante Jacqueline détenu en toute illégalité par les autorités indonésiennes. Le droit pour les nudistes de voter à poil le jour des élections. Le rétablissement de la peine de mort pour les vendeurs de fleurs qui saccagent les bocages normands. La création d'une haute autorité sur les problèmes hémorroïdaires qui empoisonnent la vie des Français.
Quand ce n'est pas le souhait tout personnel de voir Gérard se laisser pousser la moustache.
Tout y passe: de la création d'une nouvelle école à la dénonciation d'une injustice en passant par les mille et une causes dont chacun comprendra l'impérieuse nécessité de la soutenir. C'est ainsi que de nos jours à chaque fois que l'on se sent l'envie de pousser une petite gueulante, au lieu de hurler sur les enfants ou de secouer son chien ou les deux à la fois, on sort de sa poche une pétition et attention Messieurs les puissants, Mesdames les décisionnaires, fini de plaisanter, le vent de l'histoire est en train de tourner.
Auparavant, pour se faire entendre, de son bureau, on tirait son plus beau papier et d'une écriture soignée, en des termes plus ou moins circonstanciés, on se permettait d'attirer l'attention de Monsieur le maire sur les travaux de voirie de l'avenue Jean-Jaurès «qui provoquent un tel vacarme qu'on est obligé d'augmenter le son du téléviseur pour entendre le journal de Jean-Pierre Pernaut et encore, parfois même cela ne suffit pas, et on doit se contenter des images pour comprendre de quoi il en retourne».
Aujourd'hui fini ces blablas. En trois clics, et sans rien débourser, on sort direct la bombe atomique, la putain de pétition qui envoie du lourd, du très lourd même. «Halte aux travaux de l'avenue Jean Jaurès!» Et voilà, qui m'aime me signe. Moi par principe, je ne signe jamais. Jamais. Un principe de vie et de précaution où la finalité suprême est d'être le moins emmerdé possible. Donc, vous êtes gentil avec votre pétition, mais ce sera sans moi.
Je suis anti pétitionnaire dans l'âme. D'ailleurs je ne les lis jamais, convaincu de leur parfaite inutilité voire de leur supercherie. À qui fera-t-on croire que quelques signatures apposées à la suite d'une pétition ont déjà occasionné un quelconque changement de cap?
Pétitionner, c'est reconnaître sa défaite et admettre son impuissance.
Certes on jouit de voir son indignation ainsi étalée au grand jour mais pour quel résultat si ce n'est quelques accommodements rapiécés que les décideurs jetteront à l'opinion comme un signe d'apaisement avant de tranquillement mener à bien le projet tant décrié?
Les pétitions sont les postillons de la démocratie. Elles donnent l'illusion du pouvoir mais débouchent immanquablement sur des déconvenues. Parfois on les signe même sans savoir de quoi il en retourne, par amitié ou désœuvrement. Le temps d'un instant, on se sent important, et puis l'euphorie retombée, on reste seul avec son indignation comme ces malheureux dans la rue qui vous interpellent d'une voix sonore, et qui défaits, restent là dans leur coin à maugréer quelques insultes ou à pleurer sur leur infortune.
Pourtant devant les injustices qui nous révoltent, il nous faut bien entreprendre quelque chose, sinon à quoi bon vivre? C'est peut-être le seul aspect positif de la pétition, elle redonne de la dignité aux gens, un brin d'espoir, une soupape à cette colère qui sans elle se retourne sur elle-même, grignotant l'âme de relents amers. Soudain, on se trouve des milliers et dans cette ivresse qui monte à la tête, on se voit déjà triomphant, déjà vainqueur, déjà sur le podium.
Et puis le temps passe, les appuis hier enthousiastes vous abandonnent, ils se sont égarés vers d'autres combats. Vous voilà seul. Bientôt l'écho de votre colère disparaît. Vous étiez à la tête d'une armée de fantômes qui en fait –vous vous en rendez compte trop tard– n'ont jamais vraiment existé. Votre combat n'est pas le leur, il ne le sera jamais et dans cette amertume qui vous saisit tout entier, c'est aussi un peu sur vous-même que vous pleurez.
Non, les pétitions ne servent à rien si ce n'est à se donner de faux espoirs.
Ceci dit, le premier qui en lance une sur le thème: «Débarrassez Slate de ce crétin de Stabilovitsch», je la signe sur-le champ.
Au boulot, bande de doux rêveurs!
In our posts on what archivists do and on what it’s like to visit the archives, we promised you a closer look at how archivists organize collections. Here it is: we hope this post demystifies some of the terminology and techniques archivists use. But most of all, we hope to convince you that what makes archival research a bit slower is also what makes it so rich.
Libraries vs. Archives
As a new archival researcher you might assume that archivists group documents together based on the topics they cover. So, you might ask us where we store all our information on a particular subject; say, railway stations, aboriginal history, agricultural fairs, or shoe factories.
What you’ll find is that archivists may send you off in multiple directions to comb through sometimes unlikely and unrelated groups of records. For example, to research aboriginal history here at the Peel Archives, we might suggest looking through the 1930s papers of a wealthy industrialist, the 1840s letters of an Irish settler, and government land records; to research 1920s railway stations, we might recommend regional planning records and the papers of a town seamstress. All these groups of records will be listed and stored separately; they’ll also need to be searched separately. And they’ll cover all kinds of topics beyond your own main focus.
side-by-side
Search results for the term “horse” from a library catalogue (left) and an archival database (right). The library catalogue shows you items (books) directly related to your topic. The archival database shows you record groups (“fonds”) that might have documents relating to horses in them, among other material. See below for more about fonds. (Database views courtesy of Mississauga Library System and Archeion.ca respectively.)
So unlike libraries, archives don’t organize individual items by subject matter. But why not? Wouldn’t that make things easier to find? And if we archivists don’t organize records by topic, in what sense are we organizing them at all?
To answer these questions, let’s think about what archives collect.
