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 La revue de web de Kat

L'Utah a décidé de financer le tourisme médical | Slate.fr

Thu 13 Feb 2020 - 12:29

Cet État de l'Ouest économise de l'argent en envoyant les fonctionnaires acheter leurs médicaments au Mexique où les prix sont moins élevés.

En 2018, l'Utah a créé un programme spécial pour les fonctionnaires ayant des frais médicaux élevés. Plutôt que de rembourser les médicaments aux prix américains exorbitants, l'État a décidé de financer le tourisme médical. Depuis 2018, dix fonctionnaires participent à cette initiative. En voyageant au Mexique pour acheter leurs médicaments, ces employés ont déjà permis d'économiser environ 225.000 dollars (soit 206.000 euros) à leur assurance publique. Non seulement l'État leur paye le voyage, mais les personnes qui participent reçoivent aussi un bonus de 500 dollars à utiliser comme bon leur semble.

Dans le cadre de cette initiative, Ann Lovell, une enseignante de 62 ans se rend régulièrement à Tijuana afin d'acheter des médicaments pour son arthrite. Son billet d'avion est payé par son assurance médicale. Elle atterrit à San Diego puis un chauffeur l'amène à Tijuana, où elle va à l'hôpital et obtient ses médicaments. Les comprimés dont elle a besoin lui coûtaient 450 dollars (413 euros) aux États-Unis, mais le prix allait passer à 2.400 dollars (2. 200 euros). Au Mexique, le prix est beaucoup plus raisonnable.

Une première aux États-Unis

Le député qui a mis en place ce programme espère qu'un plus grand nombre de fonctionnaires s'inscriront car l'État pourrait alors beaucoup économiser. Les malades ont d'ailleurs le choix des destinations, entre le Mexique et le Canada.

Le tourisme médical n'est pas un phénomène nouveau aux États-Unis. Dans un sondage de 2016, 8% des Américain·es disaient avoir acheté des médicaments à l'étranger. Mais ce programme de l'Utah est une première. Aucun état n'avait auparavant sponsorisé officiellement ce genre de tourisme pour limiter les dépenses. «C'est malheureux que les citoyens de ce pays doivent aller à l'étranger pour obtenir des médicaments à des prix raisonnables», a déclaré le fondateur d'une association défendant un meilleur accès aux soins.

ABC News raconte aussi l'histoire d'une employée qui choisit de faire le voyage au Mexique avec son mari alors que leur assurance les aurait remboursé entièrement. En choisissant cette option, le couple dit être content de faire économiser de l'argent à leur assureur public (qui paye les prix mexicains), ainsi que de pouvoir voyager gratuitement et de gagner 500 dollars.

médicament USA Utah
http://www.slate.fr/story/187461/utah-fonctionnaires-tourisme-medical-mexique-canada

Faut-il craquer pour les apps anti-malbouffe ? - Futurama

Thu 13 Feb 2020 - 12:19

Les applications alimentaires se développent et de plus en plus de personnes les utilisent. Mais au fait, que valent-elles vraiment ? Les informations qu'elles transmettent aux consommateurs sont-elles fiables ? Et ces derniers deviennent-ils plus responsables ou, au contraire, sont-ils asservis par ces technologies ?

Il semble que le comportement consistant à scanner les aliments au supermarché soit rentré dans les mœurs communes. Lorsqu'on fait ses courses, il n'est pas rare de voir des personnes scanner des aliments. Même à la maison, autour d'un bon repas, certains sont de vrais Lucky Luke du « scannage ». Intuitivement, ces initiatives paraissent louables et utiles. En effet, ces applications informent le consommateur et font office de GPS dans les méandres des grandes surfaces. Néanmoins, avant de faire leurs éloges, il faut poser deux questions essentielles. L'information transmise est-elle fiable ? Le consommateur devient-il responsable ou dépendant ?

L'information transmise est-elle fiable ?

L'information la plus fiable possible serait un accord parfait entre la note délivrée par les applications et ce que la méthode scientifique a réussi à mettre en évidence grâce aux données disponibles jusqu'à présent. Sachant cela, on peut se poser quelques questions légitimes quant à la totale fiabilité de ces applications.

En effet, la majorité d'entre elles, dont la célèbre Yuka, se basent sur un outil mis au point par des chercheurs en nutrition : le nutri-score. Étant donné qu'il émane d'équipes de scientifiques, on pourrait penser que c'est un outil qui transmet une information fiable telle que nous l'avons décrite. Ce n'est pas totalement le cas. Ce score donne une note couplée d'un code couleur comprise entre A (vert) et E (rouge) pour juger de la qualité d'un aliment. Si ce code est sans doute utile pour lutter contre la surconsommation de calories, de graisses et de sucres dont est victime notre société moderne, sa capacité à lutter contre la malbouffe en général est, quant à elle, limitée.

En effet, ces 3 indicateurs sont importants mais trop peu exhaustifs pour espérer rendre compte du réel potentiel santé d'un produit. À titre d'exemple, il n'évalue pas le degré de transformation et la qualité des nutriments (lipides, glucides, protéines) contenus dans les produits alimentaires. Scan'up, quant à elle, a intégré la transformation dans ses critères grâce à la notation mise au point par l'entreprise Siga. Ensuite, on assiste parfois à une prise en compte de données plus ou moins pertinentes de la part des deux leaders (Yuka et Scan'Up) telles que le caractère bio d'un produit. La présence d'additifs controversés est un autre paramètre délicat à considérer, qui surfe entre marketing de la peur et réel questionnement à l'égard de certaines substances. Sachant tout cela, le consommateur se retrouve t-il émancipé ou asservi ?

Un consommateur émancipé ou asservi ?

Il n'y a aucun doute sur le fait que le consommateur s'émancipe considérablement de sa condition de non-sachant grâce à ces applications. Cela est vrai si l'application transmet l'information la plus fiable, à l'instar d'un GPS, par exemple. Ce dernier est très utile pour les personnes ne sachant pas lire une carte, de même que l'application alimentaire est utile pour une personne ne sachant pas lire une étiquette alimentaire (si on occulte le problème de la dépendance au réseau).

Mais nous l'avons vu, ce n'est pas totalement le cas. Ces applications ne transmettent pas l'information la plus fiable. Dès lors, elles induisent, plus ou moins, le consommateur en erreur. Elles le déresponsabilisent du choix éclairé qu'il pourrait faire en se basant sur l'ensemble des données scientifiques (même s'il n'a pas forcément les compétences pour le faire, évidemment). En ce sens, elles l'asservissent plus ou moins, surtout s'il ne fait pas l'effort de comprendre comment elles fonctionnent et de constater leurs limites. Aussi, même s'il existe des grandes lignes pour savoir comment manger, à l'instar du concept de médecine personnalisée, celui de nutrition individualisée grandit.

À l'inverse, ces applications sont globalisantes et généralistes, ce qui est formidable pour la santé publique (si elles transmettent l'information la plus fiable) mais un peu moins pour l'individu. En réalité, il semble qu'aucune note ni aucun code couleur ne valent une connaissance aguerrie de ce qu'est une alimentation équilibrée couplée d'une capacité à l'adapter à sa propre vie. Cela devrait s'apprendre, à l'école, par exemple, si l'on considère que c'est le rôle de l'État que d'apprendre à ses concitoyens à prendre soin de leur santé.

Ce qu'il faut retenir
Les applications alimentaires se développement et sont de plus en plus utilisées.
L'information transmise est plus ou moins fiable selon les applications et les critères pris en compte.
Ces applications émancipent le consommateur tout en l'asservissant et en le dépossédant de sa faculté de se faire un avis éclairé.

alimentation applications consommation
https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/nutrition-faut-il-craquer-apps-anti-malbouffe-79547/#xtor%3DRSS-8

Backdoors « officielles » détournées : de quoi les USA accusent-ils Huawei ? - Cyberguerre

Wed 12 Feb 2020 - 20:27

Les États-Unis auraient enfin des preuves concrètes de l'espionnage de Huawei. Ironiquement, le géant chinois utiliserait des portes dérobées... demandées par les gouvernements pour leur propre espionnage.

Les États-Unis seraient-ils enfin prêts à apporter des preuves pour soutenir leurs accusations d’espionnage contre Huawei ? Le gouvernement de Donald Trump a exclu le constructeur de réseaux télécoms de son pays depuis presque un an. Et il incite fortement ses alliés occidentaux à faire de même.

Les USA avancent que Huawei permettrait au régime chinois d’espionner les communications qui passent par ses réseaux. L’entreprise a toujours nié une telle pratique, et demande à ce que les États-Unis fondent leurs accusations sur des preuves.

Cette guerre de communication pourrait bientôt se déplacer sur le terrain des faits. Le Wall Street Journal révèle que les représentants américains auraient des preuves concrètes des méthodes d’espionnage de Huawei. « Nous avons les preuves que Huawei à la capacité de secrètement accéder à des informations personnelles et sensibles présentes dans les systèmes qu’elle entretient et vend dans le monde entier », s’est exprimé Robert O’Brien, conseiller à la sécurité américaine. Gardées secrètes dans un premier temps, ces preuves sont partagées avec certains alliés des États-Unis depuis quelques mois.

Plus précisément, le constructeur chinois aurait installé un moyen d’emprunter des accès en théorie réservés aux forces de l’ordre pour intercepter — légalement — les communications. Huawei a, de nouveau, contredit ces accusations. Pour alimenter leurs inquiétudes, les États-Unis pointent la proximité entre le géant chinois et son gouvernement, qui lui fait un cadeau fiscal de plus de 75 milliards de dollars.

Il existe des portes dérobées officielles aux USA, et bientôt en France

Aux États-Unis, les constructeurs d’équipements télécom doivent introduire dans leurs équipements réseau une interface, véritable porte dérobée, réservée à l’usage des forces de l’ordre. Ce backdoor se compose de plusieurs éléments, disséminés dans les tours radio, les basses couches logicielles et le système de chiffrement. L’objectif : s’assurer que l’information soit lisible par des personnes autorisées, et donc qu’elle soit dépourvue de protection. Cet espionnage légal est encadré, et donc en théorie restreint par différents protocoles et autorisations. Il faut, par exemple, que les forces de l’ordre présentent l’équivalent d’une demande de perquisition ou d’une décision de justice. Elles doivent aussi informer les opérateurs réseau, et ne peuvent normalement pas y accéder sans leur autorisation.

La loi « anti-Huawei » permettrait l’espionnage de Huawei

En France, c’est ironiquement la loi sur la sécurité des réseaux mobiles, surnommée loi anti-Huawei, qui introduit la mise en place d’une telle l’interface. Votée en juillet dernier, cette loi est censée renforcer les protections contre l’espionnage. Mais elle exige au passage l’existence de portes dérobées légales dans les réseaux, afin de permettre l’écoute ou l’interception de messages. Combinée aux outils de la loi Renseignement, cette nouvelle loi permet une surveillance poussée, comme le relève NextInpact.

