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 La revue de web de Kat

L'État interdit Microsoft 365 à ses collaborateurs

Tue 28 Sep 2021 - 16:27

La gestion des données (personnelles ou économiques) est une affaire sensible qui ne peut pas être confiée à n'importe qui. C'est en substance le message adressé le 15 septembre dernier aux secrétaires généraux des ministères par le directeur interministériel du numérique (Dinum), Nadi Bou Hanna. En pratique, selon ce document diffusé sur le site Acteurs Publics, cela signifie que l'État a décidé d'interdire à ses administrations (et donc à ses collaborateurs) de recourir à l'offre Office 365, proposée par Microsoft sur ses propres infrastructures cloud (Azure), en remplacement des solutions bureautiques et de messagerie (MS Exchange notamment) déployées sur ses serveurs. En clair, les collaborateurs de l'État pourront encore utiliser la suite Office de Microsoft, mais pas dans sa version cloud, c'est-à-dire hébergée à distance.

Le problème? C'est celui de la protection et de la confidentialité des données et en l'espèce ce qu'autorisent certaines législations étrangères, à commencer par celles des États-Unis. En effet, selon le Cloud Act, les États-Unis s'arrogent le droit de consulter toutes les données stockées en Europe par des entreprises américaines et ce, quel que soit l'endroit où ces données sont hébergées. Une pratique qui vaut tant pour les activités professionnelles que personnelles, publiques que privées. Longtemps apathiques sur ce sujet, les autorités françaises ne l'entendent plus aujourd'hui de cette oreille. En mai 2021, le Gouvernement a présenté sa nouvelle doctrine. Baptisée "Cloud au centre", celle-ci oblige désormais les ministères et les administrations à utiliser uniquement des clouds sécurisés et immunisés contre les réglementations extra-communautaires (hors UE).

Objectif : la souveraineté numérique

L'interdiction édictée par l'État concerne l'offre cloud Microsoft 365 (ex-Office 365). Cependant cette décision souffre quelques exceptions (temporaires) et laisse entrevoir des perspectives de solutions pour les utilisateurs qui ne souhaiteraient vraiment pas se passer de Microsoft 365. Tout d'abord, cette interdiction ne concerne pas les projets de migration qui étaient déjà "très avancés" au 5 juillet 2021 (date de parution de la circulaire n° 6282-SG, texte auquel se réfère la note du 15 septembre). Dans ce cas, une demande de dérogation pourra être adressée au ministre de l'administration concernée. Cependant, cette demande ne pourra porter que sur les "seuls services de messagerie et de drive personnel". Ces fonctions ne sont en effet pas encore intégrées à l'offre interministérielle Snap (le sac à dos numérique de l'agent public). Un environnement de travail numérique construit autour de solutions françaises et open-source, conforme à la doctrine "Cloud au centre", et qui comprend d'ores et déjà des services documentaires, collaboratifs, de messagerie instantanée, d'audioconférence, de visioconférence et de webinaire. Ensuite, pour les utilisateurs "accros" à Microsoft 365, il est recommandé d'attendre le déploiement du cloud issu du consortium Bleu.

S'il est bâti sur les technologies cloud de Microsoft (Azure et Office 365), Bleu est un projet créé, géré et opéré par Orange et Capgemini qui a vocation à être conforme à la doctrine "Cloud au centre" et à obtenir la précieuse certification SecNumCloud. Cette certification dite de "cloud de confiance" est délivrée par l'ANSSI (l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information). Aujourd'hui, seules trois entreprises, (Oodrive, OVHcloud et 3DS Outscale) sont détentrices de ce label. A défaut, les utilisateurs de Microsoft 365, contraints de délaisser leur suite logicielle préférée, pourront (devront) se rabattre sur une solution cloud interne de l'État. Si elles peuvent sembler complexes, ces circonvolutions réglementaires ont le mérite de souligner les enjeux stratégiques, et donc très importants, liés à ce qu'il est convenu d'appeler "la souveraineté numérique".

Cette notion, de plus en plus revendiquée en Europe et en France, désigne l'application des principes de souveraineté au domaine des technologies de l'information et de la communication. Ainsi, dans un contexte similaire à l'interdiction qui vise aujourd'hui Microsoft 365, le Gouvernement a-t-il signifié en novembre 2020 son intention de se désengager du Health Data Hub (un hub de données sensibles que sont les données de santé) hébergé par... Microsoft. Malgré tout, à la lecture de la note diffusée le 15 septembre dernier et centrée sur Microsoft, il est permis de s'étonner de l'absence d'autres services qui, comme Google Workspace, Salesforce, Zoom ou Box, ne brillent pas non plus par leur conformité à la doctrine "Cloud au centre" établie par le Gouvernement français…

administration Microsoft Office-365 souveraineté-numérique
https://www.commentcamarche.net/securite/confidentialite/1663-l-etat-interdit-a-ses-collaborateurs-d-utiliser-l-offre-cloud-microsoft-365/

La DINUM confirme l'interdiction de déployer Office365 dans les administrations

Tue 28 Sep 2021 - 15:08

Le 15 septembre, Nadi Bou Hanna a envoyé une note aux secrétaires généraux des différents ministères pour rappeler la non-conformité d'Office365.

Ce n'est pas une surprise mais, cette fois, la clarté est totale. Plusieurs fois, Nadi Bou Hanna, directeur interministériel du numérique (directeur de la DINUM), avait expliqué que l'offre Office365 opérée par Microsoft sur son propre cloud Azure ne pouvait pas être déployée dans les administrations d'État. Malgré la circulaire Ayrault sur l'usage du logiciel libre dans les administration, le directeur ne s'était cependant jamais opposé à l'usage de la suite Office en version on premises. Après la publication début juillet de la politique de cloud de l'État, « Cloud au centre », la DINUM revient à la charge. Nadi Bou Hanna a en effet envoyé le 15 septembre 2021 une note de service formelle aux secrétaires généraux des ministères avec copie au secrétariat général du gouvernement, à l'ANSSI et aux différents directeurs du numérique des ministères. Dans celle-ci, il rappelle qu'un déploiement d'Office365 est prohibé dans les administrations.

Certains projets étaient de toute évidence bien lancés. De manière transitoire, la DINUM accepte d'accorder des dérogations pour la messagerie et les services de partage de fichiers mais exclut toute dérogation pour les autres fonctions. Le recours à l'offre utilisant les technologies Office365 mais opérée par le consortium Bleu (Capgemini et Orange) et certifiée SecNumCloud est par contre possible. Mais la DINUM recommande plutôt d'opter pour des solutions alternatives de bureautique collaborative, notamment autour de la plateforme interministérielle SNAP. Enfin, il semble surtout urgent d'attendre une plus grande maturité des offres collaboratives.

administration Microsoft
https://www.cio-online.com/actualites/lire-la-dinum-confirme-l-interdiction-de-deployer-office365-dans-les-administrations-13537.html

Cachez cette culture que je ne saurais voir (IIIe) - BlogGenWeb

Sun 26 Sep 2021 - 08:34

Dans cette série de tartufferies (d'Accent 1,2,3) , de Nom (1,2,3) ou de Culture (1,2) nous nous aventurons pour ce nouvel épisode de l'autre côté de l'Atlantique où mi-septembre a été révélé qu’en 2019 le Conseil scolaire catholique de Providence, rassemblant plusieurs dizaines d’écoles dans le sud de l’Ontario, a décidé, à l’invitation de Suzy Kies, qui se présentait comme une gardienne du savoir autochtone, de purger les bibliothèques scolaires de plusieurs milliers d’ouvrages accusés de relayer une vision défavorable ou négative des Amérindiens.

L'enquête menée par Radio Canada a montré que la dite Suzy Kies coprésidente de la commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada n'avait pas d'ascendance autochtone avérée car elle ne figure pas dans les registres des conseils de bande abénakis et on ne lui trouve aucun ancêtre autochtone jusqu'à au moins l'année 1780.

Que s'est-il donc passé en 2019 ? Sur l'injonction de cette dame, le groupe scolaire a détruit près de 5000 livres jeunesse parlant des Autochtones dans un but de réconciliation avec les Premières Nations, Une cérémonie de "purification par la flamme" s’est tenue en 2019 afin de brûler une trentaine de livres bannis, "dans un but éducatif". Les cendres ont servi "comme engrais" pour planter un arbre et ainsi "tourner du négatif en positif". Autrement dit un autodafé (étymologiquement un « acte de foi ») a été réalisé au nom de la Cancel Culture laquelle consiste à détruire ce qui n'est pas conforme aux normes du moment. Un document de 165 pages, détaille l'ensemble des titres éliminés, ainsi que les raisons invoquées. Par exemple pour "Tintin en Amérique" : le motif du retrait est un "langage non acceptable", des "informations erronées", une "présentation négative des peuples autochtones" et une "représentation fautive des Autochtones dans les dessins". Des livres qui présentaient des bricolages qualifiés d’"appropriation culturelle" ont aussi été retirés. Deux biographies de Jacques Cartier publiées dans les années 1980 ont été retirées pour des informations jugées "désuètes et fausses". La biographie de l’explorateur Étienne Brûlé, Le Fils des Hurons, a aussi fait les frais du comité, notamment pour "fausse information historique", alors que les auteurs Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé sont deux diplômés en histoire de l’Université d’Ottawa qui ont enseigné dans des écoles francophones de l’Ontario. Leur travail a d'ailleurs reçu plusieurs distinctions.

L'idéologie "woke" qui sous-tend cet autodafé est basée sur le principe "Jamais à propos de nous sans nous", autrement dit selon Suzy Kies, un livre sur les Autochtones ne peut pas être écrit par un non-Autochtone, à moins qu’un Autochtone ait révisé l'œuvre ou y ait collaboré.. C'est une vraie préoccupation car si on applique ce principe de manière large, on voit mal comment parler de civilisations disparues, ou même accepter des recherches historiques faites par des personnes non directement concernées. On comprend mieux dans cet environnement l'appel de l'historien suisse Christophe Vuilleumier qui affiche sur son blog un plaidoyer pour l'histoire.

N'est-ce pas l'acculturation de notre jeunesse qui lui fait voir son présent partout ? Certains reconnaissant dans le tableau l'Espéré de Ferdinand Georg Waldmüller une adolescente sur son smartphone alors qu'elle lit une lettre. Faîtes vous une idée ci-dessous.

L'espéré

autodafé Canada cancel-culture
http://www.francegenweb.org/blog/index.php?post/2021/09/25/Cachez-cette-culture-que-je-ne-saurais-voir-%28IIIe%29

Quelle est la langue vivante la plus proche du latin? | Slate.fr

Sun 19 Sep 2021 - 14:08

La phonologie permet de comparer les similitudes des langues modernes avec celle qui avait cours à l'époque de la Rome antique.

La langue italienne est considérée comme la plus proche du latin. Mais il y existe des arguments en faveur de certaines variantes de la langue sarde, dont la phonologie est encore plus proche de celle du latin classique que l'italien.

L'espagnol –c'est-à-dire le castillan– occupe la deuxième position. Contrairement à l'italien, l'espagnol a perdu toute voyelle longue. Tandis que l'alternance des voyelles longues et courtes est la cause principale de la musicalité de l'italien, la succession rapide des voyelles courtes dote l'espagnol d'une qualité dite militaire.
Phonologie

Le portugais en est encore plus éloigné, surtout concernant la phonologie qui confond l'écouteur inattentif, supposant qu'il entend parler une langue slave.

Le roumain ne peut pas être considéré comme la langue la plus proche du latin à cause de son superstrat slave, et de ses déclinaisons que l'on ne peut guère corréler au latin.

Et le français? C'est la langue la moins latine! Sur le plan de la phonologie, elle s'est éloignée encore plus du latin que le portugais –par l'influence des parlers germaniques limitrophes. En plus, c'est la seule langue romane où l'usage du pronom personnel est obligatoire. Même le nom des locuteurs –les Français– est dérivé d'une tribu parlant le francique, prédécesseur du… néerlandais. (Comprenne qui pourra.)

langue
http://www.slate.fr/story/215204/linguistique-italien-est-elle-vraiment-langue-la-plus-proche-latin-rome-antique-phonologie

Quelle est l'origine de la langue française? | Slate.fr

Sun 19 Sep 2021 - 14:07

Les origines de la langue française se trouvent dans le latin vulgaire, tel qu'il était parlé dans le nord de la Gaule, et plus spécialement entre Paris et la Vallée de la Loire.

«Vulgaire» est à prendre au sens étymologique: commun, populaire, par opposition au latin classique; le mot n'a rien de péjoratif. Ce latin populaire avait gardé des traces de la langue parlée antérieurement dans la région (le gaulois), assez peu dans le vocabulaire, sans doute davantage dans la phonétique et la grammaire. Plus tard, il empruntera du vocabulaire au francique, langue des conquérants francs qui dominèrent la région après la chute de l'Empire romain.

J'en profite pour répéter –combien de fois le faudra-t-il?– que le français n'est pas:

  • du gaulois latinisé,
  • du francique latinisé,
  • un «mélange» de latin et de francique, d'ailleurs, en règle générale, les langues ne se mélangent pas…

Un vocabulaire savant

Le système de la langue française (grammaire, formation des mots, vocabulaire fondamental) est issu de l'évolution du système latin, et non du système gaulois ou francique. La langue, ce n'est pas les mots (et d'ailleurs, plus de 80% des mots français sont d'origine latine, mais ça ne changerait rien s'ils étaient beaucoup moins nombreux).