Records: Documentary footprints
Archives primarily collect records. Acting individually or together, people produce records simply in the course of living their lives and conducting their business. Without even being aware of it, every time you scribble a grocery list, type an email, snap a photograph, or take meeting minutes, you’re documenting all kinds of information about you and the world you live in.
When this farmer recorded the tasks completed by his farmhands, he didn't know he was also recording for posterity information about labour practices, the cost of living, and even climate change.
When this farmer recorded the tasks completed by his farmhands, he didn’t know he was also recording for posterity information about labour practices, the cost of living, and even climate change.
By fixing information on physical media, like paper, film, or hard drives, you’re creating firsthand evidence of your activities. Records are the documentary footprints people leave on the world.
As the tangible direct traces of past activity, records are the primary sources – the raw material – that we use to understand the past and to plan for the future. (Secondary sources, like the books historians write, are produced by examining and drawing conclusions from primary sources.) Archivists need to decide what records should be kept to document our shared past.
Groups of records: Documentary trails
Records accumulated over a person’s life, or over the period an organization functions, reveal even more about human activity. Patterns and interconnections between records shed light on how a person lived, or on how an organization carried out its business. For example, the return addresses on a group of someone’s letters can reveal his itinerary; government records stored together can show how an important decision was made.20150826_-500px
The whole body of records is more than the sum of its parts. In fact, a lot of what we can learn from an individual record is actually related to other records around it. If individual records are footprints, groups of records are like trails of footprints showing routes and detours.
So records are closely linked to why and how they were created, used, and collected. And this is why archivists keep records together based on who created and collected them – if we didn’t, all that extra information found only in the whole group of records would be lost, even if all the individual items were kept. This is also why, when you look up archival material, you’ll notice that it’s listed under the name of that creator.
Some terminology explained
The seeds of the idea of the archival fonds originated in the French Revolution as French archivists grappled with maintaining official records at a time of immense political and social upheaval.
Many archivists around the world, including here in Canada, refer to the accumulated body of the records of a person or organization as the fonds of that person or organization. This word is taken from the French phrase respect des fonds, an archival principle which tells us to acknowledge the source, or provenance, of records when we organize them. Records have so much more to say to us when we know why, how, and by whom they were used and gathered.
You might be surprised to learn that in the archival world, a fonds is technically different from a collection. Collections are materials that are deliberately gathered and artificially organized by somebody, based on a theme or topic. Some examples would be a postcard collection of waterfalls, or a set of newspaper clippings about local history; such groupings aren’t usually created incidentally as the natural result of the collector’s daily activities or business.
Archivists still associate collections with the name of the collector, since, again, who they are and why they collected things adds information to the collection. (Archivists use the word “collection” loosely too, to refer to any group of records.)
Besides the concepts of fonds and provenance, another important guiding principle we keep in mind is that of original order. We try not to disturb the way creators arrange their own records because that order tells us so much more about creators and about the records themselves.
Original Order: Example 1
Perkins-Bull-Giants-Causeway-collageThis file of mixed record types from the William Perkins Bull fonds demonstrates the importance of keeping related records together. It contains documents concerning William Perkins Bull’s mysteriously aborted attempt to erect a monument dedicated to the Irish Regiment of Canada in Toronto’s Armoury using imported stones from Ireland’s Giant’s Causeway.
The documents in this file include many letters, together with some blueprints, photographs, and sketches.
We can see how important it is not to separate these records by imagining what would happen if we did. How much less might we know about Perkins Bull and his project if we
took out the blueprint and put it in a general collection called “blueprints”?
took out the photograph and stored it with other “photographs of Ireland” in our collection?
removed this whole file from the body of Perkins Bull’s fonds and put it in a general collection of “monument planning records” or “Irish-related records”?
You also may notice that groups of records are subdivided into series, and series are further subdivided into files. Not only does this hierarchical organization make things easier to find, but it also often reflects the way people structure their lives and business.
The art of archival arrangement
So if archivists don’t want to disturb the way records were originally organized, what are we doing when we arrange records to make them useable?
processing table
The task of arranging archival collections can take up a lot of space – it’s a physical as well as an intellectual exercise.
A lot, it turns out. You’ve probably already thought of several ways real life might be messier than the above principles and definitions. The skill of the archivist comes in dealing with the messiness of life as it’s represented in records and documents.
You may have had to sort through a relative’s personal papers at one time, and struggled to figure out why certain things were kept together. Archivists not only make sense of records, but they also help other people make sense of them. Here’s just a handful of the problems archivists may face:
It’s not always easy to determine why records were originally organized the way they were or even where they come from. How else can we seek informative context?
A group of records may have been created by one person and then added to and re-organized by another. Whose records – whose “fonds” – are these? How can we tell the work, and so the lives, of different people apart?
What about collections that are found within fonds? What does the habit of collecting tell us about a person or group’s life and about collections?
What happens – and it frequently does – if a fonds gets split up over the years as people remove parts of it? If multiple archival institutions inherit different parts, how can we present a cohesive picture to researchers?
What happens – and it frequently does – if an original order (if it ever existed) is barely or no longer discernible? How do we impose one that isn’t misleading?
How do we balance original order with trying to make things easy to find?
Juggling all these factors means archivists need to draw on heavy doses of informed judgement, a fine balance of analysis and synthesis, a good depth of general knowledge, and honed research skills. And yes, many times we have to create order out of chaos.
Original Order: Example 2
20150725_103353GordonSometimes the relationships between documents are subtle. The records shown on the left were stored together by the person who collected them: somebody’s will; an unfinished letter to this person dated a few months before her death; a draft of her death notice; a letter written to her many years after her death in apparent ignorance of her death. Might these documents, taken together, tell a story? Or is their juxtaposition a coincidence? The archivist will ask these questions as she arranges the collection this material was found in.
The archival journey
Here’s another thing to think about. Human beings are unique; this means every group of records is unique too. While archivists use the concepts mentioned above to guide them, every collection they work on will present its own challenges and rewards.
It’s no wonder that organizing archival records can be a time-consuming process. However, once archivists have arranged and described records, they become an accessible part of the human story.