C’est donc ce genre d’interface que Huawei utiliserait pour espionner, d’après les Américains. Le tout, sans que ni l’opérateur ni les agences de sécurité nationale ne soient au courant. Et d’après eux, les équipementiers concurrents, comme Nokia et Ericsson, n’auraient pas les mêmes possibilités.

Les preuves ne convainquent pas tout le monde

Avec ces supposées preuves, les USA espèrent renforcer leur combat contre Huawei. Dès 2012, le Congrès avait identifié l’entreprise comme un risque à la sécurité du pays, mais le pays n’a jamais vraiment pu soutenir ces propos. De son côté, Huawei a convaincu de nombreux opérateurs, avec son équipement réputé pour ses prix compétitifs. Malgré ces nouvelles preuves, les États-Unis ont encore du chemin pour faire tomber leur némésis.

D’abord, les propos qu’ils avancent restent flous. Les États-Unis ne fournissent pour l’instant aucun détail technique sur la porte dérobée ni sur son éventuelle exploitation par l’entreprise chinoise. Le WSJ n’est parvenu à grappiller qu’une seule information : Huawei aurait installé ce genre de backdoor dès 2009, lors de l’installation des équipements 4G.

Ensuite, aucun opérateur n’a encore décelé de preuve d’espionnage sur son système. Donc en attendant une éventuelle publication de ces preuves, ce bras de fer se limitera toujours à parole contre parole. Même si pour soutenir leurs suspicions, les États-Unis peuvent compter sur les écarts de sécurité de Huawei dans d’autres secteurs, comme les microprocesseurs de sa filiale HiSilicon.

Huawei équipera le Royaume-Uni… et l’Allemagne ?

Du côté des pays, la position américaine ne fait pas l’unanimité. Déjà, le Royaume-Uni a décidé d’utiliser de l’équipement Huawei sur certaines parties de son infrastructure 5G. Une petite claque pour les Américains : d’après les Britanniques, cette nouvelle menace serait en réalité déjà connue et aurait été prise en compte dans l’appel d’offres.

En Allemagne, l’équation est autre : le représentant dépêché par les États-Unis aurait fourni des preuves jugées convaincantes, d’après le WSJ. En revanche, le plus gros opérateur du pays, Deutsche Telekom, a balayé les craintes : son système d’interception légale de l’information serait construit par une entreprise allemande. Donc même si Huawei construisait d’autres composants du réseau, il n’aurait d’après lui pas accès à l’interface. Le pays va bientôt voter une loi qui garantirait à Huawei l’accès au marché de la 5G, à condition que l’entreprise fournisse suffisamment de garanties de sécurité. Reste que les USA ont laissé entendre qu’accepter l’entreprise chinoise pourrait envenimer la situation diplomatique entre les deux pays.

Ce que ces preuves pourraient changer en France

Avec la loi « anti-Huawei », la France s’est dotée d’une législation qui impose un « régime d’autorisation préalable, fondé sur des motifs de défense et sécurité nationale », pour tous les matériels installés depuis février dernier. Le Premier ministre doit évaluer « s’il existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale » avec tel produit ou tel logiciel. Pour cela, il dispose de l’appui des services de l’État, dont l’ANSSI, qui joue un rôle de cybergarde du corps. L’ajout de preuves concrètes par les États-Unis pourrait donc définitivement faire pencher la balance contre Huawei, à l’approche des résultats des appels d’offres 5G.

Huawei sur la défense

Free a fait savoir que son réseau 5G utilisera des équipements Nokia, tandis qu’Orange ne mobilisera pas Huawei non plus. SFR et Bouygues Telecom n’ont pas encore pris position, mais pourraient faire appel à Huawei pour une partie de leurs équipements. La France donne particulièrement du fil à retordre au géant chinois. C’est pourquoi l’an dernier, Huawei a dépêché depuis son siège social de Shenzhen l’une de ses meilleures lobbyistes, Linda Han, au poste de vice-présidente des affaires publiques.

Dans un entretien du 12 février 2020 avec les Échos, elle défend : « Huawei respecte la loi française, que les choses soient claires. Huawei est une entreprise européenne en Europe et une entreprise française en France. Nous vendons des équipements, certes, mais toutes les données sont chez les opérateurs télécoms. Comme le dit Stéphane Richard [PDG d’Orange, NDLR], les opérateurs ont toutes les compétences pour garantir la sécurité de leurs infrastructures. » Et elle n’est pas seule, l’ambassade de Chine en France est également venue au secours de son champion national. Elle s’inquiète des restrictions contre Huawei, qu’elles soient géographiques (interdiction des équipements 5G Huawei dans les grandes villes) ou administratives (avec un délai de validité de l’autorisation plus courte que pour les concurrents). Surtout elle laisse planer la menace de représailles économiques.

Que vont décider les pouvoirs publics ? Réponse dans les semaines à venir.

Huawei
https://cyberguerre.numerama.com/2913-backdoors-officielles-detournees-de-quoi-les-usa-accusent-ils-huawei.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=2913

Les acadiens et la Vienne - Archinoé

Fri 7 Feb 2020 - 12:19

Présentation

Présentation
Les migrants du XVIIème siècle
Les Acadiens en Poitou : ceux qui repartent, ceux qui restent
Les Acadiens à Châtellerault
Combien d'Acadiens ?
Les premiers historiens de la colonie acadienne
Plans issus de l'ouvrage du général Papuchon
La Ligne acadienne : avant l'arrivée des Acadiens
Le plan et l'arpenteur
La Ligne acadienne : après les départs
Les pouvoirs publics et les Acadiens
Autour de la Ligne acadienne

Tous les documents ici présentés sont issus des fonds des Archives départementales de la Vienne.

On ne trouvera parmi eux aucun document ayant directement trait aux départs d’habitants du Poitou vers l’Acadie, dès les années 1630 pour les plus précoces. Ces départs étant liés à des initiatives individuelles, les traces qu’ils ont pu laisser dans les documents sont souvent ténues et indirectes : pour les retrouver, il est nécessaire de reconstituer des parcours individuels, à partir de sources qui pourront se trouver tant outre-atlantique (documents relatifs aux migrants, mais après leur arrivée en Acadie) qu’en France, dans les départements côtiers (archives des lieux d’embarquement), ou encore dans les lieux d’origine des migrants. Ainsi les registres paroissiaux, où l’on peut retrouver les actes de baptême ou mariage de personnes ayant émigré ultérieurement en Acadie : un exemple d’un tel acte de baptême est présenté ici.

Tous les autres documents présentés ont donc été produits après l’arrivée des réfugiés acadiens en France et, plus précisément, dans le cadre de leur accueil dans le Poitou, à partir de 1773. En effet, les conditions et les modalités de cet accueil ont cette fois mobilisé fortement les autorités, générant une abondante documentation.

Cette documentation se retrouve aujourd’hui en particulier dans un fonds d’archives communément appelé « chartrier de La Roche de Bran », du nom du château proche de Poitiers où il était conservé au moment de sa remise aux Archives départementales de la Vienne. Ce fonds contient notamment les archives de la seigneurie de Monthoiron, et en particulier les documents relatifs à la tentative d’implantation des Acadiens sur ces terres. Les autres documents présentés proviennent principalement :

  • des archives de l’évêché de Poitiers, qui a fourni une partie des terres nécessaires à l’établissement des Acadiens ;
  • des minutes (actes originaux) du notaire Vincent Amirault, qui a réalisé en 1793 l’arpentage des parcelles de la colonie ;
  • du cadastre napoléonien de Châtellerault, où de nombreux Acadiens ont séjourné à leur arrivée en Poitou ;
  • des archives de l’administration du canton de Monthoiron pendant la Révolution.
Acadie Généalogie Poitou
http://www.archinoe.net/console/exposition/exposition_virtuelle.php?id=102&p=00_classique

Hivers trop doux en Europe : la faute aux réglementations antipollution ? - Futura

Wed 5 Feb 2020 - 13:21

On a vite fait d'incriminer les gaz à effet de serre dans les hivers de plus en plus doux en Europe. En réalité, la cause de la disparition des vagues de froid, de la neige et du blizzard serait en grande partie liée... aux efforts en matière de pollution. La diminution de la quantité d'aérosols entraîne un forçage radiatif, qui lui-même génère d'autres phénomènes climatiques en cascade.

L'hiver 2019-2020 s'annonce d'ores et déjà comme un record de douceur. Les mois de décembre et janvier ont été les plus chauds jamais enregistrés depuis le début des mesures en France, selon Météo France, avec une température moyenne nationale de 7,6 °C, soit 2,3 degrés au-dessus des normales. Plusieurs records de chaleur et de pression ont été battus, avec par exemple 26,6 °C le 3 février à Biarritz, soit plus que la moyenne d'un mois de juillet.

La diminution des aérosols, principal facteur du réchauffement hivernal

En fait, cela fait plusieurs années que la neige se faire rare à Noël en France et dans tout le reste de l'Europe. Coupable tout désigné : le réchauffement climatique dû aux émissions de CO2. Et bien, non : ce serait plutôt la faute... au renforcement des réglementations en matière de pollution atmosphérique, atteste une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 3 février. « En ce qui concerne le climat hivernal, les aérosols ont un impact encore plus important que les gaz à effet de serre sur le réchauffement », atteste Jonathan Jiang, chercheur au CalTech et coauteur de l'article. Les chercheurs ont analysé la fréquence et l'intensité des épisodes de froid en Europe et en Russie sur la période 1970-2005 et ont révélé « la signature indéniable » de la diminution des aérosols sur la raréfaction des hivers froids.

23 % du réchauffement en Europe attribué à la baisse des particules

Les aérosols atmosphériques, provenant principalement de l'urbanisation et de l'industrialisation, constituent le deuxième facteur de changement climatique dans le système terrestre après les gaz à effet de serre. En réfléchissant et en absorbant la lumière du soleil, les particules de suie, de sulfates ou d'autres composés contribuent à abaisser localement les températures et modifient le bilan radiatif terrestre. Un phénomène appelé « éclaircissement » et qui exerce un refroidissement radiatif d'environ -0,8 W/m2 au niveau mondial selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Or, en Europe, les émissions d'aérosols, surtout celle des aérosols sulfatés, ont fortement diminué grâce aux politiques de réduction de la pollution. D'après une étude de 2014 du Centre national de recherches météorologiques français, l'éclaircissement expliquerait 23 % de l'augmentation de température en surface en Europe entre 1980 et 2012, « contribuant de manière notable au réchauffement climatique régional ».

