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 La revue de web de Kat

It’s a win-win if UK loses war with France | Jersey | The Guardian

Tue 11 May 2021 - 07:42

If victory eludes us in the row over fishing rights around Jersey, the prospect of Macron at No 10 has much to recommend it
Ed Cumming - Sun 9 May 2021 09.30

If this week has demonstrated anything, it’s that war with France is one of few policies to still enjoy true cross-party support. Brexiters are happy because they crave armed conflict with the uppity frogs above all else. Remainers are happy because they always said Brexiters craved armed conflict with the uppity frogs, and they crave being proved right in a losing cause.

Other than being paid by the government not to work, it’s hard to think of another idea in recent years that everyone has rallied around with such enthusiasm. In fraught times, we ought to be grateful for these fleeting bursts of unity.

I’m as excited for the conflict as the next man, unless he lives on the Isle of Wight, but I’m afraid those in command may not have thought through the implications. Because there will only be one winner: France. For all the surrender-monkey talk, the history couldn’t be clearer. When we have beaten France, in the Napoleonic or seven years wars, we have done so with German help. Every time we try to go it alone, we have to scurry home, stubby little bulldog tails between our legs: hundred years war, war of 1778, the Norman Conquest. I’m not sure Mrs Merkel is itching for a scrap.

There will be some early grounds for hope. Led by Dominic Raab in full kit and shin pads, the SAS will parachute in and seize our ancestral booze warehouses across the Channel. The burghers of Calais will be force-fed les burgers Anglais they were so rude about in the 90s.

It won’t last. In time, the Foreign Legion will be marching down Oxford Street, while their generals loot Mr Bean DVDs and Oasis albums from the smoking wreckage of HMV. Rowan Atkinson will eventually be flushed out of his bunker, Saddam-style, and forced to perform Bean skits for 20 hours a day. The Queen will be exiled to Balmoral in the newly independent vassal state of Scotland, replaced by the puppet transition leader, Arsène Wenger. Stepping into his new quarters on Downing Street, Mr Macron will shake his head sadly at the depraved extravagance that led to such wallpaper, the last gasps of a venal and corrupt administration.

Coming from a family of 1066 blow-ins, I’m conflicted. Am I pleased we’ll lose the war with France? It’s hard to say. As is their custom, our new leaders will strip every open space of all grass and replace it with that weird pink gravel they’re so obsessed with. Eton will keep its name but fulfil a new role as the Ecole Technocratique Nationale.

No longer able to define themselves in patriotic opposition to their French counterparts, our holiday towns will be deserted, with disastrous effects on house prices. Marmite and baked bean factories will be blown up. Rather than a Byzantine dance of conspiracy and interviews, the next series of Line of Duty will be six hours of horny students being beaten up by cops. Now Daft Punk have disbanded, there will be nobody to headline Glastonbury. Coffee will become undrinkable and, strangely, so will tea.

It won’t all be bad. France is sometimes described as a paradise populated by people who think they’re living in hell, which is to say the opposite of Surrey. There will be advantages: cooked breakfast will be banned, replaced by room-temperature breakfast, and lunch will be compulsory. Pret a Manger will be seized by the state, briefly renamed Ready to Eat and then razed to the ground to encourage the others. Tinned confit duck will no longer have to be smuggled back in the boots of family cars but instead will be made available in every newsagent.

There will be wine everywhere, except McDonald’s, where there will be beer. The price of Greggs sausage rolls will be capped by the state. It will cost money to drive on motorways but they will all be incredible.

Rather than chiding our politicians for extramarital shenanigans, we will be forced to admire them, and instead berate any who make the error of marrying their lovers. It will be impossible to get a job but also impossible to be sacked. Everyone will work less but, inexplicably, be more productive. Everyone will retire at 62, except train drivers who will retire at 52. All parents will have access to cheap childcare. We’ll have a national anthem with a discernible tune.

When we lose the war with France, England will be the winner.

Angleterre Brexit Jersey pêche
https://amp.theguardian.com/uk-news/2021/may/09/its-a-win-win-if-uk-loses-war-with-france?__twitter_impression=true

Règles de féminisation | Ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports

Fri 7 May 2021 - 14:46

Règles de féminisation dans les actes administratifs du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et les pratiques d'enseignement

NOR : MENB2114203C

Circulaire du 5-5-2021

MENJS
Texte adressé aux recteurs et rectrices d'académie ; aux directeurs et directrices de l'administration centrale ; aux personnels du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports

« Au moment où la lutte contre les discriminations sexistes implique des combats portant notamment sur les violences conjugales, les disparités salariales et les phénomènes de harcèlement, l'écriture inclusive, si elle semble participer de ce mouvement, est non seulement contre-productive pour cette cause même, mais nuisible à la pratique et à l'intelligibilité de la langue française.

Une langue procède d'une combinaison séculaire de l'histoire et de la pratique, ce que Lévi-Strauss et Dumézil définissaient comme "un équilibre subtil né de l'usage". En prônant une réforme immédiate et totalisante de la graphie, les promoteurs de l'écriture inclusive violentent les rythmes d'évolution du langage selon une injonction brutale, arbitraire et non concertée, qui méconnaît l'écologie du verbe. »

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française et Marc Lambron, directeur en exercice de l'Académie française, le 5 mai 2021.

L'égalité entre les filles et les garçons, prélude de l'égalité entre les femmes et les hommes, doit être construite, promue et garantie par l'École de la République. Constitutive d'une réelle égalité des chances, elle est en effet indissociable de la promesse républicaine d'émancipation de chaque individu. L'action de l'École dans ce domaine s'inscrit dans un vaste plan d'action qui comprend notamment la formation de l'ensemble des personnels, la transmission d'une culture de l'égalité, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et une politique d'orientation en faveur d'une plus grande mixité des filières et métiers. Elle passe aussi par la promotion et l'usage de la féminisation de certains termes, notamment les fonctions, dans le respect des règles grammaticales. L'apprentissage et la maîtrise de la langue française, au cœur des missions de l'École, contribuent en effet à lutter contre les stéréotypes et garantissent l'égalité des chances de tous les élèves.

Ces objectifs ne doivent pas être pénalisés par le recours à l'écriture dite « inclusive » dont la complexité et l'instabilité constituent autant d'obstacles à l'acquisition de la langue comme de la lecture. Ces écueils artificiels sont d'autant plus inopportuns lorsqu'ils viennent entraver les efforts des élèves présentant des troubles d'apprentissage accueillis dans le cadre du service public de l'École inclusive.

Notre langue est un trésor précieux que nous avons vocation à faire partager à tous nos élèves, dans sa beauté et sa fluidité, sans querelle et sans instrumentalisation.

Dans les actes et les usages administratifs, en vue de participer à la lutte contre les stéréotypes de genre, les dispositions de la circulaire du Premier ministre du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française s'appliquent. Ainsi, l'intitulé des fonctions tenues par une femme doit être systématiquement féminisé suivant les règles énoncées par le guide d'aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions élaboré par le Centre national de la recherche scientifique et l'Institut national de la langue française, intitulé Femme, j'écris ton nom... Il est également demandé de recourir à des formulations telles que « le candidat ou la candidate » afin de ne pas marquer de préférence de genre, ou à des formules telles que « les inspecteurs et les inspectrices de l'éducation nationale » pour rappeler la place des femmes dans toutes les fonctions.

Dans le cadre de l'enseignement, la conformité aux règles grammaticales et syntaxiques est de rigueur. Deux conséquences en découlent.

En premier lieu, il convient de proscrire le recours à l'écriture dite « inclusive », qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique. L'adoption de certaines règles relevant de l'écriture inclusive modifie en effet le respect des règles d'accords usuels attendues dans le cadre des programmes d'enseignement. En outre, cette écriture, qui se traduit par la fragmentation des mots et des accords, constitue un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit. L'impossibilité de transcrire à l'oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages, notamment des plus jeunes. Enfin, contrairement à ce que pourrait suggérer l'adjectif « inclusive », une telle écriture constitue un obstacle pour l'accès à la langue d'enfants confrontés à certains handicaps ou troubles des apprentissages.

En second lieu, l'usage de la féminisation des métiers et des fonctions doit être recherché. De même, le choix des exemples ou des énoncés en situation d'enseignement doit respecter l'égalité entre les filles et les garçons, tant par la féminisation des termes que par la lutte contre les représentations stéréotypées.

Je vous remercie de veiller au respect de ces règles communes, qui participent de la promotion et de la garantie de l'égalité entre les filles et les garçons dans comme en dehors de l'espace scolaire, mais aussi des enjeux fondamentaux de transmission de notre langue.
Le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports,
Jean-Michel Blanquer

écriture-exclusive
https://www.education.gouv.fr/bo/21/Hebdo18/MENB2114203C.htm

Nouvelles conditions WhatsApp : que va-t-il se passer le 15 mai si vous les refusez ?

Thu 6 May 2021 - 12:07

l est bientôt l'heure de choisir. Les utilisateurs de WhatsApp ont jusqu'au 15 mai pour valider les nouvelles conditions d'utilisation de la plateforme, sans quoi ils ne pourront plus utiliser la messagerie comme ils le font aujourd'hui après cette échéance.

L'entreprise américaine a commencé à notifier les usagers du service ces derniers jours sur leur smartphone. "Les conditions d'utilisation entreront en vigueur le 15 mai 2021. Veuillez accepter ces conditions d'utilisation pour continuer à utiliser WhatsApp après cette date", indique un message qui s'affiche à l'ouverture de l'application.

Cette nouvelle politique devait initialement entrer en vigueur le 8 février dernier mais Facebook l'avait reportée de plusieurs mois en raison des troubles suscités par l'annonce de ces changements chez les utilisateurs de WhatsApp. Une partie d'entre eux avait notamment décidé de migrer vers des applications plus respectueuses de la vie privée comme Signal en réaction.
Que changent ces nouvelles conditions ?

Même si Facebook s'en défend, la nouvelle politique de confidentialité de WhatsApp implique un partage de données plus important avec la maison-mère de l'application, Facebook.
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"Avec cette mise à jour, nous vous fournissons plus d'informations dans nos conditions d'utilisation et notre politique de confidentialité, y compris sur la façon dont vous pouvez discuter avec les entreprises si vous le souhaitez", explique l'entreprise dans sa notification aux utilisateurs, dans un message volontairement flou.

WhatsApp a commencé à prévenir ses utilisateurs français qu'ils n'ont plus que quelques jours pour valider sa nouvelle politique pour continuer à disposer de toutes les fonctions de la messagerie.https://t.co/Oh9sXztyhS pic.twitter.com/5JXU1jjiV6
— Benjamin Hue (@benjaminhue) May 6, 2021

En réalité, Facebook souhaite monétiser le service acquis en 2014 en offrant davantage de possibilités aux entreprises d'entrer en relation avec les utilisateurs. L'idée est de faire de la messagerie un outil de communication central pour gérer les relations entre les marques et les consommateurs, à la manière d'un service après-vente, un usage déjà expérimenté à grande échelle en Inde.

Jusqu'à présent, WhatsApp laissait la possibilité à ses 2 milliards d'utilisateurs de décider de transmettre ou non les données collectées par l'application à Facebook et ses différentes entités. La plateforme rend désormais ce partage obligatoire pour permettre aux entreprises utilisant des comptes WhatsApp Business de dialoguer plus facilement avec leurs clients.
Quelles sont les données concernées ?

Les données concernées par ces traitements sont des informations de profil, comme le nom, prénom, et le numéro de téléphone, l'adresse IP et les données relatives aux transactions réalisées via la messagerie. Mais pas les conversations, qui restent chiffrées de bout en bout, ni l'historique des appels ou leur localisation, comme le rappelle justement Facebook : "La mise à jour n'a pas d'impact sur la confidentialité des messages".

Ces nouvelles règles ne permettent pas non plus à Facebook d'utiliser les données issues de WhatsApp pour proposer de la publicité ciblée car la réglementation l'interdit en Europe. Mais à l'avenir, un utilisateur pourrait tout à fait trouver une publicité pour un produit sur Facebook, l'acheter sur Instagram puis contacter ensuite le service après-vente sur WhatsApp sans quitter l'écosystème de Facebook.
Et si je refuse ces conditions ?