Une fois constitué dans son originalité vers la fin du IXe siècle, le système de la langue française continua d'évoluer considérablement jusqu'à nos jours, du point de vue de la grammaire et de la phonétique. Il emprunta des mots à ses voisins (y compris ceux du territoire français, breton, langue d'oc, etc.), et se dota, à partir du bas Moyen Âge et surtout de la Renaissance, d'un vocabulaire savant gréco-latin décalqué du latin classique, bien reconnaissable car n'ayant pas subi l'évolution phonétique souvent profonde du vocabulaire hérité du latin vulgaire depuis des siècles.

langue
http://www.slate.fr/story/215766/origine-langue-francaise-latin-vulgaire-medieval-vocabulaire-siecle-evolution

Les Canadiens peuvent bien brûler des livres, la réalité du passé ne sera pas modifiée | Slate.fr

Fri 10 Sep 2021 - 17:12

Le 6 septembre, on a appris qu'en ce début de XXIe siècle, en Occident, il existait encore des censeurs capables de brûler des livres parce que leur contenu était jugé offensant.

Voici le contexte: en 2019, des écoles francophones de l'Ontario, au Canada, ont supprimé de leurs rayonnages à disposition des enfants des ouvrages accusés de propager des stéréotypes négatifs sur ceux qu'on appelle tantôt les peuples autochtones, tantôt les Premières Nations, tantôt les Amérindiens, et qu'il était autrefois d'usage d'appeler les «Indiens» (mot qui, rappelons-le, remonte à une erreur géographique du XVe siècle, lorsque les Européens crurent débarquer en Inde alors qu'ils venaient de découvrir un continent nouveau pour eux).

Comme le rapporte le journaliste Thomas Gerbet dans un article publié par Radio Canada, il s'agissait d'une grande «épuration littéraire» concernant rien moins que trente écoles. Près de 5.000 livres ont été détruits «dans un but de réconciliation avec les Premières Nations». Une cérémonie de «purification par la flamme» (sic) s'est tenue dans une école où une trentaine de livres ont été brûlés puis ont servi d'engrais pour planter un arbre et «tourner du négatif en positif». Les cérémonies programmées dans d'autres écoles ont été ajournées pour cause de pandémie.

On pourrait se croire dans une dystopie à la Atwood, Orwell ou Bradbury, mais non.

Une atteinte à la liberté

Cerise sur le gâteau flambé, Suzy Kies, l'une des principales initiatrices de cette opération, celle qui a accompagné le conseil scolaire dans la destruction de ces livres en tant que «gardienne du savoir» et revendique des racines autochtones, s'est avérée être une menteuse dépourvue de la moindre goutte de sang amérindien. Mais le Parti libéral du Canada où elle occupe le rôle de coprésidente de la commission autochtone depuis 2017, une fois ce mini-scandale révélé, a indiqué que «Mme Kies s'identifie elle-même comme Autochtone non inscrite». Comme le dit Dominique Ritchot, coordonnatrice de la Société généalogique canadienne-française, qui a collaboré avec Radio-Canada à titre de chercheuse indépendante: «La Madame, elle en beurre épais. Elle n'a aucun ancêtre autochtone sur au moins sept générations.»

Depuis, sous la pression d'une controverse qui a fait le tour de la planète, le Conseil scolaire catholique (CSC) Providence a fait machine arrière. Près de 200 livres dont le contenu était encore à évaluer échapperont, pour le moment, à une éventuelle destruction.

"Les révélations de Radio-Canada selon lesquelles la « gardienne du savoir » autochtone qui a accompagné le Conseil scolaire, Suzy Kies, n'est pas Autochtone ont accéléré la décision de la direction". https://t.co/oiDbHReuW1
— d_schneidermann (@d_schneidermann) September 10, 2021

Les livres et les raisons de leur bannissement ont été recensés dans un document faisant rien moins que 165 pages. Il n'en faut pas autant pour identifier la véritable nature de cette démarche. Cet autodafé, si effrayantes que soient les images qu'il évoque (en Europe, les brûleurs de livres ont plutôt mauvaise presse depuis 1945) a des côtés ridicules et dérisoires qui sont une douleur pour l'entendement.

« Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes. » Heinrich Heine. Une trentaine de livres détruits par le par une école de l’Ontario, parce qu’ils véhiculaient des stéréotypes négatifs sur les habitants des Premières Nations du Canada. https://t.co/m2NtQFtzwl
— Licra (@LICRA) September 9, 2021

Car il s'agissait, par exemple, d'éliminer certains albums d'Astérix (une Indienne en mini-jupe, amoureuse d'Obélix, étant jugée trop sexualisée), de Tintin (qui présenterait les peuples autochtones «de façon négative», notamment par l'utilisation du mot «Peau-Rouge»), de Lucky Luke (les autochtones y sont «perçus comme les méchants»). «L'utilisation du mot Indien a aussi été un motif de retrait de nombreux livres. Un livre est même en évaluation parce qu'on y utilise le mot “Amérindien”», rapporte Radio-Canada. Un ouvrage proposant aux enfants de manger, écrire, et de s'habiller comme les Amérindiens a été considéré comme un «manque de respect envers la culture». La liste est aussi longue qu'absurde.

La littérature, dans une société démocratique, est l'ultime espace de liberté totale et il est admis que la pensée ne peut pas être censurée.

Petit rappel à l'usage des lecteurs woke et bien intentionnés désireux d'annihiler des pans entiers de la culture sous le prétexte de moraliser la société ou de racheter les fautes de leurs pères: la littérature n'existe pas pour représenter la réalité fantasmée d'une certaine catégorie de personnes. La littérature est une expression de l'imaginaire d'un ou de plusieurs auteurs et autrices, à laquelle le lecteur est libre de s'identifier ou pas.

Il n'existe pas de tables de la loi de la fiction sur lesquelles sont gravés en lettres d'or les commandements de l'écrivain. Chacun écrit ce qu'il veut. Et chacun lit ce qu'il veut. La littérature, dans une société démocratique, est le seul et ultime espace de liberté TOTALE. C'est un prolongement de la pensée et, dans les sociétés démocratiques (et ce n'est pas un détail), il est admis que la pensée ne peut pas être censurée.

Une insulte envers le lectorat

Pourquoi vouloir éliminer ces livres? Parce que, selon les défenseurs des peuples brimés d'Amérique du Nord, ils leur manquent de respect. Cet argument est matière à débat, œuvre par œuvre, et si possible avec leurs auteurs (dont certains ont découvert à cette occasion qu'ils étaient racistes. «Même des auteurs autochtones ont été envoyés au recyclage, à cause de l'usage de mots jugés inappropriés. Le roman jeunesse Hiver indien, de Michel Noël, a été écarté pour propos raciste, langage plus acceptable, information fausse, pouvoir des Blancs sur les Autochtones, et incapacité des Autochtones de fonctionner sans les Blancs», explique Thomas Gerbet. Michel Noël, qui était descendant d'Algonquins et militant pour la cause autochtone, donc.)

Et si, à l'issue d'une réflexion honnête, le lecteur estime que livre est offensant, il peut, en effet, exercer sur lui la meilleure, la plus efficace des censures: ne pas le lire. En le laissant fermé, il évitera à ce macho d'Obélix de contaminer son âme pure (et celle de ses enfants, bien sûr). Pour les autres, rien de mieux que de se faire une opinion par soi-même, et, au passage, de découvrir comment pensaient, écrivaient et lisaient ceux qui sont passés sur Terre avant nous et ont ancré les racines de notre histoire.

Croire qu'un enfant n'est pas capable de comprendre que certains usages n'ont plus cours, certaines appellations sont désuètes voire insultantes, c'est le prendre pour un crétin, ce qui n'est pas très bienveillant de la part de personnes dont le but affiché est de façonner un monde de Bisounours dont toute trace négative serait extirpée. Les enfants exposés à une société progressiste et évoluée ne se transforment pas en monstres de sexisme ou de racisme dès lors qu'ils voient Pocahontas à la télé («Pocahontas, elle est tellement sexuelle et sensuelle, pour nous, les femmes autochtones, c'est dangereux», a déclaré celle-qui-s'identifiait-comme-une-autochtone, alias Suzy Kies.)

L'apanage des tyrannies

Vouloir détruire toute œuvre qui représente une époque dont on n'a pas à être fier, ou des stéréotypes éculés et indignes, qu'ils soient réels (car évidemment, il y en a) ou fantasmés (Astérix? Sérieusement?), c'est tenter de moraliser la fiction pour ne laisser que des livres «purs», qui ne risquent de choquer personne et ne relatent qu'avec un vocabulaire cautionné par les tenants du bien-parler (et de préférence en écriture inclusive) des histoires où les méchants sont parfaitement identifiés, les gentils exempts de tout défaut ou aspérité, et où la complexité humaine n'a pas sa place. C'est-à-dire, à terme, d'éliminer la littérature.

Toute la littérature (oui, même Oui-Oui, qui pollue comme un taré avec sa voiture jaune alors qu'il pourrait se déplacer à vélo, et dont l'essence provient sûrement d'un puits de pétrole en Amazonie où des peuples indigènes sont chassés de chez eux par des compagnies sans scrupules). Et vous savez qui revendique l'élimination de toute la littérature au profit de l'idéologie? Mais si, bien sûr, vous le savez (et c'est ainsi que le point taliban remplaça le point Godwin).

Ceux qui brûlent ces histoires seraient bien inspirés, avant d'allumer le bûcher, de les relire: les tyrans, ce sont souvent ceux qui perdent à la fin.

En outre, en plus d'être inepte, c'est une démarche vaine, si vaine. En effet, vous pouvez brûler un livre, le reléguer au placard, le dissoudre dans l'acide, le jeter à la mer, le faire bouffer à vos ennemis, il est déjà trop tard: il existe, et les mots, les images, les idées qu'il contient sont indestructibles. La réalité du passé, aussi déplaisante qu'elle puisse vous paraître, ne sera pas modifiée parce que vous en aurez détruit les preuves et les traces.

Sans parler de l'attrait absolu que peut constituer une «bibliothèque interdite» pour de jeunes esprits avides de transgression. Détruire un objet physique pour symboliser une volonté d'anéantissement de concepts, d'idées et d'histoires a toujours été, et sera toujours, l'apanage des tyrannies. Ceux qui brûlent ces histoires seraient bien inspirés, avant d'allumer le bûcher, de les relire: les tyrans, ce sont souvent ceux qui perdent à la fin.

Canada cancel-culture Indien livre
http://www.slate.fr/story/215544/canada-censure-autodafe-livres-brules-epuration-litteraire-premieres-nations-autochtones-amerindiens-moralisation-asterix-pocahontas

Notre relation aux livres n'est pas tout à fait rationnelle | Slate.fr

Fri 10 Sep 2021 - 07:06

Si les polémiques entre pro et anti-pass sanitaire vous émoustillent les neurones, si vous savourez avec délices les altercations entre ceux qui trouvent qu'on saccage Paris avec des plots en plastique et des bancs incongrus et ceux qui prêchent une modernité en bois et en carton, si vous êtes le spectateur enthousiaste de joutes entre gens prêts à perdre leur âme pour défendre le point médian et tenants de la bonne grammaire bien de chez nous, malgré toute la violence dont votre quotidien virtuel est marqué, vous n'avez encore rien vu.

La sacralisation, un grand classique

La vraie violence pure des réseaux sociaux, elle m'a explosé en pleine figure un médiocre dimanche d'août, au détour d'un tweet, alors que je venais de tomber en arrêt avec ma fille devant un étalage de livres bariolés dans une librairie anglaise. Confrontées à des éclats de fantaisie parant des montagnes de classicisme, nous nous sommes ébaubies devant des classiques inébranlables de type sœurs Brontë, Charles Dickens et autres Jane Austen, mais proposés avec des couvertures colorées, un peu naïves, à la frontière entre l'Art Déco et la vieille pub vintage.

J'ai alors obéi à mon instinct de twitteuse compulsive: j'ai pris une photo et, avide de partager mon choc esthétique avec le reste du monde, j'ai posté. C'est à ce moment-là que le sol s'est dérobé sous mes pieds. Une flopée d'internautes me sont tombés sur le râble pour exprimer leur dégoût, leur mépris voire une certaine agressivité injurieuse face à un message qui m'avait, à moi, semblé insignifiant.

Totalement infantilisant comme design.
Gardez ces idées de merde pour vous, merci.
— Lucerto il Primo (@LucertoPrimo) August 23, 2021

«Par pitié non c'est nul à chier», «le fait que ce soit puéril sans doute», «c'est à vomir», «peut-être parce que c'est immonde», et mon préféré «Totalement infantilisant comme design. Gardez ces idées de merde pour vous, merci», furent quelques-unes des multiples réponses à une question que j'avais voulu rhétorique.

Indignations, messages de soutien et prises de position acharnées ont donné lieu à des dialogues conduisant directement à la joute verbale pas franchement courtoise. Que les internautes se soient émerveillés ou aient craché leur dégoût, les réactions ont été étonnamment extrêmes. Et les arguments (quand il y en a eu) débordants de subjectivité. Et tout ça pour quoi? Pour des livres. Pas pour leur contenu, pour leur apparence.

Distinction

Il y a sans doute une bonne dose de snobisme dans les jugements violents qui veulent qu'un classique se doit de faire sérieux. Et c'est très français, comme le racontait Charlotte Pudlowski en 2013, en expliquant que «la sobriété des couvertures de livres s'inscrit dans une logique de sacralisation, très française, de la littérature, qui remonte au XVIIIe et surtout au XIXe siècle» et que lorsqu'il est devenu possible de fabriquer des couvertures colorées, c'est la littérature populaire qui s'en est emparée, inventant ainsi de nouveaux codes distinguant une littérature qui se voulait sérieuse d'une autre beaucoup moins bien considérée.

Clémence Imbert, historienne du graphisme qui prépare un ouvrage sur les couvertures de livres à paraître au printemps prochain chez Imprimerie Nationale Éditions, raconte qu'en 1964, dans la revue Le Mercure de France, «Hubert Damisch se demandait s'il était bon d'habiller les classiques “comme Paris Match” et si ce n'était pas leur faire offense». Ces querelles autour de l'apparition des livres de poche qui rééditaient des grands classiques dans un format abordable, avec des couvertures très illustrées, «suscitaient le soupçon de l'achat culturel compulsif et sans véritable appropriation intime et sincère de l'œuvre», explique-t-elle.