Les changements climatiques sur l’Europe entre 1970 et 2005 (l’échelle va croissante du bleu vers le rouge. a) émissions d’aérosols. b) forçage radiatif. c) vitesse de vents à 200 hPa (courant-jet) et d) pression atmosphérique. © Yuan Wang et al., Nature Climate Change, 2020

Un effet kiss-cool de l’éclaircissement

Mais ce n'est pas tout : car le forçage radiatif a lui-même engendré un autre phénomène climatique, accentuant encore la diminution des vagues de froid, démontrent Yuan Wang et ses collègues dans la nouvelle étude de Nature. « Le réchauffement en Europe entraîne un plus fort gradient de température entre l'Europe et le pôle Nord, ce qui contribue à verrouiller le courant-jet polaire dans une position stable », notent les auteurs. Ce courant-jet de haute altitude (plus communément appelé jet-stream), qui circule d'ouest en est, délimite les zones d'air froid au nord et les zones d'air chaud au sud. En temps normal, il fluctue entre les basses et les hautes altitudes, laissant ainsi l'air froid monter ou descendre. De plus, l'expansion tropicale de la cellule de Hadley, qui redistribue la chaleur accumulée à l'équateur vers les plus hautes latitudes, contribue à déplacer le courant-jet vers le pôle Nord, affaiblissant encore les possibilités de descente d'air froid.
Bientôt des hivers sans neige ?

Et les stations de ski n'ont pas fini de voir fondre leur couverture neigeuse. Car après l'Europe, la Chine s'est elle aussi lancée dans une lutte sans merci contre la pollution, ce qui devrait réduire encore la fréquence des vagues de froid hivernales notamment sur l'Europe du Nord et de l'Est. Évidemment, tous ces mécanismes sont hautement fluctuants. D'autres études ont par exemple montré que le réchauffement du pôle Nord pouvait au contraire affaiblir le jet-stream, laissant ainsi l'air froid descendre sur l'Europe. Mais la tendance à la diminution des aérosols ne va, elle, pas s'inverser, d'autant plus que la pression des populations est de plus en plus forte sur les questions climatiques. Cet exemple illustre en tout cas que même des bonnes intentions entraînent des effets secondaires insoupçonnés.

Ce qu'il faut retenir

Les émissions d’aérosols anthropiques ont fortement diminué ces 50 dernières années, en Europe.
Or, ces émissions limitaient le réchauffement en réfléchissant et en absorbant le rayonnement solaire.
Le réchauffement engendré par l’éclaircissement entraîne lui-même un blocage du courant-jet sur les régions polaires, l’empêchant de nous amener de l’air froid.

climat réchauffement-climatique
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/aerosols-hivers-trop-doux-europe-faute-reglementations-antipollution-55484/#xtor%3DRSS-8

Huawei ne souhaite plus réintégrer les services de Google, quoiqu'il arrive - Génération-NT

Fri 31 Jan 2020 - 18:59

Toujours sanctionné par l'embargo américain, Huawei n'est pas en mesure de proposer l'accès aux Google Mobile Services sur ses terminaux. Et selon un cadre de la marque, la situation ne changera pas, même si les USA levaient les sanctions.

Mise à jour du 31/01/2020

Huawei a tenu à apporter une précision supplémentaire en réponse à notre article : "Une version libre de droit du système d’exploitation et de l’écosystème Android reste notre préférence, cependant si nous ne pouvions pas continuer de l’utiliser, nous avons la capacité à développer nos propres système d’exploitation et écosystème"

Article d'origine :

Huawei est sans doute allé trop loin pour faire machine arrière désormais : un cadre de la marque chinoise affirme ainsi que la marque ne souhaite plus réintégrer les services de Google dans ses terminaux, même si la levée de l'embargo américain était prononcée.

Cela fait des mois que la situation stagne : depuis la fin du mois de mai 2019, Huawei a été placée par décret sur la liste noire des sociétés chinoises avec lesquelles les marques américaines ne peuvent plus collaborer. Si quelques assouplissements ont eu lieu depuis, Huawei n'est plus en mesure d'utiliser la version d'Android de Google, ni ses services. Cela implique aucun accès au Play Store, Gmail, Maps et autres produits signés Google.

Si le marché asiatique est de toute façon peu intéressé par les services de Google, la marque règne sans partage sur l'Europe et le reste du monde, et Huawei a été déstabilisé par la situation.

Mais la marque s'est rapidement tournée vers Android AOSP, et lancé un plan d'investissement colossal pour attirer les éditeurs et développeurs sur sa propre plateforme : Huawei App Galerie.

La situation reste assez problématique pour les utilisateurs, et pourtant Huawei ne souhaiterait plus faire machine arrière : selon un cadre de la marque, le géant chinois a trop investi pour revenir sur les services de Google, et la situation a été vécue comme un élément déclencheur pour initialiser l'émancipation de la marque vis-à-vis des USA.

Huawei P30 Pro_35

Le Mate 30 Pro, premier smartphone de Huawei à sortir sans services Google

Huawei ne veut plus être dépendante de Google, et plus que cela, la marque souhaite désormais se poser en concurrence directe : Huawei pourrait ainsi proposer ses propres services à tout un ensemble d'autres marques asiatiques pour doper l'adoption de ses outils.

Même si l'embargo américain vient à être levé, rien n'indique qu'une nouvelle sanction n'interviendra pas d'ici 1 an ou même plus rapidement et Huawei ne souhaite plus être suspendue aux décisions politiques de la sorte.

La marque reste réaliste et s'attend à une baisse des parts de marché sur l'année : la gamme P40 ne proposera pas les GSM, et il faudra du temps aux utilisateurs et beaucoup de communication pour faire valoir les alternatives de la marque.

Android Google Huawei
https://www.generation-nt.com/huawei-souhaite-plus-reintegrer-services-google-actualite-1972652.html

Email : Mozilla tente l'opération de la dernière chance pour sauver Thunderbird

Thu 30 Jan 2020 - 21:28

Alors que Firefox demeure très populaire, son « petit frère » Thunderbird ne représente aujourd'hui que 0,5 % du marché des clients de messagerie électronique. Malgré cette audience confidentielle, la fondation Mozilla a décidé de changer son mode de fonctionnement avec, désormais, un système combinant dons et partenariats pour tenter de le monétiser et ainsi maintenir son développement.

Les années passent, et personne ou presque n'est parvenu à détrôner Outlook sur PC ou Mail sur Mac. Alors que la concurrence est fournie du côté des navigateurs avec Chrome, Firefox, Edge ou encore Safari et Opera, aucun logiciel n'a réussi à s'imposer comme une référence pour déboulonner Microsoft et Apple.

La preuve avec Thunderbird, le petit frère de Firefox. Depuis des années, Mozilla le maintient en vie malgré une audience confidentielle, et la fondation a décidé de lui offrir une dernière chance. Le client de messagerie va être transféré dans une filiale, MZLA Technologies Corporation, qui financera son développement tout travaillant à sa monétisation.

La fin du collaboratif

Concrètement, MZLA Technologies Corporation est chargée de poursuivre le projet dans sa forme gratuite et open source tout en consolidant sa viabilité à travers des projets de monétisation. « Cette initiative permettra au projet de collecter des revenus par le biais de partenariats et de dons non caritatifs, qui pourront à leur tour être utilisés pour couvrir les coûts de nouveaux produits et services », a déclaré Philipp Kewisch, chef de produit Mozilla. Il faut rappeler que le navigateur Firefox est administré sur le même modèle via la filiale Mozilla Corporation.

Jusqu'à présent, Thunderbird était principalement financé par les dons de sa communauté d'utilisateurs. Après une période critique entre 2015-2016 due au manque d'argent, Mozilla a finalement relancé le développement de son client de messagerie après un sursaut de générosité de ses usagers. « En fin de compte, ce passage à MZLA Technologies Corporation permet au projet Thunderbird d'embaucher plus facilement, d'agir plus rapidement et de poursuivre des idées qui n'étaient pas possibles auparavant », conclut Philipp Kewisch.

"""Aucune version mobile

Est-ce que pour autant cela sauvera Thunderbird ? Le vrai souci de ce « client de messagerie » est que les habitudes des internautes ont changé en 10 ans. D'abord, il y a eu le webmail qui s'est imposé avec Gmail, Hotmail et les autres services. Beaucoup d'internautes n'utilisent carrément plus de logiciels sur leur ordinateur. Autre élément marquant que Thunderbird n'a pas su accompagner : l'essor de la mobilité. Il n'existe toujours pas de version de Thunderbird pour iOS ou Android. C'est évidemment pénalisant. Surtout lorsqu'on regarde les chiffres du marché de l'e-mail et que l'on apprend que 42 % des utilisateurs consultent leurs messages d'abord sur mobile et que l'ordinateur, PC ou Mac, ne représente plus que 18 % (source : Litmus, juillet 2019).

Dans le détail des chiffres, on trouve tout en haut Gmail, un webmail disponible sur ordinateur et mobile, suivi de près par la version mobile de Mail. À eux deux, ils représentent près de 60 % du marché. Outlook, présent dans la suite Office, représente 9 %, et c'est essentiellement des professionnels. Thunderbird est tout en bas avec 0,5 % de part de marché. C'est dire si cette nouvelle orientation est un peu l'opération de la dernière chance.

mail Thunderbird
https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/internet-email-mozilla-tente-operation-derniere-chance-sauver-thunderbird-12508/#xtor%3DRSS-8

Le Sénat vote finalement contre les tests ADN généalogiques

Thu 30 Jan 2020 - 20:49

Nouveau revirement du Sénat : les élus de la chambre haute ont voté finalement ce mardi 28 janvier 2020 l'interdiction des tests ADN généalogiques en France. Avec ce vote, ils sont revenus sur un scrutin précédent qui en avait pourtant accepté le principe.

Dans le mécanisme de fabrication de la loi bioéthique, cet énième épisode signe vraisemblablement l'interdiction définitive de la généalogie génétique en France. Le texte doit repasser devant l'assemblée nationale, et même si les députés ont la possibilité de proposer une nouvelle fois un amendement en faveur des tests ADN, il est peu probable que celui-ci soit adopté.

En effet, le gouvernement et en particulier la ministre de la Santé Agnès Buzyn y sont farouchement opposés, tout comme la majorité des députés qui avaient déjà voté leur opposition à tout assouplissement.

Ce que l'on peut retenir des derniers débats, c'est le peu de compréhension que les politiques ont du sujet, étant à peu près tous persuadés que les tests généalogiques sont la même chose que les tests médicaux. Agnès Buzyn a par exemple dénoncé leur imprécision. Or si les tests médicaux ne peuvent donner que de très vagues indications sur le risque de développer telle ou telle maladie (sauf quelques très rares mutations génétiques déjà connues et identifiées), les tests généalogiques permettent eux d'établir des liens de parenté qui n'offrent aucune contestation. L'exemple de l'ex-roi des Belges forcé de reconnaître sa fille, fruit d'une relation extra-conjugale est à cet égard, édifiant.