Si vous souhaitez continuer d'utiliser l'application comme aujourd'hui après le 15 mai, il n'y aura pas d'autre choix que d'accepter la nouvelle politique de WhatsApp. En cas de refus, WhatsApp ne supprimera pas immédiatement votre compte. Mais celui-ci fonctionnera selon un mode restreint, les principales fonctionnalités ne seront plus accessibles.

"Vous n’aurez qu’un accès limité aux fonctionnalités de WhatsApp jusqu’à ce que vous les acceptiez. Pendant une courte période, vous pourrez recevoir des appels et des notifications, mais vous ne pourrez pas lire ou envoyer de messages depuis l’application", indique l'entreprise. Il sera toujours possible de retrouver l'intégralité des outils de WhatsApp en validant les nouvelles conditions a posteriori. En revanche, les comptes supprimés ne pourront pas être restaurés.

WhatsApp
https://www.rtl.fr/actu/sciences-tech/nouvelles-conditions-whatsapp-que-va-t-il-se-passer-le-15-mai-si-vous-les-refusez-7900028146

Napoléon est notre éternel contemporain | Le HuffPost

Wed 5 May 2021 - 08:16

Pour nous Français, parce qu’il est le fondateur de l’État moderne et de nos grandes institutions, sa figure tutélaire nous rappelle, tel un phare dans la nuit, ce qu’est un État fort.

Songez, 200 ans que l’homme ne serait plus et pas un jour sans que l’on écrive, publie ou se réfère à lui. Décidément ce mort-là semble bien plus vivant que nombre de nos contemporains en bonne santé!

Comment expliquer un tel succès qu’aucune défaite militaire n’a su entamer? Comment comprendre un tel engouement qu’aucune tiédeur indigéniste ou “repentiste” ne semble parvenir à éroder? Comment admettre une telle présence que ni le temps passé ni la société changeante ne semblent démentir?

À cela une réponse: Napoléon est notre éternel contemporain. Il vit dans nos mémoires et anime notre esprit au même titre que les grands héros de l’antiquité et les fondateurs immortels des nations.

Il vit dans nos mémoires et anime notre esprit au même titre que les grands héros de l’antiquité et les fondateurs immortels des nations.

Pour tous, Napoléon est ce fabuleux “professeur d’énergie”, sorti tout droit du peuple pour s’élever aux trônes d’Europe. C’est celui a qui rien ne résiste, tout réussit; capable de déplacer sans cesse les limites du possible. Son épopée en fait l’égal d’Ulysse et son destin une hymne à la liberté. Sa chute revisite son œuvre, et Sainte-Hélène, cette roche prométhéenne à laquelle les Anglais l’ont enchaîné, devient le lieu de son ultime victoire… victoire de la mémoire qui emporte les cœurs.

Pour nous Français, et parce qu’il est le fondateur de l’État moderne et des grandes institutions appelées à durer, sa figure tutélaire nous rappelle, tel un phare dans la nuit, ce qu’est un État fort. Ce qu’il a été, ce qu’il aurait vocation à demeurer. Que l’on songe seulement à la fondation du Code Civil, de la Banque de France, de la Cour des Comptes, du corps préfectoral, du baccalauréat, de la Légion d’Honneur… plus que des créations individuelles sans lien entre elles, c’est le principe même d’une puissance publique structurée, efficace et organisée, qui s’impose.

Cet ordre restauré par lui, c’est aussi le fil d’un destin national reconstitué grâce à lui. Car pour nos mémoires Napoléon est aussi l’Homme d’une synthèse, celle d’une Nation millénaire et d’un esprit nouveau. Alliage improbable mais ô combien bénéfique. Véritable alchimiste de l’Histoire, l’Empereur des Français fait de la Révolution autre chose qu’un spasme, qu’un accident, qu’un vecteur d’instabilité et de violence: elle devient féconde d’idées et de principes qui réensemencent la France et lui offre de nouveaux printemps. Avec lui les soldats de l’An II deviennent les successeurs des chevaliers francs du baptême de Reims, les Maréchaux issus du Tiers État côtoient les compagnons de Charlemagne, l’expédition d’Égypte poursuit la prise de Damas par Saint Louis et l’Empereur du peuple renoue avec le Roi thaumaturge.

Que l’on songe seulement à la fondation du Code Civil, de la Banque de France, de la Cour des Comptes, du corps préfectoral, du baccalauréat, de la Légion d’Honneur… 

Napoléon pour la France c’est tout cela à la fois; c’est une idée, c’est un esprit, c’est une âme.

Alors, en ce 5 mai, quand nous nous rendrons aux Invalides devant les cendres de l’Empereur, ce n’est pas de cendres dont il sera question mais bien, en quelque sorte, d’une tradition. Car nous savons depuis Gustave Mahler que “la tradition n’est pas le culte des cendres mais la transmission du feu”.

Christian Estrosi

Napoléon
https://www.huffingtonpost.fr/entry/napoleon-est-notre-eternel-contemporain_fr_60916955e4b02e74d22c236b

Éducation nationale : Jean-Michel Blanquer veut interdire l'écriture inclusive à l'école

Wed 5 May 2021 - 07:49

Le ministre de l'Éducation nationale s'est dit contre l'utilisation de l'écriture inclusive à l'école, qu'il considère comme étant "un barrage" pour l'apprentissage des enfants. Il entend "mettre les points sur les i" et faire interdire officiellement ce type d'écriture dans "les usages pédagogiques", a-t-il indiqué dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

Jean-Michel Blanquer a reconnu que "la féminisation des métiers et fonctions" était "un progrès". Toutefois, "mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, a-t-il jugé, notamment pour les élèves dyslexiques". Il considère "notre langue" comme "le premier trésor français". Un trésor "qui nous relie tous et fait notre puissance mondiale". "Elle ne doit donc pas être triturée ou abîmée", a poursuivi le ministre.

Le numéro 1 du ministère de l'Éducation nationale a par ailleurs précisé qu'une circulaire interdit déjà l'écriture inclusive dans les usages administratifs. "Nous allons bien clarifier le fait que c'est vrai aussi dans nos usages pédagogiques", a-t-il assuré.

La semaine prochaine, le Sénat doit tenir un débat sur l'écriture inclusive, un sujet qui divise la classe politique. Définie comme "un ensemble de pratiques", cet usage vise à effacer les stéréotypes sexistes dans le langage français.

écriture-inclusive
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/education-nationale-jean-michel-blanquer-veut-interdire-l-ecriture-inclusive-a-l-ecole-7900027841

Pourquoi sans Napoléon, on roulerait tous à gauche

Wed 5 May 2021 - 07:46

Bon déjà, petit retour en arrière : le sens de circulation nous viendrait de l'Antiquité. À cette époque, les hommes portent leur épée côté gauche parce que c’est plus facile de la dégainer pour un droitier, population majoritaire. Le problème, c'est que lorsqu'ils se croisent, ben leurs épées forcément se retrouvent du même côté. Et si elles s’entrechoquent par accident, ce geste peut être pris pour une provocation et finir en duel !

Donc on trouve une solution toute simple : circuler à gauche pour se croiser sur la droite, du côté où il n'y a pas d’épée. Ça va durer comme ça jusqu’au XVIIIème siècle et c'est là qu'entre en jeu Napoléon (on fête le bicentenaire de sa mort ce mercredi 5 mai 2021). Comme la règle sur les champs de bataille était depuis toujours d'attaquer par le flanc gauche, le sens de circulation, lui a l'idée géniale d'entraîner ses troupes à attaquer par l'autre côté. Pour créer un effet de surprise.

Cette stratégie lui aurait permis de gagner plusieurs batailles. Une fois installé dans les pays conquis comme l'Italie, l'Espagne ou la Prusse, une partie de l'Allemagne, Napoléon leur imposait de circuler à droite. Seuls les Anglais, ennemis de l'Empereur et qui l'ont vaincu à Waterloo - on va pas remuer le sabre dans la plaie - ont conservé leur tradition de rouler à gauche. Ceci dit en France, on ne roule pas toujours à droite !

Chez nous si les voitures roulent à droite, les trains, eux, roulent à gauche. Quand ils roulent… La raison est simple : les ingénieurs de la première ligne ferroviaire ouverte en 1827 entre Saint-Étienne et Andrézieux s’étaient inspirés des Britanniques, pionniers en la matière. Mais cette fois la raison n’était pas une histoire d’épée !

Non, comme on conduisait de la main droite, on sortait la tête à gauche. Comme Jean Gabin dans La Bête humaine. Du coup rouler à gauche évitait en sortant la tête du même côté quand on croisait un train de se le prendre en plein dans la tronche, ce qui somme toute, je n’ai jamais essayé, doit être assez douloureux.

conduite Napoléon
https://www.rtl.fr/actu/insolite/pourquoi-sans-napoleon-on-roulerait-tous-a-gauche-7900025939

Impératif: quand doit-on mettre un "s" à la 2e personne ? Ne faites plus l’erreur !

Sat 1 May 2021 - 14:04

e mot impératif est issu du même verbe latin que le mot empereur, le verbe "imperare" qui signifie "commander". Il sert donc essentiellement à donner des ordres ce qui suppose d’être respecté. Pas question de laisser une banale conjugaison ternir votre autorité.
Alors pour commencer, la règle : les terminaisons de l’impératif sont les mêmes que celles du présent de l’indicatif. On ne conjugue qu'à la deuxième personne du singulier et aux deux premières personnes du pluriel.

Cette règle vaut pour tous les verbes sauf :

  • Ceux du premier groupe (verbes en –er) ;
  • Le verbe aller.
  • Les verbes cueillir, ouvrir, offrir et tous leurs dérivés (recueillir, découvrir…)

Ces verbes font exception car ils ne prennent pas de « s » à la deuxième personne de l'impératif. On écrira donc « change les draps » « ouvre la porte » et « va chercher ton frère ».
L'exception dans l'exception

La langue française doit être aussi belle à parler qu’à écrire. C'est pourquoi on ajoute parfois une lettre euphonique: pour « pour faire joli ». On obtient une exception dans l’exception comme notre idiome en produit tant : en effet, à l'impératif, pour faciliter la prononciation, on ajoute un «s» quand les verbes suscités sont suivis des pronoms adverbiaux «en» et «y». On les lie aussi par un trait d'union au verbe. Exemples : «Vas-y», «changes-en», "cueilles-en".
L'exception dans l'exception à l'exception !

Eh oui, puisque nous avons déjà atteint un grand degré de subtilité, je ne vous épargnerai rien ! Si «en» et «y» dépendent d'un infinitif et pas directement du verbe conjugué à l'impératif, on ne met pas de «s» ni de trait d'union. Exemples: «ose y croire», «va en cueillir».

langue orthographe
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/imperatif-quand-doit-on-mettre-un-s-a-la-2e-personne-ne-faites-plus-l-erreur-7900025076

Malgré les replis communautaristes, l'universalisme est indéboulonnable | Le HuffPost

Thu 29 Apr 2021 - 13:46

Avec la colonisation "woke", les idéologies victimaires et revanchardes veulent faire passer l’universalisme pour un gros mot, utilisé par des gens peu fréquentables.

Jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons vécu un moment aussi “planétaire”, une pandémie qui touche tous les continents. Or, au lieu de mettre en perspective ce contexte inédit avec nos principes universels d’égalité, de liberté et justice, de solidarité pour nous renforcer, des idéologies déshumanisantes imbibent nos sociétés pour nous fragiliser.

Pire, les idéologies victimaires et revanchardes veulent faire passer l’universalisme pour un gros mot, utilisé par des gens peu fréquentables.***

La perte de repère, l’absence de perspectives, la fragilité de la transmission de nos principes républicains mais aussi l’influence massive du soft power américain déplacent les jeunes générations vers des mécanismes antinomiques avec nos fondamentaux. Ils se radicalisent vers des pratiques communautaristes et autres replis identitaires.

Des jeunes se radicalisent vers des pratiques communautaristes et autres replis identitaires. 

Le Wokisme, symbolisé par le mouvement Black Lives Matter aux États-Unis est pour ses défenseurs la seule possibilité de lutter efficacement contre les discriminations fondées sur la race, le genre et les préférences sexuelles. Intersectionnalité, non-mixité, décolonialisme, mais aussi concept de “blanchité” assumée... En réalité, il ne s’agit pas de se battre pour l’égalité mais sur fond de haine, se venger de l’histoire.