Il y a quelque chose d'incroyablement intime dans nos bibliothèques, qui reflète sans doute le rapport à nos livres et ce qu'ils nous ont fait vivre. La plus belle illustration est sans doute la bibliothèque labyrinthique d'Umberto Eco, qu'il fait visiter dans une vidéo qui ne peut que faire monter des larmes d'émotion et sans doute de jalousie à toute personne amoureuse des livres et qui donne l'impression de circuler dans les méandres de son cerveau. Chaque bibliothèque est différente, mais toutes disent quelque chose de nous, au-delà des textes qu'elles renferment.

Élise, traductrice de 33 ans qui lit environ vingt-cinq livres par an, affirme accorder assez peu d'importance aux couvertures des ouvrages qui lui passent entre les mains. Et pourtant, «une couverture peut m'interpeller et me donner envie de lire la quatrième de couverture alors que l'auteur et le titre ne me disent rien», explique-t-elle. Ce qui ne l'empêche pas de juger leur apparence. Chez elle, les livres «sont (à peu près) rangés par maison d'édition et donc fatalement par type de couverture: oui, l'étagère de la nrf est chiante comme la pluie, oui, l'étagère des bouquins en anglais détonne».

Une relation particulière

Le livre en tant qu'objet, que dit-il de nous? Pourquoi un tel attachement à ces quelques grammes de pâte de bois et d'encre, et comment caractériser la relation que nous entretenons avec lui? Et surtout, quel genre d'objet est-il donc, ce livre qui suscite tant de haine, de colère, d'amour, de passions et avec lequel nous entretenons tous des rapports bien différents? Les dictatures les interdisent et les brûlent, sans pour autant les faire disparaître, il y a les lecteurs qui les cornent, gribouillent les pages et les salissent sans états d'âme, ceux qui les traitent comme des divinités infiniment respectables, d'autres encore qui les consomment comme n'importe quel objet qui s'achète et se vend. Il y a même eu des lecteurs dont le fétichisme est allé jusqu'à fabriquer des couvertures de livres en peaux humaines.

La relation au livre, dès l'enfance, peut être une rencontre magique comme un traumatisme –Flore Gurrey, éditrice chez Les Arènes, raconte avoir été dégoûtée de certains classiques au lycée, qu'elle a adorés beaucoup plus tard, une fois pourvue de meilleures clés de lecture. Ces classiques, justement, dont les couvertures aux illustrations figées et toujours sérieuses semblent en France un obstacle que le lecteur devrait franchir pour mériter le texte à l'intérieur. «Lire des classiques, c'est rentrer dans un parcours de lecteur un peu sérieux et on n'est pas très détendu par rapport aux classiques. C'est une espèce de catégorie à part. Il y a une vraie réticence à les rendre plus abordables, plus marrants. C'est un peu sacré, un peu intouchable», analyse Erika, libraire à la librairie L'attrape-Cœurs, dans le XVIIIe arrondissement parisien.

«Il y a une vraie réticence à rendre les classiques plus abordables, plus marrants. C'est un peu sacré, un peu intouchable.»
Erika, libraire

Lire un classique, c'est un type de rituel initiatique, socialement marqué. Soit on les lit par obligation, à l'école, soit parce qu'on est un intellectuel pourvu d'un bagage que tout le monde n'a pas. Est-ce ce qui les rend si intouchables et sacrés aux yeux des internautes prêts à monter au créneau devant la menace de leur modernisation?

«Chaque fois que je retombe sur un bouquin, je replonge sans avoir à l'ouvrir dans l'état dans lequel j'étais quand je l'ai lu», précise Élise, la traductrice, dont le rapport au livre est affectif, mais qui n'attache pas pour autant beaucoup d'importance à l'objet physique. Ce dernier, soi-disant menacé par l'avènement des liseuses et des livres numériques, survit plutôt bien à son déclin annoncé.

Rappelez-vous le tollé suscité par la fermeture des librairies lors du premier confinement en mars 2020, et la décision, finalement, de ranger ces boutiques dans la catégorie des commerces «essentiels» lors du second. Pour Erika, la libraire, «les gens qui aiment les livres et achètent encore les livres physiques alors que tous les titres sont disponibles en numérique sont ceux qui aiment l'objet livre, et cet objet, plus il est joli, plus il a une couverture qui vous fait plaisir à garder chez vous, plus il a de l'avenir».

Erika raconte qu'il y a une vingtaine d'années, on conseillait aux libraires d'installer des bornes de téléchargement dans les librairies, partant du principe que le livre numérique allait détrôner le livre physique et que le libraire serait réduit à son rôle de conseil. Or, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. «Toute l'histoire du lecteur, pour moi, c'est aussi une histoire d'objets, expose-t-elle. Si ce n'était qu'un rapport au texte, on n'aurait plus grand intérêt à enfouir nos bibliothèques et nos appartements sous des tonnes de trucs à lire, qu'on lit, qu'on ne lit pas, parfois qu'on achète juste parce qu'on a juste envie de les avoir et de se dire qu'on les lira un jour.»

Pour l'éditrice Flore Gurrey, le livre «est un objet qui contient une connexion vers autre chose; soit une histoire, soit une idée». Ce n'est pas un objet de consommation ordinaire, et elle explique à la fois sa survie et la place si particulière qu'il occupe dans la vie affective, mentale et intellectuelle des gens par le fait que c'est à la fois le premier «objet d'idées» qui a été inventé, parce qu'il a non seulement survécu quasiment tel quel depuis son invention, mais aussi parce qu'il est resté fidèle à sa forme première. «Montrez un livre à un être humain du XVIe siècle, il va reconnaître l'objet livre», affirme-t-elle. Et puis il y a le contenu, bien sûr, le texte, celui qui justifie l'existence de l'objet mais qui, on le voit, et malgré l'idée qu'on voudrait s'en faire, ne se suffit pas à lui-même.

Une question de valeur

Car un livre n'est pas qu'un texte. C'est aussi un titre –cela semble si naturel que le lecteur n'y accorde que rarement d'attention, mais qui s'avère pourtant d'une importance cruciale pour la vie et la pérennité du livre. C'est ce qui permettra d'en faire une expérience commune, c'est sa carte d'identité première, qui le suivra toute sa vie –et toute la nôtre. Rien d'anodin dans le choix d'un titre, expérience très périlleuse: «C'est tout un art, rapporte Flore Gurrey. C'est compliqué. Et, parfois, on se plante phénoménalement.» D'autres fois, le titre peut être victime d'un changement de paradigme sociétal et d'influences plus ou moins dogmatiques; en témoigne le changement de titre du livre d'Agatha Christie Dix petits nègres, devenus Ils étaient dix. Sans que ça ne change rien à son contenu.

livre
http://www.slate.fr/story/215207/livre-est-il-objet-comme-les-autres-relation-irrationnelle-sacralisation-distinction-valeurs

70 raccourcis clavier ALT pour insérer un caractère spécial - BDM

Thu 2 Sep 2021 - 16:20

Insérer une majuscule accentuée

ALT+128 : Ç (ç cédille majuscule)
ALT+142 : Ä (ä tréma majuscule)
ALT+143 : Å (å majuscule diacrité d’un rond en chef)
ALT+144 : É (é accent aigu majuscule)
ALT+146 : Æ (ae collés majuscule)
ALT+153 : Ö (ö tréma majuscule)
ALT+154 : Ü (ü tréma majuscule)
ALT+165 : Ñ (eñe, le n espagnol en majuscule)
ALT+183 : À (à accent grave majuscule)
ALT+212 : È (è accent grave majuscule)
ALT+0140 : Œ (oe collés)

Insérer un caractère spécial ou accentué

ALT+134 : å (a diacrité d’un rond en chef)
ALT+141 : ì (i accent grave)
ALT+145 : æ (ae collés)
ALT+149 : ò (o accent grave)
ALT+152 : ÿ (y tréma)
ALT+155 : ø (o barré)
ALT+157 : Ø (o barré majuscule)
ALT+160 : á (a accent aigu)
ALT+161 : í (i accent aigu)
ALT+162 : ó (o accent aigu)
ALT+163 : ú (u accent aigu)
ALT+164 : ñ (eñe, le n espagnol)
ALT+166 : ª (a en exposant)
ALT+167 : º (le symbole des degrés)
ALT+167 : ¿ (un point d’interrogation inversé)
ALT+173 : ¡ (un point d’exclamation inversé)
ALT+0156 : œ (oe collés)

Insérer un symbole mathématique

ALT+159 : ƒ (fonction)
ALT+171 : ½ (un demi)
ALT+172 : ¼ (un quart)
ALT+241 : ± (plus ou moins)
ALT+243 : ¾ (trois quarts)
ALT+246 : ÷ (symbole divisé par)
ALT+251 : ¹ (1 en exposant)
ALT+252 : ³ (3 en exposant)
ALT+253 : ² (2 en exposant)
ALT+0137 : ‰ (symbole pour mille)

Insérer une flèche

ALT+23 : ↨ (double flèche verticale)
ALT+24 : ↑ (flèche vers le haut)
ALT+25 : ↓ (flèche vers le bas)
ALT+26 : → (flèche vers la droite)
ALT+27 : ← (flèche vers la gauche)
ALT+29 : ↔ (double flèche horizontale)
ALT+16 : ► (grosse flèche vers la droite)
ALT+17 : ◄ (grosse flèche vers la gauche)
ALT+30 : ▲ (grosse flèche vers le haut)
ALT+31 : ▼ (grosse flèche vers le bas)

Insérer un symbole

ALT+20 : ¶ (retour chariot)
ALT+21 : § (paragraphe)
ALT+1 : ☺ (smiley blanc)
ALT+2 : ☻ (smiley noir)
ALT+3 : ♥ (cœur)
ALT+4 : ♦ (carreau)
ALT+5 : ♣ (trèfle)
ALT+6 : ♠ (pic)
ALT+7 : • (bullet point)
ALT+9 : ○ (point blanc)
ALT+11 : ♂ (homme)
ALT+12 : ♀ (femme)
ALT+13 : ♪ (note de musique : croche)
ALT+14 : ♫ (note de musique : deux croches)
ALT+15 : ☼ (soleil)
ALT+0128 : € (symbole euro)
ALT+0147 : “ (ouverture des guillemets anglais)
ALT+0148 : ” (fermeture des guillemets anglais)
ALT+0153 : ™ (symbole TM exposant, trademark, marque déposée)
ALT+0164 : ¤ (symbole monétaire)
ALT+0169 : © (symbole c entouré, copyright)
ALT+0174 : ® (symbole R entouré, marque)
raccourcis
https://www.blogdumoderateur.com/raccourcis-clavier-alt-caractere-special/

Google Maps stoppe le guidage si on ne partage pas ses données personnelles...

Fri 27 Aug 2021 - 06:08

L'application de cartographie Google Maps affiche désormais une alerte pour demander aux utilisateurs de partager leurs données en échange de ses facultés de navigation.

Que ce soit sur Android ou iOS, l'application Google Maps affiche désormais un message invitant l'utilisateur à autoriser la collecte de vos données pour pouvoir exploiter certaines des fonctions de navigation. Sans cela, plusieurs options de navigation en temps réel ne seront pas fonctionnelles. Il faut dire que l'application de cartographie réalise une collecte abondante de données, avec notamment les relevés GPS, pour établir les conditions de circulation et les afficher en temps réel ou les prédire grâce à l’analyse statistique. Une précision de plus en plus redoutable qui repose sur un milliard de kilomètres collectés chaque jour sur la planète grâce à l'application Google Maps utilisé par bon nombre de conducteurs.
Il faut payer de sa personne pour se faire guider !

Pour le moment, le message ne s'affiche que chez certains utilisateurs localisés aux États-Unis. En annulant ces nouvelles conditions d'utilisation, sans la collecte de ces données, l'application ne délivrera plus le suivi de navigation à la façon d'un GPS avec les instructions locales. Le géant d'Internet souligne que les données récupérées ne sont aucunement nominatives et associées à votre compte Google.

Hormis cette nouvelle nécessité d'accorder cette autorisation à Google, il n'y aurait aucun changement par rapport à avant. Autrement dit, depuis toujours, l'application collectait les données en question.

Google Vie-privée
https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/google-google-maps-stoppe-guidage-si-on-ne-partage-pas-donnees-personnelles-93201/#xtor%3DRSS-8

Après l’affaire Samuel Paty, « doxer » les internautes est désormais passible de prison en France

Thu 26 Aug 2021 - 21:59

La loi a changé : depuis le 25 août, le fait de révéler sur le net l'identité d'une personne et des informations personnelles, en sachant que cela va lui nuire, est puni pénalement.

C’est la conséquence juridique de l’assassinat de Samuel Paty, ce professeur d’histoire-géographie et instruction civique dans un collège à Conflans-Sainte-Honorine tué parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression. Désormais, la pratique du « doxing » (parfois orthographié « doxxing ») est définie dans la loi, et réprimée.

Le travail d’enquête a montré que l’identité de l’instituteur avait été diffusée sur le net, en lien avec ce cours et l’attentat qui a suivi.

Le tribunal administratif de Montreuil, rapportait France Bleu en octobre 2020, avait émis un ordre de fermeture temporaire d’une mosquée, car celle-ci avait partagé sur sa page Facebook une vidéo d’un parent d’élève appelant à la mobilisation contre l’enseignant. En commentaire, un internaute avait en outre révélé l’identité et le collège où l’enseignant officiant, sans que ce message ne soit modéré.

Des publications virtuelles aux effets réels

Le « doxing » désigne « le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer. »

Cette pratique est désormais incriminée par le Code pénal (même s’il existait déjà des dispositions particulières s’en approchant), car la loi confortant le respect des principes de la République (anciennement appelée loi contre le séparatisme et qui contient quelques autres articles autour du numérique) vient de paraître au Journal officiel, le 24 août. Elle est donc en vigueur depuis le 25 août. L’article 36 de ce texte prévoit une nouvelle infraction, qui est matérialisée à travers l’article 223-1.1 du Code pénal.