La position du sénateur Bruno Retailleau expliquant que les tests ADN peuvent présenter des risques eugéniques montre là encore une incompréhension totale du sujet. Si les tests ADN font courir des risques, ceux-ci sont portent plutôt sur le pillage de données personnelles (des dérives sur lesquelles il suffirait justement de légiférer) et sur la révélation d'informations familiales non désirées. Mais de là à dramatiser et à parler comme le sénateur Loïc Hervé de "familles détruites par ces tests génétiques", combien de familles ont au contraire été "réunies par l'ADN" ?

Les sénateurs ont également ressorti l'éternel argument à deux faces : "La France ne doit pas le faire parce que ses voisins le font...". Difficile de dire si nos voisins ont raison, mais force est de constater que les tests se pratiquent librement chez eux. Et que c'est bien au bénéfice de nos voisins que se développe cette nouvelle économie, construite en partie avec l'argent des dizaines de milliers de Français qui commandent leurs tests en Grande-Bretagne, en Suisse ou aux Etats-Unis.

Généalogie génétique
https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/nouveautes/le-senat-vote-finalement-contre-les-tests-adn-genealogiques

Les coulisses du métier de traducteur ont parfois tout d'un bon thriller | Le Huffington Post

Wed 29 Jan 2020 - 11:36

Alors que le film "Les Traducteurs" sort ce mercredi 29 janvier au cinéma, un (vrai) traducteur livre son analyse du film et nous en dit plus sur sa profession méconnue.
Par Clément Vaillant

CINÉMA - Combien de temps met-il pour traduire un livre? Quelles relations a-t-il avec les écrivains? Comment protège-t-il les manuscrits? Le métier de traducteur est une profession méconnue qui titille notre curiosité. Alors que la profession se retrouve sous les feux des projecteurs avec le film, “Les Traducteurs” au cinéma ce mercredi 29 janvier, Le HuffPost s’est intéressé à ces hommes et femmes de l’ombre.

Traducteur depuis près de 30 ans, Nicolas Richard a pu voir le thriller psychologique de Régis Roinsard. Il a été séduit par les détails précis et crédibles sur sa profession, comme il l’explique dans notre vidéo en tête d’article.

Un scénario inspiré de la traduction d’“Inferno” de Dan Brow

Dans “Les Traducteurs”, neuf professionnels sont enfermés dans le sous-sol d’un château, sans aucun contact avec l’extérieur. Ils ont pour objectif de traduire en simultanée le roman d’un célèbre écrivain le plus vite possible. Mais l’un d’entre eux va faire fuiter les 10 premières pages de l’œuvre sur le Web et menacer de dévoiler l’intégralité de ce qui pourrait être le prochain best-seller. Débute alors une enquête pleine de rebondissements, menée par un Lambert Wilson prêt à tout pour retrouver le coupable.

Pour en arriver à un tel scénario, Régis Roinsard s’est appuyé sur une histoire bien réelle, celle de la traduction d’Inferno, le roman culte de Dan Brown. Afin d’assurer une sortie simultanée dans le monde entier, des traducteurs avaient été enfermés pendant six semaines dans un bunker à Milan, dans le siège de l’éditeur de presse italien Mondadori.

Dominique Defert était le traducteur français présent dans ce bunker en 2013. Il a raconté son voyage au bout de “l’Inferno” dans les colonnes de l’Obs. “Pour vérifier une citation de dix lignes, vous êtes obligé de la recopier à la main sur un calepin, car on vous interdit de circuler avec le texte de Dan Brown”, a-t-il notamment détaillé. “Interdiction aussi de prendre des photos ou de porter un lecteur MP3. À l’entrée du bunker, il y a deux autres vigiles qui notent dans un cahier toutes nos allées et venues.”

De cette histoire, Régis Roinsard a su percevoir le fort potentiel pour une adaptation en fiction. “Je suis tombé sur plusieurs articles autour de la traduction de ce livre”, explique le réalisateur dans les notes de production du film. “Douze traducteurs internationaux avaient été enfermés pour traduire ce roman. Ce qui m’a interpellé et fasciné, c’est qu’un produit culturel nécessite qu’on le protège comme s’il s’agissait de pierres précises. À partir de là est venu le célèbre ‘Et si’ propre à la genèse de toute fiction: ‘et si le livre était volé, piraté malgré toutes les précautions prises? Et si on demandait une rançon pour ne pas le publier sur le net?’ J’avais mon sujet!”

La question de la cyber-sécurité est bien une réalité du métier. Encore plus en 2020, à l’heure du tout numérique. “Il y a des travaux de cryptage assez perfectionnés et nous avons parfois des consignes drastiques comme par exemple l’interdiction d’avoir de connexion internet pendant notre travail”, abonde Nicolas Richard.

Face à ces risques, les maisons d’éditions prennent un maximum de précautions, quitte à revenir au bon vieux manuscrit papier. Nicolas Richard se souvient justement de l’extrême vigilance de l’éditeur de la biographie de Bruce Springsteen. “J’ai été convoqué chez Albin Michel sans savoir ce qu’on allait me proposer et on m’a invité à prendre connaissance du manuscrit dans les locaux. Je disposais de quatre heures pour commencer à lire le texte avant de donner ma décision de le traduire ou non. Il n’était pas question que je parte avec le manuscrit en version numérique ou papier tant que je n’avais pas signé la clause de confidentialité.”

Des détails “très crédibles”

Hormis ce château-bunker bien réel, Nicolas Richard a identifié d’autres détails sur cette profession de l’ombre. On peut par exemple constater que les traducteurs n’ont pas du tout le même rythme ou les mêmes méthodes de travail. “Il y a un grand nombre de profils de traducteurs et on le retrouve bien dans le film”, explique celui qui a notamment traduit les dialogues d’“Inglourious Basterds” de Quentin Tarantino. ”Chacun des personnages incarne un trait de personnalité bien précis. Il y a par exemple celle qui s’identifie au personnage du roman qu’elle traduit, celui qui prend tout ça de haut, car il pense qu’il mérite mieux que de traduire ce genre d’œuvres. Enfin, il y a aussi la traductrice qui rêve de devenir autrice mais qui ne trouve pas le temps d’écrire.”

Pour en arriver à un tel résultat, Régis Roinsard a travaillé avec cinq traducteurs afin d’affiner au maximum les profils de chacun des personnages. “Ma façon d’envisager mon métier c’est d’abord de partir d’une grande documentation qui est un socle pour écrire une fiction parce que j’ai envie que les choses soient les plus incarnées et immersives possible”, ajoute celui à qui l’on doit “Populaire” avec Romain Duris.

La frontière très poreuse entre auteur et traducteur est également abordée avec des références à Marcel Proust. Avant de connaître un immense succès avec ”À la recherche du temps perdu”, l’écrivain avait embrassé une (courte) carrière de traducteur. Il avait d’ailleurs transcrit deux livres du Britannique John Ruskin (“La Bible d’Amiens”, 1904 et “Sésame et les Lys”, 1906). Régis Roinsard y fait référence avec finesse.

Avec “Les Traducteurs”, Régis Roinsard signe un huis-clos déroutant ”à la Agatha Christie” où le coupable n’est clairement pas celui auquel vous pensez...

traduction
https://www.huffingtonpost.fr/entry/coulisses-metier-traducteur-thriller_fr_5e2b22e5c5b6d6767fd36fbb

Macron crée un droit de censure policière sur les sites internet | Jean-Luc Mélenchon

Sun 26 Jan 2020 - 20:37

Mercredi 22 janvier, la majorité LREM a adopté en seconde lecture la proposition de loi Avia visant soi-disant à lutter contre la haine sur internet. En juillet dernier, j’avais défendu une motion de rejet contre ce texte. En effet, derrière des intentions apparement louables, il ouvre la possibilité de pratiques dangereuses sur les réseaux sociaux, notamment la censure privée. Déjà, l’intervention des multinationales du numérique dans la vie politique est une réalité. En 2019, Facebook avait coupé la canal WhatsApp de Podemos en pleines élections générales en Espagne. En 2018, un changement dans l’algorithme de recherche de Google aux Etats-Unis avait pénalisé grossièrement les sites internet de gauche et anti-impérialistes.

Mais la seconde version de ce texte comporte une disposition plus grave encore. Le gouvernement a utilisé ce texte pour donner à la police un pouvoir arbitraire et absolu de censure sur internet. Et cela sans crier gare et en dernière minute ; il a proposé un amendement incroyable. Celui-ci oblige les plateformes numériques à retirer un contenu en moins d’une heure si la police française le demande au nom de la lutte anti-terroriste. Si elle ne le fait pas, la plateforme pourra être fermée administrativement. Evidemment, il revient entièrement à la police de déterminer ce qui est inclus dans la définition du « terrorisme ». On a l’habitude maintenant que ce prétexte soit utilisé pour réprimer des opposants sociaux et politiques. Les dispositions de l’état d’urgence avaient par exemple été largement utilisées pour maintenir assignés à résidence des militants écologistes et syndicalistes.

Avec cette nouvelle disposition adoptée en catimini, la police pourra très facilement faire fermer des sites internets alternatifs. En effet, pour pouvoir répondre en moins d’une heure à ses injonctions à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, il faut une équipe de modérateurs importante. Ce n’est souvent pas le cas pour des petits sites qui n’ont pas de but lucratif. Le régime rétablit donc une forme de censure royale, à travers laquelle le monarque peut du jour au lendemain faire fermer un journal. Tout le monde sait désormais que de tels abus seront vite monnaie courante.

Car sous Macron, l’utilisation de la police à des fins de répression politique est devenu la norme. 10 000 gilets jaunes ont été placés en garde à vue en un an, le plus souvent de manière arbitraire. Des avocats et un bâtonnier ont été arrêtés à l’occasion du mouvement contre la réforme des retraites. Les leaders syndicaux sont harcelés par d’interminables procédures judiciaires.