En France, faire l’autruche pendant plus de 30 ans, sans jamais prendre à bras le corps cette question essentielle de l’Égalité républicaine a fini par saper la confiance et renforcer la conviction que seul le modèle américain basé sur le communautarisme et sur des combats radicaux contre la classe dominante pouvait changer les choses dans cette France corsetée qui promeut un modèle d’Universalisme à bout de souffle.

Dès lors, face à cette colonisation woke qui arrive de manière incisive sur l’hexagone, une grande question se pose, celle de la défense du modèle français universaliste.

Bien sûr le racisme existe en France, bien sûr les discriminations basées sur la couleur de peau ou le patronyme, ou le genre (...) sont des réalités.

Bien sûr que la représentation de l’ensemble de la société, notamment à des postes de pouvoir et particulièrement dans les sphères économiques, financières et médiatiques est un vrai problème.

Bien sûr, nous avons du faire face à des sarcasmes, prouver notre valeur mille fois, lutter contre la condescendance, voire le mépris de certaines personnes, d’ailleurs quelle que soit leur couleur.

Néanmoins, le modèle Universaliste est le seul qui permette dans notre contexte d’affronter les défis d’aujourd’hui sur le plan intérieur et international. L’universalisme est le seul qui nous permette de ne faire qu’un contre toutes les formes d’injustice.

Dans ce monde traumatisé par le Covid mais qui reste dominé par les États-Unis, la Chine et demain l’Inde et l’Afrique, ne nous trompons pas de combat. Notre modèle est attaqué par ceux qui dans cette grande compétition économique souhaitent garder leur “leadership”.

Si nous sommes, en tant que Français, peu nombreux au regard des populations des super-puissances, nous avons une histoire, une culture, des traditions fortes qui nous distinguent et fondent notre Identité. Les renier, c’est voir disparaître la Nation sous la gomme de la Cancel culture, pour ne devenir plus qu’un agrégat d’une culture dominante.

Quid de notre art de vivre, de notre patrimoine, de nos complexités, de notre puissance créatrice en liberté dans une France du communautarisme racialiste et identitaire?

Face à cette colonisation woke qui arrive de manière incisive sur l’hexagone, la question de la défense du modèle français universaliste se pose. 

Dans nos métiers respectifs recevant les ambassadeurs, les élus ou les artistes internationaux, Paris, la ville des Lumières reste un phare pour le monde entier en raison de son histoire, de ses valeurs et de son rôle de capitale des droits humains. Nos interlocuteurs recherchent avant tout la richesse de notre singularité comme une respiration dans la globalisation économique et le formatage de la pensée. N’oublions jamais que c’est à Paris qu’un écrivain noir, homosexuel du nom de James Baldwin est venu s’installer en 1948 afin de fuir les discriminations aux États-Unis et s’épanouir artistiquement et personnellement. Il n’est pas le seul.

Il nous appartient de défendre l’universalisme, de le faire évoluer, de le mettre en oeuvre et de le promouvoir sous toutes ses hautes coutures.

Dans cette crise mondiale, il est important de refuser de sacrifier ce que nous sommes, ce qui fait ce que nous sommes, ce qui fait que la France reste la France ici et dans le monde entier. L’universalisme est indéboulonnable.

Par Rachel Khan (Co-directrice du Centre culturel hip-hop La Place, actrice, autrice) et Arnaud Ngatcha (Adjoint (PS) à la Maire de Paris en charge des relations internationales, réalisateur de Noirs, l'identité au cœur de la question noire)

cancel-culture
https://www.huffingtonpost.fr/entry/malgre-les-replis-communautaristes-luniversalisme-est-indeboulonnable_fr_608a6eefe4b0ccb91c2e3ed7

Neurodroits: Le Chili veut protéger le cerveau de ses citoyens contre les technologies

Thu 29 Apr 2021 - 08:35

TECHNOLOGIE - Le Chili est en passe de devenir le premier pays au monde à légiférer sur les neurotechnologies et à inscrire dans sa Constitution des droits du cerveau ou “neurodroits” qui pourraient être le germe d’une jurisprudence à venir en matière de droits humains.

Le projet de loi a déjà été voté à l’unanimité au Sénat et doit maintenant être approuvé par la Chambre des députés.

La réforme constitutionnelle en cours d’examen entend préserver “l’intégrité physique et psychologique” du citoyen, de sorte qu’“aucune autorité ou individu” ne puisse, par le biais des nouvelles technologies sur le cerveau humain, “augmenter, diminuer ou perturber cette intégrité individuelle sans le consentement approprié”.
Protéger “l’esprit” des Chiliens à l’avenir

Le sénateur Guido Girardi, l’un des promoteurs du texte qui transcende les clivages politiques, explique qu’il vise à protéger la “dernière frontière” de l’être humain: son esprit.

Les législateurs chiliens estiment que les neurotechnologies sont capables de mettre en place des procédés “de lecture” et “d’écriture” dans le cerveau permettant d’enregistrer les données mentales d’une personne et, dans un avenir proche, les modifier ou en ajouter de nouvelles.

“Si cette technologie peut lire (vos pensées), avant même que vous ne soyez conscients de ce que vous pensez, elle peut écrire dans votre cerveau des émotions, des pensées, des histoires de vie qui ne sont pas les vôtres et que votre cerveau ne sera pas capable de distinguer comme vôtres ou d’une pure création” artificielle, souligne le sénateur.

D’où “l’importance”, selon lui, de légiférer dès maintenant sur une réalité future qui pourrait menacer “l’essence de l’être humain, son autonomie, sa liberté et son libre arbitre”.

Un futur pas si lointain

La réalité aurait donc-t-elle déjà rattrapé la science-fiction? Interrogé par l’AFP, un des experts mondiaux en la matière, le scientifique espagnol Rafael Yuste, assure que des chercheurs sont déjà parvenus à implanter dans le cerveau de souris des images de choses qu’ils n’ont jamais vues, qu’ils assimilent à leurs propres idées et incorporent dans leur comportement naturel.

“Si vous pouvez entrer là-dedans”, dans les processus chimiques du cerveau, “les stimuler ou les inhiber, vous pouvez changer les décisions des gens. C’est quelque chose que nous faisons déjà avec les animaux”, assure ce chercheur de l’université Columbia de New York, aux États-Unis.

Mais il rassure: “La neurotechnologie peut faire peur si l’on pense à des scénarios dystopiques, mais pour chacun il y a dix scénarios bénéfiques”. Il cite en exemple les possibilités dans un avenir proche de guérir la surdité avec des implants, ou la cécité après des essais probants réalisés en laboratoire sur des chimpanzés. Ou même d’implanter des stimulateurs cérébraux capables d’améliorer la vie de patients atteints de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer ou de schizophrénie.

Dans un autre domaine, il rapporte que le réseau social américain Facebook “est en train de développer une interface cerveau-ordinateur connectée directement à l’écran” et destinée à “remplacer les claviers”. “Je leur donne au moins cinq ans pour mettre sur le marché un dispositif qui peut écrire 100 mots par minute avec 1.000 mots de vocabulaire”, dit-il. Cette neurotechnologie serait “non seulement capable de déchiffrer les mots que vous voulez écrire, mais peut-être aussi d’autres types de pensées ou d’états mentaux”.
Légiférer avant l’arrivée d’humains “augmentés”

Face à ces découvertes, le projet de loi chilien entend légiférer dans quatre domaines fondamentaux: la sauvegarde des données de l’esprit humain ou “neurodonnées”, l’établissement des limites de la neurotechnologie de la lecture et surtout de l’écriture dans le cerveau, la détermination d’une distribution équitable de l’accès à ces technologies et la fixation des limites des “neuroalgorithmes”.

Car, selon Rafael Yuste, d’ici une décennie pourraient apparaître des humains hybrides, augmentés cognitivement grâce aux neurotechnologies, avec des idées ou connaissances qui seraient le fruit d’algorithmes.

“Pour éviter une situation à deux vitesses avec des humains augmentés et d’autres qui ne le sont pas, nous pensons que ces neurotechnologies devraient être réglementées d’un point de vue de principe universel de justice, dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’Homme”, estime-t-il.

Lors du 27e sommet ibéro-américain fin avril en Andorre le président chilien Sebastian Piñera a d’ailleurs proposé aux pays participants de légiférer conjointement sur ces droits d’un nouveau genre.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/neurodroits-le-chili-veut-proteger-le-cerveau-de-ses-citoyens-contre-les-technologies_fr_608a472ce4b046202703a142

Faut-il commémorer Napoléon ?

Wed 28 Apr 2021 - 10:21

/Chaque semaine, Benjamin Daubeuf, enseignant en histoire-géographie au lycée Val-de-Seine du Grand-Quevilly, commente un article de Courrier international en rapport avec les programmes d’histoire-géographie de terminale et de première spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP). Cette semaine : la controverse suscitée par les célébrations du bicentenaire de la mort de Napoléon./

En quoi cet article s’inscrit-il dans le programme ?

Cette année, la France s’apprête à célébrer le bicentenaire de la mort de Napoléon. L’Empereur – qui régna dix ans, entre 1804 et 1814 – est mort en exil sur l’île de Sainte-Hélène le 5 mai 1821, à l’âge de 51 ans. Personnage historique majeur de l’histoire et de l’identité française, Napoléon Bonaparte suscite des réactions contradictoires en France, mais aussi à l’étranger.

Dans cette controverse publiée par Courrier international, deux points de vue s’opposent, qu’il peut être intéressant d’étudier avec les élèves de terminale dans le cadre du thème 3 en HGGSP “Histoire et mémoires”.

D’un côté, dans le New York Times, Marlene L. Daut met en avant la face sombre de Napoléon, notamment son rôle dans le rétablissement de l’esclavage. De l’autre, dans le Times, Jawad Iqbal préfère insister sur l’héritage qu’il a laissé à la France, qui persiste jusqu’à nos jours, et alerte sur les dangers de la cancel culture.
Un despote raciste

Marlene L. Daut est une enseignante américaine d’origine haïtienne spécialiste du colonialisme français. À ses yeux, les hommages et les expositions qui se préparent cette année en l’honneur de Napoléon sont choquants et s’inscrivent à contre-courant de la tendance historique actuelle.

En effet, dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, beaucoup de statues de colonisateurs – et surtout d’esclavagistes – ont été déboulonnées en Amérique et en Europe. Ces actions sont associées au phénomène de la cancel culture, ou culture de l’annulation. Il s’agit, pour une partie de l’opinion publique, de se débarrasser de symboles ou de mémoires considérés comme honteux pour l’histoire du pays.

Ainsi, en juin 2020, en France, la statue de Colbert a été recouverte de peinture rouge. Les militants à l’origine de cette action cherchaient à rappeler que ce ministre de Louis XIV est à l’origine du Code noir qui régissait le statut des esclaves dans les colonies françaises.

Marlene L. Daut ne comprend pas comment, dans ce contexte, la France peut choisir d’honorer Napoléon, qu’elle considère comme “le plus grand despote du pays, véritable symbole de la suprématie blanche”. C’est en effet à l’initiative de l’Empereur que la France a rétabli l’esclavage après l’avoir aboli en 1794. Un cas unique dans l’histoire mondiale.
L’architecte de la société française

En 1804, Napoléon se proclame empereur et met ainsi fin à la Révolution française. Mais, comme le rappelle l’article de Jawad Iqbal, il mène de nombreuses réformes qui vont pérenniser certains acquis de la Révolution :

Sans le règne de Napoléon, la France moderne n’existerait pas. Il est l’architecte des institutions qui ont façonné l’identité du pays et qui sont devenues les piliers de la société.”

Le journaliste précise : “Parmi ses réformes, citons le Code civil, qui a aboli le système féodal et établi le concept d’égalité devant la loi. Il a également introduit le principe de la liberté de culte et a donné à la France son système éducatif.” Cependant, n’oublie pas Jawad Iqbal, dans le même temps, Napoléon “a rabaissé les femmes à un statut d’infériorité” et “a réinstauré l’esclavage dans les colonies françaises”.

Marlene L. Daut rappelle quant à elle la violence de la répression menée à Saint-Domingue contre les anciens esclaves qui s’étaient battus pour leur émancipation. Elle affirme que l’on peut considérer Napoléon comme “l’un des inventeurs du génocide moderne”.
Une responsabilité historique niée

Elle explique que l’ordre avait été donné d’“exécuter toute personne de couleur qui a un jour ‘porté l’épaulette’ dans la colonie. Les soldats français gazent et noient les révolutionnaires, ou les donnent en pâture aux chiens. Les colons français claironneront ensuite qu’il suffira, après l’‘extermination’, de repeupler l’île avec d’autres Africains importés du continent.”