De base, la nouvelle sanction prévoit pour la personne fautive jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Il s’agit-là des peines maximales. Cependant, celles-ci peuvent être alourdies du fait de circonstances aggravantes : les peines passent alors à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Celles-ci se déclenchent lorsque les victimes ont été ciblées en raison de certaines caractéristiques.

Cela inclut la profession, par exemple si l’on s’en prend à un journaliste, à un fonctionnaire, un individu chargé d’une mission de service public (sapeur pompier, chauffeur de bus, contrôleur de la SNCF, etc.), au titulaire d’un mandat électif public (comme un maire ou un député) ou une personne dépositaire de l’autorité publique (juge, policier, gendarme, etc.).

L’état de la personne est aussi une caractéristique qui est prise en compte. Ainsi, un « doxing » sur un mineur, une femme enceinte ou sur une personne en raison de son âge, de sa maladie, de son infirmité, de sa déficience physique ou psychique constitue aussi une circonstance aggravante, du fait de la vulnérabilité particulière de la victime, quand celle-ci est apparente ou connue par l’auteur des faits.

Gare aux anciennes publications

Réagissant à la publication de cette loi, l’officier de gendarmerie Matthieu Audibert, qui est doctorant en droit privé et sciences criminelles, a apporté quelques éclairages juridiques dans un fil Twitter le 25 août, en constant que le texte prévoit bien l’élément constitutif de l’infraction, matérialisé par le « doxing » à proprement parler, ainsi qu’un élément moral et la prise en compte de l’intentionnalité de l’auteur.

De ces éléments, Matthieu Audibert souligne que cette incrimination reste encadrée : « lorsque l’auteur doxe un internaute ou un utilisateur de Twitter, il faut prouver que l’auteur a nécessairement conscience que cela expose la victime à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens ». Le fait de publier l’identité d’une personne ne constitue pas à lui seul une raison suffisante pour condamner quelqu’un.

L’officier de gendarmerie termine avec une question ouverte : ce type d’infraction entre-t-il dans la catégorie des infractions instantanées (comme un vol à l’étalage) ou dans celles des infractions continues (comme un recel). En apparence très juridique, la question a une incidence sur la prescription, c’est-à-dire sur le moment à partir duquel la justice ne peut plus être saisie.

« Si on considère que l’infraction est continue, cela signifie que tous les faits de doxing commis avant l’entrée en vigueur de la loi, mais encore en ligne pourront être poursuivis. Les faits n’étant plus commis par exemple au moment de la suppression du tweet », fait-il observer. En clair, tant qu’un tweet est en ligne, par exemple, il peut tomber sous le coup de la loi, y compris s’il a été écrit avant.

doxing loi Vie-privée
https://www.numerama.com/politique/734706-apres-laffaire-samuel-patty-doxer-les-internautes-est-desormais-passible-de-prison-en-france.html

Napoléon (1769 - 1821) - Ombres et lumières d'un destin d'exception - Herodote.net

Sun 8 Aug 2021 - 13:53

Aucun homme n'a connu dans l'Histoire moderne une gloire comparable à celle de Napoléon Ier. L'historien Jean Tulard rappelle qu'il se publie à son sujet, depuis sa mort, dans le monde, en moyenne un livre par jour !

Son destin, aussi foudroyant que celui d'Alexandre le Grand, s'est accompli en moins de vingt ans, de son départ pour l'armée d'Italie (1796) à celui pour Sainte-Hélène (1815). De même qu'Alexandre a fondé un nouveau monde sur les dépouilles de la Grèce classique, il a déclenché des secousses telluriques qui ont donné naissance à notre monde. Cela sans l'avoir voulu...

Dès 1793, les jacobins (gauche révolutionnaire) s'étaient mis en tête de donner à la France ses « frontières naturelles » (sur le Rhin) et de renverser les « tyrans ». Jeune général victorieux, Bonaparte surgit quand la Révolution s'épuise à vouloir préserver ses conquêtes. Premier Consul, il rétablit la paix tant intérieure qu'extérieure et parachève l'oeuvre de la Révolution.

Mais l'Angleterre, qui ne tolère pas l'annexion d'Anvers, son débouché commercial sur l'Europe, va fomenter pas moins de cinq coalitions contre la France pour l'obliger à renoncer à ses « frontières naturelles ». Devenu Empereur des Français, Napoléon n'aura de cesse de leur résister, jusqu'à Waterloo.

Le nouvel Alexandre

Issu de la petite noblesse corse, le futur Empereur des Français a vingt ans quand débute la Révolution française. Il est alors lieutenant d'artillerie. L'entrée de la France dans la guerre, en 1792, lui permet de démontrer ses talents de chef et de stratège.

Premier Consul en 1799, le jeune Corse achève la Révolution avec des réformes qui imprègnent encore notre société et notre manière de vivre. Il promulgue le Code Civil, pacifie les relations entre l'État français et l'Église catholique et fonde la plupart des grandes institutions actuelles (préfets, Université, Banque de France, École polytechnique, Légion d'Honneur...).

Il lance aussi de grands travaux à Paris dont beaucoup ne seront achevés que sous le règne de Louis-Philippe Ier : la colonne de la Grande Armée (ou colonne Vendôme), le Temple de la Gloire (aujourd’hui église de la Madeleine), les arcs de triomphe du Carrousel et de l’Étoile, Bourse, le percement de la rue de Rivoli…

Devenu par son sacre Empereur des Français, Napoléon porte jusqu'à Moscou les idées de la Révolution et du siècle des « Lumières ». Par ses conquêtes, il révèle les Nations à elles-mêmes pour le meilleur et pour le pire (Italie, Espagne, Pologne, Allemagne, Russie, Égypte).

Il renverse le vieil empire germanique et prépare l'unification de l'Allemagne du Nord. Il relève aussi le nom de l'Italie. Pour cette raison, « l'Italie aime et a toujours aimé Napoléon », assure l'historien Luigi Mascilli Migliorini.

L'Amérique latine profite de la guerre menée par les Français en Espagne et au Portugal pour s'émanciper. Quant à l'Angleterre, ennemie héréditaire de la France, elle bâtit sur la défaite de celle-ci sa puissance à venir. Et l'on ne saurait oublier que le monde arabe est sorti d'une léthargie de plusieurs siècles suite à la malheureuse expédition d'Égypte.

Grâce à son art de la mise en scène, Napoléon 1er a donné à ses triomphes et à ses échecs une dimension épique que l'on peut seulement comparer à l'épopée d'Alexandre le Grand.

La face sombre de l'Empereur

Napoléon Ier apparaît aussi comme un être critiquable à maints égards.

Son insensibilité à la douleur humaine, son ascétisme et son peu d'appétence pour les plaisirs de la vie, la bonne chère et les femmes, le rapprochent de Robespierre, qu'il servit d'ailleurs avec zèle dans sa jeunesse. On a aussi reproché à Bonaparte le rétablissement de l'esclavage en 1802 dans les dernières colonies françaises et le mauvais sort fait au général mulâtre Alexandre Dumas, le père de l'écrivain.

Son ambition, tout entière asservie à sa propre gloire, a eu un coût élevé qui lui a valu le surnom de « l'Ogre » : au total environ neuf cent mille morts du fait de ses guerres (note). Elle l'a entraîné dans des entreprises néfastes et sans nécessité, comme en particulier la reconquête du pouvoir après son premier exil sur l'île d'Elbe (les « Cent Jours »).

Ces critiques, formulées dès son époque par Chateaubriand lui-même, sont reprises aujourd'hui, avec beaucoup moins de talent, par des auteurs soucieux de déboulonner les idoles. Même si elles ont un fond de vérité, Napoléon n'en demeure pas moins un homme d'État exceptionnel, un personnage fascinant et une source d'inspiration inépuisable pour les historiens, les romanciers et les cinéastes.

Napoléon
https://www.herodote.net/Ombres_et_lumieres_d_un_destin_d_exception-synthese-72-75.php

29 juillet 1881 - La presse enfin libre ! - Herodote.net

Sun 8 Aug 2021 - 13:24

Il y a cent quarante ans, était promulguée une législation majeure pour la démocratie : la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, encore en vigueur de nos jours à part quelques modifications de détail.

Cette loi s’inscrivait dans une séquence historique d’extension de la démocratie et des libertés impulsée par les gouvernements républicains « opportunistes » des années 1880 : loi du 30 juin 1881 permettant de tenir les réunions publiques sans autorisation, sur simple déclaration préalable, loi du 4 mars 1882 donnant à tous les conseils municipaux le droit d’élire leur maire, ou bien encore loi du 21 mars 1884 instaurant la liberté syndicale.

La presse et l’imprimerie sous haute surveillance

Le texte du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse apparaît comme une consécration. Car si cette liberté était déjà reconnue dans l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, elle avait été bien souvent mise à mal depuis la Révolution.

La législation votée sous le ministère de Jules Ferry impose un cadre légal à toute publication, ainsi qu’à l’affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique. Son article 1 stipule que « l’imprimerie et la librairie sont libres ». Pour en arriver là, le chemin a été long et jalonné par des flux et des reflux.

La liberté d’expression a été perçue comme un danger par tous les régimes politiques et par l’Église, depuis que l’invention de l’imprimerie par Gutenberg multiplia les ouvrages, journaux, libelles et illustrations de toutes sortes...

Dès le règne de Louis XIII, le cardinal Richelieu organise une surveillance systématique de l'écrit afin d’interdire ou freiner la multiplication des écrits hostiles au pouvoir.

Sous le nom de Librairie, un service d'une centaine de censeurs va jusqu'à la Révolution veiller à ce que la religion, la moralité, l’État, le roi, le gouvernement ou des compatriotes ne soient pas bafoués.

Avec plus ou moins d’efficacité car les auteurs faisaient souvent éditer leurs œuvres à l’étranger et les diffusaient sous le manteau. Les censeurs eux-mêmes procédaient à des arrangements. Le plus célèbre directeur de la Librairie (1750-1763), Malesherbes, pensait d'ailleurs « qu’un homme qui n’aurait lu que des livres parus avec l’attache expresse du gouvernement, comme la loi le prescrit, serait en arrière de ses contemporains presque d’un siècle ».

Tout change avec la Révolution. Plus de 1300 journaux et gazettes apparaissent, de façon souvent éphémère. Mais la liberté de la presse a beau être proclamée, elle n’est pas toujours respectée comme le montre la saisie du Vieux Cordelier de Camille Desmoulins ou celle du Tribun du peuple de Gracchus Babeuf, ainsi que l’emprisonnement ou l’exécution de journalistes.

Après dix ans de révolution, le Premier Consul Bonaparte rétablit la censure le 17 janvier 1800. Le nombre de journaux est limité à onze et sera encore réduit à quatre en 1811.

La surveillance des journaux ne se relâche pas avec la chute de Napoléon Ier malgré l’article 8 de la Charte constitutionnelle de 1814 qui reconnaît la liberté de la presse et malgré Chateaubriand : « Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec. »

Sans liberté de presse, une révolution !

Le point d’orgue de la répression intervient lorsqu’en 1830, Charles X signe les quatre ordonnances de Saint-Cloud, dont la première suspend une nouvelle fois la liberté de la presse. Cette mesure constitue le déclencheur de la révolution des Trois Glorieuses.

La révolution aboutit à remplacer le très autoritaire Charles X par son cousin, le libéral Louis-Philippe. La nouvelle Charte constitutionnelle stipule que « les Français ont le droit de publier et de faire imprimer leurs opinions, en se conformant aux lois » et restaure la liberté de la presse.

Mais cette embellie s’avère de courte durée car l’attentat de Fieschi contre Louis-Philippe, le 28 juillet 1835, donne l’occasion au pouvoir de porter le fer contre la presse à travers la « loi scélérate » du 9 septembre 1835 qui soumet les dessins et gravures à l’autorisation préalable.

Avec l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République le 10 décembre 1848 puis avec la proclamation du Second Empire, s’ouvre une période sombre pour la presse (cautionnement, timbres, avertissements, etc.).

C’est à cette époque que des satiristes représentent la censure en une vieille femme tenant d’énormes ciseaux et surnommée Anastasie.

La presse n’est pas la seule forme d’expression victime de la censure. Des œuvres littéraires sont aussi dans le viseur de la police et de la justice. En 1857, trois écrivains, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire et Eugène Sue sont traînés devant les tribunaux. Ce qui fera dire à Flaubert : « La censure quelle qu’elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l’homicide : l’attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. »

La libéralisation du régime à partir des années 1860 conduit à l’Âge d’or de la presse sous la Troisième République qu’amplifiera la loi du 29 juillet 1881.

Précaire liberté, nouveaux défis

Les aléas de la politique et de l’Histoire vont conduire toutefois au retour de la censure. C’est le « bourrage de crâne » que dénonce le Canard Enchaîné lors de la Première Guerre mondiale. La censure revient aussi, plus gravement, sous l’Occupation allemande, enfin encore pendant la guerre d’Algérie.

Méfiant malgré tout à l’égard des citoyens, surtout quand ils disposent d’une plume, d’un micro ou d’un clavier, le législateur nes manque pas d’amender régulièrement la loi de 1881.

La loi Pleven du 1er juillet 1972, relative à la lutte contre le racisme crée un nouveau délit et permet à des associations de se porter partie civile, ce qui va susciter nombre d’abus. La loi Gayssot du 13 juillet 1990 sanctionne quant à elle la négation de la Shoah.

L’émergence d’Internet et des réseaux sociaux suscite enfin de nouvelles « adaptations » de la loi...

Liberté Liberté-d'expression liberté-de-la-presse
https://www.herodote.net/La_presse_enfin_libre_-synthese-2998-469.php

7 août 2021 - Passe sanitaire et liberté individuelle - Herodote.net

Sun 8 Aug 2021 - 13:16

Quelques centaines de milliers de Français sont dans la rue pour protester contre l’obligation d’un « passe sanitaire ». Il ne s’agit plus simplement d’un mouvement d’humeur mais d’une révolte populaire qui n’est pas sans rappeler le mouvement des Gilets jaunes (2019) et celui des Bonnets rouges (2013).