What else do the principles of archival arrangement mean for archival researchers? Because records are parts of collections, every individual item you access is surrounded by other records thatPicture1 you get to encounter as a result. Who knows what else you might discover?
And – going back to the beginning of this post – this is why at the Peel Archives, you’ll find information about aboriginal peoples in such different collections: Perkins Bull, the industrialist mentioned above was personally interested in Canada’s indigenous people and collected accounts of them whenever he could; the Magrath family from Ireland who settled in Erindale in Peel wrote about meeting these people in their letters to Dublin; and land records show the evidence of the dwindling reserve areas of the native people. As to why you’ll find information on railway stations in the papers of a town seamstress: she collected old phone directories complete with station timetables.
by Samantha Thompson, Archivist
Malgré la rapidité des doigts sur le clavier, plusieurs raisons poussent à privilégier un stylo et un bon vieux carnet.
La sensation tactile offerte par l'écriture manuscrite est extrêmement bénéfique lors de prises de notes.
Rédiger à la main est une manière efficace d'aider le cerveau à extraire et à retrouver des informations. C'est d'ailleurs dès leur plus jeune âge, à l'école primaire, que les élèves apprennent à former de belles lettres en écriture cursive. Avec le temps, un enfant devient capable de rédiger rapidement et lisiblement. Son aisance en matière d'écriture manuscrite s'en ressent. Une fois cette fluidité acquise, il peut mobiliser les exigences cognitives que demande la prise de notes.
Grâce à l'écriture manuscrite, toute personne qui se trouve en situation d'apprentissage étudie de manière active et de façon productive. Pourtant, les années passant, de plus en plus d'étudiant·es troquent leurs stylos et leurs calepins pour des claviers d'ordinateurs. Dénigrer l'usage des écrans n'est pas le sujet. Dans une ère comme la nôtre où la communication numérique ne cesse de croître, savoir se servir d'un clavier sans même y réfléchir est une compétence primordiale.
Cependant, saisir ses textes en les tapant reste un acte extrêmement monotone, qui fait appel à un geste répétitif et identique. L'écriture manuscrite, parce que ses sensations tactiles sont nombreuses et variées, crée un neurocircuit entre la main et le cerveau.
Rédiger à la main pour lutter contre la prise de notes «non générative»
Malgré la rapidité des doigts sur le clavier, il existe plusieurs raisons qui poussent à privilégier un stylo et un bon vieux carnet. Selon certaines études, l'utilisation d'un clavier revient souvent à transcrire ses notes de façon textuelle et manque cruellement de traitement des informations. C'est ce que des chercheurs et des chercheuses appellent une prise de notes «non générative». Écrire à la main oblige au contraire à faire preuve d'un engagement cognitif qui permet à la personne munie d'un stylo de résumer, manipuler et transformer l'information. En somme, prendre des notes manuscrites aide à s'approprier un discours.
Pour réussir à bien comprendre et se rappeler un nouveau concept, le cumul d'un usage de références personnelles et créatives à une écriture manuscrite est une stratégie efficace et durable. Pour un grand nombre d'étudiant·es, cette technique de travail reste indispensable afin de mieux apprendre à long terme. Si les écrans et les claviers sont d'excellents alliés dans certaines situations, il ne faut pas jeter ni ses cahiers ni ses stylos.
Chances are you have already heard something about who anarchists are and what they are supposed to believe. Chances are almost everything you have heard is nonsense. Many people seem to think that anarchists are proponents of violence, chaos, and destruction, that they are against all forms of order and organization, or that they are crazed nihilists who just want to blow everything up. In reality, nothing could be further from the truth. Anarchists are simply people who believe human beings are capable of behaving in a reasonable fashion without having to be forced to. It is really a very simple notion. But it’s one that the rich and powerful have always found extremely dangerous.
At their very simplest, anarchist beliefs turn on to two elementary assumptions. The first is that human beings are, under ordinary circumstances, about as reasonable and decent as they are allowed to be, and can organize themselves and their communities without needing to be told how. The second is that power corrupts. Most of all, anarchism is just a matter of having the courage to take the simple principles of common decency that we all live by, and to follow them through to their logical conclusions. Odd though this may seem, in most important ways you are probably already an anarchist — you just don’t realize it.
Let’s start by taking a few examples from everyday life.
If there’s a line to get on a crowded bus, do you wait your turn and refrain from elbowing your way past others even in the absence of police?
If you answered “yes”, then you are used to acting like an anarchist! The most basic anarchist principle is self-organization: the assumption that human beings do not need to be threatened with prosecution in order to be able to come to reasonable understandings with each other, or to treat each other with dignity and respect.
Everyone believes they are capable of behaving reasonably themselves. If they think laws and police are necessary, it is only because they don’t believe that other people are. But if you think about it, don’t those people all feel exactly the same way about you? Anarchists argue that almost all the anti-social behavior which makes us think it’s necessary to have armies, police, prisons, and governments to control our lives, is actually caused by the systematic inequalities and injustice those armies, police, prisons and governments make possible. It’s all a vicious circle. If people are used to being treated like their opinions do not matter, they are likely to become angry and cynical, even violent — which of course makes it easy for those in power to say that their opinions do not matter. Once they understand that their opinions really do matter just as much as anyone else’s, they tend to become remarkably understanding. To cut a long story short: anarchists believe that for the most part it is power itself, and the effects of power, that make people stupid and irresponsible.
Are you a member of a club or sports team or any other voluntary organization where decisions are not imposed by one leader but made on the basis of general consent?
If you answered “yes”, then you belong to an organization which works on anarchist principles! Another basic anarchist principle is voluntary association. This is simply a matter of applying democratic principles to ordinary life. The only difference is that anarchists believe it should be possible to have a society in which everything could be organized along these lines, all groups based on the free consent of their members, and therefore, that all top-down, military styles of organization like armies or bureaucracies or large corporations, based on chains of command, would no longer be necessary. Perhaps you don’t believe that would be possible. Perhaps you do. But every time you reach an agreement by consensus, rather than threats, every time you make a voluntary arrangement with another person, come to an understanding, or reach a compromise by taking due consideration of the other person’s particular situation or needs, you are being an anarchist — even if you don’t realize it.