Pour elle, la République française n’accepte toujours pas de regarder en face sa responsabilité dans le colonialisme et l’esclavage.
À lire aussi Vu des États-Unis. Toussaint Louverture et la révolution haïtienne, grands absents des manuels scolaires français

Les débats à ce sujet sont en effet nombreux, et certains responsables politiques, comme Nicolas Sarkozy, ont tenté de mettre en avant les “bienfaits” de la colonisation française dans les programmes scolaires, déclenchant une levée de boucliers de la part d’une grande partie des historiens français.

“Le système éducatif français, dont j’ai été partie prenante de 2002 à 2003, veut nous faire croire que la France est un pays sans préjugés raciaux, fort d’une ‘histoire émancipatoire’”, affirme Marlene L. Daut. “La République française est, encore à ce jour, incapable de regarder en face sa part de responsabilité dans l’histoire de l’esclavage et du colonialisme”, conclut l’enseignante américaine.
Un conflit entre histoire et mémoires

On ne peut comprendre l’enjeu de ces débats si l’on ne distingue pas clairement la différence fondamentale qu’il existe entre histoire et mémoires. On peut définir l’histoire comme une science qui vise à comprendre le passé de façon neutre et objective. Les mémoires sont, en revanche, les souvenirs des événements du passé qui contiennent une charge affective, donc subjective.

Les deux notions sont cependant très liées car les mémoires sont l’une des sources avec lesquelles travaillent les historiens, qui s’efforcent de les objectiver en les confrontant à d’autres traces du passé. De même, le travail de l’historien peut faire évoluer les mémoires, en contribuant, par exemple, à élaborer des lois mémorielles mises en place par l’État.
À lire aussi Rapport Stora. Le gouvernement algérien déplore la non-reconnaissance des “crimes coloniaux” de l’État français

C’est ce conflit entre histoire et mémoires que l’on retrouve dans cette controverse au sujet de Napoléon. En effet, les célébrations en l’honneur de sa mort dénotent clairement une inflation mémorielle, c’est-à-dire un besoin croissant de mémoire pour nos sociétés.

L’article de Jawad Iqbal montre comment, justement, mémoires et histoire sont liées : “Il est déprimant de constater à quel point il est devenu courant, pour ceux qui, de nos jours, usent de l’injustice comme d’une arme de revendication politique, d’accoler à des personnages historiques des étiquettes simplistes telles que le racisme ou le sexisme, dans une tentative contestable d’imposer des critères moraux contemporains à des événements du passé.”

Or, concernant le cas de Napoléon, le journaliste souligne : “Si nous en savons davantage à ce sujet, c’est grâce aux efforts d’universitaires et d’auteurs qui se sont penchés sur sa vie. Même ceux qui le détestent doivent quand même admettre, espérons-le, qu’il n’y a que dans le cadre d’un débat ouvert, dans le respect de la liberté de penser, que l’on peut faire la lumière sur des torts historiques.”

Napoléon Napoléon-2021
https://www.courrierinternational.com/article/la-lettre-de-leduc-faut-il-commemorer-napoleon

Du bon usage du vocabulaire généalogique – Généalogie Alsace

Wed 21 Apr 2021 - 21:13

7 mots ou expressions utilisés en généalogie, parfois de façon erronée :

ANCÊTRE : Un ancêtre est une personne dont on descend. Les ancêtres sont les ascendants directs et non pas l’ensemble des individus de l’arbre généalogique. Les cousins ne sont pas des ancêtres, ce sont des collatéraux.

OBIIT : « Obiit » en marge des baptêmes dans les actes paroissiaux signifie que l’enfant est mort en bas âge (contraction de obivit = il est mort). Pour cet enfant, il n’existe pas d’acte de décès ni de sépulture.

DE DROIT ET DE FAIT : Dans un acte de mariage, qu’un des époux soit « de fait » d’une paroisse signifie qu’il y habite ; « de droit » indique la paroisse dont il dépend juridiquement ou canoniquement (il y est né ou ses parents y habitent ou il y est rattaché). Plusieurs bans doivent alors être publiés.

BREVET : Un acte en brevet est un acte délivré par un notaire directement à l’intéressé, contrairement à une minute que le notaire conserve dans ses archives. Il concerne une procuration, un acte de notoriété, une autorisation pour mariage… Il est difficile à retrouver car c’est un exemplaire unique (par exemple autorisation parentale annexée à l’acte de mariage), la plupart du temps détruit. Parfois, il en existe des traces dans le répertoire du notaire.

RÉPERTOIRE CIVIL : « RC » en marge d’un acte de naissance (suivi d’un numéro ou date) concerne un acte survenu pendant la vie de l’intéressé : changement de régime matrimonial ou mise sous tutelle par exemple. Il est possible de demander une copie de ce répertoire civil.

PUPILLE DE LA NATION : C’est un enfant dont un des parents a été tué ou blessé lors d’une guerre ou d’un attentat et que la nation prend à sa charge pour certains avantages (éducation). Ne pas confondre avec « pupille de l’état » = pupille de l’assistance publique, qui désigne des enfants délaissés par leur famille (abandonnés, nés sous X, orphelins), que l’état prend en charge dans des centres spécialisés.

À LA MODE DE BRETAGNE : Un cousin « à la mode de Bretagne » ou « à la mode de Bourgogne » n’est pas un cousin lointain dont on ne connaît pas précisément la parenté. L’expression a un sens précis en généalogie : désigne le fils d’un cousin germain d’un des parents. Par extension, ma « tante à la mode de Bretagne » est la cousine germaine de mon père ou de ma mère (idem pour l’oncle). NB : On parle aussi de cousin issu de germain.

France Généalogie langue
https://genealogiealsace.wordpress.com/2021/04/21/du-bon-usage-du-vocabulaire-genealogique/

Développeurs, développeuses, nettoyez le Web !

Tue 20 Apr 2021 - 19:20

Nettoyons le Web !

par Aral Balkan

Développeurs, développeuses, c’est le moment de choisir votre camp :
voulez-vous contribuer à débarrasser le Web du pistage hostile à la confidentialité, ou bien allez-vous en être complices ?
Que puis-je faire ?
�️ Supprimer les scripts tiers de Google, Facebook, etc.

À commencer par Google Analytics (un des pisteurs les plus répandus dans le monde), YouTube videos, Facebook login widgets, etc.

Ces scripts permettent à des éleveurs de moutons numériques comme Google et Facebook de pister les utilisatrices d’un site à l’autre sur tout le Web. Si vous les incorporez à votre site, vous êtes complice en permettant ce pistage par des traqueurs.

Et oui, ça inclut aussi ces saloperies de Google AMP.
�️ Envoyer balader Google et son FLoC !

Face à la pression montante des mécontents, Google a annoncé qu’il allait à terme bloquer les traqueurs tiers dans son navigateur Chrome. Ça a l’air bien non ? Et ça l’est, jusqu’à ce que l’on entende que l’alternative proposée est de faire en sorte que Chrome lui-même traque les gens sur tous les sites qu’ils visitent…sauf si les sites lui demandent de ne pas le faire, en incluant le header suivant dans leur réponse :

Permissions-Policy : interest-cohort=()

Bon, maintenant, si vous préférez qu’on vous explique à quel point c’est un coup tordu…

Aucune page web au monde ne devrait avoir à supplier Google : « s’il vous plaît, monsieur, ne violez pas la vie privée de la personne qui visite mon site » mais c’est exactement ce que Google nous oblige à faire avec sa nouvelle initiative d’apprentissage fédéré des cohortes (FLoC).

(Si jamais vous avez du mal à retenir le nom, n’oubliez pas que « flock » veut dire « troupeau » en anglais, comme dans « troupeau de moutons, » parce que c’est clairement l’image qu’ils se font de nous chez Google s’ils pensent qu’on va accepter cette saloperie.

Donc c’est à nous, les développeurs, de coller ce header dans tous les serveurs web (comme nginx, Caddy, etc.), tous les outils web (comme WordPress, Wix, etc.)… bref dans tout ce qui, aujourd’hui, implique une réponse web à une requête, partout dans le monde.

Notre petit serveur web, Site.js, l’a déjà activé par défaut.

Ça a pris cinq minutes à mettre en place.

Vous pouvez le faire.

Pour en savoir plus sur le FLoC de Google vous pouvez lire cet article du Framablog (en français) et cet article de l’EFF (en anglais).

Si jamais il y a des politiciens qui ont les yeux ouverts en ce 21e siècle et qui ne sont pas trop occupés à se frotter les mains ou à saliver à l’idée de fricoter, voire de se faire embaucher par Google et Facebook, c’est peut-être le moment de faire attention et de faire votre putain de taf pour changer.)
�️ Arrêter d’utiliser Chrome et conseiller aux autres d’en faire autant, si ça leur est possible.

Rappelons qui est le méchant ici : c’est Google (Alphabet, Inc.), pas les gens qui pour de multiples raisons pourraient être obligés d’utiliser le navigateur web de Google (par exemple, ils ne savent pas forcément comment télécharger et installer un nouveau navigateur, ou peuvent être obligés de l’utiliser au travail, etc.)

Donc, attention de ne pas vous retrouver à blâmer la victime, mais faites comprendre aux gens quel est le problème avec Google (« c’est une ferme industrielle pour les êtres humains ») et conseillez-leur d’utiliser, s’ils le peuvent, un navigateur différent.

Malheureusement, dans l’état actuel des choses, il n’y a pas de navigateur parfait. Firefox, par exemple, est une option viable mais il ne faut pas oublier que Mozilla n’existe que parce que Google les rémunère à peu près un demi-milliard de dollars par an pour en faire le moteur de recherche par défaut sur leur navigateur. Dans le même ordre d’idées, Safari est une bonne option sur Apple mais n’oublions pas que même Apple laisse Google violer notre vie privée en échange de quelques milliards (à la différence de Mozilla, Apple n’a pas besoin de cet argent pour survivre, mais ce qui est sûr c’est qu’ils veulent en profiter.) Brave pourrait sembler le choix le plus judicieux jusqu’à ce qu’on se rende compte que le business model de Brave repose sur la vente de votre attention. Sous Linux, GNOME Web est un bon choix mais ne perdez pas de vue que Google est un membre rémunéré à part entière du Comité consultatif de GNOME…

C’est décourageant de voir les tentacules de ce foutu monstre marin s’étendre partout et s’il a jamais été temps de créer une organisation indépendante financée par des fonds publics pour mettre au point un navigateur sans cochonnerie, c’est le moment.
�️ Protégez-vous et montrez aux autres comment en faire autant

Même si les bloqueurs de traqueurs sont en train de perdre au jeu du chat et de la souris (cf. par exemple FLoC ci-dessus), ils restent encore utiles pour protéger la vie privée des gens. Nous en proposons un qui s’appelle Better Blocker à la Small Technology Foundation. Nous recommandons également l’excellente extension uBlock Origin. (Et nous proposons une version des règles de blocage de Better que vous pouvez utiliser sur UBlock Origin.)
�️ Découvrir et utiliser des solutions alternatives.

Apprenez à connaître et à utiliser les alternatives. Les sites suivant sont des mines de ressources :

Good Reports
Switching Software

�️ Passez le mot !

Pointez vers cette page avec les hashtags #CleanUpTheWeb et#FlocOffGoogle.
�️ Choisissez un autre business model

En fin de compte, on peut résumer les choses ainsi : si votre business model est fondé sur le pistage et le profilage des gens, vous faites partie du problème.

Les mecs de la tech dans la Silicon Valley vous diront qu’il n’y a pas d’autre façon de faire de la technologie que la leur.

C’est faux.

Ils vous diront que votre « aventure extraordinaire » commence par une startup financée par des business angels et du capital risque et qu’elle se termine soit quand vous êtes racheté par un Google ou un Facebook, soit quand vous en devenez un vous-même. Licornes et compagnie…

Vous pouvez créer de petites entreprises durables. Vous pouvez créer des coopératives. Vous pouvez créer des associations à but non lucratif, comme nous.

Et au sein de ces structures alternatives qui n’ont pas l’obsession de tout savoir sur tout le monde ni de générer de la croissance infinie avec des ressources finies, vous pouvez produire des outils qui font ce qui est dit sur l’étiquette et rien d’autre.