Pas question ici de prendre position sur l’obligation du passe sanitaire. Nous ne nous demanderons pas s’il s’agit d’une mesure de salut public ou d’une atteinte insupportable à la liberté. Mais nous nous interrogerons sur la notion de liberté et le respect des procédures démocratiques par le gouvernement français...

Dans le droit fil de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, nous tendons à penser que la liberté « consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (Article IV de la Déclaration). Ainsi puis-je revendiquer le droit de ne pas me vacciner, ne pas attacher ma ceinture de sécurité, ne pas inscrire mes enfants à l'école, mais aussi porter un voile (si je suis une femme) ou encore payer une femme pour qu'elle porte un enfant conçu à partir de mes gamètes.

L'application stricte de cette définition conduit à une impasse. Il faut beaucoup de contorsions en effet pour justifier d'un côté le refus de se faire vacciner, d'autre part l'acceptation de la ceinture de sécurité. Si j’accepte l’obligation de porter la ceinture de sécurité en voiture ou encore de me faire vacciner contre la fièvre jaune quand je vais dans certains pays, pourquoi devrais-je contester l’obligation du passe sanitaire dans les magasins et les lieux de spectacle ?

On pourra rétorquer que le vaccin contre la fièvre jaune a été validé par l’expérience, ce qui n’est pas le cas du vaccin contre le covid. C’est affaire de débat et c’est là le nœud de l’affaire. Qui peut juger du bien-fondé d’une contrainte ? Face à un enjeu collectif, chacun est-il habilité à agir selon son opinion personnelle, ce qui revient à supprimer toute contrainte ?

La loi, garante de la liberté

Chaque société, pour conserver sa cohésion, doit imposer des règles de conduite communes, comme par exemple, en France, inscrire ses enfants au cursus scolaire commun, respecter le code de la route, ne pas dissimuler son visage, ne pas faire commerce de ses organes, etc. Toutes ces obligations et bien d’autres, qui limitent de fait la liberté individuelle, sont admises par l’ensemble des citoyens. Pourtant, elles ne coulent pas de source et plusieurs d’entre elles sont ignorées par des pays tout aussi démocratiques que la France.

Les députés de l’Assemblée nationale de 1789 ont eux-mêmes convenu de la nécessité d’imposer des bornes à la liberté individuelle. Ils ont pris soin de souligner que « ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » (Article IV) en précisant : « La loi est l'expression de la volonté générale » (Article VI). En d’autres termes, la loi doit émaner du Peuple souverain (j'aime bien cette formule qui nous vient de Rousseau). C'est essentiel pour l'acceptabilité de la loi car toute loi contient des obligations susceptibles d'affecter telle ou telle catégorie de citoyens. Une loi qui ne gênerait personne et ne contiendrait que des obligations consensuelles serait inutile.

Si une loi est promulguée sans débat comme il est de règle dans les régimes despotiques, les catégories affectées par cette loi vont tendre à s’y opposer de toutes les façons possibles (révolte ou désobéissance massive) en arguant de son illégitimité. Le gouvernement n’aura d’autre solution que de mettre au pas les récalcitrants par la répression et les tribunaux.

Si par contre une loi est véritablement débattue au Parlement, alors les citoyens auront le loisir de peser les termes de l’enjeu et d’en discuter entre eux s’il en est besoin. Au final, ils seront portés à accepter le vote de leurs députés et il ne sera pas nécessaire de mobiliser policiers et juges pour faire appliquer la loi. C’est tout l’avantage de la démocratie (étymologiquement, le « gouvernement par le peuple ») sur le despotisme (le « pouvoir d’un seul »)... Et c'est d'évidence ce qui a manqué à la loi sur le passe sanitaire, dont le vote, acquis d'avance, n'a pas fait l'objet d'un débat approfondi et contradictoire.

L'arbitraire, ennemi de la liberté

Dès lors que les gouvernants jouent le jeu de la démocratie, dès lors que les citoyens connaissent et comprennent les règles sociales qui s'appliquent à chacun et les limites qui s’appliquent à leurs pulsions et leurs désirs, chacun peut vivre dans la sérénité. L'ennemi de la liberté, ce ne sont pas les limites à cette liberté, sous réserve qu'elles aient fait l’objet d’un vote démocratique, mais c'est l'arbitraire et l'opacité.

Parions que si le gouvernement français avait laissé les parlementaires dé-battre du passe sanitaire sans leur forcer la main, nous n'en serions pas venus à nous battre dans la rue à son propos ! Dès le début de la pandémie, notons-le, il a requis l’état d’urgence. En s'appuyant sur une majorité de députés « godillots », il a pu faire passer des mesures coercitives d’une rare violence (confinement général) et parfois ubuesques (auto-attestations de sortie, limitation à 30 du nombre de fidèles dans les lieux de culte, cathédrale ou chapelle, etc.).

Les manifestations contre l’obligation du passe sanitaire traduisent l’exaspération de citoyens privés d’un débat démocratique et ouvert sur ces questions comme sur bien d'autres. Cette exaspération a des racines profondes. Elle vient en premier lieu de la judiciarisation de la loi, qui a débuté avec l’extension du droit de saisine du Conseil Constitutionnel en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Depuis lors, les magistrats français et européens, sans autre légitimité que d’avoir été nommés à leur poste par des homologues bienveillants, n’ont de cesse de grignoter des parcelles de pouvoir. Ils en viennent à encadrer la loi sans que les représentants du Peuple souverain aient leur mot à dire.

La classe politique a accepté cette judiciarisation parce qu’elle sert son dessein, qui est de déléguer aux instances européennes les instruments de la souveraineté nationale : monnaie, maîtrise des frontières, droit de la citoyenneté, etc. Chaque fois qu’émerge une tentative de renforcer la souveraineté nationale, autrement dit la maîtrise de leur destin par les citoyens, il se trouve un tribunal (Conseil Constitutionnel, Conseil d’État, Cour de justice européenne) pour y faire obstacle avec les meilleures intentions du monde.

Si les députés s’inclinent si facilement, c’est que depuis l’introduction du quinquennat en 2000 et l’alignement du mandat présidentiel sur la législature, il n’y a plus de débat véritable au Parlement. Les élections législatives suivant de quelques semaines l’élection présidentielle, les électeurs sont naturellement portés à donner une majorité très confortable à l’hôte de l’Élysée, lequel se trouve dès lors assuré pendant cinq ans d’un pouvoir quasi-absolu, plus important que celui dont pouvait jouir Louis XIV !

L’illustration la plus percutante de cette dérive antidémocratique nous a été fournie en 2005 (16 ans déjà !) par le référendum sur le traité constitutionnel européen. Au terme d’une campagne intense et richement argumentée, ce texte a été clairement rejeté par les citoyens et malgré cela imposé par la classe politique, tous bords confondus, sous le nom de traité de Lisbonne.

Sauf sursaut démocratique comme nos cousins britanniques en ont donné l’exemple en restaurant leur souveraineté, il est à craindre que nous nous éloignions de l'idéal démocratique avec un pouvoir qui ne laisse aucune chance au vote populaire chaque fois que celui-ci cherche à exprimer sa différence ou ses inquiétudes, que ce soit sur les institutions européennes, l'écotaxe ou le passe sanitaire.

André Larané

Démocratie Liberté
https://www.herodote.net/Passe_sanitaire_et_liberte_individuelle-article-2754.php

Pourquoi le Parti pirate peine-t-il à conquérir les Français? | Slate.fr

Wed 4 Aug 2021 - 18:57

Des «pirates» envisagent de se présenter aux législatives aux couleurs du parti créé en 2009 en réaction à la loi Hadopi et qui défend la connaissance sur internet et une meilleure transparence.

Il y a adhéré pour se battre contre la loi Hadopi (protégeant les droits à la création sur internet). Il y est resté pour l'esprit d'aventure. Lorsqu'il a rejoint le Parti pirate en 2012, Cédric Levieux, 42 ans, n'avait pas un passé de militant: il se disait «de tendance socialiste», et possédait la ferme conviction que la culture devait être partagée avec le plus grand nombre sur internet. Au fil des années, cet architecte développeur s'est tellement pris au jeu qu'il a même mis au point un outil de vote en ligne utilisé par tous les membres du Parti pirate.

Aujourd'hui, Cédric Levieux envisage de se présenter aux élections législatives de juin 2022 sous la bannière noire et pourpre du Parti pirate. À celles de 2012, seuls vingt-cinq candidats du parti avaient atteint le score de 1%.
Pour autant, pas de quoi décourager les membres de cette organisation aussi atypique qu'ambitieuse, et les faire renoncer à leur pari de «pirater le système».

Des informaticiens-politiciens, mais pas seulement

Le Parti pirate a émergé en 2006 en Suède, comme une initiative citoyenne improvisée, défendant les libertés des internautes face aux lois de copyright. D'abord raillé par les acteurs politiques traditionnels, le parti a vu sa popularité décuplée après le procès contre le site de torrent pirate Bay en 2009, jusqu'à devenir le troisième parti de Suède.

C'est aussi en 2009 que le Parti pirate s'est installé dans l'Hexagone, alors que la loi Hadopi est venue secouer l'arène politique française. Le Parti pirate s'est alors érigé en voix contestataire face à une loi qu'il jugeait liberticide. Le partage de la connaissance sur internet est devenu son cheval de bataille, conjugué avec la volonté d'une meilleure transparence de la vie publique.

Une décennie après des débuts incertains, l'effectif du parti a gonflé. D'une voie enjouée, Florie Marie, sa porte-parole, se félicite: «Nous avons exactement 494 membres à ce jour.» Dans les rangs des adhérents, se côtoient des amateurs d'informatique, des techniciens, des libertaires déterminés ou de simples curieux. S'il n'y a pas de profil type, Florie Marie concède qu'on trouve plutôt des scientifiques, avec une appétence pour les hautes technologies… mais pas seulement. «Beaucoup de ceux qui nous rejoignent aujourd'hui sont davantage intéressés par de nouveaux modes de prise de décision, ils sont dans une démarche d'expérimentation», explique la porte-parole.

Ce mode de décision unique est une des sources de fierté du parti. À tel point qu'il en constitue l'essence idéologique, moteur d'un appel à une démocratie plus souple, plus directe, et une profonde remise en question des fondamentaux de la Ve République.

Forme et fond

Par sa structure, on pourrait croire que le Parti pirate imite presque les partis traditionnels. Un conseil de vie interne, un conseil réglementaire et statutaire et un conseil de vie publique sont prévus dans ses statuts. Mais, pour se distinguer d'un jargon politique devenu trop institutionalisé, le Parti pirate adopte son propre champ lexical, empreint de l'esprit de la navigation. Les membres du parti sont appelés «pirates», et sont structurés en «équipages», qui désignent les antennes du parti dans chaque région. Chaque équipage possède son capitaine, qui a un rôle de coordination, mais pas de décision.

Les membres du parti n'ont pas attendu l'irruption du Covid pour adopter le format virtuel des réunions, qui se déroulent sur la plateforme Discord. Chaque membre peut y exprimer ses idées par messages, à travers des canaux thématiques. Discourse et Congressus –l'outil développé par Cédric Levieux et permettant le vote en ligne– sont également au centre du fonctionnement du parti.

Pour être réellement en marge du cadre politique classique, le parti s'est fixé un mot d'ordre: l'horizontalité. Ce dernier fait écho au concept de «démocratie liquide», qui prône un mode de décision collectif. «Cela signifie simplement qu'il n'y a pas un pirate plus fort qu'un autre», résume Vincent Kurta, membre du parti depuis 2019. Les militants le répètent d'ailleurs: ils ne sont pas favorables au culte d'une personnalité, et se rassemblent derrière des idées plutôt que derrière un chef.

«On n'est pas des apparatchiks, nous!», complète Pierre Beyssac. Cet informaticien, la cinquantaine, est devenu pirate en 2019. Après avoir assisté à la naissance d'internet, Pierre Beyssac a vu les États vouloir mettre la main dessus, alors qu'il devait par essence leur échapper. Cette indignation l'a poussé à rejoindre le parti, soulignant qu'aucune autre organisation politique n'aurait été alignée avec ses convictions. Aujourd'hui, son engagement lui prend d'une à sept heures par semaine –un temps qu'il consacre au suivi des actualités numériques et à la participation aux réunions.

Toutefois, cette absence de hiérarchie pose un problème de taille pour les législatives à venir: aucun «candidat-vitrine» n'est suffisamment mis en avant pour porter les idées du parti. Aux élections régionales, par exemple, il n'a pas su trouver suffisamment de candidats pour déposer une liste.

D'Hadopi à l'écologie

Quelles propositions concrètes peut formuler le Parti pirate à l'approche des élections législatives de 2022? Les débats sur la 5G, la reconnaissance faciale, ou encore la protection des données en ligne avec l'application Stop Covid figurent notamment à son ordre du jour. Le pass sanitaire, lui, pose questions, mais le parti ne s'est pas encore prononcé officiellement.

Le programme s'est aussi élargi pour séduire un auditoire plus important. Sur le terrain de l'écologie, le parti ambitionne d'offrir une approche «plus mesurée, au-delà des symboles». Guidé par la rationalité scientifique, le parti n'hésite pas, par exemple, à défendre l'énergie nucléaire comme levier de décarbonation. Il s'éloigne aussi du «dogmatisme» des autres partis, soulignant par exemple les effets bénéfiques de la 5G. Le revenu universel, la légalisation des drogues constituent d'autres axes de bataille.

Mais pour Francesca Musiani, chercheuse au Centre Internet et Société du CNRS, la meilleure stratégie du Parti pirate serait d'avant tout asseoir une légitimité sur sa thématique de prédilection –le numérique– avant de se consacrer à d'autres sujets. «Il faut faire comprendre qu'aujourd'hui les enjeux de la technologie sont aussi des enjeux économiques et sociétaux. Focaliser l'action sur le numérique pourrait constituer un levier d'influence pour la suite», estime-t-elle.