Anarchism is just the way people act when they are free to do as they choose, and when they deal with others who are equally free — and therefore aware of the responsibility to others that entails. This leads to another crucial point: that while people can be reasonable and considerate when they are dealing with equals, human nature is such that they cannot be trusted to do so when given power over others. Give someone such power, they will almost invariably abuse it in some way or another.
Do you believe that most politicians are selfish, egotistical swine who don’t really care about the public interest? Do you think we live in an economic system which is stupid and unfair?
If you answered “yes”, then you subscribe to the anarchist critique of today’s society — at least, in its broadest outlines. Anarchists believe that power corrupts and those who spend their entire lives seeking power are the very last people who should have it. Anarchists believe that our present economic system is more likely to reward people for selfish and unscrupulous behavior than for being decent, caring human beings. Most people feel that way. The only difference is that most people don’t think there’s anything that can be done about it, or anyway — and this is what the faithful servants of the powerful are always most likely to insist — anything that won’t end up making things even worse.
But what if that weren’t true?
And is there really any reason to believe this? When you can actually test them, most of the usual predictions about what would happen without states or capitalism turn out to be entirely untrue. For thousands of years people lived without governments. In many parts of the world people live outside of the control of governments today. They do not all kill each other. Mostly they just get on about their lives the same as anyone else would. Of course, in a complex, urban, technological society all this would be more complicated: but technology can also make all these problems a lot easier to solve. In fact, we have not even begun to think about what our lives could be like if technology were really marshaled to fit human needs. How many hours would we really need to work in order to maintain a functional society — that is, if we got rid of all the useless or destructive occupations like telemarketers, lawyers, prison guards, financial analysts, public relations experts, bureaucrats and politicians, and turn our best scientific minds away from working on space weaponry or stock market systems to mechanizing away dangerous or annoying tasks like coal mining or cleaning the bathroom, and distribute the remaining work among everyone equally? Five hours a day? Four? Three? Two? Nobody knows because no one is even asking this kind of question. Anarchists think these are the very questions we should be asking.
Do you really believe those things you tell your children (or that your parents told you)?
“It doesn’t matter who started it.” “Two wrongs don’t make a right.” “Clean up your own mess.” “Do unto others...” “Don’t be mean to people just because they’re different.” Perhaps we should decide whether we’re lying to our children when we tell them about right and wrong, or whether we’re willing to take our own injunctions seriously. Because if you take these moral principles to their logical conclusions, you arrive at anarchism.
Take the principle that two wrongs don’t make a right. If you really took it seriously, that alone would knock away almost the entire basis for war and the criminal justice system. The same goes for sharing: we’re always telling children that they have to learn to share, to be considerate of each other’s needs, to help each other; then we go off into the real world where we assume that everyone is naturally selfish and competitive. But an anarchist would point out: in fact, what we say to our children is right. Pretty much every great worthwhile achievement in human history, every discovery or accomplishment that’s improved our lives, has been based on cooperation and mutual aid; even now, most of us spend more of our money on our friends and families than on ourselves; while likely as not there will always be competitive people in the world, there’s no reason why society has to be based on encouraging such behavior, let alone making people compete over the basic necessities of life. That only serves the interests of people in power, who want us to live in fear of one another. That’s why anarchists call for a society based not only on free association but mutual aid. The fact is that most children grow up believing in anarchist morality, and then gradually have to realize that the adult world doesn’t really work that way. That’s why so many become rebellious, or alienated, even suicidal as adolescents, and finally, resigned and bitter as adults; their only solace, often, being the ability to raise children of their own and pretend to them that the world is fair. But what if we really could start to build a world which really was at least founded on principles of justice? Wouldn’t that be the greatest gift to one’s children one could possibly give?
Do you believe that human beings are fundamentally corrupt and evil, or that certain sorts of people (women, people of color, ordinary folk who are not rich or highly educated) are inferior specimens, destined to be ruled by their betters?
If you answered “yes”, then, well, it looks like you aren’t an anarchist after all. But if you answered “no”, then chances are you already subscribe to 90% of anarchist principles, and, likely as not, are living your life largely in accord with them. Every time you treat another human with consideration and respect, you are being an anarchist. Every time you work out your differences with others by coming to reasonable compromise, listening to what everyone has to say rather than letting one person decide for everyone else, you are being an anarchist. Every time you have the opportunity to force someone to do something, but decide to appeal to their sense of reason or justice instead, you are being an anarchist. The same goes for every time you share something with a friend, or decide who is going to do the dishes, or do anything at all with an eye to fairness.
Now, you might object that all this is well and good as a way for small groups of people to get on with each other, but managing a city, or a country, is an entirely different matter. And of course there is something to this. Even if you decentralize society and put as much power as possible in the hands of small communities, there will still be plenty of things that need to be coordinated, from running railroads to deciding on directions for medical research. But just because something is complicated does not mean there is no way to do it democratically. It would just be complicated. In fact, anarchists have all sorts of different ideas and visions about how a complex society might manage itself. To explain them though would go far beyond the scope of a little introductory text like this. Suffice it to say, first of all, that a lot of people have spent a lot of time coming up with models for how a really democratic, healthy society might work; but second, and just as importantly, no anarchist claims to have a perfect blueprint. The last thing we want is to impose prefab models on society anyway. The truth is we probably can’t even imagine half the problems that will come up when we try to create a democratic society; still, we’re confident that, human ingenuity being what it is, such problems can always be solved, so long as it is in the spirit of our basic principles — which are, in the final analysis, simply the principles of fundamental human decency.
Faut-il encourager l'écriture inclusive, c'est-à-dire le fait de féminiser tous les mots ? "Je ne suis pas une militante de l'écriture inclusive", a répondu Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a expliqué lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI que cette écriture était "horriblement compliquée".
"On a déjà des publics scolaires qui ont des difficultés avec l'orthographe, la lecture et l'écriture", a-t-elle ajouté en indiquant que cela revient à mettre en place "un mécanisme avec une complexité incroyable".