Si vous vous demandez ce qui vous rend heureux, est-ce que ce n’est pas ça, par hasard ?

Est-ce que vous voulez devenir milliardaire ? Est-ce que vous avez envie de traquer, de profiler, de manipuler les gens ? Ou est-ce que vous avec juste envie de faire de belles choses qui améliorent la vie des gens et rendent le monde plus équitable et plus sympa ?

Nous faisons le pari que vous préférez la seconde solution.

Si vous manquez d’inspiration, allez voir ce qui se fait chez Plausible, par exemple, et comment c’est fait, ou chez HEY, Basecamp, elementary OS, Owncast, Pine64, StarLabs, Purism, ou ce à quoi nous travaillons avec Site.js et le Small Web… vous n’êtes pas les seuls à dire non aux conneries de la Silicon Valley

Là où ils voient grand, voyons petit.

Parce que small is beautiful.

GAFAM Vie-privée
https://framablog.org/2021/04/20/developpeurs-developpeuses-nettoyez-le-web/

Hashtag et dièse : comment ne plus les confondre

Sun 18 Apr 2021 - 06:54

Pour transcrire une mélodie, vous le savez, on utilise sept notes : do, ré, mi, fa, sol, la et si. Sept notes qui correspondent à sept tons, que l’on peut écrire à différentes hauteurs, de la plus grave à la plus aiguë. Mais très souvent, ces sept tons ne suffisent pas, à transcrire la mélodie que l’on a en tête. Les compositeurs utilisent alors des demi-tons : les bémols et les dièses.

Le dièse permet donc de hausser une note d’un demi-ton. Et il a la grâce de joindre la forme et le fond car pour le dessiner, il faut tracer un petit parallélogramme ascendant (♯). L’astuce que je donne à mes élèves c’est qu’il ressemble à une minuscule échelle pour monter dans la gamme. Un do dièse est donc un demi-ton plus haut qu’un do, et sur un piano correspond à la touche noire qui suit le do.

Le hashtag, lui, viendrait d’un symbole romain représentant une unité de poids : la libra pondo, qui signifie "livre". Si on ligature le l minuscule pour ne pas le confondre avec le chiffre 1 on obtient plus ou moins un croisillon qui a évolué pour prendre la forme que nous lui connaissons : #. Il est plus "carré" que le dièse.

Les péripéties du hashtag

Ce symbole a d’abord été utilisé sur les téléphones, même si personne ne savait vraiment à quoi il servait, puis par les informaticiens entre eux pour regrouper une conversation autour d’un thème. Il a été utilisé sur Twitter pour la première fois en 2007, puis s’est répandu comme une traînée de poudre pour faire référence à un contenu ou centraliser les publications autour d'un terme bien précis sur l’ensemble des réseaux sociaux.

langue écrire
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/hashtag-et-diese-comment-ne-plus-les-confondre-7900020464

Premier pas vers la laïcité, facteur d'égalité ou misogynie inouïe? Le code civil, chef d'œuvre de Napoléon - Var-Matin

Sun 11 Apr 2021 - 19:33

"Ma vraie gloire n'est pas d'avoir gagné quarante batailles. Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires. Ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon code civil!", confie en 1815 l'empereur déchu Napoléon au fidèle marquis de Montholon sur l'île de Sainte-Hélène.

Promulgué le 21 mars 1804, le code civil, baptisé "code civil des Français" avant de devenir "code Napoléon", demeure la base du droit civil en France.

Il a constitué une révolution juridique en organisant, pour la première fois, les relations entre l’État et les citoyens, des citoyens entre eux et en soulignant "la non-confessionnalité de l’État", premier pas vers la laïcité.

Avec le code de 1804, "l'état civil échappait définitivement à l’Église et le mariage relevait de la seule loi civile", résume l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter dans "Le plus grand bien", son livre consacré à l'histoire du code civil.

En mettant fin au règne des coutumes et des traditions (abolition des droits féodaux, fin des privilèges de la noblesse), le code civil a été, malgré ses imperfections, un facteur d'égalité des citoyens devant la loi.

Reste que ses articles (aujourd'hui abrogés) sur les femmes apparaissent d'une misogynie inouïe et qu'il a "cohabité", jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1848, avec le monstrueux "code noir" (rétabli par Bonaparte en 1802 après avoir été aboli par la Convention en 1794).

Le "code civil des Français" fut d'abord celui des hommes "propriétaires, mariés et pères de famille", résume Robert Badinter.

Au nom de la famille et de sa stabilité, le "code Napoléon" a en effet consacré l’infériorité de la femme mariée face à l’homme. L'épouse côtoie les mineurs et les fous au rang d'"incapable", se voit privée de tous ses droits civils du jour de son mariage.

L'article 213 original du "code Napoléon" définit ainsi les relations entre époux: "Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari".

Il faudra attendre 1970 pour que cet article soit modifié pour désormais prévoir que "les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir".

"Par certains aspects, le code de 1804 est un code conformiste, qui se veut expressément conforme aux mœurs, et un code minimaliste, qui privilégie l'héritage de la tradition juridique par rapport à la volonté créatrice", analyse l'historien du droit Jean-Louis Halpérin dans son ouvrage de référence, "L'impossible code civil".

"Le bon père de famille"

En 1800, Bonaparte, alors Premier consul, charge quatre juristes (Portalis, Maleville, Tronchet et Bigot de Préameneu, tous formés sous l'Ancien régime) de rédiger un avant-projet.

Dès 1801, le projet est débattu devant le Conseil d’État. Sur 107 séances, 55 sont présidées par Bonaparte qui n'hésite pas à donner son avis et trancher quand il le faut.

Le Premier consul intervient fréquemment, en particulier sur les articles concernant le droit de la famille ou encore l’égalité des enfants en matière d’héritage, insistant pour mettre fin au droit d'aînesse.

Le code a résisté au temps. Près de la moitié des 2.281 articles d'origine ont été conservés.

La reconnaissance du divorce par consentement mutuel en 1975, la suppression de la distinction entre enfants naturels et légitimes en 2005, la légalisation du mariage pour tous en 2013, ont fait évoluer le vieux code Napoléon. En 2014, c'est l'expression désuète "en bon père de famille" qui a disparu du code, remplacée par l'adverbe "raisonnablement".

Les articles du droit des contrats ou de la responsabilité ont été quant à eux peu modifiés mais ne reposent plus seulement sur l'obligation de réparer un dommage, mais sur une logique visant à protéger les victimes.

Le droit de propriété, "pierre angulaire du nouvel ordre social", selon Robert Badinter, a, lui aussi, changé de visage. A la terre se sont ajoutées les valeurs mobilières, la propriété intellectuelle.

Le code Napoléon ne cesse de faire peau neuve. Ainsi, depuis 2015, l'animal est reconnu comme "être vivant doué de sensibilité" et le droit au changement de sexe est codifié depuis 2016.

Code-civil Napoléon
https://www.varmatin.com/histoire/premier-pas-vers-la-laicite-facteur-degalite-ou-misogynie-inouie-le-code-civil-chef-doeuvre-de-napoleon-668880

Napoléon superstar: un bicentenaire décliné à la télé - Var-Matin

Sun 11 Apr 2021 - 19:31

Documentaires, magazines et autres soirées spéciales: plusieurs chaînes vont mobiliser leurs antennes pour le bicentenaire de la mort de Napoléon, en explorant des facettes parfois méconnues ou ambiguës du personnage.

FRANCE 2: SOIRÉE ÉVÉNEMENT

  • France 2 diffusera une soirée événement le 13 avril, qui s'ouvrira par un numéro de "Laissez vous guider" avec Stéphane Bern et Lorant Deutsch. Les deux passionnés d'Histoire emmèneront les téléspectateurs "sur les pas de Napoléon", de Paris jusqu'à l'île d'Aix. Un récit enrichi de reconstitutions spectaculaires en 3D. La soirée se terminera par les coulisses de la grande expo Napoléon à la Grande Halle de La Villette.

FRANCE 3: L'EMPEREUR DÉCHU

  • Stéphane Bern consacrera le 19 avril "Secrets d'histoire" aux dernières années de l'Empereur déchu et exilé. Un crépuscule tragique pour celui qui avait cru pouvoir dominer l'Europe. Et sur France.tv, on pourra revoir un numéro dédié à "Joséphine, l'atout irrésistible de Napoléon".

  • La chaîne diffusera aussi de nombreux programmes sur ses antennes régionales, tout particulièrement France 3 Corse ViaStella qui déploiera une offre complète (histoire, cinéma, débats).

LA 1ÈRE: BONAPARTE ET LA TRAITE DES NOIRS

  • Le pôle Outremer de France Télévisions proposera en mai "une autre lecture" de Napoléon, marié en premières noces à Joséphine, héritière d'un grand propriétaire de terres et d'esclaves en Martinique, et qui a rétabli l'esclavage en 1802. Parmi cette offre à suivre sur les antennes et l'offre numérique du réseau La 1ère, un documentaire "Bonaparte, côté noir" tente de reconstituer ce chapitre oublié de l'histoire de France.

ARTE: PSYCHOLOGIE ET EUROPE

  • La chaîne franco-allemande proposera deux documentaires en première partie de soirée, les 1er et 8 mai, portés par de grandes voix. "Napoléon, la destinée et la mort", raconté par Denis Podalydès, offre un éclairage particulier en s'intéressant à la psychologie d'un homme qui frôla la mort à six reprises.

  • "Napoléon - Metternich: le commencement de la fin", narré par Philippe Torreton, reconstitue quant à lui un long tête à tête entre Napoléon et le ministre autrichien des Affaires étrangères, en 1813 à Dresde, durant lequel le sort de l'Europe aurait basculé.

HISTOIRE: JOURNÉE SPÉCIALE

  • Histoire lancera en mai une programmation dédiée, avec pour point d'orgue une journée spéciale le 5. Elle comprendra une série documentaire de la BBC et un numéro du magazine "C'est un complot" qui passera au crible de la vérité historique les thèses affirmant que Napoléon a été assassiné.

FRANCE 5: LA CULTURE DANS TOUT ÇA

La chaîne publique se penche sur les relations entre Napoléon et les arts. Dans "Stupéfiant" Léa Salamé évoque son sens de la propagande, qui a favorisé l'éclosion de nombreux artistes et marqué la peinture, la sculpture et les arts décoratifs. Et revient sur la fascination des écrivains et cinéastes pour ce personnage hors du commun.

Napoléon Napoléon-2021
https://www.varmatin.com/histoire/napoleon-superstar-un-bicentenaire-decline-a-la-tele-668883

Des lycées pour former les élites de la Nation, héritage de Napoléon - Var-Matin

Sun 11 Apr 2021 - 19:31

Napoléon a créé en 1802 les lycées pour former les élites de la Nation, explique Jacques-Olivier Boudon, professeur d'histoire de la Révolution et de l'Empire à la Sorbonne université, auteur de "Napoléon et les lycées" (Nouveau monde éditions)

Quelles étaient les ambitions de Napoléon en matière d'éducation ?
Quand il arrive au pouvoir (en 1799), il y a des écoles primaires, des pensionnats, et le directoire a relancé un enseignement secondaire sous la forme d'écoles centrales. Napoléon estime que l'enseignement qui y est donné est incomplet, il souhaite revenir à un enseignement plus rigide, avec des internats et une discipline plus forte. En 1802, il créé 45 lycées, où l'on enseigne les humanités aux côtés des sciences. Objectif de ces lycées: former les élites de la Nation. A la sortie, les élèves vont soit trouver directement un emploi soit poursuivre dans des écoles spéciales (en médecine, droit, pharmacie ou dans une école militaire). Ces écoles spéciales seront transformées en facultés en 1808.

Cette même année, Napoléon rétablit le baccalauréat, qui existait sous l'ancien régime. Premier diplôme universitaire, il permet l'accès à l'enseignement supérieur.

L'éducation primaire, rendue gratuite et obligatoire par la Convention, est, elle, laissée aux communes. L'Etat s'en désintéresse. Napoléon n'a pas pour ambition de former le peuple mais bien les cadres de la Nation. En effet, à partir du consulat, il a mis en place toute une série de réformes (administrative, judiciaire...) et il a besoin de juristes, de futurs préfets ou de militaires.

La création des lycées va permettre une mainmise sur l'enseignement secondaire: les programmes y sont décidés par l'Etat, le personnel y est contrôlé par l'Etat.