Comme souvent, le gouvernement a présenté cet amendement en pleine nuit, et sans en avoir parlé à personne avant. Il n’avait pas dévoilé cette intention lors du passage du texte en commission. Heureusement, les députés insoumis Danièle Obono et Alexis Corbière, présents pour étudier le texte ont immédiatement compris et se sont opposés à cet amendement. Les quelques macronistes présents, comme d’habitude, ont adopté sans y réfléchir. La proposition de loi doit encore revenir à l’Assemblée nationale pour son adoption définitive. Elle doit être combattue avec encore plus de force qu’avant. C’est de la défense des libertés publiques fondatrice de la République dont il est question désormais.

censure liberté libertés
https://melenchon.fr/2020/01/23/macron-cree-un-droit-de-censure-policiere-sur-les-sites-internet/

A la recherche des surnoms | Généalogie blog

Sat 25 Jan 2020 - 20:41

A la recherche des surnoms

Posté le 6 juin 2006 dans Non classé | par Stéphane COSSON | Aucun commentaire

Le surnom peut être défini comme un mot ajouté au patronyme d’un individu pour le différencier de ses homonymes. Sa fonction primordiale est donc l’identification. Son choix révèle une connivence culturelle, des comportements sociaux. Il permet de reconnaître celui qui appartient à la même communauté, de distinguer l’étranger.Le groupe choisit le surnom et sa désignation n’est jamais le fruit du hasard. Ainsi, il signifie l’acceptation dans le groupe. Quels surnoms un généalogiste peut-il rencontrer ? Tout d’abord, ce peut être le prénom du père, ou d’un ancêtre marquant, qui n’étant pas courant se fixe : Antoine dit Samuel par exemple. Ce prénom peut permettre aussi de différencier deux branches d’une même famille : Bouteille dit Louis et Bouteille dit Jacques, Louis et Jacques étant deux frères ayant donné chacun une branche. Le surnom peut être en rapport avec une fonction exercée : Hérail dit Cossoul (consul), Soulages dit Diagou (le jeune valet en occitan). Il peut mettre en évidence une particularité, physique ou morale : Montaut dit Chicane, Assié dit Redoundo (le potelé). Il peut enfin rappeler une alliance avec un autre oustal, que celle-ci soit récente ou pas. Le surnom peut même provenir d’un remariage d’un veuf ou d’une veuve avec quelqu’un appartenant à un oustal plus riche que la première alliance. Je m’explique : J’ai trouvé sur la commune de Cadix, dans le Tarn, à la fin du XVIIIe et tout le XIXe siècle le cas d’une famille qui s’appelait Lacroux dit Coutouly. Pas d’alliance entre un Lacroux et une Coutouly. Par contre, en 1711, je trouve le remariage de la veuve de Pierre Lacroux avec Barthélémy Coutouly. Le deuxième époux étant d’un oustal plus riche que le premier, son nom est resté comme surnom pour les enfants du premier lit. Où trouver ces surnoms ? Dans les registres paroissiaux et d’état civil bien sûr, mais pas seulement. Les actes notariés sont aussi une bonne source, de même que le cadastre. La recherche du surnom s’avère toujours compliquée mais, personnellement, je la trouve toujours intéressante et riche d’enseignement.

Généalogie surnoms
http://www.cosson-genealogieblog.fr/2006/06/06/a-la-recherche-des-surnoms/

Souveraineté juridique : la soumission de la France aux lois américaines (2/11)

Tue 21 Jan 2020 - 09:11

Avec le Patriot Act, puis le Cloud Act, la France a perdu une partie de sa souveraineté juridique, balayée par les lois extraterritoriales américaines. Mais une volonté de reconquête se fait désormais jour.

Le constat est implacable, la France a perdu depuis l'instauration par les États-Unis du Patriot Act en 2001 une partie de sa souveraineté juridique. La cause : les lois extraterritoriales américaines, qui ont contraint les entreprises françaises et du monde entier à se soumettre au droit américain grâce à des liens parfois très ténus (paiement en dollars par exemple) avec les États-Unis. En dépit de la loi Sapin 2 de décembre 2016, la France - tout comme l'Europe - n'a jusqu'ici rien pu faire pour s'y opposer vraiment... alors même que les États-Unis se sont servis du droit comme "d'une arme de destruction dans la guerre économique" qu'ils mènent contre le reste du monde, a affirmé le député Raphaël Gauvain, qui a remis en juin 2019 un rapport sur la reconquête de la souveraineté de la France au Premier ministre. Dans un entretien à La Tribune, le député LREM martèle qu'il y a une "véritable instrumentalisation de cette procédure au service de l'économie et des entreprises américaines".

Les entreprises en situation de très grande vulnérabilité

Cette arme juridique a servi à piller leurs alliés traditionnels, notamment en Europe, en ciblant plus particulièrement l'Allemagne et la France. Ainsi, plusieurs dizaines de milliards de dollars d'amendes ont été réclamées par la justice américaine à des entreprises françaises, européennes, asiatiques et sud-américaines au motif que leurs pratiques commerciales, leurs clients ou certains de leurs paiements ne respectaient pas le droit américain. Les entreprises françaises "sont dans une situation de très grande vulnérabilité, les autorités françaises donnant depuis de longues années le sentiment de la passivité et l'impression d'avoir renoncé", a d'ailleurs constaté le rapport Gauvain.

Elles le sont encore plus avec l'instauration du Cloud Act en mars 2018. Car les États-Unis sont passés à la vitesse supérieure en élargissant les prérogatives prévues par le Patriot Act. Le Cloud Act permet légalement aux autorités américaines d'accéder aux données de toute personne ou entreprise liée d'une façon ou d'une autre aux États-Unis, peu importe leur lieu de stockage.
Une atteinte à la souveraineté diplomatique de la France

Longtemps, les enquêtes en matière de corruption active d'agents publics étrangers ont constitué l'élément central qui justifiait l'action extraterritoriale du ministère de la Justice américaine (DoJ). En quelque sorte un paravent éthique. Ce n'est plus aujourd'hui totalement le cas avec la multiplication des sanctions internationales décrétées par Washington, instaurées sans aucune concertation au niveau mondial. Cet unilatéralisme en matière de sanctions économiques et financières a d'ailleurs crû indépendamment de la couleur politique de l'administration américaine. Ou comment soumettre un pays sans envoyer un seul GI risquer sa vie... Résultat, certaines amendes infligées par les États-Unis ont été astronomiques comme celle record de près de 9 milliards de dollars payée par BNP Paribas pour violation des sanctions internationales en contournant entre 2000 et 2010 les embargos imposés par les États-Unis à Cuba, à l'Iran, au Soudan ou à la Libye.

Résultat, d'année en année, la liste des pays coupés du monde augmente par la seule volonté des États-Unis. Au 1er décembre 2018, l'Ofac (Office of Foreign Assets Control), chargé de l'application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier, infligeait 30 régimes ou programmes actifs de sanctions à presque autant de pays, régimes ou types d'organisations à travers le monde. Pourtant, les divergences stratégiques entre l'Europe et les États-Unis au sujet de la politique de sanctions internationales n'ont jamais été aussi grandes. C'est le cas notamment sur le dossier iranien bien avant l'assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani par les Etats-Unis, qui a embrasé le Moyen Orient. Ainsi, le constructeur PSA, qui avait investi 350 millions d'euros en Iran, a été obligé de tirer un trait sur environ 450.000 voitures immatriculées par an. Soit quasiment 15% de ses volumes mondiaux. Une telle situation est intolérable pour un pays comme la France, qui souhaite - en principe - mener une politique internationale non alignée à celle des États-Unis en tant que membre permanent au Conseil de l'ONU, et va très clairement à l'encontre de sa souveraineté diplomatique.
La France réfléchit à casser les lois extraterritoriales américaines

Toutefois, ni la France ni l'Europe n'ont, pour l'heure, les moyens juridiques de réagir de manière efficace à des sanctions internationales prises par les États-Unis, qui n'iraient pas dans le sens de leurs intérêts. "Notre environnement juridique mérite d'être adapté au rapport de force qui s'engage actuellement avec certains de nos partenaires, tentés par une application extraterritoriale de leur droit", a d'ailleurs reconnu devant le Sénat la secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale Claire Landais. Mais comment la France peut-elle reconquérir sa souveraineté juridique ? Près de vingt ans après le Patriot Act et plusieurs rapports alarmistes tombés dans l'oubli par un incroyable manque de volonté politique (rapports Urvoas et Lellouche-Berger notamment), l'État français et l'Europe y travaillent enfin.

Le rapport Gauvain participe donc enfin à cette prise de conscience, qui devrait logiquement trouver un prolongement législatif en 2020. Avec un leitmotiv puissant, celui de laisser la naïveté des États au vestiaire face aux impératifs de souveraineté, comme le soulignait au Sénat en mai dernier Thierry Breton, alors encore PDG d'Atos et aujourd'hui commissaire européen.

Des avis juridiques trop peu protégés

Dans ce contexte, "le gouvernement et les administrations travaillent sur des textes", assure-t-on à La Tribune. Ainsi, sous l'impulsion de Matignon, un groupe interministériel (ministères de l'Économie, de la Justice et des Affaires étrangères) "a amorcé une réflexion sur la base du rapport de Raphaël Gauvain, afin d'actualiser la loi de 1968, dite de blocage", a précisé en septembre au Sénat la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Cette loi était censée imposer aux autorités administratives et judiciaires étrangères, souhaitant se faire remettre des informations stratégiques détenues par des entreprises situées en France, de passer par le canal de la coopération. Mais cette loi a été piétinée par les États-Unis.

La France réfléchit aussi à la création d'un statut particulier pour les avocats en entreprise afin de protéger les précieux avis juridiques. Car elle est l'une des rares grandes puissances économiques à ne pas préserver la confidentialité des avis juridiques en entreprise. Cette lacune fragilise les sociétés françaises et "contribue à faire de la France une cible de choix et un terrain de chasse privilégié pour les autorités judiciaires étrangères, notamment les autorités américaines", a fait valoir Raphaël Gauvain dans son rapport.
Face au Cloud Act, l'arme du RGPD

Pour le ministre de l'Intérieur, la reconquête de la souveraineté passe par la montée en puissance de l'euro : "La véritable solution, c'est notamment d'avoir une monnaie européenne suffisamment puissante pour que les entreprises européennes puissent travailler à travers le monde sans utiliser le dollar. Il faut raisonner de la même manière au sujet du cloud et, plus largement, pour l'ensemble de nos outils". Mais le chemin sera trop long pour imposer l'euro dans les transactions internationales.

Pour se faire respecter des États-Unis, la confrontation passe surtout par le strict respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) afin de contrer le Cloud Act. Car "l'Europe a réussi avec le RGPD à créer, sans le vouloir, un instrument à portée extraterritoriale qui défend nos valeurs", a souligné en juillet 2019 le président de la Fédération Syntec, Laurent Giovachini. "Le RGPD a instauré un cadre juridique ambitieux et puissant", a d'ailleurs fait observer en juillet dernier la présidente de la Cnil, Marie-Laure Denis. Le RGPD a vocation à s'appliquer à un marché économique de plus de 500 millions de personnes auquel les acteurs du numérique s'intéressent.