Selon la ministre de la Culture, "l'écriture inclusive est une démarche élitiste. Ce que je veux, c'est un apprentissage de la lecture et de l'écriture démocratique. Je ne suis pas pour l'écriture inclusive". Présent dans le public, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a indiqué qu'il partageait aussi le point de vue de Roselyne Bachelot.
Prenez-vous un vieux cahier et un stylo, ou vous avez un faible pour les Moleskine et les Montblanc ?
Que vous soyez sélectif ou non, sachez que les outils pour les mains sont des outils pour le cerveau. Les notes manuscrites sont excellentes pour le cryptage de la cognition incarnée et, en retour, elles améliorent la capacité du cerveau à récupérer de l’information. De plus, en écrivant à la main, on crée une très bonne mémoire externe : le carnet.
La prise de notes manuscrites est un processus utile qui fait partie de la panoplie d’outils cognitifs de chaque élève. L’apprentissage d’une prise de notes manuscrites efficace et son intégration en tant qu’outil d’apprentissage et d’étude peut commencer dès la troisième ou quatrième année, mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.
La communication numérique s’intègre désormais dans notre quotidien. Développer la capacité d’écrire au clavier de manière automatique est une compétence importante, et les outils et applications de la communication numérique continueront d’évoluer et d’être utiles. Mais la saisie au clavier ne fournit pas au cerveau la rétroaction tactile que permet le contact entre le crayon ou le stylo et le papier — qui crée les circuits neuronaux du système main-cerveau.
Si l’ordinateur portable peut sembler plus rapide et plus efficace, il existe de bonnes raisons de garder à portée de main un cahier et un bon stylo.
Les chercheurs ont découvert que lorsque l’on prend des notes au clavier, on le fait textuellement sans traiter l’information. On parle alors d’une prise de notes « non générative ». En revanche, en écrivant à la main, on doit faire preuve d’un engagement cognitif pour arriver à résumer, paraphraser, organiser, mettre en correspondance des concepts et du vocabulaire. La manipulation et la transformation de l’information approfondissent la compréhension.
La prise de notes écrites devient une prise de notes mentale. On travaille activement à donner du sens pour pouvoir ensuite passer à la réflexion, à l’étude ou au partage afin de comparer sa compréhension avec des partenaires de laboratoire ou des camarades de classe. Il s’agit d’une bonne stratégie d’étude, car le traitement de l’information ainsi amassée peut être consolidé par la discussion.
Il existe des modèles et des formats qui enseignent des façons efficaces de prendre des notes manuscrites. La méthode Cornell, élaborée par le professeur Walter Pauk, est très populaire. On peut explorer d’autres moyens selon ses besoins, tels que les tableaux de comparaison/contraste ou les sites web.
Comment prendre des notes avec la méthode Cornell.
La qualité de la prise de notes dépend de l’habileté de la main, c’est-à-dire de la capacité à combiner lisibilité et rapidité. Pour cela, il faut une écriture propre, épurée et liée, soit une écriture cursive, que les jeunes commencent à apprendre en deuxième année. L’habileté de la main se développe dans les premières années d’école grâce à l’enseignement et à la pratique et nécessite de fréquentes activités d’écriture, ce qui permet d’allouer de l’espace de mémoire de travail aux besoins cognitifs de la prise de notes.
Le passage de la troisième à la quatrième année constitue un grand pas pour les élèves. Le contenu des programmes de sciences, d’études sociales, de la langue maternelle et des mathématiques exige des enfants qu’ils améliorent rapidement leurs compétences en lecture et en écriture.
Plus on avance dans son parcours scolaire, plus on doit développer sa capacité à lire et à écrire, à comprendre et à donner un sens à de grandes quantités d’informations dans des formats multimodaux.
Léonard de Vinci a écrit : « … plus une description est minutieuse, plus on risque d’embrouiller l’esprit du lecteur et de l’éloigner de la connaissance de la chose décrite. C’est pourquoi il est nécessaire de faire un dessin… en plus d’une description… »
Les carnets de l’artiste révèlent un esprit créatif, curieux, inventif et un homme de science et d’art sans pareil, en avance de plusieurs siècles sur son temps. Fergus Craik et Robert Lockhart, pionniers de la recherche en neurosciences cognitives, ont observé trois niveaux de traitement de l’information. Leur théorie dévoile comment, d’un point de vue neuroscientifique, les découvertes de Vinci ont été possibles il y a plusieurs siècles. Lorsque les gens illustrent l’information visuellement, ils peuvent approfondir leur compréhension de concepts tels que les cycles et les relations. C’est pourquoi certains chercheurs en neurosciences cognitives préconisent d’enseigner dès le plus jeune âge en présentant la connaissance de différentes façons.
Florence Nightingale est connue pour sa contribution à la réforme de la médecine grâce à ses observations, son enregistrement de données, sa prise de notes et ses écrits, le tout fait de manière détaillée et méticuleuse. On lui doit la création du diagramme circulaire qui représente ces informations.
Je demande à mes étudiants, qui se préparent à devenir enseignants, de dessiner la disposition de la classe où ils travaillent dans le cadre de leur stage. Ils prennent également des notes d’observation manuscrites qu’ils consignent selon la méthode Cornell. Ce travail vise à interpréter ce qui se passe en classe. Ce processus de documentation constitue une bonne base pour la réflexion et l’élaboration d’une théorie sur l’art de l’enseignement.
Si l’écriture fait partie de votre travail, que ce soit en journalisme, en enseignement, en architecture, en ingénierie, en mode ou dans tout autre domaine, vous connaissez déjà les avantages et l’importance de la prise de notes et de l’élaboration de croquis.
Pour comprendre et se souvenir, établir des liens personnels et susciter une réflexion créative, les notes manuscrites sont utiles et ont l’avantage de se conserver.
Il est intéressant d’observer que l’art de tenir un journal ou un agenda en version papier a fait naître de nombreuses communautés en ligne. Beaucoup prennent plaisir à préparer des calendriers, des agendas, des cartons, des notes et des listes de toutes sortes, ou à écrire à la main l’histoire familiale pour leurs descendants — pour ensuite partager le tout en ligne.