Contours idéologiques fluides

La devise du parti –«Liberté, démocratie, partage»– est un slogan hybride, à mi-chemin entre les idées de Proudhon, Rousseau et John Stuart Mill, selon Francesca Musiani. Pour autant, définir la ligne du Parti pirate est un exercice laborieux. Lorsqu'on lui demande quelle philosophie politique a influencé son organisation, Florie Marie hésite un instant. «On a notre propre littérature et chacun de nous a ses propres orientations politiques. Finalement, on se retrouve tous sur la prise de décision collégiale et les valeurs humanistes et libertaires», conclut-elle.

«On se retrouve tous sur la prise de décision collégiale et les valeurs humanistes et libertaires.» Marie Florie, porte-parole du Parti pirate

Le Parti pirate serait-il de gauche? Certes, lorsqu'il doit s'allier à d'autres partis, il trouve davantage de points de dialogue avec les écologistes qu'avec la droite. Pourtant, l'étiquette de gauche ne lui serait pas appropriée, «surtout en France, où la gauche n'a généralement pas cette méfiance des institutions étatiques et la consécration des libertés individuelles», complète Francesca Musiani.

Une stagnation en France

Le Parti pirate a réussi à s'imposer jusqu'à l'hémicycle du Parlement européen, ou à la tête de grandes villes, telles que Prague. Mais alors, pourquoi peine-t-il à conquérir les Français? «Les pays scandinaves, et ceux où prospère le Parti pirate, sont des systèmes plus ouverts à la décentralisation et à la gouvernance non étatique. En France, en revanche, on considère que les décisions doivent être prises par les gouvernements, ce qui n'est pas compatible avec l'essence même du Parti pirate», répond Francesca Musiani.

La stratégie du parti pour la suite, Florie Marie la définit comme plus réformiste que révolutionnaire. «L'idée de pirater le système, c'est de l'intégrer et de le changer de l'intérieur vers plus de démocratie directe», explique-t-elle. Autrement dit, une démarche de «contournement», essentielle dans l'esprit pirate.

Parti-Pirate
http://www.slate.fr/story/213693/parti-pirate-abordage-silencieux-elections-legislatives-juin-2022-internet-transparence

Windows 11 exigera que les nouveaux ordinateurs portables aient une caméra frontale dès 2023

Mon 12 Jul 2021 - 15:31

Dans deux ans, votre ordinateur portable équipé de Windows 11 devra disposer d'une webcam. Ce n'est pas une prédiction, c'est un fait, car Microsoft l'exige. Dans le cadre de l'afflux d'actualités concernant son nouveau système d'exploitation, Microsoft a déclaré qu'à partir du 1er janvier 2023, tous les NOUVEAUX ordinateurs portables fonctionnant sous Windows 11 devront avoir une caméra frontale. Pour le moment, la caméra frontale est encore optionnelle.

Cette exigence matérielle semble être obligatoire pour tous les ordinateurs portables Windows 11 et non pour les ordinateurs de bureau à partir du 1er janvier 2023. Dans le document d'exigences matérielles relatives à Windows 11, Microsoft note que la caméra frontale doit avoir une résolution au moins HD (1280 × 720 pixels) avec un minimum de 15 fps. Dans des conditions de faible luminosité, la caméra doit maintenir 10 images par seconde. Elle doit également prendre en charge l'exposition automatique et la balance des blancs automatique, note le document. Plus loin nous pouvons lire que Windows 11 pourrait ne pas prendre en charge ou fonctionner sur les ordinateurs portables sans caméras ou avec des caméras qui ne sont pas au moins HD à partir de 2023.

Bien que la société n'ait pas fourni de commentaire concernant ses motivations, il semble que Microsoft force les webcams dans tous les ordinateurs portables Windows 11 pour s'assurer que les fabricants à petit budget n'ignoreront pas la webcam HD comme mesure de réduction des coûts (cela dit, les modules webcam HD ne sont pas vraiment chers, vous pouvez acheter une unité individuelle pour un peu plus d'un dollar sur des sites comme AliExpress). Il est également possible que Microsoft s'efforce d'exiger la prise en charge de Windows Hello sur les ordinateurs portables, une fonctionnalité qui améliorerait l'expérience utilisateur et la sécurité des appareils. Mais tout cela n'est que spéculation.

Microsoft déclare que « si un bouton de caméra dédié est implémenté, il peut s'agir d'un bouton de caméra à double action avec la possibilité de détecter "une demi-pression" et "une*pression complète" en tant qu'actions distinctes ou un bouton de caméra à action unique qui ne ne prend pas en charge une fonctionnalité "demi-presse" ». Les raisons exactes de la configuration matérielle requise pour Windows 11 restent floues dans le document, bien qu'elles soient susceptibles d'activer Windows Hello, qui est le système de reconnaissance faciale de Microsoft pour une connexion pratique sans mot de passe.

La nouvelle exigence pourrait provoquer un tollé parmi les défenseurs de la vie privée dans un contexte de craintes que les géants de la technologie aient un accès non sollicité aux caméras ou aux microphones des ordinateurs portables (ou de tout matériel).De même, cela pourrait également donner aux OEM une chance de présenter leurs ordinateurs portables avec un bouton de sourdine dédié pour le microphone et une caméra avec obturateur de caméra pour couvrir l'objectif. Notamment, le document de Microsoft recommande aux OEM d'ajouter des « contrôles physiques sous la forme d'obturateurs de confidentialité de la caméra » et « d'inclure éventuellement des LED de notification (NLED) ou un indicateur LED à l'antenne qui fournit une notification visuelle lorsque la caméra est en cours d'utilisation ». Apple avait résolu ce problème avec iOS 14 avec des indicateurs lumineux LED qui alertent essentiellement un utilisateur lorsque des applications ou des programmes accèdent à la caméra ou au micro.

caméras Microsoft Vie-privée Windows11
https://windows.developpez.com/actu/316558/Windows-11-exigera-que-les-nouveaux-ordinateurs-portables-aient-une-camera-frontale-des-2023/

CSS Legal Color Values

Sat 10 Jul 2021 - 14:39

***Colors in CSS can be specified by the following methods:

Hexadecimal colors
Hexadecimal colors with transparency
RGB colors
RGBA colors
HSL colors
HSLA colors
Predefined/Cross-browser color names
With the currentcolor keyword***

Hexadecimal Colors

A hexadecimal color is specified with: #RRGGBB, where the RR (red), GG (green) and BB (blue) hexadecimal integers specify the components of the color. All values must be between 00 and FF.

For example, the #0000ff value is rendered as blue, because the blue component is set to its highest value (ff) and the others are set to 00.
Example

Define different HEX colors:

p1 {background-color: #ff0000;} / red /

p2 {background-color: #00ff00;} / green /

p3 {background-color: #0000ff;} / blue /

Hexadecimal Colors With Transparency

A hexadecimal color is specified with: #RRGGBB. To add transparency, add two additional digits between 00 and FF.
Example

Define different HEX colors with transparency:

p1a {background-color: #ff000080;} / red transparency /

p2a {background-color: #00ff0080;} / green transparency /

p3a {background-color: #0000ff80;} / blue transparency /

RGB Colors

An RGB color value is specified with the rgb() function, which has the following syntax:

rgb(red, green, blue)

Each parameter (red, green, and blue) defines the intensity of the color and can be an integer between 0 and 255 or a percentage value (from 0% to 100%).

For example, the rgb(0,0,255) value is rendered as blue, because the blue parameter is set to its highest value (255) and the others are set to 0.

Also, the following values define equal color: rgb(0,0,255) and rgb(0%,0%,100%).
Example

Define different RGB colors:

p1 {background-color: rgb(255, 0, 0);} / red /

p2 {background-color: rgb(0, 255, 0);} / green /

p3 {background-color: rgb(0, 0, 255);} / blue /

RGBA Colors

RGBA color values are an extension of RGB color values with an alpha channel - which specifies the opacity of the object.

An RGBA color is specified with the rgba() function, which has the following syntax:

rgba(red, green, blue, alpha)

The alpha parameter is a number between 0.0 (fully transparent) and 1.0 (fully opaque).
Example

Define different RGB colors with opacity:

p1 {background-color: rgba(255, 0, 0, 0.3);} / red with opacity /

p2 {background-color: rgba(0, 255, 0, 0.3);} / green with opacity /

p3 {background-color: rgba(0, 0, 255, 0.3);} / blue with opacity /

HSL Colors

HSL stands for hue, saturation, and lightness - and represents a cylindrical-coordinate representation of colors.

An HSL color value is specified with the hsl() function, which has the following syntax:

hsl(hue, saturation, lightness)

Hue is a degree on the color wheel (from 0 to 360) - 0 (or 360) is red, 120 is green, 240 is blue. Saturation is a percentage value; 0% means a shade of gray and 100% is the full color. Lightness is also a percentage; 0% is black, 100% is white.
Example

Define different HSL colors:

p1 {background-color: hsl(120, 100%, 50%);} / green /

p2 {background-color: hsl(120, 100%, 75%);} / light green /

p3 {background-color: hsl(120, 100%, 25%);} / dark green /

p4 {background-color: hsl(120, 60%, 70%);} / pastel green /

HSLA Colors

HSLA color values are an extension of HSL color values with an alpha channel - which specifies the opacity of the object.

An HSLA color value is specified with the hsla() function, which has the following syntax:

hsla(hue, saturation, lightness, alpha)

The alpha parameter is a number between 0.0 (fully transparent) and 1.0 (fully opaque).
Example

Define different HSL colors with opacity:

p1 {background-color: hsla(120, 100%, 50%, 0.3);} / green with opacity /

p2 {background-color: hsla(120, 100%, 75%, 0.3);} / light green with opacity /

p3 {background-color: hsla(120, 100%, 25%, 0.3);} / dark green with opacity /

p4 {background-color: hsla(120, 60%, 70%, 0.3);} / pastel green with opacity /

Predefined/Cross-browser Color Names

140 color names are predefined in the HTML and CSS color specification.

For example: blue, red, coral, brown, etc:
Example

Define different color names:

p1 {background-color: blue;}

p2 {background-color: red;}

p3 {background-color: coral;}

p4 {background-color: brown;}

A list of all predefined names can be found in our Color Names Reference.

The currentcolor Keyword

The currentcolor keyword refers to the value of the color property of an element.
Example

The border color of the following <div> element will be blue, because the text color of the <div> element is blue:

myDIV {

color: blue; / Blue text color /
border: 10px solid currentcolor; / Blue border color /
}

css css3
https://www.w3schools.com/cssref/css_colors_legal.asp

Quitter Gmail pour une adresse e-mail gratuite à vie qui respecte la vie privée • Infomaniak

Thu 8 Jul 2021 - 20:05

Google gère environ 33.54% des adresses mail et Microsoft un peu plus que 30% [1]. Si vous recherchez une alternative européenne à Gmail ou Outlook qui est gratuite, sans publicité et qui respecte votre vie privée, vous êtes au bon endroit.
5 raisons de passer chez infomaniak pour vos e-mails

infomaniak est une entreprise indépendante qui appartient exclusivement à ses fondateurs et ses employés
les données sont gérées en Suisse dans des datacenters reconnus pour leur efficience énergétique
le service évolue en permanence et est entièrement développé en Suisse
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  1. Créez votre adresse e-mail infomaniak

    Si vous recherchez une adresse e-mail gratuite pour remplacer Gmail, cliquez ici pour créer votre adresse @ik.me. Vous bénéficierez gratuitement de 20 Go de stockage pour vos e-mails ainsi que de 3 Go de stockage kDrive pour stocker vos photos et vos documents dans un Cloud sécurisé qui ne monétise pas vos données.
    Pour créer une adresse du type prenom@votre-domaine.com, cliquez ici pour enregistrer ou transférer un nom de domaine avec une adresse e-mail incluse. Vous bénéficierez d’un espace de stockage illimité pour vos e-mails pour environ 10.- / an selon l’extension de domaine que vous choisirez (.fr .com .ch .be, etc.).

  2. Transférez automatiquement vos e-mails sur la nouvelle adresse

Pas besoin d’avertir tous vos contacts. Ils utiliseront automatiquement votre nouvelle adresse au bout d’un certain temps, car ils répondront à vos derniers messages envoyés depuis infomaniak 😎

Une fois votre nouveau compte créé, redirigez votre ancienne adresse chez infomaniak :

Allez sur gmail.com
Cliquez sur la roue dentée en haut à droite pour Voir tous les paramètres
Allez dans l’onglet Transfert et POP/IMAP
Cliquez sur le bouton Ajouter une adresse de transfert
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Renseignez le code de validation envoyé sur votre nouvelle adresse infomaniak
Cochez la case Transférer une copie des messages reçus

Vous êtes chez Hotmail, Outlook.com, Yahoo, Bluewin ou ProtonMail ? Suivez ce guide.

Félicitations ! Tous les messages envoyés à votre ancienne adresse Gmail seront désormais redirigés sur votre nouvelle adresse infomaniak.

  1. Récupérez vos anciens e-mails et tous vos dossiers

Si vous le souhaitez, vous pouvez copier automatiquement tous les messages et labels de votre ancienne adresse Gmail sur votre nouvelle adresse infomaniak :

Allez sur workspace.infomaniak.com/syncimap
Choisissez Gmail dans la liste des fournisseurs
Renseignez votre adresse Gmail et son mot de passe (infomaniak ne stockera pas ces informations)
Suivez scrupuleusement ce guide pour débloquer Gmail :
    Activez l’IMAP dans les paramètres de votre adresse Gmail
    Créez un mot de passe d’application ou désactivez temporairement la double authentification
    Autorisez l’accès aux applications moins sécurisées
    Autorisez l’accès de votre ordinateur à votre compte Google
Renseignez votre nouvelle adresse infomaniak et son mot de passe
Lancez la copie, vous recevrez un e-mail de confirmation dès la fin du processus !
  1. Récupérez vos contacts et vos rendez-vous

Il est possible de récupérer rapidement tout votre carnet d’adresses et vos rendez-vous Gmail chez infomaniak.