"Dans la perspective de tels conflits de normes, il est essentiel pour rester crédibles de pouvoir leur opposer des outils comme le RGPD ou une loi de blocage rénovée, a estimé Claire Landais. Ces textes normatifs auront, d'une part, un effet incitatif dans les négociations qui doivent s'engager entre États et, d'autre part, un effet dissuasif sur les sociétés étrangères concernées, exposées au risque d'être en infraction avec nos normes". Le RGPD interpelle déjà les entreprises américaines, comme s'en est aperçue Marie-Laure Denis : "J'ai pu constater à quel point les entreprises américaines étaient intéressées par l'affirmation européenne d'une législation extraterritoriale". Car quoi qu'il arrive, les États-Unis ne respecteront que l'épreuve de force. La France semble y être prête, mais l'Europe des 28 le veut-elle ?
Michel Cabirol

RGPD USA
https://www.latribune.fr/economie/france/souverainete-juridique-la-soumission-de-la-france-aux-lois-americaines-2-13-836793.html

Var : il envoie sa facture au département après avoir abîmé sa voiture sur un dos-d'âne - Capital.fr

Tue 21 Jan 2020 - 08:11

Selon cet automobiliste, ce ralentisseur est illégal et il souhaite que le département lui rembourse les 2.500 euros que lui ont coûté les réparations.

"Ce n’est pas normal que les règles ne soient pas respectées." Interrogé sur France Bleu Provence, qui révèle cette affaire, Kévin Marchal ne décolère pas. Cet automobiliste de 21 ans a abîmé sa Mercedes en passant sur un dos-d’âne à Hyères, dans le Var. De quoi lui occasionner 2.500 euros de réparation sur son véhicule. Mais il n’a pas l’intention de les payer lui-même : il a envoyé un courrier au Conseil départemental du Var en joignant la facture du garagiste. Pour lui, c’est à l’administration de régler la note (ou plutôt de lui rembourser ici), car elle est propriétaire de la voie où ce ralentisseur, qui serait hors-la-loi, se trouve.

Kevin Marchal a raconté son accident à France Bleu : "Vers 22h, j'emprunte la montée du Thouar en direction de l'avenue 83. Je vois le panneau "30", je ralentis mais je ne vois absolument pas le dos-d'âne. Les marquages au sol sont effacés, il n'est pas éclairé. Il y a un gros choc avec un gros bruit métallique puisque tout le soubassement de ma voiture frotte sur le ralentisseur", a-t-il expliqué, ajoutant que "le pare-chocs, le tube d'échappement a été arraché ainsi que le carter de boîte de vitesse". Selon lui, ce dos-d’âne serait illégal : il mesurerait 26 centimètres de haut, alors qu’un décret de 1994 fixe leur hauteur maximale à 10 centimètres.

Lire aussi - Une association d’automobilistes part en guerre contre les dos-d’âne

Ce n’est pas le premier à s’en prendre au Conseil départemental du Var concernant des ralentisseurs "hors-la-loi". L’association "Pour une mobilité sereine et durable" a décidé d’attaquer en justice l’administration ainsi que la ville de Toulon à ce sujet : 700 ralentisseurs ne respecteraient par la loi dans le département, tout comme 800 dans la métropole de Toulon. Les ralentisseurs de type dos-d’âne ne doivent pas faire plus de 10 centimètres de haut et 4 mètres de longueur, et ne peuvent être implantés que sur une route ponctuellement limitée à 30 km/h ou dans une zone 30, occuper toute la chaussée et être indiqués par trois triangles blancs sur la partie montante. Le Conseil départemental du Var n’aurait en tout cas pas encore répondu à cet automobiliste en colère.

ralentisseurs
https://www.capital.fr/economie-politique/var-il-envoie-sa-facture-au-departement-apres-avoir-abime-sa-voiture-sur-un-dos-dane-1360150

Privé de Google Maps, Huawei jette son dévolu sur TomTom - Tech - Numerama

Tue 21 Jan 2020 - 07:21

Du fait de la bataille commerciale entre Washington et Pékin, Huawei ne peut pas proposer l'écosystème logiciel de Google dans ses nouveaux smartphones. Le groupe chinois a donc dû trouver une parade, en signant un accord avec la société néerlandaise TomTom pour remplacer Google Maps.

C’est un effet très visible de la guerre commerciale qui se joue entre les États-Unis et la Chine et dont Huawei est une victime indirecte. Parce que Washington a décrété que l’entreprise chinoise constitue une menace pour la sécurité nationale, ses homologues aux USA ne peuvent plus faire des affaires librement avec elle. Ainsi, les smartphones à venir de Huawei doivent composer sans les services de Google.

Concrètement, cela veut dire que les nouveaux modèles de Huawei ne peuvent plus avoir accès à des applications qui sont entrées dans les usages quotidiens d’un très grand nombre de mobinautes, qu’il s’agisse de Gmail pour le courrier électronique, YouTube pour le visionnage de vidéos ou bien Maps pour bénéficier d’une solution de cartographie pour se repérer dans l’espace.

Ayant perdu l’accès à l’écosystème logiciel de Google, le géant chinois des télécoms doit changer de fusil d’épaule. Une première réponse est arrivée l’an dernier, avec le souhait de Huawei de bâtir un environnement libéré de futurs coups du sort de ce genre. Signe de ce plan, certains terminaux récents de la marque n’intègrent plus aucun composant d’origine américaine.

Huawei signe avec TomTom

Depuis, une autre réponse a émergé : celle des partenariats avec des fournisseurs tiers, qui ne sont pas américains. Le 17 janvier, Huawei a annoncé un partenariat avec TomTom, une société néerlandaise bien connue du grand public pour ses systèmes de navigation GPS, à accrocher à l’intérieur de la voiture ou à télécharger sur son smartphone, notamment sur ceux fonctionnant avec… Android.

Selon un porte-parole du groupe, le deal entre TomTom et Huawei n’est pas tout à fait récent — il était toutefois tenu secret, pour une raison qui n’a pas été donnée. Les détails financiers de cet accord ne sont pas non plus précisés, mais ils sont vraisemblablement favorables à TomTom, qui va de fait bénéficier de l’exposition de son partenaire — qui est l’un des principaux fabricants de smartphones — pour toucher davantage de clients.

Une alternative qu’aurait pu envisager Huawei, c’est OpenStreetMap. Il s’agit d’une sorte de Google Maps, mais reposant sur une base de données libre et coopérative. D’autant que Huawei a les moyens d’investir dans le développement du projet pour combler ses éventuels manques, en y déployant des ressources. Peut-être cela aurait-il été plus économique, d’ailleurs, qu’un deal avec TomTom.

Cela étant, peut-être que pour des questions évidentes de calendrier, Huawei avait surtout à cœur d’aller vite et la solution de TomTom s’avérait peut-être un choix plus judicieux pour pouvoir proposer tout de suite une alternative à Google Maps. Après tout, TomTom reste un outil de cartographie de bonne facture, en témoigne sa présence comme logiciel embarqué dans certains véhicules de premier plan.

Google Huawei Tomtom
https://www.numerama.com/tech/600550-prive-de-google-maps-huawei-jette-son-devolu-sur-tomtom.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=600550

PHOTOS. 2.200 inscrits en un seul week-end... La nouvelle médiathèque de Toulon déjà adoptée - Var-Matin

Tue 21 Jan 2020 - 07:03

Le dernier jour des portes ouvertes a été l’occasion d’un afflux de visiteurs (lecteurs ou pas) dans la nouvelle médiathèque. Quelque 2.200 nouveaux inscrits en un seul week-end!

Temps gris ou pas, les Varois se sont déplacés en masse à Chalucet pour découvrir la nouvelle médiathèque et la chapelle voisine qui constituent l’épicentre du nouveau écoquartier.

Il est vrai que c’est un cas unique en France. Lorsqu’on quitte l’autel préservé du lieu de culte, on peut accéder directement, par une porte située sur le côté, à l’intérieur de la médiathèque.

Là, des milliers de visiteurs se sont éparpillés entre le café culturel (au rez-de-chaussée), le coin enfants (avec bandes dessinées à foison), la bulle des contes (à l’abri de la foule) et les immenses allées des étages avec des livres et documents à perte de vue.

Fourmilière...

"Il y en a 70.000 au total, rassemblés en un même lieu. Dix mille ouvrages étaient entreposés à l’école des Beaux Arts et, compte tenu du déménagement de l’école à Chalucet, le fond a été rapatrié ici", explique Laurence, chargée du rayon, dans la plus belle aile du bâtiment.

Tout l’art contemporain est là mais seuls les élèves toulonnais peuvent emprunter les livres. Mais, sur place, tout le monde peut les consulter, installé sous les poutres en bois magnifiques de l’ancien site Chalucet. Les poutres ont été conservées et intégrées à leur nouvel environnement. Riche idée!

Les ouvrages sont classés par auteurs et par thèmes.

Partout ailleurs c’est une fourmilière et chacun cherche son support culturel préféré: livres (romans, fiction, histoire...), image et son (CD ou DVD à découvrir dans des fauteuils de visionnage), cinérama, salle de jeux vidéo et auditorium de 122 places.

On entre et on sort par différentes portes. Sans contraintes et en toute sécurité.

A noter que la médiathèque Chalucet sera ouverte du mardi au samedi toute la journée, le vendredi jusqu’à 21 heures... et même le dimanche, de 14 à 18 heures.

culture m&di&thèque Toulon
https://www.varmatin.com/vie-locale/photos-2200-inscrits-en-un-seul-week-end-la-nouvelle-mediatheque-de-toulon-deja-adoptee-449246

Voiture électrique : sur autoroute, le plein d’électricité va couter plus cher que le plein d’essence !

Mon 20 Jan 2020 - 09:04

Ionity a décidé de changer les règles du jeu. Le réseau européen de recharges ultra-rapides, financé entre autres par Audi et Mercedes, va changer sa grille tarifaire. Et le prix du plein va exploser.

Exit le forfait fixe de 8 euros. Pour recharger sa voiture électrique sur autoroute, Il faudra désormais payer au kilowattheure consommé et la facture finale devrait être bien plus salée. Il en sera ainsi sur les bornes de recharge Ionity, sur l’ensemble du réseau européen. L’opérateur a décidé de changer ses prix à partir du 31 janvier prochain et facturera à l’énergie consommée, soit 0,79 euro par kilowattheure (kWh). Avec 202 bornes déployées à travers l’Europe et un objectif de 400 stations avant la fin 2020, Ionity est l’un des principaux acteurs de la recharge de voitures électriques. En France, le service, co-financé par certains constructeurs majeurs tels que Ford, BMW Mercedes ou encore le groupe Volkswagen, compte 40 stations, toutes sur des aires d’autoroute. À ce titre, il est l’un des principaux pourvoyeurs d’énergie pour les propriétaires de véhicules zéro émission et un passage obligé lorsqu’on souhaite entreprendre de longs trajets en voiture électrique. Cependant, la donne pourrait changer.

Ionity - Charger la batterie de 95 kW de l'Audi e-Tron coûtera 75 euros sur le réseau Ionity.