Pour les étudiants sérieux, la prise de notes est un outil cognitif et une technique d’étude indispensables. La création de circuits neuronaux pour la mémoire et le sens à travers la connexion main-cerveau est la clé pour décoder les notes manuscrites. Réfléchissez-y à deux fois avant de vous fier uniquement à votre ordinateur portable cet automne !
En Inde, la croissance urbaine est si rapide qu’en quelques années des villes jaillissent sur des zones agricoles. Pour convaincre les paysans de céder leurs terres, les promoteurs les associent à l’actionnariat de leurs entreprises. Ce modèle inédit d’urbanisation met en péril la démocratie locale.
Imaginez une ville nouvelle qui jaillirait soudainement de champs de canne à sucre, au cœur de l’Inde. Avec son architecture de vague inspiration singapourienne ou méditerranéenne, cette cité de haut-standing serait entièrement conceptualisée, construite et gérée par une entreprise privée. Les cultivateurs, propriétaires originels des terres cédées à la ville, seraient eux transformés en partenaires à part entière, et même en actionnaires (shareholders), leur permettant de brasser une rente à long terme sur les bénéfices de cette opération immobilière lucrative.
C’est ce que propose le projet de « ville-actionnaire » (shareholders city), un modèle qui demeure encore expérimental et très minoritaire mais qui représente cependant un des nouveaux avatars de l’urbanisation de l’Inde contemporaine et qu’il convient donc, à ce titre, d’observer avec attention. C’est précisément le thème qu’aborde l’urbaniste indienne Sai Balakrishnan (Harvard) dans son dernier ouvrage, Shareholder Cities.
SauteNuage est un site qui traite de la vie privée sur internet. Il explique simplement pourquoi et comment vous échapper du pistage et autres atteintes à la vie privée sur internet à travers des guides colorés dans une interface très épurée.
Le site est divisé en 2 catégories :
Dans la première catégorie, on trouve des articles comme :
Dans la seconde catégorie, on trouve d'autres thèmes comme :
L'auteur a aussi prévu des guides (appelés Nuages) pour vous guider étape par étape pour améliorer votre vie privée sur internet. Pour l'instant, seul le Nuage 1 (guide 1) est paru, le Nuage 2 (guide 2) est prévu pour plus tard.
Ce site est un peu mystérieux car on ne sait pas qui en est l'auteur et il n'y a pas de page "A propos", comme de coutume sur la plupart des sites web. Les articles n'en demeurent pas moins intéressants, mais le fait qu'il n'y ait aucune info sur le site et l'auteur des articles est un peu surprenant.
Le roman policer culte fait disparaître le mot "nègre" de son titre et de ses pages dans une nouvelle édition qui paraît ce mercredi 26 août.
A partir de quel âge peut-on se marier en France ? Et doit-on demander l’autorisation de ses parents ?
Oui, ce sont 2 questions différentes, il ne faut pas confondre l’âge nubile (en droit, cela désigne quelqu’un qui est en âge d’être marié) et la majorité matrimoniale (âge auquel une personne peut s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents) !
Jusqu’à la Révolution : dans le droit canonique (autorité catholique), l’âge nubile et la majorité matrimoniale étaient de 12 ans pour les filles et de 14 ans pour les garçons. Et un édit de Henri II entré en vigueur en 1556 et valable jusque 1792 fixait la majorité à 30 ans pour les garçons et 25 ans pour les filles.
Loi du 20 septembre 1792 : mariage à partir de 13 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons, mais avec le consentement des parents jusque 21 ans.
Code civil de 1804 : la nubilité est à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons, la majorité matrimoniale à 21 ans pour filles et 25 ans pour les garçons !
Loi du 21 juin 1907 : Il faudra attendre 100 ans pour que la majorité matrimoniale soit également fixée à 21 ans pour les garçons.
Loi du 5 juillet 1974 : On peut se marier sans le consentement de ses parents à partir de 18 ans.
Depuis 2006 : La nubilité est ramenée à 18 ans aussi pour les filles…
Le XVIIIe siècle ou Siècle des Lumières est aussi le siècle du clair-obscur, mêlant le pire et le meilleur, avec des comportements divergents face au mariage, selon que l'on appartient aux classes supérieures ou aux classes populaires.
Ces divergences se retrouvent aux siècles suivants et jusqu'à nos jours avec la concurrence entre mariage arrangé et mariage d'amour, entre pudibonderie et liberté sexuelle, entre soumission de la femme et émancipation.
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Cela ressemble à une arnaque : Plusieurs sites payants vous proposent de vous fournir une copie d’un acte d’état-civil. Pourtant, les généalogistes qui recherchent des actes récents peuvent les recevoir gratuitement. Voici comment éviter de tomber dans le piège.
Si les actes d’état civil anciens sont consultables en ligne (sauf quelques exceptions) sur les sites des archives départementales, la période récente est plus difficile pour les recherches. En effet, la protection de la vie privée, sujet important en France, dicte des règles strictes pour empêcher la diffusion de détails personnels ou familiaux pouvant toucher des personnes encore vivantes.
Par exemple, le site des archives départementales de Loir-et-Cher ne propose pas en ligne, à ce jour, d’actes d’état-civil numérisés après 1899.
Pour vous procurer une copie des actes d’État-civil récents, il vous faut utiliser l’une des deux options suivantes :
C’est normalement totalement gratuit, sauf peut-être une participation possible aux frais d’envoi.
Oui, mais voilà… certains ont senti une opportunité d’activité.
C’est un fait, tout généalogiste aura besoin, tôt ou tard, de se procurer un acte d’état civil récent.
Pour répondre à ce besoin, plusieurs sites proposent aux généalogistes de leur fournir les copies des actes d’état civil recherchés.
Il fallait s’y attendre… ces sites vous feront payer l’obtention de vos actes à hauteur, parfois, de plusieurs dizaines d’Euros.