Voici comment exporter vos contacts Gmail :

Allez sur contacts.google.com
Dans la barre latérale gauche, cliquez sur Exporter
Choisissez le format vCard (pour les contacts iOS)

Voici comment exporter vos calendriers Gmail :

Allez sur calendar.google.com
Dans la barre latérale gauche, passez la souris sur le nom de votre agenda pour accéder aux Paramètres et partage
Cliquez sur le bouton Exporter l’agenda

Il suffit maintenant d’importer ces deux fichiers chez infomaniak 😎

Pour les contacts :

Allez sur contacts.infomaniak.com
Dans la barre latérale gauche, cliquez sur Options avancées > Importer
Choisissez le fichier contacts.vcf de Gmail, le carnet de destination et cliquez sur Lancer l’importation

Et pour les rendez-vous :

Allez sur calendar.infomaniak.com
Dans la barre latérale gauche, cliquez sur Actions sur les calendriers > Importer
Décompressez l’archive .zip de Gmail et sélectionnez le fichier ics
Choisissez le calendrier de destination et cliquez sur Lancer l’importation

C’est une bonne chose de faite ! Toutes vos données sont maintenant gérées en Suisse dans le respect de la vie privée 🔒

  1. Synchronisez vos e-mails, contacts et calendriers sur vos appareils

Il ne reste plus qu’à synchroniser votre messagerie infomaniak sur vos appareils (Windows, macOS, iOS, Android…) 😊

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Vous pouvez communiquer sereinement

Ici, vos messages ne sont pas analysés pour afficher des publicités. Vos données sont stockées en Suisse au coeur de l’Europe. La formule ik.me gratuite est financée par nos services d’hébergement. Vous hésitez encore à faire le pas ? Faites-vous une idée en créant un compte depuis cette page.

Et n’oubliez pas d’en parler à la pause café : il est possible de quitter Google pour des solutions souveraines qui respecte la vie privée, l’environnement et qui créent des emplois au niveau local

mail
https://news.infomaniak.com/quitter-gmail/

Le sort actuel de Mila est une honte pour la France | Slate.fr

Thu 8 Jul 2021 - 05:10

La société française traverse un moment historique, à un grand nombre de titres. Tout d'abord, elle tente de voir le bout du tunnel de sa première grande épidémie depuis la grippe espagnole de 1918. Elle voit arriver avec, pour certains, une réelle angoisse, une élection présidentielle qui imprime des élans politiques toujours plus clivants. Elle débat et se débat pour savoir si l'obligation vaccinale est une atteinte à la démocratie (question qu'elle ne s'était pas posée jusqu'à présent malgré l'existence de onze vaccins obligatoires). Et elle surnage dans un monde numérique dont elle croit savoir se servir alors que tout porte à croire que c'est le numérique qui se sert d'elle. Point culminant de cette nouvelle révolution humaine, une grande partie de la vie de plusieurs millions de Français a basculé de l'autre côté de l'écran de leurs smartphones et ordinateurs.

Cette nouvelle scène sociale, si elle ne concerne pas tous les Français (malgré l'impression dégagée lorsqu'on fréquente des réseaux sociaux comme Twitter, il existe encore des humains, assez nombreux, qui n'y ont jamais mis les pieds, ne savent pas ce qui s'y passe, sont à mille lieues des débats qui y font rage et s'en contrefoutent), joue un rôle prédominant chez un certain nombre d'enfants, d'adolescents et d'adultes.

Chaque fois que le monde numérique et intangible des réseaux sociaux déploie son ombre sur le monde «réel» (terme de plus en plus impropre, car la vie numérique a sa réalité aussi), des sirènes d'alarme devraient retentir à tous les niveaux de la société, du citoyen lambda aux plus hautes instances de la nation.

Les réseaux sociaux, phénomène incompréhensible pour ceux qui n'y sont pas plongés, sont désormais un univers digne de la série Black Mirror où numérique et réalité se fondent au point de devenir indissociables. Aux tout débuts, on a cru qu'il était possible d'avoir une vie sociale sur les réseaux et une autre, distincte, dans la «vraie vie». On a cru (on a souhaité?) que le dédoublement serait possible et que chaque vie serait dissociable de l'autre. Très vite, on s'est rendu compte que la notoriété sur les réseaux sociaux pouvait se traduire de façon très concrète (demandez aux Kardashian). La célébrité sur internet s'est avérée traduisible et payante dans la vie réelle et parfois, dans les vrais comptes en banque.

Et puis, il y a eu Mila.

Si vous n'avez jamais entendu parler de Mila, c'est une adolescente qui, à 16 ans, a exercé son droit d'expression et conspué l'islam en général et Mahomet en particulier, après avoir été provoquée et insultée. Sa prise de parole a déchaîné un torrent de haine et de violence qui, de mémoire de femme quasi quinqua, n'avait jamais eu d'équivalent dans notre histoire (début 2021, elle avait reçu plus de 50.000 menaces de mort).

Aucun rapport avec la religion, tout avec l'ignorance

Mila est déscolarisée, l'État a renoncé à la protéger autrement qu'en la surveillant continuellement dans la crainte que quelqu'un ne mette à exécution les nombreuses et épouvantables menaces dont elle est l'objet, et elle est dorénavant prisonnière chez elle. Elle subit une forme de torture psychologique à laquelle nombre d'adultes seraient bien en peine de résister. En outre, Mila, si elle a quelques soutiens, ne fait pas l'unanimité. Ceux qui prennent parti pour elle font ce qu'ils peuvent mais rien ne semble vouloir arrêter le déferlement de haine et de menaces contre cette jeune femme de 18 ans qui n'a commis aucune infraction.

Le procès d'un microscopique échantillon de ses harceleurs (treize spécimens) s'est tenu en juin et même pendant les audiences, Mila continuait de recevoir insultes et menaces de sévices. Rien ne semble arrêter la machine. Aucune des solutions que la société lui propose ne semble apte à la libérer de sa prison.

Le procès des harceleurs de Mila a exposé non pas la lie de l'espèce humaine, mais celle de l'intelligence. On y a découvert des individus relativement jeunes qui ont parfois reconnu que les menaces et les insultes qu'ils avaient proférées à l'égard de Mila étaient injustifiées et moralement répréhensibles. On y a découvert qu'ils confondaient blasphème (autorisé) et racisme (répréhensible). Que parfois ils ne savaient pas vraiment ce que Mila avait dit en réalité. Que comme le souligne maître Richard Malka, avocat de Mila, ils estiment souvent sans en appréhender le paradoxe que la liberté d'appeler au meurtre prévaut sur celle d'exprimer une opinion légale susceptible de les choquer.

Ils se sont jetés dans la curée pour faire comme les autres, obéissant au pire des instincts: celui de la meute qui déchiquète l'animal déjà à terre.

On y attendait des ressources de haine et des convictions religieuses acharnées, des inquisiteurs islamiques modernes drapés dans le respect d'une religion portée au pinacle, et on a principalement découvert des processus de réflexion proches du vide absolu, des puits de bêtise qui n'avaient souvent aucun rapport avec la religion, et tout avec l'ignorance. Non que la foi des harceleurs y eût changé quoi que ce soit: quelles que soient leurs motivations, la menace et l'insulte sont inacceptables et injustifiables.

D'ailleurs, bon nombre de harceleurs de Mila, qui ne seront jamais jugés, l'accablent au nom de leur foi. Notamment celui qui a mis le feu aux poudre, Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman, qui a déclaré sur Sud Radio en janvier 2020 à propos de Mila: «Qui sème le vent récolte la tempête [...] elle l'a cherché, elle l'assume», ouvrant ainsi la digue au flot de haine de la meute des suiveurs.

Dans ce délire de fange, on ne peut s'empêcher de chercher un éclair de raison, une étincelle de réflexion, quelque chose à quoi se raccrocher pour se dire qu'aussi fourvoyé soit-il, l'humain qui en est à l'origine a fait un effort intellectuel et s'est trompé de chemin.

Mais là, rien. Les harceleurs de Mila dont on a pu entendre les justifications se sont jetés dans la curée principalement pour faire comme les autres, obéissant au pire des instincts: celui de la meute qui déchiquète l'animal déjà à terre. Certains ne savaient même pas ce qu'elle avait dit ou fait, ou croyaient le savoir et ne s'étaient pas donné la peine de vérifier. L'instinct, chez tous, a prévalu.

Récupérer les codes des harceleurs et s'en servir contre eux

Le jugement a été rendu le 7 juillet. Sur les treize prévenus, onze ont été condamnés à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis. Et maintenant quoi? La charge symbolique du procès est forte et nécessaire, mais en quoi va-t-elle changer la vie de Mila? Dans un entretien accordé à France Culture, son avocat raconte que la jeune femme, coupée de toute relation sociale physique, aimerait avoir un chien pour lui tenir compagnie. Or même ça, ça ne lui est pas permis: un chien doit être sorti deux fois par jour, ce qui donnerait l'occasion de localiser son lieu d'habitation. Mila, contrairement à ses agresseurs, reste en prison.

La condamnation des harceleurs de Mila, les pétitions pour la défendre, sont nécessaires mais elles ne suffiront pas à lui permettre de réintégrer la société. Hormis une expatriation ou une déconnexion absolue (et encore) auxquelles elle se refuse absolument (et elle a raison: comme elle le clame, pourquoi devrait-elle être sanctionnée pour les fautes des autres?), quelle solution concrète à apporter pour que cessent enfin les menaces et les injures, ou pour que tout du moins elles deviennent gérables?

Maître Malka affirme que ce ne sont pas des soutiens qu'il faut à Mila. Enfin, pas seulement: ils sont certes une absolue nécessité. Il faut enseigner la laïcité, dit-il, expliquer à l'école que le blasphème est autorisé et qu'à l'inverse du respect qu'on doit aux humains, «on a le droit de ne pas respecter une religion». Il a raison, bien entendu, mais même cela ne sera pas suffisant. Tous les harceleurs de Mila ne sont pas collégiens. Il en est pour qui l'éducation est terminée.

Alors que faire? La seule solution peut-être envisageable, le seul moyen qui pourrait éventuellement permettre d'entrevoir une solution pour que Mila, à défaut de vie normale, ait une vie acceptable, serait de parler à ses harceleurs présents et potentiels dans leur langue à eux. De se mettre à leur niveau, de récupérer leurs codes, et de s'en servir contre eux.

Les hommes et les femmes qui insultent et menacent au nom d'une religion font en règle générale ce que leur disent ceux qui les mènent, et imitent ceux qu'ils estiment être leurs égaux, dans une dynamique de lynchage. L'instinct grégaire est très fort dans ce genre de phénomène; les prévenus du procès Mila évoquent un «effet d'entraînement». Dans cette situation, l'économie de la réflexion est absolue. On a des modèles simples, et une division du monde totalement binaire: il y a ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas. Il y a les gens bien, et tous les autres. Ceux qu'on admire, et ceux qu'on maudit. Les intouchables, et ceux qui peuvent servir de cible, surtout lorsqu'on se sent protégé par sa meute, voire son anonymat.

Le seul moyen de faire respecter Mila est donc de la faire passer dans le camp des intouchables aux yeux de ces gens-là. Pour les plus fanatiques des religieux, la cause est perdue et Mila devra toujours être protégée des djihadistes opportunistes du XXIe siècle, au même titre que les journalistes de Charlie Hebdo. Mais pour les autres, ceux qui suivent le troupeau, qui ont cru que Mila était raciste et se sont contentés de faire comme les autres, de s'inventer une indignation pour mieux y répondre, la solution est à la fois accessible et pathétique: il faut faire de Mila une star.

La nouvelle Marianne de nos mairies et de nos timbres

Les propos tenus par Mila servent de prétexte à son harcèlement parce qu'elle est perçue comme vulnérable et inférieure par ceux qui l'attaquent. Lesbienne, fille, isolée, inconnue, ordinaire, exposée: autant d'éléments combinés qui alimentent dans l'esprit de ceux qui ne réfléchissent pas une sensation d'impunité. Si Mila avait la notoriété d'un Omar Sy, l'aplomb d'une Adèle Haenel, la fortune d'une Taylor Swift, le crédit de respect d'un Booba aux yeux de cette population, elle bénéficierait du respect profond qu'inspire tout ce qui brille à ceux pour qui la célébrité est la valeur suprême, et qui n'oseraient alors pas s'attaquer ainsi à elle de peur d'abîmer une idole.

Intellectuellement, c'est une solution épouvantable. Adopter les codes des harceleurs pour leur intimer le respect, transformer Mila en intouchable par la vertu des apparences, c'est tourner le dos à la justice, à la raison, à la morale. Mais justice ne sera jamais rendue à Mila, et cette abdication temporaire des valeurs auxquelles nous aspirons, c'est sans doute le prix à payer pour les nombreux mois de lâcheté de tous ceux qui, dès le premier jour, ont détourné le regard au lieu de prendre sa défense et de tout faire pour la protéger.

Si l'on veut sauver Mila, au lieu de se résigner à la savoir emmurée vivante dans notre indifférence, il faut la faire sortir et l'imposer, partout. À l'Élysée aux côtés de Macron, à la place de Justin Bieber (!). À la télévision, dans les émissions de variété (Mila chante très bien, soit dit en passant). Sur toutes les affiches publicitaires de toutes les grandes marques qui impressionnent les plus influençables: les Nike, Dior, Chanel, Vuitton, Coca-Cola, Louboutin, et d'autres encore. Sur les photos de profil de toutes les stars des réseaux sociaux, dans les grandes productions, les séries télévisées. Mila, aujourd'hui, devrait être à Cannes, sur le tapis rouge, au bras des stars du cinéma.

Si nous ne sauvons pas la vie de Mila, alors nous aurons perdu l'honneur, la morale, et le droit de nous proclamer une société démocratique et juste.