L'autre vocation des lycées est de pouvoir concurrencer les écoles privées qui ont été développées essentiellement par le clergé.

A quoi ressemblaient les lycées sous Napoléon ?
Dans les lycées de l'époque, qui sont ouverts exclusivement aux garçons, on porte un uniforme. Le rythme y est militaire: on fait l'appel au son du tambour. On y dispense un enseignement classique, fondé sur les humanités, comme l'histoire et la littérature. Mais les sciences y sont aussi enseignées. Impossible d'y aller si on ne connaît pas le latin. On peut y entrer vers 11-12 ans et on y reste six à sept ans.

Les études y sont payantes: 400 à 500 francs par an, soit pratiquement le salaire annuel d'un ouvrier. C'est un enseignement réservé aux notables mais les plus méritants des enfants d'officiers ou de fonctionnaires peuvent bénéficier d'une bourse.

Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Leur structure même a été conservée. Par exemple, à Paris, le lycée Bonaparte est devenu Henri IV, le lycée Napoléon a pris le nom de Louis-le-Grand, le lycée Charlemagne n'a pas changé de nom et le lycée impérial Bonaparte a été rebaptisé Condorcet.

Des dénominations de l'époque sont restées comme le nom de proviseur, ou celui de censeur. De même les académies, créées en 1808 avec à leur tête un recteur, sont un héritage direct de l'époque.

Pour le reste, les lycées ont beaucoup évolué, ne serait-ce que par leurs effectifs. A l'époque, ils ne scolarisaient que 12.000 élèves maximum par an. Et à la fin de l'Empire, on comptait moins de 2.000 bacheliers chaque année.

Ce qui est resté également, c'est l'idée que l'Etat a un rôle particulier à jouer dans notre pays en matière d'éducation.

Napoléon
https://www.varmatin.com/histoire/des-lycees-pour-former-les-elites-de-la-nation-heritage-de-napoleon-668882

La honte | Le Devoir

Mon 5 Apr 2021 - 08:22

On prend rarement le temps, au Québec, de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps que tous les Français parlent français.

C’est que l’Europe s’est développée au Moyen Âge comme un ensemble de royaumes aux frontières instables, et donc les monarques se mariaient entre eux, évoluant dans un univers culturel et linguistique à part de populations très diversifiées. Et la France ne fait pas exception. L’occitan, le catalan, le breton, le picard, l’alsacien, le basque ne sont que quelques-unes des langues autochtones de la France, parlées comme langues maternelles et souvent comme seules langues de bien des sujets de la France de l’Ancien Régime, dans l’indifférence quasi totale de la monarchie. Ce qui importait au pouvoir politique des rois qui ont administré notamment la Nouvelle-France, c’était surtout que le français soit normé et imposé comme langue de l’État et de l’administration pour supplanter le latin, et donc le pouvoir de l’Église.

C’est principalement avec la Révolution française qu’on s’est mis à s’intéresser à cette diversité linguistique, perçue alors comme un obstacle à la circulation des idées politiques républicaines et laïques. Et après la période de va-et-vient politique qu’a connue la France au XIXe siècle, la Troisième République instaure dans les années 1880 une série de lois sur l’instruction primaire obligatoire — en français — sur l’ensemble du territoire. On veut alors une république, unie et unitaire. Et avec l’industrialisation et la montée du capitalisme, la bourgeoisie dominante a avantage à créer une masse qui suit les mêmes normes, travaille de la même manière, consomme les mêmes produits et les mêmes journaux.

Dans les écoles de France, on déploie un ensemble de châtiments, souvent physiques, pour punir les enfants qui parlent leur langue maternelle. On leur enseigne finalement non seulement le français, mais aussi l’infériorité de leur culture et de leur milieu familial. En occitan, on parle de vergonha pour nommer l’effet des politiques républicaines sur la psyché populaire. La honte. C’est par la honte, et souvent par la violence envers les enfants, que le français est devenu la langue de la République. Le projet linguistique républicain est donc fondamentalement un projet disciplinaire. Il faut parler le français, le bon, le patriotique, le beau, l’exact, le supérieur, le vrai, le pur. Une liste de notions qui, faut-il le spécifier, n’ont d’assises dans aucune science du langage. Les dogmatiques les plus orthodoxes de la langue française n’ont souvent (nécessairement) aucune notion de sociolinguistique.

L’unitarisme républicain a bien sûr été amené dans les colonies françaises au même moment qu’il a été imposé en France même. On a aussi tenté, tant bien que mal, d’enseigner aux fils des potentats « indigènes » non seulement le français, mais aussi la fierté et le sentiment de supériorité qui viennent avec le rapprochement avec la norme, ainsi que la honte et le mépris de sa langue maternelle ou des variants locaux du français. Cette honte, elle laisse des traces, d’une génération à l’autre, tant en France que dans son (ex) empire.

Après des décennies de lavage de cerveau, une France transformée par cet idéal politique « redécouvre » le Québec, et sa langue qui a échappé à cette entreprise de réingénierie sociale républicaine. Et une partie des élites québécoises, à son contact, internalisent aussi cette honte et la transmettent à leur tour aux gens d’ici, au nom, paradoxalement, de la fierté nationale. Frustrés d’être l’objet des moqueries des Hexagonaux, on se moque à son tour des Saguenéens ou des gens d’Hochelaga. Des Parisiens disent aux élites montréalaises qu’elles sonnent comme le Moyen Âge, et elles, à leur tour, traitent les Acadiens, les Cajuns et les Franco-Manitobains comme des vestiges du passé.

Si l’on prend rarement le temps d’expliquer cette histoire de la langue française au Québec, c’est notamment que l’on se préoccupe, avec raison, de la place prépondérante de l’anglais en Amérique du Nord, et surtout de cet autre projet impérialiste qu’est le Régime britannique à l’origine du Canada moderne. On croit que nos insécurités linguistiques nous viennent de cette situation de minoritaires sur le continent. C’est vrai, en bonne partie. Mais il ne faut pas non plus oublier d’examiner cette francophonie, le projet politique qu’elle porte, ses effets insécurisants et sa logique disciplinaire génératrice de honte et de hiérarchie qui pèsent sur les francophones « hors norme » de tous les continents, Européens y compris.

Il faut réfléchir à la langue française en Amérique non seulement face à l’anglais, mais aussi face à elle-même, dans toute sa complexité. Qu’est-ce que cela veut dire de dénoncer les tentatives d’assimilation et de stigmatisation vécues par les enfants francophones des Amériques aux mains des Britanniques et des Américains, tout en ayant participé à des projets missionnaires visant à assimiler les enfants haïtiens, sénégalais ou innus et à stigmatiser leur langue maternelle ? Qu’est-ce que ça signifie de dénoncer le règlement 17 qui a longtemps compliqué l’enseignement du français en Ontario pendant que l’État québécois s’acharne à franciser les jeunes du Nunavik ? Qu’est-ce qui se produit quand des militants de gauche, qui militent pour l’équité et l’inclusion, s’en prennent à l’orthographe des internautes moins scolarisés qu’eux plutôt qu’à leurs idées ? Ou lorsqu’on « se donne un accent » pour faire sérieux à la télévision d’État ou à l’université ?

Dénonce-t-on les effets néfastes de l’impérialisme britannique parce qu’on est anti-impérialiste ou parce qu’on lui aurait préféré un impérialisme différent, où l’on aurait été plus dominant ? Est-on contre le mépris des Franco-Québécois ou contre le mépris tout court ? Se pencher sur ces questions, c’est s’interroger sur ce que l’on veut que notre francophonie signifie à la face du monde, et aussi sur la manière dont les francophones se traitent entre eux, et sur le rapport traversé de contradictions, d’émotions et souvent d’insécurité de chacun envers sa langue et son identité. À nous de voir, avec les francophones de partout dans le monde, ce que signifie parler français, de mettre en question ses normes et de s’approprier (enfin) sa langue.

Canada Francophonie langue
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/597989/la-honte

Wikipedia is the last bastion of idealism on the internet - Prospect Magazine

Sun 4 Apr 2021 - 10:43

Twenty years on from its humble beginnings, the online encyclopedia is now an indispensable tool
By Barbara Speed - January 22, 2021 March 2021

There are two stories you could tell about Wikipedia.

One is that 20 years ago a web resource was launched that threatened academia and the media, and displaced established sources of knowledge. It was an encyclopedia anyone could edit—children, opinionated ignoramuses and angry ex-spouses. If I edited the page on particle physics to claim it was “the study of ducks,” the change would be instantly published. If I edited your page to call you a paedophile, that would be published too. Worse, although anyone could edit it, not everyone did: the editors were a self-selecting group of pedants and know-it-alls and overwhelmingly men. All of this led to biases in what soon became the world’s first port of call for finding out about anything. In time the site’s co-founder, Larry Sanger, would concede that “trolls sort of took over. The inmates started running the asylum.”

But there is also another—increasingly plausible—story. Namely, that Wikipedia is the last redoubt of the idealism of the early World Wide Web. From the moment of Tim Berners-Lee’s 1989 paper with its proposal of how information could be connected and made accessible via a hyperlink, visionaries began to imagine a kind of global democracy, where anybody, anywhere, could use a computer to discover the world. Amid a raft of developments known (in a 1999 coinage) as “Web 2.0”—which allowed everybody not merely to consume content but also to create it—some dared to dream that we would all become digital citizens shaking the plutocracy’s hold on established media and other elitist hierarchies.

Bit by bit, most of the web let us down. Yes, we were given a voice—but it didn’t come for free. Websites like Facebook harvest our data in order to attract advertisers; screen addiction, raging tribalism, trolling and misinformation reign. Tech billionaires got far richer than the old press barons ever were, and the rest of us became not empowered e-citizens—but data sold to companies wanting to target us.

But despite being the seventh most-visited site in the world in 2020, Wikipedia still seems different. It is the only not-for-profit in the top 10, with no adverts, no data collection and no billionaire CEO. Hundreds of thousands of volunteers maintain and create pages for free, correcting one another and upholding an impressive veracity. As early as 2005, the science journal Nature found that Wikipedia “comes close” to the accuracy of Encyclopedia Britannica online (to the displeasure of the Britannica’s editors). Back then, the young Wikipedia had four errors per science entry to Britannica’s three. Wikipedia may not have reached the ideal of Jimmy Wales, the site’s more prominent co-founder, of being “a world in which every single person on the planet is given free access to the sum of all human knowledge,” but it isn’t far off. In February 2020, Wired named Wikipedia as “the last best place on the internet.”

As Wikipedia leaves its teenage years, the question is—which of our two stories is more valid?

Wikipedia’s creators might seem like unlikely revolutionaries. Growing up in Huntsville, Alabama, where he was born in 1966, Jimmy Wales had a deep affection for his household encyclopedia. He would sit with his mother sticking in entry-updates sent by the publisher that referred the reader to a more accurate entry in a later edition. Speaking from an attic in his house in the Cotswolds during lockdown, Wales tells me that one entry that needed updating was the moon’s, for the good reason that “people had landed on it for the first time.”

Wales studied finance and went on to work as a trader. His intellectual heroes were the novelist and philosopher of selfishness Ayn Rand (one of his daughters is named after a Rand heroine) and the Austrian free market economist Friedrich Hayek, whose Road to Serfdom was a favourite of Margaret Thatcher’s. He spent much of his free time on the early internet, playing fantasy games and browsing, and became fixated by its potential. He quit his job and with two partners set up Bomis, which started as an information directory but developed into a men’s site (whose “Babe Engine” was basically a way to search for pornography).

Wales decided to create a free, virtual encyclopedia that could be updated in real time and that anyone could access. Like its predecessors, it would be a secondary, not a primary source—it would cite information from the media or academic papers, rather than publish original research—and it would have a strict approvals process. “It was really very formal and very top-down, you had to be approved to write anything, and you were expected to submit a completed essay,” he says. Nupedia launched in October 1999, with Larry Sanger—a philosophy graduate student whom Wales had met online via philosophy mailing lists—as editor-in-chief.

“There are now over 300 Wikipedias in different languages, and over six million entries on the English language site alone”

Thanks to the long submission process, the site had published only 21 articles after a year. Meanwhile, Sanger and Wales had come across the concept of “wikis”—collaborative, freely rewritable web pages that can be used to run group projects, collect notes or run a database (wiki is the Hawaiian word for quick). As an experiment, they launched another encyclopedia on 15th January 2001 that ditched the checks in favour of a wiki-style approach: Wikipedia.