Quelle est la stratégie de ces sites ? Comment font ces sites pour attirer des clients et leur facturer des prestations ?
Premièrement, il faut reconnaître que ce type de pratique est légal. Ces sites assurent bien un service d’intermédiaire et livrent réellement les actes à leurs clients. C’est leur service (obtention et livraison de l’acte) qui est payant et non pas l’acte en lui-même.
Ensuite, pour que ces sites puissent légalement exister, il faut qu’ils ne trompent pas leurs utilisateurs : Ils ne doivent pas se faire passer pour un quelconque service administratif, ni arborer les logos ou les chartes graphiques des sites officiels. Sur ce sujet, il faut bien dire que plusieurs sites dépassent la limite, selon moi.
En résumé, si ces sites apportent un vrai service et sont légaux, dans l’ensemble… ils jouent sur la méconnaissance des personnes.
La presse et la télévision (voir le reportage ci-dessous) ont déjà évoqué ces sites mais il m’a semblé utile d’en parler ici pour prévenir les lecteurs de Généalogie Pratique.
Pour demander vous-même et gratuitement les actes d’état-civil (Actes de naissance, actes de mariage ou actes de décès) dont vous avez besoin pour vos recherches généalogiques, une seule adresse à retenir :
Le groupe chinois vient de perdre la dérogation à l'embargo américain qui lui permettait de maintenir à jour ses smartphones sous Android. Les anciens modèles ne devraient pas devenir obsolètes pour autant.
horizon s'assombrit pour les smartphones Huawei. Les États-Unis ont décidé d'accentuer encore un peu plus la pression sur le groupe technologique chinois. L'administration de Donald Trump n'a pas renouvelé la licence temporaire qu'elle accordait tous les trimestres à la firme de Shenzhen pour lui permettre de maintenir certains échanges avec des entreprises américaines depuis que le département américain du Commerce l'a placée sur une liste noire le 16 mai 2019 sur fond de guerre commerciale avec la Chine, selon le Washington Post.
À travers ces sursis, Washington souhaitait permettre aux entreprises technologiques américaines et aux opérateurs de télécommunications locaux de trouver des alternatives aux deals conclus avec Huawei, très implanté dans le secteur des télécoms outre-Atlantique. Ces accords permettaient notamment à Google de continuer à délivrer des mises à jour et des correctifs Android aux smartphones lancés par Huawei avant la mise en place de l'embargo. Contrairement aux appareils lancés après l'entrée en vigueur des sanctions, les anciens modèles pouvaient continuer à utiliser le magasin d'applications Play Store et les Google Mobile Services, les applications Google les plus populaires (Chrome, Gmail, Maps, Search, etc.), la pierre angulaire de l'expérience Android.
Depuis le 13 août, date de l'expiration de la dernière licence générale temporaire d'exploitation, Google ne peut plus collaborer avec Huawei. Les contours des conséquences de cette décision sont encore flous. En théorie, Google n'est désormais plus autorisé à fournir des mises à jour pour les appareils Huawei. Cela signifie que les anciens modèles de la marque et ceux de sa filiale Honor pourraient ne pas être mis à jour vers Android 11 dans les prochaines semaines. Des modèles comme le P20, le P30, le Mate 20 ou le Honor 10 pourraient cesser de recevoir les patchs de sécurité et les mises à jour pour les applications installées, avec le risque de devenir obsolètes.
Huawei continuera à proposer des mises à jour, mais...
En pratique, on ignore encore pour l'instant dans quelle mesure l'expiration de la licence générale temporaire impactera les futures mises à jour logicielles des smartphones des clients de la marque chinoise. Google a confirmé auprès du Washington Post que c'est bien cette licence qui lui permettait de collaborer avec Huawei et de prendre en charge les appareils lancés avant les sanctions américaines. Contacté par RTL.fr, un porte-parole de Huawei assure que les smartphones qui disposent déjà des applications Google continueront de les avoir et que des mises à jour vers la partie open source d'Android seront toujours déployées.
Huawei est en effet autorisé à utiliser la partie ouverte d'Android. Cette version accessible à tous les constructeurs n'est pas concernée par les restrictions américaine. Elle propose l'essentiel de l'expérience Android mais ne dispose pas des services Google et du magasin d'applications Play Store. C'est la version qui est déjà utilisée par Huawei pour ses smartphones lancés après la mise en place des sanctions, le Mate 30 et le P40. Sur ces modèles, on retrouve des mises à jour Android développées par Huawei via le système EMUI et des services alternatifs comme l'AppGallery, le magasin d'application de la marque (qui compte environ 60.000 références, une broutille par rapport au Play Store) et des applications maison, censées répondre aux mêmes besoins numériques que les applications Google, qui souffrent encore de la comparaison avec leurs concurrentes.
Huawei devrait logiquement s'appuyer sur ses équipes internes et sur la communauté open source pour continuer à proposer des mises à jour logicielles et de sécurité à ses clients. Ces dernières ne seront plus déployées directement par Google. Cela devrait rallonger de plusieurs semaines le délai de leur distribution. Avec un risque de voir des failles de sécurité exploitées par des cybercriminels dans cet intervalle, souligne le site technologique du quotidien belge Le Soir. Autre enjeu pour Huawei, réussir à maintenir à flot les services de Google et les applications les plus populaires du Play Store (Facebook, Instagram, Uber, etc.), sans l'aide de Google et des éditeurs américains de ces services, sous peine de les voir devenir peu à peu obsolètes, au fil des changements apportés dans leurs codes.
L’auteur français du logiciel d’édition de texte Notepad++ a des convictions politiques et les exprime à travers diverses éditions de son outil, ce qui ne plait pas vraiment aux autorités chinoises.
Magie de l’informatique, on peut être français et dissident en Chine. Don Ho, le créateur français de célèbre logiciel d’édition de texte (et de code, surtout) vient d’en faire l’expérience. Le site web de Notepad++ est interdit en Chine depuis lundi, en raison de la publication d’éditions spéciales intitulées « Free Uyghur » et « Stand with Hong Kong ». La contestation, les autorités chinoises n’aiment pas trop beaucoup ça.