En effet, au lieu des 8 euros forfaitaires payés jusqu’ici, un automobiliste qui souhaiterait recharger 100 kWh devra s’acquitter d’un facture de près de 80€. Pour une voiture électrique consommant en moyenne 20 kWh/100 km, le prix du kilomètre parcouru passe à 0,16 euros alors qu’il oscille entre 2 et 3 centimes dans le cadre d’une recharge à domicile.

Rouler en Zoé coutera plus cher qu'en Clio

Prenons, par exemple, le cas d’une Renault Zoé, dont la consommation moyenne est estimée justement à 20 kWh/100 km. Si l’on applique les nouveaux tarifs de Ionity, il en coûtera 15,80 euros à son propriétaire pour parcourir 100 km. Le même trajet dans un véhicule thermique équivalent, une Clio par exemple, revient à moins de 10 euros pour 100 km si l’on prend pour référence un prix du carburant de 1,50 euro/l et une consommation théorique de 6,0l/100 km. C’est donc un fait, le plein d’électricité sur autoroute coûtera plus cher que le plein d’essence ou de diesel.

Cette augmentation pour le moins surprenante, Marcus Groll, vice-président de Ionity, la justifie par la qualité de « service unique » et la « puissance inédite » des bornes de recharge de son réseau. Et pour cause, les installation Ionity sont capables de délivrer jusqu’à 350 kW ou six véhicules simultanément à 200 kW. Conscient que l’annonce risque de troubler les consommateurs, le réseau indique également réfléchir à d’autres niveaux de tarification, comme un tarif préférentiel pour les utilisateurs réguliers. Le représentant du réseau conclut en affirmant avoir « voulu envoyer le message que la recharge à grande vitesse sera plus cher que les autres options ». C'est effectivement très clair.

voiture-électrique écologie énergie
https://www.01net.com/actualites/voiture-electrique-sur-autoroute-le-plein-d-electricite-va-couter-plus-cher-que-le-plein-d-essence-1842410.html

L'ancien Levothyrox disparaîtra des pharmacies en septembre | Le Huffington Post

Thu 9 Jan 2020 - 22:39

e laboratoire Merck, producteur d’Euthyrox (le nom sous lequel est vendue l’ancienne formule du Levothyrox), ne fournira plus la France à partir de la rentrée 2020.

AFP

L'ancien Levothyrox disparaîtra des pharmacies en septembre (photo
Emmanuel Foudrot / Reuters
L'ancien Levothyrox disparaîtra des pharmacies en septembre (photo d'illustration)

SANTÉ - La fin de l’ancien Levothyrox a été repoussée à plusieurs reprises, mais cette fois semble être la bonne: cette version du médicament ne sera plus vendue en France à partir de septembre, après avoir été temporairement distribuée aux patients mécontents du changement de formule en 2017.

“Cela avait été reporté plusieurs fois, à fin 2018 puis à fin 2019, mais là, la date butoir semble bien actée”, a réagi auprès de l’AFP Beate Bartès, de l’association de patients Vivre sans thyroïde, qui a désormais “assez peu d’espoir”.

L’annonce a été faite par le ministère de la Santé après la septième réunion du comité de suivi sur ce médicament pour la thyroïde, dont le changement de formule avait été accusé par des milliers de patients de provoquer des effets indésirables (maux de tête, insomnies, vertiges...).
“Un arrêt définitif”

“Le laboratoire (Merck) producteur d’Euthyrox (nom sous lequel est vendue l’ancienne formule du Levothyrox, ndlr) a informé les autorités sanitaires de la fin de distribution de ce produit en France en septembre 2020”, a indiqué le ministère dans un communiqué.

“La décision a été prise conjointement avec le ministère”, a précisé à l’AFP Valérie Leto, pharmacien responsable de Merck France. Le laboratoire se dit incapable d’assurer l’approvisionnement au-delà: “C’est vraiment un arrêt définitif”.

Selon le ministère, “plus de 110.000 patients sont traités par Euthyrox, soit 3,7% des 3 millions de patients traités par lévothyroxine”, la substance active de ce médicament pour la thyroïde.

Mais selon Merck, ce chiffre, qui date du troisième trimestre 2019, est “obsolète”: “Selon les derniers chiffres en notre possession, environ 88.000 patients sont actuellement sous Euthyrox”.
Cinq concurrents disponibles

A l’inverse, Bartès juge que ce nombre pourrait monter à 150 voire 200.000 patients, en comptant ceux qui s’approvisionnent à l’étranger.

La polémique autour du Levothyrox a éclaté en 2017 après le changement de formule, qui concernait certains des excipients du médicament (et pas la substance active). Son objectif, selon le laboratoire: renforcer la stabilité du produit.

Les protestations des patients mécontents ont poussé le gouvernement à demander fin 2017 l’importation de l’ancienne formule (sous le nom d’Euthyrox), ainsi que l’arrivée sur le marché de produits concurrents du Levothyrox, jusque-là en situation de quasi-monopole.

Cinq sont disponibles à ce jour (L-thyroxin Henning, Thyrofix, L-thyroxine SERB, TCAPS et TSOLUDOSE, les deux derniers n’étant pas remboursés). Selon les chiffres officiels, le marché est dominé par la nouvelle formule du Levothyrox (76% des patients), suivie du L-thyroxin Henning (19%).

La liste des endroits où l’ancien Levothyrox est toujours disponible se réduit: en comptant la France, premier à avoir sauté le pas, quinze pays d’Europe sont aujourd’hui passés à la nouvelle formule, selon Merck. C’est pourquoi l’Euthyrox, précédemment importé d’Allemagne, l’a été de Russie fin 2019.
Pas de “problèmes de santé graves”

“A terme, il est prévu qu’au niveau mondial, l’ancienne formule soit remplacée par la nouvelle, en fonction des décisions et des autorisations que nous recevrons des autorités”, a souligné Mme Leto.

Le ministère de la Santé publiera en février des recommandations destinées aux médecins, pharmaciens et patients “pour les accompagner dans tout changement” de traitement.

Selon une étude menée sur plus de deux millions de patients, publiée en juin par l’Agence du médicament ANSM, le passage à la nouvelle formule du Levothyrox n’a pas engendré de “problèmes de santé graves”.

D’après les rapports de pharmacovigilance de l’ANSM, 31.000 signalements d’effets indésirables ont été déposés entre mars 2017 et avril 2018. Les associations assurent que davantage de malades sont concernés.

L’affaire fait en outre l’objet de procédures judiciaires. Au pénal, elle est instruite par le pôle santé du tribunal de Marseille.

Au civil, le procès en appel a eu lieu mardi à Lyon et la décision a été mise en délibéré au 9 avril. Ce procès oppose Merck à quelque 3.300 malades, qui l’accusent de les avoir mal informés lors du changement de formule. En première instance, les plaignants avaient été déboutés.

lévothyrox
https://www.huffingtonpost.fr/entry/lancien-levothyrox-disparaitra-des-pharmacies-en-septembre_fr_5e165f0ac5b61f701948cdee

Le Sénat vote l'autorisation des tests ADN généalogiques

Thu 9 Jan 2020 - 21:57

C'est la surprise au Sénat, la Commission spéciale sur la bioéthique a voté hier un amendement qui pourrait ouvrir la voie aux tests ADN généalogiques en France, alors même que l'Assemblée nationale avait rejeté cette idée après des débats assez vifs en octobre dernier.

L'amendement prévoit que "l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne peut être entrepris à des fins de recherche généalogique, en vue de rechercher d'éventuelles proximités de parenté ou d'estimer des origines géographiques".

Les sénateurs ont assorti cette autorisation à plusieurs conditions : le consentement de la personne doit évidemment être recueilli préalablement, l'examen ne peut donner lieu à la délivrance d'informations à caractère médical et ne peut faire l'objet d'une prise en charge par l'assurance maladie.

Pour la Commission, ces examens génétiques entrepris à des fins de recherche généalogique doivent se conformer à un référentiel de qualité établi par l'Agence de la biomédecine. Une attestation de conformité devra être obtenue par les opérateurs selon une procédure digne de Kafka : un décret en Conseil d’État devra en préciser les modalités, selon l'avis de l'Agence de la biomédecine et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, avant que l'attestation de conformité ne soit transmise à l'Agence de la biomédecine...

Cette procédure est destinée à sécuriser le traitement des données et à s'assurer que les labos et opérateurs commerciaux respectent quelques engagements. Les clients devront "recevoir une information rédigée de manière loyale, claire et appropriée". On devra également leur expliquer "les limites et les risques associés à la révélation d'éventuelles proximités de parenté ou d'origines géographiques jusqu'alors inconnues".

Le client aura également la possibilité de révoquer son consentement à tout moment à la réalisation de l'examen, à la communication du résultat de l'examen, à la conservation de l'échantillon ainsi qu'au traitement, à l'utilisation et à la conservation des données issues de l'examen. Ses échantillons et données devront être détruits sur demande à l'opérateur "dans un délai raisonnable".

Les sénateurs ont voulu aussi encadrer l'exploitation des données génétiques des clients. Impossible qu'un opérateur exige la communication de ces données génétiques pour par exemple conclure un contrat d'assurance, souscrire à une mutuelle de santé, signer un crédit, un financement ou tout autre contrat.

Enfin, les données génétiques des généalogistes ne pourront pas servir à des actions "visant à établir ou infirmer un lien de filiation ou de parenté, ou à faire valoir un droit patrimonial ou extra-patrimonial". Méconnaître ces dispositions ferait encourir aux opérateurs un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Un autre amendement a également été voté, conséquence directe de l'adoption du premier : puisque les tests génétiques sont autorisés, il n'est plus nécessaire d'en interdire la publicité, comme l'avaient voté les députés lors du débat à l'Assemblée.

Quand à savoir si les tests ADN seront réellement autorisés en France, il est un peu tôt pour le dire. La Commission spéciale sur la bioéthique a voté certes deux amendements favorables, mais cela ne préjuge en rien des débats qui vont se tenir à partir de la semaine prochaine. Ils pourraient remettre en question cette autorisation.

Et puis le texte sera revu à l'Assemblée, mais pour revenir sur cette autorisation, dans le cas où le Sénat la confirmerait, il faudrait que les députés initient un nouvel amendement pour révoquer les amendements du Sénat. Le chemin avant l'autorisation des tests ADN en France est donc désormais tracé, mais il est semé d'embûches...

Généalogie génétique
https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/nouveautes/le-senat-vote-l-autorisation-des-tests-adn-genealogiques

Interrogée, la communauté Wikipédia française rejette massivement l'écriture inclusive - Société - Numerama

Wed 8 Jan 2020 - 22:27

Jusqu'au 5 janvier 2020, les bénévoles de Wikipédia pouvaient exprimer leur opinion sur l'usage de l'écriture inclusive. Les résultats ne vont pas dans le sens de l'inclusivité.