Intended as a sideshow to Nupedia, the new site exploded. “One of the things that was interesting,” Wales remembers, “is that in the early days, people started writing things that were pretty good. They were very short and basic, but there was nothing wrong with them.” There are now over 300 Wikipedias in different languages, and over six million entries on the English language site alone. Over time, three core policies were established: pages should take a neutral point of view; contain no original research; and be verifiable, meaning that other visitors can check the information comes from a reliable source. Interestingly, none of these tenets is “accuracy”: the site effectively outsources this by resting everything on citations.

Two of the site’s servers crashed on Christmas Day 2004, and Wales had to keep the site “limping along” himself. Shortly after, he launched a fundraising campaign. Today, regular energetic campaigns, highly visible when you click on an entry, bring in over $100m a year for Wikipedia and other projects of the superintending Wikimedia Foundation, mostly from small donations—the average is $15.

Despite the incredible number of pages, there are fewer active editors than you might think: on the English-language Wikipedia only 51,000 editors made five or more edits in December 2020. A 2017 study found that in the site’s first decade, 1 per cent of Wikipedia’s editors were responsible for 77 per cent of its edits. An edit can be as small as a tweak to the formatting, or it could be starting a new page.

The site is now vast, with over 55m articles—the English-language Wikipedia alone would fill 90,000 books, giving it comparable volume (if not always quality) to a typical Oxbridge college library, available free to anyone with an internet connection, whether a rice farmer in Bangladesh or a physics student with out-of-date textbooks. Most impressive is its speed: articles are edited 350 times a minute. Wales says one of the first moments he truly saw Wikipedia’s potential was on 9/11. While television news was looping footage of the towers falling, Wikipedia’s network of volunteers were doing something different: “People were writing about the architecture of the World Trade Center, its history.” The site has come into its own during the pandemic, too, moving far more rapidly than established publications: since December 2019, there has been an average of 110 edits per hour on Covid-19 articles by some 97,000 editors.

Edit wars: mention of Wikipedia’s co-founder, Larry Sanger, was famously removed from Jimmy Wales’s entry—by none other than Wales himself.

The passion and dedication of Wikipedia’s editors is clear, but that doesn’t necessarily mean they’re always good at what they do. One sobering recent revelation concerned entries in the Scots language, a close cousin of English that is primarily spoken in the Scottish lowlands (and not to be confused with Scottish Gaelic). Thousands of Wikipedia pages in Scots had been created by someone who didn’t speak the language—a teenage user called AmaryllisGardener from North Carolina. Some words were still in English, others seemed to have been translated into Scots via a poor online dictionary. AmaryllisGardener sincerely thought he was being helpful, saying in a Wikipedia comment that he had started editing the pages when he was 12, and was “devastated” by the outcry (and abuse from other editors). Ryan Dempsey, a Scots language enthusiast from Northern Ireland who first flagged the errors on Reddit, tells me that he believes the errors went uncorrected for so long mostly because Scots is not very widely spoken, still less read, “and those fluent in it are more likely to be older and rural and so have less of an online presence.” After outing AmaryllisGardener, he realised that there were “many other editors who were far worse” on the Scots site.

The story was covered all over the world, but isn’t the best example of Wikipedia’s effectiveness: mistranslations—especially in little-read languages—are far more likely to survive than factual errors, given the requirement to cite facts carefully (you’ve doubtless seen a bright red “citation needed” mark next to an apparently innocuous statement). However, there have been many other controversies about accuracy. Lord Justice Leveson was blasted in 2012 after his report into the culture and ethics—and accuracy—of the British press listed one of the founders of the Independent newspaper as one “Brett Straub,” an unknown figure who erroneously appeared on the paper’s Wikipedia page.

In 2015, the scientists Adam Wilson and Gene Likens looked into the edit histories of several science pages on Wikipedia, finding that within just a few days the page for acid rain was edited to define it as “the deposition of wet poo and cats,” and separately by another user who claimed that “acid rain killed bugs bunny”; a third dismissed the phenomenon as “a load of bullshit.” One repeatedly tried to change the spelling of “rain” to “ran.”

None of the rogue changes lasted long—dedicated editors monitor popular pages for changes, as do the site’s bots—but for Likens in particular, who led the team that discovered acid rain and had devoted time to editing the page himself, this was frustrating. (Of course, anything called “acid” may invite a certain volume of psychedelic gobbledygook.) Wilson says “acid rain went through some very tumultuous edits.” Their study found politically controversial scientific subjects attracted far more edits, which will also mean more quality control. Wilson tells me that he is fairly impressed by the discussion and edits on the climate change page.

The other problem with Wikipedia’s open-door editing policy is that there’s little to stop those with a vested interest influencing entries. Wikipedia’s guidelines caution against editing your own page, or on behalf of family, friends or your employer, but this is tricky to police in a land of anonymous usernames—and the temptation can be strong. Indeed, a farcical controversy unfolded when Wales changed his own entry to remove references to Sanger as co-founder of the site, leaving him as the sole creator. He was called out in 2005, and later aired regret to Wired: “I wish I hadn’t done it. It’s in poor taste.” The Bureau of Investigative Journalism revealed in 2012 that thousands of edits to Wikipedia were being made from within the House of Commons. The former MP Joan Ryan, who left Labour for The Independent Group, admitted to editing her own page, pleading that she had to tackle “misleading or untruthful information.”

But while both criticism and praise often centre on the claim that editing is a free-for-all, that is no longer quite the case. Thomas Leitch, author of Wikipedia U, points out: “Wikipedia’s folklore is that ‘We’re the people’s encyclopedia. We’re a democracy, anybody can edit.’ That’s not true—[to edit] you can’t be someone who has corrected, or in Wikipedia’s view miscorrected, a given page so many times you’re now banned; or someone who has run afoul of an editor. You have to colour within the lines to be able to edit on Wikipedia.”

While anyone can create a Wikipedia account and click “edit” on almost any page, your edit will likely be reversed by another editor unless it meets certain standards. If disputes arise—edits being repeatedly made and reversed, or a discussion turning ugly on the “Talk” discussion pages that accompany every article—users can be banned by administrators, or an article can be “locked” against unsupervised edits.

Even the everyday friction between editors can put off the would-be Wikipedians. I decided to have a go, and added a short, factual line on a recent controversy to the “history of Wikipedia” page (admittedly one that’s likely to be heavily scrutinised). Within seven hours it was removed by another editor, with the curt explanation: “hardly notable or controversial.” The page as a whole is marked as “need[ing] to be updated” as of August 2018—based on my limited experience, perhaps over-precious editors could be to blame.

The stern eyes of experienced editors may be justified in some cases but there are serious consequences. Surveys show that editors on the English language site are overwhelmingly young men—exactly in keeping with so much of Silicon Valley. The Wikimedia Foundation set a goal in 2011 to get to 25 per cent female editors over four years. In 2014, executive director Sue Gardner was forced to admit that “I didn’t solve it. We didn’t solve it.” In 2018, nine out of 10 editors were male.

“Wikipedia’s open-door editing policy means there’s little to stop those with a vested interest from influencing stories”

Wales bemoans “not nearly enough” progress, and says the Foundation “still has a lot to learn.” He had hoped the phasing-in of a visual text editor (meaning the page you’re editing looks like the published version, rather than resembling off-putting code) would attract more diverse editors, but “it hasn’t had the impact that I would like.”

What’s at stake with diversity is, in Wales’s own words, not just “some sort of random political correctness—it impacts the content.” When male contributors predominate, you get certain kinds of entries and edits: in 2013, the New York Times journalist Amanda Filipacchi noticed that someone, or a group of someones, was gradually moving women out of the “American Novelists” category and moving them into one called “American Women Novelists,” meaning that the main list of American authors was becoming exclusively male.

With no application process for being an editor, and potentially anonymous and genderless profiles, this is a problem not easily amenable to the conventional corrective of monitoring. Jessica Wade, a physicist and Wikipedia editor, blames the skew to the male-dominated tech world from which the site was born: “When the community started, it wasn’t diverse, and it didn’t welcome people from underrepresented groups.”

When women or minorities do try to edit, she says, they can face old hands “who don’t encourage people enough to make them want to stay. Not everyone is so determined that they won’t give up when they’re told the page they listed is rubbish, or that they’ve not cited something properly.”

Having dabbled in editing Wikipedia herself, Wade was shocked by the lack of entries for female scientists. She set herself a steep goal: to create a new page for a female or minority scientist every single day—and, starting in early 2018, she’s done it ever since. Her project provoked some grumbles, and one fellow scientist made her doubt herself: “They said that I was diluting Wikipedia and damaging the community by putting these entries on there. It really upset me.” She’s quick to say, though, that the majority of the community is supportive, and the joys of collaborating—waking up after a night of editing to see that contributors on the other side of the world have added useful edits or photos to your entry—outweigh the negatives. Mary Mann, a librarian who was spurred back into editing recently by inaccuracies regarding a type of pepper, tells me that her experience has been positive, “with the caveat that the pages I’ve tended to work on so far are non-controversial pages. Everyone likes Sichuan peppers.”

Another important skew in Wikipedia’s contributions is geographical: Around 68 per cent of contributors are in America and the UK; Wales predicts that the big changes in Wikipedia’s next 20 years will be largely invisible on the English site: “Wikipedias in the languages of the developing world [will be] a really huge part of our future—how do we support whatever technological limitations people might have?”

Wales believes that “the reputation of Wikipedia has improved dramatically over the years.” At the beginning, he found the storms about individual silly edits frustrating, but there are far fewer of them now. “It’s like how there was a whole spate of stories about eBay, about someone selling a gun, or someone selling their babies, or selling their soul. And then everybody realised that yeah, you can post pretty much anything you want on eBay, then someone will flag it and it gets taken down. It’s not that exciting.”

Meanwhile, stories of lecturers warning students not to cite Wikipedia conveniently omit that they would say the same about any encyclopedia, as they’re not primary sources. Several I spoke to regularly recommend Wikipedia as a great place to start researching a subject, as you can reach the primary sources through the links. Ellis Jones, a sociology professor, made editing Wikipedia pages on sociological theorists part of his syllabus: “It’s one of the most exciting things in the course for the students. It allows them to see that even though they’re not experts, they can contribute some small piece of knowledge to the public.”

Leitch, the author of Wikipedia U, argues that the great gift of Wikipedia is the way that it teaches us to question sources of authority. “Yes, of course, we have to be asking questions about Wikipedia. But while we’re on that subject, shouldn’t we be asking those questions about liberal education in all of its avatars?” Take the peer-review process: a 2017 study found that it comes with its own set of biases: women were under-represented, and both men and women tended to favour work by their own genders. Some charge the process with slowing down the publication of disruptive findings; virtually everyone involved with it knows that academics will insist on the addition of references to their own publications, as shameless a form of anonymous self-promotion as attempting to buff up your Wikipedia page.

Rather than Wired’s description of it as the “last best place on the internet,” I prefer the way Tom Forth, another Wikipedia editor, described it to me: as “the least bad place on the internet.” It has many flaws, but many fewer than other huge sites. “Don’t be evil,” Google’s former motto, is a promise Wikipedia could claim to have kept.

“The great gift of Wikipedia is the way that it teaches us to
question sources of authority”

Ironically for those who see Wikipedia as a disruptor, some of its greatest problems stem from the older institutions it relies on for citations. Its “notability criteria” mean that “reputable” sources must recognise a subject’s importance before Wikipedia can. When I ask Jimmy Wales about his concerns about fake news, he highlights a much greater problem: the steep decline in local news outlets, which means the site often cannot cover local topics at all.

However, the relationship between the resource and the world it reflects is not a one-way street. It can seem like if something isn’t on Wikipedia, it may as well not exist. Conversely, newer pages like those created for female and ethnic minority scientists by Wade can, in some small ways, hack away at the biases in the world at large. During 2020, she and another scientist set about creating Wikipedia pages for those researching the pandemic, and says she soon noticed a gradual lessening in the white, male skew of experts quoted in the media.

One of the first pages Wade made was for Gladys West, an African-American scientist and a pioneer of GPS technology. The page started small, as little was known about her life, but over the years more has emerged, and she was recently profiled in the Guardian. For Wade, this encapsulates the joy of editing. “When I see other people I’ve done pages for getting recognition and honours and being celebrated, I’m just like, this is the best day ever. This is the greatest thing ever. The power you have from just sitting up at night with your laptop—it’s extraordinary.”