Notepad++ est un logiciel gratuit fonctionnant sous Windows et disponible en 90 langues. Jusque là tout va bien, mais l’histoire montre que même un logiciel permettant d’écrire et éditer des lignes de code peut avoir des opinions politiques. En tout cas celles de son auteur. Dans ses avis de publication pour les deux éditions, Don Ho a ouvertement exprimé ses préoccupations concernant les conditions des droits de l’homme, respectivement dans la région autonome du Xinjiang et à Hong Kong.
Selon nos confrères de TechCrunch, l’interdiction de Notepad++ ne s’appliquerait qu’à sa page de téléchargement – qui présente les éditions spéciales et donc susceptibles d’être censurées – lorsqu’on essaie de l’atteindre à partir des navigateurs chinois développés par Tencent (QQ Browser et le navigateur intégré de WeChat), Alibaba (UC Browser), 360 et Sogou. Ces services signalent la page comme contenant des contenus « interdits » par les régulateurs locaux.
La page d’accueil de Notepad++, en revanche, reste accessible, et il est toujours possible de naviguer dans le site complet depuis Chrome et DuckDuckGo en Chine.
Il faut dire qu’en matière de message politique, Don Ho n’en n’est pas à son coup d’essai, puisque déjà en 2014, il avait publié une édition délivrant un message lié aux manifestations pro-démocratiques de Tiananmen. Par ailleurs, plus près de nous, d’autres versions du logiciel affichaient déjà une prise de position politique à la faveur d’évènements marquants en France, tels que les éditions « Je suis Charlie » et « Gilet Jaune ».
Lorsque la version « Free Uyghur » est sortie à la fin de l’année dernière, cela n’avait pas été du goût de certains citoyens chinois, qui avaient montré leur désaccord de façon massive sur le dépôt GitHub de Notepad++.
Pendant des décennies, l'UE a codifié les protections des données personnelles et s'est battue contre ce qu'elle considérait comme une exploitation commerciale des informations privées, positionnant ainsi ses réglementations en modèle par rapport aux politiques de protection de la vie privée des États-Unis. La donne pourrait changer avec la nouvelle stratégie européenne de gouvernance des données issue de la Commission de l’UE. Au travers de cette dernière, l’Europe se positionne en acteur pour faciliter l’utilisation et la monétisation des données personnelles de ses citoyens.
Dévoilée en février 2020, la stratégie décrit les mesures et les investissements qui seront déployés au cours des cinq prochaines années. De façon spécifique, il s’agit de créer un marché paneuropéen des données à caractère personnel qui repose sur un espace sécurisé de confiance pour le partage des données ou Data Trust. De façon ramassée, il s’agit d’ un pool paneuropéen d'informations personnelles et non personnelles qui devrait devenir un guichet unique pour les entreprises et les gouvernements cherchant à accéder aux informations des citoyens. Le projet mobilise un budget de 7 millions d’euros et devrait être finalisé d’ici 2022.
Les entreprises technologiques mondiales ne seront pas autorisées à stocker ou à déplacer les données des Européens. Elles seront plutôt contraintes d'y accéder par l'intermédiaire de cet espace sécurisé de confiance pour le partage des données. Le projet prévoit que les citoyens percevront des dividendes numériques. Pas de définition claire de cette notion pour le moment, mais il est possible d'anticiper sur ceci qu'il s'agit (entre autres) de paiements en monnaie fiduciaire ou non de la part des entreprises qui utiliseront les données personnelles des citoyens de l'UE.
Pour les citoyens, cela signifie que leurs données seront conservées dans des serveurs publics et gérées par ce qui se veut être des tiers de confiance. La Commission européenne voit en ces derniers un moyen d'aider les entreprises et les gouvernements européens à réutiliser et à valoriser les énormes quantités de données produites dans toute la région et d'aider les citoyens européens à tirer profit de leurs informations. Toutefois, la documentation relative au projet ne précise pas comment les personnes seront indemnisées.
Le nouveau projet de l'UE s'inspire du système numérique autrichien qui garde la trace des informations produites par et sur ses citoyens en leur attribuant des identifiants uniques et en stockant les données dans des dépôts publics. IBM et Mastercard s’appuient sur une approche similaire pour gérer les informations financières de leurs clients européens en Irlande. Les autorités du Royaume-Uni et celles du Canada y ont eu recours pour stimuler la croissance de l’intelligence artificielle dans leurs pays respectifs.
L’usage d’ espaces sécurisés de confiance pour le partage des données soulève néanmoins des interrogations et même des craintes. En effet, le risque que des tiers exercent une mainmise sur les données des citoyens de l’UE existe. À titre d’illustration, le gouvernement du Canada a, en octobre 2019, rejeté une proposition d'Alphabet/Sidewalk Labs visant à créer un système dans le genre pour le projet de ville intelligente de Toronto. Motif :Sidewalk Labs l’avait conçu de manière à garantir le contrôle de l'entreprise sur les données des citoyens.
En fait, l’un des griefs les plus importants qu’on puisse porter à l’endroit de tels projets est celui de la centralisation importante des données entre les mains d’une entité. Sur ce seul axe, le tableau ne serait pas différent de l’actuel sur lequel on voit les grandes enseignes US (Google, Amazon, Facebook, Apple…) mobiliser une part importante des informations d’utilisateurs du monde entier. En droite ligne avec ce dernier, un détail supplémentaire en lien avec ces développements attire l’attention : l’inscription à un service offert par un des GAFA n’est pas obligatoire ; à contrario, la participation au marché de données à caractère personnel pourrait bien être obligatoire pour les citoyens de l’Union européenne.
Grosso modo, l’initiative s’inscrit dans les préparatifs de l’UE à imprimer sa marque dans une société data-agile où les applications de l’intelligence artificielle ne cessent de voir le jour. Le projet est vu comme un moyen d’attirer les grandes multinationales qui s’appuient sur les données pour les besoins de montage de leurs services à s’encrer sur l’Europe et non plus sur les USA.