Je voudrais voir Mila partout, jusqu'à la folie, jusqu'au malaise. Mila doit devenir la nouvelle Marianne de nos mairies et de nos timbres. Depuis une dizaine d'années, une guerre insidieuse contre la liberté d'expression et la liberté tout court est menée dans la société, avec un nombre de victimes intolérable. Le Bataclan, les fusillades des terrasses, Charlie Hebdo, Samuel Paty et toutes les autres victimes de la radicalité ne sont plus que des souvenirs pour en témoigner. Mila est vivante et le vit dans sa chair. Elle est condamnée à avoir un destin, l'anonymat ne lui est plus permis. Elle doit devenir l'égérie de la liberté d'expression, une égérie officielle. Que son nom et son visage soient omniprésents jusqu'à l'outrance pour imposer silence sans contradiction possible à ceux qui croient que l'univers fictif des religions a plus de valeur que la vie d'une jeune femme, qu'il a plus de valeur que la liberté.

Il ne sera plus temps, si Mila disparaît, victime de fous de Dieu ou parce qu'elle ne supporte plus sa vie de recluse et qu'elle décide d'y mettre fin, de faire naître partout des rues Mila, des places Mila, et d'organiser des cérémonies officielles ineptes et creuses avec drapeaux français et larmes de circonstance, avant de tourner la page dans le soulagement des autorités pas fâchées d'en avoir fini avec cette histoire. Si collectivement, nous ne sauvons pas la vie de Mila –c'est-à-dire que nous ne nous contentons pas de la savoir vivante, car ce n'est pas une vie qu'elle mène, mais que nous ne lui assurons pas un parcours de vie acceptable, fût-ce sous les projecteurs et au prix d'une notoriété fabriquée par la nécessité– alors nous aurons perdu l'honneur, la morale, et le droit de nous proclamer une société démocratique et juste. Nous aurons perdu le droit à notre liberté, car c'est en la personne de Mila qu'il se joue aujourd'hui, dans un drame qui la dépasse et qu'elle incarne pourtant avec un courage qui force le respect.

La République protège ses enfants, elle ne les condamne pas à se taire et à se cacher pour continuer de vivre tranquillement sans trop déranger sa conscience. Le sort actuel de Mila est une honte pour la France, pour chaque Français qui le connaît et ne prend pas ouvertement sa défense, pour chaque personnage public –élu, actrice, chanteur, autrice, journaliste, YouTubeur, influenceuse et autres milliardaires– qui ne prend pas parti pour elle.

Tant que Mila vivra recluse, le pays aura une souillure à l'âme dont les relents empoisonneront la démocratie au point de la pourrir. L'affaire Mila est un tournant dans l'histoire de France contemporaine. Si nous ne choisissons pas la bonne direction, elle sera condamnée à la tragédie et nous, au déshonneur, à la honte et, au bout du chemin, à la déchéance de notre droit à une liberté que nous lui refusons.

liberté-d-expression
http://www.slate.fr/story/212070/comment-proteger-mila-adolescente-harcelement-menaces-proces-condamnation-star-liberte-expression-democratie

La numérisation du quotidien, une violence inouïe et ordinaire

Tue 6 Jul 2021 - 15:02

Accélérée par la crise du covid, la numérisation de la vie quotidienne se poursuit, brutalisant quotidiennement les dépassés et les réfractaires sur l’air du « c’est ainsi ». Cette violence mériterait pourtant de trouver écho sur la place publique, explique notre chroniqueuse, d’autant plus que les services publics ne sont pas épargnés.

Imaginez que l’État et les entreprises aient décidé que tout se ferait, désormais, dans une autre langue. En anglais, mettons. Pour remplir sa déclaration d’impôts, refaire sa carte grise, ouvrir une ligne de téléphone, acheter un billet de train — ce serait en anglais. La décision aurait été motivée par d’alléchantes perspectives de profit pour les multinationales, qui pourraient licencier une bonne partie du personnel servant d’interface avec le pays hôte tout en s’épargnant les coûts de traduction de tout le marketing, des procédures techniques et de la gestion client. L’État, lui, aurait investi dans les « procédures anglicisées » pour faciliter sa mise en conformité avec les institutions européennes et internationales. On aurait considéré qu’une bonne partie de la population — en réalité uniquement les couches les plus favorisées — maîtrisait cette langue, que les jeunes élevés aux séries et à la musique américaines la parlaient de plus en plus, et que le reste des gens allait s’y mettre. Ou plutôt, les sphères dirigeantes ne se seraient même pas posé la question. Elles seraient parties du principe que c’était un progrès, évident et consensuel, qu’il fallait s’aligner sur les pratiques du secteur privé et que de toute façon tous les pays européens faisaient pareil. Et le président de la République aurait annoncé que l’administration serait anglicisée à 100 % d’ici 2022.

Quant à vous, lassé de recevoir des courriers incompréhensibles et de ne pouvoir y répondre, vous auriez poussé la porte du Pôle emploi avec la ferme intention de régler enfin votre dossier. Mais la personne au guichet vous rappellerait d’un air désolé qu’elle n’a pas le droit de parler français. Elle vous indiquerait un stand improvisé devant lequel s’étirerait une queue de plusieurs mètres et d’où partiraient des éclats de voix courroucés. Une hôtesse surmenée traduirait les courriers tendus par les usagers, sans pouvoir intervenir sur leurs dossiers. Postés dans le hall, les vigiles se tiendraient prêts à intervenir, car bizarrement, depuis l’anglicisation des services, les agressions sur le personnel auraient augmenté, et des pancartes rappelleraient les peines encourues pour outrage à une personne chargée d’une mission de service public.

Impossible d’attendre deux heures pour accéder à la traduction. Il ne vous resterait qu’à déranger encore votre nièce qui a étudié aux États-Unis pour qu’elle fasse vos démarches. Vous rentreriez avec votre lassitude, votre exaspération. À nouveau, vous vous étonneriez que l’anglicisation des services n’ait pas déclenché un tollé et qu’elle ne suscite que des commentaires agacés en privé, sans effet.

Que devient toute cette colère ? Depuis des années, tout cela se déroule dans une ambiance de faux engouement et d’autocensure. L’employée du Pôle emploi, de la CAF ou des impôts déteste probablement autant que vous cette nouvelle norme qui détruit son travail. Mais ni elle, ni ses collègues, ni son syndicat n’ont émis la moindre critique en public, de peur de passer pour des anglophobes réactionnaires fermés au reste du monde.

Treize millions de personnes pour qui la vie est devenue impossible

Cette histoire m’est venue quand j’ai dû à nouveau effectuer les démarches en ligne de mes parents. Malgré leur âge, ils ne font pas partie des 23 % de la population adulte qui se disent « mal à l’aise avec le numérique » [1]. Ils possèdent des ordinateurs personnels depuis des décennies, et je me souviens que mon père m’a montré comment envoyer un courriel en 1995. Mais, bien qu’ils soient privilégiés et disposent de tout le matériel nécessaire, il leur est impossible de jongler avec une dizaine d’espaces personnels et des codes confidentiels envoyés par SMS. Le problème à résoudre ce jour-là, la résiliation d’un abonnement Free, fait sans doute partie des cas extrêmes auxquels ils pouvaient être confrontés : pour obtenir l’adresse à laquelle renvoyer sa box, il faut composer le numéro d’un serveur vocal et passer sans encombre toutes les procédures de vérification automatisées. À ce stade déjà psychédélique, l’entreprise dont le fondateur est copropriétaire du quotidien dit de référence [le journal Le Monde] de ce pays a décidé de vous tendre un piège : le robot vous demande votre « code hotline », un code dont vous n’avez jamais entendu parler, qui n’est ni votre identifiant ni votre code secret. Il est caché dans la rubrique « Mon assistance » de votre espace personnel, mais pour le savoir, j’ai dû aller enquêter sur des forums d’usagers en ligne. Ensuite, il fallait encore repasser par la plate-forme téléphonique sans se tromper à aucune de ses étapes, récupérer le formulaire de résiliation actualisé que le serveur vous fait envoyer par courriel, l’imprimer, puis se débrouiller pour trouver un point relais affilié à une entreprise bien spécifique, là encore en allant le chercher sur internet. Mes parents n’avaient tout simplement aucune chance d’y arriver. Aucune.

Officiellement, nous avons donc 23 % de la population française, c’est-à-dire plus d’un adulte sur quatre, c’est-à-dire treize millions de personnes, pour qui la vie est devenue impossible. Treize millions de personnes qui ne peuvent même plus s’acheter un billet de train, qui se sentent incompétentes et humiliées, font la queue dans les Maisons des services publics et n’ont aucune chance de trouver un emploi par les voies officielles, de percevoir les allocations auxquelles elles ont droit ou de toucher les subventions à la rénovation thermique. C’est le résultat de la numérisation des services : plus d’un adulte sur cinq est devenu illettré parce que l’État et les entreprises, en vingt ans, ont imposé l’équivalent d’une nouvelle langue. Pour quelqu’un qui n’a jamais possédé d’ordinateur et ne se connecte jamais, son apprentissage est hors de portée — pas plus qu’on peut maîtriser l’anglais, le chinois ou le norvégien en quelques mois, à moins d’y consacrer absolument tout son temps. C’est l’une des transformations sociales les plus radicales et les plus absurdes qui ait jamais été menée ; et les élites ont réussi à faire en sorte qu’on s’oblige à la considérer comme une évidence, un détail pratique dont toute personne de bonne volonté peut très bien s’accommoder (« Il va falloir vous y mettre »).

L’État ne devrait pas pouvoir exiger l’achat d’un ordinateur, d’un « smartphone », d’une imprimante, d’un scanneur et d’un abonnement internet

Mais les discours misérabilistes sur la « fracture numérique » ignorent un point essentiel : c’est le fait que parmi ces treize millions d’individus, une bonne partie pense peut-être que l’État ne devrait pas pouvoir exiger d’eux qu’ils achètent un ordinateur, un smartphone, une imprimante, un scanneur et un abonnement internet (le parc électronique de base) ; qu’ils aident des entreprises privées à faire du data mining ; qu’ils transforment leur vie pour se consacrer à ces systèmes addictifs et envahissants ; qu’ils contribuent à la suppression des fonctionnaires et aux licenciements induits par la numérisation. Une partie d’entre eux pense aussi qu’on ne peut pas les obliger à polluer en achetant toutes ces machines « dématérialisantes ». Qu’on veuille les aider ou leur botter les fesses, on présente toujours ceux et celles qui répugnent à numériser leur vie comme des gens qui n’ont pas encore compris, alors que, bien au contraire, ils ont souvent très bien compris. La question n’est pas celle de l’aptitude personnelle mais celle de la liberté.

La numérisation des commerces et des administrations a en elle-même des conséquences plus directes et décisives que les résultats des élections de ce mois de juin. Elle est pourtant totalement absente du débat public. Hormis le collectif Écran total [2], qui rassemble depuis une dizaine d’années des professionnels confrontés à la déshumanisation de leurs métiers par le numérique et des chômeurs en lutte contre la « bunkérisation » des services publics, rares sont ceux qui ont le courage d’en tirer les conclusions politiques.

fracture-numérique numérique
https://reporterre.net/La-numerisation-du-quotidien-une-violence-inouie-et-ordinaire

OpenStreetMap looks to relocate to EU due to Brexit limitations | Brexit | The Guardian

Tue 6 Jul 2021 - 14:15

OpenStreetMap, the Wikipedia-for-maps organisation that seeks to create a free and open-source map of the globe, is considering relocating to the EU, almost 20 years after it was founded in the UK by the British entrepreneur Steve Coast.

OpenStreetMap Foundation, which was formally registered in 2006, two years after the project began, is a limited company registered in England and Wales. Following Brexit, the organisation says the lack of agreement between the UK and EU could render its continued operation in Britain untenable.

“There is not one reason for moving, but a multitude of paper cuts, most of which have been triggered or amplified by Brexit,” Guillaume Rischard, the organisation’s treasurer, told members of the foundation in an email sent earlier this month.

One “important reason”, Rischard said, was the failure of the UK and EU to agree on mutual recognition of database rights. While both have an agreement to recognise copyright protections, that only covers work which is creative in nature.

Maps, as a simple factual representation of the world, are not covered by copyright in the same way, but until Brexit were covered by an EU-wide agreement that protected databases where there had been “a substantial investment in obtaining, verifying or presenting the data”. But since Brexit, any database made on or after 1 January 2021 in the UK will not be protected in the EU, and vice versa.

Other concerns Rischard listed include the increasing complexity and cost of “banking, finance and using PayPal in the UK”, the inability for the organisation to secure charitable status, and the loss of .eu domains.

The increased importance of the EU in matters of tech regulation also played a role: “We could more effectively lobby the EU [and] EU governments and have more of an impact, especially in countries where there is no local chapter,” Rischard wrote.

The move may still not happen if the foundation can’t find a suitable country to relocate to. Ireland is out, because of a requirement for directors to be residents; France too, because of the difficulty in guaranteeing English-language services. “The negative side is that it would mean a lot of work, and cost time and money,” Rischard added.

In just a few years, OpenStreetMap has succeeded in producing highly detailed maps that rival those created by national bodies and big tech companies such as Google and Nokia. A large network of volunteers combines remote work, such as tracing satellite imagery to update natural features, with on-the-ground expertise, touring city centres to ensure that shops, restaurants and offices are correctly recorded.

The organisation’s maps are used by companies including Apple, Microsoft and Uber, and the increasing reliance of some of the world’s largest companies on the open-source map has sparked controversy within the community: by 2020, for instance, Apple alone had contributed more than 13m edits to the atlas, leading some to worry that a shift in focus could prevent it from achieving its original goal of providing maps to underserved communities.

In a statement, the OpenStreetMap Foundation said: “We are actively researching options to protect the OSM community’s interests, and one option under investigation is relocation to an EU member state. We have made no decisions so far.”

Brexit OpenStreetMap
https://www.theguardian.com/politics/2021/jun/30/openstreetmap-looks-to-relocate-to-eu-due-to-brexit-limitations
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