There is something undeniably romantic about thousands of people pooling their knowledge online—not for money or fame, but because it seems a good thing to do. One of the editors I spoke to sent me a link to “Listen to Wikipedia,” a website that plays musical notes as it shows, in real time, which pages are being updated: bells for additions, strings for subtractions; deeper notes for large edits, higher notes for small. “Kent county Delaware,” “Biondi,” “Upton State Pueblo Pottery,” “Italy National Cricket Team.” “Topher Grace,” and words in languages I don’t understand flash by. The longer I watch, the more it looks like the least bad place on the internet.

Internet Libre Wikipédia
https://www.prospectmagazine.co.uk/magazine/wikipedia-is-the-last-bastion-of-idealism-on-the-internet

Why we love to hate the French - UnHerd

Sun 28 Mar 2021 - 12:49

After many years of political meltdown on our island, it has been satisfying these past few weeks to regain the one feeling that really puts a spring in every Englishman’s step. Because, while it’s of course important that our vaccine programme has saved thousands of lives so far, the most special thing is that for the first time in many years France’s politics are much worse than ours. Order is restored to the galaxy once again.

France’s president has shredded his reputation more than any other person in the age of Covid (and with some competition). First Emmanuel Macron cast doubt on the effectiveness of the AstraZeneca vaccine, calling it “almost ineffective” for the over-65s, the sort of reckless comment even Trump might have thought a bit excessive. Then, thanks to his lockdown policies, the Economist downgraded France to a “flawed democracy”, along with all the Visegrad bad boys and Modi’s India.

Now the country has, inexplicably, halted AZ vaccinations because of a miniscule number of blood clots, fewer than you would get with the contraceptive pill. But then perhaps it hardly matters, since France leads the world in vaccine scepticism, and conspiracy theories more generally. It is a country maddening in its strangeness, and that at least partly explains English antipathy to the place, which goes back centuries.

When Britain left the EU last year it followed decades of press hostility in which Francophobia was the strongest component, far more than hostility to the Germans. Perhaps the most famous example was the notorious Sun headline from November 1990, Up Yours, Delors. At the time EU commissioner Jacques Delors had become something of a bogey figure to the British Right, and after he had criticised Britain’s increasingly isolated position in Europe, the Sun chimed in by pointing out how “They tried to conquer Europe until we put down Napoleon at Waterloo in 1815” and “They gave in to the Nazis during the Second world War when we stood firm”. It called for all “frog-haters” to shout “up yours, Delors!” and that those on the south coast would be able to smell the garlic from across the Channel.

(Delors was not the only French politician to antagonise the English at the time. The following year, prime minister Edith Cresson stated her belief that one-quarter of “Anglo-Saxon men” were gay, to which Tory MP Tony Marlow replied “Mrs. Cresson has sought to insult the virility of the British male because the last time she was in London she did not get enough admiring glances”. Afterwards, the tabloids pointed out that Frenchmen kiss each other and carry handbags.)

Of course, the Sun might not speak for England, but it was probably speaking for a large section of its readers, because while England’s relationship with France is complicated, it is heavily tied up with our class system; the English middle class obsess over France, while the English working class have traditionally hated everything about it.

As far back as the French Revolution, well-bred radicals were excited and inspired by events in Paris, with Whig politician Charles James Fox crying “How much the greatest event it is that ever happened in the world!” when the Bastille was stormed.

Yet it was not simply that they favoured the revolution’s ideology; it was because it was French. And even as France descended into anarchy and then tyranny, Britain’s intelligentsia still sympathised with it. Fox’s nephew Lord Holland publicly supported Napoleon, while his wife Lady Holland even sent him books when he was sent to St Helena. William Wordsworth lamented of his own country that “Oh grief that Earth’s best hopes rest all with thee!”

In contrast, among working-class Englishmen there was virtually no support for the revolution and when volunteers were called up to fight France, the country managed to enlist 20% of all adult males, three times the French rate and a huge endorsement of opposition to Napoleon. It wasn’t just that they were fighting for English liberty against a revolutionary system. It was because it was against the French.

Men were recruited into local militias, and when in 1804 the authorities organised a mock training battle in Wood Green, Middlesex, they got the Islington Volunteers to be the British and the Hackney and Stoke Newington Volunteers to play the French. However, the Hackney men so objected to having to even pretend to be French that a fight ensued with several people injured, one being stabbed in the leg.

That’s because they were cockneys. A middle-class volunteer militia would have revelled in playing the French, rattling on about the latest pseuds being venerated on the Left Bank and emphasising all the correct pronunciations like they were reporting for Radio 4.

Our relationship with France is, of course, formed by an inferiority complex stretching back to Norman rule, and perhaps a lingering suspicion among the proletariat that the toffs deep down are still French (and English people with Norman-French names are still richer than the rest of the population, even after 950 years).

This complex deepened with the French cultural domination of the 18th century when Versailles court etiquette was imitated by English-speaking elites, and petit-bourgeoise English sensibilities were horrified by French sexual morality. Louis XV had over one hundred mistresses — including five sisters — which made even England’s leading royal philanderer, the half-French Charles II, seem emasculated in comparison.

There is sex, and then there is the food, a French obsession which is endearing and sort of baffling. As far back as the 15th century, when the English ruled much of France, their power began to collapse after they held a coronation of the infant King Henry in Paris and overcooked the chicken; even the poor queuing up for scraps complained how bad it was. Within a few years, the French had rebelled and kicked the English out.

Only in France would football fans protest that a local restaurant had lost a Michelin Star, as happened in Lyon two years ago. Only in France would an expedition to the Himalayas — of huge national importance — fail because it was weighed down by eight tonnes of supplies, including 36 bottles of champagne and “countless” tins of foie gras. And only in France would you get actual wine terrorists, the Comité Régional d’Action Viticole, who have bombed shops, wineries and other things responsible for importing foreign produce. This is a country which only reluctantly in the 1950s stopped giving school children a nutritious drink for their health, by which the French meant not milk but cider.

This is a country where mistresses are so much part of life that they can legally inherit, and where murder doesn’t really count if it’s done for love. One of France’s most famous socialites, Henriette Caillaux, shot dead the editor of Le Figaro just before the First world War and received just four months in jail because it was a crime passionnel. So that’s all right then.

France’s last duel, meanwhile, was in 1967, when Marseille’s mayor Gaston Defferre insulted another politician, parliamentarian René Ribière, calling him “stupid”. The latter was wounded, first emotionally and then literally.

It is all part of that sense of honour, which also manifests itself in its sense of national pride — probably the biggest cause of British frustration within the EU, when many felt we could have managed with the Germans and Dutch. Anti-French animus likely motivated some opposition to the EU, and certainly our otherwise dismal lives were cheered up slightly last year with the possibility of skirmishes between French sailors and the Royal Navy.

But the truth is that France, “that sweet enemy”, has by and large been our closest ally. How many of those fighting at Waterloo could have foreseen that, when the guns fell silent, it would be the last time the two countries ever fought, and the start of 200-and-counting years of friendship, a military alliance far stronger than the supposed “special relationship” with the US? A generation later the British and French fought together in the Crimea, where Lord Raglan continued to refer to them as “the enemy”, and since then we have fought continuously side by side, in two world and many minor wars, from Suez to Libya.

This year we won’t be visiting France, and honestly, I’m really glad about that. I don’t write that in bitterness. I’m really glad I’m going to Bognor, which has got the third lowest rainfall in the UK. Why on earth would I want the Languedoc?

But we’ll be back, if not this year, then next, a line of cars heading down the A26 on that long, endless journey to the middle-class English Valhalla beyond the Loire.

Angleterre
https://unherd.com/2021/03/why-is-france-such-a-sweet-enemy/?tl_inbound=1&tl_groups%5B0%5D=18743&tl_period_type=3&mc_cid=0228aa8537&mc_eid=4e5938d5c1

Identity card

Sat 27 Mar 2021 - 11:19

Reçu ce matin ce communiqué de l'A.FR.AV (Association francophonie avenir) et de son président Régis Ravat, que je crois utile de porter à la connaissance des habitués de ce blog :

Madame, Monsieur,

Une forfaiture civique et linguistique, une de plus, est en train de se mettre en place dans notre pays, et cela a été annoncé, qui plus est, le 16 mars 2021, durant la Semaine mondiale de la langue française et de la francophonie :

LA FUTURE CARTE D'IDENTITÉ DES FRANÇAIS VA DEVENIR BILINGUE FRANÇAIS-ANGLAIS !

Nouvelle provocation contre les francophones et les amis de la langue française en France et dans le monde : le gouvernement a choisi la Semaine de la francophonie et de la langue française pour présenter, sans le moindre débat parlementaire préalable, son projet de nouvelle carte d'identité bilingue où les rubriques sont toutes libellées en français et... en anglais.

L'anglicisation en marche !

Ça ne suffisait pas à l'équipe gouvernementale en place de fermer les yeux sur les innombrables entorses des grandes firmes « françaises » privées et publiques (Renault, PSA) qui basculent leur communication technique vers le tout-anglais ou qui nomment leurs produits et enseignes en anglais (« Ma French Bank », « TGV Night », etc.).

Ça ne lui suffisait pas non plus de laisser nombre de grandes écoles et d'universités multiplier les enseignements en anglais destinés... à des francophones dans toutes sortes de disciplines pendant que, illégalement, toutes sortes de collectivités publiques rebaptisent leurs « territoires » en anglais (« Oh my Lot ! », « Only Lyon », « In Annecy Mountains », « Purple Campus », « Lorraine Airport », etc.).

Enfin, ça ne suffisait pas au gouvernement de laisser la Commission de Bruxelles, sans aucune protestation française qui fût à la hauteur de cette forfaiture, installer le fait accompli d'une communication européenne exclusivement délivrée en anglais.

Voilà maintenant que l'État français lui-même décide de passer outre l'article II de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de violer lui-même, et fort grossièrement, la loi Toubon de 1994 (« la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France » en éditant une carte d'identité dont l'effet réel sera de désétablir le français de son rôle de seule langue officielle du pays, de le reléguer au rang de langue locale en niant sa dimension internationale et d'instituer du même coup l'anglais – et cela en plein Brexit ! – comme seule langue internationale reconnue par la France.

De plus en plus se confirme la volonté, voire l'acharnement des milieux dominants imbus d'idéologie atlantiste et « post-nationale » de désétablir à toute vitesse notre langue nationale, premier service public de France, socle de la République indivisible et ciment de la francophonie internationale.

Cette carte d'identité de la honte est un test de la résistance civique et linguistique des citoyens.

Si nous, citoyens français, laissons passer cette grossière forfaiture linguistique, le pouvoir saura qu'il peut donner son feu vert à l'entreprise visant à faire de l'anglais la seule langue de travail de l'UE, puis à en faire une langue co-officielle en France même : ce qui accélèrera prodigieusement la politique linguistique d'arrachage du français, de substitution systématique de l'anglais à notre langue maternelle commune et de basculement général, en France et dans le reste de l'UE, à la langue unique ardemment désirée par la finance et par les grandes sociétés transnationales, avec tous les énormes dangers que cela représente sur les plans économique, social, culturel et politique.

C'est pourquoi nous, associations de défense du français, adjurons les parlementaires, les intellectuels, les syndicalistes, les journalistes, d'interpeller fortement le président de la République et le gouvernement, qui jusqu'ici n'ont même pas la courtoisie démocratique de répondre à nos adresses citoyennes, pour qu'ils retirent au plus tôt ce projet attentatoire à la loi, à la Constitution, à la personnalité même de la France et à la langue commune du peuple français et des autres peuples de la francophonie internationale.

Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), président du FFI-France, et secrétaire général du Haut Conseil de la langue française et de la francophonie (HCILFF)

Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistiques)

Catherine Distinguin, présidente d'Avenir de la langue française (A.L.F.)

Ilyes Zouari, président du Centre d'études et de réflexion sur le monde francophone

Thierry Saladin, secrétaire de l'A.FR.AV. (Association francophonie avenir)

Philippe Reynaud, président de Défense de la langue française (D.L.F.) en pays de Savoie, ainsi que M. Lucien Berthet, DLF en pays de Savoie.

anglomanie Français langue
http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2021/03/27/identity-card-16365.html
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