La version française de Wikipédia devrait-elle laisser plus de place à l’écriture inclusive ? Et si oui, quelle forme faudrait-il lui donner, puisqu’il existe plusieurs manières de faire ? Ce sont sur ces questions que les bénévoles de l’encyclopédie en ligne étaient invités à se positionner au cours d’une consultation qui s’est ouverte le 1er décembre et achevée le 5 janvier.

Il ressort de cette enquête que les internautes contribuant régulièrement aux articles du site (seules les personnes ayant un compte comptabilisant au moins 50 éditions avant le 29 octobre 2019 étaient autorisées à participer, pour éviter des coups de force extérieurs dans un sens comme dans l’autre) sont globalement conservateurs sur les règles d’écriture.
La communauté active de Wikipédia France n’approuve majoritairement pas l’écriture inclusive. // Source : Pixabay

Six propositions d’écriture inclusive, ou épicène, étaient proposées :

  • Les termes englobants : « le personnel d’une société » plutôt que « les salariés d’une société » ;
  • La double flexion : « les joueurs et les joueuses de tennis » plutôt que « les joueurs de tennis » ;
  • L’accord en genre des noms et titres de fonction : « la cheffe de service », si c’est une femme ;
  • L’accord de proximité ou de la majorité : « le policier et la policière sont intervenues » au lieu de « le policier et la policière sont intervenus » ;
  • La typographie : « salarié.e.s », « salarié·es », « salarié(e)s », pour ne citer que trois choix d’écriture parmi d’autres ;
  • Les termes non-binaires conçus pour présenter le masculin et le féminin en même temps : « iel », « celleux » ou encore « contributeurice » ;

Des propositions mieux acceptées que d’autres

Dans le détail toutefois, les propositions ont reçu un accueil très différent selon leur énoncé. Si les propositions les plus avancées (usage de la typographie dans les termes eux-mêmes ou utilisation de mots inventés non-binaires) ont reçu l’opposition la plus marquée, avec à chaque fois plus de 75 % de votes négatifs, d’autres qui ne bousculent pas les règles du français sont mieux acceptées.

Ainsi, il n’y a pas eu de majorité absolue contre la proposition des termes englobants. Seuls un peu moins de 44 % des votants l’ont refusée. Les autres se partagent entre les avis positifs (un peu plus de 34 %), les appels à la tolérance (17 % environ) et les votes neutres (un peu moins de 5 %). Ce sont à peu près ces ordres de grandeur que l’on retrouve pour la troisième proposition, à savoir la féminisation des noms et titres.
Il convient toutefois de signaler que même si une ou plusieurs propositions avaient été approuvées pendant cette consultation, cela n’aurait pas forcément changé grand-chose en pratique pour la version française de Wikipédia. Il s’agissait surtout de prendre la température de la communauté sur un sujet qui existe aussi bien dans l’encyclopédie que dans la société, y compris dans l’administration ou dans les rédactions.

Comme l’explique la page décrivant les sondages organisés sur Wikipédia, ceux-ci « ne sont pas des prises de décisions et sont juste là à titre indicatif ». Cela étant, s’il existe une forte tendance dans un sens ou dans un autre, la communauté peut estimer qu’il y a consensus et envisager alors de revoir ses règles de participation à l’encyclopédie en ligne. Cela veut dire aussi que l’écriture inclusive n’est pas interdite strico sensu.

Il est tout à fait possible de rédiger des articles en écriture inclusive, du moins si ce sont les formes les plus courantes qui sont utilisées, c’est-à-dire celles qui sont le mieux acceptées, comme les termes englobants, la double flexion et l’accord en genre des noms et titres de fonction. En revanche, les autres formes d’écriture, moins fréquentes et pouvant être vues comme plus radicales, risquent d’aboutir à des guerres d’édition si elles sont employées.

Un sondage qui interroge la place des femmes dans Wikipédia

Quoiqu’instructif, le sondage conduit par Wikipédia souffre évidemment d’un biais : il est établi depuis longtemps que les hommes sont les premiers contributeurs, et de loin, sur Wikipédia. Les femmes représentent une minorité. En 2013, selon les chiffres fournis au Wall Street Journal par Jimmy Wales, le fondateur de l’encyclopédie libre et gratuite, on comptait 87 % d’hommes parmi les bénévoles.

Six ans plus tard, la situation n’a, selon les quelques recherches qui existent sur le sujet, pas franchement évolué. Fin 2019, Katherine Maher, la directrice de la fondation Wikimédia depuis 2016, structure qui encadre Wikipédia, indiquait au Guardian que selon les estimations de son équipe, les femmes représentent toujours à peine entre 15 et 20 % de la totalité des bénévoles du projet.

De façon mécanique, ce faible contingent féminin est moins susceptible de pouvoir faire valoir des projets qui le touche — ce qui est typiquement le cas de l’écriture inclusive, qui permet de rendre visibles les femmes au fil du texte –, et cela même si toutes les femmes ne sont pas forcément pour cette manière de rédiger, et les hommes forcément contre. Ce n’est en tout cas pas représentatif de la distribution démographique et les résultats tendent à montrer que les hommes ont voté contre.

En 2013, Sue Gardner, l’ancienne directrice de la fondation, avait émis une liste de pistes expliquant la rareté des femmes sur Wikipédia : atmosphère générale trop misogyne, fonctionnement trop conflictuel, comportements sexistes de certains internautes, froideur des rapports sociaux sur le site, manque de confiance en soi, crainte de voir ses éditions être rejetées, manque de temps, complexité de l’interface et difficulté à être interpellé en tant qu’homme, si le sexe n’est pas connu.

Si le lien de causalité n’est pas nécessairement établi, force est de remarquer que la faible présence des contributrices (ou la surreprésentation des hommes) a peut-être un rôle dans un certain nombre de constats qui ont été faits au fil des années, comme le fait que les biographies de personnalités féminines sont moins nombreuses (mais un projet tente de renverser la vapeur) et qu’elles sont plus souvent débattues.

Wikipédia écriture-inclusive
https://www.numerama.com/politique/598073-interrogee-la-communaute-wikipedia-francaise-rejette-massivement-lecriture-inclusive.html#utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=598073

Geneanet, un site contributif, collaboratif et freemium - Geneanet

Wed 8 Jan 2020 - 22:01

Nous avons régulièrement des questions sur l'intérêt de participer à Geneanet en y contribuant ou en prenant l'abonnement Premium. En cette nouvelle année, il nous paraît important de rappeler les principes qui régissent le fonctionnement de Geneanet avec son modèle original et de répondre à certaines de vos interrogations.
Comment fonctionne Geneanet ?

Geneanet repose sur trois piliers : contributif, collaboratif et freemium.

Geneanet est la plus grande communauté francophone de généalogistes adeptes de l’entraide et du partage. C’est un site recensant près de sept milliards d’informations provenant des contributions de ses membres, de projets collaboratifs et de partenaires.

Le côté contributif concerne tous les arbres généalogiques et les documents associés (photos, actes, etc). Cela représente 1,1 million d’arbres généalogiques hébergés pour près d’1,3 milliard d’individus.

Le côté collaboratif concerne également les nombreux projets que Geneanet soutient, par exemple, les tombes (Sauvons nos Tombes), les relevés (Livres d’Or, tables de mariage du XIXe, Matricules Napoléoniens, recensements) ou encore les registres en ligne (Projet Notaires, Au delà de l’État-Civil). Ce sont également des projets originaux comme « Hier et aujourd’hui » et dernièrement « Mémoire des lieux ».

On peut actuellement consulter plus de 2,5 millions de tombes, 22 millions d’images sur les registres en ligne et plus de 96 millions d’individus indexés dans les relevés collaboratifs.

Le site supporte de fortes contraintes avec plus de 100 millions de requêtes par jour, 5 millions de visiteurs par mois, 260 To de stockage redondant sur une soixantaine de serveurs de haute capacité répartis sur plusieurs sites.

Tous ces services sont développés et maintenus grâce à une équipe d’une trentaine de passionnés basée à Paris.

Geneanet est un site « freemium »

Geneanet repose autour d’un modèle “freemium” qui combine un site gratuit avec une offre Premium.

Chaque utilisateur profite d’une offre gratuite très fournie. Cette offre donne la possibilité de construire son arbre, sans limitation du nombre d’individus, sans restriction dans sa consultation, sans aucune publicité et avec de nombreux outils de personnalisation, d’impression ou d’alertes. Contrairement à d’autres sites, vous n’êtes pas obligé de prendre un abonnement payant pour consulter les autres arbres et en contacter les auteurs. Cette offre comprend un moteur de recherche par nom/prénom/lieu.

L’offre gratuite comprend également l’accès à tous les contenus provenant de nos membres. Tout ce qui est mis en ligne de façon contributive par les membres reste accessible librement par l’ensemble des membres de Geneanet.

Geneanet propose également une offre Premium, qui comprend notamment des critères complémentaires de recherche (conjoint, parents, variantes orthographiques, autour d’un lieu géographique), un système de comparaison automatique entre son arbre et toute la base Geneanet (les correspondances et “Comparer mon arbre”), un système sophistiqué d’alertes par e-mail pour ne rien manquer des nouvelles informations arrivant chaque jour sur le site, une bibliothèque numérique indexant plus de 3 milliards d’individus dans des ouvrages variés, l’accès aux relevés des associations généalogiques partenaires de Geneanet et une assistance personnalisée.

Geneanet, un site collaboratif gratuit grâce au Premium

L’entraide, le partage et les projets collaboratifs font partie des fondamentaux de Geneanet. C’est ce qui constitue une grande partie de son attrait.

Quand vous prenez un abonnement Premium, ce n’est pas seulement pour les services et contenus réservés au Premium que vous souscrivez. Vous permettez également grâce à votre abonnement de développer la partie gratuite du site.

C’est assez paradoxal : les abonnés Premium payent pour que Geneanet reste un site ouvert et gratuit.

En prenant un abonnement sur Geneanet, il ne s’agit donc pas uniquement d’accéder aux fonctions Premium et aux contenus des partenaires, mais également de permettre l’existence du modèle original décrit ci-dessus.

L’ancêtre du service Premium s’appelait le “Club Privilège”. Nos premiers abonnés avaient au début très peu d’avantages. Ils l’ont fait principalement pour préserver la gratuité du site.

Il nous paraît important de rappeler ces racines. Depuis plus de 23 ans, nous sommes fiers d’avoir réussi à préserver cet équilibre avec un esprit d’entraide toujours renforcé.

En conclusion, vous faites tous partie d’une seule communauté d’entraide et de partage. Quel que soit votre niveau d’utilisation de Geneanet, vous êtes les bienvenus ! Si vous souscrivez ou renouvelez votre abonnement Premium, gardez à l’esprit qu’il ne s’agit pas seulement de souscrire à un produit mais également de partager une certaine idée de la généalogie.

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